La ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, Mme Savia Mint N’Tahah a lancé, vendredi à Nouakchott, au cours d’une cérémonie organisée sous le haut patronage de la Première Dame, Dr. Marièm Dah, les activités de l’observatoire national des droits des femmes et des filles.
L’observatoire vise à défendre et à protéger les droits des femmes et des filles, à assurer leur protection, le suivi et l’évolution des propositions visant à promouvoir leurs droits en compatibilité avec la politique générale du gouvernement.
Dans son discours, la ministre a déclaré que la mise en place de ce nouveau mécanisme s’ajoute aux mécanismes déjà existants de protection et de promotion des droits des femmes, indiquant que la composition des membres de l’observatoire et la richesse de leurs expériences leur permettront d’atteindre les résultats souhaités.
Elle a affirmé que la protection et la promotion des couches les plus démunies de la société, en particulier les femmes et les filles, occupent une place de choix dans le programme du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
De son côté, le coordinateur du programme des Nations Unies a précisé que la création de cet observatoire traduit la volonté de la Mauritanie à mettre en place des stratégies et politiques visant la promotion des droits des femmes et des filles.
La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement et du représentant du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme.
~~À compter du mercredi 6 juillet 2022, le préfet de Seine-Saint-Denis a un mois pour trouver une alternative aux demandes dématérialisées de titres de séjours.
Première victoire pour les associations de soutien aux demandeurs d’asile. Dans un jugement rendu mercredi 6 juillet 2022, le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a posé un nouveau cadre pour la demande de titres de séjours dans le département. Désormais, la dématérialisation ne peut plus être imposée pour l’ensemble des demandes de titres de séjours et naturalisation.
• Des difficultés pour obtenir un rendez-vous La justice avait été saisie par la Cimade, le Syndicat des avocats de France, la Ligue des droits de l’homme, le Secours Catholique, le GISTI et l’Association des avocats pour la défense des droits des étrangers face aux nombreuses difficultés rencontrées par les ressortissants étrangers pour obtenir un rendez-vous disponible sur le site internet de la préfecture.
Pour rendre son jugement, le tribunal administratif de Montreuil s’est appuyé sur une décision récente du Conseil d’État qui estime que l’usage de téléservices « ne peut peut être rendu obligatoire en dehors du programme ANEF, c’est-à-dire des catégories de titres de séjour figurant sur une liste déterminée par le ministre chargé de l’Immigration, soit en l’état actuel du droit les visas de long séjour, les titres de séjour étudiant, visiteurs, et les passeports talents ».
• Un mois pour proposer des alternatives « Le préfet de la Seine-Saint-Denis pouvait certes créer des téléservices, mais ne pouvait légalement imposer leur emploi pour l’ensemble des demandes de titres de séjour et les naturalisations », juge le tribunal administratif. Une décision, qui implique que le préfet de la Seine-Saint-Denis mette en place « des alternatives effectives aux téléservices ». Le préfet a un mois pour les mettre en place.
Sahara Média – Le président du parti mauritanien au pouvoir, union pour la république, Sidi Mohamed O. Taleb Amar a démissionné de son poste dimanche, près de trois ans à la tête de cette formation politique.
Des sources ont révélé à Sahara Medias qu’une commission, présidée par le premier ministre, Mohamed Bilal Messaoud, a été désignée pour choisir un nouveau président du parti.
La même source a ajouté que le conseil national du parti a décidé de changer son nom pour s’appeler désormais « AL INSAF » au lieu de l’UPR, en attendant des changements fondamentaux en son sein.
Dans une déclaration qu’il a faite, le président démissionnaire du parti a dit que ce congrès du parti est exceptionnel, car il se tient dans une étape importante dans la construction du parti, c’est-à-dire deux ans et demi après sa deuxième session et à une année d’élections législatives, municipales et régionales.
Il est attendu, a ajouté ould Taleb Amar à ce que ce congrès contribue à la construction de l’avenir du pays, de notre parti et son unique référence, ajoutant qu’au sein du parti, on se doit de nous transcender et transcender nos propres programmes, afin de renforcer l’institution du parti et préserver ses acquis politiques et organisationnels. »
Ce congrès se tient au lendemain de démissions au sein du parti, après la révélation d’un enregistrement audio attribué au président du parti et qui a provoqué un mécontentement généralisé.
Le président du parti a cependant nié être l’auteur de l’enregistrement repris largement sur les réseaux sociaux.
Association pour La Défense de la Voix des Enfants en Mauritanie – ADVEM
Information
Vivons la paix
Nous avons la grande de joie de vous annoncer les dates de la 1e édition du Festival International des Droits des Enfants ! Il se déroulera à Nouakchott du 21 au 24 juillet 2022 🥳
L’union des bureaux communautaires mauritaniens à l’étranger a annoncé, mardi, dans un communiqué de presse, parvenu à l’AMI, que le problème de la délivrance des passeports à distance a été résolu de façon permanente, qu’Allah soit loué.
Le communiqué précise que l’agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés (ANRPTS) décidé, à partir de ce mardi, l’ouverture d’un guichet spécial pour la réception des dossiers des passeports provenant des missions diplomatiques à l’étranger.
Les dossiers seront traités en prenant compte des données suivantes :
-Numéro et date de la correspondance de la mission diplomatique ;
-Numéro WhatsApp du propriétaire du passeport ;
-Le nom de l’intéressé ;
-Numéro du passeport de l’intéressé.
Pour économiser le temps et l’effort, l’employé de l’ANRPTS se chargera de la communication avec les propriétaires des passeports pour s’assurer de leurs identités. Ces derniers peuvent désigner leurs représentants ou leurs proches pour visiter l’ANRPTS pour le paiement des droits et l’achèvement des procédures nécessaires au retrait du nouveau passeport.
Sur la base de ce qui précède, l’union invite les détenteurs des passeports envoyés aux missions diplomatiques pour le renouvellement de communiquer avec elle, et à lui fournir les données décrites ci-dessus, en vue de la soumission de l’autorisation de la transaction.
Enfin, l’union des bureaux communautaires mauritaniens à l’étranger saisit cette occasion pour exprimer sa gratitude aux autorités publiques pour la bonne coopération et la coordination permanente, afin de servir les citoyens et de lui rapprocher l’administration et de lui faciliter la délivrance des passeports à distance et en permanence, ce qui permet aux expatriés de gagner du temps et des efforts pour effectuer des transactions liées à leur passeport.
Ibrahima Thiaw garde le poste de Secrétaire exécutif de la Convention des nations unies sur la désertification et la sécheresse (Unccd)
KASSATAYA – Ibrahima Thiaw vient d’être nommé comme chef par intérim de l’ONU pour le changement climatique en remplacement de Patricia Espinosa.
Il va assurer cette nouvelle fonction cumulativement avec son poste de Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.
Diplomate chevronné, M. Thiaw Ibrahima a plus de 40 ans d’expérience dans le domaine de la gouvernance environnementale, dont 20 ans dans le système des Nations-Unies.
M. Thiaw qui est natif de Fanaye Niakwar dans le département de Tekane (Mauritanie) est entré aux Nations-Unies en 2007, comme Directeur de la Division de la mise en œuvre des politiques environnementales au sein du PNUE.
Par la suite, le fils du désert va gravir les échelons au sein de l’organisation en occupant les postes stratégiques les plus en vues.
Ainsi en 2013, face à 85 candidats, M. Thiaw devient sous-secrétaire général des Nations Unies, directeur exécutif adjoint du PNUE.
Connu pour sa rigueur et une discrétion inégalée, M. Thiaw se fait remarquer pour le rôle déterminant qu’il a joué dans l’élaboration de la vision stratégique du PNUE.
A la suite de ce passage remarqué au sein du PNUE, M. Thiaw est nommé en 2018 comme conseiller spécial du secrétaire général des nations- unies pour le Sahel.
Celui qui entre temps occupa le poste de Secrétaire exécutif, Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification en janvier 2019, est aujourd’hui nommé comme chef par intérim de l’ONU pour le changement climatique.
L’ONU pour le changement climatique ou la Convention-cadre des Nations-Unies pour les changements climatiques (CCNUCC) regroupe 197 états parties. L’objectif de cette organisation, qui accueille en son sein l’Accord de Paris sur les changements climatiques de 2015 ou encore le protocole de Kyoto 1997, est de réduire les émissions de gaz à effet de serre en mettant fin aux pires effets des changements climatiques sur l’environnement et les équilibres socio-économiques.
Rétro – Bamako Mali 12 juin 2021 | La communication du leader d’IRA 🇲🇷 lors de sa visite aux déplacés victimes de l’esclavage par ascendance. Une prise de parole historique par laquelle le député mauritanien Biram Dah Abeid interpelle les élites africaines sur les manquements historiques concernant l’engagement contre l’esclavage intra-africain.
✓Ici le ministre malien de la Justice, Mamoudou KASSOGUE qui communique ouvertement sur le phénomène sévit dans son pays notamment dans la région de Kayes. L’atmosphère du déni et des tabous s’estompe sérieusement. Très intéressant et rassurant pour les victimes.
Kayes est à une certaine de kilomètres de Selibaby (capitale régionale du Guidimagha Mauritanie 🇲🇷), un autre foyer féodalo-esclavagiste dans les localités villageoises soninkés. Dans chaque village soninké dans notre zone, si tu poses une question s’il y’a de l’esclavage par ascendance, les esprits sincères même pro-coutumes esclavagistes et féodales diront clairement OUI avec différentes déclinaisons sémantiques sur les réalités du phénomène. On pourrait entendre un fond discursif similaire à ce que Pr Tidjani Alou du Niger disait l’autre jour en substance en rapportant les propos des maîtres sur les rapports esclaves-maîtres dans son pays « On ne les tient plus comme esclaves mais ils ne peuvent pas être comme nous« . En gros un mécanisme insidieux d’une domination sociale et politique continue en défiant les lois étatiques. Du côté Mauritanien, les officiels (certains politiques, militants droit-de-lhommistes, institutions publiques spécialisées…) butent toujours à nommer clairement le phénomène présent dans toutes nos communautés. Les discours du président de la république à Ouadane et du président de l’Assemblée nationale il y a quelques mois, ont été d’une grande portée communicationnelle mais on a l’impression que les milieux réactionnaires féodaux se sont braqués davantage à maintenir un statu quo sociétal inégalitaire et injuste.
Moi, je croyais qu’on est Tous (musulmans) descendants Chérifs spirituels du Prophète (psl) mais apparemment d’autres de très loin territorialement se créent des soucis aujourd’hui en collant des étiquettes de filiation forcée. Dans quel but justement…? Pour tenir une arnaque sociale et politique en utilisant une donnée que les gens Hedjaz (noyau originel) aujourd’hui n’en font pas une priorité existentielle.
Les Al-saoud venus historiquement du Nejd (très révolutionnaires à un sens bien particulier) courant 20 ème, ont éradiqué méthodiquement les derniers vestiges pilosités dits chérifiens de la Mecque, pour assoir leur légitimité politique et idéologique. Leurrés par les britanniques, ces chérifs qui s’attribuent une parenté avec le Prophète (psl) s’étaient trouvé une planque territoriale au sein d’un bancal royaume appelé aujourd’hui la Jordanie. Et si un negroide soudanais dans nos sables mouvants a comme priorité intellectuelle et sociale de se lier coûte que coûte par du forcing aléatoire et sectaire à la famille prophètique… alors que la famille spirituelle est universaliste… On doit s’interroger !
مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية INITIATIVE DE RESURGENCE ABOLITIONNISTE IRA RÉCÉPISSÉ N° FA 010000102912202100001
• Mauritanie : encore une enfant sous le joug de l’esclavage, Folla Mahmoud, 10 ans
~ Note d’information, 06 juin 2022
Le 30 mai, de présumés esclavagistes sont déférés au tribunal régional de Aleg, chef-lieu de la région du Brakna, par le procureur Cheikh Baye Seyid Didi ; le magistrat a entendu toutes les parties, avant de les inculper, au grief d’une infraction à la loi 2020-017 du 06 août 2020, portant prévention et répression de la traite des personnes et protection des victimes ; les éléments liminaires parviennent ensuite au juge d’instruction, avec des mandats de dépôts en prison régionale d’Aleg, à l’encontre de tous les prévenus. Ce dernier, après avoir écouté l’ensemble des protagonistes de l’affaire, décide d’écrouer Chekroud Ahmed Boibou et son esclave, Mahmoud Leije, le père de l’enfant assujetti ; Ensuite, il met, sous contrôle judiciaire, Vatimettou Khattat et Aïchetou Bilal Samba ; la dernière est poursuivie, au motif d’abandon de progéniture mineure. 1. Les maîtres traditionnels, d’ascendance arabe, sont Chekroud Ahmed Boibou, notable de la tribu de Oulad Abdallah âgé de 47 ans, membre de la fraction Iralene et son épouse et cousine Vatimettou Khattat dite Foiti, de 4 ans sa cadette. 2. Le camp des esclaves présumés, subsahariens de naissance, compte Mahmoud Eije 40 ans, Aïchetou Bilal Samba 35 ans et Folla Mahmoud, 10 ans. A. Genèse Le Comité des droits humains de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) reçoit des informations concordantes sur des faits de pratiques esclavagistes traditionnelles d’exploitation de l’homme par l’homme, dans la localité de Dar El Barka, au Brakna, à environ 300 kilomètres de Nouakchott, la capitale. L’enquête de l’association conclut à la confirmation des faits alléguées. Aussitôt, une délégation que dirige Abdallahi Abou Diop, en compagnie de Zeine Mohamed Abdallahi, Mohamed Abdel Aziz, Elhadj Elid, Sidi Mohamed, Oumar Cheikh, Abderrahmane Saleh, Moussa Bilal Biram et Hadrami Deymani, atteint les lieux, le 22 mai. Le lendemain, à 9 heures du matin, ils arrivent au commissariat de police, en vue de déposer une plainte écrite, auprès du commissaire Kassem Maham Boubou. Dans un premier temps, la victime et le couple suspecté de pratiques illicites furent convoqués, avant d’isoler le père et la mère de la susdite. Une semaine durant, la famille biologique de l’enfant et celle des auteurs d’abus demeurent en détention. Le géniteur de la fille reconnaît l’avoir « louée» aux anciens maîtres. Folla et sa maman seront relâchées. La mère prétend que le placement de son rejeton a été réalisé contre sa volonté. B. Contexte Or, Mahmoud Leije et ses aïeuls naissaient esclaves de Chekroud Ahmed Boibou et des siens et ce, en vertu de la supériorité raciale qui caractérise l’espace et l’identité en Mauritanie, depuis des siècles ; tous les habitants de la localité de Dar El Barka témoignent du lien immémorial et de sa pérennité. Malgré la proximité de l’école, Vatimetou Khattat n’acceptait que la petite servante allât s’y inscrire, comme ses propres filles, d’ailleurs plus âgées : la maîtresse avait besoin de faire travailler Folla. Les chefs d’inculpation retenus – traite de personne – démontrent l’insouciance débonnaire de la justice, devant une violation aussi limpide des normes internes et des engagements du pays envers ses partenaires sur la répression du crime d’esclavage. Pourtant, quelles que soient les circonstances, tensions et intimidations, Ira-M ne renoncera à la lutte multidimensionnelle pour l’émancipation de l’humanité des esclaves en République islamique de Mauritanie.
Nouakchott, le 06 juin 2022 La commission de communication
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