● Éditorial : Ma plume, ma santé….la marche du pays | Par Camara Seydi Moussa

Je reprends ma plume (pour mes modestes contributions), après quelques temps d’absence…temps de latence ou d’hibernation ?

Rien de tout cela, Camara Seydi Moussa était malade. Une maladie bizarroïde. Et perdu entre les dermatologues de Nouakchott, Bamako et, depuis quelques mois, de Dakar.

Victime d’une allergie de je ne sais quoi. Une allergie qui énerve mes pores sudoripares. Car je ne supporte plus la chaleur ni ne peux porter un quelconque habit. Difficile, non ? De bilan médical en consultation… rien. Les toubibs n’y ont vu que du feu. Car le patient que je suis, après quelques temps de répit, recommence à souffrir. Alors pour mes soins je suis retourné à Dakar.

Sur le chemin de ce rendez-vous médical, contrairement aux autres par le passé, j’ai fait un agréable voyage en compagnie du journaliste et petit frère Babacar Baye N’Diaye de CRIDEM. C’est ainsi que le petit-frère et célèbre journaliste découvre ma souffrance. La souffrance d’un homme avec peu des moyens, écartelé entre les dermatologues de trois pays. Il a compati et en déduit un peu la cause de la rareté des mes éditos…

Le chemin était exaltant, empreint de l’amour du pays, la Mauritanie. Un pays que nous aimons et que nous jalousons. Mais un pays qui, par sa gouvernance, nous méprise, nous rejette mais surtout se plait et se complait dans la médiocrité, la honte comportementale et de la suffisance béate de l’ignorant. Un ignorant qui ignore qu’il est ignorant et surtout ignore que les gens savent qu’il représente le sommet de l’ignorance.

Au cours du voyage, on a raconté des petites histoires pour égayer l’atmosphère et surtout sortir du complexe des infrastructures que nous traversons…

Cahin-caha, je suis arrivé au point d’intersection qui mène chez mes diatigui. Je dois quitter mon petit-frère Babacar pour chercher un abri, car je n’ai plus les moyens de me loger dans une auberge. Babacar ne comprenait pas comment vais-je faire me frayer un passage dans ce qui ressemble à une petite forêt dakaroise sous un pont qui mène vers le carrefour Thiaxane. Je lui ai assuré que je m’en sortirai. Sur ce, le «Taxi Allô Dakar» me quitta, avec les « Fais attention à toi grand Seydi. Bonne chance ».

Merci Babacar pour ton soutien. A dire vrai, petit-frère, je ne connaissais pas ce pont, ni cet endroit touffu mais j’ai cru aux indications du chauffeur. Car, dit-il, sous le pont, de l’autre côté, il y a un carrefour où je pourrai trouver un taxi pour ma destination.
Je dois être hébergé par une famille dans le département de Rufisque au village de Sangalkam avant d’aller sur Dakar lundi pour voir mon médecin.

Sur le chemin, avant cette petite forêt surplombée par un pont, nous avons discuté. La discussion était intéressante, dépassionnée avec un détachement professionnel parfois aigu du sujet. Le petit-frère et moi sommes accueillis par une ville quasi-noyée, grandement paralysée par les eaux de pluie. Mais Dakar a pu se relever après les effets d’une averse d’une intensité sans précédent.

Que serai-il arrivé si cette pluie était tombée sur Nouakchott, notre capitale ? Non. Ce n’est pas le sujet. Parlons de mes médecins. Oui mes médecins. Ils étaient tous bons. Mais seulement chez moi, mon pays, la Mauritanie, les diagnostics de nos vaillants toubibs sont biaisés par les produits servis par nos officines pharmaceutiques. Comme quoi en Mauritanie il y a de très bons médecins qui ploient sous le poids des mauvais médicaments.

Mes propos peuvent être étayés par les cas de ces patientes, victimes de tuberculose osseuse qui, après l’administration du produit servi par le programme mauritanien, n’ont enregistré aucune amélioration. Il a fallu traverser le Fleuve et aller à la petite ville de Richard Toll pour se procurer de la même molécule du programme sénégalais.

Alors c’est la ruée vers le Sénégal ou Dakar ; et pourtant, particulièrement pour la tuberculose osseuse, le Sénégal et la Mauritanie reçoivent les mêmes molécules du même programme du richissime américain Bill Gates. Mais les nôtres sont tout simplement mal conservées.

Sacré pays, trituré, saccagé et sucé par des sangsues sans vision ni projet de société ; pauvre pays complètement à terre, complètement perdu. Le secteur de la santé est en perpétuelle admonestation.

Le malheureux citoyen mauritanien que nous sommes, continuerons à nous procurer des médicaments sans effet sur les maladies diagnostiquées qui constituent un danger pour notre santé … de véritables poisons. Dans l’histoire récente du pays, le ministre qui a cherché à mettre un peu d’ordre dans le secteur de la pharmacie s’est vu vite remercié. Car jugé nuisibles aux intérêts des intouchables, ces gens qui décident pour nous du prix des denrées alimentaires comme ceux des produits pharmaceutiques !

La faillite. L’Etat mauritanien est réellement en faillite. Embourbé dans l’à-peu-près et l’inefficacité. Sans initiative et ambitions pour ce peuple hagard… les belles intentions du Président Ghazouani ont pour effet sur la vie et l’existence du mauritanien que ce que les gouttes d’eau ont sur un rocher.

Un gouvernement nul. Car Ould Bilal et son équipe n’ont de programme ou d’action que des réactions après les sorties présidentielles. Un Président perdu et pris en otage, dirigeant une horde de ministres qui oublient qu’ils sont là pour exécuter son programme.
Monsieur le Président, revisitez vos engagements pour lesquels vous pensez avoir été élu et regardez l’action de votre gouvernement. Le gouvernement à qui vous avez donné la charge de les exécuter. Difficile de ne pas croire que beaucoup de ces hommes et femmes travaillent contre vous ou ne savent pas pourquoi vous leur avez confié ces tâches. Sur ce gouvernement, je viendrais.

… Alors ma santé : je considère que ce n’est pas le médecin dakarois qui m’a soigné mais que c’est plutôt les produits pharmaceutiques distribués et contrôlés par les hommes et femmes en charge de la santé des Sénégalais qui m’ont soigné. Je suis comme les victimes de la tuberculose qui quittent la Mauritanie pour payer les médicaments dans la petite ville de Richard Toll sachant que ces médicaments sont les mêmes que les nôtres convoyés dans le même bateau venant des Etats-Unis. Alors, pourquoi les nôtres sont sans effet sur les patients jusqu’à ce que les médecins demandent à ces derniers de traverser le Fleuve pour se procurer des produits qu’on offre gratuitement à Nouakchott ? Pauvre de nous !!

Pour ma petite expérience, je dis chapeau aux médecins mauritaniens qui ne sont malheureusement pas soutenus dans la chaine sur laquelle repose le secteur de la santé en Mauritanie. En fait, quel est le secteur qui marche bien dans ce pays ? Quel secteur est en mesure de soulager les difficultés quotidiennes des populations ? J’en cherche…

Tous mes remerciements aux amis qui m’ont soutenu durant les plus difficiles moments de cette épreuve. Merci.

Camara Seydi Moussa

©️ Via l’éditorial La Nouvelle Expression – http://nouvelleexpression.org/suite-info.php?var=1768

● Football : après Arsène Wenguer, un autre dirigeant européen, Aurelio Laurentis de Napoli, perd la boussole face à l’Afrique | Par Mr Moussa Khairy


C’est tout le continent africain, la Confédération Africaine de Football (CAF) en tête, qui est indigné face aux propos jugés irresponsables et inacceptables tenus par le président du Napoli FC, l’Italien Aurelio Laurentis. Celui-ci a en effet déclaré publiquement que les joueurs africains qui signent pour Napoli doivent signer une clause de renonciation à la participation à la Coupe d’Afrique des Nations, comme condition d’emploi.
Je condamne ces propos d’autant plus qu’ils sont susceptibles, selon le communiqué de la CAF, de tomber sous la coupe de l’article 14 du règlement disciplinaire de la Fédération européenne de football (UEFA). D’ailleurs, une enquête disciplinaire a été requise à son encontre.
Par ailleurs, est-ce que le Napoli d’Aurelio Laurentis va appliquer la même clause aux joueurs latino-américains ou d’autres confédérations. Pourquoi cette clause n’est exigée que des seuls joueurs africains ? N’est-ce pas là du racisme primaire, ce qui serait encore plus grave, car heurtant les principes mêmes qui fondent le sport mondial, et le football en particulier, et qui se basent sur l’équité et la non-discrimination.
Par ailleurs, et comme l’a fait remarquer la CAF dans son communiqué, « la Coupe d’Afrique des Nations est la compétition phare du continent africain et l’une des principales compétitions mondiales du football ». Cette compétition a attiré lors de sa dernière édition au Cameroun plus de 600 millions de téléspectateurs et diffusé dans 160 pays.

©️ Via Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=6372669262749478&id=100000194010652

● Déclaration de la Coordination des Associations culturelles pulaar, sooninke et wolof : A propos de la loi d’orientation de l’éducation nationale

L’Assemblée Nationale vient d’adopter la loi d’orientation de l’éducation nationale. Sur invitation du ministre de l’Education Nationale et de la Réforme du Système Éducatif, la Coordination des Associations culturelles pulaar, sooninke et wolof (CAC) avait participé activement aux assises régionales et nationales à propos de la concertation sur la réforme de l’enseignement.

Cette participation avait permis d’exhumer les travaux de l’ex Institut des Langues Nationales (ILN) et convaincu la majorité des participants de la nécessité de réintroduire les langues nationales pulaar, sooninke et wolof dans le Système éducatif national.

Par la suite, les différentes rencontres et correspondances échangées avec le ministre et les amendements proposés par la CAC à chaque étape du processus de rédaction de la loi, dont certains ont été retenus (article 7 relatif aux missions de l’école, Article 55 relatif à l’enseignement des adultes, certains alinéas de l’article 65 par exemple) ont permis de contribuer à son amélioration.

Ainsi, la Coordination des trois associations, au-delà des insuffisances et ambiguïtés que renferme cette loi, tout en regrettant la non prise en compte par le Parlement de certains amendements dans le texte final, considère que l’une de ses deux (2) principales revendications a été satisfaite, à savoir la réintroduction des langues nationales pulaar, sooninke et wolof dans le Système éducatif national, en tant que langues d’enseignement et de communication en plus de la création d’une « structure chargée de piloter la promotion et la mise en œuvre de l’enseignement de ces langues nationales ».

La CAC, tout en réaffirmant sa disponibilité à accompagner le processus selon ses moyens, invite le pouvoir à engager les moyens humains, matériels et financiers nécessaires, et l’ensemble des acteurs à apporter leur appui pour la réussite de cette orientation.

La CAC demande à l’ensemble des acteurs concernés par ce Projet, les Associations culturelles en premier, à poursuivre avec détermination leurs luttes afin de faire aboutir les autres revendications, en particulier l’officialisation des langues pulaar, sooninke et wolof.

Nouakchott, le 8 août 2022

La Coordination des associations culturelles

©️ Via Page Mauritanie fb https://www.facebook.com/100076856828479/posts/174017508503476/

● Mauritanie – Moussa Ould Khairi, le dirigeant sportif modèle | Par Mohamed Feily

Beaucoup de choses ont été écrites sur Moussa Ould Khairi, le Self Made Man. Celui qui s’est construit tout seul en réussissant à monter sa propre entreprise, Moussa Optical, devenue aujourd’hui une référence dans le pays.

C’est un exemple pour tous ceux qui comme lui ne sont pas nés avec une cuillère d’or dans la bouche et qui gravi les échelons grâce à la persévérance et l’engagement.

Certes, certains le connaissent dans le sport, mais ne connaissent pas son parcours, ni son degré d’engagement qui lui ont permis d’être l’un des meilleurs dirigeants sportifs de ce pays.

C’est en 2005 que Moussa Ould Khairi, un féru de football, s’est lancé dans l’aventure avec un groupe d’amis pour sauver la mythique équipe de El Ahmedi. Fougueux et ambitieux, il veut réorganiser l’équipe et lui donner un nouveau statut.

Seulement après quelques mois, le déclic ne venait et il décide de montrer sa propre équipe F.C Khairi. Reconnu et affiliée à la Fédération, il commence le travail et réussi à débaucher plusieurs joueurs de DI pour participer au championnat de deuxième division. L’année suivante, grâce à un bon ménagement notamment en prenant un entraineur français, l’équipe termine 1er du championnat et accède au championnat de DI.

Seulement les bonnes pioches n’échappent pas aux visionnaires et c’est dans ce cadre que Moussa Ould Khairi est approché par la Mairie de T. Zeina pour la refondation du club. Ce partenariat gagnant-gagnant va aboutit à la création du club de Tevragh Zeina avec comme Président Moussa Ould Khairi. Depuis lors le club engrange les trophées et devient l’un des clubs phares du pays.

Très vite Moussa Ould Khairi va apporter un nouveau souffle au monde des dirigeants des clubs de football avec une nouvelle vision basée sur la rigueur dans le travail et le respect des engagements. C’est ainsi que Tevragh Zeina est devenue une destination privilégiée des meilleurs footballeurs et les bureaux de Moussa Optical un rendez-vous incontournable pour les anciens et les nouveaux sportifs. L’ouverture d’esprit de l’homme, sa grande culture et son sens de l’amitié y sont pour beaucoup.

C’est donc tout naturellement qu’il entre en 2007 comme membre au bureau fédéral de la Fédération Mauritanienne de Football que préside Mohamed Salem Ould Boukhreiss. Malgré les difficultés de cette magistrature, il a joué un grand rôle à la tête de la commission marketing grâce à son sens élevé des relations.

En 2011 après avoir été coopté dans la liste candidate à la présidence de la Fédération conduite par Moulay Ould Abbas, il n’hésite pas à claquer la porte parce que trahi par certains et il rejoint l’équipe du changement sans exigence de poste. Très vite, il s’impose comme l’un des plus actifs durant la campagne et réussi à débaucher plusieurs soutiens de son ancienne liste. C’est donc tout naturellement qu’il est coopté 1er vice-président de la Fédération Mauritanienne de Football aux côtés de l’actuel Président de la FFRIM.

Durant ce premier mandat, considérant que le démarrage de la fédération sera difficile,. Il va axer le travail sur la petite catégorie et cela va s’avérer payant rapidement parce que l’équipe de T. Zeina sera le principal pourvoyeur des équipes nationales dans les différentes catégories.

Après le premier mandat de la Fédération, il sera reconduit lors du second et c’est là que les choses vont commencer à se corser. C’est d’abord par des embuches semés ça et là pour le club que les entraves vont débuter. Moussa Ould Khairi, qui n’était pas un béni oui oui, commençait à donner de la voix et contester des décisions contestables…

Seulement il ne savait que les décisions étaient prises unilatéralement et discutées ensuite… Tout sera tenté pour le décourager au point qu’il n’était parfois même pas informé de la tenue des réunions. Malgré cela, il est resté fixé sur l’objectif de contribuer à la promotion du football dans le pays et à maintenir à flot son équipe et surtout continuer à aider les jeunes.

Dans la foulée, il a ouvert une boutique de sport en créant des emplois et partant en se basant sur l’artisanat national pour les motifs des équipements. Toujours visionnaire, il va investir dans la création d’une académie de football MEGAFOOT ou il emploie des anciens sportifs. Un travail payant couronné aujourd’hui avec le titre de champion remporté par les jeunes de T. Zeina.

Sa sortie programmée du bureau fédéral de la Fédération Mauritanienne de Football en 2017 était dans l’ordre normal des choses et ne l’a jamais découragé. Loin s’en faut parce qu’il et a réussi au nez et à la barbe de tout le monde a été élu à la tête de la ligue régional de football de Nouakchott Ouest. Après un excellent bilan, il a décidé en mars 2022 de ne pas briguer un second mandat en laissant à son successeur un compte garni et plein d’équipements. Qui peut faire mieux ?

Mohamed Feily

©️ Via kassataya https://kassataya.com/2022/08/08/moussa-ould-khairi-le-dirigeant-sportif-modele-par-mohamed-feily/

● L’arabisation absolue ne doit pas être un outil pour détruire la cohésion sociale!

Cheikh Med – J’appelle le gouvernement mauritanien à traiter avec sagesse et intelligence la question nationale !

L’arabisation absolue ne peut être imposée en Mauritanie car c’est un pays multiculturel et multiethnique ! Notre espace régional à travers le Sahel, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, cet espace utilise très largement le français, l’arabe est également présent, il n’y a pas de contradiction entre l’arabe et le français, ils jouent tous des rôles importants dans cette région du monde.

Dans notre cher pays, la Mauritanie, il n’y a pas de contradiction entre l’arabe et le français, qui ont tous deux un rôle très important, et le pays en a besoin. La Mauritanie a besoin de justice, d’égalité et de respect de la diversité.

Elle a aussi besoin de développement économique et social et d’infrastructures. La Mauritanie, dans ces conditions économiques difficiles, n’a jamais besoin d’ouvrir des discussions d’identité, et elle n’a pas besoin de conflits. Les identités ne servent à rien pour le peuple ! Le peuple a besoin d’éducation, de santé et d’égalité des chances.

J’appelle le gouvernement mauritanien à travailler davantage dans le domaine du soutien à la coexistence à travers la consolidation de l’égalité sociétale, le respect de la diversité et l’égalité des chances pour tous les citoyens. C’est pourquoi j’appelle le ministère de l’Éducation nationale à retirer la nouvelle loi sur l’éducation, qui risque de créer de nouveaux problèmes dont nous n’avons pas besoin.

Je compte beaucoup sur la sagesse du Président de la République, un homme sage, un homme de morale ! C’est pourquoi nous pensons que la priorité doit être en faveur du soutien à l’unité nationale et à la paix civile !

L’ouverture de fichiers sensibles qui soulèvent des litiges n’est pas nécessaire pour le moment ! Les mauritaniens doivent maintenant serrer les rangs pour faire avancer leur pays et lutter contre la corruption et la discrimination, nous sommes un pays arriéré par rapport à nos voisins !

C’est pourquoi nos élites politiques doivent laisser de côté leurs différences et se préoccuper du développement économique et social ! Développement et prospérité d’abord !

Babah Cheikh
Écrivain et chercheur

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=758439

Mali : l’ONU confirme l’implication de soldats maliens et «blancs» dans la mort de 33 civils

33 civils ont été retrouvés morts début mars au Mali, non loin de la frontière avec la Mauritanie. L’ONU a confirmé ce vendredi l’implication de l’armée malienne mais aussi de plusieurs “soldats blancs” dans ce drame. Ces derniers pourraient être des paramilitaires du groupe russe Wagner.

L’armée malienne et des “soldats blancs” sont impliqués dans la mort début mars au Mali , non loin de la frontière mauritanienne, de 33 civils, dont 29 Mauritaniens et quatre Maliens, selon un rapport d’experts missionnés par les Nations unies consulté vendredi par l’AFP.

Les corps de ces civils ont été retrouvés à quelque km du village de Robinet El Ataye dans la région de Ségou, où des “soldats blancs”, éléments du groupe paramilitaire russe Wagner selon un diplomate à New York, et des militaires maliens avaient la veille, le 5 mars, arrêté, ligoté, battu et emmené 33 hommes, dit ce rapport du Groupe d’experts de l’ONU sur le Mali qui a été transmis fin juillet au Conseil de sécurité.

La disparition, aux contours à l’époque flous, de ces civils le 5 mars à Robinet El Ataye, avait fait grand bruit au Mali et en Mauritanie. Nouakchott avait accusé l’armée malienne d’”actes criminels récurrents” contre des citoyens mauritaniens dans cette région frontalière. Bamako avait dit que rien ne mettait en cause son armée.

Bamako réfute la présence de mercenaires

Les deux pays avaient ouvert une enquête conjointe, dont les résultats n’avaient début août pas été publiés. Un rapport du Groupe d’experts de l’ONU sur le Mali , qui a été transmis fin juillet au Conseil de sécurité et que l’AFP a pu consulter vendredi, lève le voile sur la mort de ces 33 civils en dressant un récit macabre qui accable l’armée malienne et des “soldats blancs”.

Ces derniers feraient partie, selon un diplomate à New-York à l’AFP, des paramilitaires du groupe Wagner déployé auprès des militaires maliens depuis janvier. Bamako réfute la présence de mercenaires, évoquant la présence d’”instructeurs”, tandis que Moscou affirme n’avoir rien à voir avec cette société présente au Mali sur une “base commerciale”.

AFP

©️ Via RMI info https://rmi-info.com/mali-lonu-confirme-limplication-de-soldats-maliens-et-blancs-dans-la-mort-de-33-civils/

● OLAN : lettre ouverte adressée au Président de la République Islamique de Mauritanie



Monsieur le Président de la République, par cette missive, nous, Organisation pour l’Officialisation des Langues Nationales (OLAN), attirons votre attention sur l’extrême gravité de certains aspects de la loi d’orientation de l’éducation nationale.

L’aspect fondamental de cette loi concerne la gestion du patrimoine culturel et linguistique du pays. Il est inutile de rappeler qu’il s’agit là d’un point extrêmement sensible. Il n’est nul besoin non plus d’exposer dans les détails ce que furent les conséquences de son traitement inégalitaire opté par notre pays depuis son indépendance.

Or il n’y a rien de plus naturel pour un pays à la croisée des cultures d’assumer sa diversité, d’officialiser cette dernière en adoptant un régime de politique linguistique égalitaire (comme c’est le cas dans beaucoup de pays du monde ayant une configuration linguistique similaire à la nôtre : citons par exemple la Suisse, la Belgique, le Luxembourg) afin de tirer des bénéfices humains et économiques dont regorge un multilinguisme institutionnalisé.

D’un autre côté, l’unilinguisme forcé dans un pays multilingue de base a toujours mené à des conflits, à l’oppression culturelle et physique sur des franges de sa population. Il relève d’un fait évident que la démarche de notre État vis-à-vis de cette question s’aligne sur le choix d’un unilinguisme forcé sur une population diverse comprenant des masses humaines parlant des langues différentes et dont l’évolution démographique en fait des groupes culturels non réductibles.

Ainsi le rapport de masse observable entre les communautés sociolinguistiques du pays ne permet aucune réduction à une prétendue langue de ciment. Voilà ce qui explique que toutes les tentatives de l’arabisation du pays ont rencontré de fortes résistances depuis soixante ans. Tout au long de ces tentatives, tantôt constitutionnelles tantôt réformatrices du système éducatif, ont peu à peu transféré cette question, pourtant à vocation fondatrice d’un choix de nation, sur les bancs de l’école. C’est dans ce contexte qu’elle revint en puissance lors des débats houleux autour de la loi d’orientation de l’éducation nationale.

Depuis la sortie de la note de présentation du projet de loi en mars dernier, jusqu’au vote du projet de loi, OLAN s’est dressée contre le projet de loi en pointant particulièrement l’article 65 et l’annexe. Cet article 65 est en effet décliné de façon qu’il y ait des contradictions internes entre le traitement réservé à l’arabe et celui réservé aux langues pulaar, sooninke et wolof.

Nous y avons aussi décelé un traitement inégalitaire entre l’arabe et ces langues au niveau du choix de la deuxième langue. Pour ce qui concerne l’annexe, nos principales protestations concernent la clause sur l’expérimentation et l’évaluation comme passage obligé afin de faire passer les dispositions de l’article 65 concernant le pulaar, sooninke et wolof. Nous ne comprenons pas pourquoi imposer une telle condition sur un droit légitime.

Nous y voyons aussi un autre traitement inégalitaire au moment où l’arabe est déjà une base d’un système qui échoue chaque année mais qu’aucune évaluation n’est encore demandée le concernant.

Malgré nos protestations pacifiques à travers des communiqués et des sit-in dont celui du 25 juillet, jour de vote du projet de loi à l’assemblée nationale, a été réprimé par les forces de l’ordre devant et dans l’enceinte de l’assemblée nationale, la loi est maintenant passée sans tenir compte des amendements que nous avions proposé.

Nous vous rappelons que cette loi, sous sa forme actuelle, va produire un grand déséquilibre entre les communautés sociolinguistiques du pays. Il n’est pas difficile de prévoir que dans le moyen et le long terme, un tel déséquilibre conduira à l’aliénation culturelle des communautés non arabes du pays.

Compte tenu de ce danger et de l’intérêt à bâtir une nation unie dans sa diversité, OLAN vous demande :

– De surseoir à la promulgation de la loi et de considérer tous les moyens de corriger ses faiblesses.

– D’officialiser toutes les langues nationales à savoir le pulaar, sooninke et wolof.

Considérant votre engagement à servir l’intérêt suprême de la nation, nous comptons sur votre sagesse pour bâtir la nation plurielle mauritanienne.

Nouakchott, le 03 Août 2022

✓Le mathématicien Mouhamadou SY rejoint Johns Hopkins University aux USA | Par AGANISHA

Le mathématicien mauritanien Mouhamadou Sy vient de rejoindre la prestigieuse Johns Hopkins University aux États Unis. Le classement de Times Higher Education de l’année 2022 classe Johns Hopkins dans le TOP 13 des meilleures universités du monde.

Au département de Mathématiques de JHU, Mouhamadou Sy mènera des activités d’enseignement et de recherche sur des problèmes challengeants du domaine des équations dispersives nonlinéaires dont les applications scientifiques et technologiques sont nombreuses.

On peut citer le comportement des fluides et l’optique nonlinéaire entre autres. Mouhamadou Sy poursuivra également son engagement dans la promotion des mathématiques en Afrique, et dans le développement scientifique des langues africaines notamment.

#aganisha #mauritanie #JohnsHopkinsUniversity

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✓L’enfant coincé dans le barrage de Boumdeid sauvé, annonce le ministère de la Défense

Essahraa – Le ministère de la Défense nationale a annoncé ce dimanche 31 juillet 2022, le sauvetage de l’enfant Mohamed Ahmed Ould Mohamed dit « Chebou ».

Ce dernier était bloqué depuis samedi à midi par les torrents consécutifs aux pluies diluviennes de plus de 150 mm qui s’étaient abattues sur l’Assaba le jeudi soir passé sur l’un des poteaux en béton armé du barrage de Boumdeid.

Des équipes de l’armée de l’air, de la marine nationale et de la délégation générale à la sécurité civile et la gestion des crises ont participé à l’opération du sauvetage spéctaculaire, soutenues par un hélicoptère à bord duquel, opérait une équipe de secours spécialisée en plus d’un avion de reconnaissance militaire.

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✓Des activistes et acteurs de la société civile formés sur l’esclavage moderne, l’Etat de droit et le plaidoyer

Quinze participants, issus de onze organisations de la société civile et des activistes prennent part depuis ce vendredi matin à Nouakchott et ce jusqu’au 31 juillet, à un atelier de formation des activistes et acteurs de la société civile sur l’esclavage moderne, l’Etat de droit et le plaidoyer. Cet atlier est organisépar IRA-Mauritanie, en partenariat avec Free the Slaves (FTS). Les quinze participants et le panel d’experts aborderont entre autres thèmes la situation mondiale de l’esclavage: (types d’esclavage moderne, causes de l’esclavage moderne), l’identification des exemples d’esclavage moderne en Mauritanie ainsi que les engagements juridiques de la Mauritanie. Au cours de cet atelier, il sera défini l’esclavage moderne en Mauritanie, ses causes et conséquences. Les conventions internationales et la législation nationale protégeant les groupes marginalisés ou vulnérables contre l’esclavage moderne seront abordées. Les participants vont connaitre le cadre juridique de l’engagement de la Mauritanie à lutter contre l’esclavage.

Par ailleurs, le rôle des acteurs de la société civile et des activistes dans l’éradication de l’esclavage moderne sera examiné.Les connaissances et la compréhension de l’importance d’un Etat de droit, l’accès à la justice et la prévention et l’éradication de l’Esclavage moderne des participants seront renforcées.

A l’ouverture de la rencontre, le conseiller du président de IRA Mauritanie, M.Nourredine Ould Semette, a mis en exergue l’importance de cette rencontre et l’intérêt que son organisation porte à ces thématiques. Il a rappelé les actions engagées par son mouvement et son président, Biram Dah Abeïd pour mettre fin à ces pratiques non sans exhorter les participants à plus d’assiduité et de participation. Enfin, M. Ould Semette a convié les participants à mettre à profit les connaissances qu’ils vont acquérir au cours de cet atelier.

De son côté, le coordinateur de Free the Slaves (FTS), M. Dame Ba s’est félicité de la tenue de cet atelier avec le second partenaire de son organisation. Après avoir souligné l’importance de cet atelier destiné aux acteurs de la société civile et des activistes, M.Ba a rappelé les objectifs assignés à sa structure fondée en 2000 et la vision de combattre l’esclavage moderne. Il a fait part à l’assistance de chiffres effroyables: 40 millions de personnes réduites à l’esclavage moderne. Dès lors, la mission de FTS est d’accompagner les gouvernements et les missions pour mettre fin à ces pratiques. M. Dame Ba a félicité le gouvernement mauritanien pour ses engagements et les efforts déployés pour lutter contre l’esclavage moderne. A l’appui, il a évoqué l’arsenal juridique, la criminalisation de l’esclavage, la constitution de trois tribunaux, la mise en place de brigades de mineurs, la tenue à Nouakchott d’un forum intetrnational sur l’esclavage moderne. Dame Ba passera au peigne fin l’adhésion de la Mauritanie à l’Alliance 8 .7 et l’élaboration d’un listing de 44 travaux dangereux par le ministère de la fonction publique. Il a enfin adressé une mention spéciale aux autorités étatiques. Il a loué l’engagement des onze organisations de la société civile mauritanienne dans l’Alliance 8 .7.

Free the Slaves est une organisation non gouvernementale internationale et un groupe de pression, créée pour faire campagne contre la pratique moderne de l’esclavage dans le monde.

© Via lecalame.info http://lecalame.info/?q=node/13589

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