● La déconnexion internet : une nouvelle forme de dictature | Par Seyré SIDIBE [OndeInfo]

En Mauritanie, plus de deux semaines après la présidentielle du 29 juin, le pays est coupé du monde. En effet, les autorités ont trouvé la formule propre aux régimes à poigne ( c’est un euphémisme ) pour isoler le pays du reste du monde.

Une mesure unilatérale qui a un coup économique, un aspect dont se soucient peu les autorités. Plongé le pays dans une telle situation, notamment au-delà d’une semaine devrait être justifié par une situation exceptionnelle : l’état de siège, par exemple.

La première expérience dans cette pratique, consistant à  » la déconnexion internet » remonte au régime de Ould Abdel Aziz, c’était encore dans un contexte post-électorale, pour permettre à l’actuel président, Ould Ghazouani d’accéder au fauteuil présidentiel.

Depuis, comme les mauvaises habitudes ressemblent aux mauvaises herbes, elles se ramifient, se développent, se propagent et s’installent vite, cinq ans après on assiste à un remake du contexte post-électorale de 2019, cette fois-ci avec plus de zèle.

Ce « sevrage internet » devient étouffant, absurde, incompréhensible, et relève d’une schizophrénie sécuritaire et autoritaire alors que le contexte national est loin d’être explosif.

Elles ( autorités ) décideront de rétablir la connexion mobile, quand elles voudront, sans explication et sans présenter des excuses au peuple.

Et comme le consommateur n’a aucun droit, comme en 2019, aucune mesure ne sera prise pour dédommager, les usagers d’Internet mobile qui avaient payer à perte des services, à cause de la coupure d’internet imposée par les autorités. Une situation qui va particulièrement affecter les plus indigents, qui végètent pour exiger, à côté d’une minorité richissime, et dont l’origine de la fortune reste un mystère.

Seyré SIDIBE

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● Votez pour Kadio Niang aux Global Startup Awards Africa

Née dans un village du sud de la Mauritanie sans électricité, Kadio Niang incarne la réussite, la détermination et l’innovation. Aujourd’hui, elle est à la tête de Solar-Ecobat, une start-up pionnière dans la fabrication de lampes solaires, apportant lumière et espoir aux régions les plus reculées du Sahel.

Un Parcours Inspirant

Kadio a passé son enfance et son adolescence à étudier à la bougie ou à la lampe à pétrole. Très tôt, elle a compris l’importance de l’électricité pour le développement. Devenir ingénieure est alors devenu une évidence. Face à un taux d’accès à l’électricité de seulement 10% en zone rurale contre 72% dans les villes, Kadio est convaincue que l’avenir de l’électrification au Sahel passe par l’énergie solaire.

Une Femme d’Action dans un Monde d’Hommes

Rares sont les femmes dans le secteur de l’énergie solaire, et Kadio Niang se distingue non seulement par son expertise mais aussi par sa volonté de favoriser l’emploi des femmes dans ce domaine. Son engagement va au-delà de la simple fourniture d’électricité; elle cherche à transformer la société en créant des opportunités pour les femmes dans les énergies renouvelables.

Reconnaissance Internationale

Le 21 novembre 2019, Kadio était parmi les dix finalistes à la cérémonie EDF Pulse Africa à Paris, un événement qui récompense les projets les plus novateurs dans le domaine énergétique en Afrique. Sa participation a mis en lumière son travail exceptionnel et son potentiel à changer la donne en matière d’énergie durable.

Votre Soutien Est Crucial

En 2024, Kadio Niang, CEO de Solar-Ecobat, a été sélectionnée comme finaliste régionale aux Global Startup Awards Africa. C’est une reconnaissance de son travail acharné et de son impact significatif sur l’électrification durable en Mauritanie et au-delà.

Kadio Niang est une source d’inspiration pour tous. En votant pour elle, vous soutenez non seulement une innovatrice exceptionnelle, mais aussi une visionnaire qui œuvre pour un avenir durable et inclusif. Ensemble, faisons briller la Mauritanie et tout le Sahel grâce à l’énergie solaire.

Votez pour Kadio Niang aux Global Startup Awards Africa et partagez son histoire incroyable avec les vôtres. https://bit.ly/NorthernPV24

La Rédaction

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● BCM : Vers l’expérimentation d’une monnaie numérique

La Dépêche – La BCM (Banque Centrale de Mauritanie) et le groupe allemand de technologies de sécurité Giesecke+Devrient (G+D) auraient annoncé, de source de la presse spécialisée, sceller un projet conjoint pour explorer le développement d’une monnaie numérique, baptisée «Ouguiya».

L’accord entre les deux parties aurait été signé par le Gouverneur de la BCM, Mohamed Lemine Ould Dhehby, et Dr Wolfram Seidemann, directeur de « G+D » (photo).

Inscrit dans le cadre de la stratégie de transformation numérique du pays, le projet expérimente les avantages potentiels de l’introduction d’une Ouguiya mauritanienne numérique, avec un accent particulier sur la manière de promouvoir la participation financière pour ledit projet.

La BCM fonderait beaucoup d’espoirs sur l’apport du groupe allemand à identifier les exigences relatives à une monnaie numérique et un support technique pour les tests initiaux de cas d’utilisation spécifiques.

Cité par les médias, Mohamed Lemine Ould Dhehby, gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie, aurait déclaré, à cet effet, que le projet exploratoire contribuera à élargir « la base de connaissances, les compétences et l’expérience » de la banque.

La BCM compte notamment sur « l’expertise de G+D dans ce domaine innovant et en plein développement » pour l’aider à concrétiser ce projet de transformation numérique qui contribuerait à « une plus grande prospérité pour toutes les couches de la population, à consolider la stabilité macroéconomique et à améliorer la durabilité de la croissance économique de la Mauritanie ».

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● Manifestations à Amourj : la crise de la soif refait surface

Mauriweb – Une fois de plus, les vagues de chaleur étouffantes s’abattent à l’intérieur du pays, exacerbant une crise déjà endémique : la rareté de l’eau.

Ce jeudi 5 avril 2024, la ville d’Amourj, à l’extrême est de la Mauritanie, a été le théâtre de manifestations enflammées alors que les habitants expriment leur frustration face à la médiocrité des services de base, en particulier l’accès à l’eau et à l’électricité. Cette région du pays est coutumière de crises de soif sporadiques, aggravées par la montée des températures à l’approche de l’été.

Cette année ne fait malheureusement pas exception, avec en moyenne 44°C. Les jeunes, se sentant abandonnés par les autorités, ont décidé d’exprimer leur colère dans les rues de la ville. Regroupements spontanés et pneus enflammés telles sont les images qu’ils ont envoyées aux autorités de ce pays.

Face à cette agitation, les autorités locales ont été contraintes de solliciter des renforts de Nema, chef-lieu de la Wilaya du Hodh El Ghargui. La tension monte alors que la population exige des mesures concrètes pour remédier à la crise qui sévit depuis trop longtemps.

Il est important de souligner que cette situation n’est pas isolée. À travers toute l’Afrique, plusieurs régions font face à des records historiques de chaleur. Un exemple flagrant est celui du Mali voisin, où la ville de Kayes, à l’ouest du pays, a récemment enregistré une température frôlant les 50°C. Ces conditions climatiques extrêmes ne font qu’accentuer les difficultés déjà présentes dans des régions déjà éprouvées par la pauvreté et la marginalisation.

Ces manifestations à Amourj ne sont pas simplement des protestations contre la pénurie d’eau, mais aussi un appel désespéré à la justice sociale et à la responsabilité des gouvernements. Les populations locales ont le droit fondamental à des services de base dignes, notamment l’accès à l’eau potable. Il est temps que les autorités prennent des mesures sérieuses pour répondre aux besoins essentiels de leurs citoyens et pour faire face aux défis climatiques qui menacent de plus en plus leur quotidien.

La crise à Amourj n’est que le symptôme d’un problème plus vaste et plus profond qui touche de nombreuses régions africaines. Tant que des mesures concrètes ne seront pas prises pour lutter contre la pénurie d’eau et les effets du changement climatique, ces manifestations ne seront que le prélude à une série de troubles sociaux allant crescendo.

Il est temps que les voix des plus vulnérables soient entendues et que des actions concrètes soient entreprises pour assurer un avenir plus sûr et plus prospère pour tous.

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● COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION DES ELUS DU GUIDIMAKHA

Le jeudi 28 Mars 2024, M. le Ministre du Pétrole, des Mines et de l’énergie entouré de ses collaborateurs a reçu les membres de l’association des Elus du Guidimakha (Président Conseil du Régional, Députés et Maires).
Les Elus ont exposé l’ensemble des problèmes d’électrification de leur région, le Guidimakha, et plus particulièrement la mise à leur disposition des listes officielles des localités qui vont être électrifier dans le cadre des projets : de la boucle 33 KW, de la ligne OMVS et la ligne Best.
L’extension du courant aux cartiers périphériques de la ville de Selibaby et son éclairage public, l’électrification rapide de la ville de Ghabou capitale de Moughataa, et aussi le transfert de la gestion des centrales de Techetaye et Arr à la Somelec.
Le Ministre a remercié les Elus pour leur démarche collective et d’intérêt général, il a instruit sur le champ ses collaborateurs à fin de mettre immédiatement à la disposition des Elus les listes de toutes les localités concernées par les trois projets et aussi de diligenter dans les plus brefs délais, une mission conjointe avec la Sonelec au Guidimakha pour étudier et formuler des propositions à l’ensemble des doléances posés par les Elus de la région du Guidimakha.

Cellule de communication d’association des maires de guidimagha

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● La Mauritanie sera bientôt le 2e producteur ouest-africain d’uranium, un marché qui atteindra des sommets

Tunisie Numérique – Jusqu’ici le Niger est le seul pays ouest-africain qui produit de l’uranium (il est le deuxième plus gros producteur en Afrique et le septième mondial). Il faudra bientôt compter avec la Mauritanie, une manne minière qui viendra s’ajouter aux recettes du gaz et du pétrole dès cette année.

Le FMI avait prédit que Nouakchott afficherait le meilleur taux de croissance sur le continent en 2025, avec 14,3%, l’affaire commence à sentir très bon… Le marché très juteux de l’uranium d’ici 2026, c’est ce qui agite l’australien Aura Energy, propriétaire du projet mauritanien Tiris.

La compagnie a fait savoir ce lundi 18 mars qu’elle a levé 16,2 millions de dollars australiens (10,6 millions $) pour financer les projets précédant construction de la mine. Prochaine étape : Le bouclage de l’investissement cette année pour lancer la production dès 2026.

Pour atteindre ce palier Aura Energy devra collecter 230 millions $, c’est le capital initial déterminé par l’étude d’ingénierie de base (FEED) publiée en février 2024. Le même rapport table sur des recettes de 2,25 milliards de dollars sur 16 ans à Tiris, pour un prix de vente de l’uranium à 80 dollars la livre avec quelque 30,1 millions de livres d’uranium produites durant cette période.

Tous les regards sont tournés vers la demande mondiale, qui enfle déjà et atteindra des sommets dans les prochaines années.

En effet de nombreux pays ont manifesté leur intention de doubler ou tripler leur production d’énergie nucléaire pour fermer progressivement l’ère des énergies fossiles, très polluantes. C’est déjà le cas de la France, depuis des décennies, des pays tels que le Maroc ont fait des annonces dans ce sens…

Pour la Mauritanie l’uranium est une belle à carte à jouer pour gonfler les recettes minières. Le secteur minier est porté par l’exploitation du minerai de fer et de l’or, qui pèsent plus de 70% dans les exportations de la Mauritanie en 2022 et 24% de son PIB.

A noter que le premier producteur africain d’uranium, la Namibie, est le troisième dans le monde (après le Kazakhstan et le Canada). Nouakchott peut rêver du même destin. Tiris est peut-être le début d’une grande histoire dans un pays dont le sol est sous-exploité.

Par Souleymane Loum

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● Richesses et défis du Guidimakha : un plaidoyer urgent pour l’avenir | Par M. Djibéry Doukouré

Introduction

Le Guidimakha, perle méridionale de la Mauritanie, dévoile ses trésors et ses défis dans un ballet complexe de géographie, d’économie et de sociologie. Cette région, dotée d’une diversité naturelle exceptionnelle, se trouve à un carrefour critique. À travers cet article, nous plaidons pour une action immédiate des décideurs et des partenaires au développement pour préserver et stimuler le potentiel inexploité du Guidimakha.

Géographie et Économie

Le Guidimakha, d’une superficie de 10 300 km², est stratégiquement situé aux frontières de la région mauritanienne d’Assaba au nord-est, le Mali au sud-est, le Sénégal au sud-ouest et la région mauritanienne de Gorgol à l’ouest. Ses paysages variés, des montagnes aux dunes envoûtantes, en font un acteur majeur de l’économie mauritanienne. Sa pluviométrie généreuse de 500 mm par an lui confère le statut de grenier du pays, favorisant l’agriculture et l’élevage.

Défis Environnementaux et Négligence

Cependant, derrière cette façade prospère se cachent des défis cruciaux. La répartition pluviométrique inégale entrave la culture du dieri, et l’invasion croissante de parasites menace la stabilité agricole. De plus, le manque d’infrastructures et la mauvaise gestion des ressources, notamment l’exploitation inadéquate de l’eau du fleuve Sénégal, laissent la population locale en proie à la pénurie d’eau, entravant le développement agricole.

Négligence Historique et Crise de Représentation

La négligence historique du Guidimakha par les instances gouvernementales est profondément enracinée. Un désintérêt général pour le militantisme politique s’est traduit par une faible représentation électorale, diminuant ainsi le poids politique de la région aux yeux des décideurs nationaux. Cela a entravé la priorisation des besoins locaux, contribuant à un cycle de sous-développement.

Migration et Démographie

Historiquement, la migration a été une bouée de sauvetage pour de nombreuses familles, avec des membres émigrés soutenant financièrement les leurs. Cependant, cette dépendance a créé une crise démographique, avec la jeunesse active quittant la région à la recherche de meilleures opportunités, créant un déséquilibre social et économique. Les villages, autrefois soutenus par une ou deux personnes émigrées, voient maintenant l’ensemble de leur population active tenter l’aventure de l’émigration, souvent au péril de leur vie.

Services Publics et Initiatives Gouvernementales

Le gouvernement a lancé des initiatives telles que le programme « Mon Projet, Mon Avenir » pour soutenir les micros et petites entreprises à travers le pays, visant à encourager les autoentrepreneurs. Cependant, malgré ses objectifs louables, le programme présente des lacunes significatives. Les jeunes entrepreneurs, cible principale, rencontrent des difficultés dues à un manque de compétences dans le montage de projets, les contraignant à recourir à des tiers, une barrière supplémentaire pour les jeunes sans emploi.

De plus, des problèmes de transparence et d’équité dans le traitement des demandes de financement compromettent l’environnement entrepreneurial. Enfin, le suivi insuffisant des projets financés entraîne l’échec de nombreuses initiatives. Pour remédier à ces défis, nous préconisons la création d’un comité multipartite pour la sélection des bénéficiaires, impliquant des représentants de l’État, de la société civile, des responsables communautaires et des municipalités.

De plus, l’établissement d’un bureau d’appui au montage de projets et la mise en place d’un programme de parrainage des projets financés sont fortement recommandés pour renforcer la qualité des initiatives, assurer la transparence et garantir un suivi efficace.

Appel à l’Action pour le Développement Durable

Bien que des projets financés par des partenaires au développement soient présents, la majorité est axée sur des urgences telles que la malnutrition. Pour garantir un avenir durable, des projets à long terme, tels que la construction de barrages et de périmètres irrigués, sont cruciaux pour exploiter pleinement les ressources du fleuve Sénégal. Ces projets permettront de résoudre les problèmes d’accès à l’eau, d’améliorer la sécurité alimentaire et de soutenir les activités agricoles et d’élevage.

Soutien à la Nouvelle Génération

Malgré les défis, une nouvelle génération d’entrepreneurs émerge, transformant les terres agricoles saisonnières en entreprises prospères toute l’année. Ces jeunes visionnaires méritent un soutien substantiel à travers la mise en place d’infrastructures de base, notamment des centres de formation agricole, des systèmes d’irrigation modernes et un accès facilité au crédit agricole. Ils représentent l’espoir d’une transformation durable du Guidimakha.

Conclusion : Un Appel Pressant à l’Action

En conclusion, le Guidimakha est à un point d’inflexion. Son potentiel inexploité est menacé par des défis persistants. Cet article est un appel pressant aux décideurs et aux partenaires au développement pour agir maintenant, pour préserver et promouvoir le Guidimakha en tant que joyau économique et environnemental de la Mauritanie. L’avenir du Guidimakha dépend de l’action collective et urgente en faveur du développement durable.

Djibéry Doukouré,

Coordinateur de Projet de Développement

Membre du Think Tank Mauritanie Perspectives

Références :

1. Guidimakha : la gestion des ressources naturelles au cœur d’enjeux politiques, alimentaires et sécuritaires, Charlotte Secco, Dans L’Ouest Saharien 2019/1 (Vol. 9)

2. Monographie régionale de la wilaya du Guidimakha, Agence Nationale de la Statistique, de l’Analyse Démographique et Economique

3. Les fils disparus du Guidimakha | Comité international de la Croix-Rouge (icrc.org)

• Lien https://cridem.org/C_Info.php?article=772815

● Lancement officiel du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat [AMI]

Le ministre de l’Économie et du Développement durable, président du Comité National du Recensement, M. Abdessalam Mohamed Saleh, a supervisé aujourd’hui, dimanche à Nouakchott, en présence des ministres de l’Intérieur et la Décentralisation, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, et de la Culture, de la Jeunesse, des sports et des Relations avec le Parlement, M. Ahmed Ould Sid’Ahmed Ould Dié, le lancement officiel du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH).

La cérémonie de lancement a été marquée par des sketches et des chants populaires soulignant l’importance de ce recensement organisé du 25 décembre au 9 janvier par l’Agence nationale de la statistique, de l’analyse démographique et économique (ANSADE).

Le lancement de ce recensement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Nations Unies aux Etats membres d’organiser un recensement général de la population et de l’habitat tous les dix ans.

A travers ce recensement, qui inclut tous les résidents du territoire national, qu’ils soient mauritaniens ou étrangers, les autorités visent principalement à collecter des données liées aux caractéristiques démographiques et socio-économiques de la population et à en faciliter l’accès aux usagers, ainsi qu’à fournir les données nécessaires pour les besoins des politiques de lutte contre la pauvreté et le suivi des progrès de la mise en œuvre des objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, en plus de contribuer à la mise en place d’un système d’information statistique précis, permettant la fourniture des données nécessaires dans en temps opportun afin d’évaluer l’impact des plans suivis par les décideurs nationaux.

Dans un discours prononcé à cette occasion, le ministre de l’Économie et du Développement Durable a indiqué que la préparation de ce recensement a nécessité des effort redoublés de la part de l’ANSADE, notamment l’élaboration du cadre réglementaire et directeur, de la méthodologie générale et des documents techniques, prenant en compte les besoins des différents usagers des données sociales et démographiques des départements ministériels et des partenaires au développement, ainsi que la conception des applications informatiques et plateformes électroniques d’accompagnement, la préparation et la mise en œuvre du travail cartographique, la mobilisation des fonds nécessaires, la préparation des moyens logistiques, l’inscription et la formation du personnel de terrain et la formulation et la mise en œuvre de la stratégie de plaidoyer et de sensibilisation.

Il a souligné que cette édition du recensement a été entièrement numérisée dans toutes ses étapes, y compris celles liées à la collecte des données sur le terrain, ce qui permettra d’améliorer sa cohérence et sa qualité, et permettra également d’accélérer l’analyse et la diffusion des résultats.

Pour assurer le succès de cette démarche, tous les moyens humains, logistiques et financiers nécessaires ont été mobilisés, l’objectif étant d’employer plus de 5 000 agents de comptage, équipés de tablettes, après les avoir formés aux techniques de collecte de données.

Il a souligné la nécessité de répondre spontanément et honnêtement aux agents de collecte de données et de leur fournir des informations correctes et précises, afin de faire de cette opération de recensement un succès.

Il a également exhorté les équipes de travail sur le terrain, notamment les enquêteurs, les observateurs et les superviseurs, à être attentifs, diligents et persévérants et assurer la confidentialité des données.

A son tour, le Représentant Résident par intérim du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), M. Nestor Azandegbe, qui a rappelé l’engagement constant de son institution envers la Mauritanie, s’est félicité du respect par la Mauritanie de l’engament pris par les Etats membres de réaliser tous les dix ans un recensement général de la population pour assurer un meilleur suivi de la mise en œuvre des objectifs de développement durables à l’horizon 2030.

De son côté, la porte-parole du représentant de la Banque mondiale en Mauritanie, Mme Deynaba Diallo, a félicité le gouvernement mauritanien pour cette édition 5ème édition du RGPH, exprimant le soutien de la Banque mondiale à ce recensement dans toutes ses étapes de sa conception, préparation et mise en œuvre.

La cérémonie de lancement officiel de ce 5ème RGPH s’est déroulée en présence du directeur général de l’ANSADE et du représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

• Lien média https://ami.mr/fr/archives/237027

● Découvrez les 5 finalistes africains des 175 candidatures, issues d’une vingtaine de pays, du concours Med’Innovant Africa 2023

En choisissant comme thématique phare la lutte contre le changement climatique, la 4e édition de MED’INNOVANT AFRICA a suscité l’intérêt des entrepreneurs et innovateurs africains : entre le 1er juillet et le 31 août 2023, ce sont au total 175 candidatures de startups et PME installées dans une vingtaine de pays africains, qui ont été réceptionnées par les responsables du concours de l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerranée (EPAEM), à Marseille (France).

L’objectif ? Repérer et accompagner les développeurs de solutions innovantes qui rendront, demain, les villes méditerranéennes et africaines plus durables. Cette année, la majorité des projets concerne le développement durable et l’économie sociale et solidaire.

MED’INNOVANT AFRICA,
le concours pour les villes de demain

Particulièrement dynamique, la scène de la tech africaine poursuit son développement et attire de plus en plus l’attention des acteurs internationaux de l’innovation. Parmi les secteurs qui voient naître et croître de nombreuses startups africaines ces dernières années, celui de la ville fait partie des plus dynamiques. Engagé dans une démarche d’innovation et d’ouverture vers le continent africain,∫

Pour cette IVe édition, les projets présentés devaient s’inscrire prioritairement dans l’un des domaines suivants :
● Innover en matière d’énergie face au changement climatique
● Optimiser la gestion de la ressource en eau
● Favoriser le réemploi de matériaux
● Encourager les mobilités douces.
Ainsi, l’aménageur poursuit son sourcing de porteurs de projets capables de développer des solutions adaptées aux territoires africains et méditerranéens.

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Les finalistes auditionnés à l’occasion
d’Emerging Valley, les 27 et 28 novembre 2023

Pour cette IVe édition, 5 talentueuses entreprises africaines ont retenu l’attention du jury, composé de plusieurs partenaires d’Euroméditerranée :

BIOHEAT : cette startup tunisienne transforme les grignons d’olives en un combustible écologique, produisant moins de CO2 que le bois tout en offrant une haute performance calorifique. Dirigeant : Yassine KHELIFI

ECOPLAST INNOV : présente en Côte d’Ivoire, la startup Ecoplast Innov transforme les déchets plastiques et les pneus usagés en matériaux de construction et de revêtements pour l’intérieur et l’extérieur. Les pavés et les plaques décoratives sont 100 % recyclables.
Elle s’occupe également de la sensibilisation, de l’enlèvement, du tri, du recyclage et réalise des services d’accompagnement aux entreprises. Fondatrice : N’da Amenan Edith KOUASSI

HABIDEM : entreprise mauritanienne, Habidem valorise des ressources locales en créant un isolant thermique biosourcé à partir du Typha, une plante nuisible. Dirigeant : Oumar WELE.

SASA PLAST : l’entreprise Sasa Plast, fondée en Mauritanie, transforme les déchets plastiques en pavés de rue, parpaings et bordures pour la construction. En plus de contribuer à la protection de l’environnement, l’entreprise soutient l’indépendance économique des femmes grâce à l’emploi. Fondateur : Cheikhna COULIBALY.

VIABLE WAYS CORP : fondée au Maroc, cette startup a mis au point une solution technologique pour améliorer la gestion des exploitations agricoles. Grâce à une application web et mobile, l’utilisateur peut gérer en temps réel les ressources ainsi que l’irrigation. Elle offre également des prévisions météorologiques et des actions préventives permettant d’optimiser la gestion de la ressource en eau. Fondateur : Yahya LOUGAGHI.

Les 5 finalistes sont invités à pitcher les 27 et 28 novembre 2023, durant le Sommet Emerging Valley à The Camp à Aix-en-Provence, près de Marseille. Ce rendez-vous, qui réunit les leaders de la Tech Afrique-Europe, sera une occasion unique pour ces porteurs de projets de renforcer leur visibilité et tisser des partenariats internationaux.

Le jury désignera ensuite deux lauréats lors de la cérémonie de remise des prix : « Le prix du jury » et « Le prix coup de cœur ». Tous deux bénéficieront d’un soutien financier pouvant aller jusqu’à 7 000 euros, et d’un accompagnement personnalisé de l’écosystème entrepreneurial local, afin de les aider à trouver des investisseurs et partenaires industriels en Europe et en Afrique.

● CHIFFRES CLÉS DE MED’INNOVANT 2023

> 175 dossiers déposés sur la plateforme

> 32 % de candidatures d’entrepreneures féminines

> Une vingtaine de pays africains représentés, avec une nette augmentation des candidatures en provenance d’Afrique de l’Est.

À propos d’Euroméditerranée – Depuis 1995, l’Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée (EPAEM) conçoit, développe et construit la ville méditerranéenne durable au cœur de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Labellisé ÉcoCité » depuis 2009, le périmètre d’intervention d’Euroméditerranée de 480 ha à Marseille constitue un véritable laboratoire d’expérimentation pour tester les solutions, services et dispositifs innovants qui feront partie intégrante de la ville de demain.

SITES
MED’INNOVANT AFRICA
EUROMÉDITERRANÉE

CONTACTS PRESSE
Juliette Keller / +336 77 03 48 20
juliette.keller@euromediterranee.fr

Grégoire Husler / +336 70 10 64 35
gregoire.husler@tbwa-corporate.com

● Lien média https://www.africapresse.paris/Decouvrez-les-5-finalistes-africains-des-175-candidatures-issues-d-une

● BPM à la rencontre de la diaspora mauritanienne en France et en Belgique – Communiqué de presse

BPM – A la rencontre de la diaspora mauritanienne en France et en Belgique sous le thème : « Mieux vous connaître pour mieux vous accompagner dans vos projets ».

Dans la continuité de notre stratégie de proximité vis-à-vis de notre diaspora, la Banque Populaire de Mauritanie lance une campagne commerciale et de sensibilisation marquée par l’organisation d’évènements de rencontre qui auront lieu au sein des principales villes en France et en Belgique accueillant une diaspora mauritanienne importante.

Durant cette mission commerciale, une équipe représentant la Banque Populaire de Mauritanie organisera plusieurs rencontres, en collaboration avec les représentants et les membres socialement actifs de la diaspora, afin de partager un moment convivial et leur proposer des produits et des services de la Banque pouvant améliorer la gestion de leur finance au quotidien et accompagner leur futur projet en Mauritanie.

En particulier, toutes les questions liées à l’ouverture et à la gestion d’un compte bancaire à distance, aux transferts d’argent vers la Mauritanie, à la demande de produits et services bancaires, aux conditions d’éligibilité à une solution de financement immobilier seront abordées et à la gestion des réclamations.

Nous invitons toutes les associations et membres actifs dans ces villes de prendre connaissance des informations suivantes et à nous rejoindre aux lieux et horaires prévus, par ville, lesquels seront communiqués sur nos réseaux sociaux et via les plateformes actives de la Diaspora.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=770015