● Le ministère de la santé confirme qu’aucun cas de variole n’a été enregistré

AMI – Le ministère de la santé a confirmé qu’aucun cas de variole n’a été enregistré dans le pays.

Dans un communiqué dont une copie est parvenue à l’Agence Mauritanienne d’Information, le ministère précise que la personne suspectée d’avoir la variole du singe samedi soir à la clinique Cheikh Zayed à Nouakchott- Nord a été testée négative à la maladie.

Voici le texte du communiqué du ministère de la santé :

« Samedi soir, 17 août 2024, un homme de 38 ans s’est présenté à la clinique Cheikh Zayed se plaignant de fièvre et d’éruption cutanée. Après examen par l’équipe médicale de garde de l’hôpital et évaluation de son état, les services centraux de surveillance et de contrôle ont été informés de sa situation conformément aux recommandations émises en réponse à l’épidémie de variole du singe, afin d’effectuer des prélèvements et de les soumettre aux analyses nécessaires pour déterminer le type d’infection.

Dans un souci de transparence vis-à-vis de l’opinion publique nationale, conformément aux instructions de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, notamment en ce qui concerne l’évolution de la situation épidémiologique, les analyses du ministère ont montré qu’il n’est pas atteint de la variole du singe, suspectée en raison des symptômes évoqués, notamment l’érythème cutané.

A cette occasion, le ministère rassure le public qu’il a pris les précautions nécessaires pour élever le niveau de vigilance, renforcer la surveillance épidémiologique, diffuser les mémorandums et les protocoles relatifs à cette pandémie, augmenter les capacités de diagnostic des laboratoires, et mettre en alerte le Centre national des urgences de santé publique en cas d’urgence éventuelle.

Elle appelle également le personnel médical à être vigilant, à rechercher activement les cas possibles, à les signaler immédiatement et à prendre en charge les cas qui s’avèrent infectés, et invite les citoyens à être plus vigilants et coopératifs et à se conformer aux instructions sanitaires émises dans ce sens ».

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● Le Président de la République reçoit les secrétaires généraux des ministères

AMI – Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, a reçu en audience, vendredi au Palais présidentiel, les secrétaires généraux des ministères.

Au cours de l’audience, le Président de la République a indiqué que l’objectif de la rencontre est axé sur la redynamisation de l’action du gouvernement et d’amélioration de ses performances.

A cette occasion, il a rappelé aux secrétaires généraux que leurs fonctions les rendent directement responsables de la gestion financière et administrative de leurs département et les obligent à prendre les mesures appropriées pour faire face à tous les phénomènes incompatibles avec l’éthique de l’administration, le respect des fonds publics.

A cet égard, le Président de la République a notamment insisté sur la nécessité de rapprocher l’administration des citoyens et d’améliorer leur prise en charge au niveau des différents services administratifs.

L’audience s’est déroulée en présence du Premier ministre, M. Mokhtar Ould Diay, du ministre secrétaire général de la Présidence de la République, M. Moulay Ould Mohamed Laghdaf, du ministre chargé de cabinet du Président de la République, M. Nani Ould Chrougha, des ministres conseillers à la Présidence de la République M. Mohamed Ould Abdellahi Ould Ethmane, Mme Ba Aissata Yahya et le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement, M. Moctar Al Housseynou LAM.

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● Ces Femmes soninkés qui bougent | La Fin d’un PARAÎTRE et Temps d’y ÊTRE !

👇🏿Photo d’illustration 📷 fake ou pas, par les échos diffus dans la communauté soninké du Guidimagha côté mauritanien ces temps-ci , un départ massif d’une ampleur inédite des jeunes gens (avec beaucoup de jeunes mamans, filles et fillettes) se fait vers la zone Europe. Concernant la masse masculine, il n’y a pas de grande nouveauté…

Source photo inconnue

Par contre, l’aspect lié à la gent féminine avec une forte jeunesse voire adolescente mérite un regard particulièrement interrogatif à l’ensemble de la communauté .
Et si finalement, après plus de 60 ans des mouvements migratoires (résidences régulières et irrégulières, aller-retour,…) au monopole des hommes soninkés, cette gent féminine soninké compte faire une remontada dans le phénomène. Ainsi dire, l’actuel match avec un exode conséquent ou même une déportation volontaire d’une jeunesse voire une adolescence très féminine sur les chemins relativement facilités vers l’Europe, risque de bousculer dans l’avenir les équilibres familiaux et sociétaux dans les terroirs d’origine vidés.

Enfin, les ratés cachés, l’exhibitionnisme pompeux, les affichages bouffons, les arrogances mesquines, les inconséquences ridicules, les camouflages mensongers et d’autres travers… sont dévoilés par les masses féminines qui subissaient un narratif faussement enjoliveur et bluffant de très loin des réalités d’ailleurs vécues par les messieurs.

Par expérience, chaque vague de générations d’arrivés par décennie d’écart, ose raconter une partie de réalités peu reluisantes d’ici (aventures d’immigrés). Ainsi, le cycle faisant son chemin et y advenant le temps historique de réseaux sociaux sans frontières, le fruit du vide est mûr.
Et les clichés joliment miroités largués « violemment » sur la face de ceux- celles qui restent aux villages, sont devenus caducs à terme d’une démystification aboutie aujourd’hui. Le rêve tant nourri d’avoir un prétendant francinké (émigré de france) à attendre au village, n’est plus un projet « QG » dans l’environnement socio-évolutif de toute jeune fille. À y ajouter l’écrasement polygamique bien problématique et ses difficiles conséquences dans les familles à long terme dans de nombreux cas, plusieurs digues cèdent peu à peu, les femmes ou bien les filles veulent être là où plusieurs décennies durant les messieurs laissent entendre et paraître avec une certaine cynique superficialité qu’on peut y tirer richesses et facilités. Elles ne partent pas pour fuir une faim ou un dénuement matériel grave, elles quittent ou on (certains parents et proches) les aide à quitter parce que le système qui tenait un certain nombre de mythes, est coincé à force du PARAÎTRE lourdement découvert et de soif de mobilité pour y ÊTRE soi-même pour de bon.

🖊KS pour le BLOG

● Sebkha souffre (encore) de coupures récurrentes d’eau

Le Calame – La pénurie d’eau qui secoue depuis deux semaines Sebkha et sa banlieue (Basra et Kouva notamment) demeure plus que préoccupante. Les populations continuent de manquer cruellement d’eau et cherchent le précieux liquide à longueur de journée… Ce sésame est encore aux abonnés absents!

A Sebkha, contrairement au reste des départements de Nouakchott notamment Tevragh Zeïna, Ksar ou Arafat, les problèmes d’eau sont cycliques et les habitants de cette moughataa particulièrement de Basra font face à de sévères pénuries depuis de nombreuses années.

En plus d’autres préoccupations, les populations sont confrontées régulièrement à ce problème récurrent de l’accessibilité de l’eau pour les ménages. Bizarre !

Aller à la borne-fontaine est devenu, pour de nombreuses personnes disposant pourtant de robinets et s’acquittant régulièrement de leurs factures d’eau qui tombent en dépit des grosses coupures, le seul moyen d’avoir de l’eau dans certains quartiers de Sebkha. Étrange ?

L’on se demande quel est le critère fixé par la Société Nationale de l’Eau (SNDE) pour la distribution du liquide dans les communes de Nouakchott. Face au mutisme de la SNDE, les populations qui ne savent plus à quand un retour à la normale, sont dans la désillusion.

Phénomène déplorable à Basra et Kouva, d’aucuns passent des nuits blanches pour chasser les précieuses gouttes d’eau du robinet. Les populations pensaient avoir conjuré le mauvais sort avec le retour dans la nuit du mercredi 7 août à 3 heures du matin, de l’eau. Joie de courte durée avant le retour à la triste réalité.

Avec un débit des plus faibles, la précieuse liquide n’a coulé que deux heures d’horloge. Depuis lors, plus rien en attendant un prochain lâchage !

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● La critique s’arrête là où commence la calomnie | Par Seyré SIDIBE

Moi, intellectuel, je ne sais pas si je peux prétendre à  ce titre, ô combien prestigieux et lourd à  porter, surtout par les temps qui courent. 

Tant, l’intellectuel est d’abord un rôle social, un engagement, une posture constante, une conviction, une sinécure qui l’amène à  se placer du côté des victimes, des déshérités, des orphelins, des opprimés, des  gueux etc. C’est quelque part un renoncement. 

Un choix désintéressé, un engagement au service de la vérité, du bon sens et cela contre l’ordre établi : l’Autorité.
Ce qui lui vaut répression, misère, harcèlement, menace, excommunication et bannissement.

Je ne le suis pas. Cependant, j’ose ouvrir le bec , prendre mon stylo, utiliser mon clavier pour défendre, ce que j’estime être la normalité, le bon sens, pour que notre société rame dans le sens de l’histoire.
Pour lui éviter le piège de l’isolement, de l’autarcie  et du narcissisme. Un cloisonnement qui relève d’une mégalomanie autodestructrice, d’une époque révolue qui nous conduit vers le déclin, le chaos .

En revanche, les apprentis sorciers s’essayant maladroitement et perfidement dans le domaine très réservé et distingué de Gustave Lanson, Roland Barthes, Gérard Genette… choisissant l’anonymat, le brouillage, le camouflage dans la presse, dans les réseaux sociaux pour exister par la calomnie par l’usage de la dissimulation que leur procure le clavier, un masque, un pseudo etc.

Ainsi, se croyant à  l’abri des regards, ces mercenaires tirent à  balle réelle sur les passants. Ce qui n’est pas sans rappeler, les  terroristes, connus pour  leur  mode opératoire emprunt de déloyauté au mépris des codes conventionnels, de l’éthique et la morale.

Comme les terroristes, ces mercenaires agissent dans la clandestinité, dans le monde virtuel, dans le noir pour ne jamais laisser  de trace, à travers  une fausse identité. 

Quelqu’ un qui critique avec un nom d’emprunt, peut-il donner des leçons de courage à  celui qui signe,  un article de son nom et sa  photo ?
Aux  lecteurs d’ apprécier !

La critique est un art lorsqu’elle est conventionnelle, intellectuelle, objective, loyale et cherche à  alimenter la réflexion pour améliorer un problème, une situation liée au vécu en vue de promouvoir un mieux être social, économique ou politique  etc.

La clarté de mon verbe n’a jamais fait défaut.
Mon style  se nourrit de ma personnalité et s’adapte à  des contingences tantôt  structurelles tantôt pragmatiques. C’est un choix !  Comprendra qui voudra, et qui pourra.
Mes thèmes de prédilection sont connus depuis que j’ai décidé de prendre ma plume.

Tous mes articles tentent de critiquer les mentalités rétrogrades, les pratiques sociales surannées ( féodalité, esclavage, mariage forcé…) qui minent la société Soninké. Et ces questions sont une constante, le leitmotiv et la toile de fond de chacun de mes écrits. 

Vous prétendez,  aimer la société Soninké mieux que nous autres,  qui la critiquons pour qu’elle aille de l’avant . Faux !

Imaginez, le paysan, qui n’a d’héritage que son champ, cependant, il est contraint de le brûler à  une certaine période de la saison pour le  rendre plus productif.

Et pourtant, la terre est sacrée pour ce dernier, sa source nourricière, son identité, un trésor hérité ! Pourquoi, alors se permet-il d’y mettre le  feu ?

Seyré SIDIBE

● Trafic de migrants : 3 gendarmes mauritaniens et 10 Sénégalais interpellés | [Seneweb]

Seneweb – En Mauritanie, une enquête ouverte dans la cadre de la lutte contre le trafic de migrants a abouti à l’arrestation de 13 personnes.

Il s’agit, détaille Enquête, qui donne l’information, de trois gendarmes mauritaniens (un capitaine du nom de Yadaly, chef de poste de la gendarmerie de Tiguinti, un adjudant du nom de Cheikhani, chef de poste de la gendarmerie de Keur Massène, et un maréchal des logis-chef du nom de Tayib, chef de poste premier – porte de sortie Rosso-Mauritanie en direction de Nouakchort), et 10 Sénégalais dont 7 chauffeurs de la gare routière de Rosso-Mauritanie, un piroguier nommé Assane, et deux passeurs (Ousmane Thieddo et Mbaye Lo).

Le journal rapporte que 8 des 10 Sénégalais, blanchis par l’enquête, ont été finalement libérés.

Les deux autres, qui n’ont pas eu la même chance, sont retenus pour la suite des investigations. Les trois gendarmes sont en garde à vue à la Brigade de recherches de Rosso.

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● La lutte contre la corruption en Mauritanie : une bataille qui exige une approche globale.


La lutte contre la corruption en Mauritanie ne peut se contenter de demi-mesures. Elle nécessite une approche holistique, un terme souvent galvaudé dans le cadre des réformes éducatives qui peinent à aboutir. Espérons que cette fois, il soit compris dans toute sa portée. Cette lutte doit intégrer des réformes structurelles profondes, un effort éducatif massif impliquant les éducateurs, les politiques, les influenceurs et bien d’autres acteurs de la société, ainsi qu’une volonté politique indéfectible.

L’application rigoureuse des lois : la clé du succès

Il est clair que tout commence par une seule et même priorité : l’application rigoureuse des lois. Pour y parvenir, il est crucial de renforcer les institutions judiciaires. Garantir l’indépendance de la justice est primordial pour permettre aux juges d’enquêter et de poursuivre les cas de corruption sans subir de pression politique. À ce jour, bien que certains juges se battent avec intégrité pour mener à bien leur mission, d’autres sont malheureusement corrompus. Ceux-ci doivent être écartés pour laisser place aux magistrats intègres et compétents.

La barrière de la langue : un obstacle à surmonter

Un défi majeur réside dans la langue utilisée pour rédiger les textes de loi, principalement en arabe, ce qui empêche une grande partie de la population de les comprendre. Il est donc urgent de trouver un équilibre linguistique qui permette une meilleure compréhension des lois par tous les citoyens, favorisant ainsi une véritable justice accessible à tous.

Transparence et contrôle : les fondements d’une gouvernance saine

La transparence des finances publiques est un autre pilier essentiel. Publier régulièrement les comptes publics et les contrats d’État permettrait une surveillance accrue de la part des citoyens et des journalistes. Les députés, dont le rôle est d’informer l’opinion et de suivre l’action gouvernementale, doivent élargir leurs prérogatives en dénonçant notamment les pratiques de gré à gré qui minent la confiance publique.

Protéger les lanceurs d’alerte : un impératif moral et juridique

Il est impératif de mettre en place des mécanismes de protection robustes pour ceux qui dénoncent des actes de corruption. Les lanceurs d’alerte, ainsi que les journalistes d’investigation, doivent être protégés pour exercer leur rôle de vigie sans craindre les représailles. Cette protection doit aller au-delà des réseaux sociaux, touchant le terrain où les risques sont réels.

Sensibilisation et réformes administratives : les outils d’une prévention efficace

Les campagnes d’éducation et de sensibilisation sur les dangers de la corruption et l’importance de l’éthique, notamment auprès des jeunes et des fonctionnaires, sont essentielles. Ces initiatives doivent être accompagnées de réformes administratives visant à simplifier les procédures pour réduire les opportunités de corruption. Des contrôles internes rigoureux doivent également être instaurés pour prévenir les dérives.

Systèmes électroniques et coopération internationale : des solutions modernes

La gestion électronique des documents et des transactions est un levier efficace pour limiter les manipulations humaines et renforcer la traçabilité. En parallèle, travailler avec des organismes internationaux permettrait à la Mauritanie de bénéficier de leur expertise et de leur soutien dans cette lutte, où la langue reste encore une fois un enjeu crucial.

Des sanctions sévères pour dissuader la corruption

In fine, l’application de sanctions sévères, à travers des peines strictes incluant la prison et des amendes dissuasives, doit être systématique. Seule une répression ferme des actes de corruption, appliquée sans relâche, pourra instaurer une véritable culture d’intégrité en Mauritanie.

En somme, la lutte contre la corruption en Mauritanie est un combat de longue haleine qui nécessite des réformes globales, une éducation renforcée, une justice indépendante et des sanctions exemplaires. Ce n’est qu’à ce prix que le pays pourra espérer éradiquer ce fléau et construire une société plus juste et équitable.

Souleymane Sidibé,
Bordeaux, le 08 août 2024

● Une pirogue, contenant 14 cadavres originaires du Sénégal et de Mauritanie, retrouvée en République dominicaine

InfoMigrants – Une embarcation avec 14 corps « en état de décomposition avancée » à été découverte près des côtes de la République dominicaine, dans la mer des Caraïbes. Selon les premiers éléments retrouvés à bord, dont des documents d’identité mauritaniens et sénégalais, la pirogue avait pris la route des Canaries avant de dériver de l’autre côté de l’Atlantique.

C’est un drame migratoire qui s’est joué à près de 6 000 kilomètres de son point d’arrivée programmé. Mardi 6 août, une pirogue avec 14 cadavres a été retrouvée au large de la République dominicaine, en mer des Caraïbes.

Sur des photos diffusées dans la presse, on peut voir des blouses mortuaires blanches alignées sur une plage de Río San Juan, dans le nord du pays, aux côtés d’une pirogue en bois blanche, rouge et bleue.

L’embarcation à la dérive a d’abord été repérée par un pêcheur à une trentaine de km de la côte, qui a prévenu les secours. Sur place, les sauveteurs découvrent les corps en « état de décomposition avancée », à l’état de squelettes, comme le montrent des photos publiées par la presse locale. Tous sont actuellement en cours de transfert à l’Institut national scientifique (INACIF) pour y être identifiés.

D’après le représentant de la Défense civile de la province d’Espaillat, Víctor Alfonso Vázquez, les documents d’identité retrouvés à bord appartiennent à des ressortissants de la Mauritanie et du Sénégal, âgés de 24 à 33 ans.

Des téléphones portables et objets personnels ont également été découverts, ainsi qu’un sac à dos « contenant des paquets d’une substance proche de la cocaïne ou de l’héroïne ». Saisis, ils ont été « remis à la Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD) pour analyses », précise la Marine nationale dans un communiqué.

Pour Helena Maleno, présidente de l’association Caminando Fronteras, l’origine des passagers atteste bien de la destination initiale qu’ils avaient envisagé : les îles Canaries, « la route migratoire la plus dangereuse au monde », s’insurge-t-elle sur X. Outre les documents d’identité retrouvés, ce sont les caractéristiques de l’embarcation – une pirogue en bois typique de l’Afrique de l’Ouest – qui penchent le plus pour cette hypothèse. Dans son communiqué, la Marine dominicaine décrit un « navire d’origine et de fabrication inconnues » dans la région.

Elle a par ailleurs indiqué « poursuivre l’enquête sur cette découverte en collaboration avec le Ministère public pour déterminer les causes et l’origine de cette tragédie maritime d’origine étrangère ».

Cette route des Canaries est particulièrement meurtrière. Si par malheur, une embarcation dévie trop de sa trajectoire initiale le long des côtes africaines – à cause des forts courants marins – et se retrouve au large, c’est la mort assurée. Dans l’immensité de l’océan Atlantique, les pirogues n’ont presqu’aucune chance d’être retrouvées. Les passagers sont condamnés à mourir de soif et de faim.

Morts de faim et de soif

Ce n’est pas la première fois qu’une embarcation destinée à rejoindre les Canaries, à l’ouest du Maroc, est retrouvée de l’autre côté de l’Atlantique. Mi-avril, neuf corps de migrants ont été retrouvés par des pêcheurs au large du Brésil à environ 6 000 km là aussi des côtes africaines. La pirogue avait pris la mer depuis les côtes mauritaniennes avec une vingtaine de passagers. Aucun d’eux n’a été retrouvé.

« Nous avons retrouvé des documents indiquant que l’embarcation est partie de Mauritanie […]. Sans aucun doute, le bateau est resté à la dérive pendant une longue période », avait indiqué à l’époque José Roberto Peres, chef de la police fédérale du Pará, où avait été découverte l’embarcation.

Cette sommaire barque en bois de 13 mètres de long ne possédait ni moteur, ni voile, ni gouvernail. L’hypothèse la plus probable est donc que le bateau se soit fait emporter par un courant marin qui l’aurait dévié de son itinéraire. Les passagers seraient ensuite progressivement morts de soif.

Des naufrages en nombre

Ces candidats à l’exil qui risquent leur vie en mer fuient la pauvreté, le chômage ou l’absence de perspectives dans leurs pays. Ils embarquent clandestinement depuis la Mauritanie, le Sénégal ou la Gambie moyennant finances sur des pirogues ou des embarcations précaires, complètement inadaptées à de telles traversées.

Conséquence, sur la route des Canaries, les naufrages sont fréquents. Début juillet, les corps de 89 personnes ont été retrouvés dans un grand bateau de pêche traditionnel au large de la Mauritanie.

Mi-juin, les sauveteurs espagnols ont retrouvé six cadavres dans un canot à 800 km au large de l’île canarienne de Tenerife. Plus de 80 personnes sont toujours portées disparues après cette découverte. Le canot surchargé avait quitté Nouakchott, en Mauritanie, le 30 mai dernier.

Au total, plus de 4 800 migrants ont péri au cours des cinq premiers mois de 2024 en tentant de rallier les Canaries, estime l’ONG espagnole Caminando Fronteras. Dans le même temps, près 21 500 personnes ont débarqué dans l’archipel jusqu’ici cette année, selon le ministère de l’Intérieur.

Par La rédaction

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● L’exception est la substance de la règle | Par Seyré SIDIBE

Chez les Soninké du Guidimakha (Mauritanie), en particulier, la conjugaison de la politique était soumise à des règles strictes, n’admettant pas de verbes irréguliers.  

Et pourtant dans le manuel de la grammaire sociale, les verbes irréguliers existent et en constituent l’essentiel. Ce sont les soubassements de l’attelage social, lui conférant visibilité, lisibilité et même une existence ontologique et identitaire.

Cependant, on préfère les employer dans un cadre restreint, intra-social et communautaire. La particularité de ces verbes irréguliers, est que leur emploi et usage sont plus que récurrents, au point de s’arroger le plus gros lot du lexique verbal.

Ainsi, la problématique, la complexité de la pratique politique Soninké en Mauritanie, réside dans l’acceptation des verbes irréguliers dans la règle, dans la mesure où si d’un point de vue diachronique et étymologique, les verbes irréguliers et réguliers sont différents, il est néanmoins, indéniable qu’ils appartiennent à une même catégorie grammaticale, et présentent des manifestations similaires. 

D’ailleurs, on peut observer au quotidien dans des circonstances moins marquées et orientées par la représentativité, un usage sans retenue des verbes des deux bords, une manière opportuniste de prouver la richesse et le poids culturels de langue, de sa grammaire et partant de la communauté.  

Et si on changeait les règles de la grammaire

Les verbes irréguliers seraient-ils en train d’être réguliers ? 

Jusque-là, les chercheurs Soninké ont privilégié dans leurs travaux, la justification d’un trait de caractère, un seul et sur la base duquel, ils ont hâtivement et partiellement fondé les règles de la grammaire sociale, sans toutefois prendre en considération, la variable dynamique de la langue.

Or, ce qui apparaît comme normatif est loin d’être la norme dans l’usage, la pratique de la langue dans toute sa dimension sociale. 

Ce qui est perçu, soutenu comme irrégulier, peu conventionnel voire marginal était en réalité la loi, la récurrence.

La nomination d’un ministre Soninké, qui sort de la normalité de la grammaire sociale, fait le buzz. Les règles de la conjugaison réfractaires à toute réforme, à toute révision ont pris un coup qui interpelle les grammairiens, linguistes, intellectuels, les politiques surtout à revoir leur copie.

On a beau étouffer une langue, elle ne s’étiolera pas. Au contraire, elle développera une résistance et une résilience inattendues pour exister avec plus de vivacité, plus d’éloquence en imposant une autre lecture de la normalité, où l’exception est perçue comme une règle dans la règle et non en dehors de celle-ci. 


Seyré SIDIBE

● Nouveau gouvernement mauritanien | Le cas du ministre soninké !

Source de la photo RS

Mauritanie Politique | Ici nommé le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget, du nom Nguenor Codioro Haroune. Selon les règles non écrites autour de la formation d’un gouvernement, il représenterait le quota soninké dans l’équipe Diay 1. Ainsi, comme d’habitude, dans l’opinion publique intéressée politiquement en milieux soninkés, on s’écharpe via notes vocales interposées en tous commentaires à son sujet. Et généralement ce ne sont pas ses compétences et parcours qui sont débattus mais plutôt de savoir s’il est bien représentatif ou de quelle tendance politique est-il issu…?
Ou de savoir quelle personnalité communautaire et politique aurait plaidé pour sa promotion…
Et on comprendrait en sourdine dans certains propos, un mélange de déception et d’étonnement… parce qu’ils n’attendaient  pas ce profil…sinon en parlant vrai ce Nom de famille…

L’assiette soninké dans la « fameuse tontine politique » est souvent cooptée et captée d’office par certains pans politico-claniques à l’image de l’ordre féodalo-coutumier qui régit le fait politique intra-communautaire. 

Nous lui souhaitons succès et réussite dans ses fonctions.

Notre espoir pour l’avènement d’un Pays Normal, il faut que les compétences assurent la légitimité en rang… et non le hasard d’une naissance ou d’un nom de famille…

À la quête d’un Pays NORMAL.