« Trahir la Constitution, c’est renoncer à l’immunité présidentielle » | Par Mbarek Ould Beyrouk

Le Point Afrique – TRIBUNE. Qu’il s’agisse de la Mauritanie ou d’un autre pays africain, aucune excuse ne doit empêcher que la corruption des anciens chefs d’État ne soit sanctionnée.

Mon respect est immense pour l’œuvre de Tierno Monénembo. Mais son récent « plaidoyer pour Mohamed Ould Abdel Aziz » me semble contestable. Il est certain que les périodes autocratiques sont destructrices et difficiles à réparer. Il est vrai aussi que l’alternance pacifique en Afrique doit être à chaque fois saluée parce qu’elle sauve notre continent de dérives qu’il n’a que trop connues.

Mais il est plus vrai encore que la corruption et les détournements de biens publics ont condamné nos pays à la pauvreté et la dépendance extérieure, qu’ils ont interdit tout sursaut, qu’ils ont spolié nos populations et qu’ils ont souvent bradé nos richesses.

La corruption une vraie menace

Contrairement à Tierno Monénembo, je pense que l’essentiel est là. Pour avoir servi l’État à ma modeste échelle, je sais ce que coûtent l’appât du gain, les conflits d’intérêts et les petites corruptions qui se cachent derrière les grandes.

La démocratie ne peut être mature tant que l’économie n’est pas un tant soit peu purifiée, tant que l’État de droit n’est pas respecté, tant que les activités prévaricatrices ne seront pas punies.

Le risque est grand de tendre vers des régimes antidémocratiques La Mauritanie a indirectement hérité d’une Constitution inspirée de celle de la France, pays qui a fait le choix d’un présidentialisme fort, imprégnée d’un esprit de monarchique.

De fait, chez nous, le risque est grand pour nos dirigeants de tendre vers un régime antidémocratique. « Il est nécessaire de préciser qu’il est actuellement en détention, non pas pour les faits qui lui sont reprochés, mais pour avoir refusé de respecter les conditions du contrôle judiciaire que la justice lui a imposé. »

Une précision est nécessaire concernant l’ex-président Aziz

Il ne s’agit pas ici de condamner l’ancien président Aziz ou de l’absoudre. Ce sera le travail des juges. Seulement, il est nécessaire de préciser qu’il est actuellement en détention, non pas pour les faits qui lui sont reprochés, mais pour avoir refusé de respecter les conditions du contrôle judiciaire que la justice lui a imposées.

Pour l’écrivain Mbarek Ould Beyrouk, l’ex-président Mohamed Ould Abdelaziz « est actuellement en détention, non pas pour les faits qui lui sont reprochés, mais pour avoir refusé de respecter les conditions du contrôle judiciaire que la justice lui a imposées ».

L’ancien président, inculpé suite aux accusations d’une commission parlementaire, se défend des faits qui lui sont reprochés. Il s’est d’ailleurs largement exprimé dans les médias nationaux et internationaux. Demain, il devrait bénéficier d’un procès équitable.

La loi doit s’appliquer à tous et la justice équitablement rendue

Quel que soit son verdict, il est donc essentiel que ce procès se tienne, car le peuple mauritanien mérite que la loi s’applique à tous et que justice soit équitablement rendue. La velléité avec laquelle les avocats d’Aziz invoquent la prétendue immunité absolue de leur client montre le chemin difficile qu’il reste à parcourir pour que l’égalité devant la justice s’inscrive comme une évidence dans les mentalités.

En effet, Aziz considère que le procès est nul et non avenu, car l’article 93 de la Constitution garantirait à l’ex-président l’immunité dans l’exercice de ses fonctions. Se faisant, ils admettent indirectement que les faits de corruption dont il est accusé font partie de la « norme » dans le service des plus hautes fonctions de l’État.

Donc, finalement…

Ainsi, je voudrais dire à ce grand écrivain qu’est Tierno Monénembo qu’il n’est pas normal que la corruption soit un phénomène normal ; les intellectuels africains ne devraient pas l’accepter. Non, l’essentiel n’est pas dans les kermesses politiques, même pas dans les douces passations de pouvoir, mais bien dans la volonté d’apporter une éducation de qualité, un système de santé acceptable et un niveau de vie décent. Pour ce faire, on ne peut pas accepter que les fonds destinés à ces grands objectifs soient détournés par les rapaces.

Par Mbarek Ould Beyrouk*

© Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=747965

Le décryptage de la tournée de Biram Dah Abeîd au Guidimakha | Par Abdalahi Sassine

Le mensonge est séduisant et fascinant. Il est également brillant et éloquent mais seulement de manière éphémère comme une mauvaise herbe dans un verger.

Aidez-moi à me retrouver. Je n’en peux plus. On m’a toujours fait comprendre qu’il n’y a pas d’esclavage chez les soninkés au Guidimakha. Il y a juste ces dernières années un mouvement extrémiste qui s’emploie à créer la zizanie au sein de la société. J’y ai cru bêtement.

Désormais, je renonce à cette assertion. Et pour cause, j’ai suivi sur Facebook la visite du député et président du mouvement abolitionniste, IRA chez les Soninkés dans la wilaya du Guidimakha.

Les images forcent l’estime de l’homme qui a changé de discours et trouvé un interlocuteur attentif, en la personne du président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Au Guidimakha, ces cinq dernières années sont marquées par une espèce de big bang social caractérisé par le réveil de la majorité silencieuse appelée esclaves. Au début, l’Etat a fait semblant de ne rien entendre. Ensuite, elle a essayé de faire l’arbitrage en faisant fi des lois du pays pourtant particulièrement sévères sur les pratiques esclavagistes. Et après, il mord à l’hameçon des soninkés : la corruption. Conséquence le droit ne sera jamais dit. Les pauvres populations s’entredéchirent et s’organisent à soudoyer l’administration locale qui trouve la situation « appétissante ».

Contre toute attente.

Voilà un député qui fait cavalier seul en allant à la rencontre des populations pour les entendre sur une problématique devenue sérieuse du fait qu’elle impacte négativement un segment du vivre-ensemble et l’unité nationale : l’esclavage coutumier.

Dans d’autres démocraties, c’est l’assemblée nationale forte de sa légitimité et de sa stature de conglomérats de représentants du peuple qui se saisit de cette question aux relents de défense des droits humains puisse qu’il s’agit de la dignité humaine dont il s’agit. Mais hélas !

Je disais alors que j’ai été roulé dans la farine, en croyant naïvement à ce que me disaient mes amis soninké du Guidimakha sur la question de l’esclavage.

Mais quand, je regarde l’aura de l’accueil réservée à Biram Dah Abeîd, je comprends aisément là où se situe la vérité.

Cet accueil est digne de celui d’un chef de l’Etat. Celui qui a brigué au chiffrage universel. Celui qui gouverne et dirige le pays. Il offre les postes ministériels et est dépositaire de la force publique et de tous les avantages y afférents : il tient les cordons de la bourse.

Un président de la république avec sa position jouit de tous les pouvoirs. Ainsi ses partisans peuvent mobiliser les foules par les mécanismes que nous connaissons tous. Mais la conviction et la sincérité ne sont pas là : C’est le piège de la mise en scène.

En revanche, les images que j’ai vues montrent des populations déchainées et libérées accueillant Biram Dah Abeîd comme un libérateur. Elles traduisent la vérité et le mal être des populations victimes de l’arbitraire.

Pendant les réunions aux allures d’audiences foraines, les anciens esclaves se relaient devant le député : chacun raconte son histoire et son calvaire lié au foncier.

C’est ahurissant ! Mais où est la république ? A quoi servent toutes nos lois votées contre l’esclavage ? Le silence de l’Etat est coupable et complice. C’est le moins qu’on puisse dire.

En revanche, la démarche du Président du mouvement abolitionniste est salutaire et constitue un cours magistral dispensé pour servir la démocratie et l’Etat de droit.

Abdallahi Sassine

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/le-decryptage-de-la-tournee-de-biram-dah-abeid-au-guidimakha/

« ✓Quelques moments forts de la visite du député #Biram #Dah #Abeid au #Guidimagha (Août 2021) » [Vidéo] sur YouTube

Le député mauritanien Biram Dah Abeid et sa délégation composée de cadres du mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie et du parti RAG effectuent une visite de prise de contact dans 2 régions du Sud mauritanien (Gorgol et Guidimagha). Ces dernières heures , quelques rencontres chaleureuses ont eu lieu de Tachott à Selibaby. Séances d’accueil du public en liesse , de rencontres d’explications et d’écoute, et prise en charge des doléances à l’occasion. Ce matin du 10 août 2021, il a rendu visite à Selibaby au militant anti-esclavagiste soninké Samba Moussa Koné lâchement lynché et assommé par des extrémistes féodaux dans le village de Dafort le 31 juillet 2021, lire https://cridem.org/C_Info.php?article=747569 .

Pour rappel, le leader abolitionniste avait été empêché par l’ancien pouvoir mauritanien en mai 2017 d’entamer une visite similaire dans la région du Guidimagha où couvent d’innombrables problématiques criantes liées à l’esclavage par ascendance dans les villages soninkés.

✓ Suivre quelques photos de la visite :

✓Le paradoxe mauritanien | Par Boulaye Diakité



Il y’a quelque chose d’assez paradoxal en Mauritanie, faire plaisir à des tribus, des structures sociales traditionnelles, des familles, des clans, etc… ; au détriment de l’idée de l’Etat-Nation, de la liberté et de l’égalité. Et c’est ce paradoxe que s’il n’est pas résolu continuera d’alimenter le système tribal, familial, ethnique, esclavagiste et clanique et encouragera la gabegie et le pillage mais aussi et surtout la continuité de l’injustice, de la discrimination et du racisme. En effet, beaucoup plus que de se soucier d’une idée de nation, l’ensemble des dirigeants mauritaniens et les oppositions répètent inlassablement qu’ils veulent démocratiser le pays alors même que le fondements sociaux politiques exclus une partie très importante de la population.

Aucun dirigeant ou opposant n’a osé affronter ces structures sociales traditionnelles de manière frontale. Sous prétexte à chaque fois de démocratiser donc il faut maintenir la paix sociale. Il n’y aura de démocratie que sur la construction nationale, juste et réaliste c’est-à-dire basée sur la liberté et l’égalité. Au lieu d’affronter cette réalité dirigeant et opposition, cultive et développe de plus en plus la conscience ethnique, familiale, clanique, esclavagiste, raciste, discriminatoire et tribale. Quant aux dirigeants, ils s’assurent à chaque fois de l’hégémonie de la famille, de la tribu, de l’ethnie, et du clan empêchant toute idée de construction nationale, de liberté et justice. Disait Ernest Renan « Une nation est un plébiscite de tous les jours ». Le droit national est au-delà d’un simple faire plaisir à une quelconque ethnie, tribu, clan, communauté ou encore moins une famille.

La construction nationale mauritanienne fait face à cette réalité laissant la place aux structures sociales traditionnelles. Cette réalité a embrouillé beaucoup de génération et laissé place à des formes d’idéologie qui ont embrasé et peuvent toujours embraser le pays à tout moment pour un oui ou un non. Dans le cas mauritanien, l’ETAT et ses institutions sont là ; l’Etat-Nation n’existe pas. Ce pays est devenu le royaume d’une minorité qui justifie leurs actions impunies par les institutions de l’Etat. Des groupes d’intérêts qui collaborent et maintiennent les structures sociales traditionnelles fabricant toutes sortes d’idéologie et conflits dans le seul but de se maintenir au pouvoir. Bennedict Anderson dans livre, (L’imaginaire national, 2000) : Qu’est-ce qu’une nation ? « La nation comme une communauté politique imaginée, réunissant des gens qui ne se connaissent pas, qui ne se croiseront jamais mais qui éprouvent un fort sentiment d’appartenance à une communauté car ils partagent les mêmes idées, les mêmes croyances ».

Une nation ; Etat- Nation ?

C’est une conscience collective, une unité nationale et des liens sociaux ;

C’est une école républicaine et l’armée républicaine ou tout le monde se reconnait ;

Ce sont ces filles et fils de Mauritanie qui vivent et meurent pour la nation avec la certitude que chacun fera de même ;

C’est la lecture du journal quotidien représentant l’incarnation de la communauté imaginée, aussi le regard sur la télévision et des institutions nationales ;

Ce sont des évènements sportifs et culturels représentant ce sentiment d’appartenance à cette communauté imaginée.

L’Etat-Nation, liberté, égalité, impunité, personne au-dessus des lois et le pouvoir du peuple ; et le seul pouvoir reconnu celui choisi par le peuple.

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10209061957621848&id=1705378100

ANNONCE D’UNE CAMPAGNE POPULAIRE POUR RECONSIDÉRER L’ARABE ET DÉVELOPPER LES LANGUES NATIONALES

Il a été annoncé , aujourd’hui, dans la capitale Nouakchott, le lancement d’une campagne populaire visant à autonomiser la langue officielle de la République islamique de Mauritanie et développer les langues nationales.



Cela se fera en travaillant avec tous les moyens disponibles pour activer l’article VI de la constitution mauritanienne, qui stipule : « Les langues nationales sont l’arabe, le pular, le soninké et le wolof. La langue officielle est l’arabe ».

Lors de l’assemblée constitutive , il a été convenu du nom, du logo et de la répartition des tâches entre les membres fondateurs.

Les activités de terrain de la campagne commenceront ,dés que notre pays ait passé la troisième vague de la pandémie de Corona.

Appellation : « Campagne populaire pour l’autonomisation de la langue arabe et le développement de nos langues nationales »

Devise : « Ensemble pour activer l’article VI de la Constitution mauritanienne.

structuration :

Directoire : Sow Abou Demba (Ancien Ministre et Député)

Vice présidents : – Dr. Néma Ahmed Zeidan (professeur universitaire et avocat, Secrétaire général de l’Observatoire mauritanien de la langue arabe),Al-Mokhtar Mohamed Moussa (ambassadeur, député et ancien ministre), Babah Ould Tourad (Professeur et écrivain), Aicha Mint Ahmed (employée à l’office mauritanien des Musées),

Bureau exécutif :

Secrétaire général : Mohamed Lemine Ould El Fadel (activiste de la société civile)

Adjoints : Abou Bakr Al-Haj Mahmoud Ba (Directeur adjoint des écoles Al-Falah), Ahmed Yacoub Ould Sidi (journaliste), Mohamed Lemine Ould Dah (Professeur) Boubacar Sylla (professeur et militant des droits humains) .

Coordinateurs :

Coordinateur en charge du dossier de l’enseignement supérieur : Dr. Sadaf El-Sakhawy (professeur d’université) – coordinateur en charge du dossier de l’enseignement secondaire : Al-Moustafa Kleib (Professeur d’Enseignement Secondaire) – Coordinateur en charge du dossier de l’enseignement fondamental : Mahfoudh Mahfoudh (conseiller pédagogique et chercheur en sciences de l’éducation)

– Coordinateur en charge de l’enseignement originel : Abderrahmane Mohamed Haddan (fondateur de l’Institut pour l’enseignement de l’arabe aux non arabisants et la diffusion des sciences islamiques en Mauritanie) – Coordinateur en charge des affaires juridiques : Mohamed El-Mami Moulay Ely (avocat) – Coordinatrice en charge du Parlement : Zenabou Mint Taki (Députée à l’Assemblée Nationale)

– Coordinateur en charge des communes, conseils régionaux, syndicats et fédérations professionnelles : Mohamedn Ould Rabbani (inspecteur de l’enseignement secondaire et militant syndical) – Coordinateur en charge des partis politiques : El Qotob Mohamed Mouloud (ancien sénateur) – Coordinatrice en charge des corps diplomatiques et des organisations internationales : Fatimetou Mint Ely Mahmoud (Députée à l’Assemblée Nationale)

– Coordinateur en charge des organisations de la société civile : Memmeu Al-Kharach (professeur et activiste communautaire) – Coordinateur chargé des études et activités intellectuelles : Mohamed Abdel-Jalil Cheikh El-Qadi (Responsable du Centre d’études juridiques et sociales de Nouakchott) – Coordinateur en charge du secteur privé : Yehdih Ould Ebnou (ingénieur) – coordinateur en charge du dossier syndicat étudiant, Mohamed Mahfoudh Al-Mokhtar (blogueur et journaliste écrivain)

– Coordinateur en charge du dossier administratif et des documents administratifs : Baba Ould Tam (Secrétaire Général de l’Ecole Supérieure de Santé) – Coordinateur en charge de l’information : Mohamed El Mokhtar Ould Mohamed Vall (journaliste) – Coordinatrice en charge des concours et recrutements : Fatimetou Mint Mohamed Najim (militante du mouvement de la jeunesse)

– Coordinateur en charge des sites de réseaux sociaux : Hammadi Achour (blogueur et activiste communautaire) – Coordinateur en charge du suivi et de l’évaluation : Dr. Mohamed Anas Mohamed Fal (Avocat).

Porte-parole de la campagne : Dr. Mohamed Koréra (Directeur du Centre du défunt Hajj Fodé Buobou Koréra).

Nouakchott le : 08-08-2021

Source : https://www.zahraainfo.com/node/27590
Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=71229

L’ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE CHEZ LES SONINKÉS EN MAURITANIE : LETTRE OUVERTE AU MINISTRE DE LA JUSTICE

Monsieur le Ministre,


Nos salutations respectueuses.

Dans la région du Guidimagha, une ligne rouge a été franchie dans la matinée du 31 juillet 2021 à Dafor (département de Ould yenge) par l’extrémisme féodalo-esclavagiste soninké. Dans ce village comme dans de nombreuses autres localités villageoises, les litiges fonciers liés à l’esclavage par ascendance ne se comptent plus depuis quelques années. Les autorités administratives et judiciaires sont quasiment mises au pas devant les milieux féodalo-esclavagistes Soninkés qui s’en prennent à des nombreuses familles issues de la composante sociale des descendants d’esclaves qui rejettent les humiliations des assignations coutumières de l’esclavage statutaire. Le 28 juillet dernier, nous avons organisé un sit-in d’alarme devant la Présidence à Nouakchott sur les tensions qui couvent à l’approche des premières pluies. À l’occasion une communication a été adressée au secrétariat de la Présidence au nom de notre mouvement pacifique d’éveil humaniste et citoyen Ganbanaaxu Fedde.

À Dafort, un membre de notre communauté répondant au nom de Samba Moussa Koné a été violemment agressé en brousse par une bande d’éléments issus de l’ordre féodal du village. Un véritable guet apens terroriste orchestré à son encontre quand il est parti visiter la parcelle de terre de sa famille héritée depuis plusieurs générations, suspendue par la justice depuis 2018 par complicité avec les milieux féodaux. Ainsi ce jour monsieur Samba Moussa Koné a été lynché par ce groupe aujourd’hui identifié en grande majorité et dénoncé aux autorités de Ould yenge. Les images choquantes de son agression ont tourné largement sur les réseaux sociaux ces derniers jours, vous le verrez ci-jointe en photo lâchement assommé et ligoté comme une bête par ses assaillants.

Notre présent Sit-in vise un énième signalement auprès des hautes autorités étatiques notamment au département de la Justice, sur les pratiques douteuses voir complices de la justice régionale du Guidimagha. Les graves violations des droits humains se suivent mais les décisions judiciaires ne sont jamais à la hauteur.

Nous sollicitons une audience d’urgence auprès de votre bienveillance monsieur le ministre afin de pouvoir vous édifier davantage avec preuves matérielles à l’appui les graves conditions sociales que vivent nos familles qui refusent la soumission de l’esclavage par ascendance dans les villages soninkés du Guidimagha. Ces derniers mois et semaines, on peut citer plusieurs incidents graves autour cet esclavage statutaire , à Danguerimou, à Hassi-Chaggar, à Tachott (les 2 villages), à Ghabou, à Coumbadaw, à Artoumo et d’autres, et la terrible agression de Dafort suit cette série dans laquelle les milieux féodaux se disent ne reconnaître que leurs coutumes esclavagistes face à l’ordre étatique. Par conséquent des paisibles citoyens paient un lourd tribut dans cette situation infernale de Non-droit.

Notre lettre d’information et d’alerte sera remise à la presse également pour prendre à témoin l’opinion publique nationale et internationale.



✓ Nos contacts : 222 46455504 ou 336951738


Le Collectif des Associations de lutte Contre les Pratiques de l’Esclavage en Milieu Soninké (Ganbanaaxu Fedde et partenaires)


Nouakchott, le 4 Août 2021

©️ Réseaux Ganbanaaxu Mauritanie

✓DÉFENSE DE OULD A.AZIZ : NOTRE CLIENT FAIT L’OBJET D’UNE DÉTENTION ARBITRAIRE , EST INTERDIT DE VISITE ET DE FAIRE DU SPORT

Les avocats de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz ont déclaré que leur client se voit refuser tous ses droits en tant que prisonnier. « Il est soumis à un isolement cellulaire arbitraire, est interdit de visite par les membres de sa famille, parents et amis, et est privé de sport , de soleil, et l’accès aux médias.


Les avocats ont accusé les autorités d’arbitraires et « d’imposer des procédures d’inspection humiliantes aux avocats de la défense, et de les empêcher de rendre visite à leur client, de se faire harceler par le personnel de sécurité et d’entraver leur travail, en violation flagrante des droits , liberté de la défense et communication avocat-client », selon le communiqué.

Les avocats ont déclaré que le ministre de la Justice leur avait promis , lors de sa rencontre avec eux, au cours des deux dernières semaines,une solution à l’affaire, « mais , en fait , rien n’a changé et nous n’avons pas trouvé de réponse ».

Le communiqué des avocats ajoute : : « Malgré les conditions difficiles dans lesquelles nous avons été placés, nous avons décidé -tout de même- de rendre visite à notre client, qui vit un isolement arbitraire au vu de toutes les normes. »



Source : https://mourassiloun.com/node/19738

Traduit par adrar info

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LE PRÉSIDENT DE L’UFP : « LE PRÉSIDENT GHAZOUANI APPELLERA À DES CONCERTATIONS NATIONALES DANS QUELQUES JOURS »

Le président du parti union des forces de progrès (UFP), Mohamed O. Maouloud a révélé à Sahara Medias que le président Mohamed O. Cheikh Ghazouani va appeler, dans quelques jours, à des concertations nationales auxquelles prendront part tous les acteurs politiques mauritaniens.
Ould Maouloud a ajouté, à propos de l’audience que lui a accordée le président Ghazouani, il y a deux jours, qu’il avait évoqué avec lui les dossiers posés sur la scène politique mais qu’il avait axé son entretien essentiellement sur la question du dialogue auquel appelle l’opposition.

Il a encore dit qu’il avait convenu avec le président Ghazouani que celui-ci, appellera, dans peu de jours, sans davantage de précision, à des concertations nationales.

Dans sa déclaration à Sahara Medias, le président de l’UFP a dit qu’il n’y avait pas de différence entre la concertation qui a été convenue et le dialogue auquel appelle l’opposition.

La coordination des partis politiques représentés au parlement et qui regroupe des partis de l’opposition et les partis de la majorité, dont l’union pour la république, était parvenue, en mars dernier, à une feuille de route à propos de cette concertation que lancera le président de la république ou son représentant.



Sahara Médias

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Birame à propos des sorties médiatiques de Ghazouani : sur le dialogue politique, le retour de Maaouiya et le passif humanitaire

Après les sorties médiatiques du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani, sur des médias internationaux, Jeune Afrique, RFI et France 24, le leader de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), le député Birame Dah Abeid, a réagi sur trois points abordés par Ghazouani lors de ses interviews, notamment le dialogue politique, le retour de l’ancien président en exil Maaouiya Sid’Ahmed Taya et le passif humanitaire. En question subsidiaire, l’esclavage foncier.




Dans une interview qu’il m’a accordée ce dimanche 1er août 2021 à son domicile au P.K 10 de Nouakchott, le président du mouvement IRA, le député Birame Dah Abeid est revenu sur les sorties récentes du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani, notamment sur Jeune Afrique, RFI et France 24. Dans cette interview, Birame déclare être circonspect et opposé aux déclarations de Ghazouani sur trois points, le dialogue politique, le retour de l’ancien président en exil au Qatar, Maaouiya Sid’Ahmed Taya et le passif humanitaire.

Concernant le dialogue national que réclame l’opposition, le Président de la République juge que le fait de parler de dialogue national laisse penser à une situation de crise. Or, ce n’est pas le cas en Mauritanie, selon lui. Il précise qu’une ouverture a été déjà faite en direction de l’opposition et de la société civile et que des échanges peuvent déboucher sur des conclusions positives qu’il n’y aura aucun complexe à mettre en œuvre. Est-ce suffisant selon vous ?

Birame Dah Abeid : en réponse à la déclaration du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani sur la non nécessité d’un dialogue politique, je ne pense pas que cela soit une position judicieuse, car elle n’est pas celle de l’ensemble de la classe politique, notamment l’opposition. Tout le monde apprécie certes l’approche qu’il a initiée, une approche non vindicative. Lui-même n’est pas un insulteur public comme son prédécesseur. Il a été attentif à nos propos, il nous a écoutés et nous avons été sincères avec lui.

Le retour qu’il devait faire, ce n’est pas le déni de la nécessité du dialogue. Cette norme du dialogue nous l’avons apprécié en tant que tel, et le fait que l’homme du dialogue se déclare pas du tout disposé au dialogue, n’est pas constructif.

Nous espérons que le président Mohamed Cheikh Ghazouani sur ce point, puisse comprendre ce que nous avons toujours réitéré. Nous n’avons pas dit qu’il est venu et qu’il a créé une crise, ou que son gouvernement l’ait fait. Mais nous avons espéré et demandé, après ces premières démarches, que c’est lui qui allait mettre fin aux différentes crises qui ont été orchestrées par ses prédécesseurs. Ces crises continuent encore à faire des victimes et à empoisonner la vie nationale, la vie entre les communautés nationales, et entre les citoyens et l’Etat. Il s’agit de crises multiformes qu’il est superflu d’énumérer tous et qui sont connus. Ces crises nécessitent un dialogue, ou appelez-le comme vous voulez, mais quand même, elles nécessitent un dialogue sérieux, approfondi et organisé, avec le parrainage du Président de la République, entre l’opposition et le pouvoir.

Dans son interview à Jeune Afrique, le Président Ghazouani a fait allusion au règlement du passif humanitaire, en évoquant le dédommagement des victimes. Qu’en pensez-vous ?

Birame Dah Abeid : justement parmi les problèmes que j’évoquais, il y a ce qui est appelé pudiquement, passif humanitaire qui n’est pas un problème dépassé. Je serai surpris d’apprendre que le président des la république pense que ce dossier se résume à une question de dédommagement pécuniaire oubliant qu’il y a des aspects beaucoup plus importants comme l’aspect de la cohabitation nationale présente et future et ses ramifications politiques, morales et judiciaires. Tous les Mauritaniens aspirent au règlement définitif de ce dossier qui est une véritable question nationale.

Dans ses interviews, le Président Ghazouani a également évoqué le retour au pays de Maaouiya Sid’Ahmed Taya, quel est votre avis ?

Birame Dah Abeid : Maaouiya Sid’Ahmed Taya, l’ancien président actuellement en exil au Qatar, symbolise le martyre de plusieurs centaines de milliers de mauritaniens. La terreur qu’il a orchestrée au dépend d’une grande partie de la communauté nationale en fait un bourreau dont le retour ne peut pas être un retour normal. Son vécu à côté des Mauritaniens ne peut pas être un vécu normal. Maaouiya s’il retourne au pays, ce sera l’occasion pour la justice, si nous sommes dans un État de droit, d’ouvrir le dossier de la tentative d’épuration ethnique des années 80-90 dont il est le premier responsable

Il s’agit en fait d’un dossier à plusieurs facettes, avec des centaines, voire des milliers de victimes, les disparitions, les déportations, les expropriations, les exécutions extra-judiciaires, la radiation de fonctionnaires civils et militaires. Le retour de Maaouiya ne peut nullement être le retour d’une personne normale.

Beaucoup soutiennent que le mouvement IRA n’est plus aussi présent sur le champ de la lutte contre l’esclavage, quelle est votre réponse ?

Birame Dah Abeid : les gens se trompent quand ils pensent que le mouvement IRA n’est plus aussi présent sur la question des droits de l’Homme ou prennent leurs désirs malsains pour des réalités.. Je réitère ici non sans regret, que pendant les deux années du président Mohamed Cheikh Ghazouani, s’il y a des dossiers sur lesquels il n’y a eu aucune avancée, c’est le dossier de l’esclavage, notamment l’esclavage agricole et foncier qui gangrène la société rurale maure aussi bien que la société négro-africaine.

Il s’agit de deux phénomènes graves qui restent en l’état. Ghazwani n’a pas encore apporté sa pierre dans l’édifice de LUTTE contre l’esclavage domestique et agricole l’esclavage domestique et agricole. C’est pourquoi les féodaux esclavagistes poursuivent leurs forfaits en toute impunité. Parmi ces forfaits, que nous suivons et traitons, tout en apportant appui aux victimes, ce qui vient de se passer à Dafor au Guidimagha où un esclave a été lynché, mais aussi dans un village haratine près de Tamchakett où les habitants subissent un esclavage agricole. Tous ces cas sont suivis par la commission des droits de l’homme d’IRA-Mauritanie, mais aussi par nos militants qui ont relayé ces informations au niveau de réseaux sociaux.

Seulement, deux éléments manquent au dispositif qui faisait que les actions d’IRA sur le terrain occupaient le devant de l’actualité. Premièrement, Aziz et sa machine répressive ne sont plus là. Du coup, la répression des membres d’IRA qui alimentaient l’actualité a disparu. Deuxièmement, les quatre principaux organes de presse francophone, Cridem, Le Calame, L’Authentique, le Quotidien de Nouakchott, qui relayaient les actions d’éclat du mouvement IRA ont été domestiqués par un puissant homme d’affaires, Mohamed Bouamatou, le principal adversaire du mouvement IRA. Il leur a interdit de publier la moindre action d’IRA. Du coup, le monde extérieur ne trouve plus les échos des actions du mouvement IRA. C’est pourquoi les gens pensent qu’IRA ne fait plus d’activités.

✓Propos recueillis par Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2021/08/02/birame-a-propos-des-sorties-mediatiques-de-ghazouani-sur-le-dialogue-politique-le-retour-de-maaouiya-et-le-passif-humanitaire/

✓La vérité sur la Campagne de Diabolisation anti-Biram déclenchée depuis 3 jours | Par Moulaye El Hassene

Crédit photo : RMI-Info (FB)

Dans une vidéo/interview datant de 2019, accordée à Guiri info, où Biram explique en Hassaniya aux mauritaniens que « s’ils ont envi de continuer à souffrir comme ils ont souffert sous le régime de Aziz, ils doivent voter pour Ghazouani pour 10 ans », quelques petits haineux malins ont fait des coupures dans la vidéo pour faire dire à Biram « Votez pour Ghazouani pour 10 ans ».
Et il y a à peine trois jours, le plus grand site d’information mauritanien, Al-Akhbar a carrément inventé de toute pièce des propos qu’il a attribué à Biram, disant que: « La nouvelle loi sur la protection des Symboles est primordiale pour la démocratie ».
Et ces deux événements mensongers, mesquins et pitoyables, ont déclenché depuis trois jours, une campagne féroce de diabolisation anti-Biram.

Le Blogueur Taleb Abdel Weddoud, le plus suivi en Mauritanie, avec près de 200 milles abonnées sur sa page Facebook, s’est fait un malin plaisir de diffuser ces deux mensonges sur sa page, d’où des milliers d’autres blogueurs ont pris tout ça pour des « Vérités », et ont commencé à « clasher » Biram.

Les initiateurs de cette campagne de diabolisation vile et vicieuse, savent pourtant que la vidéo est trafiquée (tronquée), et savent aussi que le site d’information Al-Akhbar a menti, mais ils ont tellement envi de voir Biram couler, qu’ils se sont laissé s’adonner au mensonge le plus flagrant, et de façon prémédité, dans leur basse besogne.

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