✓Le Président de la République : Le citoyen doit exercer son droit sans médiation ni considérations autres que la citoyenneté

Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, s’est réuni, jeudi après-midi, au Palais présidentiel à Nouakchott, avec les premiers responsables de l’administration territoriale, les walis.

L’entretien s’est déroulé en présence du premier ministre, du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, et du directeur de Cabinet du Président de la République, et d’un chargé de mission à la Présidence de la République.

Ouvrant la rencontre, Son Excellence le Président de la République a souligné que le but de la réunion n’est pas de rappeler aux walis les tâches fondamentales dont ils sont investis, et qui vont de la représentation du Président de la République à la mise en œuvre des politiques du gouvernement au niveau de la wilaya ; le succès du gouvernement et de l’Etat en général dépend de la capacité de l’administration locale à atteindre les objectifs des politiques publiques de manière efficace et efficiente.

Il a souligné que les walis doivent constamment surveiller de près les conditions des citoyens, ce qui représente la première condition du rapprochement de l’administration du citoyen.

Il a ajouté que pour l’administration régionale, la priorité des priorités doit être réservée à la recherche de résolutions pour les problèmes auxquels les citoyens seraient confrontés.

Son Excellence a souligné que la première chose qui devrait être évidente dans le contenu et les significations contenues dans le discours de Ouadane, en rejetant la hiérarchie et les faux stéréotypes, est le traitement de l’administration locale avec les citoyens, et que les gouverneurs, dans leur conduite des affaires publiques, et dans toutes les décisions qu’ils prennent, doivent donner aux citoyens le sens de l’égalité, de la dignité et la capacité de réaliser le droit sans médiation ni considération autre que la citoyenneté.

Son Excellence a souligné que les rapports liant l’administration aux citoyens doivent refléter en premier lieu le contenu du discours de Ouadane qui rejette la hiérarchisation sociale et les faux stéréotypes. Il a également rappelé que les walis doivent, dans leur conduite des affaires publiques, veiller à ce que le citoyen jouisse pleinement l’intégralité de sa dignité et puisse se sentir capable d’exercer ses droits sans médiation ni considérations autres que la citoyenneté.

Son Excellence le Président de la République a indiqué que l’année en cours est une année exceptionnelle en ce qui concerne le cheptel, et par conséquent les walis doivent porter une grande attention à la distribution des fourrages, veiller à leur équité, et empêcher toute forme de spéculation, quel qu’en soit le prix.

Son Excellence a fait remarquer que des informations indiquent que parfois le forage de puits artésiens est empêché et que d’autres puits existants ne sont pas autorisés à être exploités à cause de stériles conflits fonciers sur des terres publiques inexploitées, soulignant que ces conflits doivent être tranchés.

Le Président de la République a souligné la nécessité d’être vigilant aux frontières dans les circonstances exceptionnelles que traverse la République du Mali, et a exhorté les walis dans ce contexte à prendre conscience de la gravité de la situation et à prêter attention à la dimension diplomatique de leurs fonctions aux frontières et travailler pour améliorer et éduquer les citoyens à ne pas entrer en terres maliennes sauf pour nécessité impérieuse.

En conclusion, Son Excellence le Président de la république a souligné au premier ministre la nécessité de tenir des réunions entre les walis et les différents ministères pour resserrer la coordination et établir un mécanisme pour assurer une communication permanente.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-63412.html

✓Ghazouani : L’administration souffre de grands dysfonctionnements et le citoyen a perdu confiance en elle

Adrar-Info – Le président Mohamed Ould Ghazouani a déclaré que l’administration mauritanienne souffre d’importants dysfonctionnements, ajoutant que le citoyen a perdu confiance en elle.

Dans un discours prononcé , lors de la cérémonie de remise des diplômes à un groupe d’étudiants de l’École nationale d’administration, il a souligné que la présidence reçoit chaque semaine un grand nombre de messages qui évoquent les problèmes des citoyens, ajoutant que nombre de ces problèmes peuvent être résolus rapidement, si l’administration fait son travail comme il se doit.

Ould Ghazouani a appelé tous les responsables à prendre leurs responsabilités, ajoutant que chaque responsable gouvernemental devrait remédier aux manquements ou laisser son poste à quelqu’un d’autre.

Il a critiqué l’absence d’un département chargé dans tous les ministères de recevoir les doléances et plaintes des citoyens et de les diriger vers le département concerné pour résoudre leurs problèmes.

Il a cité des exemples qui, selon lui, révèlent l’ampleur des manquements dont souffre l’administration dans le pays, notamment ce que fait la société des eaux (SNDE) « qui laisse les factures domestiques s’accumuler, puis ses services coupent l’eau aux citoyens sans préavis et pendant le week-end ».»

Il a ajouté que parmi ces manquements également : Ce qui se passe au niveau de l’administration régionale où les walis ne visitent pas les zones qu’ils gouvernent et ne prennent pas des décisions de résolution des conflits liés aux points d’eau et aux terres agricoles.

Ould Ghazouani a déclaré que le les gouverneurs donnent l’impression qu’il n’y a pas de problèmes, « alors que le but de leur mission est de trouver une solution aux problèmes des citoyens, pas de donner l’image qu’il n’y a pas de problèmes ».

Source : http://alakhbar.info/?q=node/39347

Traduit par adrar info

Repris via https://cridem.org/C_Info.php?article=755094

✓Visite de l’ambassadeur de France en Mauritanie au siège de l’association IRA.

Visite de l’ambassadeur de France en Mauritanie au siège de l’association IRA.
Le chef de la mission diplomatique française en Mauritanie son SEM Robert Mouillé et son conseiller politique, ont rendu visite aujourd’hui aux responsables de l’Association IRA dans son siège à Nouakchott Îlot K cet après-midi du mercredi 23 mars 2022.

L’entretien entre les diplomates Français et le président d’IRA le député Biram Dah Abeid et ses collègues, s’est déroulé dans une atmosphère d’amitié et a gravité autour des développements politiques et sociaux en cours en Mauritanie et sur la situation politique et en matière des droits humains en Afrique de l’Ouest.

Élément média via page FB l’ambassade de France en 🇲🇷



Nouakchott le 23/03/2022
La Commission de communication (IRA – RAG)

✓Colloque sous-régional G5 Sahel des ONG et entités associatives de lutte contre l’esclavage. | La déclaration contributive de l’alliance Ganbanaaxu Fedde MAURITANIE

La déclaration contributive de l’alliance Ganbanaaxu Fedde MAURITANIE

Présentation :

L’alliance Ganbanaaxu Fedde RIM est composée des associations suivantes : AMEES (Association Mauritanienne pour l’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles), UVDS (Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara), ARMEPES-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication de la Pratique de l’Esclavage et ses Séquelles) et Ganbanaaxu Fedde. Notre mouvement abolitionniste émane et évolue dans le groupe sociolinguistique soninké. Notre engagement pacifique s’inscrit dans le sillage droit-de-l’hommiste et universaliste pour la promotion des valeurs humanistes et citoyennes selon les principes généraux légaux en vigueur dans notre pays à savoir la Loi n° 2015-031 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes :
Article premier : Fort des valeurs de l’islam et de leurs objectifs destinés à libérer l’homme et lui garantir sa dignité, et conformément aux principes constitutionnels et aux conventions internationales y afférentes et, en vue d’incarner la liberté de l’homme de sa naissance à sa mort, la présente loi a pour objet de définir, incriminer et réprimer les pratiques esclavagistes.
Article 2 : L’esclavage constitue un crime contre l’humanité. Il est imprescriptible.
Est interdite toute discrimination, sous quelque forme que ce soit, à l’encontre d’une personne considérée comme esclave.
Une journée nationale est consacrée à la lutte contre les pratiques esclavagistes.
La détermination de la journée et les modalités de sa célébration seront définies par décret.
Ainsi que dans la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1948 qui stipule dans ses articles 1 et 3 à 5.
Article1 : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 3 : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4 : Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5 : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

La problématique :

L’esclavage par ascendance et sa pratique chez nous :
Comme dans d’autres communautés, la société soninké est basée sur un système des hiérarchies sociales au sein duquel une composante sociale est assignée statutairement comme esclave. Cette composante sociale subit d’innombrables problématiques sociétales par des discriminations et des privations de jouissance aux biens publics matériels et immatériels. Se faisant nos membres et nos familles sont relégués comme des citoyens de seconde zone notamment dans nos contrées villageoises au Guidimakha et au Gorgol. Les militants et sympathisants de notre engagement sont intimidés, harcelés, agressés, expropriés de leur foncier et mis en quarantaine socialement par endroits, parce qu’ils refusent le système de domination sociale du « lada » esclavagiste soninké. Ce système coutumier interdit aux descendants d’esclaves diverses positions honorifiques dans la communauté (imamats, droit d’aînesse, propriété foncière…). Les complicités administratives et judiciaires dans nos zones sont souvent signalées à l’encontre de nos familles engagées pour se libérer de ce joug sociétal. Des plaintes et des accusations fallacieuses sont portées injustement contre nos militants. À titre d’exemple, 2 militants de nos familles du village de Diogountouro sont en prison en Sélibaby depuis quelques semaines à cause d’une plainte mystérieuse suite à un Monsieur agressé dans des circonstances toujours floues au sein du village et une autre famille a été victime d’incendie volontaire à Diaguily.

Notre engagement et nos objectifs :

Nos associations qui composent l’Alliance Ganbanaaxu Fedde qui datent de nombreuses années pour certaines, visent l’éradication de l’esclavage par ascendance et la promotion des valeurs citoyennes et humanistes dans notre communauté. Nous menons une sensibilisation militante au sein de la communauté à l’endroit de toutes les voix progressistes. Nos doléances sont adressées aux hautes autorités de notre pays pour que l’ordre régalien s’impose réellement dans nos localités où les défenseurs des coutumes ségrégationnistes et féodales narguent les lois. Nous voulons que les autorités prennent sérieusement les dispositions nécessaires pour assurer la paix sociale et la dignité de chacun. Le discours du président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani de Ouadane et la communication du président de l’Assemblée Nationale Cheikh Ould Baya, qui ont suscité un réel espoir pour nos membres et familles relégués comme couches inférieures, doivent être suivis d’une véritable dynamique d’action sur le terrain pour enrayer le régime discriminatoire et ségrégationniste de coutumes moyenâgeuses dans nos communautés.
Ainsi les initiatives de développement multidimensionnel pourraient être entreprises avec efficience. Nous voulons vivre en citoyens consciencieux et avertis avec l’ensemble de nos concitoyens.



Nouakchott, le 15 mars 2022
La commission de communication

✓L’édi-Blog | Mes arguments de plaidoyer pour l’officialisation de toutes nos langues en Mauritanie .

Aujourd’hui en Mauritanie tout ce qui se dit et s’active autour des langues et leur statut prend inévitablement une coloration politique et même politicienne. Et si on essayait de centrer et surtout de se centrer sur nous individuellement comme élément social et citoyen par nos vécus et nos réalités du jour le jour. Je crois qu’on n’a pas besoin d’être un génie prophétique pour saisir qu’une langue maternelle fait partie des éléments constitutifs clés de l’unité centrale de notre Être multidimensionnel. Si on veut on peut, la Mauritanie peut être officiellement multilingue sans problème comme en Bolivie où une vingtaine de langues sont officielles y compris l’espagnol, la langue de l’ancien occupant colonisateur. Je me demande en quoi l’officialisation du soninké, du wolof, du peulh et même du bambara, serait une source d’atteinte dysfonctionnelle à la langue arabe – hassanya. Je crois que cette dernière n’y perd rien du tout et peut se voir tenir sereinement hors de toute instrumentalisation politicienne d’exclusion, le statut de langue témoin de liaison entre nous et parmi nous. D’ailleurs comme la langue française que d’aucuns font semblant de l’éradiquer avec beaucoup d’hypocrisie comme elle serait une idéologie intrusive à bannir dans notre pays. Et pourtant le français tient un lien communicatif entre beaucoup de mauritaniens, et surtout chez une certaine élite trans-communautaire très branchée culturellement et intellectuellement au giron francophone et occidental à l’extérieur. Cette langue, héritage de l’ordre colonial français fait converser aisément un soninké avec un peulh, un haratine, un maure, un wolof et un bambara. L’arabe et le français, avec beaucoup de bonnes dispositions visionnaires, peuvent être à niveau égal un duo linguistique d’ouverture au monde extérieur. Aujourd’hui les langues dites nationales, une fois qu’elles deviennent officielles, l’État par une politique intelligente de construction nationale et d’identité harmonieuse avec nos spécificités linguistiques et géographiques, doit pouvoir faire un attelage administratif et réglementaire qui ne frustrerait aucune composante sociolinguistique à terme. Nous aimons nos langues, toutes nos langues, mais ayons la lucidité nécessaire d’accepter qu’elles n’ont pas toutes les mêmes possibilités internationales aujourd’hui. Ainsi menons des plaidoyers équitables adaptés à court, à moyen et à long terme. Un préfet maure qui parle couramment le soninké appris à l’ENA qu’on pourrait affecter prioritairement à Ould yenge (Guidimagha) ne serait pas moins méritant qu’un diplomate arabisant universitaire nommé aux nations unies. Que nos autorités osent sincèrement poser les jalons d’une Nation Mauritanienne fière de ses spécificités internes et ouverte au Monde de son temps. Trait-union encore l’Afrique subsaharienne et le Maghreb, on apprenait à juste titre en histoire géo à l’époque. Alors assumons ce que nous sommes réellement en officialisant toutes nos langues et en faisons un usage pertinent et pragmatique qui embrasse paisiblement nos réalités.

Entre temps, à nous de donner corps créatif et support réellement à nos langues sans symboles alphabétiques « innés ». Au contraire de l’arabe-hassanya qui est porté par l’officialité de l’arabe classique, les autres langues sont orphelines historiquement de cette donnée cruciale donc elles se trouvent reléguées à la traîne même dans leur environnement naturel et majoritaire d’expression. Il faut du boulot, beaucoup même pour qu’on se mette à jour dans nos langues, et certains s’y travaillent historiquement à travers des associations dédiées. Il en faut plus à mon avis, pour arriver à structurer d’une manière soutenue le fond linguistique et à familiariser la masse de locuteurs. Par exemple, moi personnellement, Wali (gouverneur) et Hakem (préfet), je ne connais pas mot à mot leurs équivalents en soninké. Il est urgent d’asseoir mieux l’aspect technique de nos langues dites maternelles avec beaucoup de contenus. Les caractères latins sont déjà choisis, et les génies et les courageux ne manqueront pas de prouver le contraire de ce qu’on fuit par paresse maladive et aliénation intellectuelle. Il est de facilité notoire, qu’on croit que les contenus scientifiques sont hors de portée de nos langues maternelles. Notre jeune compatriote mathématicien exerçant à Londres, Mr Mouhamadou SY dit Pullo Gaynaako clame et démontre pertinemment avec beaucoup de science, que la langue peulh prend et comprend toutes les subtilités mathématiques comme toute autre langue. Je mettrai une capture d’écran d’un post Facebook qu’il a publié récemment pour illustrer qu’un groupe de gens n’ayant jamais fréquenté l’école a su apprendre des outils mathématiques.

Cet élément illustratif m’a personnellement interpellé avec un bref feedback mémoriel sur les activités commerciales de mon père (paix éternelle à son âme) décédé il y a 13 ans. Illettré, il fut, mais commerçant négociant en sommant de troupeaux de bœufs du village vers le marché sénégalais généralement à Dar Diolof et Dakar durant de nombreuses années (débuts des années 1970… jusqu’à 2002). Après la vente des animaux, il revenait avec d’autres marchandises d’importation ou de la devise étrangère. En gros je veux signifier qu’une certaine comptabilité était nécessairement tenue pour se retrouver dans pareille activité. Je m’étais rendu compte de la complexité des choses 2004, quand j’étais sur la même aventure en compagnie d’un oncle décédé également il y a quelques années (paix éternelle à son âme). Nous avions pris les transports communs du Guidimagha pour rejoindre Dar Diolof, les bergers et les bœufs partis il y a quelques jours déjà. Une fois sur place, il y a des jours ouvrables où des puissants acheteurs venaient de Dakar pour prendre par plusieurs dizaines de têtes de bœufs, et on s’était libérés après 2 ou 3 jours de marché. De Dar Diolof en passant par Dakar jusqu’au retour du village, je tenais mes chiffres à l’aide d’une calculatrice et d’un carnet de notes. Conclusion, nos gens illettrés tirent et tiennent naturellement de notre environnement de notions complexes de calculs, et ils les faisaient comprendre par nos langues maternelles avec aisance.

Autre élément non de moindre, il y’a bientôt une année, un professeur et lettré en sciences islamiques du nom de Cheikh Mohamed Diakho Tanjigora a publié le Coran entier traduit en soninké (sens de versets), Lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/04/28/la-parution-dun-ouvrage-dune-portee-intellectuelle-monumentale-en-milieux-soninkes-le-saint-coran-traduit-en-langue-soninke-par-le-professeur-muhammad-diakho-tandjigora/ .



Ainsi les 6 236 versets ou signes ont été portés et contenus intelligiblement dans la langue soninké en utilisant l’alphabet latin. Un travail monumental qui a certes mobilisé du temps et d’efforts colossaux, mais la production est là donc en la matière tout est réalisable quand on veut et on y met les moyens. Aujourd’hui en Mauritanie, la documentation administrative nécessaire à la bonne marche au service des populations concernées, peut être traduite et disponibilisée dans toutes nos langues naturellement OFFICIELLES. Il faut le vouloir, je rappelle qu’il y a des pays où il y a une vingtaine de langues officielles, nous sommes à quatres ou 5 seulement…!

✍🏾KS pour le BLOG

✓La Finale du Tournoi UVDS-Ganbanaaxu | Les Images fortes en photos et [Élément Vidéo]

✓Lors de la Finale du Tournoi ⚽ citoyenneté et solidarité inter-villages organisé par UVDS GANBANAAXU à Nouakchott. Un grand rendez-vous sportif et festif au sein du stade olympique en présence de plusieurs personnalités de la communauté Ganbanaaxu, du milieu militant abolitonniste, du doyen Ladji Traoré et du président d’IRA Mauritanie, le député Biram Dah Abeid.

Cette deuxième édition de la compétition a été remportée par le village de Hassi chaggar face à l’équipe du village de Ndiéo à l’issue de tirs au but (7 – 6) après le temps réglementaire à 1 – 1. L’équipe de Hassi chaggar conserve son titre déjà victorieuse de l’édition 1 l’année dernière.

Félicitations à l’équipe gagnante et Bravo à la finaliste.

Mention spéciale à la direction d’organisation Uvds Ganbanaaxu et aux partenaires mobilisés.

GANBANAAXU

Ci-dessous quelques images fortes :

©️ Sources Éléments médias : RS

✍🏾KS pour le BLOG

✓Texte de Salihina Moussa | Zeste d’humanité, et si les Soninkés se remettaient en question

Nous nous devons de laver nos esprits offusquants dans le fleuve de la lucidité. Face à ces évènements funestes qui se sont produits au cours de ces dernières années, il est indéniable que la divine douceur manque à notre ciel.
Je me demande, en quoi notre raison nous est utile quand nous ne sommes même pas capables de l’interroger pour trouver des solutions à nos problèmes. Surtout dans une certaine mesure où des semblables êtres humains ne se voient plus en peinture. Parce que d’aucuns prétendent être plus humains que d’autres. Il est nécessaire de se demander sincèrement en quoi, j’ai beaucoup plus de mérite que l’autre et en quoi il a moins de mérite que moi. Parbleu ! Se mettre en question n’est pas l’apanage des soninkés.

Qu’est-ce qui justifie la préséance d’un Noir sur un autre Noir ? Ou d’un Blanc sur un Noir ou vice versa ?
Je crois qu’il n’y a rien qui puisse justifier de cette bêtise de se croire supérieure à son congénère.
Certains mettent l’islam sur la sellette, même si je crois profondément que pour maintenir un Noir dans la servilité, il faut inventer une religion, ayant appris cette religion, je ne peux affirmer que cela est dû à l’islamisation de nos sociétés. Mais plutôt aux interprétations de ces pseudo gourous qui se livrent à des cogitations d’enculage de mouche pour interpréter les textes scripturaires. Ou souvent animés de mauvaise foi essayant tout simplement d’endoctriner des bénis oui oui, des ignares qui ne peuvent pas se passer des herméneutiques.

Il nous convient de lire ces textes dont leurs compréhensions peuvent sembler ésotérique pour beaucoup à la lisière de la raison et en tenant compte de leurs contextes de révélations.
Dans le « Comment philosopher en islam » de Souleymane Béchir Diagne, il montre que l’islam n’interdit pas une interrogation critique rationnelle sur le Coran. Mieux, il démontre que cette critique est nécessaire pour lutter contre toutes les formes d’obscurantisme. Donc, c’est à nous de nous recueillir et de lire les textes avec discernement.

Il est dit sans aucune ambiguïté dans Al-hujurat (les appartements), chapitre 49 verset 13, que le meilleur d’entre nous les humains est celui ou celle qui est le plus pieux ou pieuse.
La piété non pas seulement dans le sens de s’attacher aux croyances, aux devoirs et aux pratiques de la religion mais également de tenir à certains autres sentiments humains de vénération à l’endroit de l’autre qui n’est autre qu’un autre soi-même c’est-à-dire sans quoi on n’existe pas. Car comme nous fait comprendre Jean Paul Sartre, dans l’Être et le Néant, c’est le regard de l’autre qui nous définit. J’en déduis dans cette formule « Je est un autre » de l’homme aux semelles de vent que nous n’existons pas en tant qu’individu mais comme un individu pluriel puisque l’organisme du moi a tout autant la même complexité que celui de l’autre. Nous pouvons quelquefois avoir des sensibilités différentes toutefois, nous resterons des êtres qui n’ont d’altérités qu’au niveau superficiel mais intrinsèquement ce qui m’offense en tant qu’entité vivante fait le même effet à l’autre puisque nous sommes tous deux animés par le même moteur. Sachant cela il nous incombe de faire humanité ensemble. Nier l’humanité de l’autre revient au déni de la nôtre ; cependant, seuls les doués d’intelligence en ont conscience.

L’existence de l’esclavage par ascendance n’est autre que la dissonance voire l’incohérence du Noir africain s’indignant contre le sobriquet de negraille que d’antan les caucasiens négriers lui plaquèrent à la peau et n’ayant pas assez de poils aux yeux pour se débarrasser d’un complexe qu’il reprochait aux Blancs.
Hélas, nous n’avons de grande gueule que pour qualifier la traite transatlantique et la traite arabo-musulmane comme étant des crimes contre l’humanité alors que nous nous déshumanisons sans cesse dans nos patelins de Trifouilly-les-Oies.

Maintes sociétés africaines nagent en plein paradoxe. En particulier la société soninké dont les féodaux se sont déjà livrés à un déchaînement sans pareille pour ôter la vie à quelques composants ayant refusé de se soumettre aux exigences féodales. Le premier septembre 2020, quatre individus ont été assassinés à Diandioumé au Mali. Mais cela n’a point servi de leçon pour les autres membres de cette société pour capituler et renoncer à leur barbarisme afin de chercher à cette question de l’esclavage statuaire qui est la pomme de discorde faisant couler du sang.

Ce 14 mars 2022, la concession d’une femme a été mise en feu à Diaguily, un bourg se situant à l’ouest de la Mauritanie, dans la région de Guidimakha parce qu’elle a également refusé de s’accommoder des diktats du système féodal de la société soninké et s’est indignée contre les pratiques traditionnelles néfastes voire inadmissibles qui n’ont cessé de créer des crispations au sein de ladite société. Donc suite à cela les villageois appartenant à la caste soit disant supérieure ont de prime abord décidé de la bannir de ce village avant de se livrer à pareille furie pour détruire sa demeure.

Suite à ces œuvres méphistophéliques voire obscènes, force est de constater que la fraternité que nous avons tant exhibée devant les autres ethnies n’est autre qu’une tartufferie déguisée en vertu.

Je pense qu’il est temps que cette société se ressaisisse avant de brûler ses vaisseaux, l’animosité n’a jamais résolu un problème.
Nous devons également comprendre que l’acceptation de soi passe par celui d’autrui peu importe sa carnation. Puisque l’humain seul, compte, enfin.
La valeur d’un homme ou d’une femme se mesure à sa manière de se comporter vis-à-vis des autres.

Salihina Moussa

✓ « La lutte contre l’esclavage, celle visant à solder le passif humanitaire et pour l’ancrage de la démocratie et l’Etat de droits, est chez Biram une question collatérale et existentielle, une conviction » | Par Moussa SOUMARE, vice-président IRA France

La critique est aisée, mais  l’art est difficile », cet adage trouve toute sa signification dans la campagne malsaine menée tambour battant contre le leader Abolitionniste et unique espoir d’alternance présidentielle politique et historique, Biram Dah Abeid.

La phrase insensée et absurde qui revient le plus souvent est : « Biram a trahi, il a hypothéqué la lutte contre l’esclavage et la discrimination raciale en Mauritanie».

Trahison ! Ce n’est pas après avoir essuyé les grenades lacrymogènes de la police durant tout le mandat de Mohamed Ould Abdel Aziz, une époque où le leader était traqué comme un terroriste, présenté dans les médias publics comme un paria, un pestiféré et envoyé quatre fois arbitrairement  en taule comme un imbécile que Biram va trahir pour se mettre du côté du pouvoir .
Même sa famille n’a pas été épargnée, qui ne se souvient pas de l’image de l’épouse et la fille de Biram violentées par la police anti- émeute.

Soyez sérieux ! Un peu de respect pour l’homme et son parcours.

C’est indéniable. Biram a fait évoluer plus que quiconque, en un laps de temps la question de l’esclavage, celle du passif humanitaire, la réalité des droits humains et de lEtat de droits en Mauritanie.
Il a fait avancer ces sujets en les replaçant dans le débat national avec un  intérêt jamais atteint,et cela pendant une période d’exception, où la prise de la parole publique était un défi voire un crime de lèse-majesté, surtout lorsqu’on s’aventure dans le champ du tabou, de l’interdit, par exemple : détribaliser les Hratin, les afroiser, démystifier la sacralisation de l’esclavage, la peur qui dissuade plus d’un de franchir la ligne rouge sur le passif humanitaire (voyage d’Inal et autres), la banalisation de l’emprisonnement et des procès politiques, bref, mener les foules vers avec réussite et stratégie gagnante, face à des adversaires bien armés comme le pouvoir et bien expérimentés comme les partis d’opposition traditionnelle.

La lutte contre l’esclavage, celle visant à solder le passif humanitaire et pour l’ancrage de la démocratie et l’Etat de droits, est chez Biram une question collatérale et existentielle, une conviction: rappelez-vous, c’est une promesse qu’il avait faite à son père, celle de faire de la lutte contre ce fléau, le combat de sa vie.

Ce combat n’est pas seulement dans le discours : c’est un but et non un moyen.

Ses détracteurs lui reprochent de manière haineuse d’avoir ramolli son discours et de prendre part désormais au débat national pour pèser de tout son poids et ainsi  faire  avancer sa position et ses idéaux .

Faire de la politique, c’est aussi  communiquer.

Or, la communication exige, un  changement  de stratégie et parfois même  de langage au gré des contextes et des interlocuteurs en face. C’est savoir s’adapter et être résilient.

Biram a opté pour le pragmatisme politique, – à ne pas confondre avec l’opportunisme – ,   que lui confèrent les circonstances sans toutefois trahir l’esprit de son combat.

Ainsi, ces derniers temps le leader est victime d’un lynchage incompréhensible et gratuit par des détracteurs à la recherche du sensationnel comme un piètre média,  qui pour cacher ses lacunes traite préférentiellement des sujets sans intérêt pour la communauté.

Si non,  comment peut-on  s’en prendre à  Biram Dah Abeïd pour avoir l’idée ingénieuse d’organiser un colloque Sahelien, à  Nouakchott sur  la lutte contre l’esclavage ?
En effet, en abordant la lutte contre l’esclavage dans les territoires Saheliens, et en y impliquant les autorités, Biram donne plus de crédit à  sa cause et rappelle les autorités à  leur responsabilité.
Cette approche nouvelle de la problématique de l’esclavage, une première, dans les pays du G5 Sahel reste un changement notoire de paradigme qui interpelle nos gouvernants et la société civile pour une lutte plus hardie contre l’esclavage.

Moussa SOUMARE
Vice président d’IRA France.

✓DÉCLARATION DE PRESSE DES FPC

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » dit le premier article de la déclaration des droits de l’homme. Cette assertion véridiquée tant proclamée est une conviction profonde des FPC et réaffirmée dans notre déclaration de politique générale.
L’attaque honteuse et injustifiée perpetrée contre le domicile de la dame Maimouna Cissokho à Diaguili par certains cercles conservatrices et réactionnaires du Guidimakha est une atteinte grave non seulement à l’intégrité physique et morale de cette courageuse femme mais une atteinte à la dignité humaine et à nos valeurs humanistes.

Les FPC dénoncent avec vigueur cette attaque et condamnent fermement toute idéologie de domination et esprit de supériorité par ascendance et naissance. Apportent leur soutien militant à la femme et à sa famille dans cette épreuve.

La lutte continue!

Nouakchott le 19 mars 2022.

Le département de la communication.

✓Colloque de Nouakchott sur l’esclavage au Sahel : une grande victoire pour Biram et son « ami » le président Ghazouani | Par Sneiba Mohamed

Entre compromis et compromission, il y a une grande différence, un gouffre même.

Quand le président de l’Initiative pour la Résurgence d’un mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA), le député Biram Dah Abeid, scelle son amitié déclarée avec le Président Ghazouani, par la tenue, à Nouakchott, et avec l’appui du Commissariat aux droits de l’homme et à l’action humanitaire, s’il vous plaît, d’un colloque sur l’esclavage, le fait est loin d’être anodin. C’est un changement notoire dans la perception officielle d’un phénomène que les pouvoirs qui se sont succédé en Mauritanie ont toujours nié, alors que les militants des droits de l’homme convaincus, comme BDA, faisaient de la dénonciation, ici et ailleurs, « l’arme de destruction massive » de leur combat contre une pratique d’un autre âge.

Et là, il faut bien admettre que BDA a raison quand il dit avoir trouvé « son ami » en la personne du président Ghazouani. Non seulement, l’homme fort de la Mauritanie depuis août 2019 a stoppé la chasse aux sorcières dont IRA et son président étaient les cibles durant toute la décennie 2009-2019 mais son discours à Ouadane, porté sur les fonds baptismaux par l’Union Pour la République (UPR), le parti au pouvoir, comme le discours fondateur de l’équité pour tous, a pris fait et cause pour les victimes – toutes les victimes -, des pratiques abjectes qui avaient cours dans le pays et de ce qu’elles entretiennent, aujourd’hui encore, comme marginalisation, condescendance et menace pour l’unité nationale.

Le discours de Ghazouani, plein de sagesse et de compréhension, rejoint ainsi le combat de Biram pour que la lutte contre l’esclavage – ou ses séquelles – devienne l’affaire de tous les Mauritaniens. Ils répondent aussi à ce dicton de chez nous qui présume, à raison, que quand le fardeau (d’une cause?) est porté par un groupe, il ne pèse plus (rvoud jma’a riich).

Aussi, l’implication effective de l’État dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles permet à IRA, et à toutes les organisations de défense des droits de l’homme, de travailler dans un cadre autre que celui où la confrontation prenait le pas sur la coopération dans des affaires qui sont, en réalité, du ressort de la justice. Mais la démission de celle-ci, prise en otage par des forces rétrogrades, avait poussé des organisations, comme IRA, à bâtir leur stratégie sur la lutte et le sacrifice. Une approche payante, à la longue, mais jamais appréciée à sa juste valeur par ceux qui ne voient les choses qu’en blanc ou noir.

Sneiba Mohamed

©️ Crédit source : https://taqadoum.mr/fr/node/7563