A l’avenir, chacun aura son quart d’heure de célébrité mondiale. Andy Warhol
Avec ces quelques mots, Andy Warhol ne s’était pas trompé. De nos jours, Internet nous donne la possibilité, par passion ou sur le plan professionnel, de s’exposer, exposer nos idées ou encore nos créations.
Aujourd’hui, le 31 août et depuis 2005, nous célébrons la journée mondiale du blog ! C’est l’occasion de revenir sur l’histoire du blog et son incroyable longévité.
• Un carnet de bord en ligne Le mot “blog” est un anglicisme issu de la contraction de “web” et “log” et signifie littéralement “carnet de bord en ligne”. Pour certains, il s’agit d’un véritable journal intime interactif, un espace d’expression libre et sans tabou.
Le blog offre une grande liberté rédactionnelle. Toutes sortes de sujets sont ainsi traités sur la toile, de la cuisine en passant par le sport, la photo ou encore la politique. C’est l’occasion de mettre en avant les blogueurs passionnés par leur rédaction.
Nous devons sa création à Tim Berners-Lee, informaticien britannique est inventeur du “World Wide Web” (www). Sans le savoir à l’époque, il fut le premier blogueur de l’histoire en créant le premier site internet.
Les premières formes de blog surviennent en France déjà à la fin des années 80, en pleine apogée du minitel pressenti alors pour devenir l’outil digital français dernière génération pour communiquer et rechercher une information. France Telecom les supprimera rapidement car elles ne répondaient pas à la règle « un identifiant, un service ».
Comme pour les réseaux sociaux, ce qui aurait pu être une mode passagère s’est imposé comme un phénomène de société au fil des années.
De nos jours, les blogs contribuent activement aux stratégies de référencement naturel et ont même créé des nouveaux métiers comme blogueur, content manager ou encore responsable éditorial.
Cet outil d’expression a donné naissance à tout un vocabulaire et on parle d’ailleurs de “blogosphère” lorsque nous évoquons l’étendu du réseau tissé par ce moyen de communication et ses utilisateurs.
• La Journée Mondiale du Blog Cette journée est à l’initiative de Nir Ofir, un blogueur israélien afin de mettre en lumière la créativité et le travail de blogueurs à travers le monde.
Le but des blogueurs durant cette journée est de partager cinq blogs qu’ils apprécient à leur communauté, et ainsi donner une reconnaissance à ceux qui passent la plupart du temps inaperçus.
Beaucoup d’entre eux sont encore réduits au silence et c’est pourquoi cette journée leur est destinée.
• “Blog bless the World” Le blog est devenu au fil des années un outil incontournable et passe par toutes sortes de sujets passionnant leur créateur: du voyage aux animaux, de la santé à la beauté, ou encore de la cuisine au jardinage, la décoration… Aucun sujet ne passe à côté.
Les blogs permettent à des marques ou des célébrités de mettre en avant leurs activités, leurs passions ou encore leurs produits. C’est un outil de communication incontournable pour beaucoup.
Certains sont même devenus célèbres par le blog comme Salam Pax qui, au début de la guerre en Irak, décrit son quotidien d’une manière journalistique saisissante.
Internet a bousculé progressivement nos habitudes de lecture et nos rapports avec les médias, faisant aujourd’hui du blog un média à part entière.
Autres pays Dix ans après l’avènement du mouvement (natural and happy) nappy, les femmes burkinabè préfèrent de plus en plus les cheveux crépus et naturels aux cheveux synthétiques.
Quand on connaît la nature des cheveux africains, il y a des choix qu’on peut comprendre aisément en observant les femmes dans les rues, au marché ou dans la circulation. Frisés, humides ou secs, le plus grand défi dans l’entretien du cuir chevelu africain, c’est de les rendre plus malléables sans pour autant les dénaturer.
Pour la journaliste et entrepreneure Atifufu Amée Dzifa, pionnière du mouvement «Faso Nappy», cette nouvelle tendance a été influencée il y a une dizaine d’années par le mouvement nappy, qui a aidé à changer les mentalités des Africaines en général et des Burkinabè en particulier, notamment sur la perception de leurs cheveux.
«Ce mouvement d’ensemble à cette époque a permis d’avoir aujourd’hui ces résultats et d’avoir également plus de marques de cosmétiques naturelles pour les cheveux et la peau, d’avoir des salons qui se spécialisent dans le traitement des cheveux africains», explique-t-elle.
Le salon Afro Kô, situé dans un quartier huppé de Ouagadougou, s’est spécialisé dans l’entretien des cheveux afro. Dalila Yaro, co-fondatrice de cet établissement, est aussi l’auteure d’un e-book récemment édité. Elle y aborde les problèmes capillaires récurrents des femmes, ainsi que les soins à adopter.
«Nous sommes beaucoup dans les cheveux naturels, l’acceptation de soi au naturel. Mais tout ça vient de notre envie de retour aux sources, à nos origines, à la terre mère. C’est une première expérience. On a testé et on a vu ce que ça a suscité», se réjouit-elle.
Désormais, au Burkina Faso, de plus en plus de femmes optent pour les cheveux naturels, montrant à travers ce choix qu’elles s’acceptent elles-mêmes et veillent sur leur santé.
Nous devons beaucoup prier et demander au bon Créateur de nous couvrir de sa miséricorde pour faire disparaître à jamais le cycle infernal des détournements de deniers publics auxquels l’Inspection Générale d’État nous fait, cette semaine, le rappel d’une amère réalité. Nous avons pourtant vaincu le covid. Une pandémie mortelle. Pourquoi nous montrons-nous si faibles face à la corruption et aux détournements de deniers publics ? Pourquoi ne pas donner un coup d’arrêt définitif à ce fardeau que nous continuons de traîner sans raison ?
Au-delà des chiffres qui donnent le vertige, je m’attarderai beaucoup plus sur la déclaration de l’IGE qui traduit un aveu d’échec face à ce fléau qui semble injustement inscrit dans nos ADN. « »Quiconque peut détourner des deniers publics, mais une fois démasqué, il est tenu de restituer les fonds détournés ou aller en prison » ». L’expression est d’une notoire maladresse. Et tout patriote mauritanien ne devrait jamais l’admettre. C’est une immense erreur que nous commettons. Celle d’accepter qu’une multitude d’infractions criminelles se déroulent devant nos yeux. La puissance régalienne devrait l’interdire et s’y opposer avec la dernière énergie.
On devrait s’en tenir au principe suivant. Une tolérance ZÉRO DÉTOURNEMENT. C’est plus que possible. C’est le cas dans tous les États de droit. Cette tolérance Zéro Détournement devrait s’appliquer à tous les responsables ou ordonnateurs de fonds publics en Mauritanie. On devrait tenir une nouvelle formulation en adéquation avec la criminalité que constitue la fréquence intolérable des détournements. « »Nul ne pourra détourner des deniers publics, etc … » ». Et lutter férocement contre ces délinquants qui méritent une sanction exemplaire.
Tout ce que j’ai appris en droit, procédure pénale, politique criminelle ainsi qu’en droit comparé, et Dieu sait que depuis 47 ans j’en ai bavé pour en accumuler le maximum, semble avoir été mis de côté dans les affirmations de l’IGE. Le rôle de cette institution est de traquer les détournements, identifier les auteurs ainsi que l’ampleur des dégâts. Le reste, la sanction et le sort des détourneurs est une affaire relevant en principe des lois impératives de notre Justice pénale. Notamment du ministère public, des procureurs de la République agissant au nom de la société que représente la communauté des citoyens de notre Nation. Le parquet, et plus exactement le procureur de la République, est immédiatement averti dès qu’une infraction criminelle punie par les lois répressives est commise sur le territoire national. C’est la règle dans tous les États de droit.
Je suis dès lors surpris que l’IGE ne mentionne jamais l’infraction pénale qui se constitue dès le premier acte de détournement ainsi que la somme de toutes les actions ayant conduit à la soustraction frauduleuse des deniers publics. Dans ces conditions, l’agent public devenu criminel aux termes de la loi anticorruption de 2016 devrait être limogé ou licencié pour faute lourde. Et relevé immédiatement de toutes ses fonctions et responsabilités. Si ce n’est pas le cas présentement, il faudra veiller à ce que cela le soit à l’avenir. Sans oublier qu’une plainte devra être déposée dans l’urgence absolue auprès du procureur de la République, lequel diligentera l’action publique avec neutralisation immédiate du mis en cause.
Ne nous trompons jamais. Arrêté, enchaîné, humilié et jeté en prison, la détention préventive devant être formellement requise de droit contre tous les détourneurs de deniers publics, sans qu’on ait besoin de les mettre en demeure de rembourser, le détourneur ainsi détenu préventivement mobilisera obligatoirement ses avocats pour rembourser, sans délai, l’intégralité des sommes détournées afin de négocier une liberté provisoire. Ces détourneurs se pavanant dans leurs bolides n’ont jamais connu les affres d’une prison sans climatiseur, des toilettes publiques partagées avec les voyous de la rue.
De quels droits ou immunités ces délinquants bénéficient-ils afin de pouvoir détourner en toute impunité ? Aucun ! Et, s’ils sont pris la main dans le sac, l’IGE les autorise à pouvoir toujours négocier ? Quelle est cette procédure à la fois illogique, absurde et même stupide ? Alors que tous ces malfrats auraient dû être des pensionnaires des maisons d’arrêt plutôt que de continuer à fréquenter assidûment les allées du pouvoir.
Mais pour cela, il faudra changer une grande partie de nos lois pénales actuelles inadaptées à la grande criminalité financière. Je possède bien entendu une multitude d’idées et des propositions concrètes, avec sans doute d’autres collègues, pour nous permettre d’enrayer définitivement le mythe des détournements de deniers publics dont on voudrait nous faire croire qu’ils s’imposent à l’État et que c’est une fatalité à laquelle on devra se soumettre. Or les activités illicites, le faux et son usage, ainsi que la violation systématique des lois répressives de la République ne sont jamais admis dans un État de droit. Force doit et devra toujours rester à la Loi et au Droit.
Il n’y a pas de mot qui puisse contenir le respect, la considération, l’admiration et la foi que j’ai à l’endroit du Peuple. La place à laquelle je le situe m’avait mené à bâtir la base idéologique de mon action publique sur l’idée fondamentale de sa primauté devant par exemple les notions de nation, d’État ou encore de république. Ce ne sera d’ailleurs qu’à la lumière de cette seule ligne que l’on peut saisir la logique de ma démarche, aussi bien celle militante que celle citoyenne. Voilà pourquoi je peux, quelque fois, avoir un regard, non pas méprisant, mais minimisant l’importance, par exemple, d’une frontière, pour laquelle je ne manque pourtant pas de mesurer l’enjeu stratégique gigantesque, au profit d’un respect, qui m’apparaît suprême, d’une réalité d’un ou l’autre de ces peuples dont des lignes inventées de toutes pièces continuent encore de transpercer les entrailles et insistent toujours à tuer à petit feu. Ainsi, c’est pour moi une occasion lourde de sens de m’adresser à cette entité collective que ma conscience met au-dessus de toute autre. Qu’elle soit celle qui vit aujourd’hui sur l’étendue du territoire appelé mauritanien par des circonstances de son histoire récente est un pur hasard de l’existence pour lequel j’exprime également une grande reconnaissance.
Il est des moments de la vie d’un peuple qui se distinguent par la gravité de leur charge, par leur nature à sceller des sorts inédits et par leur caractère coriace à initier des tournants. Notre Peuple vit incontestablement un de ces moments. Ne pas le reconnaître en tant que tel est une erreur dont les conséquences seront redoutables pour les générations futures. Si un État fondé sur ce Peuple, compte tenu de l’étendue de la mémoire de ce dernier, de la profondeur de son histoire et de la variété de ses expressions culturelles et linguistiques, qu’il s’appelât Mauritanie est un autre fait contingent de l’histoire, décide, au nom de quelques motifs nébuleux, de remodeler sa destinée identitaire, alors je dis que la gravité critique est atteinte et que nous sommes dans un tournant et qu’aucune de ces habitudes tueuses d’âmes ne devrait peser autant sur nos esprits à leur imposer le sentiment d’une situation banale.
Si je décide aujourd’hui de m’adresser à cette entité sacrée à laquelle, sans distinction, nous sommes, tous, parties, et, à travers son esprit immense et divers, convoquer la conscience particulière de chacun, c’est que précisément la criticité de la situation l’impose au-delà même de le justifier.
Cher Peuple, les habitudes ainsi que quelques exemples traditionnels ont inculqué à notre société l’idée d’un académique qui doit se confiner dans un jargon typé au milieu de ses affaires universitaires. Dans l’idéal, il ferait de temps en temps quelques figurations médiatiques entre deux défilés stylistiques lors de longues sorties textuelles sur des sujets totalement importés pourtant nullement importants. Il convient de mettre au clair que, quelque séduisante – car inoffensive – que puisse être une telle conception, je m’en dissocie au risque de gêner. Cette conception définit bien en effet ce que j’appellerai, volontiers, un intellectuel de diversion. Peu importe la profondeur académique dans laquelle je professe, vous me trouverez toujours sur le terrain des luttes et transformations sociales. Pourquoi ? Parce que je suis tout simplement du Peuple et que rien de ce qui le concerne ne m’exclut. Donc on peut déjà mettre de côté les qualifications et les classifications dont personne n’est dupe sur les visées ultimes quand elles sont pointées par la réplique. Au passage, j’exprime ici toute mon admiration à d’autres qui ont décidé de briser cette barrière qui n’existe que pour justifier l’inaction.
Nous ne pouvons pas faire comme si de rien n’était au moment même où l’on assiste à l’admission d’une aussi grande trahison dans la cour des principes législatifs qui régiront la vie de ce Peuple. Nous ne pouvons pas nous taire et nous dissoudre dans une insouciance honteuse alors que l’on élève une injustice grossière au rang d’une loi. Sommes-nous seulement si amnésiques ou manquons-nous autant d’acuité à n’être alertés par aucun de ces crimes déjà inscrits dans son compteur alors même qu’elle n’était qu’en phase de latence ? Combien d’autres, et de quelle ampleur, en commettra-t-elle quand elle agira, en toute légalité, en tant que droit ?
Oui, je parle de la loi faussement dite d’orientation de l’éducation nationale mais qui, dans les faits, ne fait orienter, et ce de façon arbitraire et colonialiste, que la dynamique identitaire s’opérant à l’intérieur de ce Peuple. Une dynamique que différents empires, de puissance incomparable à celle de l’État actuel, ont pourtant maintenue en équilibre à travers le temps, nous faisant ainsi hériter à la fois d’une diversité culturelle et des mécanismes de maintenance de sa cohérence interne en tant qu’ensemble au-delà des rapports de parenté culturelle, linguistique et biologique ainsi tissés. Oui, au bout des luttes fatales de notre longue histoire, au bout des nécessaires confrontations souvent intestines, nous avons su préserver l’honneur du Peuple : ses identités diverses. Nous avons même su les intriquer, par des mécanismes auxquels l’on a déjà fait allusion, de façon à les rendre si interdépendantes qu’il leur incombera toujours une reconnaissance mutuelle et une démarche d’ensemble quant à l’assurance de leur survie. Nous avons ainsi connu, et ce au bonheur et à la revigoration de tous, des interpénétrations artistiques, littéraires, philosophiques, techniques, scientifiques et linguistiques fécondes. Cependant, aucune puissance, ni celle des mille ans de nos ancêtres du Ghana, ni le Tekrour, ni les mandingues et encore moins les expansions de la confédération du Djolof au 15ème siècle, n’a entrepris une politique d’un totalitarisme culturel à en redéfinir l’identité des peuples, couverts ou vaincus, et à bâtir cette dernière à l’image de celle des détenteurs du pouvoir. Manquaient-ils de puissance pour l’assoir ? Absolument pas. Si vous voulez comprendre les fruits que nous sommes d’une telle dynamique incubée depuis encore plus longtemps que les évènements cités, dans notre sociologie et souvent même jusque dans certains aspects de notre psychologie, alors vous serez obligés un tant soit peu de consulter notre histoire, ne serait-ce que celle tronquée sur cette partie de la terre qui nous abrite depuis l’entrée en jeu de cette phase temporelle et qui a servi de foyer géographique à notre marmite de l’histoire. Nous en sortirons alors avec une meilleure connaissance des contours de ce bouillonnement et de quelques-unes de ses raisons profondes. La politique étatique d’aliénation culturelle et linguistique est de date récente sur cette zone géographique. Elle s’y est invitée en force surtout depuis l’arrivée de la composante arabe au 15ème siècle. Celle-ci avait procédé par, non seulement la domination (ce qui resterait très courant), mais l’assimilation des populations berbères ; et une fois la nouvelle identité arabo-berbère constituée, les derniers conflits interétatiques consommés avant qu’intervint la colonisation occidentale, après que fut acquis le découpage colonial des territoires, qu’une indépendance fut accordée, l’on sortit cette entreprise de l’armurerie, l’on la dépoussiéra et lui redonna une nouvelle vie. Les quelques voix visionnaires du congrès d’Aleg n’avaient pas réussi à peser sur la balance. Il ne leur manquait pourtant pas de clairvoyance et d’esprit d’anticipation. Ce n’est pas pour rien que la fédération a été suggérée et défendue, elle le sera encore plus vivement un peu plus tard après l’indépendance effective. Le même esprit d’État prédateur qui avait conduit à l’assimilation des berbères est le même qui a fondé l’État postcolonial de Mauritanie : il n’y a aucune place au partage, il n’y a que reddition et réduction. Contrairement à la politique des grands empires cités, il n’y a plus aucune place à la diversité et au respect de la poursuite de la destinée culturelle de chaque communauté, mais il faut uniformiser, arabiser. Ce sont ainsi des coups constitutionnels et des reformes de force du système éducatif qui se sont succédés depuis l’indépendance. Tout cela dans la seule ligne de l’arabisation et de l’effacement des autres cultures et langues. On peut vous vendre l’idée de la langue de ciment, tout en sachant que de façon mécanique son avènement sera suivi de la disparition des autres comme ce fut le cas dans plusieurs pays, et faire sa publicité jusqu’à ce que vous finissiez par l’acheter ; on peut même vous convaincre qu’elle est incontournable en brandissant des mots magiques aussi muets que «pragmatisme», «modernité» ou encore «communication». Mais là on n’utiliserait qu’une facette de votre esprit. Votre esprit se laisse peut-être convaincre, mais se laissera-t-il persuader ? Se laissera-t-il persuader qu’abandonner sa langue est la seule façon de bâtir un État ? Se laissera-t-il persuader que renoncer à sa culture est la seule façon de garantir une cohésion ? Évidemment que non ! La persuasion en demande plus que la conviction. L’intuition et l’instinct nécessaires à sa mise en marche ne sont pas réunis ici. Vous avez la bonne intuition de ne pas vous laisser persuader, peu importe que vous soyez convaincus ou pas par la construction que l’on soumet à votre raison. Oui, parce que, au fond de vous, vous savez que l’on vous a caché des choses. Des choses que vous ressentez au plus profond de vous, peu importe votre difficulté à les extérioriser. Vous êtes en effet imbibés de cultures diverses qui ont vécu sous des empires, à dimensions incommensurables à celle d’un État de dimensions moindres et pendant des durées incomparables, mais qui n’ont jamais requis une uniformisation linguistique pour se former et s’imposer. Car cette question est profondément liée à la philosophie de vie et ne répond aucunement à une quelconque nécessité qui s’imposerait à un gouvernement. Voilà la raison profonde qui fait que peu importe votre niveau de conviction, vous n’êtes pas pour autant persuadés. Et voilà qui devrait suffire à vous déconvaincre de cette tromperie odieuse et d’acquérir une intime conviction de ce dont vous êtes si profondément persuadés. L’on m’objectera, en se cachant derrière des préjugés, que les temps ont changé, comme si rien qu’à user de ces paroles évidentes on aurait asséné un argument valable, je n’aurais qu’à reprendre l’expression de Moctar Ould Daddah lui-même qui qualifiait la Mauritanie de « la Suisse de l’Afrique ». Mais qu’a-t-il vraiment appris de l’exemple suisse ? La Suisse, quant à elle, a su gérer avec équité et respect ses quatre langues nationales sans traitement de faveur. Elle en tire un bénéfice humain et économique. Nous vivons les mêmes temps que l’actuelle Suisse et nous disposons même d’un nombre égal de langues nationales ! Des exemples d’État à traitement multilingue comme régime linguistique adopté font légion. Cela nous ramène encore une fois à un choix idéologique mais absolument pas à une nécessité de gouvernance comme le régime mauritanien tente de nous le convaincre.
Cher Peuple, je ne vais pas prolonger le rappel des données historiques, ni m’appesantir sur les justifications chiffrées du salut qu’il y a à la promotion et au respect méticuleux de la diversité culturelle. Nous n’épuiserons pas aujourd’hui ce sujet passionnant. Pour revenir à la loi à proprement parler, il convient de rappeler que depuis qu’elle a transféré la lutte linguistique et identitaire sur les bancs de l’école, avec la cascade de reformes faisant la promotion de la seule langue arabe et brisant tout équilibre que devrait observer un état multilingue, la Mauritanie a ainsi compromis le terrain scolaire. Il était donc logique qu’un projet de loi sur le système éducatif suscite autant d’intérêt et d’attention. L’État n’a pas manqué à l’anticiper. Comment pourrait-il en être autrement vu son expérience en la matière acquise avec 60 ans de pratique ? Il s’est empressé d’organiser une comédie législative après un casting des plus sournois. Dans cette comédie, nous avons assisté à une romance impensable jusqu’alors, mais bien exécutée par des acteurs, pris dans les rangs des plus proches des cercles de défense des langues, déterminés à mener à bien leurs rôles assignés. Dans quel but ? Pour quel recel espéré à l’horizon ? Le partage du butin nous en dira certainement un peu plus. Face à un article 65 incohérent, illisible, obscur à bien des égards, sciemment chargé d’équivoques pour permettre de futures interprétations révocatrices, d’aucuns se sont hasardés à se livrer aux justifications les plus tordues. Et pourtant cet article fondamental qui, à lui seul, décline toute la politique linguistique de la nouvelle école, en d’autres termes l’issue de la lutte linguistique que l’État avait déléguée à l’école, reste toujours dangereusement obscure et sujet à interprétations. Aucun numéro de prestidigitation, même performé par un expert en droit, n’a encore pu effacer ces contradictions qui sautent aux yeux de n’importe quel profane honnête. Face à la doublure de fermeture que constitue l’annexe, où, sous forme d’une injustice qui ne dit pas son nom, la loi prévoit de soumettre à une évaluation éliminatoire le droit fondamental d’apprendre dans sa langue, déjà sujet à interprétation, certains se sont quand même disponibilisés à la supporter voire à la défendre sous petites modifications éventuelles.
Cher Peuple, je ne parle pas au nom d’une organisation. Mais je peux parler des actions d’une organisation qui s’est engagée, corps et âme, en ce moment décisif de notre histoire. Je veux nommer l’Organisation pour l’officialisation des langues nationales (OLAN). Que j’y adhère n’a aucune espèce d’importance. Ses actes sont déjà posés dans l’espace publique et peuvent être analysés avec objectivité. En tant qu’organisation, c’est la seule à intervenir dans le débat en ayant en vue des considérations d’ordre identitaire contenues dans la loi au-delà des lectures purement éducationnelles. On a pu observer une telle position chez des personnes isolées également.
Dans ce débat, on nous a présenté les associations dites culturelles, non pas à la lumière de la cohérence de leur position ni de la mesure de leur travail antérieur qui est à saluer, mais comme un argument absolu. Mais faut-il rappeler que, malgré leurs travaux et réalisations, ils n’ont aucunement le mandat du Peuple à décider du sort des langues concernées. Oublions-nous seulement qu’appartenir à ces associations, aussi souhaitable et respectable que cela puisse être, n’est pas synonyme d’accomplissement d’une quelconque œuvre majeur pour ces langues ? Plusieurs sont ceux qui ont abattu des travaux d’extrême importance quant à la survie de ces langues sans appartenir et encore moins militer dans ces associations culturelles. Donc, loin de les discréditer, nous devons toutefois faire attention à leur accorder une confiance aveugle dans un moment aussi critique. Louer certains aspects de leur œuvre, leur mérite dans l’enseignement des langues et son déploiement, est un dû qu’aucun individu sensé ne leur refusera. Elles n’ont toutefois pas le monopole de ce mérite car, rappelons-le une nouvelle fois, des initiatives parallèles ont fait au moins autant bougé les lignes du développement des langues que la somme de leurs actions, que cela soit dans les pays voisins qu’en Mauritanie même ou dans la diaspora, que cela soit hier ou aujourd’hui, que cela soit dans l’alphabet ou dans le développement disciplinaire scientifique, que cela soit dans l’apprentissage standard ou dans les nouvelles formes technologiques, que cela soit en sensibilisation culturelle ou en développement du journalisme. Donc leur mérite est bien justifié, mais le monopole de ce mérite ne l’est pas du tout. Il s’apparente ainsi à une forme d’imposture, pour une association, que de s’arroger la position d’interlocuteur privilégié dans une question qui dépasse largement son cadre en concernant le sort des communautés tout entières. Par ailleurs, il a été remarquable que le manque d’argument ait atteint de telles latitudes qu’il a fallu que des associations et des personnalités associées soient réduites à faire l’inventaire de leurs actes (ou même brandir leur âge) afin de faire passer des positions. Aucun membre de OLAN, et il y en a beaucoup qui pourraient s’y livrer avec des données non moins dignes d’intérêt, ne les a rejoints sur un tel terrain qui défie la pudeur et l’honneur. Mais comme nous l’avons dit, chaque acteur joue son rôle et l’avenir nous renseignera amplement sur les motivations des uns et des autres.
S’il y a une actrice qui n’est pas passée par le casting et qui, à partir d’une position de spectatrice espérée, s’est levée et a foulé la scène, c’est bien OLAN. Une organisation née au moment du constat de la supercherie. Nous ne reviendrons pas ici sur sa genèse mais c’était l’inconnue que l’État ne semble pas avoir prévue. Qu’il y ait des contestations isolées et disparates, il l’avait certainement envisagé, mais qu’une organisation se mette sur pied en un temps record et acquière assez tôt une détermination aussi prononcée, certainement pas. En plus de la violence de la répression policière sur ses militants, OLAN a posé un acte qui a eu un retentissement international. Deux jeunes femmes, toutes deux faisant partie des instances dirigeantes de l’organisation, déterminées à poser un acte pour faire avancer leur cause. Armées d’un courage rare et d’une intelligence phénoménale, elles le feront et impacteront tous les enjeux de la journée. Souzy Boye à la caméra, quand Salimata Ba interrompt l’hémicycle. L’Agent de sécurité de l’assemblée, surpris, tentera de résoudre le problème à la source en agrippant le cou de Sali et l’étranglant. Le sang froid de Souzy est sans égal ! Elle sait ce qu’il est en train de se jouer. Sali, comme une lionne, se débat sans perdre de vue son message. Elle s’extirpe des mains du malheureux agent et terminera sa phrase qui sera entendue dans l’hémicycle ainsi que par des millions de personnes à travers le monde. Ce seront 17 secondes d’image qui feront le tour du monde et inscriront les noms de ces jeunes femmes dans les annales de la lutte des langues. Sali souffrira de cette strangulation et Souzy sera honteusement frappée en sortant de l’assemblée.
Cher Peuple, l’action de cette organisation que je connais de l’intérieur peut être symbolisée par l’acte de Sali et Souzy. Ce qui fait la particularité d’OLAN dans le contexte de cette loi, c’est qu’elle a saisi la situation au-delà de la présentation qu’en a voulu faire l’État. Elle a compris qu’il y avait là fondamentalement une question de survie culturelle au moment où d’autres discutaient matières à enseigner. Elle a ainsi initié la lutte multiforme pendant d’autres s’obstinaient à faire du commentaire de texte. OLAN ne cherche qu’un traitement équitable des cultures et langues du pays devant la loi et continuera ses actions, contre vents et marées, jusqu’à la prise en compte de ses revendications. Ceux qui sont motivés par des places au nouvel institut annoncé peuvent tout faire pour avoir leur motivation, à savoir l’institut. Mais cela n’est pas la motivation d’OLAN. Elle continuera sa lutte contre cette loi, sa promulgation, elle appelle à une refondation de l’école plus conforme aux réalités. Elle invite à un débat plus sérieux, sans cachoterie, loin d’un simulacre de concertation. Elle appelle à un vrai dialogue sur le sujet où se dégagera un consensus respectueux de la diversité, soucieux de la survie des langues qui ne passe que par leur officialisation, et garanti par une loi.
Des idéologies de l’uniformité n’ont que trop saigné notre mémoire depuis longtemps respectueuse de notre diversité. Elles ont bafoué notre histoire et veulent compromettre notre avenir en tant que Peuple.
Cher Peuple, je me permets de t’appeler à supporter cette noble lutte des langues. Je ne te demanderai pas de rejoindre aucune organisation que cela soit. Cela serait abuser de ton écoute. Ce que je te demanderais c’est de faire tout ce qui est dans ton pouvoir, peu importe le chemin adopté, dans le but de prendre en main cette question qui détermine ta survie et ton honneur. Ne trahis pas ton histoire. Ne te méprends pas sur ton propre compte. Tu viens de loin, je te conterai encore et toujours ton passé, nous n’accepterons jamais qu’on appauvrisse autant que veulent le faire les adeptes de l’uniformité tes perspectives d’avenir. Il n’y a aucune humanité dans l’effacement des cultures, il n’y a aucun salut dans l’uniformisation mécanique, il n’y a aucun pragmatisme dans la programmation d’une mort sure de la diversité.
Je reprends ma plume (pour mes modestes contributions), après quelques temps d’absence…temps de latence ou d’hibernation ?
Rien de tout cela, Camara Seydi Moussa était malade. Une maladie bizarroïde. Et perdu entre les dermatologues de Nouakchott, Bamako et, depuis quelques mois, de Dakar.
Victime d’une allergie de je ne sais quoi. Une allergie qui énerve mes pores sudoripares. Car je ne supporte plus la chaleur ni ne peux porter un quelconque habit. Difficile, non ? De bilan médical en consultation… rien. Les toubibs n’y ont vu que du feu. Car le patient que je suis, après quelques temps de répit, recommence à souffrir. Alors pour mes soins je suis retourné à Dakar.
Sur le chemin de ce rendez-vous médical, contrairement aux autres par le passé, j’ai fait un agréable voyage en compagnie du journaliste et petit frère Babacar Baye N’Diaye de CRIDEM. C’est ainsi que le petit-frère et célèbre journaliste découvre ma souffrance. La souffrance d’un homme avec peu des moyens, écartelé entre les dermatologues de trois pays. Il a compati et en déduit un peu la cause de la rareté des mes éditos…
Le chemin était exaltant, empreint de l’amour du pays, la Mauritanie. Un pays que nous aimons et que nous jalousons. Mais un pays qui, par sa gouvernance, nous méprise, nous rejette mais surtout se plait et se complait dans la médiocrité, la honte comportementale et de la suffisance béate de l’ignorant. Un ignorant qui ignore qu’il est ignorant et surtout ignore que les gens savent qu’il représente le sommet de l’ignorance.
Au cours du voyage, on a raconté des petites histoires pour égayer l’atmosphère et surtout sortir du complexe des infrastructures que nous traversons…
Cahin-caha, je suis arrivé au point d’intersection qui mène chez mes diatigui. Je dois quitter mon petit-frère Babacar pour chercher un abri, car je n’ai plus les moyens de me loger dans une auberge. Babacar ne comprenait pas comment vais-je faire me frayer un passage dans ce qui ressemble à une petite forêt dakaroise sous un pont qui mène vers le carrefour Thiaxane. Je lui ai assuré que je m’en sortirai. Sur ce, le «Taxi Allô Dakar» me quitta, avec les « Fais attention à toi grand Seydi. Bonne chance ».
Merci Babacar pour ton soutien. A dire vrai, petit-frère, je ne connaissais pas ce pont, ni cet endroit touffu mais j’ai cru aux indications du chauffeur. Car, dit-il, sous le pont, de l’autre côté, il y a un carrefour où je pourrai trouver un taxi pour ma destination. Je dois être hébergé par une famille dans le département de Rufisque au village de Sangalkam avant d’aller sur Dakar lundi pour voir mon médecin.
Sur le chemin, avant cette petite forêt surplombée par un pont, nous avons discuté. La discussion était intéressante, dépassionnée avec un détachement professionnel parfois aigu du sujet. Le petit-frère et moi sommes accueillis par une ville quasi-noyée, grandement paralysée par les eaux de pluie. Mais Dakar a pu se relever après les effets d’une averse d’une intensité sans précédent.
Que serai-il arrivé si cette pluie était tombée sur Nouakchott, notre capitale ? Non. Ce n’est pas le sujet. Parlons de mes médecins. Oui mes médecins. Ils étaient tous bons. Mais seulement chez moi, mon pays, la Mauritanie, les diagnostics de nos vaillants toubibs sont biaisés par les produits servis par nos officines pharmaceutiques. Comme quoi en Mauritanie il y a de très bons médecins qui ploient sous le poids des mauvais médicaments.
Mes propos peuvent être étayés par les cas de ces patientes, victimes de tuberculose osseuse qui, après l’administration du produit servi par le programme mauritanien, n’ont enregistré aucune amélioration. Il a fallu traverser le Fleuve et aller à la petite ville de Richard Toll pour se procurer de la même molécule du programme sénégalais.
Alors c’est la ruée vers le Sénégal ou Dakar ; et pourtant, particulièrement pour la tuberculose osseuse, le Sénégal et la Mauritanie reçoivent les mêmes molécules du même programme du richissime américain Bill Gates. Mais les nôtres sont tout simplement mal conservées.
Sacré pays, trituré, saccagé et sucé par des sangsues sans vision ni projet de société ; pauvre pays complètement à terre, complètement perdu. Le secteur de la santé est en perpétuelle admonestation.
Le malheureux citoyen mauritanien que nous sommes, continuerons à nous procurer des médicaments sans effet sur les maladies diagnostiquées qui constituent un danger pour notre santé … de véritables poisons. Dans l’histoire récente du pays, le ministre qui a cherché à mettre un peu d’ordre dans le secteur de la pharmacie s’est vu vite remercié. Car jugé nuisibles aux intérêts des intouchables, ces gens qui décident pour nous du prix des denrées alimentaires comme ceux des produits pharmaceutiques !
La faillite. L’Etat mauritanien est réellement en faillite. Embourbé dans l’à-peu-près et l’inefficacité. Sans initiative et ambitions pour ce peuple hagard… les belles intentions du Président Ghazouani ont pour effet sur la vie et l’existence du mauritanien que ce que les gouttes d’eau ont sur un rocher.
Un gouvernement nul. Car Ould Bilal et son équipe n’ont de programme ou d’action que des réactions après les sorties présidentielles. Un Président perdu et pris en otage, dirigeant une horde de ministres qui oublient qu’ils sont là pour exécuter son programme. Monsieur le Président, revisitez vos engagements pour lesquels vous pensez avoir été élu et regardez l’action de votre gouvernement. Le gouvernement à qui vous avez donné la charge de les exécuter. Difficile de ne pas croire que beaucoup de ces hommes et femmes travaillent contre vous ou ne savent pas pourquoi vous leur avez confié ces tâches. Sur ce gouvernement, je viendrais.
… Alors ma santé : je considère que ce n’est pas le médecin dakarois qui m’a soigné mais que c’est plutôt les produits pharmaceutiques distribués et contrôlés par les hommes et femmes en charge de la santé des Sénégalais qui m’ont soigné. Je suis comme les victimes de la tuberculose qui quittent la Mauritanie pour payer les médicaments dans la petite ville de Richard Toll sachant que ces médicaments sont les mêmes que les nôtres convoyés dans le même bateau venant des Etats-Unis. Alors, pourquoi les nôtres sont sans effet sur les patients jusqu’à ce que les médecins demandent à ces derniers de traverser le Fleuve pour se procurer des produits qu’on offre gratuitement à Nouakchott ? Pauvre de nous !!
Pour ma petite expérience, je dis chapeau aux médecins mauritaniens qui ne sont malheureusement pas soutenus dans la chaine sur laquelle repose le secteur de la santé en Mauritanie. En fait, quel est le secteur qui marche bien dans ce pays ? Quel secteur est en mesure de soulager les difficultés quotidiennes des populations ? J’en cherche…
Tous mes remerciements aux amis qui m’ont soutenu durant les plus difficiles moments de cette épreuve. Merci.
C’est tout le continent africain, la Confédération Africaine de Football (CAF) en tête, qui est indigné face aux propos jugés irresponsables et inacceptables tenus par le président du Napoli FC, l’Italien Aurelio Laurentis. Celui-ci a en effet déclaré publiquement que les joueurs africains qui signent pour Napoli doivent signer une clause de renonciation à la participation à la Coupe d’Afrique des Nations, comme condition d’emploi. Je condamne ces propos d’autant plus qu’ils sont susceptibles, selon le communiqué de la CAF, de tomber sous la coupe de l’article 14 du règlement disciplinaire de la Fédération européenne de football (UEFA). D’ailleurs, une enquête disciplinaire a été requise à son encontre. Par ailleurs, est-ce que le Napoli d’Aurelio Laurentis va appliquer la même clause aux joueurs latino-américains ou d’autres confédérations. Pourquoi cette clause n’est exigée que des seuls joueurs africains ? N’est-ce pas là du racisme primaire, ce qui serait encore plus grave, car heurtant les principes mêmes qui fondent le sport mondial, et le football en particulier, et qui se basent sur l’équité et la non-discrimination. Par ailleurs, et comme l’a fait remarquer la CAF dans son communiqué, « la Coupe d’Afrique des Nations est la compétition phare du continent africain et l’une des principales compétitions mondiales du football ». Cette compétition a attiré lors de sa dernière édition au Cameroun plus de 600 millions de téléspectateurs et diffusé dans 160 pays.
Cheikh Med – J’appelle le gouvernement mauritanien à traiter avec sagesse et intelligence la question nationale !
L’arabisation absolue ne peut être imposée en Mauritanie car c’est un pays multiculturel et multiethnique ! Notre espace régional à travers le Sahel, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, cet espace utilise très largement le français, l’arabe est également présent, il n’y a pas de contradiction entre l’arabe et le français, ils jouent tous des rôles importants dans cette région du monde.
Dans notre cher pays, la Mauritanie, il n’y a pas de contradiction entre l’arabe et le français, qui ont tous deux un rôle très important, et le pays en a besoin. La Mauritanie a besoin de justice, d’égalité et de respect de la diversité.
Elle a aussi besoin de développement économique et social et d’infrastructures. La Mauritanie, dans ces conditions économiques difficiles, n’a jamais besoin d’ouvrir des discussions d’identité, et elle n’a pas besoin de conflits. Les identités ne servent à rien pour le peuple ! Le peuple a besoin d’éducation, de santé et d’égalité des chances.
J’appelle le gouvernement mauritanien à travailler davantage dans le domaine du soutien à la coexistence à travers la consolidation de l’égalité sociétale, le respect de la diversité et l’égalité des chances pour tous les citoyens. C’est pourquoi j’appelle le ministère de l’Éducation nationale à retirer la nouvelle loi sur l’éducation, qui risque de créer de nouveaux problèmes dont nous n’avons pas besoin.
Je compte beaucoup sur la sagesse du Président de la République, un homme sage, un homme de morale ! C’est pourquoi nous pensons que la priorité doit être en faveur du soutien à l’unité nationale et à la paix civile !
L’ouverture de fichiers sensibles qui soulèvent des litiges n’est pas nécessaire pour le moment ! Les mauritaniens doivent maintenant serrer les rangs pour faire avancer leur pays et lutter contre la corruption et la discrimination, nous sommes un pays arriéré par rapport à nos voisins !
C’est pourquoi nos élites politiques doivent laisser de côté leurs différences et se préoccuper du développement économique et social ! Développement et prospérité d’abord !
Une chose est sûre, dans ce projet de loi, la langue arabe possède la place de choix à tous les niveaux comme d’ailleurs elle l’a toujours été depuis 1966.
Et cela, de mon point de vue, est INACCEPTABLE si l’objectif est réellement de tendre vers un juste équilibre intercommunautaire.
Il y a encore beaucoup d’améliorations, de corrections et de précisions à apporter sur ce projet avant d’être adopté. En l’état, il va indéniablement maintenir, même s’il faut reconnaître qu’il y a dans son contenu, une très petite avancée sur ce sujet, ce déséquilibre déjà existant.
Toutes les langues nationales doivent être OFFICIALISÉES afin de permettre à tous les enfants du pays de partir sur des bonnes bases pour l’émergence d’une Mauritanie où n’importe quel citoyen, peu importe sa langue maternelle, jouirait de tous ces droits fondamentaux.
Un Etat responsable doit être le garant et le promoteur de l’égalité des chances entre les citoyens. La promotion de toutes les langues du pays et le choix d’une langue neutre comme point d’équilibre devrait impérativement être l’élément établi pour ne léser aucune communauté mais surtout pour assurer une certaine cohésion sociale et nationale.
À défaut, il est évident que des contestations citoyennnes surgissent.
Il ne peut y avoir, au 21ème siècle, dans un même pays, des citoyens qui seraient plus citoyens que leurs autres compatriotes par le seul usage d’une langue qui leur offrirait de facto et de jure les meilleures dispositions possibles pour réussir.
Ces derniers jours lors de mes ballades furtives dans l’aspirateur à conneries Tiktok mais pas seulement, je suis passé sur quelques lives bouillonnantes donc le sujet salé est la religion. À chaque fois les intervenants en majorité pillonnent ceux qu’ils nomment les « kamites » (j’ignore ça rime à quoi réellement) . Certains propos de ces mollahs virtuels laissent entendre que les renégats activistes méritent d’être exécutés s’il y avait un environnement où la sharia est appliquée…, une manière très excitée pleine d’arrogance qui semble être contre-productive je trouve. Parce que de l’autre côté, j’ai entendu dans les échanges d’une Live, un élément déclarant comme renégat qui pose des questions saillantes et coche des arguments de fond touchant à des paradigmes qui peuvent bousculer les raccourcis mimés et le suivisme pâle qu’on a de la Foi et de la Religion.
Ainsi je pense qu’une pensée subversive surtout visant une telle affaire sensible, si on veut la contrecarrer, il faut d’autres procédés convoquant des compétences, des intelligences, des comportements et des visions qui feraient une décisive autorité argumentative. Mais les petits prêcheurs diablement arrogants devenus mollahs virtuels qui sont dans une superficialité sonnante en matière d’arguments vont exciter davantage les apprentis renégats. L’affaire de la Religion est liée à un système de Pensée très particulière (La Révélation) pas comme d’autres philosophies, une personne qui la renie, si on la menace, elle va monter en puissance en défiant davantage. Du coup les mollahs virtuels soninke tiktokeurs doivent revoir leurs méthodes…nécessairement !
🟥~Ces images choquantes venues du Maroc et un SILENCE bruyant et étrange parmi une certaine diaspora arabo-musulmane en France !
Les limites d’une certaine identification confessionnelle à la carte avec beaucoup d’hypocrisie. Si un gamin palestinien a un orteil égratigné, certains sortent et font mobiliser avec leurs mameluks afro musilms pour gesticuler et maudire toute la terre.
Par contre ces événements comme d’autres similaires en Libye, en Algérie et en Tunisie, où des migrants Noirs sont traités comme du bétail, il y a effacement et silence silence….!
Si tu interpelles un jeune arabo-musulman natif d’ici et politisé à la sauce ethniciste et nationaliste de l’islam, il va te sortir que ce serait une manipulation de médias dits occidentaux pour semer des divisions au sein d’une Oumma de mirage. Et il te dira que la cousine de son voisin maghrébin s’est mariée avec un frère africain, donc…ça va quoi…!
Une justification par effraction schizophrénique par laquelle il voudra détourner de l’essentiel du sujet.
Arrêtons d’être tant NAÏFS… cette condescendance qu’ont beaucoup de peuples à l’endroit du Noir, a son origine. Ils pensent que nous sommes toujours dans l’adolescence existentielle de L’humanité. Voilà tout !
Nous ne sommes pas prêts à accepter l’évidence qui se vit mais ne se dit que rarement.
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