● Encore du sang versé, le sang des innocents. | Par le journaliste Seyré SIDIBE

Le sang de la jeunesse, une jeunesse désemparée, victime jour après jour, année après année, comme nos hommes politiques plus dévoués pour défendre le peuple, le bas peuple de l’usage détourné, dévoyé de la démocratie.

Notre marche forcée vers la démocratie, la vraie démocratie,  loin des slogans, celle qui assure la liberté d’expression, une citoyenneté égalitaire pour tous, la justice sociale, la méritocratie est malheureusement  un chemin jalonné de morts.

Il y a ceux qui sont connus et ceux qui ont été dissimulés. Des morts anonymes.

Que de familles endeuillées, des mères meurtries à  jamais, qui ne pourront jamais comprendre l’usage disproportionné de la force publique pour tuer.

La haine de la république prend naissance dans ce genre de situation où votre frère, votre ami, votre fils ou fille trouve la mort par ce qu’ il est sorti pour manifester, protester pacifiquement dans son pays.

Ça devient trop. Et le pire, aucune enquête ne sera diligentée pour comprendre les circonstances exactes de la mort de ces jeunes manifestants. On assiste à la banalisation des bavures policières où des forces de sécurité et de défense se livrent à des actes de violence meurtrière . Or, pendant ce temps, nous voyons la mobilisation pour soutenir et pleurer les morts en Palestine.

On voit l’intérêt et la compassion des Autorités mauritaniennes, jusqu’au plus haut niveau pour les victimes palestiniennes.

Des communiqués de condamnation sont émises, des appels à manifester sont lancés, et des protestations de tout genre fusent pour accabler l’Etat Israélien.

En revanche, lorsqu’un citoyen mauritanien est tué par nos forces de défense et de sécurité, on essaie de justifier ….On ne condamne pas. On n’ouvre aucune enquête.

Au contraire, on cherche vaille que vaille à cribler, à charger les victimes et les siens pour les présenter comme des ennemis de la république, des monstres …

En vérité, en Palestine, en Mauritanie ou ailleurs qu’est ce qui met les gens ( la jeunesse ) dans les rues pour manifester?
C’est incontestablement L’INJUSTICE. Le manque de justice dans une société est une bombe à retardement qui ne profite à personne.  Il sème la haine . Il est conflictogène par essence.

Toute ma compassion et mes condoléances pour les familles explorées. 

Seyré SIDIBE

● Le chef de la mission du Hajj : «une enquête a été ouverte à propos des mauvaises conditions offertes à nos pèlerins à Minen»

Le secrétaire général du ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel, chef de la mission du Hajj, Beitallah Ould Ahmed Lessoud, a déclaré que la société qui fournissait des services aux pèlerins mauritaniens dans le camp de Minen a ouvert une enquête pour déterminer les raisons pour lesquelles les pèlerins mauritaniens n’ont pas bénéficié de conditions favorables sur ce site.

Dans un entretien accordé à Sahara24, il a ajouté que l’enquête s’emploiera à dévoiler les raisons à l’origine des manquements par rapport aux exigences avec un déficit de 400 lits dans le camp de Mina, ce qui a provoqué une surpopulation dans les tentes entraînant une chaleur extrême et des conditions qualifiées par le ministère d’atteindre à la dignité humaine.

Le secrétaire général du ministère a précisé que le dépôt d’une plainte contre le prestataire de services a pour objectif de préserver les droits des pèlerins et à faire en sorte que ce manquement ne se reproduise plus à l’avenir pour les pèlerins mauritaniens ajoutant que le directeur du Hajj, à l’origine de la plainte en assurera le suivi.

Le secrétaire général du ministère des affaires islamiques a remercié le ministère saoudien du Hajj et de la Oumra pour sa prompte réaction, en dépêchant une mission chargée de déterminer les circonstances de ce qui s’était passé et pour les services et l’appui apportés à la Mauritanie, avant d’ajouter que toutes les autres prestations fournies ont été de qualité.

Le ministère mauritanien des affaires islamiques a protesté auprès de l’Arab Motawafin Company contre les mauvaises conditions de séjour des pèlerins mauritaniens dans le site de Minen.

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● Manifestation à Nouadhibou contre la multiplication de maisons closes

Nord Info – Des dizaines de personnes ont manifesté pacifiquement mardi 4 juin devant la wilaya de Nouadhibou. Cette sorte de sit-in a pour but d’informer les autorités publiques administratives de la présence insolite de maisons closes et leur remarquable multiplication.

Gérées par des étrangères pour la plupart, ces places, disent les manifestants, sont des lieux de prostitution et d’utilisation de produits dangereux tels que la drogue et les boissons alcoolisées.

Ils demandent la fermeture pure et simple de ces lieux prohibés par la loi musulmane qui touchent à la quiétude des habitants et des musulmans et constituent un danger direct pour la jeunesse non conscientisée contre ces fléaux.

Notons que les marcheurs ont soumis une lettre au wali et proposé des solutions à ce lancinant problème qui dure depuis belle lurette dans la capitale économique.

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● L’abandon des migrants africains dans le désert financé par l’union européenne, selon un consortium de médias

Sahara Médias – Situation difficile a reconnu mardi l’union européenne après la publication d’un rapport par une coalition de journalistes affirmant que la Tunisie, le Maroc et la Mauritanie transportaient des migrants et les abandonnaient dans le désert avec l’aide d’un financement de l’UE.

Pour le porte-parole de la commission européenne, Erik Mamer, « Il s’agit d’une situation difficile et la situation évolue rapidement et nous continuerons à y travailler. Mamer réagissait à une enquête publiée par la coalition composée de journalistes de Lighthouse Reports en collaboration d’autres médias tels que Le Monde et le Washington Post.

Selon ce rapport l’Europe soutient, finance et participe directement à des opérations clandestines dans les pays d’Afrique du Nord pour acheminer annuellement des dizaines de milliers de migrants africains vers le désert ou vers des zones reculées afin de les empêcher de se rendre dans l’UE ».

Il évoque un « système de déportation de masse géré avec des fonds, des véhicules, des équipements, des renseignements et des forces de sécurité fournis par l’UE et les pays européens ».

Le rapport accuse les trois pays maghrébins, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie de procéder à l’arrestation des réfugiés et les migrants en raison de la couleur de leur peau, de les embarquer dans des bus avant de les acheminer dans des zones désertiques reculées, souvent arides », sans eau ni nourriture, selon le rapport.

D’autres migrants auraient été emmenés dans des zones frontalières où les autorités ont été accusées de les « vendre à des trafiquants d’êtres humains et à des gangs qui les torturent en échange d’une rançon ».

L’Union européenne, qui compte 27 États membres, a signé avec ces trois pays des accords de coopération prévoyant un financement explicite destiné à renforcer leur capacité à endiguer l’immigration clandestine vers l’Europe.

Bruxelles a alloué 150 millions d’euros (160 millions de dollars) à la Tunisie, 210 millions d’euros à la Mauritanie et 624 millions d’euros au Maroc dans le cadre de ces accords de coopération.

La Commission européenne, qui n’a pas explicitement répondu aux allégations de ce rapport, a cependant reconnu que la situation est parfois difficile dans les pays partenaires qui restent cependant souverains et à même de contrôler leurs forces nationales ».

La porte-parole de la Commission, Ana Bisogniero a affirmé que l’UE contrôlait les programmes pour lesquels elle fournissait des fonds et a souligné que les pays partenaires s’engageaient à respecter les principes du droit international et des droits de l’homme.

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● Décès de deux membres de l’équipage d’un avion militaire dans un crash lors d’un entraînement

L’armée nationale a annoncé le décès de deux de ses élements, mercredi matin, dans le crash d’un avion d’entraînement militaire à Atar, dû à une défaillance technique.

C’est ce qui ressort d’un communiqué publié sur le site web de l’armée, ainsi libellé :

“L’un des avions d’entraînement militaire de type SF260, appartenant à l’école militaire d’aviation d’Atar, a subi une défaillance technique lors d’un vol d’entraînement de routine aujourd’hui, mercredi 15 mai à 07h30, ce qui a entraîné le crash de l’avion, tuant son équipage, composé du capitaine Sid’Ahmed Mohamedan et de l’élève-pilote Sid Emine Mohamed El Abed.

Une enquête a été immédiatement diligentée pour déterminer les causes et les circonstances de l’accident”.

• Lien média https://ami.mr/fr/archives/246048

● Mauritanie : RSF dénonce des violences policières contre trois journalistes

Trois journalistes ont été pris à partie par la police alors qu’ils couvraient une manifestation organisée par des médecins à Nouakchott, la capitale mauritanienne. Parmi eux figure le correspondant de Reporters sans frontières (RSF), Saleck Zeid, aussi journaliste et directeur du site d’information Taqassy. L’organisation dénonce ces entraves et appelle le gouvernement à garantir la sécurité des journalistes.

Au moins trois journalistes ont été empêchés de couvrir un rassemblement organisé par des médecins de Nouakchott mardi 7 mai.

Le photographe de l’Agence de presse indépendante Alakhbar, Mohamed Ould Islam et le directeur du média d’investigation Taqassy et correspondant de RSF dans le pays Saleck Zeid, ont été violentés par les forces de l’ordre. Selon leurs propos recueillis par l’organisation, leurs téléphones et appareils photos ont été confisqués pendant plusieurs heures avant de leur être restitués.

« Les journalistes doivent pouvoir couvrir des rassemblements sans crainte d’être pris à partie par les forces de l’ordre. Leur mission d’informer doit être protégée, non entravée. RSF constate plusieurs épisodes de violences policières contre les journalistes et les photographes de presse ces derniers mois. Cette situation doit cesser et les autorités mauritaniennes doivent non seulement garantir aux journalistes leur droit de travailler sans craintes et faire de leur protection une priorité absolue. »
Khaled Drareni
Représentant de RSF en Afrique du Nord

« La police ne fait aucune distinction entre manifestants, journalistes et photographes. La mission de la police est de maintenir l’ordre et celle des journalistes est de couvrir l’actualité sur le terrain. Des directives urgentes doivent être émises par le gouvernement à l’adresse des forces de l’ordre pour mettre fin aux entraves contre les journalistes qui font leur travail. Ces attaques portent atteinte à la liberté de la presse.« 
Saleck Zeid
Journaliste et correspondant de RSF en Mauritanie

Alors que la Mauritanie a progressé dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2024 de RSF, en raison d’améliorations sur le plan légal et politique notamment, l’organisation enregistre ces derniers mois plusieurs cas de violences policières lors de manifestations et d’entraves.

En mars dernier, Mohamed Amine Abdouni et Mohamed Amine Othmane, journaliste et caméraman de l’agence de presse AlMoustakila, ont été frappés et empêchés de couvrir une manifestation étudiante par la police à Nouakchott. Deux mois auparavant, en janvier, la police mauritanienne a confisqué le téléphone du journaliste de l’agence de presse Al-Akhbar, Aldjid Mohamed Aïssa, alors qu’il filmait une manifestation d’étudiants à Nouakchott.

• Lien média https://rsf.org/fr/mauritanie-rsf-d%C3%A9nonce-des-violences-polici%C3%A8res-contre-trois-journalistes?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR0QVhiBZTXZeKp-u3Gk4m13DZHzStm74EET1utSvKSEz_KVoRf5tVx3I7s_aem_Ab21eNG50gt4B7ex0iY7GAmzmCkuLhdOt0rIVnhw8CMJZpQQ50HtNNFsimuH-xa6pu-_CxziP5yZcVCcxnUyabPT

● Le ministre de la Défense : « le Mali a entamé la mise en place d’un plan destiné à éviter tout débordement à l’intérieur des frontières mauritaniennes »

Saharamédias – Le ministre mauritanien de la défense, Hanena Ould Sidi, a déclaré que les autorités maliennes ont mis en place des plans solides pour éviter toute nouvelle intrusion en territoire mauritanien.

Ould Hanena s’exprimait lors d’une visite dans des villages relevant des moughatas d’Adel Begrou et Bassiknou, situées à la frontière avec la République du Mali en compagnie du ministre de l’Intérieur.

Le ministre a rappelé que les relations mauritano-maliennes ont été édifiées par des générations dans des circonstances difficiles et ont été préservées depuis longtemps.

Il a indiqué que le président mauritanien a envoyé une lettre à son homologue malien relative à la sécurisation des citoyens mauritaniens sur le territoire malien tout comme les citoyens maliens en Mauritanie.

Il a souligné que l’Etat du Mali connait des troubles sécuritaires récurrents, d’où la nécessité de la prudence et l’éloignement des zones de conflit, réaffirmant cependant que les forces armées mauritaniennes sont capables de préserver l’intégrité territoriale du pays et de protéger les citoyens et leurs biens promptement et efficacement.

Les unités militaires mauritaniennes sur la bande frontalière seront renforcées dans un proche avenir, a-t-il ajouté, notant qu’elles sont prêtes et disposées à défendre les citoyens et leurs biens sur le territoire territorial.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=774605

🔴Remous frontaliers Mauritanie 🇲🇷/Mali 🇲🇱 | Sur TikTok, arrogance et haine mal placées de certains utilisateurs !

Il faut le rappeler d’emblée, un voisinage paisible entre 2 pays partageant un tracé frontalier de plus de 2 mille kilomètres est une louable situation à sauvegarder et consolider impérativement par/pour les 2 parties. Les rivages de cette frontière sont habités par quasiment les mêmes groupes sociolinguistiques (par exemple pour les soninkés dans la région de kayes accolée au Guidimagha mauritanien…). Lors de l’embargo Cédéao contre le pouvoir malien, la Mauritanie s’est clairement positionnée en gardant intacts ses liens politiques et commerciaux sans aucune influence extérieure, à lire davantage https://futureafrique.net/node/17113. Les données politiques et sécuritaires du Mali sont marquées par d’innombrables turbulences (rébellions, terrorisme, coups d’État…) depuis plus d’une décennie, et un pays qui y est très proche territorialement comme le nôtre ne peut aucunement se réjouir d’une telle instabilité étatique tout près. Ainsi dire, les derniers remous frontaliers du flanc Est doivent être traités avec responsabilité  et retenue de part et d’autre par les autorités respectives. Ce qui semble être le cas ces derniers temps avec une navette croisée des hauts représentants étatiques mauritaniens et maliens pour discuter et clarifier selon les bonnes pratiques diplomatiques entre peuples frères.
Notre modeste plaidoyer par ce billet s’inscrit dans cette donne . Par conséquent, toutes les provocations belliqueuses porteuses d’une sinistre dose haineuse qui est distillée par certains hâbleurs dans les réseaux sociaux, sont à dénoncer vigoureusement. Ces dernières heures, j’ai été brièvement témoin d’un Live TikTok autour d’un débat titré sous ces mots « Mauritanie, dernier bastion de l’esclavage », et en voulant contribuer avec mes réserves sur l’hystérie discursive à sens unique de certains intervenants (maliens principalement selon la teneur de leurs dires..  et soninkés pour certains), la mission m’a été rude. Certains propos fourre-tout indexant la Mauritanie sur la problématique de l’esclavage ont été d’une orientation malhonnêtement exagérée et gravement biaisée. Sans relativisme aucun, ils entendent racialiser la problématique de l’esclavage, en substance pour certains « des arabes seraient (ultra-minoritaire) les méchants esclavagistes sur la majorité composée des populations noires ». Et que les pouvoirs publics ne feraient rien pour changer cette situation, et en essayant de leur expliquer que la problématique est trans-communautaire comme au Mali (en citant des affaires liées à la question dans la région de Kayes, notamment dans la communauté soninké), j’ai été assailli par leurs excitations acerbes. Pour eux, le débat concerne la Mauritanie, et je serais hors sujet par mon angle d’intervention. J’ai pu répondre dans un brouhaha que la Mauritanie a des lois contre l’esclavage et que la pratique du phénomène est relevée comme un crime contre l’humanité. En précisant que l’application de l’arsenal juridique en vigueur n’est pas encore effective. J’espérais continuer en vain pour notifier qu’au Mali une loi anti-esclavagiste proprement dite est en souffrance depuis de nombreuses années.
En sourdine, il est évident qu’ils sont motivés par une vision raciale voire raciste par rapport aux événements frontaliers entre les 2 pays. À mon sens, Il s’y prennent abusivement par ce biais bien manipulable et manipulé. Notre pays traîne des problématiques politiques liées à la gouvernance et à la cohabitation entre les composantes nationales, mais en faire une exploitation simpliste par un mélange haineux de ce genre, est inacceptable. Toutes proportions gardées, les chroniques secousses politico sécuritaires du Nord Mali ne peuvent être mis au crédit d’une nuisibilité qui viendrait du territoire mauritanien. Toute la Mauritanie politique et sociale n’a pas à être stigmatisée par une fâcheuse et bouffonne imposture analytique.

Que nos hautes autorités (maliennes et mauritaniennes) retrouvent la voi(e)x de la sagesse et de la sérénité afin d’éviter tout débordement conflictuel qui ne ferait que des perdants à coup sûr.

Vive LA PAIX!

KS pour le BLOG


📷 photo 2 avec un militant abolitionniste malien de l’ONG Temedt rencontré à Bamako en octobre 2021.

● Le ministre de l’Intérieur appelle les Mauritaniens à éviter d’entrer au Mali

Taqadomy – Ce dimanche, le Ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Mohamed Lemine, a appelé les Mauritaniens à éviter d’être présents à l’heure actuelle sur le territoire malien, « compte tenu de la situation sécuritaire que connaît le pays. »

Ould Mohamed Lemine a déclaré lors d’une rencontre avec les habitants d’Adel Bagrou que la Mauritanie n’a aucun problème avec le Mali, rappelant que la Mauritanie a ouvert ses frontières pendant la période du siège infligé par la CEDEAO aux autorités de transition après le coup d’Etat.

Il a affirmé aux habitants que, « depuis l’indépendance, la coutume administrative de part et d’autre ne jugeait pas nécessaire la démarcation des frontières. Si bien qu’il y a des villages mauritaniens en territoire malien et vice versa. Et cela ne posait pas de problème », a-t-il déclaré.

Il a indiqué que l’Etat du Mali connaît une transformation sécuritaire et un manque de stabilité. « Le Mali reste un voisin et les relations historiques doivent être préservées », notant que la sécurité du citoyen dans son espace territorial est du ressort de l’Etat. Mais, lorsqu’il se trouve dans autre État, alors sa sécurité dépend de cet État », selon ses termes.

Il a souligné que le niveau des mesures à prendre ne peut être une intervention sécuritaire ou militaire dans un pays voisin, rappelant la voie diplomatique empruntée par la Mauritanie tout au long de la crise.

Il a dit que, dans son entretien avec le Président de la transition au Mali le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani a assuré Assimi Goïta de la présence de milliers de Maliens en toute sécurité en Mauritanie et lui a demandé d’assurer la sécurité des Mauritaniens au Mali.

Les ministres de la Défense et de l’Intérieur se sont rendus dans la région frontalière entre la Mauritanie et le Mali pour rencontrer des citoyens, après que des membres de l’armée malienne et de « Wagner » ont envahi et attaqué des villages habités par des Mauritaniens.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=774578

● L’éditorial OndeInfo | Épargnez-nous une guerre contre le voisin malien

Ça fait plus de quatre décennies que la Mauritanie sortait d’une guerre.
La Guerre du Sahara des années 70- 80, le premier conflit armé auquel la Mauritanie s’est engagée au lendemain de son accession à l’indépendance, le 28 novembre 1960.
Du moins, une guerre que nos Autorités d’alors nous ont fait faire et subir sans nous consulter. C’était la guerre des Autorités des entités contre les deux peuples : mauritanien et sahraoui unis par la terre, le sang, la religion etc.

Une guerre pour rien qui a décimé notre vaillante armée multiethnique et professionnelle, une armée-nation; et dont les derniers survivants ont été exécutés ou poussés à l’exil par une autre guerre, plus subtile fabriquée depuis les laboratoires étrangers des États Arabes du Golfe : pudiquement appelé, les événements de 90.

La guerre contre le Polisario, cette foutue guerre, elle cache encore beaucoup de zones d’ombre. On n’en sait peu de ce conflit.
Des morts dont on parle peu, des patriotes envoyés à la mort pour défendre une cause absurde.
Cette guerre, qui porte certainement la signature des origines lointaines des tristes événements de 89, 90 et 91 aura fragilisé, fragmenté l’armée nationale, promu des hommes par défaut en lieu et place des plus méritants tombés sur le champ de bataille. Elle aura dès lors donné des idées à certains rescapés : la cruauté, le racisme, l’hybris du pouvoir qui s’est traduit par la quête du pouvoir politique : le coup d’État de 1978.

Guerre contre le voisin du Nord, du Sud et maintenant ça menace à l’Est.

Alors que la Mauritanie se remet difficilement des conséquences de la guerre du Sahara, et celles avortées contre le Sénégal, transformée en une chasse contre les populations Noires de Mauritanie, à jamais traumatisée, voilà que les autorités tiennent depuis quelques temps des propos va-t- en- guerre contre le voisin malien, déjà empêtré dans la nébuleuse terroriste et au bord de la partition.

Cette guerre est à éviter pour l’histoire d’autant plus que le président Ould Ghazouani assure en ce moment, la présidence de l’Union Africaine.

Le temps des guerres avec nos voisins doit être révolu. Nous sommes à une époque où la diplomatie est une arme redoutable plus efficace que toutes armes de destruction massive.
Le Mali a besoin d’être soutenu dans cette épreuve difficile qu’il traverse pour recouvrer sa souveraineté.
Que dit l’islam du voisinage ?
Pensez aux liens historiques, linguistiques, culturels, familiaux, aux brassages et échanges multiformes entre la Mauritanie et le Mali.
Une fois encore ne nous faites pas embarquer dans l’inconnu. Si l’on connaît toujours quand est-ce qu’ un conflit commence, il est presque impossible de prévoir sa fin et son dénouement ?

« La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas ». Paul Valéry
« La guerre, certains la décident et d’autres la subissent ».
Taha-Hassine FERHAT

A y réfléchir !

Seyré SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/epargnez-nous-dune-guerre-contre-le-voisin-malien/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR0Q3XL8XPeKAWMYZ3oIJLVJu5NGDixOGvRUDOYqDEus8ovO1g-JTxOhh1o_aem_AQRSteD_XgzasB5-AK9CwfvAgXBue-cO82uDeOI1zCKEavKK6D-0YTCD4xNsIGMJlyb7zkVXT59IMarFIoM6AeRL