● Lettre interpellative à l’adresse du président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouni

A son excellence Mohamed Ould Ghazaouni, Président de la République islamique de Mauritanie en votre qualité de garant de l’indépendance de la justice.

Rendre la justice est une fonction cardinale et essentielle dans un Etat de droit et dans une démocratie libérale. Les magistrats ont entre leurs mains la vie, la liberté, l’honneur et les intérêts moraux, financiers et matériels de ceux qui vivent sur le territoire de la République. Le rôle de la justice est de préserver la tranquillité, la paix et la vie en société. A ce titre, elle protège les plus vulnérables, juge les litiges et sanctionne les comportements prohibés.

Cependant, la session de la Cour criminelle de Selibaby s’ouvrira le 22 avril 2024 pour juger les affaires criminelles y compris celle que j’appelle «affaire du siècle de Diogountouro» sous le n° 46/RP/2022 pour de faits de «coups et blessures volontaire ayant entraîné la mort» autrement dit meurtre dans le jargon pénal commis dans mon village natal (Diogountouro).

Monsieur le Président de la République, en votre qualité de « garant de l’indépendance de la justice » (article 89 de la Constitution), je voudrais attirer votre attention sur cette affaire judiciaire truffée des irrégularités procédurales, des violations graves de droits de la défense et des dispositions du code de procédure pénale et de la détention abusive.

Monsieur le Président de la République, j’en appelle à votre sagesse et à votre sens de responsabilités au sens des articles 23 et 24 de la constitution afin que vous agissiez le plus vite possible pour que la justice fasse son travail dans l’art du respect d’un procès équitable.
A défaut d’annulation des actes de procédure, des actes d’enquête et instruction du début de cette affaire jusqu’à le rapport de la commission d’expertise (qui a constaté la disparition du téléphone de la victime après avoir été mis sous scellés par le juge d’instruction de Selibaby). Ledit téléphone constitue bien évidement un élément capital pour la manifestation de la vérité judiciaire pour toutes les parties au procès. Il est extrement important dans un procès pénal que les droits de la défense soient respectés. Enfin, que la justice soit rendue au nom de la mémoire de la victime et au nom des présumés innocents détenus arbitrairement.

Ce faisant, tout mauritanien a droit à ce que sa cause soit entendue devant un tribunal impartial et indépendant. L’indépendance de la justice est un droit constitutionnel, reconnu aux citoyens, qui garantit l’égalité de tous devant la loi par l’accès à une magistrature impartiale. Elle est la condition première d’un procès équitable pour une société civilisée et moderne.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de ma haute considération.

Dr Boubou BA
Membre associé au centre de recherche (CHAD), Université Paris10-Nanterre
Juriste au Palais de justice de Pontoise-France

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● Écho du Rwanda à la Mauritanie | Par M. Bakary Tandia

Le 7 avril 2024, j’ai écouté le discours émouvant prononcé par Président Paul Kagame lors de la commémoration du 30e anniversaire du génocide au Rwanda. En écoutant, mes pensées ne pouvaient que se tourner que vers les nombreux Mauritaniens qui ont été injustement assassines ainsi que leurs veuves et orphelins qui souffrent actuellement de traumatismes similaires. Nous espérons que l’écho retentissant de ce message se répercutera á la Mauritanie et au-delà.

La présence du Président Mauritanien Mohamed Cheikh Ould Ghazouani à cette cérémonie hautement chargée d’émotions rappelle ostensiblement que « chickens come home to roost, » ce qui veut dire qu’on va toujours être rattrapé par nos erreurs.

Je ne peux m’empêcher de penser à ce qui pouvait se passer dans son esprit lorsque Président Kagame racontait et partageait ces histoires horribles qui mettaient en évidence l’ampleur de cette terreur.

Quelles leçons va-t-il tirées de ce moment propice à l’enseignement ? Voit-il un parallèle entre les deux tragédies ? Son silence doit-il être interprété comme une confirmation d’un déni de justice pour les victimes tout en protégeant les auteurs ?

Croit-il dans son cœur et dans son esprit que les crimes qui ont entrainé la mort de nombreux pères, fils et maris noirs mauritaniens et qui ont endeuillé leurs familles sont différents de ceux du Rwanda ?

Plus important encore, va-t-il appris quelque chose et si oui, comment compte-t-il appliquer ces leçons apprises afin que le pays puisse panser ses blessures ? J’espère sincèrement que cette commémoration du 7 avril incitera Président Ghazouani à répondre à l’appel persistant à la justice des victimes et de leurs familles en appliquant la justice transitionnelle conformément aux normes internationales et bonnes pratiques.

Comme cela a été clairement indiqué, ces crimes aussi odieux ne peuvent rester impunis. Sans aucun doute, ils résisteront à l’érosion du temps jusqu’à ce que la justice soit rendue. Le déni de justice n’est pas une option viable. En fait, la seule issue est de faire preuve de courage moral en s’attaquant véritablement à ce problème qui dure depuis trop longtemps.

La mort et la destruction laissent des cicatrices ouvertes qui ne peuvent être ignorées ou espérer qu’elles vont disparaitre d’elles- mêmes sans justice réparatrice. Comme au Rwanda, les blessures de la Mauritanie doivent être pansées. Nous devons repousser le «Start buttons» pour un nouveau départ.

En conclusion, nous adressons notre sincère expression de solidarité au peuple rwandais pour ce qu’il a enduré, et dénonçons la tragédie humaine en cours qui a coûté la vie à d’innombrables innocents Palestiniens dans leur patrie de Ghaza.

Le génocide, où qu’il soit commis, est une attaque contre notre humanité que nous ne pouvons en aucun cas tolérer. Des crises et des tragédies surviennent lorsque les dirigeants en charge manquent de sens moral. Il est de notre responsabilité collective de nous unir contre un tel mal afin que la paix et l’amour puissent s’épanouir.

Bakary Tandia, Human Rights Advocate
New York City, le 8, Avril 2024

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=773920

● Note de lecture | Quand des repentis de Boko Haram confessent

Cet ouvrage peu volumineux est un trésor pour ceux qui s’interrogent sur les ressorts profonds de l’extrémisme violent. Ici sur le cas d’un groupe armé politico-religieux connu pour sa cruauté en Afrique subsaharienne (Zones Ouest et Centre), Boko Haram. Le très averti journaliste nigérien Seidik Abba et son co-auteur nous livrent dans ce livre paru en 2019, les témoignages d’anciens partisans du mouvement terroriste. Ces repentis ayant décidé avec gros risques de s’enfuir et se sont portés volontaires pour suivre le programme Repentir contre pardon mis en place par le gouvernement nigérien à partir 2016. Le QG de ce programme se trouve à Goudoumaria, une ville située à plus d’un millier de kilomètres de Niamey (la capitale nigérienne). Ce qui ressort souvent dans les récits reccueillis auprès des repentis aux profils très divers, on y comprend que beaucoup se sont engagés entre autres par désespoir ambiant, par rencontre fortuite, par intérêts matériels…

Des motivations liées à la religion sont assez marginales et à l’intérieur du mouvement, il y a beaucoup d’intérêt au business (partage du butin) et à l’exploitation sexuelle des jeunes filles capturées. Également il y apparaît qu’ils sont organisés comme une véritable entité étatique où divers départements de services la composent (les combattants formés et disposés en groupes d’action, l’ordre judiciaire chariatique, les tenants financiers, agriculteurs-pêcheurs et les relais extérieurs complices pour d’approvisionnement du matériel et de la nourriture).
L’ouvrage nous rappelle que Boko Haram a été créé en 2002 et qu’il a basculé dans la violence armée à partir de 2009. Et son aire géographique de planque se situe dans la zone du Lac Tchad. Les repentis interrogés espèrent tous retrouver une vie normale (formés à une activité professionnelle) auprès de leurs proches et oublier cette aventure du mal-Agir terrifiant.

Notre conclusion : Dans ces groupes du genre, ils sont brigands de terreur, violeurs et voleurs sans foi digne ni loi respectable.

À recommander.

Paisible vendredi à TOUS 🤲🏾.

🖋KS pour le BLOG

● Nous devons converger nos efforts pour venir en aide aux réfugiés mauritaniens au Sénégal, également appelés les «damnés de la terre».

Tout d’abord, à toutes les citoyennes et tous les citoyens du Sénégal, nous vous adressons nos vœux les plus chaleureux à l’occasion de votre fête d’indépendance, célébrée le 04 avril en commémoration de la proclamation de la souveraineté de la République sénégalaise. Que cette journée soit remplie de fierté, de célébration et de réflexion sur les réalisations passées et les aspirations futures de votre nation. Qu’elle soit un point de départ pour le nouveau gouvernement, dirigé par Son Excellence M. Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal, et son Premier Ministre, M. Ousmane Sonko, pour consolider l’unité de la grande nation sénégalaise, ainsi que pour la mise en place du Projet national auquel les sénégalaises et sénégalais ont adhéré.

Par ailleurs, nous souhaitons rappeler qu’en douze ans de pouvoir, l’ancien régime n’a accordé aucune audience à ces « damnés de la terre ». Des Mauritaniens de cœur vivant dans la souffrance depuis plusieurs années sont abandonnés à leur sort. Malgré quelques initiatives prises par de bonnes volontés ab hoc et ab hac , aucune n’a réussi à les aider à apaiser leurs souffrances. Certains pourraient considérer que c’est prématuré, mais nous sollicitons votre diligence, Excellence, pour aider à mettre en place des structures et des moyens permettant de répondre aux besoins primaires de ces personnes, au nom de l’humanisme.

Le Premier Ministre, M. Ousmane SONKO, a déjà tenté de prendre contact par le passé, mais il n’a trouvé personne pour prendre en compte les inquiétudes. Aujourd’hui, il est nécessaire d’affirmer que nous devons converger nos efforts pour venir en aide aux réfugiés mauritaniens au Sénégal.Ils sont confrontés à des défis considérables qui menacent leur sécurité, leur dignité et leur avenir. La communauté internationale est témoin de la crise humanitaire persistante que vivent ces réfugiés. Leur arrivée au Sénégal a été marquée par des conditions précaires, une insécurité alimentaire et un accès limité aux services essentiels tels que l’éducation et les soins de santé. Nous appelons votre Excellence et votre futur gouvernement à agir de toute urgence pour venir en aide à ces réfugiés mauritaniens.

Souleymane Sidibé,

Bordeaux, le 04 avril 2024.

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● Les enfants naturels : la négation du droit de l’enfant | Par le journaliste Seyré SIDIBE

Et pourtant, les enfants naturels, appelés vulgairement en Soninké  « Dianga lèmu » qui veut dire « bâtards » sont nés comme tous les autres enfants du monde, la rencontre d’un spermatozoïde et d’une ovule.

Mais seulement, on leur reproche d’être venus au monde alors que leurs parents n’étaient pas unis selon les usages religieux et traditionnels.

Durant toute leur existence, ces enfants, même devenus adultes sont rappelés constamment à leur naissance quels que soient leurs mérites.

A la moindre occasion, ils sont rabaissés, humiliés tantôt avec des messages voilés tantôt explicites pour leur faire comprendre qu’ils sont «illégitimes» .

Ils sont considérés injustement comme impurs et malpropres par ce qu’ils seraient porteurs de souillure et même de malédiction dans de nombreuses sociétés traditionnelles africaines et en particulier chez les Soninké.

Même les damnés de la société, les esclaves pourtant stigmatisés eux-mêmes et traités comme des sous-hommes se moquent de ces malheureux enfants, condamnés à payer pour la forfaiture de leurs parents.

Dans nos sociétés, ces enfants sont sources de honte pour la famille qui n’hésite pas à s’en débarrasser à la moindre occasion pour préserver son image.

Enfanter en dehors du lien de mariage est un crime imprescriptible. La femme qui a eu le malheur de donner naissance dans ces conditions était frappée d’ostracisme, aujourd’hui encore dans une moindre mesure.

Pendant longtemps, ces pauvres enfants étaient clandestinement assassinés dès la naissance, par ce que nos sociétés redoutent plus la honte que la culpabilité.
En d’autres termes la responsabilité qui voudrait que chacun réponde de ses actes est une contre valeur. L’honneur de la famille, de la lignée n’a pas de prix même s’il faut commettre un assassinat.

La religion qu’on prétend défendre et qui interdit toutes relations entre un homme et une femme en dehors du lien sacré du mariage ne peut autoriser le meurtre fut-il celui d’un nouveau-né.

Ceux qui avaient (les nouveaux-nés) la chance d’échapper à une strangulation mortelle devaient apprendre à vivre avec leur malédiction, un handicap qui les rend différents des autres enfants de leur âge.

Une fois devenus adultes, ils sont confrontés à d’autres épreuves : celle du mariage.
Les hommes et les femmes «enfants illégitimes» rencontrent souvent des difficultés lorsqu’ils doivent choisir un partenaire ou une partenaire. Leur demande de mariage fait beaucoup jaser du fait que selon les croyances, ils sont nés d’une union maudite.

Cette étape franchie, vient ensuite un autre obstacle, disposer d’un lopin de terre pour construire un toit notamment pour les hommes. Or ne peut hériter du père que les enfants bien nés dit-on.

Si l’enfant n’a pas été reconnu par son géniteur, généralement il porte le nom de famille de sa mère et aura grandi à la charge de ses oncles qui lui auront offert Amour et hospitalité en essayant de combler l’absence du père.

Et puis, un jour c’est le summum de la crise, l’enfant découvrira la vérité.
Certains se suicident alors que d’autres sont meurtris à vie et acceptent le sort implacable.

Il y a en a qui choisissent de partir, de disparaître dans la nature surtout lorsqu’ ils sont issus d’une double illégitimité : enfant nés hors mariage et issus de parents de castes différentes (noble et esclave). Au cas où le père a accepté de baptiser l’enfant, il lui confère une paternité et une personnalité sociale.

Cependant dans les deux cas, l’enfant est stigmatisé et souffre d’une manière ou d’une autre de reconnaissance et de légitimité : il ne peut hériter de son père.
Alors que les autres enfants issus cette fois-ci d’un mariage peuvent prétendre à l’héritage et à occuper une partie de la concession paternelle.

Esclave et enfant naturel, deux destins quasi identiques

Tous les deux sont stigmatisés chez les Soninké.
Cependant, l’esclave jouit d’une reconnaissance sociale, communautaire et familiale liée à son statut précaire, servile et de misère conférée par la société.

En revanche, l’enfant naturel le plus souvent est considéré comme un « enfant sans père », on lui reconnaît juste une mère.
L’impureté qu’on lui reproche est différente de celle de l’esclave du fait que le premier est frappé de malédiction, de souillure congénitale, le résultat d’une transgression alors que le second est réduit aux sales besognes qui lui sont réservées dans la société.

En Mauritanie, au plan administratif, l’esclave dispose d’un état civil, ce qui n’est pas forcément le cas de l’enfant naturel à condition de contourner les règles établies en faisant établir un faux certificat de mariage.
En effet, le fondement du droit mauritanien étant musulman, il n’ y a point de naissance en dehors du mariage, tel est l’esprit de la loi.

Dans certains cas, l’enfant naturel a un avantage certain sur l’esclave, son statut social est celui de sa mère, dans le cas où le père a refusé de le reconnaître.
Ainsi avec le temps, on finira toujours par oublier les conditions de sa naissance.
Les enfants issus d’un père «enfant naturel» par exemple peuvent échapper à la stigmatisation sociale. On aura tourné la page, le père fautif aura purgé sa peine, sa progéniture n’en souffrira point le temps aura effacé la souillure.

Cependant pour le pauvre esclave, il est marqué au fer. Il est esclave et le demeurera ad vitam æternam, lui ainsi que ses ascendants et descendants de toutes les générations.

La stigmatisation de naissance hors mariage serait plus cruelle si elle était l’apanage des castes déjà socialement discriminées.
C’est une réalité qui concerne toutes les classes sociales même si elle est différemment regardée selon les cas de figures; par exemple l’union hors mariage d’un homme et la femme de caste – « esclave et noble » – donne naissance à un enfant, la sanction sociale est plus grave du fait que le couple aura transgressé la logique des castes en plus du lien en dehors du mariage.

La justice dans nos sociétés africaines à la lumière du procès fait à l’esclave et à l’enfant naturel.

Combien d’enfants dans nos sociétés ont été traumatisés et n’ont pas eu droit à une enfance heureuse à cause de cette perception du monde?

Impossible pour ces enfants d’échapper au regard moqueur, inquisiteur et blâmable de toute une communauté. Ont-ils choisi de venir au monde ? Pour quoi sont-ils victimes d’un procès inique pour une faute qu’ ils n’ont pas commise ? Le crime serait-il héréditaire ? L’enfant a-t-il des droits dans nos sociétés ?

Et pourtant dans la plupart de nos pays, il est officiellement reconnu que l’enfant a des droits et qu’il mérite d’être protégé en raison de sa fragilité. En Mauritanie par exemple, il existe un
ministère des Affaires Sociales, de I’Enfance et de la Famille qui a signé toutes les conventions internationales relatives aux droits de l’enfant.
Mais, la tradition, cette loi non écrite qui privilégie toujours les classes dominantes et féodales prime toujours en silence sur la Loi (les textes juridiques, les conventions internationales relatives) produite et signée pour tromper les partenaires extérieurs.

Le viol accepté et l’amour chahuté

Et pourtant, souvent les enfants naturels sont nés d’une union consentie et d’un amour franc entre un homme et une femme.
Alors que ceux qu’on appelle très affectueusement, «enfants bien nés» ou « légitimes » sont parfois nés d’un viol : un mariage forcé organisé avec la complicité de la société pour perpétuer une tradition en déphasage avec les nouvelles réalités.

Deux absurdités sur lesquelles, on ferme les yeux : le premier concerne cet enfant qui paie pour être né d’une union hors mariage, et le second, c’est un descendant d’esclave qui doit s’appeler esclave pour toute son existence parce que son père a eu le malheur de croiser le chemin d’hommes plus forts qui l’ont réduit à la servilité.

Quelle est la faute de l’un et de l’autre ?
D’être venu au monde, ce qui relève de la puissance de dieu, de la contingence.
Notre appréhension de la justice ne manque- t- elle pas de justesse et de bon sens ?

Je suis fasciné par la justice des autres qui protège les enfants et stipule que la responsabilité pénale est individuelle.

Idem en Islam, notre référénce.
Dieu n’ a-t-il pas dit que le jour du jugement dernier, chacun répondra de ses actes .
Le père ne paiera point pour le fils ou la fille, la mère répondra, elle-même de ses actes…

Dès lors pour être en harmonie avec notre spiritualité (l’islam) ne faut-il pas oser rompre avec certaines de nos pratiques héritées d’un passé paganiste sources d’humiliation pour une partie de la communauté, même si elles ont encore la dent dure.

Seyré SIDIBE

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● La supposée fraude informatique à la CENI: un scandale passé sous silence | Par le journaliste Seyré SIDIBE

Le scandale de la manipulation informatique des résultats des élections de 2023 n’est pas une banale affaire.

Si une telle manoeuvre est possible, et venait à être confirmée, c’est un scandale d’État qui montre jusqu’où notre système électoral, démocratique est biaisé, corrompu etc.

Ainsi tout est à refaire. On peut dés lors penser que la plupart des hommes et des femmes qui nous ont dirigés des années durant, sont certainement élus par des méthodes déloyales et anti-démocratiques : mal élus

Les enquêtes, j’en doute si elles ont lieu, démontreront, nous l’espérons, depuis quand, ces pratiques sont en vigueur à la CENI.

D’où la nécessité de s’interroger sur la légitimité de tous ceux qui ont occupé des postes ou mandats électifs dans notre pays, depuis plusieurs décennies. Ne sont-ils pas élus par ces mêmes techniques où pratiques similaires ?

Une affaire aussi sérieuse que cette fraude informatique à la CENI a été, bizarrement, négligée par les autorités . Jusqu’ici aucune enquête n’est ouverte . Elles sont restées atones et aphones sur ce sujet.

Chose quand-même curieuse, surtout quand on voit l’empressement avec lequel, ces mêmes autorités traitent d’autres dossiers moins importants.

Vrai ou faux, toute la lumière doit être faite sur cette fraude informatique. La CENI doit plus que communiquer sur cette affaire.
Et l’informaticien qui a révélé l’existence de la fraude informatique doit être entendu ou auditionné. C’est une accusation grave qui porte atteinte à l’image de l’Etat mauritanien et à celle ses institutions.

D’autre part, au plus haut niveau de l’Etat, ce scandale doit être pris au sérieux. Ce n’est pas seulement, une victoire volée à certains partis politiques, mais c’est un État discrédité et une démocratie écornée.

Autre incompréhension, pour quoi attendre à quelques mois seulement de la présidentielle, soit 3 mois pour ramener au devant de la scène politique ce scandale ?

A qui profite, le retour de cette question de fraude informatique dans le debat national, au moment où les députés, peut être en cause ont déjà voté plus d’une loi à l’assemblée nationale en participant au jeu démocratique ?

Refaire les élections, c’est me semble-t-il, la volonté des certains perdants.
Dans cette logique qu’ en sera-t-il des lois votées par ces mêmes députés dont l’élection, la légitimité est entachée ?
Le gouvernement est-il disposé à reprendre les mêmes textes jusqu’ ici votés, pour les soumettre une nouvelle fois aux députés « élus normalement  » à la faveur d’une élection plus transparente et juste ? Et que dire des maires et conseillers régionaux ?

Dans cette affaire, l’Etat a laissé faire pour des raisons qu’il est le seul à savoir. Or, en politique chacun comprend que rien n’est laissé au hasard, tout est question d’intérêt et de positionnement.

Autre extravagance, cette même CENI accusée d’un tel scandale est toujours en place. Comme si de rien n’était, elle se prépare avec assurance à organiser la présidentielle de juin, alors qu’elle n’est pas lavée de tout soupçon de fraude informatique lors des élections municipales, régionales et législatives de 2023.

Seyré SIDIBE

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● Selibaby-Mauritanie : Brève chronique d’un feuilleton judiciaire abracadabrant à  deux vitesses…

Une affaire des coups et blessures…après une enquête préliminaire…le juge d’instruction ( JI) est saisi… Le JI est le magistrat du siège désigné dans le cas d’affaires pénales graves ou complexes pour instruire. Il est doté de larges pouvoirs lui permettant d’oeuvrer à la manifestation de la vérité…jusqu’ici rien d’étonnant…

Au cours de l’instruction la victime est décédée…le juge a requalifié les faits en  meutre et  a délivré une commission rogatoire à  la brigade de la gendarmerie chargée des infractions électroniques ( commission d’expertise à  Nouakchott) afin de procéder à une expertise sur le téléphone de la victime et ceux de présumés inoncents saisis et mis sous scellés par les enquêteurs lors de l’enquête préliminaire…jusqu’ici rien d’étonnant…

Dans son rapport d’expertise, la commission, a  precisé en application de l’article 106 de la loi du 15 juillet 2013 qu’elle n’a reçu que les téléphones des mis en cause, celui de la victime a disparu dans la nature ;  qui d’ailleurs constitue un élément essentiel pour la manifestation de la vérité…fait grave et gravissime…

Ainsi les experts concluent qu’ils n’ont trouvé aucun fait dans les téléphones des mis en cause de près ou de loin qui laisse supposer qu’ils ont participé à la commission de l’infraction…

Surprise,  à l’issue de conclusions du commission d’expertise téléphonique, le juge d’instruction à rendu deux ordonnances :

1- une ordonnance de non lieu  pour la personne à  qui on l’a accusé d’être le commanditaire ( en un mot, il est blanchi de tout fait lui concernant ),

2- une ordonnance de renvoi devant la cour pour les personnes accusées d’être les complices ( en un mot pour y être juger)…

Le procureur et la partie civile ont fait  appel de l’ordonnance de non lieu du JI à l’égard du présumé commanditaire devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Kiffa…la Cour d’appel a confirmé l’ ordonnance du juge d’instruction…Par la suite le procureur fait à  nouveau un pouvoir en cassation devant la cour suprême…ainsi la cour suprême a confirmé l’arrêt de la Cour d’appel de kiffa…

En consequence, je laisse a chacun d’entre vous de faire un syllogisme judiciaire et de faire une critique de la raison pure sur cette affaire  rocambolesque…

NB : Sous d’autres cieux, on déclare l’irrecevabilité de la procédure…c’est toute la procédure qui tombe dans l’eau pour cause, la disparition du téléphone de la victime…

Que la justice soit faite au nom de l’état de droit !!!

Par Dr BA Boubouhttps://www.facebook.com/share/p/t7VTvvWRfofmrWKh/

● L’émigration irrégulière : un saut dans la mort | Par le journaliste Seyré SIDIBE

Ces dernières semaines plusieurs familles subsahariennes, notamment  mauritaniennes, maliennes et sénégalaise, pour ne citer que ces nationalités des candidats à  l’émigration irrégulière, sont traumatisées, endeuillées par les mauvaises nouvelles qui circulent sur le sort de bateaux de migrants à  destination de l’Europe.

Les réseaux sociaux ont  largement diffusé des corps sans vie de subsahariens pêchés ou repêchés par des gardes côtés, ou encore des pêcheurs.

Des images terrifiantes et abominables qui interpellent la conscience humaine, nos gouvernants en premier lieu, nos sociétés entières dans tous leurs segments.

Des dizaines de  personnes sont encore portées  disparues. Leurs proches sont rongés, accablés et terrifiés par les informations qui circulent concernant le naufrage de bateaux sur l’Atlantique.

Pour certaines familles l’angoisse est totale, bientôt un mois ou plus, qu’elles  n’ont pas eu le moindre signe de vie de leur fils, d’un cousin, un frère, un oncle ou une tante  etc. qui s’est lancé dans cette aventure périlleuse.

Les plus chanceux sont ceux dont l’embarcation a été  interceptée par les gardes-côtes mauritanien ou marocain, généralement sur le point de s’échouer à  cause du mauvais temps, à  cause de la fatigue des capitaines qui se sont probablement égarés.

Ces infortunés, selon un rescapé, ont parfois passé plusieurs jours cherchant vainement  la terre ferme, sans vivres, sans moyens de communication mais surtout d’orientation.

Ils se lancent au gré des vagues sans possibilité de lancer un sos pour être entendu et secouru: ils cherchent désespérément un campement, une bourgade, peu importe.

Et lorsqu’ils rencontrent les gardes-côtes même de l’enfer, c’est la délivrance.
Et chacun réalise sa bêtise et qu’il est passé à côté du trépas, du suicide.
Si certains jurent par tous les saints de ne plus recommencer, d’autres sont hantés par le syndrome de l’Atlantique.
Ils sont prêts à  récidiver. Notre rescapé est de ceux-là. Nous l’appellerons Sidi, c’est un nom d’emprunt.
Il totalise cinq tentatives pour rejoindre le vieux continent, toutes se sont soldées par un échec cuisant, une prise de risque maximale, des économies dilapidées doublé de traumatisme.

Cette fois-ci,  Sidi le multi-récidiviste de l’Atlantique, nous confie qu’il a la poisse.
Loin de renoncer à  son projet de voyage, désormais, il est à la cherche d’un autre moyen moins risqué, selon ces mots pour aller en Europe.

Nous assistons à un suicide collectif et notre complicité est établie à  tous les échelons.
Il est clair, que cet exode mortel de la jeunesse africaine est un revers pour nos dirigeants. Un échec patent de leurs politiques de développement et de la gouvernance à tous égards.
Mais ce drame interpelle  aussi nos leaders d’opinions, de ce qui reste de la chefferie traditionnelle, les marabouts, les intellectuels, la société civile  et les médias.

Une mort stupide, insensée et absurde.Un suicide pour une cause indéfendable. Or, cette jeunesse pouvait mourir en martyr, si elle acceptait de se dresser devant nos dictateurs, devant les balles des forces anti émeutes, les coups de ceinturons  et en essuyant les gaz lacrymogènes pour réclamer : justice,  égalité, meilleures conditions économiques, sociales, sanitaires, et un partage équitable et juste des richesses .

Cette témérité à affronter les démons de l’océan, en défiant l’inconnu, l’invisible aurait servi à changer de gouvernance dans nos États. En effet, ce courage jusqu’à l’inconscience, l’insouciance, au renoncement à la vie peut déloger plus d’une dictature.
Au moins, ces jeunes seraient morts pour une cause juste, mort en héros, et ils auraient eu des  funérailles dignes, une sépulture.

Seyré SIDIBE

• Lien source média https://ondeinfo.com/lemigration-irreguliere-un-saut-dans-la-mort/

🔴🇲🇷~🇪🇺 L’accord aux tenants illisibles entre la Mauritanie et l’Union européenne sur la problématique migratoire | Une Réplique dangereuse pour les migrants irréguliers mauritaniens en Europe !

La séquence 1 de l’année du démarchage UE s’est déroulée lors d’un déplacement remarqué du premier espagnol, le socialiste M. Pedro Sanchez et la présidente de la Commission européenne Mme Ursula Von der Leyen à Nouakchott début février. Une rencontre avait eu lieu avec les hauts officiels mauritaniens conduits par le président M. Mohamed Cheikh El-Ghazouani. Selon une communication diffusée via euronews, un montant 210 millions d’euros est annoncé pour la Mauritanie en vue de la lutte contre l’immigration illégale vers le territoire européen. Lire davantage https://fr.euronews.com/2024/02/09/lue-va-verser-210-millions-deuros-a-la-mauritanie-pour-la-lutte-contre-limmigration-illega . Ainsi, on a constaté une levée de boucliers contestataire par une certaine opinion publique avisée et alerte (mouvements politiques, porteurs d’opinions, blogueurs) principalement du milieu arabophone (ou hassanophone), contre ce qui semble être un mécanisme de sous-traitance du phénomène de l’immigration clandestine. L’UE est coutumière de la sorte pour se barricader, on peut noter comme cas d’exemple, ses accords avec la Turquie d’Erdogan au cours de la décennie. L’instance politique européenne arrose en fric et le pays accepte d’être une arrière-cour tenue comme une terre de chute des vagues migratoires. Dans cette affaire aux causes profondes très complexes, tout pays de transit ne peut supporter socialement, économiquement et sécuritairement ce que la Turquie se permet. Et surtout pas le nôtre disons-le clairement.

Acte 2, l’arrivée à Nouakchott (la capitale mauritanienne) d’une délégation européenne et la signature d’une déclaration commune avec des ministres mauritaniens dans la journée du 7 mars 2024, lire https://ami.mr/fr/archives/241653 . Côté mauritanien, la communication officielle laisse entendre que l’accord ne revêt rien de contraignant. Alors que la tonalité est tout autre du côté européen, il s’agirait bien un accord pour contrôler et contenir les vagues migratoires vers les îles espagnoles  par les côtes mauritaniennes. On peut implicitement comprendre que la Mauritanie comme pays de transit et de départ également (il faut le noter) par ces accords signés, serait un espace verrou partiel pour les frontières Sud de l’UE. Et si on portait une attention particulière sur un élément médiatique du site Al akhbar repris par la plateforme francophone d’information Cridem . Il y est titré « l’UE et la Mauritanie d’accord pour rapatrier les mauritaniens en situation irrégulière en Europe » , lire https://cridem.org/C_Info.php?article=773108 . Est-elle une clause dans le package contractuel signé entre les 2 parties ?
Ce qu’il faut savoir à propos, ce sont d’autres mauritaniens en quête d’existence de vie normale (économiquement, socialement et politiquement) qui pourront subir une réplique grave provoquée par ces accords aux contours flous selon l’angle d’appréciation de l’un ou de l’autre contractant. Un sans-papier mauritanien appréhendé par X motifs à Bruxelles, à Almeria (en Espagne) ou à la Gare du Nord (Paris) peut être facilement expulsable vers son pays. Une grave éventualité qu’il faut dénoncer, un citoyen contraint d’affronter certaines précarités loin de ses terres originelles pour subvenir aux besoins vitaux de ses proches ne mérite pas d’être  fragilisé davantage. Avant d’être sans-papier dans cette Europe aux feux clignotant xénophobie et extrême droite toute, ce citoyen mauritanien a quitté cette Mauritanie généralement via des canaux extrêmement dangereux, ici on n’oserait pas croire d’être exhaustif sur les causes profondes qui poussent cet exode qui vide nos terroirs de sa force vive (la jeunesse). Cependant, il faut bien noter et relever les carences béantes de la gouvernance publique en matière de développement multidimensionnel. Un système de gouvernance boutiquier où le népotisme est érigé en traitement à différentes strates. D’une aide sociale à l’accession d’un emploi, il faut être « relationné » par affinités parentales, clientèlisme électoral, griotisme social et d’autres mécanismes bien nébuleux…

La situation est comme telle dans certaines zones desquelles viennent des vagues candidates à quitter (Guidimagha Sud mauritanien) : la démographie croît, les services (l’école principalement…) faillent, la vie sociale imbibée plus que jamais dans un suivisme folklorique et un court-termisme affreux. Les pouvoirs publics doivent revoir profondément leurs pratiques de traitement à tous les niveaux. Savoir occuper la jeunesse par des politiques efficientes en matière d’éducation, de formation et d’employabilité. Le marchandage contractuel fait sur la situation administrative irrégulière de quelques nationaux dans l’UE est une faute morale et mollement stratégique. Et également très marginal pour régler nos problèmes de développement socio-économique.

🖋KS pour le BLOG

● Le PRIX littéraire LES AFRIQUES 2023 a été attribué à BEYROUK pour son roman SAARA [La CENE littéraire]

Le PRIX LITTERAIRE LES AFRIQUES 2023 :

Le PRIX littéraire LES AFRIQUES 2023 a été attribué à BEYROUK pour son roman SAARA paru en 2022 aux éditions ELYZAD.

Saara est un roman choral dans lequel s’élèvent trois voix.
Trois destins complexes qui s’entremêlent, s’entrelacent au rythme de l’écriture en poésie de l’excellent BEYROUK.

A travers cette polyphonie, on entend la dénonciation des inégalités sociales et raciales, les dangers des intégrismes religieux, les défis du respect de la nature et de la préservation du territoire et enfin les méfaits de la mondialisation.

Pour autant, la splendeur et la justesse des mots de BEYROUK mettent le lecteur en face d’un récit engagé, engageant et méditatif sur les conséquences de la folie des Hommes.

EXTRAITS :

« Là, au fond de moi je sens un vide qui crie, un désir de bras qui serrent, de cœurs qui embrassent, d’étreintes qui durent plus qu’un instant ».

« Mais j’ai saisi, en côtoyant les grands espaces et les esprits simples, ce qu’avaient voulu m’expliquer nos ascètes : que chaque personne possède sa propre réponse et qu’elle ne peut qu’être en elle, et qu’elle ne vient qu’à son heure. ».

LE LAUREAT :

BEYROUK est né à Atar dans le Nord mauritanien. Journaliste pendant de nombreuses années, il a fondé le premier journal indépendant de Mauritanie et présidé la première association de presse indépendante.

Il vit à Nouakchott, en Mauritanie, où il est reconnu comme l’une des voix essentielles de la littérature. Ses nouvelles et ses romans sont lus et traduits à l’étranger, notamment :

– Et le ciel a oublié de pleuvoir (roman, Dapper, 2006) ;
– Nouvelles du désert (nouvelles, Présence Africaine, 2009) ;
– Le griot de l’émir (roman, Elyzad, 2013) ;
– Le Tambour des larmes (roman, Elyzad, 2015) ;
– Je suis seul (roman, Elyzad, 2018) ;
– Parias (roman, Sabine Wespieser, 2021) ;
– Le silence des horizons (roman, Elyzad, 2021) ;
– Saara (roman, Elyzad, 2022).

LE JURY :

Cette année 2023, le jury présidé par le professeur Ambroise KOM était, par ordre alphabétique des prénoms, constitué de :

– Adélaïde FASSINOU (écrivaine) ;
– Alphoncine BOUYA (écrivaine) ;
– Boubacar Boris DIOP (écrivain) ;
– Hortense SIME (médecin) ;
– Josias SEMUJANGA (professeur de littérature) ;
– Philippe BONVIN (écrivain et bibliothécaire) ;
– Sada KANE (journaliste).

LA DOTATION :

Le lauréat reçoit un montant d’Euros 6’000 et une œuvre d’art du peintre Momar Seck, d’une valeur d’Euros 3’000. Par ailleurs, La Maison d’édition Flore ZOA achète les droits de l’œuvre primée pour la zone « Afrique francophone » en cas d’accord avec l’éditeur. La réédition est ensuite imprimée à environ 10 000 exemplaires pour être principalement distribuée gratuitement dans des lycées, collèges, universités et lieux de culture en Afrique.

LES FINALISTES :

Les romans suivants avaient été sélectionnés par le comité de lecture :

– Saara, Beyrouk (Elyzad) ;
– Le feu du milieu, Touhfat Mouhtare (Le bruit du monde) ;
– La ligne de couleur, Igiaba Scego (Dalva) ;
– Si le soleil se dérobe, Nicole Dennis-Benn (L’aube) ;
– La maison en pierre, Novuyo Rose Tshuma (Actes Sud).

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