Communiqué de presse : Soins médicaux cardio et ophtalmo pour Biram Dah Abeid: Le régime de Ould Abdelaziz joue avec le feu.

Après son transport, menotté dans une ambulance, le 26 novembre 2018, le président d’IRA – Mauritanie et député national de la coalition Rag-Sawab, Biram Dah Abeid a été ramené dans sa tente de détention, contre l’avis du responsable sanitaire de la prison. C’est le chef de peloton de la garde dirigeant l’escorte du député, qui a décidé d’arracher le patient aux mains des médecins avant la réalisation des examens nécessaires. Rejoignant la prison le même jour, le responsable sanitaire Sidne, assura au président des réseaux IRA qu’il va être extrait de la prison le jeudi 29 novembre 2018 pour une échographie du cœur et autres analyses prescrits par le médecin l’ayant examiné plus tôt.

A la surprise générale, les geôliers du député reçurent l’ordre du ministère de la justice de ne pas extraire Biram Dah Abeid pour ses examens le jeudi. Mais tard dans la nuit du jeudi à vendredi, les geôliers du président d’IRA – Mauritanie vinrent lui demander de donner ses mains pour les menottes et ils vont l’amener à un lieu secret pour faire des analyses. Le député refusa catégoriquement et leur répliqua qu’il ne s’opposerait pas à céder s’ils exécutent l’ordre qu’ils ont reçu de mettre des menottes en fer, mais les assure néanmoins qu’il ne les suivra jamais de plein gré, et de surcroit la nuit, vers une destination inconnue.

Apres plusieurs tentatives de convaincre le député ou des tentatives de le « raisonner » se mêlaient à des menaces voilées, le régisseur et ses collaborateurs, se résolvent à laisser le patient se reposer.

Vendredi 30 novembre vers 21heures et donc en pleine la nuit, le régisseur de la prison revint à la charge et cette fois ci accompagne d’un médecin et des gardes pénitenciers. Et, de manière surréelle le régisseur dit au patient que ce médecin portant le nom d’une famille proche du dictateur mauritanien est très impliquée dans les côtés les plus mafieux de son pouvoir. Le régisseur déclara que c’est ce médecin qui va se charger de faire l’échographie cardiaque du député séance tenante et dans la prison. Et le médecin de s’approcher du patient muni d’un petit portefeuille noir qu’il était en train d’ouvrir en disant : oui on va faire le nécessaire.

Même les prisonniers et les gardes témoins de la scène n’en revenaient pas de ce manège mensonger, qui en dit long sur la mauvaise foi des autorités mauritaniennes et leurs intentions d’utiliser la santé du président Biram Dah Abeid comme une arme qui a pour objet de lui nuire ou purement et simplement l’anéantir.

Le président Biram Dah Abeid a jeté a la face du prétendu médecin, ne me touche; et surtout ne joue pas avec ma sante et mon esprit. Monsieur le médecin, si tu en es un, laisse moi tranquille s’il te plait et rappelle toi que Mohamed Ben Selmane, l’ami et inspirateur de ton cousin Mohamed ould Abdelaziz a sacrifié ton collègue médecin qui a exécuté son ordre de découper le corps de Jemal Khashoggi.

Le régisseur et l’officier de la garde insisteront en disant qu’il n’y aura pas de sortie possible, à l’instar des autres prisonniers, pour Biram Dah Abeid à l’hôpital sauf :
1- la nuit
2- en toute discrétion
3- menotté par des menottes en fer cadencés.
Le député leur répliqua qu’il s’oppose a toute sortie nocturne et opaque qui est faite dans une opacité totale qui lui parait douteuse, mais qu’il ne s’opposerait pas a l’enchainement comme la fois passée.
Le régisseur lança au député : donc il faut dire au revoir aux soins et nous allons communiquer avec l’opinion nationale et internationale pour les informer que tu as refusé les soins.

Nouakchott le 30/11/2018
La commission de communication

Source crédit : Réseaux IRA

Cri Osé : notre logiciel politique en questions !

✅On épouse sournoisement le féodalisme mariné à un esclavagisme sociétal en intra et on veut combattre le racisme à l’extérieur !

Politisons AUTREMENT pour COMPTER vraiment parmi les peuples. Une identité politique racialisée transnationale permet à un arabo-berbère du sahel de s’intéresser au sort d’un arabe syrien victime en Asie alors qu’un foutanke ou guidimakhanké Noir n’essaie à peine de s’interroger pourquoi leurs semblables de race sont devenus CULTURELLEMENT « autre chose » du fait de la traite esclavagiste dans le même pays. En Nous, y réside tt le paradoxe justifiant nos sorts. Aujourd’hui fait partie de nos priorités vitales, le fait d’exproprier, de salir, de saboter et de haïr certains parmi nous qui refusent d’être traités comme esclaves statutaires dans nos communautés.

À y RÉFLÉCHIR !

Urgent : Intiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie.

✅Communiqué de Presse.

L’administration pénitentiaire décide de stopper les analyses cardiaques pour Biram Dah Abeid

Le 26 novembre 2019, le président d’IRA-Mauritanie et député national Biram Dah Abeid était évacué à nouakchott à l’hôpital de cardiologie de Nouakchott dans des conditions révoltantes par les autorités mauritaniennes. Le tollé qui c’est très vite propagé sur les réseaux sociaux à cause des images sorties instantanément de l’hôpital, fut le prétexte invoqué par les autorités sécuritaires qui retirent le patient de l’hôpital et le ramènent à la prison avant l’accomplissement des analyses indiquées. Monsieur Sidne, responsable sanitaire de la prison qui accompagnait Biram Dah Abeid, suplia le chef de peleton de la garde de lui donner le temps de terminer son travail, en vain. Néanmoins Sidne programma une deuxième sortie à l’hôpital pour Biram Dah Abeid dans le but de réaliser l’échographie du coeur afin de permettre au médecin d’orienter les soins pour le patient. Il precisa à Biram Dah Abeid dans la matinée du jeudi 29 novembre 2018 la réalisation de l’échographie suivie de la décision du médecin.
A notre grande surprise l’accompagnant sanitaire de la prison civile de Nouakchott, informe Biram Dah Abeid que L’administration pénitentiaire s’est opposée à sa sortie vers l’hôpital pour réaliser l’éxamen indiqué.
Ira-M tient le régime mauritanien pour responsable de toute détérioration de la santé de Biram Dah Abeid et réitère ses inquiétudes face à la haine viscérale que le dictateur Mohamed Ould Abdelaziz, ami et admirateur de Mohamed Ben Selmane (présumé instigateur de l’assassinat inqualifiable du dissident saoudien Jemal Ghashogui), voue aux président d’Ira-M et prix des Nations-Unies pour les droits de l’Homme.
Ira-M appelle à davantage de mobilisation nationale et internationale pour le soutien à Biram Dah Abeid.

La commission de la communication.
Hamady Lehbouss

Le 29 novembre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA

Note d’alerte d’IRA Mauritanie : un opposant privé de soins au cœur

1. Arrêté il y a un peu moins de 4 mois au titre d’une plainte déposée par un journaliste sous influence des services de la sûreté de l’Etat, le député Biram Dah Abeid, Président de IRA – Mauritanie, subissait un malaise cardiaque, le dimanche 26 novembre, en début de soirée.

2. Après examen du patient, l’infirmier de garde réclamait son évacuation, d’urgence, pour une consultation en cardiologie, à l’hôpital-mouroir de Nouakchott. Or, l’administration pénitentiaire se sentait obligée de requérir une telle « faveur » à la Présidence de la République, laquelle gère les détails du dossier judiciaire. Finalement, l’accord est obtenu, le lendemain, lundi, en fin de matinée.

3. L’autorisation, conçue au sommet de l’Etat, se trouve assortie d’une mesure toute insolite, au regard d’une situation de détresse médicale: Biram Dah Abeid doit quitter la prison, dans une ambulance, les menottes de métal aux poignets et flanqué de plusieurs gardes lourdement armés.

4. De nombreux mauritaniens, déjà présents ou accourus à l’hôpital pour exprimer leur sympathie à l’élu du peuple, furent choqués devant la sévérité des mesures contre un bénéficiaire de l’immunité, de surcroît sous la présomption d’innocence.

5. Le médecin, loyal à la déontologie de son métier, déploya des réserves de raison et de patience, afin de convaincre, les gardes, de retirer les fers, au moins le temps de l’examen physique. Très nerveux et sous pression des consignes de la hiérarchie, ils s’obstinèrent à ramener le détenu dans la prison, avant l’achèvement des analyses, notamment la prise de sang et l’échographie.

6. Sous traitement depuis décembre 2017, Biram Dah Abeid a été reconduit, de force, en cellule, malgré l’échéance du rendez-vous avec son référent bruxellois, le Docteur Steven Vercaurteren.

7. A titre de comparaison, il convient de rappeler, ici, le cas de Rivaa Mint Hamady, inculpée, en 2011, pour pratique de l’esclavage et condamnée, à 10 ans de réclusion, dès 2018 et ses complices, à 20 ans du même régime. Non, seulement, la présumée auteur d’un « crime contre l’humanité » comparaissait libre avec ses complices – Saleck Ould Amar et son fils Hamoudi Ould Saleck– mais elle ne purgea, au total, que trois 3 mois ; le Chef de l’Etat, décideur de sa libération, n’a pas jugé nécessaire de faire casser le jugement. L’autre comparse encore en vie n’a toujours pas été écroué, en dépit de la peine, double.

8. Ainsi, se présente, au monde civilisé, la République islamique de Mauritanie : ses lois protègent les prosélytes du jihadisme et les tortionnaires, surtout quand ces derniers sévissent en la circonstance aggravante de racisme anti-noir. Sur sa seconde face de Janus où l’avenir se lit au passé, elle s’offre le luxe de la rigueur envers les défenseurs – désarmés – de l’égalité, de la tolérance et de la paix dans l’équité.

Nouakchott le 27/11/2018
La commission de communication

Source crédit : Réseaux IRA

Tribune/Soninkara : Dépassons ce régime féodal pour VIVRE en communauté !

Dans le cadre de la sensibilisation et de la conscientisation de la masse contre les tares de la société soninke (régime féodalo-esclavagiste ségrégationniste et discriminatoire), conscients qu’une civilisation et un mode de vie doivent et peuvent être réformés, le mouvement ganbanaaxu et ses différents partenaires associatifs mènent depuis plus de deux ans une lutte pacifique à travers les réseaux sociaux, le terrain et envers les organisations nationales et internationales.

Ces acteurs bénévoles de tout âge se sont vus marginalisés, caricaturés, maltraités et insultés dans leurs villages natals. Leur engagement perce au travers des conflits qui ne manquent pas de les opposer aux descendants des anciens maîtres. Plusieurs des leurs ont été incarcérés arbitrairement avec la complicité tacite des certains segments corrompus dans les administrations publiques. Cet engagement citoyen et humaniste a coûté aux membres porteurs de la CAUSE, des mises à l’écart sociétal ( exclusions arbitraires des institutions communautaires, lieux de culte disputés et d’autres accusations fantaisistes).

L’attitude des descendants d’anciens maîtres est moins bien connue car basée sur la tromperie et la corruption. Les membres du mouvement ont vigoureusement dénoncé la passivité, voire la complicité des gouvernements sur la question de l’esclavage. Il importe en définitif de situer chronologiquement les prises de position et de cerner leurs spécificités. Rompant avec une vision centrée sur un territoire en particulier, cette étude tentera d’appréhender ensemble des solutions équivoques.
Par ce combat abolitionniste, ce silence reflète celui des gouvernements des pays concernés dans leur ensemble. L’influence fortement liée aux régimes en place ne saurait adhérer à une lutte conduite par des gens jugés par descendance. Le souvenir de ce passé douloureux et conventionnel, indispose bien des catalyseurs de ce phénomène de l’esclavage à l’égard des abolitionnistes. D’ailleurs dans leur soif de faire perdurer ce phénomène, certains marabouts coutumiers dans leurs prêches montrent l’esclavage comme un fait établi par l’ordre divin, certains de nôtres par ignorance et naïveté n’ont pas l’occasion de discerner le vrai du faux et se sont vus sceller l’avenir de leur descendance. L’idée d’un soulèvement organisé par les descendants d’esclaves, libres de leur mouvement suscite un effroi particulier du côté des conservateurs à l’égard de la liberté en général. Le combat pour l’émancipation est appréhendé comme un ferment de désordre qui pourrait nuire à la soi disante bonne administration des institutions. Ces idées d’émancipation générale que prônent le mouvement ne viennent rien troubler, en évoquant les difficultés qui s’abattent sur le monde soninkara d’aujourd’hui. Il ne faut pas en déduire que les gouvernements participent, soutiennent activement les conservateurs, peut être que des interlocuteurs féodaux déforment le discours et le centre d’intérêt du mouvement. Il convient toutefois de remarquer que les régimes en place nous donnent une image réellement pessimiste sur la question de la lutte contre les séquelles de l’esclavage en milieu soninke.
Pour une bonne cohésion sociale et sociétale, nous avons besoin d’interroger nos institutions, les réformer qui à mon avis, sont des institutions à géométrie variable. Pour valoriser une société, sa jeunesse, son politicien, son intellectuel et son citoyen modèle se doivent d’être jaloux pour sa communauté afin de la porter à bras le corps.

Diallo Cheikh, acteur social et SG adjoint ARMEPES-France

La députée Coumba Dada Kane à l’adresse du premier ministre: « Cette DPG est loin de la réalité et des urgences de l’heure »

25 November, 2018 – 20:03

Voici le discours que l’honorable députée, Mme Coumba Dada Kane aurait pu prononcer, lors du passage du premier ministre. La réduction du temps de parole (onze minutes à chaque groupe parlementaire) n’a pas permis à l’élue de dire ceci au premier ministre.

Pour Mme Kane, « cette déclaration de politique générale (DPG) se devait de prendre en compte les préoccupations des mauritaniens confrontés à de multiples problèmes notamment d’esclavage, de marginalisation de citoyens réduits au rang de citoyens de seconde zone ».

« Malheureusement, cette DPG truffée de faux chiffres est loin de la réalité et des urgences de l’heure. C’est la même rengaine qui est réchauffée à chaque occasion. Un discours de changement et de rupture était fortement attendu mais il ne fut pas au rendez vous », déplore Mme Coumba Dada Kane.

Voici le texte

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Etant députée du peuple et représentante de la famille des droits de l’homme, je voudrais attirer votre attention sur les défis majeurs que vous devrez relever face à la récurrence des violations des droits humains en Mauritanie.

Monsieur le Premier Ministre, aujourd’hui en Mauritanie, le recours systématique à la torture par les éléments des forces de police et de gendarmerie et sa banalisation par les autorités judiciaires et administratives inquiètent les défenseurs des droits de l’Homme. Les arrestations arbitraires, les détentions provisoires exagérément prolongées, les très mauvaises conditions carcérales ainsi que les atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience se

sont multipliées durant les dernières années.

Monsieur le Premier Ministre, je voudrais attirer votre attention sur :

1. La cherté de la vie

M. le Premier Ministre, les mauritaniens sont devenus de plus en plus pauvres, ils peinent à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.A quoi bon construire tant de marchés à Nouakchott, après avoir bazardé des édifices de l’école publique, quand le pouvoir d’achat des citoyens avoisine le zéro.

Notre économie est en mal, en grande partie, à cause de cette corruption qui gangrène toutes les sphères de l’Etat en réduisant à néant l’efficacité des actions du gouvernement mais aussi de ses agences affiliées.

Je voudrais que notre auguste assemblée exige des autorités l’assainissement de la gestion des affaires publiques et diligente des enquêtes indépendantes sur les cas de corruption de grande envergure révélés par des médias.

2. Le racisme d’Etat

Ceux qui le dénoncent deviennent, malheureusement, de jour en jour crédibles. M. le Premier Ministre, s’il vous plait, jetez un coup d’œil à la composition du gouvernement que vous dirigez.

3. la persistance de l’esclavage et de son déni.

La poursuite des pratiques esclavagistes en Mauritanie est accompagnée du déni fait en permanence par les hautes autorités ce qui, malheureusement, favorise et encourage la non application des lois criminalisant ces pratiques inhumaines.

4. l’impunité des auteurs de la tentative de génocide (de 1989 à 1991)

La souffrance des rescapés et ayants droit est sans commune mesure du fait du silence culpabilisant des autorités face à l’impunité des auteurs et commanditaires de la tentative de génocide dont le règlement réconcilierait à coup les mauritaniens demandeurs d’une réelle unité nationale.

5. Sur la torture et les traitements dégradants et humiliants

Le recours à la torture et aux mauvais traitements par les éléments des forces de police et de gendarmerie est banalisé aujourd’hui dans notre pays. Les cas de torture et de mauvais traitements avérés sont constamment signalés par les détenus et/ou leurs conseils ainsi que par les ONG de Droits humains.

6. Les arrestations arbitraires, les détentions provisoires de longues durées, les très mauvaises conditions carcérales sont devenues monnaie courante.Le cas de l’honorable député Biram Dah Abeid en est la meilleure illustration.

7. Les atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience

Monsieur le Premier Ministre, on assiste à une forte recrudescence des atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience du fait des autorités policières et judiciaires ; le seul objectif de ses atteintes est de réduire au silence toute voix discordante face au régime que vous représentez ».

Mme Coumba Dada Kane

Députée à l’Assemblée Nationale
Source :
http://www.lecalame.info/?q=node/8038

La députée Coumba Dada Kane à l’adresse du premier ministre: « Cette DPG est loin de la réalité et des urgences de l’heure »

25 November, 2018 – 20:03

Voici le discours que l’honorable députée, Mme Coumba Dada Kane aurait pu prononcer, lors du passage du premier ministre. La réduction du temps de parole (onze minutes à chaque groupe parlementaire) n’a pas permis à l’élue de dire ceci au premier ministre.

Pour Mme Kane, « cette déclaration de politique générale (DPG) se devait de prendre en compte les préoccupations des mauritaniens confrontés à de multiples problèmes notamment d’esclavage, de marginalisation de citoyens réduits au rang de citoyens de seconde zone ».

« Malheureusement, cette DPG truffée de faux chiffres est loin de la réalité et des urgences de l’heure. C’est la même rengaine qui est réchauffée à chaque occasion. Un discours de changement et de rupture était fortement attendu mais il ne fut pas au rendez vous », déplore Mme Coumba Dada Kane.

Voici le texte

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Etant députée du peuple et représentante de la famille des droits de l’homme, je voudrais attirer votre attention sur les défis majeurs que vous devrez relever face à la récurrence des violations des droits humains en Mauritanie.

Monsieur le Premier Ministre, aujourd’hui en Mauritanie, le recours systématique à la torture par les éléments des forces de police et de gendarmerie et sa banalisation par les autorités judiciaires et administratives inquiètent les défenseurs des droits de l’Homme. Les arrestations arbitraires, les détentions provisoires exagérément prolongées, les très mauvaises conditions carcérales ainsi que les atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience se

sont multipliées durant les dernières années.

Monsieur le Premier Ministre, je voudrais attirer votre attention sur :

1. La cherté de la vie

M. le Premier Ministre, les mauritaniens sont devenus de plus en plus pauvres, ils peinent à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.A quoi bon construire tant de marchés à Nouakchott, après avoir bazardé des édifices de l’école publique, quand le pouvoir d’achat des citoyens avoisine le zéro.

Notre économie est en mal, en grande partie, à cause de cette corruption qui gangrène toutes les sphères de l’Etat en réduisant à néant l’efficacité des actions du gouvernement mais aussi de ses agences affiliées.

Je voudrais que notre auguste assemblée exige des autorités l’assainissement de la gestion des affaires publiques et diligente des enquêtes indépendantes sur les cas de corruption de grande envergure révélés par des médias.

2. Le racisme d’Etat

Ceux qui le dénoncent deviennent, malheureusement, de jour en jour crédibles. M. le Premier Ministre, s’il vous plait, jetez un coup d’œil à la composition du gouvernement que vous dirigez.

3. la persistance de l’esclavage et de son déni.

La poursuite des pratiques esclavagistes en Mauritanie est accompagnée du déni fait en permanence par les hautes autorités ce qui, malheureusement, favorise et encourage la non application des lois criminalisant ces pratiques inhumaines.

4. l’impunité des auteurs de la tentative de génocide (de 1989 à 1991)

La souffrance des rescapés et ayants droit est sans commune mesure du fait du silence culpabilisant des autorités face à l’impunité des auteurs et commanditaires de la tentative de génocide dont le règlement réconcilierait à coup les mauritaniens demandeurs d’une réelle unité nationale.

5. Sur la torture et les traitements dégradants et humiliants

Le recours à la torture et aux mauvais traitements par les éléments des forces de police et de gendarmerie est banalisé aujourd’hui dans notre pays. Les cas de torture et de mauvais traitements avérés sont constamment signalés par les détenus et/ou leurs conseils ainsi que par les ONG de Droits humains.

6. Les arrestations arbitraires, les détentions provisoires de longues durées, les très mauvaises conditions carcérales sont devenues monnaie courante.Le cas de l’honorable député Biram Dah Abeid en est la meilleure illustration.

7. Les atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience

Monsieur le Premier Ministre, on assiste à une forte recrudescence des atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience du fait des autorités policières et judiciaires ; le seul objectif de ses atteintes est de réduire au silence toute voix discordante face au régime que vous représentez ».

Mme Coumba Dada Kane

Députée à l’Assemblée Nationale
Source :
http://www.lecalame.info/?q=node/8038

MAURITANIE: 28 novembre, horrible anniversaire!

Il y a quelques jours les Mauritaniens en choeur ont dansé, chanté et fêté ensemble la belle victoire de notre équipe nationale du football qui vient de se qualifier pour la 1ère fois à la 32ème édition de la CAN prévue au Cameroun en 2019.
Mauritaniens en couleurs et sans couleurs ont vibré ensemble pour le triomphe de la couleur nationale. Nous avons dansé et chanté avec tous nos rythmes, des vagues mélodieuses et sublimes du fleuve aux envolées lyriques des orfèvres des mots des awlad de Chinguitti. Nous avons sauté aux rythmes et aux sons du yakkaa, du rippo, du mbalax, du thierthioura, du veghou. Nous avons sorti nos tbela, djembé et tambours dans la joie et l´allégresse parce que le peuple uni de cette vieille patrie du Tekrour et du Ghana, vibrait avec nos jeunes conquérants, dignes héritiers des almoravides. Cette Mauritanie plurielle, arc en ciel, métissée, unie et fière nous l´aimons, elle est notre rêve de toujours et pour toujours. Ce jeunes joueurs ont écrit une belle et une nouvelle page de notre histoire. L´histoire de la Mauritanie.
Malheureusement l´histoire de notre pays n´est pas aussi belle que cette magnifique victoire du 18 novembre.
Nous avons encore en mémoire cette nuit horrible du 28 novembre de l´année 1990 à Inal, anniversaire de notre indépendance jour qui symbolisait la renaissance à la dignité et à la liberté pour le peuple mauritanien.
Depuis cette sombre et terrible nuit du 28 novembre 1990, ce qui aurait dû rester un grand jour symbole de notre libération du colonialisme français s’est transformé en un jour de douleur et de grande souffrance, un jour de larmes, un jour de deuil, de tristesse pour toute la communauté négro-africaine et plus particulièrement pour toutes celles et tous ceux qui ont perdu des êtres chers.

En effet, dans la seule nuit du 27 au 28 novembre comme si dans le 28 novembre fête de l´indépendance, il fallait faire offrandre à l´Etat chauvin de cadavres de négro-mauritaniens. 28 militaires noirs sont pendus. Des citoyens qui ont servi loyalement leur patrie , des citoyens qui n´avaient commis aucun crime, pas même le moindre délit. Ils étaient Négro-africains et c´était suffisant, comme crime aux yeux du Système d´Apartheïd. Arrêtés à Nouadhibou et ailleurs et conduits à Inal. On en pendit 28 ni plus ni moins. Et quand le dernier pendu cessa à gigoter au bout de sa corde on reconduisit les autres prisonniers dans leurs cellules. Vingt huit pendus, c´était le bon chiffre du soir à la gloire de la divinité indépendance et pour rassasier les démons de l´intolérance et de la haine.

Ainsi de sinistre anniversaire en sinistre anniversaire, les négro-mauritaniens détenus dans la période de septembre 1990 à février 1991, seront sacrifiés par dizaines comme des moutons à la gloire de Taya et du Système d´Apatheïd mauritanien. Les organisateurs de ces inqualifiables sacrifices de ces boucheries d´un anniversaire à l´autre, sont toujours là et continuent à diriger notre armée raciale à commandement monocolore et restent toujours protégés par l´Etat raciste. Les morts furent nombreux au moins 530 personnes sont mortes dans les camps de détention mais sans compter les assassinats repétés, perpétrés tout au long de la vallée du fleuve Sénégal depuis le début du conflit sénégalo-mauritanien.
Il faut chiffrer toutes les victimes négro-africaines à plusieurs milliers de personnes.
Depuis, ils gisent dans la solitude des fosses anonymes. Depuis, ils attendent des sépultures décentes…
Par devoir de mémoire et par exigence morale, nous demandons encore à toutes celles et à tous ceux qui aspirent à l’unité de notre pays, notre peuple – la Mauritanie – à ceux qui croient au respect des droits humains, d’avoir, en ce jour, une pensée pieuse de recueillement pour ces victimes du racisme , du chauvinisme et de la barbarie humaine.
Nous exigeons du gouvernement mauritanien actuel qui tente par des artifices de solder ce dossier:
– La restitution des dépouilles des anciens prisonniers pendusou morts sous la torture à leurs familles,
– L’ application du devoir de vérité , du devoir de justice , du devoir de mémoire, des réparations matérielles et morales pleines et entières ; au bout du processus la nécessité du pardon . La Paix des cœurs et des esprits, pour une véritable réconciliation nationale, passe nécessairement par là.
Ceux qui sont morts, ceux qui ont souffert
Ceux qui sont diminués, Ceux qui sont humiliés,
Ceux qui pleurent leurs fils, pères, cousins, oncles, leurs maris nous interpellent.
Nous n´avons pas le droit d´oublier.
La Mauritanie confondue n´oubliera jamais.
Et la lutte continue!

Kaaw Elimane Bilbassi Touré

Source crédit : Post Facebook de Kaaw TOURÉ

TROP,  C’EST TROP!


« Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt ».

Si dénoncer le racisme d’ État ou cet autre Apartheïd qui ne dit pas son nom;
Si s’insurger contre le Système ethno- génocidaire et ses crimes les plus abominables commis sur cette terre du Tekrour et de Gangari ;
Si dévoiler la déshumanisation de la créature divine dans une prétendue république islamique ;
Si dénoncer le déni de citoyenneté à certaines composantes nationales du pays;
Si profiter de toutes les occasions et de tous les forums pour porter les échos des orphelins, des veuves, des rescapés, des déportés, des damnés de la république;
Si réclamer l’équité et l’égalité sans distinction de races de tous les enfants de la patrie, ferait de nous des pyromanes, des petits racistes, des comploteurs, des séparatistes alors nous l’assumons pleinement et avec FIERTÉ, n’en déplaise aux petits chauvins et leurs valets de la Vallée!
Cette Mauritanie est vraiment terrible et horribe!
Nous sommes dans un pays où certains ont réussi à usurper à leur propre profit notre bien commun, la « Mauritanité », et à partir de leur position de simple citoyens, comme tous les autres, dictent pourtant aujourd´hui celui qui est mauritanien et celui qui ne l´est pas; celui qui est patriote et celui qui ne l´est pas. Ils définissent pour leurs propres concitoyens ce que veut dire « le patriotisme », ce que veut dire la « Mauritanité », qu´ils confondent souvent par « mauritude » ou la politique du SYSTÈME.
Vous n’êtes pas plus attachés à ce pays qu »à ceux qui ont été déchus de leur mauritanité, emprisonnés, torturés, déportés, tués, niés, violés, volés et violentés mais continuent à crier leur attachement à cette patrie contre vents et marées.
Nous aimons ce pays comme la prunelle de nos yeux. Nous aimons ce pays mais d’un amour responsable, patriotique et critique.
Pourquoi à chaque fois que les victimes de l’exclusion, de l’oppression, de l’injustice, de l’esclavage crient leur révolte, ils sont accusés injustement, (par certains qui se croient plus mauritaniens que les autres), de haineux, d’extrémistes, de racistes, de communautaristes et de comploteurs?
Pourquoi? Pourquoi? Mbiy-mi Pourquoi?
Ce n’est pas à l’adversaire de nous définir la stratégie de lutte ou la posture ou le discours à tenir.
Nous ne cherchons ni à plaire encore moins à déplaire mais nous dénoncerons et combattrons ce Système par tous les moyens et sans fioritures.

Non trop c’est trop, Ça suffit!

Yo đum nattu! Kaafi!
A bon entendeur….chahut!

LLC!

Soucre crédit : Post Facebook Kaaw TOURÉ

MAURITANIE: L’IGNORANCE ET L’INDIFFÉRENCE!

J’ai été très choqué et indigné, qu’après la qualification de la Mauritanie à la 32ème édition de la CAN au Cameroun, de découvrir encore sur la toile que certains frères et soeurs africains ne savent même pas qu’il y a des Noirs, Haalpulaar(Ful6e), des Soninko, des Wolofs, des Bamana… en Mauritanie. Oui, des Noirs qui sont des Mauritaniens authentiques, de souche, d’origine et non des simples fils des immigrés Ouest-africains! Apparemment ils ignorent complétement l’histoire du peuplement, des empires et autres royaumes traditionnels dans notre sous région.
Il faut reconnaitre aussi que la politique raciste de la diplomatie mauritanienne a si bien réussi que partout dans le monde on croit que la population mauritanienne est à 100% maure(Bidhane) et que la Mauritanie doit rimer avec mauritude!
Quel est le noir mauritanien membre d’une délégation, étudiant à l’étranger qui n’a pas été victime de cette méprise dans certains pays?  » Vous êtes mauritanien , vous êtes arabe? » ou « Vous êtes « Naar », donc vous parlez arabe ou hassaniya »!!!

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, la Mauritanie actuelle est une création artificielle du colonisateur français et elle se situe sur les ruines de l’ancien Tekrour, Ghana, Fouta , Waalo, terres où se sont créées, puis individualisées et developpées ces nationalités négro-africaines( pulaar, soninké, wolof, bambara, sérère…). Oui, la Mauritanie n’était pas terra ex nihilis avant l’arrivée des Arabo-berbères!

En réalité si on se réfère à l’histoire la population noire est autochtone et tout tend aussi à prouver qu’elle est majoritaire en Mauritanie. Nous n’en tirons pas naturellement prétexte pour exiger l’installation d’un pouvoir exclusivement noir à Nouakchott. Et comme nous le soulignions dans notre historique « Manifeste du Négro-mauritanien opprimé » de 1986, pour les Noirs, le fait d’être majoritaire et de se référer à une antériorité de l’occupation ne suffisent pas pour contrôler ce pays. L’Afrique du Sud sous l´Apartheïd était un exemple édifiant. Les Afrikaners sont d’origine européenne. Ils représentaient 3 millions sur les 25 que comptait le pays. Mais, ils sont arrivés à dominer celui-ci par le moyen de la violence politique, policière, militaire et par la domination économique et c’est la même politique inique et cynique qui est appliquée aujourd’hui en Mauritanie dans le silence et l’indifférence de la communauté internationale et africaine.
Nos frères et voisins africains attendront certainement comme disait l’autre, le jour où les européens ou américains, en panne d’une bonne cause à défendre dénonceraient enfin ce qui se passe dans ce pays si proche, alors bien sûr ils feront les choeurs. Et nos artistes trouveront subitement l’inspiration, nos poètes leurs muses, nos griots dépoussiéront leurs koras, nos journalistes leurs plumes, nos panafricanistes et « droits de l’hommistes » leurs voix, pour chanter les vaillants HÉROS assassinés dans les geôles de l’État raciste à Oualata, Djreïda, Inal, N’beyka et à Azlat , s’indigner de cette belle négritude bafouée et dénoncer enfin cet autre Apartheïd sahelien au pays de l’Azizanie.

Notre souhait le plus absolu serait que ces questions de couleur, de pourcentage passent au second plan pour laisser place aux seuls critères de compétence et de patriotisme.
Et comme je le soulignais hier après la magnifique et historique victoire de nos Mourabitounes : Elle est belle la Mauritanie quand elle est en harmonie et assume avec fierté sa diversité et ses identités!

Merci encore à nos jeunes joueurs et futurs ambassadeurs d’avoir rendu aujourdhui l’autre Mauritanie oubliée plus visible et plus audible en dehors de nos frontières.
Ebène et sable en harmonie, Noirs et Beydanes unis, tu revivras ma Mauritanie.

Demain il fera jour et la lutte continue!

Kaaw Elimane Bilbassi Touré