Le président mauritanien, Mohamed O. Cheikh Ghazouani, a déclaré lundi depuis la ville de Rosso que la sécurité dans le pays est préservée grâce à la vigilance des forces armées et de sécurité et l’éveil des citoyens, réaffirmant que la préservation de la sécurité dans le pays n’est pas négociable.
Le président Ghazouani qui donnait le coup d’envoi à la campagne agricole 2021-2022 et à d’autres projets d’infrastructures, a prononcé un mot improvisé axé sur la question de la sécurité dans le pays « préservée, Dieu Merci, a-t-il dit, grâce à la vigilance de nos forces armées et de sécurité et à l’éveil de nos citoyens ».
Le président Ghazouani a encore dit que la sécurité, à l’image d’autres faits, peut être perçue ou sentie, une réalité préservée grâce à l’éveil des citoyens et le rôle joué par les parties concernées par la sécurité, qu’il s’agisse de la sécurité face aux défis extérieurs ou la sécurité intérieure.
Ould Ghazouani a réaffirmé que « tout le monde doit s’empêcher de compromettre la sécurité de nos citoyens, la sécurité de notre pays, car celle-ci est l’affaire de tous dans chaque pays, et c’est même le fondement de chaque État ».
Le président Ghazouani a commencé son discours par remercier les populations de la wilaya du Trarza pour la chaleur de l’accueil et l’hospitalité auxquels ils ont habitué leurs hôtes.
Cette visite a encore dit le président de la république est destinée à lancer la campagne agricole 2021-2022, en inaugurant une série d’infrastructures agricoles ou encore des projets destinés à améliorer la situation des habitants de Rosso.
Il a qualifié de stratégique la ville de Rosso, car elle constitue la plus grande porte en direction de notre voisin, la république sœur du Sénégal, et a par ailleurs la particularité de disposer d’un potentiel important en eau et de grands espaces de terres arables pour les besoins de l’agriculture.
Ould Ghazouani a appelé à ce que la wilaya du Trarza soit la locomotive de l’effort national sur la voie de la sécurité alimentaire du pays afin de parvenir à l’autosuffisance alimentaire en légumes et en céréales les plus consommés.
Le président de la république a déclaré qu’il était conscient des difficultés rencontrées par les agriculteurs sur différents plans, comme par exemple le problème des financements, celui des assurances agricoles, la protection de la production et ben d’autres.
« C’est pour résoudre ces problèmes, a notamment déclaré le président Ghazouani, qu’est intervenue la dernière restructuration du gouvernement réservant deux ministères distincts à l’agriculture et à l’élevage afin que chacun d’entre eux puissent avoir son propre staff.
Notre rubrique le Grand Entretien du Blog (Le GEB) est consacrée à l’honorable député de la diaspora mauritanienne d’Europe, monsieur Diawara Issa Manséga. Également président de la section Europe de l’UPR (principal parti soutien du Pouvoir actuel), le député a répondu favorablement à notre sollicitation d’interview en exclusivité. Ainsi lire ci-dessous l’intégralité de l’entretien :
✓Question 1 : Bonjour l’honorable député, pouvez-vous vous présentez à nos lecteurs ?
IMD : Bonjour à vous également Monsieur SOUMARE ainsi qu’aux lecteurs de votre Blog. Permettez-moi aussi de vous remercier pour cette interview qui me permettra de m’adresser à mes compatriotes de l’étranger et des mauritaniens en général. Pour ce qui est de ma présentation, je pense que la plupart de mes concitoyens me connaissent, en raison de ma constante présence sur la scène politique nationale et internationale depuis plus de deux décennies. Cela dit, je suis DIAWARA Issa Manséga. Je suis originaire de Boully, de la Moughataa de Ould yengé dans le Guidimakha. Actuellement j’exerce les fonctions politiques de président de la section Europe de l’UPR, tout en étant porteur du mandat de député des mauritaniens de l’étranger pour ce même continent.
✓Question 2 : Que pouvez-vous dire sur la situation des Mauritaniens vivant la sphère géographique (diasporas en Europe) de votre circonscription concernant des impacts multiformes provoqués par la pandémie Covid-19 depuis plus d’une année ?
IMD : Comme vous le rappelez à juste titre, la covid 19 est une pandémie, qui donc par cette caractéristique n’a épargné aucun pays. De plus c’est un virus d’une rare violence qui est apparue à la fin de l’année 2019 et qui continue de provoquer des drames épouvantables. Il a fait subir à l’Europe trois vagues meurtrières successives Le variant delta qui se distingue par une forte contagiosité menace le monde d’une quatrième vague. Tout cela a évidemment un impact sur la vie de nos concitoyens établis en Europe : En effet nous déplorons plusieurs victimes un peu partout parmi les membres de la colonie mauritanienne en Europe. Dans une moindre mesure le confinement a été aussi vécu durement en terme socio-économique, dus au chômage induit par ses effets, à la complexité administrative qui en a découlé et à l’accentuation de la pauvreté parmi les couches les plus défavorisées en terme de catégorie socio professionnelle. Mais le plus difficile pour nos compatriotes a été la difficulté de rapatrier les corps au pays lors de la première vague. Le fait d’avoir été obligé d’enterrer leurs morts à l’étranger loin de la terre des ancêtres, a été en effet vécu par nombre de nos concitoyens comme une double peine dont certains encore aujourd’hui ont du mal à s’en remettre. Qu’il me soit permis ici d’adresser à toutes les familles éplorées, mes condoléances les plus attristées. C’est aussi l’occasion pour moi d’en appeler aux familles à la vaccination, qui reste un amortisseur de choc, pour ne pas dire solution contre cette pandémie qui n’a pas encore dit son dernier mot.
✓Question 3 : Récemment, lors d’une visite au sein de l’ambassade à Paris, nous avons constaté une nette amélioration au niveau de l’accueil (registres de prise de Rdv bien tenus, suivi téléphonique et accueil fluide…). Pensez-vous que toutes les attentes sont comblées à ce niveau à présent ?
IMD : Parmi les combats prioritaires que j’ai portés, figure le droit de la diaspora à être dignement accueillie dans les différentes missions diplomatiques et consulaires parmi le réseau des ambassades mauritaniennes dans le monde, qui sont un territoire mauritanien où il n’est pas acceptable que nos compatriotes soient accueillis autrement que respectueusement. Lors de l’audience que le chef de l’état, son excellence Mohamedcheikh ould ghazouani m’a accordée en janvier 2020, parmi les sujets abordés, j’ai attiré son attention sur cet aspect et la nécessité que les prestations dues aux usagers des ambassades puissent être améliorées à la fois sur le plan de la qualité de l’accueil que de la rapidité de traitement des demandes. Il avait promis de prendre toutes les dispositions nécessaires pour mettre fin à ces dysfonctionnements. Et sans délai, en raison des changements opérés j’ai pu constater qu’il a donné des instructions fermes dans ce sens. Je me réjouis aujourd’hui de recueillir des témoignages favorables sur ces améliorations dont celui que vous venez de faire. C’est bien là, la preuve que le chef de l’état est à l’écoute de la colonie mauritanienne de l’étranger et qu’il fait tout pour lui donner entière satisfaction dans ses différentes doléances. Par rapport à votre question je pense bien que tout est perfectible. En effet vu le taux de fréquentation journalière, j’estime qu’il est nécessaire d’extendre l’espace d’accueil par l’aménagement d’une salle plus grande qui pourrait contenir un minimum de 30 visiteurs à la fois. Aussi vue ce que représente une ambassade comme institution pour son pays en terme d’image, il serait bien de continuer les efforts déployés au niveau de la propreté, de l’hygiène et de l’ordre. Pourquoi pas numériser le traitement de certaines demandes pour nos compatriotes de la province, notamment celles qui ne nécessitent pas la présence physique de la personne. À défaut créer des consulats secondaires dans les régions à forte concentration de mauritaniens.
✓Question 4 : Certains citoyens de la diaspora laissent entendre que vous n’êtes pas assez audible et visible, avez-vous mis en place un canal d’accès et de communication (site internet, blog ou ligne dédiée) avec ceux que vous représentez au parlement ?
IMD : D’abord je pense que nos concitoyens le savent, avant même d’être porteur d’un mandat électif, j’ai toujours été et reste accessible. Aujourd’hui en tant que leur représentant au niveau de la représentation nationale je suis tout engagé pour porter leurs revendications à tous les niveaux aussi bien auprès du président de la république, du gouvernement, des administrations, des agences d’état que de l’assemblée nationale. Ceux qui suivent les réseaux sociaux ou la presse qu’elle soit écrite ou audiovisuelle savent que j’agis pleinement pour défendre la diaspora, dans le sens de lui donner toute sa place de citoyen, d’acteur du développement national, d’opérateur économique d’investisseur tout en incitant les étrangers à faire de même, de canalisateur de flux financiers, d’acteur de coopération institutionnelle, décentralisée et concepteur de jumelage, d’experts en compétences et de citoyen ambassadeur constamment à l’œuvre pour défendre l’image de son pays. En faisant aussi en sorte qu’elle soit soutenue par l’état en terme réglementaire ou législatif ou tout simplement d’être aidée au retour par différents leviers : octroi d’un lotissement par exemple pour la construction de logements. Les étudiants non plus ne doivent pas être en reste : l’amélioration de leurs conditions matérielles est une exigence. Au quotidien je reçois aussi directement les doléances de mes concitoyens, soit directement chez moi, par téléphone ou messages électroniques que je traite rapidement. A cet égard en tant qu’élu mon rôle est de sensibiliser les autorités publiques sur les problèmes auxquels il faut trouver des solutions, c’est aussi de les inciter à la fabrication de lois prenant en compte les préoccupations de la diaspora, de leur faire prendre des mesures administratives adaptées à la situation de chaque pays d’accueil de nature à faciliter la vie de nos concitoyens. Enfin il est aussi de faire le suivi de toutes ces situations. Bien de choses ont été acquises , vous venez vous-même de témoigner de l’amélioration des conditions d’accueil à l’ambassade, il ya aussi la prise en charge au niveau de l’état civil qui s’est nettement améliorée, une avancée au niveau de la reconnaissance de la double nationalité se pointe à l’horizon, tout comme il ya le travail que l’OIM (organisation des migrations internationales) fait sous l’impulsion des pouvoirs publics pour une organisation stratégique de la diaspora et la prise en compte de ses préoccupations et compétences. Je pourrais ajouter également que sous l’impulsion du président de la république, le chargé de mission à la présidence de la république Monsieur Harouna Traoré vient d’être nommé à l’intérim de la présidence de la commission nationale de facilitation des procédures d’enrolement à l’état civil, pour réactiver les activités de la commission en vue de permettre à tous les citoyens Mauritaniens de l’intérieur comme de l’extérieur d’être dotés de leurs états civil et ainsi de jouir de ce droit fondamental comme le veut ie président de la république. . L’expérience diplomatique de Monsieur Traoré, habitué au traitement des questions d’état civil à l’étranger, permet tous les espoirs quant au règlement de cette problématique pour nos compatriotes de l’étranger. Toutes ces avancées que j’ai défendues, me donnent humblement le sentiment que je suis audible. Pour la visibilité, d’abord je voudrais préciser que je ne suis pas un partisan de l’action spectacle pour défendre mes compatriotes mais plutôt de l’efficacité qui n’est pas antinomique de la discrétion. Ainsi avec les moyens à ma portée j’essaie de remplir ma mission du mieux que je peux. Il faut savoir que j’ai tout un continent à gérer sans que je sois doté du moindre moyen de fonctionnement. Malgré tout j’ai toujours agi et je reste accessible par téléphone (0750601289) ou messagerie numérique (mancega@aol.fr) comme je l’ai toujours rappelé. C’est là des moyens d’accès directs qui permettront à mes concitoyens de me saisir librement de tout problème qui leur est posé.
✓Question 5 : Le 16 juin 2021, lors d’un conseil des ministres, un projet de loi a été adopté sur la double nationalité en Mauritanie, que pourriez-vous en dire ? Et surtout ce projet prévoit des cas d’incompatibilité avec l’exclusion de prétendants aux postes électifs et de ministres, ce qui a suscité des vives réserves dans l’opinion publique concernée.
IMD : L’accès à la double nationalité permettant aux mauritaniens de conserver leur nationalité d’origine est une mesure qui est très attendue par nos concitoyens. Cette doléance ancestrale qui fait l’objet du projet de loi adopté en conseil de ministres du 16 juin 2021, est la traduction en réalité d’une promesse présidentielle prise lors de la dernière campagne présidentielle et l’aboutissement d’un long processus.
Avant de répondre à votre question, il convient d’abord de planter le décor. Comme vous le savez bien, la loi 61-112 du 12 juin 1961 stipulait que tout Mauritanien qui prenait une autre nationalité perdait systématiquement sa nationalité mauritanienne. En 2010 à la faveur de l’adoption d’un nouveau code de nationalité, une disposition introduite à son article 30 maintenait toujours la perte de la nationalité mauritanienne en cas d’acquisition d’une autre nationalité. Mais l’article 31 de ce même code permettait sous condition la possibilité de préserver la nationalité mauritanienne. Cela passant par l’envoi d’une demande dans ce sens au président de la république, à déposer au service de la nationalité du ministère de la justice. Après transmission de cette demande au service de la législation de la primature et l’élaboration d’un décret par ses soins, il est transmis à l’administration de la présidence de la république pour signature. C’est à cette condition que la nationalité mauritanienne pouvait être conservée. Or au regard de la lourdeur administrative que cette procédure induisait très peu de mauritaniens ont pu bénéficier de l’application en leur faveur de cette disposition. De sorte que l’insatisfaction était palpable partout et que le souhait d’avoir une loi était demandée par tous. Avec ce projet de loi, souhaitée par le président de la république et la simplication apportée en l’espèce, la voie est ouverte pour tous les Mauritaniens de garder automatiquement leur nationalité, une fois qu’il est voté et promulgué. Pour moi l’enjeu principal de cette loi est là, qui est de faire en sorte que plus aucun mauritanien ne puisse perdre sa nationalité au prétexte qu’il a pris une autre nationalité. Pour ce qui est des incompatibilités dont on parle et qui pourraient être listées dans le décret d’application qui va suivre, cela reste pour l’instant un projet qui pourrait évoluer lors des discussions parlementaires avec le gouvernement pour apporter des améliorations au projet de texte de loi. En ce sens l’espoir est permis de voir ces éventuelles restrictions être levées totalement ou partiellement. Donc pour l’instant je préfère m’en tenir à ça plutôt que de commenter des hypothétiques bruissements. En tout état de cause j’inviterai mes compatriotes à la sagesse en acceptant tout ce qui constitue un plus positif quitte ensuite à continuer de revendiquer davantage de droits plutôt que d’être maximaliste et partisan du tout ou rien. Il me reste à remercier vigoureusement et très solennellement le président de la République MohamedcheikhOuldGhazouani pour avoir permis cette évolution positive du droit mauritanien en matière de nationalité, qui en dépit des réserves observées ici et là constitue incontestablement une avancée aux yeux de beaucoup de nos compatriotes. Je remercie également le député Sidney Sokhona et le chargé de mission à la présidence de la république Harouna Traoré pour leurs différentes interventions auprès du président de la république et du Premier ministre à faire passer rapidement cette loi. Aussi je remercie la direction de l’association Union des Bureaux des Communautés Mauritaniennes dansle Monde (UBCMM) qui depuis sa création n’a menagé aucun effort pour que la loi sur la double nationalité voit le jour. Enfin j’exhorte mes collègues parlementaires à se saisir de l’occasion de la discussion parlementaire sur le projet de loi relatif à la double nationalité pour défendre le principe de la double nationalité intégrale, garant d’une citoyenneté pleine et entière.
L’emprisonnement de Ould Abdel Aziz est une injustice dont le responsable est quelque part Abdel Aziz lui-même. C’est un petit règlement de compte personnel entre lui et son meilleur ami, le président Ghazouani, que nous les mauritaniens ne connaissions même pas sur la scène politique, et qu’il a lui même choisi et emmené et dont il a fait la publicité et la campagne électorale, et qu’il a fini par imposer aux mauritaniens, à travers une organisation frauduleuse et honteuse des élections présidentielles de 2019. Abdel Aziz et Ghazouani, c’est exactement le même Système, qu’ils se disputent aujourd’hui ou se réconcilient demain, cela n’avancera jamais en rien le pays, et ne restituera jamais aucun sous au trésor public. Au contraire, leur petite dispute de coqs actuelle, a déjà coûté elle-même des milliards d’Ouguiyas au contribuable et renforcé la pauvreté des citoyens. Ceux qui ont formé la commission parlementaire d’enquête sur Aziz, sont exactement les mêmes que Abdel Aziz a engraissé lui-même durant ses deux mandats et leur a confié l’avenir du pays, et les a laissé pendant dix ans maltraiter les innocents et porter toutes sortes d’atteintes aux droits des citoyens, et introduire le terrorisme dans le code pénal officiel du pays. La Justice mauritanienne, qui vient d’être injuste envers Abdel Aziz, est exactement la même justice qu’il a lui-même entretenue et laissée derrière lui telle qu’elle. Autrement dit, ce qui arrive actuellement à Abdel Aziz, aussi injuste soit-il, n’est que la conséquence directe et évidente du peu d’intérêt qui a été apporté au secteur de la justice durant ses deux mandats. Bien sûr, je condamne fermement les molestations dont fait object Abdel Aziz aujourd’hui, il doit être jugé avec respect de tous ses droits, puis condamné ou acquitté selon qu’il soit coupable ou innocent, et non traité arbitrairement et vulgairement et irresponsablement, par ce rendement de compte personnel flagrant et qui n’a rien d’une justice. Mais, ce qui rend le jugement délicat, c’est que ces mêmes molestations et privations de droits que subit Abdel Aziz aujourd’hui, nous les avions constatées, à l’égard d’autres personnes et personnalités, lorsque la Justice mauritanienne était contrôlée par lui. On peut citer sous les deux mandats de Aziz d’innombrables perversions de la justice: Le calvaire inhumain et hors la loi infligé au jeune Ould Mkheytir, torturé de façon inhumaine puis kidnappé alors qu’il venait d’être libéré par un tribunal, puis rejugé par quelques barbus inconnus du système judiciaire et auxquels les mauritaniens n’avaient accordé aucune légitimité; les emprisonnements expeditifs de Biram Dah Abeid, les mains menottés sans aucune raison alors qu’il se rendait à l’hôpital pour un bilan cardiaque, la protection insensée du criminel Cheikh Ridha, qui a pillé des centaines de milliards d’Ouguiyas à des milliers de familles et fait tomber en faillite le secteur de l’immobilier, les emprisonnements abusifs et sans chefs d’accusation clairs ni raison de libération claire des journalistes et blogueurs Cheikh Jeddou et Ould Weddady, les interdictions arbitraires de partis politiques qui avaient pourtant réunis toutes les conditions nécessaires pour être reconnus, tels que RAG, FPC… et bien d’autres atteintes aux droits politiques et individuels, sont là des situations où la justice mauritanienne a été complètement bafouée et purement et simplement instrumentalisée par l’exécutif. Alors qu’est ce que veut Abdel Aziz ?! que cette justice qu’il n’a pas veillé à redresser, en dix ans de pouvoir, se transforme toute seule comme par magie, en une justice à la Suisse ou à la Norvégienne , et le traite lui exceptionnellement, en veillant à ses droits ?! C’est ce qu’on aurait espéré, mais cela ne sera possible, que lorsque le système législatif, judiciaire, et exécutif actuel, fidèle héritage de la décennie de Aziz, sera remplacé par un autre système lors de prochaines élections.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé l’annulation de la décision interdisant aux plus de 24 ans de s’inscrire dans les universités et les établissements de l’enseignement supérieur en Mauritanie.
Le Département a affirmé, – dans un communiqué publié ce mardi 22 juin courant,- que l’annulation de la décision intervient « en raison du préjudice causé à de nombreux titulaires d’un baccalauréat qui ont plus de 24 ans et qui souhaitent accéder aux établissements publics de l’enseignement supérieur ».
La décision d’annulation est intervenue « après une étude approfondie », indique le ministère, selon lequel « l’accès aux établissements publics de l’enseignement supérieur se fera conformément aux textes qui définissent les critères objectifs et les règles en matière d’orientation dans ces différents établissements ».
Stratégiquement, il est dans l’intérêt de la diaspora d’accepter quand-même au final le projet de double nationalité. Malgré le fait qu’il soit très très discriminatoire. Pouvoir déjà rentrer chez soi sans payer des VISA ni des cartes de séjours, est une avancée notable pour beaucoup de familles qui en étaient privées jusque là. Pouvoir également investir, entreprendre, et acheter plus facilement de l’immobilier au pays sont d’autres avantages pour la jeunesse de la Diaspora. Mais il est très très important de garder la pression, et manifester, pour que les discriminations liées aux privations de certains droits citoyens fondamentaux soient levées par la suite. Il ne faut rien laisser au Système, cette petite avancée de double nationalité, il faut la lui arracher déjà et la garder comme acquis. La suite des droits viendra avec la pression ou le prochain basculement politique lors de prochaines élections. Ce qui m’intrigue, c’est la question suivante : Pourquoi le gouvernement veut à tout prix priver certains citoyens de leurs droits fondamentaux d’accès aux fonctions électives ?! Serait-ce dans un objectif d’exclusion ethnico-raciale ? Compte tenu du fait que la majorité écrasante des binationaux sont des exilés et des réfugiés dont on connaît parfaitement les origines ethniques !!! Ce type de discriminations aurait pu être compris, si à la limite, on parlait de naturalisation. Mais déchoir un citoyen de certains droits , alors que ses parents et ses ancêtres sont mauritaniens, est une attitude insensée qui demande une prudence particulière vis-à-vis des intentions de ceux qui veulent la mettre en place.
LE RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR LA RÉFORME ET LE DEVELOPPEMENT (TAWASSOUL) a organisé du 11 – 13 Juin 2021 la première session ordinaire 2021 du CONSEIL NATIONAL DE LA CHOURA â Nouakchott.
Au cours de cet important forum regroupant les cadres du parti a Nouakchott, une absence très remarquée du Député du 5eme Arrondissement l’honorable député Idrissa Bilaly Camara se trouvait en » mission insolite » dans la Commune de Hassi Cheggar, arrondissement de Tachott, département de Selibaby, wilaya du Guidimagha pour » arranger le problème. d’esclavage qui mine la quietude des autochtones »
L’honorable député, dans sa vile manoeuvre a semé la graine de l’anarchie pour étouffer la lutte des abolitionnistes de Gambanaaxu contre l’apologie de L’ esclavage et ses sequelles.
L’honorable député n’a ménagé aucun effort pour soutenir les Féodaux-esclavagistes dans le systeme de leurs » eus et traditions de l’esclavage par ascendance et ses sequelles aux guidimagha.
Mr Idrissa Bilaly CAMARA n’a rassemblé autour de lui que ses oncles, pères, et autres parents ainsi que les personnes ayant accepté leurs conditions serviles pour une raison ou une autre.
Aucune personne de Gambanaaxu n’a pris part a cette rencontre qui sera l’occasion de l’escalade des hostilités au guidimagha.
Cette position est loin d’être celle de notre parti qui défend farouchement les droits de l’homme et des citoyens, la lutte contre la criminalité et le banditisme ainsi que la gabegie sous toutes ses formes.
En ma qualité du President du conseil regional de la CHOURA, il est de mon devoir de signaler les manigances de ce parlementaires qui joue a la fois au pompier et au pyromane.
Cette vilaine entreprise est en voie de jeter le discrédit sur notre parti TAWASSOUL au Guidimagha ou personne ne peut plus faire confiance dans les jours â venir.
J’alerte la Direction Nationale que des DOCUMENTS établis pour légaliser l’illégalité sont déjà dans le circuit administratif régional d’où ils doivent être retirés et détruits parce que tissus de mensonge.
Dieu m’est temoin que j’ai RENDU compte à qui de doit fidèlement.
Tachott, le vendredi 17 juin 2021.
Waly Ibrahima Diallo, president du Conseil Regional du parti Tawassoul au Guidimagja
Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 16 Juin 2021 sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould CheikhEl-Ghazouani, Président de la République.
Le Conseil a examiné et adopté un projet de loi modifiant et abrogeant certaines dispositions de la loi n°61-112 du 12 juin 1961, modifiée portant code de la nationalité.
Le présent projet de loi vise à modifier l’article 30 (nouveau) pour prévoir des cas précis de perte de la nationalité, ainsi que l’article 31 (nouveau) pour consacrer, désormais, la conservation de la nationalité mauritanienne de manière systématique, tout en prenant en compte certains cas d’incompatibilité dont la liste pourrait être complétée par un décret.
Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants:
– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale d’Aviation Civile (ANAC).
– Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV).
– Projet de décret définissant les modalités de prise en charge des missions à l’intérieur du pays des responsables et agents de l’Etat.
Le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:
Ministère des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel
Cabinet du Ministre
Chargé de Mission: El Hacen Ould Amar Belloul, Professeur d’Enseignement Supérieur
Ministère du Pétrole, des Mines et de l’Energie
Cabinet du Ministre
Chargé de Mission: Ismail Ould Abdel Fettah, Ingénieur en Pétrole
La délivrance ! De sources généralement bien informées, KASSATAYA a appris que le conseil des ministres a adopté ce jour un décret simplifiant l’acquisition de la double nationalité aux citoyens mauritaniens.
Si l’information se confirme, ce serait une avancée notoire attendue depuis l’indépendance. Selon notre source, la prochaine étape sera le vote par l’Assemblée Nationale.
Pour rappel, la double nationalité était régie par la loi 61 – 112 du 12 juin 1961 portant code de la Nationalité mauritanienne (notamment en ses articles 31 et 37 nouveaux) revue par la Loi n°2010 – 023 du 11 février 2010 ouvrant la possibilité au Mauritanien s’étant prévalu d’une autre nationalité de conserver sa nationalité mauritanienne suite à une demande adressée au président de la République.
Ces derniers temps, l’actualité nationale est marquée d’horribles actes de criminalité dans certains milieux urbains. Certains quartiers de notre capitale Nouakchott et la ville de Nouadhibou ont connu une insécurité qui perturbe gravement la quiétude des populations.
La semaine écoulée, Nouakchott a connu plusieurs attaques violentes en pleine rue, comme celle de Toujenine au cours de laquelle le professeur d’université Ahmed Salem Ould Eloumane a été mortellement agressé.
Nous , le parti RAG, présentons nos émouvantes condoléances aux proches de victimes et leur exprimons notre total soutien. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux divers blessés (hommes en uniformes et civils).
Par la suite nous interpellons les autorités sécuritaires pour prendre les mesures idoines afin de freiner cette spirale d’insécurité urbaine. Des actions importantes d’ordre social, éducatif et économique doivent être menées pour soigner et traiter avec efficience le terreau multidimensionnel qui est la source des diverses dérives de délinquance juvénile.
Plus que jamais une mobilisation inédite est nécessaire pour les milieux défavorisés dans nos quartiers populaires où le décrochage scolaire, le trafic et la consommation de divers produits stupéfiants et prohibés en font des zones de tous les dangers pour les populations locales et pour d’autres habitants ailleurs dans les villes.
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