Source IRA
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Une nouvelle plainte a été déposée contre la Mauritanie au Parquet de Paris en vertu du principe de la compétence universelle
L’une des salles de conférence du Parlement européen a abrité jeudi 22 juin 2017 une conférence de presse animée par la Fondation pour l’Egalité des Chances en Afrique, en collaboration avec l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) avec la présence effective de l’Honorable député, ancien ministre et ancien Président de la Commission Européenne, Monsieur Louis Michel.
Sous l’intitulé «L’esclavage et la torture en Mauritanie : deux luttes à mener au 21ème siècle», la conférence s’est déroulée devant une salle composée de députés européens, de journalistes et de défenseurs des droits de l’homme.
Monsieur Louis Michel a ouvert les débats, reconnaissant la gravité de l’esclavage en Mauritanie, tout en réitérant le soutien de l’Union Européenne à l’action pacifique menée par le mouvement IRA – Mauritanie et son président. Il a relevé les dimensions culturelles du phénomène de l’esclavage, notamment la résignation des victimes. Il a pointé du doigt l’un des plus grands obstacles à l’éradication du phénomène, en l’occurrence l’Etat mauritanien ainsi que la majorité de l’élite harratine qui ont opté pour le négationnisme des pratiques esclavagistes en Mauritanie contre vents et marées.
Maître Georges Henri Beauthier, avocat auprès des cours et tribunaux belges et français, président de la Fondation pour l’Egalité des Chances en Afrique et Maître William Bourdon, avocat belge et membre de la Fondation, citant les rapports et conclusions des différentes organisations internationales des droits de l’homme et les représentants d’organismes internationaux comme les Rapporteurs Spéciaux des Nations Unies sur les droits de l’homme en Mauritanie, ont mis en exergue l’unanime condamnation des acteurs de la communauté internationale sur la persistance de l’esclavage dans ce pays, qui selon eux, entraîne la mort sociale d’une forte majorité des Mauritaniens.
Maître Georges Henri Beauthier, a ainsi indexé la France qui selon lui facilite le déplacement en toute impunité des fonctionnaires mauritaniens accusés de pratiques liées à la torture alors qu’elle complique le voyage des défenseurs des droits de l’homme qui veulent aller en Europe pour témoigner. Il a annoncé dans la foulée avoir déposé ce jeudi 22 juin 2017 auprès du Parquet de Paris, une plainte contre les présumés tortionnaires et auteurs d’actes esclavagistes mauritaniens en déplacement en France et en Europe, selon le principe de la compétence universelle. Cette plainte viendrait s’ajouter à d’autres déposées auprès de plusieurs autres institutions internationales, comme la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, les Rapporteurs Spéciaux des Nations Unies sur la torture et la violation systémique des autres fondamentaux des droits de l’homme que le pouvoir mauritanien transgresse allègrement, notamment sur les militants abolitionnistes du mouvement IRA – Mauritanie.
Quant à Maître William Bourdon, il a classé le régime de Mohamed Abdel Aziz implanté en Mauritanie comme un régime prédateur des droits de l’homme, en ce qu’il viole les lois condamnant un crime contre l’Humanité tel que l’esclavage et persécute une grande partie de sa population. L’esclavage, selon lui, est systématique dans son application contre les groupes défavorisé haratine en ce que le pouvoir mauritanien soustrait les criminels de l’esclavage de la rigueur de la loi. Il a décrit dans son exposé, un esclavage par ascendance raciale et la torture en tant que levier d’intimidation et de soumission contre toute revendication des antiesclavagistes. Me Bourdon a dénoncé la complicité de l’Europe avec le régime mauritanien dans ce forfait et ces crimes inhumains sous le couvert de la coopération militaire et sécuritaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. En réalité, dira-t-il en substance, la lutte contre le terrorisme est instrumentalisée pour jouer sur la peur des gouvernements occidentaux afin de mieux sévir contre le mouvement IRA dans son combat contre l’esclavage en Mauritanie et pour l’instauration d’une alternance pacifique et démocratique au pouvoir ainsi qu’un véritable Etat de droit.
A son tour, Biram Dah Abeid, président du mouvement IRA a d’abord remercié l’honorable député et ancien ministre, Monsieur Louis Michel pour son invitation et pour l’organisation dans l’enceinte du Parlement européen de cette conférence de presse, en présence d’un public d’élus européens, d’avocats, de défenseurs des droits de l’homme et de journalistes. Il a dénoncé de prime abord, la situation des droits de l’homme en Mauritanie, caractérisée selon lui par l’application d’une politique de violence indicible tendant à éradiquer le mouvement IRA au lieu d’éradiquer l’esclavage. Qualifiant le régime de Mohamed Abdel Aziz d’afrophobe et de réfractaire à toute amélioration des droits de l’homme en Mauritanie, mais aussi de «Daïchisant » et de «Fachisant», le président d’IRA a cité l’Etat mauritanien comme le principal acteur du maintien et de la pérennisation de l’esclavage, l’accusant de régir des lois pour faire taire les abolitionnistes par l’intermédiaire de mesures liberticides et à coups de répressions, d’arrestations arbitraires, de procès inéquitables, de condamnations lourdes et de tortures.
Biram Dah Abeid a dénoncé également les tentatives du régime de Mohamed Abdel Aziz d’étouffer le large et massif mouvement de droit civique que l’action du mouvement IRA a impulsé en Mauritanie. Dans la foulée de ses dénonciations, il a assimilé la coopération économique, financière, diplomatique, sécuritaire et militaire entre l’Union Européen et les Etats-Unis d’Amérique d’une part et la Mauritanie d’autre part, comme un appui à la gouvernance esclavagiste, assimilant ces appuis massifs comme un soutien indirect à la faction de l’extrême droite mauritanienne, esclavagiste, obscurantiste, xénophobe et réfractaire au droit, qui domine en Mauritanie les franges défavorisés par la répression, le faux et l’usage du faux.
Biram Dah Abeid, a interpellé dans ce cadre les élus européens à qui il a demandé de tenir tête à ceux parmi leurs décideurs qui instrumentalisent l’argent du contribuable européen pour engraisser et solidifier le pouvoir d’une poignée de personnes, dépositaires d’idées suprématistes et antidémocratiques en Mauritanie.
Il a annoncé que le mouvement IRA Mauritanie va continuer la mobilisation et la dénonciation populaire et intellectuelle contre le pouvoir en place, à l’intérieur des frontières comme à l’extérieur, jusqu’à sa chute. Il a appelé toutes les communautés mauritaniennes à faire barrage à la politique du «diviser pour régner » que le pouvoir veut ériger en instrument de dressage des communautés les unes contre les autres. Pour lui, aucune communauté, même celles dont sont issues les esclavagistes et les tortionnaires, ne doit être assimilée à ces derniers.
Enfin, le président du mouvement IRA, a dénoncé les deux lois proposées par l’Etat et approuvées récemment par le Parlement, et dont l’une d’elle prévoit une peine allant de 1 à 5 ans d’emprisonnement ferme contre quiconque critiquerait ou remettrait en cause les Codes noirs de l’esclavage en Mauritanie, considérés comme la Charia sacrée et principale source du droit dans le pays. Il s’agit selon lui, d’une mesuré moyenâgeuse éloquemment prise par le pouvoir de Mohamed Abdel Aziz pour se mettre en porte-à-faux contre la Déclaration Universelle des droits de l’Homme dont la Constitution mauritanienne, dans son préambule, déclare s’être inspirée.
Tout ce qu’il y a à déplorer, c’est le retard accusé par cinq défenseurs des droits de l’homme, victimes d’emprisonnements arbitraires et de tortures et qui devaient témoigner lors de cette conférence de presse. Une escale mal négociée et les contingences d’un vol non planifié les ont ainsi empêchés d’apporter leurs témoignages qui étaient très attendus par les députés européens, les activistes des droits de l’homme et les journalistes. Toutefois, plusieurs rencontres ont été programmées pour leur permettre d’apporter leurs témoignages durant leur séjour en Belgique.
A noter que plusieurs sections d’IRA en Europe, notamment IRA Belgique, IRA Espagne, IRA France, IRA Italie, IRA Allemagne et IRA Hollande, ont fait le déplacement pour assister à la conférence de presse.
La commission de communication Bruxelles, le 22 juin 2017
Ce jeudi 15 juin 2017, plusieurs ressortissants du village de Guemou ont pris place dans une pirogue à Sollou pour une traversée vers la rive malienne du fleuve Sénégal. C’est aux environs de 7H du matin que la pirogue de la forte équipée qui allait participer à la pêche annuelle de la mare Diogou Xaré à côté du village de Séguéla dans le Mali voisin, a chaviré dramatiquement . Selon des sources contactées sur place, la surcharge et l’état défectueux du moteur seraient les principaux facteurs responsables de la catastrophe. Après le lâchage de l’embarcation en pleines eaux, certains occupants ont pu s’échapper par la nage ou secourus dans des conditions très difficiles. Les moins chanceux ont été emportés dans les profondeurs du fleuve. Ainsi 9 personnes portées disparues ont été retrouvées mortes noyées dans la journée du jeudi et courant vendredi pour certaines. Toutes les victimes originaires du village de Guemou situé à quelques 8 kms du lieu de l’accident, ont été enterrées à Sollou. Il faut rappeler que toutes les localités environnantes du fleuve dans cette zone ont été mobilisées pour porter assistance et rechercher les corps. Ce naufrage dramatique a affecté l’ensemble des riverains de la zone où villageois mauritaniens, maliens et sénégalais se connaissent bien avec des liens communautaires très forts. Espérons que les autorités locales prendront des mesures strictes pour éviter des drames de cette nature. Tout comme une certaine vigilance doit être observée sur ces équipements traditionnels par les usagers trop souvent habitués à un certain laxisme arrimé à une psychologie fataliste .
Nos condoléances les plus attristées aux familles éplorées.
En ce mois béni de Ramadan, qu’Allah accueille les défunts au Paradis et réconforte leurs proches endeuillés par la patience et la retenue. Ameen
Inna lillahi wa inna ileyi rajjioun.
PAR -K.S-

Ce jeudi 1 juin 2017 à Sélibaby , capitale régionale du Guidimagha dans le Sud mauritanien, les 2 frères DIALLO (Harouna et Madjigui) ont été libérés d’une détention de 35 jours. Ils avaient été mis aux arrêts après leur implication dans une bagarre avec un homme issu du milieu féodal villageois, qui avait tenu des propos injurieux à connotation esclavagiste à leur encontre. Après plusieurs tentatives d’un traitement à l’amiable refusé par la partie du monsieur ayant reçu des coups lors de la bagarre, le procureur a trop longtemps gardé le dossier en souffrance avant de réunir les protagonistes dans son bureau pour acter un traitement final dans la journée du 1 juin. Le cas de nos jeunes compatriotes était suivi de près par L’AMEES (Association Mauritanienne pour l’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles), notre partenaire du forum GANBANAAXUN FEDDE. Ainsi les services d’une avocate en la personne de Maître Fatimata Mbaye , avaient été sollicités pour assister les frères DIALLO dont leur cas est pris comme une aubaine pour certains féodaux soninkés pour corriger les antiféodaux et les antiesclavagistes considérés comme des “rebelles” contre l’ordre coutumier dominant dans nos localités. Par ce communiqué, nous comptons détailler les conditions de l’accord trouvé et revenir sur des ambiguïtés constatées chez les autorités locales par rapport aux faits présumés ou avérés relevant de l’esclavage.
■ Premièrement, sur la base de l’accord amiable, les deux camps s’engagent à retirer leurs plaintes respectives. Le camp des féodaux a demandé une somme de 400000 UM pour remboursement des soins reçus par leur blessé protagoniste. Finalement cette somme a été fixée à 200000 UM sur décision arbitrale du procureur . L’exigence de présentation d’excuses émise “fièrement” avec insistance par le camp du monsieur blessé à l’origine des propos injurieux, est restée sans suite.
Par ailleurs le procureur s’est limité à un habituel rappel laconique de l’arsenal juridique relatif aux pratiques et faits d’esclavagisme (actes et propos) en Mauritanie.
■ Deuxièmement, il nous a été signalé que la déposition des frères DIALLO à la brigade de gendarmerie de Sélibaby n’aurait pas été prise en compte intégralement ou très mal prise . De ce fait la lecture de l’affaire a été forcément impactée au bénéfice de l’autre camp.
■ Troisièmement, nous appelons nos partenaires du terrain à un activisme intelligent face à un ordre féodalo-esclavagiste radical qui est décidé à polluer notre engagement ouvert et sain par des coups piéges et provocateurs.
■ Quatrièmement, nous demandons aux autorités compétentes dans la région, l’application stricte de l’arsenal pénal en vigueur concernant l’esclavage et ses différentes manifestations dans nos localités. Par la même occasion nous les alertons sur la nécessité de veiller sur ce qui s’y couve notamment sur les problématiques du foncier. Certains féodaux zélés se préparent à déposséder des citoyens paisibles de leurs terres parce qu’ils osent refuser d’être assignés comme esclaves dans la communauté.
La Cellule de Communication ARMEPES-FRANCE (La CeCom)

Communiqué de presse
Le Wali du Brakna, Abderrahmane Ould Mahfouf Ould Khattri, a signé et diffusé, le 18 mai 2017, un arrêté portant création et organisation d’une commission régionale chargée de l’élaboration des listes des bénéficiaires de parcelles dans l’extension du Périmètre du Casier Pilote de Boghé, d’une superficie de deux mille deux cents dix hectares (2210 ha). Cette commission est présidée par le Hakem (Préfet) de Boghé.
Les terres objets de l’aménagement sont la source de revenue et de survie des communautés villageoises noires vivant dans plusieurs localités autour de la plaine. Contre toute logique, l’état partisan a tout simplement spolié ces terres pour les donner aux membres de l’agro business arabo et berbères, bafouant ainsi les droits de toutes ces communautés.
En effet, le 07 novembre 2014, le jour du lancement de la « Caravane contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières », initiée par IRA – Mauritanie, une délégation formée des représentants des communautés villageoises propriétaires coutumières du site, était venue signifier au Hakem de Boghé son opposition, dans le projet d’aménagement, à la démarche adoptée par les autorités, sans aucune concertation avec les communautés concernées. Cette absence de concertation se poursuit dans la phase finale de distribution des parcelles.
IRA – Mauritanie, tout en encourageant tout effort tendant à faire accéder «les sans terres » à la propriété foncière, tient à annoncer cette position :
Les autorités doivent tenir compte du droit de propriété et leur accorder, prioritairement une partie de la terre qui est leur seule ressource avant la distribution aux non propriétaires.
L’expérience catastrophique de la distribution en 1994 des parcelles de l’extension du Périmètre Pilote du Gorgol devrait servir de leçon. Elle s’est faite dans une opacité totale qui a permis l’octroi de parcelles à de personnes étrangères au Gorgol et à la chose agricole, leur seul mérite était celui d’être porteur du capital financier.
Les autorités mauritaniennes seront responsables de toute tension qu’engendreront des actes irresponsables sur fond d’injustice dans la distribution des parcelles dans l’extension du Périmètre du Casier Pilote de Boghé.
Les communautés villageoises, victimes des agissements rétrogrades à relents esclavagistes des autorités, doivent garder leur calme et agir pacifiquement mais fermement pour le recouvrement de leurs droits.
Nouakchott 31 Mai 2017
La Commission de communication

La liberté est l’état d’une personne ou d’un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C’est aussi l’état d’une personne qui n’est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu’un.
La liberté peut être définie de manière positive comme l’autonomie et la spontanéité d’une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d’un système politique ou social, dans la mesure où l’on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.
Si ta liberté se heurte à la mienne, c’est parce que ma liberté se heurte à cette manière que tu as de la pratiquer. La liberté ne doit pas être intégrisme sinon elle devient semblable à la dictature. La dictature, en fait, c’est l’expression d’une liberté qui se sent plus forte que la liberté des autres. C’est une liberté égoïste. Or le monde d’aujourd’hui n’a plus besoin de vivre ainsi. Dans ce monde de la globalisation, la liberté doit s’amender, elle ne doit pas être totale. Ce creux qu’elle ne s’autorise pas à remplir, doit l’être par le respect des croyances, des cultures des autres. On ne peut pas, sous prétexte qu’on est un peuple qui a évolué et dont l’évolution a été matérialisée par une certaine idée de la liberté, penser que les autres n’en ont pas.
Dans la manière de vivre la liberté, certains fixent des garde-fous afin qu’elle ne vire pas à l’anarchie. Chaque peuple définit donc les frontières de sa propre liberté. Chaque peuple les fixe en tenant compte de ses sensibilités, de ses croyances. Ces dernières sont visibles dans l’expression des valeurs morales et religieuses et dans l’expression d’un cadre juridique contraignant pour que les gens ne vivent pas dans la déviance.
Dans le contexte actuel, il faut penser le monde comme un cadre global où les interactions se font au niveau des idéologies mais que les conséquences néfastes qui peuvent surgir de l’expression d’un pouvoir ou d’une conquête, se répercutent sur les individus qui vivent sous l’influence de ces systèmes idéologiques. Ce qui nous permet de vivre et/ou de survivre, c’est la prise en compte de l’autre comme un être à la fois complémentaire et différent. La liberté ne s’exprime qu’en pensant l’autre dans son histoire singulière, sa manière de penser le monde qui est différente. Et donc puisqu’il est inévitable que les peuples entrent en interaction à cause de la mondialisation, il est plus convenable qu’ils négocient le champ d’expression de leurs libertés.
Le système est pensé par les individus, ce sont eux qui en fixent les contours et les objectifs. Un système peut vouloir imposer sa façon de penser le monde, la manière dont les interactions doivent se mener et vouloir délimiter les frontières de la liberté des individus. Si ce système part à la conquête d’autres systèmes, il se heurte à des résistances. Cette attitude conquérante met en péril les individus qui sont sous sa coupole car les résistances peuvent s’en prendre directement ou indirectement à ces individus. On rentre dans un cercle vicieux parce le caractère statique d’une idéologie, ce caractère brut qui l’empêche de s’amender et de rendre souple la philosophie qui la sous-tend, parce que fermée, ne peut provoquer qu’une résistance idéologique.
Penser que la liberté doit pouvoir être le vecteur d’une révolution des consciences (entendons-nous bien, on parle d’une certaine manière de penser la liberté) jusqu’à atteindre le cœur d’une croyance ou d’une idéologie qui, elle aussi, a ce même objectif, ne peut apporter qu’une impasse sans précédent.
Le dialogue devient alors nécessaire. Mais qui va oser s’abaisser sans perdre la dignité ? Qui va seulement se résigner et/ ou ouvrir sa liberté à un respect qui apaise. On doit quand même pouvoir trouver une liberté qui ne caricature plus, des fois qui pardonnent; bref des libertés qui se respectent.
Source crédit : Reçu par Mail Mariame Kane
Le cas de 2 frères Diallo impliqués dans une bagarre avec un élément féodal provocateur Camara, traîne dans le bureau du procureur de Sélibaby. Sous influence des milieux féodaux proches du pouvoir, le procureur joue un jeu de fuite en avant qui n’aura pas d’effet à long terme. Il croit pouvoir mettre la pression sur commande du milieu féodal du guidimagha pour dissuader les militants antiesclavagistes et antiféodaux dans les villages. À la suite des coups reçus par l’élément féodal qui est à l’origine de l’altercation, de la part de nos jeunes frères DIALLO à Ouloumboni, d’aucuns pensent trouver une bonne occasion de faire taire l’activisme antiféodal et antiesclavagiste en milieu soninké. Ce qui relève SÛREMENT d’une très mauvaise lecture de l’élan émancipateur amorcé il y a quelques mois. Cette affaire est d’un cas d’école très instructif pour l’engagement contre les tares sociétales érigées étrangement en valeurs sociales soninkées dans nos contrées.
Des sources fiables nous indiquent que le procureur en connivence avec certains cadres féodaux très remontés depuis Nouakchott, veut garder nos jeunes aux arrêts par des procédés louches depuis bientôt 1 mois. Une justice qui suit les caprices des milieux dominants du moment, ne vaincra jamais la persévérance et le courage d’un esprit vaillant. 5 ans ou 100 ans d’emprisonnement ne feront pas le retour d’un passé qui selectionnait et conditionnait la DIGNITÉ HUMAINE en caste et en case.
NOUS NE LES OUBLIONS JAMAIS.
La lutte continue..!
K.S
Le 28 avril 2017, la direction générale de la sureté nationale convoque Marie Foray, universitaire en droits de l’homme et Tiphaine Gosse, journaliste qui entreprenaient des recherches sur l’esclavage et le racisme en Mauritanie. Après leur avoir déclaré que ‘’l’esclavage n’existe pas en Mauritanie’’ le directeur général de la sûreté leur donne cinq jours pour quitter le pays en les accusant de travailler pour des organisations non reconnues, notamment IRA et TPNM. Marie Foray et Tiphaine Gosse ont été effectivement expulsées de la Mauritanie sur la base d’accusations non justifiées sans avoir eu le temps de terminer leurs recherches.
Suite à cette mesure injuste, l’organisation des droits de l’homme SOS-Esclaves exprime toute sa solidarité avec Marie Foray chercheuse en droits de l’homme et Tiphaine Gosse, journaliste expulsées arbitrairement de Mauritanie et demande aux autorités nationales:
De cesser toutes mesures limitant l’investigation et les recherches objectives sur la question des droits humains en général et à celles de l’esclavage et du racisme en particulier.
De créer les conditions permettant aux chercheurs et aux investigateurs de mener en toute indépendance et en toute sécurité leurs activités en Mauritanie.
Boubacar Messaoud
Président de SOS-Esclaves
Source crédit : Post FB

À l’occasion de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage (10 MAI de chaque année en France), l’ARMEPES-FRANCE (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques Esclavagistes et ses Séquelles) participe à la manifestation annuelle par cette déclaration communiquant certains FAITS. En effet si aujourd’hui on est au stade de souvenirs en France d’une abomination comme l’esclavage , il est lieu de préciser qu’en Mauritanie cette pratique et ses séquelles sous différentes manifestations font partie de l’actualité.
Ainsi, nous, l’ARMEPES-FRANCE et nos partenaires du forum GANBANAAXU FEDDE portons à la connaissance de nos contacts nationaux et internationaux ce qui suit :
~ les pratiques esclavagistes existent toujours en Mauritanie,
~ les séquelles esclavagistes entretenues par un ordre féodalo-esclavagiste concerne presque toutes les communautés mauritaniennes,
~ le militantisme abolitionniste doit être SÉRIEUSEMENT pris en compte dans l’engagement des mauritaniens de la diaspora soucieux de l’avènement d’une Mauritanie POLITIQUEMENT, SOCIALEMENT et ÉCONOMIQUEMENT Juste, Égalitaire et Digne pour TOUS,
~ le système des castes portant une certaine émanation de l’ordre féodal trop prégnant, fait partie des passifs tabous qui créent des méfiances et des mésententes nocives au lien social dans nos communautés,
~ Quelques Faits :
■ Depuis fin 2016, un vieux centenaire appartenant à la caste assignée esclave est sous la menace d’être dépossédé de son jardin (occupé depuis plus de 50 ans) dans la commune de Dafort (village soninké dans le Sud Mauritanien) par les féodaux locaux.
■ Le 6 Mars dernier, l’AMEES a organisé une journée de l’antiesclavagisme à Sélibaby , capitale régionale du Guidimagha, et depuis cet événement inédit, les participants font face à d’innombrables provocations et chantages divers de la part du milieu féodalo-esclavagiste dans différents villages soninkés.
■ Dans le village de Coumbadaw, la chefferie féodale et la caste maraboutique se permettent d’empêcher une personne de prêcher au sein de la mosquée parce qu’elle ose dénoncer l’esclavagisme sociétal en milieu soninké. Dans cette même localité, après une altercation due aux différentes provocations de l’ordre féodalo-esclavagiste, un ministre du gouvernement mauritanien Amedi Camara, soninké issu de la féodalité communautaire s’est permis une interférence partiale.
■ À ce jour, 2 jeunes du village d’Oulymboni sont aux arrêts à la prison de Sélibaby depuis le 26 Avril 2017. Impliqués dans une bagarre avec un élément féodalo-esclavagiste suite à ses provocations réitérées par des propos injurieux et apologistes de l’esclavage. Et là encore les milieux féodaux bien introduits au sein du pouvoir mauritanien, sont montés pour qu’on corrige ceux qu’ils considèrent comme “rebelles” antiesclavagistes dans le Guidimagha.
■ Pour finir, ce 7 Mai 2017, l’icône de la lutte abolitionniste mauritanienne Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie a été expulsé injustement du Guidimagha. De retour de l’étranger, le leader abolitionniste voulait visiter certaines localités de la région, mais sous l’influence des milieux féodalo-esclavagistes , les autorités régionales s’exécutent en violation flagrante de la LOI relative à la liberté de circulation sur le territoire national pour tout CITOYEN.
Nos contacts : 0662320356 ou 0695366254
Paris , le 13 Mai 2017
La Cellule de Communication (La CeCom)
1. Atteintes à la circulation des personnes et manipulation du fichier national.
Les restrictions des libertés du citoyen mauritanien ainsi que les atteintes aux facultés d’association, de réunion et d’expression constituent des violations graves des Droits humains, devenues monnaie courante sous le pouvoir du Général-président Mohamed Ould Abdel Aziz. Ira – Mauritanie vient d’en faire les frais, comme il est d’usage depuis sa création. Cependant, le dernier incident révèle la cristallisation du conflit d’intérêts et de destin, entre les acteurs de la domination et la dynamique de l’égalité. La profondeur du clivage croît, de jour en jour, pour culminer à l’approche de l’élection présidentielle en 2019.
Les faits
Le 7 mai 2017, le Président Biram Dah Abeid arrivait à Gouraye (41 kilomètres de Sélibaby, Guidimakha) en provenance de Dakar, à la suite d’un périple dans le Monde libre. Il trouvait la localité en état de siège, fermée aux visiteurs par d’imposantes forces de police, de gendarmerie et de la garde nationale. L’accès à la rive du fleuve où accostent les pirogues venues de Bakel (Sénégal) était bloqué et interdit, même aux autochtones. Cette situation rocambolesque, prévalait depuis la veille, sur les instructions du Gouverneur de la région de Guidimakha, Oumar Amadou Diallo. Il appert, des moyens déployés et de l’envergure de la mise en scène, que les ordres provenaient des hautes sphères de l’Etat : il fallait empêcher tout rapport tangible de Biram Dah Abeid, avec les populations locales, sous peine, sinon, d’étaler la vulnérabilité d’un régime dont les armes, enrobées de mensonges et de tromperies ne comportent plus d’effet dissuasif.
Qu’est ce qui a pu provoquer une telle fébrilité de la part des autorités ?
2. De la dramatisation, comme réflexe
Au début, l’on se souvient d’une banale invitation, de Biram Dah Abeid, par des communautés villageoises. Ce dernier était convié à se rendre dans les communes de Diaguily, Diogountouro, Coumba Ndaw, Sélibaby, Gorilakhé et Dafort avec, à cette étape, la participation des populations de Bouanze.
En effet, une semaine avant la date du 7 mai, une mission d’IRA – Mauritanie en charge de l’identification biométrique et de la sensibilisation, se rendait au Guidimakha ; dès son arrivée à Sélibaby, se déployait une surveillance accrue sur les domiciles des responsables de l’organisation, susceptibles d’héberger ou d’assister les visiteurs dans leur mission. Le 1er mai, le périple se poursuivait à Gouraye, le lieu-dit par lequel le président du mouvement devait revenir en Mauritanie; la perspective d’une conjonction des deux évènements inspirait, aux forces de l’ordre et à l’administration régionale, une certaine fébrilité et une perte immédiate de courtoisie. Après plusieurs tentatives d’injonction infructueuse, le Préfet de Gouraye, Mohamed Ould Babah, transmit, aux participants, par la voix d’un Commissaire, l’ordre du Gouverneur à rallier Sélibaby avant midi ; là, se tenait une réunion exceptionnelle de sécurité, comprenant, outre les susdits, le Directeur régional de la sûreté, le Commandant de la compagnie de gendarmerie, le Commandant du groupement régional de la garde nationale, ainsi que d’occultes « conseillers ». A l’issue d’échanges de plus d’une heure d’horloge, il a été convenu, avec le Gouverneur, que la mission pouvait continuer ; selon lui, seules les manifestations publiques requerraient, au préalable, des autorisations.
3. Contre-ordres et cacophonie
Trois heures après avoir pris congé du Gouverneur et de son équipe, la mission regagnait Ghabou ; là, à la stupéfaction des visiteurs, le Commissaire et le Préfet vinrent professer que les leaders d’IRA – Mauritanie devraient retourner à Sélibaby, en vertu d’une interdiction de séjour, bien entendu non-écrite ; devant le refus obstiné, la police procède à leur interpellation et les conduit au commissariat ; dès le lendemain, les voici forcés de quitter Ghabou, sous escorte; ensuite la gendarmerie assura la relève jusqu’aux frontières entre le Guidimakha et le Gorgol. Les deux corps officiaient à visage découvert.
De même, les membres du bureau de la section IRA de Gouraye, mis en place deux jours avant et les militants et sympathisants qui s’apprêtaient à accueillir Biram Dah Abeid ne furent épargnés. Les Préfets, de Sélibaby Mohamed Yahya Ould Sidi Yahya, de Gouraye Mohamed Ould Babah et de Ghabou Beiba Ould Maouloud entreprirent, dès lors, des tournées dans les villages où le président d’IRA – Mauritanie était attendu ; durant les réunions avec les notables, ils menaçaient ces derniers, de « conséquences graves » s’ils s’avisaient de recevoir l’hôte.
C’est dans ce contexte que Biram Dah Abeid atteint Gouraye, le 7 mai. Les nombreux responsables et jeunes venus l’accueillir, de Nouakchott et d’autres départements du Guidimakha, sont bloqués à l’entrée de Sélibaby. Aux journalistes retenus à Tachott – Cheikh Haidara, Mamadou Thiam et Mehdi Ould Lemrabott, respectivement des journaux l’Authentique, le Calame et Mushahid – l’administration signifie une restriction provisoire de déplacement : durant les quarante-huit heures à venir, elle défendait, à tout non ressortissant du Guidimakha, de se rendre à Sélibaby et au-delà. Pourtant, à l’exception des mises en demeure et résidence surveillée, il n’existe, dans le droit mauritanien, aucune clause de limitation de déplacement, hors décision de justice.
4. Un Etat à genoux
Biram Dah Abeid est aussitôt détenu au commissariat ; ensuite, le véhicule bloqué à l’entrée de la ville reçoit l’autorisation de le chercher pour le conduire, sous bonne escorte des éléments de la gendarmerie, jusqu’à Sélibaby ; là, un autre peloton prend la relève vers le Brakna, par Mbout et Kaédi. A Boghé, le commissaire, accompagné de policiers, vint exercer la contrainte contre les militants et sympathisants venus saluer les expulsés du Guidimakha. Profitant de l’exiguïté de la bretelle de la ville d’Aleg, les hommes en armes obstruaient le passage devant le convoi ; ainsi, empêchaient-ils la rencontre de Dah Abeid, avec des centaines de partisans, réunis, dans le chef-lieu du Brakna, depuis les primes heures.
Après avoir remué tout le Guidimakha pendant une semaine, assortie d’intimidations sur les habitants des villages où le président Biram Dah Abeid devait se rendre, les autorités soumirent les membres des instances locales d’IRA au chantage de « sanctions sévères ». La plupart ne semblent céder à la pression, ceux en charge de l’administrer ayant manifestement perdu de leur aptitude à dissuader. Il convient de retenir, ici, la démotivation des agents assignés à l’application de l’autorité publique ; sur les postes de contrôle, à l’entrée des villes ou en rase campagne, les hommes en uniforme, dépenaillés, amaigris, n’incarnaient plus que le fantôme évanescent d’un résidu d’Etat dont la consistance s’amenuise au fil des épreuves. Les policiers, gendarmes et gardes croisés le long du trajet de retour à Nouakchott inspireraient la pitié s’ils ne rappelaient la filiation, par la chaine de commandement, entre eux et les tortionnaires des années d’épuration ethnique.
Dans le cas présent, les autorités mauritaniennes, comme à l’accoutumée, ont échoué dans leur tentative de faire taire IRA – Mauritanie ; elles perdent une bataille, une de plus. Les militants du mouvement sont plus que jamais déterminés à continuer le combat de la dignité à recouvrer, qui est la lutte non-violente, contre la survivance protéiforme de l’esclavage et pour le droit à l’enrôlement biométrique.
En prévision de l’alternance au sommet de l’Etat en 2019, la problématique de l’accès aux documents administratifs relève d’un enjeu fondamental, celui de la consolidation de la démocratie ; avec un système de filtrage qui favorise la bureaucratie et la complication, l’hégémonie ethno-tribale se perpétue par la limitation du vote citoyen ; tout est entrepris afin de continuer à exclure une majorité de mauritaniens, de la faculté d’exprimer leurs suffrages. Oui, l’état-civil actuel reproduit les discriminations, avec un outil scientifique. En Mauritanie, l’exclusion, désormais sophistiquée, s’opère grâce à une base de données suprématiste laquelle prospère sous couvert d’anonymat.
Nous sommes déterminés à faire sauter le verrou parce que nous en avons compris les finalités.
Nouakchott, le 10 mai 2017
La commission de communication
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