Le Braquage de la banque BPM dans le quartier Soukouk, par deux Égyptiens habillés en boubou traditionnel Mauritanien, la tête « logée » dans le turban, nous rappelle encore jusqu’où ce mode vestimentaire est inapproprié en ville.
Deux Égyptiens plutôt ordinaires qui, pour commettre leur forfaiture se mettent en scène comme au théâtre, portent un masque ( le turban de chez nous), un véritable dissimulateur d’identité.
Ainsi la tête « logée » dans l’etoffe de tissu, ils se mirent dans la peau et la personnalité du « Mauritanien type » en enfilant le boubou et le turban; ce qui leur a permis de passer inaperçu, sans alerter le moindre soupçon au mépris des règles élémentaires de sécurité normalement en vigueur dans les établissements bancaires.
Ils ont réussi en pleine journée, en face de l’une des routes les plus fréquentées de Nouakchott à s’introduire et exécuter le plan de leur opération de hold-up sans difficulté et avec une facilité déconcertante.
Leur arrestation en Guinée, leur extradition en Mauritanie et les images de la reconstitution de l’opération ont été diffusées de manière spectaculaire et ostentatoire comparées à la banalité qui caractérise leur mode opération.
Ailleurs pour braquer une banque, il faut beaucoup de science et de génie du fait qu’il n’est pas facile de contourner facilement les règles de sécurité minimales dans les lieux publics ou privés.
Les autorités qui sont chargées d’assurer la sécurité publique ont-elles tiré les leçons de ce braquage pour le moins incongru ?
Tirer toutes les leçons de ce camouflet et faille sécuritaires, c’est réglementer le port du turban dans les lieux et espace publics. Il s’agit désormais d’une urgence sécuritaire qui nous amène à adapter notre mode vestimentaire aux nouvelles formes de banditisme.
Même s’il est vrai que le turban reste une bonne solution pour nous protéger contre les tempêtes de sable, un temps quasi régulier en Mauritanie et particulièrement à Nouakchott, il faut reconnaître que le turban est désormais utilisé comme stratégie de camouflage par de nombreux délinquants, une manière de dissimuler leur visage derrière « le morceau de tissu » pour échapper aux caméras de surveillance.
Oum Tounsy, le nouvel aéroport international de Nouakchott, situé à 25 kilomètres au nord de la ville, inauguré 23 juin 2016 est une déception. Un projet caractéristique d’un Etat affairiste et peu regardant sur la qualité des infrastructures qu’il finance à coup de milliards d’ouguiyas.
Huit ans après, voilà qu’une partie de la toiture s’est effondrée comme un château de carte, ce dimanche. Heureusement, il n’y a aucune perte en vie humaine, selon nos sources.
À l’époque, on nous avait vantés son style architectural, la qualité de l’ouvrage réalisé avec le concours d’experts étrangers et nationaux.
On avait soutenu que les infrastructures de l’aéroport international, Oum Tounsy avaient été été réalisées suivant les normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et de l’Association internationale des transports aériens (IATA).
Certains avaient même affirmé que le nouvel aéroport avec une capacité de 2 millions de voyageurs par an, capable de recevoir de gros porteurs : les avions de nouvelle génération de type Airbus A380 était le prémier du genre en Afrique de l’Ouest.
Ce nouvel aéroport est le fruit d’un partenariat public privé (PPP), pour un coût qui n’a pas été divulgué. Il a été réalisé par Najah for major works (NMW), une entreprise privée mauritanienne, dans le cadre d’un contrat de Partenariat
Message de remerciements pour les concepteurs et acteurs de AFRAB et d’informations pour le public abolitionniste. J’informe tous les collègues, chercheurs ou activistes, avec qui j’ai partagé une excellente semaine à l’université de Dar es Salam, dans le cadre du projet AFRAB, que je suis arrivé au sein de la famille à Dakar, en parfaite santé et dans des bonnes conditions. Je compte aussi mobiliser des chercheurs mauritaniens, basés à l’université de Nouakchott ou dans des universités étrangères, pour rallier le projet et la conception AFRAB, une idée géniale qui contribuerait beaucoup à l’effort africain et mondial visant à informer sur l’esclavagisme en vue de son éradication totale. Le projet AFRAB (acronym de «African Abolitionism: The Rise and Transformations of Anti-slavery in Africa») a soutenu et financé la participation de 32 participants, dont des membres du réseau G5 Sahel contre l’Esclavage, à la conférence UDSM en Dar es Salaam du 6 au 10 novembre 2023. Le G5 Sahel est un consortium d’ongs anti-esclavagistes, travaillant au Mali, Niger, Mauritanie, Tchad, Burkina Fasso et autres pays du Sahel, Sahara ou Afrique de l’Ouest. Le G5Sahel Contre l’Esclavage est dirigé par Ali Bouzou, secrétaire général du consortium et président de l’organisation Timidria du Niger. AFRAB est coordonné par la professeure Benedetta Rossi, basée au Département d’histoire de l’université « University College London » (UCL) à Londres, au Royaume-Uni. AFRAB est financé par le Conseil Européen de la Recherche (convention de subvention n° 885418).
J’ai commencé ma scolarité à l’école primaire de Boully où j’ai découvert les bases de l’éducation. Cette période a été cruciale pour mon développement initial, où j’ai appris à lire, à écrire et à résoudre des problèmes mathématiques. C’est à ce moment que j’ai pris goût à l’apprentissage et que j’ai commencé à développer les compétences de base.
• Collège :
Après l’école primaire à Boully, j’ai poursuivi ma scolarité au collège de Selibaby. Cette étape a été marquée par l’exploration de matières variées, allant des sciences aux lettres, en passant par les langues étrangères comme l’anglais.
• Lycée :
Après le collège, j’ai toujours poursuivi mes études au sein de lycée de Selibaby. À ce niveau, de mon parcours, j’ai choisi de me concentrer plus sur des matières qui m’intéressaient le plus, notamment les matières littéraires. Grâce à une excellente formation dispensée par ce lycée, j’ai obtenu mon baccalauréat en 2007.
• Début du parcours universitaire à l’Université de Nouakchott :
Après avoir obtenu mon baccalauréat, j’ai intégré la faculté des sciences juridiques et économiques de l’Université de Nouakchott pour y poursuivre mes études supérieures de 2008 – 2011. En travaillant sérieusement, j’ai réussi à valider toutes mes trois années universitaires avec mention. Arrivée à la maîtrise (master 1), je me suis orienté vers la carrière judiciaire en choisissant de m’inscrire en Droit judiciaire privé. En travaillant très dur, j’ai pu sortir major ma promotion en 2011 et j’ai choisi d’approfondir mes études par la réalisation d’un troisième cycle en France.
• Master et doctorat et suites en France :
Fin 2011, je me suis inscrit en master à l’Université Sorbonne Paris Nord. J’y ai obtenu mon master 2 en Droit privé (option Contentieux), en 2013.
Après le Master 2, j’ai décidé de passer un Diplôme universitaire en Droit des affaires et de l’entreprise à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas, en 2014.
Mon parcours académique m’a finalement mené à la réalisation d’un doctorat en droit privé à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas sur le procès civil. J’ai soutenu ma thèse en novembre 2021 avec la mention très honorable assortie des félicitations du jury.
Cette phase a été la plus exigeante de mon parcours, mais aussi la plus gratifiante. J’ai effectué des recherches originales sur la notification des actes du procès civil. Aussi, j’ai pu enseigner différentes matières de droit privé au sein des grandes universités telles que l’Université Paris 2 Panthéon-Assas et l’Université Paris Nanterre et j’ai publié des articles scientifiques dans de grandes revues spécialisées. Mon doctorat est le couronnement de mes années d’efforts et de dévouement envers l’apprentissage et la recherche.
École de formation professionnelle des barreaux de la cour d’appel de Paris
Après mon doctorat, j’ai intégré l’école de formation des avocats des barreaux de Paris. À l’issue deux ans de formation, j’ai passé en juillet 2023 avec succès les épreuves de sortie pour avoir le diplôme d’avocat, officiellement appelé : Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA). Diplôme qui m’autorise à exercer le métier d’avocat.
En résumé, mon parcours académique illustre ma passion pour l’éducation, mon engagement envers l’acquisition de connaissances. Je suis reconnaissant envers tous ceux qui m’ont soutenu tout au long de ce voyage, parfois très difficile, et je suis enthousiaste à l’idée de continuer à explorer de nouvelles opportunités d’apprentissage et de recherche dans le futur.
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Enfin, je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de partager mon parcours académique avec vous.
Abdoul YATERA, Docteur en droit privé de l’Université Paris-Panthéon-Assas Titulaire du certificat d’aptitude à la profession d’avocat
EN BREF | Cridem – Deux hommes suspectés d’avoir participé au braquage de l’agence Banque Populaire de Mauritanie (BPM), sur la route de Soukouk, le 1er novembre dernier, sont arrivés, ce vendredi 10 novembre, à Nouakchott, en provenance de la Guinée, sous une forte escorte policière.
Selon nos confrères d’Essahraa, les deux suspects interpellés sont de nationalité égyptienne.
Le troisième suspect (qui possède également la nationalité égyptienne) devrait arriver dans la capitale, Nouakchott, en provenance du Sénégal, où il a été arrêté et remis à une équipe de la police mauritanienne, ajoute Essahraa.
Taqadomy – L’hôpital Sant Joan de Déu de Barcelone a annoncé le succès de l’opération visant à séparer deux nourrissons mauritaniens siamois, nés joints au niveau de l’abdomen.
L’hôpital a indiqué que les deux nourrissons ont subi une opération chirurgicale qui a duré cinq heures et à laquelle une équipe de 20 spécialistes a participé, soulignant que « les choses se sont déroulées comme prévu ».
Les jumeaux siamois sont nés dans la capitale mauritanienne, Nouakchott, le 8 octobre, réunis au sommet de l’abdomen, par un seul cordon ombilical, pour un poids total de 5,2 kg.
Fin octobre, ils ont été transportés à bord d’un avion médicalisé militaire, accompagnés de leurs proches, de médecins militaires et du personnel médical de l’hôpital San Joan de Déu, pour subir une intervention chirurgicale dans cet hôpital situé dans la ville espagnole de Barcelone.
Africa Guinée – Certains ressortissants guinéens vivant à Nouakchott (Mauritanie) traversent une situation pénible. Depuis quelques mois, les autorités mauritaniennes ont durci les mesures contre les étrangers en situation irrégulière.
Une campagne de traque et de renvoi des immigrés sans-papiers a été enclenchée par les autorités du pays, a appris Africaguinee.com. Selon nos informations, des milliers de guinéens font face à cette situation à Nouakchott ainsi que dans d’autres régions du pays.
Mamadou Hassimiou Diallo est un guinéen résident en Mauritanie et président de l’association dénommée « l’Amical guinéo-mauritanienne ». Il a fait 13 ans dans ce pays de l’Afrique occidentale. Interrogé, il revient sur cette situation.
« Ce sont tous les étrangers en situation irrégulière (guinéens, sénégalais, maliens, etc), qui font face à cette rafle. La particularité des guinéens, c’est l’absence de leur Etat. Nous n’avons ni ambassade, ni consulat. Ce qui signifie que le guinéen ne peut avoir les documents d’identification de son pays sur place, notamment le passeport, qui est obligatoire pour se régulariser.
Nos autorités qui doivent trouver les moyens de mettre les documents d’identité à la disposition de leurs ressortissants vivant en Mauritanie. A défaut d’une ambassade, il faut ouvrir un consulat général en Mauritanie ou au moins, envoyer une mission consulaire pour délivrer des passeports, des extraits de naissance et des cartes d’identité à nos compatriotes sur place. Ensuite, comme l’ont fait les ivoiriens, il faut négocier avec les autorités mauritaniennes pour exempter les guinéens de visa et des cartes de séjour ou du moins, faciliter leur accès« , confie ce ressortissant guinéen.
Notre interlocuteur précise aussi que l’irrégularité empêche énormément des guinéens d’avoir un emploi formel malgré leur compétence. En outre, ce phénomène les empêche également de se déplacer librement et même de pouvoir acheter un abonnement téléphonique.
« Nous avons à maintes reprises interpeller les autorités guinéennes pour trouver une solution aux problèmes des guinéens de Mauritanie. Nous espérons que celle-ci (interpellation à travers la rédaction d’Africaguinee), sera la bonne », a exprimé Hassimiou.
Selon un autre guinéen, la traque des sans-papiers en cours affecte particulièrement les guinéens très nombreux dans ce pays.
« Traditionnellement, les ouest africains ne souffraient pas de tracasseries dans ce pays qui partage un long héritage avec les guinéens. Depuis toujours, les guinéens y vont pour le négoce, mais aussi et surtout pour les études religieuses. A cette liste vient s’ajouter celle très importante des candidats à la traversée des Côtes espagnoles. Il se trouve que la Guinée ne dispose pas encore d’ambassade à Nouakchott ce qui complique davantage la situation », a confié cette autre source à notre rédaction.
Problématique de recensement
Il n’y a [pratiquement] pas de recensement exhaustif des guinéens résidents en Mauritanie, « surtout les clandestins », explique-t-il. Néanmoins, monsieur Diallo, estime le nombre des guinéens à une trentaine de milliers.
Pour notre interlocuteur, il n’y a pas de bureau qui réunit les ressortissants guinéens vivant en Mauritanie. Simplement, parce que le bureau qui existait leur a été imposé. Ce qui a créé une désunion entre eux. « Rien n’est en train d’être fait. Car il n’y a pas un bureau légitime pour faire quelque chose. »
S’il y a une copie à revoir en urgence par les autorités mauritaniennes, ce sera l’arrêté ministériel 0698 du 4 juillet 2023 concernant la date limite de l’enrôlement biométrique des populations selon la procédure normale, voir son article 19 . En matière d’état civil, chantages et pratiques illisibles sont de nature à ourdir de graves problématiques du futur liées à la nationalité. Sérieusement le temps urge, et le compte ne semble y être pour recenser toutes nos populations de l’intérieur comme de l’extérieur. En Mauritanie, un territoire de plus 1 million de kilomètres carrés avec une population estimée à 4,614 millions (données 2021), a besoin d’une dynamique démographique plus que jamais. Comparativement à la France qui fait 551 695 kilomètres carrés avec une population estimée (67,75 millions, données 2021) presque 15 fois celle de la nôtre, nous verrons qu’il y a de la marge et surtout aucun risque d’embouteillages à propos de la densité. Ce qui cloche aujourd’hui avec ce processus d’enrôlement biométrique qui s’étire étrangement depuis plus d’une décennie, est lié à de mécanismes nébuleux. Nos terres sont vastes, mais aujourd’hui fatalement très sous peuplées. À ceux qui dirons qu’elles sont inhospitalières à cause des conditions climatiques, et oui justement il nous faut beaucoup de « cerveaux fertiles » qui surgiraient d’une certaine vitalité démographique pour dompter cet environnement. Il est temps que l’état profond de la gouvernance politique réévalue la marche en cours. Le prisme de la donne ethniciste qui sous-entend la politique démographique est une impasse à long terme. Le délai serré vers le 31 décembre prochain de l’arrêté susmentionné est intenable pour enregistrer tous les cas non recensés. Les échos remontés du terrain notamment dans différentes localités du sud (Guidimagha notamment) abondent dans le même sens : les opérations sont lentes et émaillées de divers micmacs opératoires. Alors, que les hautes autorités donnent le temps au temps pour enfin mener judicieusement ce processus d’enrôlement biométrique transformé « volontairement » en serpent de mer multicolore. Aucun et aucune mauritanien.ne de l’intérieur ou de l’extérieur ne doit connaître une injuste apatridie sur le sol de ses ancêtres. Ce serait d’une gravité innommable, notre nationalité n’a pas besoin d’une violence administrative en soustrayant de pans de la population à cause des visées politisées foncièrement chauvines et raciales. La copie de cette échéance décrétée est à revoir nécessairement…!
Le président de la république en personne doit être sérieusement informé sur la situation en cours. Dans nos villages et localités, les populations concernées demandent d’être bien accueillies et voir leurs cas traités normalement par les commissions en charge. L’atmosphère actuelle dans certaines zones comme le cas de la commune de Dafort, est à l’excitation autour du point de l’état civil toujours bondé. Et à moins de 9 semaines de la fin du délai fixé par l’arrêté, le pessimisme règne à propos, tout ce monde peut-il être enrôlé à temps ?
Mohamedou Sow à la Station marine d’Arcachon, 2023
Mohamedou Sow est ingénieur de Recherche à l’Université de Bordeaux. Après son master en ingénierie mathématique, il soutient sa thèse en Statistiques appliquées à l’analyse des données environnementales en mai 2011. Depuis l’obtention de sa thèse en cotutelle avec l’Université de Toronto, il travaille au sein de l’unité mixte de recherche 5805 environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux (UMR 5805 -EPOC) à l’Université de Bordeaux. Sow est actif dans le monde associatif bordelais, particulièrement au sein de l’Association des Étudiants et Ressortissants Mauritaniens en Gironde (AERMG) devenue association des mauritaniens de la Nouvelle Aquitaine (AMNA). Il fut plusieurs fois vice-président de cette association entre 2013 à 2017 ; notamment président de 2015 à 2016. Le 24 octobre 2023, paraît un article scientifique du Dr Sow dans Marine Pollution Bulletin en collaboration avec l’institut mauritanien de recherches et des pêches océanographiques (IMROP) dont Dr Moulaye Wagne, co-auteur, est membre. Cette étude est intitulée «Distribution du mercure dans les organes de poissons échantillonnés dans la zone exclusive mauritanienne (ZEE) ». Le lien est le suivant : https://authors.elsevier.com/a/1hyX%7E,asi64rr. A côté de quelques pistes de recherches et travaux dans le domaine, Dr Sow, mauritanien installé en Nouvelle Aquitaine en France, chercheur chevronné, originaire de Mbout dans la région du Gorgol ; innove par une importante approche en abordant également l’aspect sur santé humaine. Le papier a suscité un intérêt majeur auprès de la communauté scientifique. Ci-dessous les mots de présentation de l’article scientifique, publié par une grande revue scientifique, parvenus à notre média :
Localisation des différents sites d’échantillonnage
« Le mercure (Hg) est généralement considéré comme l’un des métaux le plus toxiques rencontrés dans l’environnement. Il est libéré dans l’atmosphère par des processus naturels tels que le vulcanisme, l’érosion des sols et le dégazage des océans. Néanmoins, la majorité des contaminations associées au Hg proviennent d’activités anthropogéniques, telles que l’extraction de l’or, les activités industrielles et l’élimination des déchets. Deux formes de contamination mercurielles peuvent affecter la santé des populations locales : inhalation directe des vapeurs de mercure et l’ingestion de poissons présentant de fortes teneurs en méthylmercure (MeHg). Cette contamination peut entraîner des altérations significatives des fonctions du système nerveux. La présence de Hg dans les poissons résulte de deux processus : la bioaccumulation du métal au cours de la vie du poisson et la bioamplification le long du réseau trophique (Maury-Brachet et al., 2006). Le méthylmercure (MeHg), la forme organique et la plus toxique pour les organismes vivants, tend à se bioaccumuler au sein de la chaîne trophique augmentant ainsi le risque pour l’environnement. Le Hg est transféré le long de la chaîne trophique par des processus de bioamplification jusqu’à ce qu’il atteigne les humains, qui sont au bout de la chaîne. Le poisson est une excellente source de protéines de haute qualité, d’oméga-3 et de diverses vitamines (Moxness Reksten et al., 2020 ; FAO, 2021). Cependant, il peut également être source de contaminants, tels que les métaux, les polluants organiques et les plastiques. Malgré l’intensification des activités humaines (l’accroissement du transport maritime ; l’exploitation pétrolière et gazière offshore) le long de la côte mauritanienne, l’augmentation du flux de Hg et la forte menace que cela représente pour la faune, les communautés locales, et la biodiversité, cette contamination est peu documentée. Dans notre étude, nous avons évalué 1) la concentration totale du mercure dans sept espèces #pélagiques (Auxis rochei, Caranx rhonchus, Sardina pilchardus, Sardinella aurita, Sardinella maderensis, Scomber colias et Trachurus trecae) les plus consommés et commercialisées dans le monde, 2) la relation entre l’organotropisme du Hg et les régimes alimentaires, 3) le risque lié à la consommation des différentes espèces de poissons. Afin d’évaluer le niveau de contamination de la zone économique exclusive (ZEE) Mauritanienne, nous avons aussi comparé les concentrations mesurées avec les résultats obtenues pour les mêmes espèces dans des études réalisées dans d’autres pays #Senegal, #Maroc et #Portugal. Notre étude apporte de nouvelles informations sur l’accumulation et la distribution du mercure dans différentes espèces de poissons de la ZEE Mauritanienne et son lien avec les régimes alimentaires.
• Les concentrations dans les différentes espèces sont très faibles et aucune des valeurs ne dépasse le seuil limite pour la consommation humaine. • L’accumulation et la distribution du mercure chez les espèces de poissons dépendent du régime alimentaire. • Les concentrations de mercure dans les muscles sont plus élevées chez les poissons carnivores que les poissons omnivores, à l’exception de Scomber colias, suggérant une bioamplification du mercure le long de la chaîne trophique. • Des différences significatives ont été observées entre les concentrations de mercure dans le muscle et le foie
La présente étude est, à notre connaissance, la première à quantifier la distribution du mercure au sein d’organes (muscle et foie) d’espèces pélagiques le long de la ZEE mauritanienne. D’autres études sont nécessaires afin de comparer les niveaux de contaminations des différents sites étudiés et de voir si les sites à proximité d’activités anthropiques, telles que l’orpaillage et les activités industrielles, sont plus contaminés, et de surveiller leurs impacts sur la santé humaine. En Afrique, où la malnutrition est l’une des principales causes de mortalité, il est essentiel de garantir la sécurité alimentaire des ressources naturelles du continent.» Dr Mohamedou Sow
Image prise lors la Rencontre des Compétences et Expertises Nationales, Nouakchott, le 29 et 30 décembre 2013
Taqadomy – L’ancien ministre de la Justice, Haïmoud Ould Ramdane, a déclaré que son équipe, après avoir étudié le rapport de la commission d’enquête parlementaire, était parvenue à des conclusions affirmant l’immunité absolue du Président en vertu de la Constitution.
Cette déclaration de Ould Ramdane est intervenue lors de son audition aujourd’hui, mardi, devant le Tribunal pénal spécial de lutte contre la corruption, au cours de laquelle il a ajouté que le rapport de la commission parlementaire, sur la base duquel se fondaient les accusations portées contre l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, « a été formulé de manière allant dans le sens de l’accusation d’un côté et d’une seule opinion ».
Ould Ramdane a indiqué que les membres de son équipe au ministère de la Justice s’interrogeaient à l’époque sur les raisons de l’envoi du rapport au ministre de la Justice en présence d’un Parlement spécialisé dans certains crimes, et que le principe de séparation des pouvoirs interdit strictement toute flexibilité entre les pouvoirs législatif et judiciaire.
Il est à noter que la défense de l’ex-Chef d’Etat a fait comparaître aujourd’hui mardi l’ancien ministre de la Justice, Ould Ramdane, comme témoin à décharge, au nom de son client, après que le Tribunal a rejeté une demande de convocation de témoins supplémentaires, dont l’intéressé.
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