Regardez « L’EED – Inauguration de la 1ére Cantine scolaire à Boully – Mauritanie » sur YouTube

09-12-2017 08:29 – Mauritanie: réforme des conditions de candidature au BAC




Le360 – Le gouvernement mauritanien a changé les conditions de candidature au diplôme du BAC en vue d’influer sur la spirale des échecs.

C’est un décret, pris jeudi en Conseil des ministres, qui a ouvert la voie à la nouvelle réforme. La situation difficile et les mauvaises performances du système éducatif mauritanien restent toujours au centre d’une vive préoccupation.

Ainsi, au cours de sa réunion hebdomadaire du jeudi 7 décembre, le gouvernement a examiné et adopté un projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret 2011-034 relatif à la réorganisation du diplôme du baccalauréat national.

Une démarche inscrite «dans le cadre de l’introduction de certaines réformes portant sur les conditions de candidature à ce diplôme (le premier de l’enseignement supérieur) visant à améliorer l’organisation de l’opération, y compris les volets de préparation et de correction», selon le ministre mauritanien de l’Education nationale, Isselmou Ould Sid Moctar Lehbib.

A l’origine de la démarche gouvernementale, «le faible taux de réussite au baccalauréat et certains critères requis chez les candidats, dont les effectifs cumulés annuellement sont très importants. Ce constat et d’autres raisons justifient les modifications introduites par le gouvernement. Le nouveau décret offre à tout prétendant, même âgé de plus de 22 ans, la possibilité de se porter candidat au baccalauréat. Toutefois, dans le cas d’une performance inférieur à une moyenne de 5/20 à l’occasion d’une première candidature, le même élève ne serait plus autorisé à se représenter une seconde fois», précise le ministre.

Un rapport sur le capital humain du Forum économique mondial pour l’Afrique classait récemment le système éducatif mauritanien au bas de l’échelle continentale, malgré de multiples réformes initiées par les différents gouvernements au cours des 50 dernières années.

La vertigineuse descente aux enfers du système éducatif national qui justifie le diagnostic gouvernemental est illustrée par quelques chiffres tirés d’un document confectionné par le Syndicat national de l’enseignement secondaire (SNES), déplorant «un taux général de réussite de 8% au baccalauréat» en juillet 2017. Pire, la même déclaration signalait une plongée «à 4,4% dans les séries mathématiques».

Pour arrêter la spirale de l’échec, SH, un spécialiste de l’éducation, trace le chemin: «La véritable réforme doit porter sur le type de citoyen qu’on voudrait former. Ce qui requiert un changement au niveau du personnel d’encadrement, des enseignants, des programmes et du matériel pédagogique et didactique Le programme d’enseignement en Mauritanie ressemble actuellement à un fourre-tout, avec un mélange d’aspects empruntés à la France, à la Tunisie, au Maroc, au Sénégal…». Il faudrait alors une véritable révision de fond, estime ce professeur à la retraite.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source crédit: http://www.cridem.org 

Mauritanie: une nouvelle version de la monnaie, moins de chiffres même valeur à partir de janvier 2018.

تعرفوا على السلسة الجديدة من الأوراق النقدية والتي سيتم تداولها ابتداء من السنة القادمة 

Découvrez la nouvelle gamme de l’Ouguiya qui sera mise en circulation à partir du 1er janvier 2018

Crédit source: Page officielle Facebook L’ouguiya. 

Événement : la BNM et son partenaire BDE rencontrent la diaspora à Paris. 

Aujourd’hui 5 décembre 2017, des responsables de la BNM (Banque Nationale de Mauritanie) et leurs partenaires français de la société de transfert d’argent BdE, ont rencontré une partie de la diaspora mauritanienne en France. L’objectif de cette rencontre instructive et conviviale pour l’assistance, est une présentation détaillée des services bancaires ouverts par la BNM à la disposition de sa clientèle ou potentielle clientèle expatriée en France. Ainsi les échanges ont porté principalement sur les différents types de compte, les produits proposés et surtout le partenariat entre la Banque et son relais associé français (BdE) pour le transfert de fonds qui intéresse particulièrement la diaspora. Ce service proposé ressemble plus ou moins à ce qui avait été mis en place par la BMCI et la BOA (Bank of Africa) il y a quelques années. Pour rappel, ce service qui permettait de verser de l’argent dans son compte BMCI via un compte BOA en France a été arrêté depuis quelques mois. Aujourd’hui du côté de la BNM , un service similaire est la proposition phare en partenariat avec son relais partenaire de transfert. La société BdE en France propose des tarifs très compétitifs sur le marché très prisé de transfert d’argent Diaspora vers pays d’origine. Il a été expliqué que la société BdE ne propose pas d’ouverture de compte bancaire proprement dite mais assure des transferts d’argent pour les clients de ses partenaires bancaires à travers le monde. Les responsables de la BNM ont été très soucieux et attenttifs aux différentes observations faites par l’assistance. Ils ont exprimé un intérêt particulier et pressant à vouloir répondre urgemment par des possibilités pratiques et innovantes aux demandes de la diaspora en services bancaires et affiliés. Par ailleurs, on dirait qu’il faut plus de communication et d’information à l’endroit de la diaspora, afin de toucher large le vivier potentiel d’une clientèle certaine. 

Dépliant explicatif du dispositif transfert d’argent BdE et compte BNM 

K.S 

IRA – MAURITANIE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

Torture en public et arrestation de veuves et d’orphelins à Kaédi le 28 novembre 2017
 

Une bonne partie de l’opinion mauritanienne associe désormais la date du 28 novembre au deuil. A cette date anniversaire où, à la veille d’un certain 28 novembre 1990, (28) officiers, sous-officiers et hommes de troupe furent pendus (sacrifiés) sur l’autel du racisme d’Etat pour, en avaient décidé les commanditaires, « célébrer le 30ème anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté nationale ».

 

N’est-ce pas, c’est par pur cynisme que les autorités ont choisi justement la ville martyre de Kaédi, capitale du Gorgol, dont les fils étaient les plus nombreux parmi les 28 pendus par bêtise et inhumanité. C’est justement ce jour anniversaire où Mesdames Houleye Sall et Maimouna Alpha Sy, mais aussi toutes leurs consœurs veuves, leurs enfants orphelines et orphelins font chaque prière, posent chaque acte et prononcent chaque parole à la mémoire du fils, du mari ou du père arraché injustement, sauvagement et à jamais à leur affection. C’est alors bien juste et bien légitime qu’ils se présentent à Kaédi pour dire tout simplement et pacifiquement que « non, justice n’a pas été faite », « la vérité n’a pas été dite » et « continuerons à y tenir ».

Pour être venus à Kaédi exiger la vérité puis la justice pour ce qui s’est passé pendant cette nuit horrible du 27 au 28 novembre 1990 dans la caserne militaire d’Inal, des femmes âgées et des jeunes ont été sauvagement torturés en pleine place publique par les forces de police. Suite à quoi, les personnes suivantes ont été arrêtées et continuent à croupir au commissariat de police de Kaédi :

 

1. Maïmouna Alpha Sy – Secrétaire Générale du Collectif des veuves

2. Aissata Alassane Diallo – membre du collectif des veuves

3. Salamata Demba Gaye – membre du collectif des veuves

4. Bocar Gueye – membre du Collectif des Victimes Civiles et Militaires (COVICIM)        

5. Moussa Sarr – membre du Collectif des Victimes Civiles et Militaires (COVICIM)        

 

IRA – Mauritanie, solidaire du Collectif des veuves et du COVICIM :

– Soutient les victimes et ayant droits dans leur exigence de vérité et de justice en ce qui concerne la tentative de génocide qui a visé les negro mauritaniens pendant la période 89 – 90.
– Interpelle les autorités mauritaniennes qui doivent se départir de la politique de la fuite en avant pour faire face courageusement à ce dossier qui continue à faire souffrir directement des milliers mauritaniens.
– Et exige la libération sans condition des personnes détenues et l’ouverture d’une enquête sur les actes de torture dont elles ont été victimes.
Nouakchott, le 29 novembre 2017

La Commission de communication

Déclaration: Au Guidimakha, les autorités choisissent la violence contre les parents d’élèves 

Au moment où les autorités mauritaniennes et leurs laudateurs de tout acabit s’évertuent à convaincre les populations de Kaédi à accueillir le Général Mohamed Ould Abdel Aziz et ses festivités de commémoration du 57ème anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté nationale, les professionnelles de l’Education et les parents d’élèves, sur toute l’étendue du territoire national ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur la situation catastrophique de l’école mauritanienne. Toutes les voix revendicatives sont unanimes, l’école du pays va très mal. 
C’est dans ce contexte de désarrois qu’à l’appel du Bureau de l’Association des parents d’élèves de la ville de Sélibaby (650 Km de Nouakchott) une marche pacifique a été organisée le lundi 13 novembre avec la participation d’environ un millier de personnes. Cette marche a été sauvagement réprimée par les forces de police sur ordre du Wali (Gouverneur) de la région Monsieur Oumar Amadou Diallo. 

Le Coordinateur régional d’IRA – Mauritanie Mr Mohamed Ould Jiddou a été arrêté et avec lui plusieurs parents d’élèves et élèves continuent à croupir dans les locaux du commissariat de police de la ville ; dont les sieurs : 

 Diadié Sakho

 Mamadou Lamine Ba

 Souleymane Kalidou Ba

 Lassana Kaniouma Traoré

 Mamoudou Ba

 Abdourahmane Kane

 Et de Madame Khadijetou Kouyaté

Après que les représentants des parents d’élèves aient rencontré les autorités régionales qui n’ont donné de réponse que des menaces, les populations de Sélibaby ont manifesté pour dénoncer l’état de délabrement des établissements d’enseignement secondaire de la ville mais aussi le manque de professeurs et la corruption qui est devenue monnaie courante lors de l’examen du Brevet.

Cette attitude des autorités régionales est dictée par le choix des autorités au sommet de l’Etat de répondre à toute voix discordante par la violence disproportionnée et insensée. Face à la déconfiture de l’Etat, IRA – Mauritanie, attachée au respect des Droits humains et solidaire des populations du Guidimakha :

– Appelle les autorités mauritaniennes à se départir du mensonge et des menaces face aux paisibles citoyens qui ne font que revendiquer pacifiquement leurs droits,

– Et rend les autorités mauritaniennes responsables de la situation de tension qui prévaut en ce moment à Sélibaby et exige d’elles des solutions adéquates aux problèmes graves qui se posent à l’éducation au niveau national en général et en particulier, aux établissements d’enseignement secondaire de Sélibaby,

                Nouakchott, le 14 novembre 2017
                                                   La Commission de communication

Crédit source: réseaux IRA. 

Dispersion d’une de manifestants à Selibaby 

Des parents d’élèves et beaucoup de leurs enfants avaient entamé ce matin une marche pacifique à Selibaby. Ils entendaient rappeler aux autorités les conditions dans lesquelles le Lycée de Selibaby existe encore.

– Des salles de classe en état de délabrement avancé,

– Des classes en sureffectif (on peut facilement compter 80 élèves, 100 élèves et meme 110 élèves dans un cours et dans une salle prévue pour 50 élèves),

– Un manque cruel de professeur.

Malgré ces doléances justes, réelles et connues de tous, les manifestants se sont heurtés à la police à mi-chemin. Ils ont étaient dispersé par du gaz lacrymogène.

Conséquences de l’affrontement, une foule dispersée, des blessés à l’hôpital et des arrestations.

Sont donc à l’heure même dans les locaux de la police :

– Samori Diallo, président du bureau des parents d’élèves ;

– Boubou Koumé, secrétaire générale du bureau ;

– Mamoudou Niara Ba, parent d’élèves ;

– Diabé Sakho, parent d’élèves ;

– Mouhad lemine BA, parent d’élèves.

Il est important de dire que le lycée de Selibaby n’existe aujourd’hui que de nom : peu de personnel enseignant et peu de salles fonctionnelles.

Crédit source: Post Facebook de Ibrahim Dioum

Regardez « Interview avec Mr WALY DIAWARA » sur YouTube

L’interview du président de l’EED sur la chaîne YouTube Touba Tv.
Source crédit: l’animateur et intervieweur Ibrahim DIALLO. 

09-11-2017 14:34 – Urgent : libération de Mohamed O/ Mkheitir

 
Nation Info – La justice vient de libérer le blogueur mauritanien Ould Mkheitir à la suite d’un procès sous haute sécurité et émaillé d’échauffourées avec les forces de l’ordre.

Le plus célèbre prisonnier mauritanien a écopé d’une peine de 02 ans et 60.000 UM de frais de justice. Ayant séjourné en prison plus de 02 ans, sa peine est tout simplement consommée. Après le verdict, les boutiques ont fermé portes et les éléments de la gendarmerie nationale se sont déployés sur toutes les artères de la ville de Nouadhibou.

Ould Mkheutir, rappelle t-on, était condamné à mort pour apostasie avant que sa peine ne soit requalifié l’année dernière en mécréance.

Crédit source: http://www.cridem.org 

AMEES: DÉCLARATION 

 
                    Déclaration

Au moment où s’intensifie la lutte contre la persistance des pratiques, de la culture et du discours esclavagistes au sein de la communauté sooninke de Mauritanie et dans sa diaspora un groupe de « gnakhamala » (ñaxamala) nostalgiques et thuriféraires ont invité l’ancien sénateur gambien Idrissa Mangassy qui réside en France. Il est venu poursuivre sa campagne d’apologie de l’esclavage à Nouakchott. Tout au long de son séjour il était l’hôte d’honneur adulé par certains hauts responsables de l’état de la communauté sooninké connus pour leur attachement à la perpétuation de la culture, des rapports de l’esclavage et de ses séquelles en particulier au Guidimakha.

Au moment où l’opinion publique dans son écrasante majorité suivait avec indignation les péripéties de ce séjour les mêmes hautes responsables vont jusqu’à tenter d’organiser une audience en faveur de leur hôte avec le Chef de l’Etat.

Les réactions et protestations de l’opinion démocratique se sont alors élevées et cette demande d’audience a été rejetée et le visiteur provocateur immédiatement congédié avec le groupe de ses accompagnateurs.

– L’AMEES qui lutte pacifiquement mais fermement contre les pratiques, les séquelles et la culture de l’esclavage est pour l’application sincère de la loi 2015-031 ;

– L’AMEES avait réagi et condamné cette campagne ;

– L’AMEES se félicite que la plus haute autorité de l’Etat ait mis en terme à une telle campagne ;

– Appelle les démocrates de la communauté, tous les militants politiques et acteurs de la société civile attachés aux droits de l’Homme de Mauritanie à s’élever avec nous pour combattre l’esclavage, ses séquelles et sa culture rétrograde.

Nouakchott, le 05/11/2017

Le Bureau Exécutif
Crédit source: Membre Bureau AMEES