Regardez « Interview avec Biram Dah Abeid à Bruxelles » sur YouTube

À écouter attentivement, le leader abolitionniste et candidat déclaré aux présidentielles de 2019, Biram Dah Abeid revient sur les démarches politiques entamées ces derniers mois. Pour rappel, l’aile politique le RAG non reconnu par les autorités mauritaniennes, a acté une alliance politique et électorale avec le parti EsSawab lors d’un point de presse tenu le 31 Mai 2018 à Nouakchott.

Source crédit: Réseaux IRA

Le président D’IRA-Mauritanie invité par la fondation anti-esclavagiste britannique Reuters Fondation à Bruxelles.

Invité par la présidente de Thompson Reuters Fondation madame Monique Villa, et Heidi Hautala, le vice-président du parlement européen, à la conférence de Thompson Reuters Fondation sur L’esclavage moderne et la traite des personnes (l’oppression et l’exploitation des femmes) à Bruxelles le 6 juin 2018, le président d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid, distribua la synthèse suivante sur la situation des violations des droits des femmes au sein des milieux sociaux défavorisés en Mauritanie:

FEMMES NOIRES EN MAURITANIE : ENTRE RACISME ET SERVITUDE.

Note de synthèse:

1. La Mauritanie continue d’occuper une place de choix parmi les latitudes où la dignité de l’être humain est considérée comme une valeur impure et une atteinte à l’identité culturelle et religieuse, à l’inverse de l’esclavage, de l’infériorité raciale et de l’inégalité des sexes. Les trois dernières tares correspondent à un ordre séculaire, qui se veut juste, perpétuel et en adéquation exclusive à la volonté de Dieu, quand bien même il attente aux fondements libérateurs du monothéisme. Les femmes expérimentent, à leur corps défendant, l’essentiel de la triple peine.
2. L’esclavage, dans sa version ancestrale, structure encore les rapports sociaux, notamment la répartition du travail et l’allocution des biens symboliques, tels la noblesse de naissance, la prétention au prestige et l’honneur. Mineures à vie, aux yeux des jurisconsultes de droit musulman mauritanien, filles et fillettes esclaves, sont jusqu’à nos jours , à la merci de leurs propriétaires. Viols et accouplement sous contrainte religieuse, unions forcées, excision, ont décimé des générations d’entre celles de naissance serviles ou réduit la plupart à une existence de handicap et de souffrance ravalée. Beaucoup naissaient ou mourraient d’un accouchement précoce et mortel ; d’autres succombaient aux maladies sexuellement transmissibles et toutes devaient travailler, quel que soit leur état de santé. Le régime des travaux forcés, durs et sans rémunération, constitue leur quotidien. Selon le degré d’aliénation mentale auquel les rabaisse le racialisme ambiant, elles supportent, toujours, ces pratiques de dégradation, parfois sous l’empire de la nécessité : manger pour survivre dans un environnement de mépris épidermique et d’exclusion matérielle.
3. Pire, plusieurs agences de voyage et de placement bénéficient d’un agrément, par le gouvernement, pour se livrer au trafic des personnes, en direction des monarchies du Golfe. Le négoce des filles descendantes d’esclaves permet, à des entreprises d’anciens maitres, d’écouler la chaire juvénile vers ces destinations d’un autre temps, où la notion de droits humains relève de l’exotisme. Les autorités de la Mauritanie, en vertu de leur ambivalence consubstantielle, encadrent ce commerce mais édictent les lois de sa pénalisation, qu’elles veillent, cependant, à maintenir hors de portée des justiciables.
4. D’autres mauritaniennes, ont perdu des fils, des pères, des maris, pendant la tentative d’épuration ethnique de 1986 à 1991. Parfois violées par les soldats des forces régulières ou des milices supplétives, elles endurent des décennies de frustration et de misère puisqu’une loi d’amnistie consacre l’impunité des tortionnaires et le fait accompli de leur forfaiture. Du jour au lendemain, elles s’improvisaient chef de famille, en charge d’élever des enfants, dans un environnement patriarcal. Des milliers durent s’exiler ou subir la déportation, durant 20 ans, avant de revenir dans un pays où leur épreuve reste un tabou.
5. Les avis, résolutions et des décisions des experts et rapporteurs spéciaux de l’ONU décrivent et dénoncent le constat allégué plus haut.
6. Malgré le tableau sombre et les signes évidents de son aggravation du fait de la montée de l’extrémisme religieux dans le pays, l’Union européenne continue à coopérer sans conditions, avec le pouvoir de la Mauritanie, foulant au pied, d’un même pas assuré, l’éthique et la prudence.

Le président de IRA – Mauritanie
Biram Dah Abeid

Source crédit: Réseaux IRA.

Déclaration de IRA Germany Sur la campagne de dénigrement contre Biram Dah Abeid

Berlin, 04.06.2018
Déclaration de IRA Germany
Sur la campagne de dénigrement contre Biram Dah Abeid

BIRAM DAH ABEID osa parmi les rares en Mauritanie à parler de génocide contre les noirs en Mauritanie., pendant que d’autres parlaient „d’événements douloureux d’Avril 1989“ ou de „passif humanitaire“.
Il fut le premier à accompagner les veuves et orphelins à Inal, wothie et Sorimalé. Il fit la prison en luttant contre l’esclavage foncier (l’expropriation des des noirs au profit d’investisseurs arabes).
Il réussit à faire le pont entre la lutte des descendants des esclaves (haratines) et des noirs africains. C‘est en fait la raison pour laquelle le régime fait tout pour réduire IRA et son leader au silence.
Par son charisme et son courage extraordinaire, il porta avec le soutien de ses amis de la diaspora, la cause des victimes de l‘esclavage et du racisme dans les tribunes internationales ( parlement européen, Nations Unies( New York et Genève). Il reçut des prix prestigieux dont le prix des droits de l’homme des Nations Unies qu‘avant lui Mandela et Martin Luther King ont reçus.
Il parvint à ce que les questions de l‘esclavage et du racisme anti noir soient plus présentes dans les médias internationaux. Même les FLAM, AVOMM et autres mouvements des negros mauritaniens, malgré leurs combats acharnés, n‘ont réussi à faire bouger les choses comme BIRAM DAH ABEID l‘a réussi en si peu de temps.

Aujourd’hui qu‘il réussit par son alliance avec les baathistes à leur faire renoncer leurs bases idéologiques ( voir la déclaration scellant l’alliance entre le RAG et ASAWAB), on le jette pour ainsi dire en pâture aux lions.
Ainsi les nationalistes arabes extrémistes considérés jusqu’ici comme les idéologues du génocide contre les noirs et jusqu’ici comme représentants de l‘idéologie d‘une Mauritanie exclusivement arabe acceptent de lutter contre l’esclavage et toute forme d’exclusion.
Au lieu de fêter cet événement historique qui peut ouvrir la voie à la réconciliation nationale et rendre possible, dans un proche futur, un jugement des génocidaires et le rétablissement des déportés dans leur droit, on tire à boulets rouge sur BIRAM DAH ABEID.
C’est à se demander si les services secrets mauritaniens ne sont pas à l’origine de cette campagne de dénigrement et de calomnie.
L’émotion des victimes des génocides , des déportés et exilés est compréhensible ( il souffre encore dans leurs chairs et vouent à juste titre une contre les baathistes), mais il y a des manipulateurs, spécialistes de la désinformation et qui sont de très mauvaise foi qui aveuglent les gens par la diffusion de contrevérités. Tout ce que BIRAM DAH ABEID dit ou écrit en ce moment est décortiqué et interprété dans le sens le plus mauvais.
Si Mandela avait dit qu’il ne négocierait jamais avec le parti national qui a supporté l‘Apartheid, le sang aurait continué à couler en Afrique du Sud.
Il faut tirer les leçons de l’histoire: Israel et les juifs travaillent avec l‘Allemagne où l‘holocauste a eu lieu.
Ceux qui prônent un changement de système et non de régime doivent savoir qu‘un régime ne change pas par lui-même mais sous le fait des hommes qui le combattent et arrivent à le changer par la prise du pouvoir .
A bas les calomniateurs aigris, les manipulateurs jaloux qui sont les vrais ennemis des negros africains de Mauritanie et des haratines.
Faisons confiance à BIRAM DAH ABEID et soutenons le. Le changement est à portée de la main avec BIRAM DAH ABEID.

Vive IRA, vive BIRAM DAH ABEID

Crédit source: Proche Réseaux IRA

Point de presse: La déclaration commune.

Notre pays traverse une phase de son histoire extrêmement dangereuse en raison de la sensibilité et de la profondeur des transformations politiques, économiques et sociales qu’il subit et celles qu’il ne tarderait pas à entamer les mois et années à venir. Ce qui impose aux forces nationales sérieuses d’entreprendre des positions responsables pour relever ce défi à travers:
Premièrement: la préservation de la société contre les conflits internes sous-jacents de l’injustice et des inégalités sociales sous toutes leurs formes, la réalisation des conditions requises pour le maintien de l’unité des composantes du peuple mauritanien et de leur cohésion, l’entretien des constantes unificatrices de la société notamment sa sécurité spirituelle, son identité nationale commune et ses symboles linguistiques, culturels et civilisationnels, la prise en compte des diverses valeurs dictées par la nature du pluralisme culturel et le droit à la différence et le bannissement de tout appel à l’exclusion et au racisme, quelle que soit leur nature: ethnique, linguistique et même zonale.

Deuxièmement: l’élimination définitive de toutes les formes d’esclavage et des sphères de pauvreté et de fragilité mais aussi de tous les environnements favorables aux atteintes aux droits de l’homme conformément aux normes de l’égalité politique entre les citoyens en droits et en devoirs et au respect de leurs volonté et choix conscient et libre.

Troisièmement : promouvoir le processus de transformation démocratique pour atteindre un état de développement positif des institutions, du droit et de la loi – des réalisations majeures basées sur le principe du transfert pacifique du pouvoir par les urnes loin de la violence et de la perturbation des bureaux de vote.

La situation de notre pays à la veille des élections législatives, régionales et municipale augure de beaucoup d’espoirs mais aussi comporte des risques certains alimentés par une pénurie importante dans la qualification des partis, l’élargissement des cercles de désespoir politique ce qui impose de placer l’intérêt national suprême au-dessus de toute considération autre, d’assembler les énergies susceptibles de renforcer l’unité nationale et d’enrichir les efforts de l’opposition démocratique en Mauritanie dans le maintien du choix démocratique et renforcer les acquis en la matière.

Considérant ce qui précède, le parti SAWAB et le mouvement ayant soutenu la candidature du président Biram Dah Abeid aux dernières élections présidentielles déclarent leur alliance en vue des élections Municipales, régionales et législatives de 2018 telle indiquée en annexe et celles des présidentielles de 2019 dans lesquelles le parti SAWAB s’engage à soutenir la candidature du président Biram Dah Abeid. Les deux parties expriment un désir réel que ce partenariat soit une première étape dans le développement d’un projet national unitaire faisant évoluer le pays vers des options réelles de paix civile et de transition démocratique en 2019. Ils exhortent toutes les forces démocratiques nationales quel que soit leur domaine de préoccupation à prendre conscience de l’importance de resserrer les rangs pour préserver l’Etat et la société contre les différents dangers qui les entourent aujourd’hui.
Comme les deux parties déclarent tendre la main à l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à se joindre à ce pôle régi par l’unique vision consistant à mettre fin définitivement aux passifs humanitaire, économique et culturel néfaste des régimes d’exception, à préserver la nation, à faire face aux défis du développement et à consolider la démocratie.

15 ramadan 1431 correspondant au 31 mai 2018

■Dr Abdoul Salam Ould Horma

■Biram Dah Abeid

■Président du Parti SAWAB

■Candidat aux Présidentielles

Gaëtan Mootoo s’en est allé, la famille des Droits humains est endeuillée

Communiqué de Condoléance

Ce mercredi 25 mai 2018 s’est éteint monsieur Gaëtan Mootoo. Gaëtan Mootoo fût enquêteur hors pair d’Amnesty International. Une vie de spécialiste chevronné mais aussi de combattant infatigable pour la dignité et les Droits humains s’en est allée, ôtée à jamais à notre affection.

Le feu Gaëtan Mootoo était un grand connaisseur de la problématique des droits humains en Afrique en général et en Mauritanie, en particulier ; à la douloureuse occasion de son décès, l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA – Mauritanie) exprime sa profonde compassion et adresse ces condoléances sincères à l’endroit de la famille, des collègues et amis éplorés du regretté Gaëtan Mootoo.

Nouakchott, le 28 mai 2018

La Commission de communication

L’éditorial: À ma communauté soninké

Mon propos à l’égard de la communauté soninké, la communauté à laquelle j’appartiens, est pour moi un moment fort et loin de moi l’idée d’avoir le monopole de la vérité ou et la prétention de donneur de leçons… Depuis quelque temps, je fais face, impuissamment, à un lynchage intracommunautaire impropre, non fécond et perfide. Un débat de caniveau entre les tenants du statu quo lié aux tares sociales qui rabaissent, et aux abolitionnistes et autres progressistes qui soutiennent le combat pour la fin de ces tares sociales de connotation esclavagiste.
Les victimes de ces tares, dans un élan de prise de conscience, de sensibilisation et d’émancipation, sont confrontées à une situation sclérosée et archaïque de la donne sociale existante et entretenue par la communauté. Le verbe de ce débat indispensable pour requinquer la société soninké est parfois accusateur, voire irrévérencieux qu’éducateur.
Cette situation de statu quoi est entretenue par des apologistes de l’inégalité des hommes, qui s’invitent dans le débat en aliénant et plongeant l’espoir d’une évolution sociale saine dans une nation où l’égalité des citoyens, en droits et en devoirs, est pourtant consacrée par la Constitution de la Mauritanie et les conventions internationales qu’elle a signées ou ratifiées. Hélas, les apologistes ont conduit la communauté dans une honteuse impasse. On assiste à une confrontation de tout ordre dans l’obscurantisme le plus étrange…
Très chère communauté, on ne s’y est pas trompé quand on écrivait qu’en Mauritanie on n’est pas encore dans un Etat. Mais plutôt dans un peuplement où chacun peut se permettre de faire ce qu’il veut, où il le veut et même quand il le veut.
Le forum destiné à débattre de cette question ou tare sociale se transforme de jour en jour en un ring d’une bassesse mentale innommable entretenue plus par les féodaux et, même parfois, par les victimes qui tombent dans les pièges des apologistes aveuglés.
En face, l’image d’une communauté ; une communauté de spectateurs complices ne faisant pas beaucoup d’effort pour favoriser le dialogue pour l’apaisement, se contenant de murmurer dans les salons sans une action efficiente de nature à finir avec cette situation. Ce qui dénote manifestement d’un manque certain de courage pour cette écriture de notre histoire ; l’histoire d’une société qui doit se former et se reformer mais non continuellement s’enfermer sur elle-même avec des risques de lendemains incertains.
Chère communauté. Accepter l’histoire, notre histoire, histoire d’esclavage, de ses séquelles est une phase cruciale et déterminante pour la vie et l’existence harmonieuse des Soninko. C’est dans cet examen participatif de cette codification sociale que réside l’éclairage avec responsabilité et promptitude ; autrement, on s’invitera dans le chao et l’opposition sociale stérile. Dans cet imbroglio hautement honteux, le gagnant n’est peut être que le statu quo voulu et entretenu par un système féodalo-esclavagiste.
Chère communauté, l’érudit Ahmed Jiddou n’a-t-il pas soutenu dans sa fatwa sur l’esclavage qu’ « Il est du devoir de nos savants, nos prédicateurs, réformateurs et sages du pays de toutes les classes et toutes les composantes de se lever et d’agir comme un seul homme pour éradiquer ce phénomène illégal et illégitime et tous ses effets et séquelles dévastateurs pour notre unité et notre cohésion, une unité que notre Prophète, paix soit sur lui, a considéré comme notre grand atout de foi ‘L’exemple des croyants dans leur amour mutuel, miséricorde et compassion, c’est comme le corps entier qui se plaint et se solidarise avec tout et chacun de ses organes qui peut souffrir ou avoir de la fièvre’ ».
Et le penseur en sociologie coranique et socio-économiste, Moktar Maghlah, d’ajouter, « Il faut reconnaitre que la société mauritanienne est esclavagiste. Et que l’Islam est venu pour bannir l’esclavage. Une religion réellement divine comme l’Islam ne peut pas permettre l’avilissement de l’homme. Je pense que pour finir avec cette abomination, il faut le pardon (un pilier de l’Islam) de la part des esclaves en échange du regard, de l’attitude ou de la perception des autres. La classe considérée noble doit se rabaisser à la dimension humaine de la personne qui prône l’égalité entre les personnes ».
C’est ce que Mokhtar, en paraphrasant Rousseau, considère comme un contrat social. Car, soutient-il, « Quel que soit le niveau de développement d’un pays, si la justice sociale n’est pas une pratique pour la gestion entre les hommes, tout est à refaire »…
On doit arrêter les invectives et toucher du doigt la réalité ; en discuter sagement pour en sortir dignement. Notre époque ne peut accepter l’assujettissement, ni le droit à une société d’évoluer entièrement à part, avec des codes primaires soutenant la gestion des rapports par la distribution des rôles selon les castes dans cette société. Les lois du pays et de notre monde doivent s’exprimer dans les rapports des hommes dans toute et n’importe quelle société.
Aussi, devons-nous nous approprier les sages paroles du savant Ahmed Jiddou Ould Ahmed Bahi, auteur de la fatwa, « Nous devons aussi nous tous – tout en luttant contre ce mal – éviter de commettre d’autres maux tels que le fait de semer la discorde entre les fils d’une nation et la division entre les frères de la même religion, ou rendre des personnes innocentes responsables des actes des autres. Allah Le Très Haut Dit (« Voilà une génération bel et bien révolue. A elle, ce qu’elle a acquis, et à vous ce que vous avez acquis – Sourate la Vache »)»…
Très chère communauté, cette stratification sociale ou confinement par castes ne peut continuellement être entretenue de nos jours. La survie d’une communauté doit être en phase avec le contexte pour expliquer ses prétextes avec les textes qui respectent et magnifient l’existence pacifique des hommes qui la composent ; égalité et dignité pour tous. C’est le sens même de l’existence.
Respectueusement.

Camara Seydi Moussa (Nouvelle Expression)

Maintenant que la clameur semble s’estomper je peux peut-être placer quelques mots …

Ce sera autour du sens de nos excuses , du contexte de sortie de cet article , ma position sur la question , mes recommandations à ces jeunes honnêtes et courageux de tous bords …

Pour les excuses sur lesquelles certains semblent se méprendre, elles s’adressent aux lecteurs et internauts pour leur avoir présenté un ‘’faux’’, je veux dire un texte qui ne m’appartient pas et sur lequel est apposée ma photo , comme si j’en étais le propriétaire . Cela s’apparente a un vol , un ‘’pillage de la propriété intellectuelle ’’. C’est involontaire, certes, mais n’empêche,nous nous devons de présenter des ’excuses … par respect pour ces lecteurs .
Je ne m’excuse donc nullement pour le texte ou les idées qu’il exprime puisqu’elles ne sont pas de moi !

Concernant le contexte de sortie de ce texte j’ai dit que c’était une erreur de communication de notre part (entre le webmaster en second de flamnet et moi ) ; ayant reçu le texte en copié -sans le nom de l’auteur, omis – il a cru , de bonne fois, sans verifier , que cet article était le mien et méritait d’être partagé , pour son interêt ….( Le timing , à point nommé ou pas , n’y change rien ).
Très tôt, dès que j’ai été informé , j’ai tenté de corriger l’erreur auprès de flamnet et Cridem ,( par e-mail et coup de téléphone ) pour expliquer que c’était ‘’une erreur de communication’’, que le texte n’était pas de moi , mais d’un Historien –chercheur de l’UCAD , Cheikh T Ndiaye . Ce même C T NDiaye, soit dit en passant , qui bat aujourd’hui en brèches la thèse sur ‘’le fondement noir de l’Egypte pharaonique’’ de Cheikh Anta qui fouettait notre Ego nègre …
Mais, visiblement , cette précision et nos excuses n’ont pas suffi à calmer la polémique qui a continué à enfler. je ne comprends que trop bien pourquoi… Les ‘’ vérités’’ intempestives de Samba Thiam sur l’actuelle politique à caractère discriminatoire , ethniciste et raciste , et sur l’hypocrisie ambiante dérangent et agacent… La diffusion de cet article a été le prétexte – du pain béni – pour cracher ces colères cumulées, longtemps contenues . D’où cette explosion , ce déferlement de violence sur ma personne…. Mais je ne me tairai pas , je ne me coucherai pas , parceque notre pays est assis sur la tête qu’il faut remettre à l’endroit !

Maintenant quelle est ma position sur le fond que d’aucuns semblent impatiemment attendre ?
Ma réponse première , de principe , est que je me veux un penseur libre …et ‘’ Penser librement veut dire se déprendre des significations immédiates dans lesquelles nous retiennent les culture et la religion ‘’ S B Diagne .
La ‘’vérité’’, dit-on par ailleurs , n’est pas toujours ce que l’on voudrait qu’elle soit .. .
Enfin , je crois que tout ce monde qui hurle et s’agite avec tant de frénésie autour de la question est mal placé pour entrer dans ce débat qui relève du niveau des spécialistes , des historiens-chercheurs …S’il en existe chez nous, eh bien ! la balle est dans leur camp , sans plus.

Je félicite, pour conclure , ces jeunes Negro-africains , Haratines , Arabo- berbères honnêtes et courageux pour leur position juste ; je les invite par ailleurs et surtout à ne pas céder face au terrorisme intellectuel et réligieux qui s’installe …
Bon ramadan

Samba Thiam 23 Mai 2018

Source crédit: Page officielle Facebook Samba Thiam

MAURITANIE: POURQUOI CES INDIGNATIONS SÉLÉCTIVES DE NOTRE CLASSE POLITIQUE?


Le récent article de l´historien et chercheur sénégalais Tidiane N´diaye, l´auteur du livre ”Le génocide oublié” qui parle de la traite et de l´esclavage des Noirs dans le monde arabo-musulman, sur la question palestinienne, attribué injustement et insidieusement au président des FPC le camarade Samba Thiam, a suscité une véritable levée de boucliers dans la classe politique arabo-berbère du pays. Des nationalistes arabes, des chauvins, des islamistes et autres petits racistes et terroristes en ont profité pour cracher leur venin, leur haine, leur racisme primaire sur le président Samba Thiam et à travers lui notre parti politique.
Ces réactions épidermiques sont révélatrices d´un fait, le chauvinisme panarabiste de certains de nos compatriotes arabes qui n´hésitent jamais à parler de nous, en nous colorant d´une couleur qui n´existe que dans leur structure de conscience, traduisant leur paradigme, qui est celui de l´idéologie raciste du Système d´Etat mauritanien.
Notre position de principe a toujours été de soutenir toutes les bonnes causes et de dénoncer toute injustice sans tenir compte de l´appartenance ethnique ou raciale de la victime ou de l´auteur des crimes.
Un certain nombre d’événements, plus ou moins récents, ont eu un tel retentissement dans notre pays, qu’ils laissent bien des Mauritaniens perplexes.
Les réactions internes que ces événements ont entraîné et entraînent encore, la passion qu’ils déclenchent suscitent bien des questions, qu’on ne peut s’empêcher de poser. On ne peut également ne pas faire remarquer que s’il est légitime en effet de compatir aux souffrances du peuple palestinien, syrien, irakien car à notre sens, la compassion est normale vis-à-vis de tous ceux qui souffrent.
On ne peut ne pas s’interroger sur le caractère discriminatoire et sélectif des actes posés.
– Pourquoi, en effet, la classe politique arabo-berbère exprime-t-elle, aussi visiblement, aussi passionnément sa solidarité avec le peuple palestinien, irakien depuis toujours, pour rester muette devant le martyr du peuple noir victime de l’apartheid ?
– Pourquoi organise-t-on, ici et là, des marches, des quêtes en faveur des enfants irakiens, palestiniens et reste-t-on indifférent devant le malheur des enfants des camps de rapatriés anciens déportés devenus réfugiés dans leur propre pays.
Comment expliquer le silence assourdissant et complice de cette même classe politique sur le sort tragique des réfugiés Noirs Mauritaniens qui croupissent toujours dans des camps au Sénégal et au Mali à quelques pas de la frontière ?
– Pourquoi jamais marche ni manifestation ne furent envisagées pour se démarquer (à défaut de les dénoncer) des actes génocidaires du régime raciste pendant les années de braise entre 1986 et 1990, dossier toujours pendant et actuel?
L’acte d’humanité ou les questions de principes peuvent-ils revêtir un caractère sélectif?
– Pourquoi enfin les événements extérieurs ont-ils plus de retentissements chez nous, que nos propres problèmes internes ?
– Pourquoi, surtout, la question de l’unité nationale-question centrale et grave- ne mobilise-t-elle pas autant d’énergie ?
Qu’est-ce qui nous importe au fait ?
L’insistance de la Mauritanie sur la question palestinienne ou syrienne ? C’est là autant de questions qui montrent que nos grilles de valeurs, notre sensibilité, notre philosophie même de la vie en dépit de toutes les dénégations sont différentes.
Il faut oser le reconnaître, oser l’accepter et le prendre en compte dans tout schéma de mise en place d’un cadre de coexistence. Et, pour nous, toutes ces considérations viennent justifier à posteriori amplement l’option de l’autonomie des régions proposée par notre parti, les FPC.
Il est temps de comprendre que l’exclusion est en soi économiquement mauvaise, socialement corrosive et politiquement explosive. A bon entendeur….chahut!

La lutte continue!

Kaaw Touré –Porte-parole des Forces Progressistes du Changement.

Mauritanie : Une lanceuse d’alerte arrêtée pour avoir dénoncé de présumées accointances entre le gouvernement et les groupes jihadistes

Note d’alerte

1. Le 17 mai 2018, à Nouakchott, huit véhicules de la police investissent la maison de Mariem Cheikh, membre du Conseil exécutif de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (Ira), plusieurs fois arrêtée, torturée, jugée et condamnée, à cause de son engagement pour l’égalité des droits civils, politiques et la fin des discriminations de race.

2. Dans une vidéo de 2015, re-partagée de sur les réseaux sociaux depuis la mi-mai, elle dénonçait la tolérance dont jouissent les les jihadistes, de la part des autorités officielles de la République islamique de Mauritanie. Dans son laïus, tenu en Français approximatif mais à la formulation sans équivoque, elle demande, aux alliés et partenaires extérieurs d’enquêter sur cette ambivalence, d’ailleurs relevée, depuis quelques années, par des observateurs avertis et des médias de renom. Mariem Cheikh souligne, surtout, la naïveté des démocraties de l’Occident et des organisations internationales, quand elles coopèrent avec le Mauritanie, dans le cadre de la lutte antiterroriste, alors que le pays en produit, abrite et exporte.

3. Ainsi plaidé à visage découvert, le propos vient dévoiler et corroborer la tendance lourde d’une société en cours de radicalisation, sur fond de racisme à l’endroit des africains d’ascendance subsaharienne. Cette dynamique la prédispose à constituer, sous un délai de court terme, le plus grand foyer d’extremisme violent en Afrique de l’Ouest. Pour preuve, Mariem Cheikh qui s’exprimait devant les enquêteurs de la police établit le lien entre le basculement consomé dans l’extrémisme et la récente adoption, par l’Assemblée nationale de Mauritanie, sur proposition du pouvoir exécutif, de lois attentatoires à la liberté de conscience, aux droits de la défense et en totale conformité avec le programme des jihadistes. Or, rappelle Mariem, le pays participe à la force G5 Sahel et envoie ses fils y mener une guerre déjà perdue derrière les lignes.

4. Dès 2h du matin, 3 officiers de police, tous arabo-berbères, entament jusqu’à l’aube, l’interrogatoire de Mariem Cheikh. Il lui est proposé, en contrepartie de la fin des poursuites, d’accepter l’enregistrement d’un film où elle imputerait sa déclaration litigieuse, à une dictée de Biram Dah Abeid, le leader de son organisation. Un refus catégorique sera opposé à l’offre. Le lendemain, 18 mai, le Procureur près le tribunal de Nouakchott-Sud renvoyait la détenue récalcitrante, au commissariat de police de Riadh III, pour « complément d’enquête », une manière d’obtenir, d’elle, le désaveu public du Président de Ira-Mauritanie.

5. Finalement, Mariem Cheikh, descendante d’esclave, militante de l’émancipation de la majorité noire en Mauritanie et lanceuse d’alerte sur la propagation du jihadisme, fut relâchée durant l’après-midi, après des heures d’intimidation mais sans atteinte à son intégrité corporelle. Elle encourt de nouvelles persécutions, voire la liquidation physique, par l’effet convergent de la répression d’Etat et du fanatisme accru à l’intérieur de la société Maure, la communauté des anciens maitres.

Nouakchott, le 19 mai 2018

Liens connexes :

A. https://www.chezvlane.com/La-Mauritanie-bascule-dans-le-tourbillon-de-l-extremisme-religieux_a4565.html

B. https://www.youtube.com/watch?v=9Z87WJiDrKo

Source crédit: IRA-MAURITANIE

Communiqué de la campagne “laissez la faire faillite”

Apres le refus des demandes légitimes des citoyens d’améliorer leur mauvais services, de réduire les prix de leur appels, d’annuler la connexion limitée et d’améliorer leur service clientèle , Mauritel continue de mépriser ses clients en ignorant le vaste mouvement de mécontentement contre elle.

La campagne “laissez la faire faillite” annonce le démarrage du boycott effectif de la société de télécommunication MAURITEL à travers trois phases :
la première phase du 1er au 5éme jour ramadan, la deuxième du 6 au 10 et la troisième du 11 au 15 ramadan, et un communiqué couronnera chaque phase.
chacune de ses phase aura des revendications spécifiques .

La première phase du boycott de MAURITEL annoncée dans ce communiqué est :

1-Le refus d’achat des cartes de crédit de 1000, 2000 et 10.000 UM du première au 5éme jour du Ramadan

Le refus d’appeler un numéro de Mauritel en cas d’existence d’un autre numéro qui n’est pas mauritel

La collection des signatures afin de faire une plainte contre la société auprès de l’autorité de régulation .

En cas de non réponse par Mauritel, nous annoncerons les revendications de la deuxième phase de boycott le quatrième jour de ramadan .

La campagne “laissez la faire faillite”

Source crédit: Contact initiateurs (ANB)