Aujourd’hui, la Mauritanie excelle dans la corruption, le détournement, la gabegie. Elle prospère dans le désordre. Son gouvernement manque de rigueur dans la gestion de l’état, de volonté avérée pour mettre fin à la discrimination et au racisme, pour garantir des droits égaux, l’accès à l’éducation, à l’eau, à la nourriture, au travail, aux papiers. En somme, notre propre pays peine à éveiller en nous un sentiment de patriotisme. Elle ne donne pas l’envie au citoyen ordinaire de se sentir bien chez lui, de rire, de s’amuser, de s’épanouir, d’avoir l’espoir d’un lendemain meilleur.
Il existe encore des jeunes en Mauritanie qui n’ont jamais travaillé. Pour les peu qui travaillent, ils le sont en général en dehors de tout cadre légal. Nombreux sont ces jeunes qui n’ont jamais connu de salaires ou de bulletins de salaire, de contrats de travail. Nombreux sont encore ceux qui ne connaissent pas la valeur juridique de ces documents.
Aurais-je une bonne raison de rejoindre Ghazouani ?
Le recensement biométrique a commencé en 2011. 10 ans après, des milliers de citoyens restent sans papiers dans leur propre pays. La question de la double nationalité n’est toujours pas réglée. Le débat sur les fameuses questions de l’unité nationale, du passif humanitaire, du conflit foncier, et j’en passe, est toujours d’actualité. Il existe toujours des esclaves en Mauritanie. Dans nos hôpitaux, mal structurés, faut-il encore en avoir partout, des malades meurent par manque de soins, par négligence. Des médicaments retirés des marchés en occidents continuent de circuler et de faire l’objet de prescription en Mauritanie ; ce qui indique l’absence totale de mise à jour des connaissances.
Aurais-je la moindre raison de faire confiance en Ghazouni ?
Qu’en est-il de la classe dirigeante ? De l’élite ? Qui devient encore président ? Qui d’autre n’a pas le droit de le devenir ? Qui dirige encore l’armée? Qui est encore ministre ? Qui est encore gouverneur ou préfet ? Qui est encore commissaire ou inspecteur de police ? Qui possède encore une banque, une chaine de radio ou une chaine de télévision? Qui d’autre n’en a pas encore le droit ? Qui pilote encore les renseignements ? Qui décide qui doit ou ne doit pas devenir Mauritanien ? Qui décide qui doit devenir qui ?
A ce que j’observe, rien ne présage un changement. La volonté politique n’y est pas.
Laissez-moi juste rappeler ceci : il existe des voix qui ne s’expriment jamais ; des voix qui font écho de leur malheur à travers d’autres voix.
Ces voix d’infortune se meurent car celles qui ont porté leur malheur disparaissent de l’arène. Ces sans voix, ces marginaux, ces laissés-pour-compte, pleurent. Les porteurs de voix d’hier basculent dans un sens et dans l’autre. Ils deviennent l’ombre d’eux-mêmes.
J’ai toujours appelé au secours et j’ai déjà écrit sur cette page à plusieurs reprises en criant haut et fort que l’administration de notre pays est aussi morte que détruite de l’intérieur, mais certains fonctionnaires peu scrupuleux me prenaient pour un cinglé qui n’observait pas le droit de réserve.
Depuis 2014, je ne cesse de retranscrire sur cette page le travail de sape en cours dans l’administration publique de notre pays dans le seul dessein de vous exposer les dangers auxquels notre service public fait face, mais beaucoup de nos compatriotes m’accusaient d’être un diplomate indiscret.
Aujourd’hui, c’est le Premier ministre de la République qui, après huit mois d’enquête, d’audit et d’observation, a sonné le glas, avec commisération, nous annonçant la faillite de l’administration publique de notre pays.
En effet, ce triste délitement, voire cette décomposition avancée de notre administration, s’explique par des raisons telles que les nominations de complaisance, le clientélisme, le népotisme et la falsification des diplômes des commis de l’État.
C’est pourquoi, ce n’est pas étonnant aujourd’hui que la haute fonction publique soit remplie de fonctionnaires, qui soient à la limite de l’illettrisme. Une triste situation qui milite contre la mise en application efficace de l’agenda des politiques publiques nationales.
De ce fait, les cabinets des ministres sont pris en otage par des conseillers, des chargés de mission et d’attachés, et ainsi de suite…., qui, en plus de ne pas être affiliés à la fonction publique, ne possèdent un diplôme aucun.
Alors, comment toutes ces personnes se sont miraculeusement retrouvées au sommet du pouvoir ? Et qui sont les responsables de cette situation endémique, qui a frappé au cœur de l’administration publique ?
Par ailleurs, la Mauritanie regorge de compétences frappées d’ostracisme, et dont l’administration a été privées par des raisons purement éthniques et racistes.
Ces compétences, mises au banc de la société, auraient pu être utiles à l’administration publique si le fonctionnement des organes de l’État était fondé sur la raison républicaine. Aussi, la compétence, notamment la méritocratie sont-elles aujourd’hui multipliées par zéro quand il est question de recruter les commis de l’État….
Là réside l’équation qu’il faudrait résoudre si, bien entendu, nous souhaiterions réformer l’administration publique en profondeur, car nous faisons face à une crise de ressources humaines à laquelle il faut impérativement en apporter un remède le plus vite possible.
Subséquemment, quoi de plus normal, vu la situation décrite ci-dessus, que les commis de l’État s’adonnent à l’exercice de fouler aux pieds, sans qu’ils ne craignent d’être poursuivis, les lois régissant le fonctionnement de l’administration publique ?
C’est ainsi qu’il urge – selon les instructions du Premier ministre – d’apprendre désormais à fonder toutes les décisions aussi bien que les actes administratifs sur les lois et règlements en vigueur, afin que les responsables administratifs ne recourent plus aux sanctions infondées, notamment les licenciements abusifs lorsqu’un différend les opposent aux fonctionnaires, qui sont allergiques à l’injustice et à l’arbitraire, puisque c’est l’irresponsabilité, l’inconséquence et l’arbitraire qui ont produit cette situation lamentable, dont le Premier ministre vient de faire l’inventaire.
Ainsi, la discrimination raciale dans la fonction publique, les rétrogradations injustes, les radiations sans aucune forme de procès et les suspensions extrajudiciaires des salaires doivent-elles cesser pour jeter les bases d’une administration publique de nature LÉGALE-RATIONNELLE.
L’ÉTAPE SUIVANTE EST UNE AFFAIRE DE VOLONTÉ POLITIQUE.
Une exposition propose deux regards africains, d’un artiste béninois et d’un historien ivoirien, sur les collections du musée d’Histoire de Nantes (ouest) sur l’esclavage, qui fut le premier port négrier de France.
« L’objectif est de porter un regard neuf sur nos collections en décolonisant notre pensée », a expliqué lors d’une visite de presse, KrystelGualdé, directrice scientifique du musée et commissaire de l’exposition » Expression(s) décoloniale(s) #2″, qui se tient à partir du 19 mai au château des ducs de Bretagne.
Jusqu’au 14 novembre prochain, la cour du château et les salles du musée accueillent vingt pièces de l’artiste béninois contemporain RomualdHazoumé, dont les oeuvres réalisées à partir de matériaux de récupération sont exposées dans le monde entier. « J’ai le devoir, comme artiste, de dire aux miens qu’il faut prendre notre part de responsabilité dans l’histoire de l’esclavage pour faire notre résilience et régler les problèmes d’aujourd’hui », a déclaré Romuald Hazoumé. « Il faut arrêter de dire que les Occidentaux sont les seuls responsables, car pour qu’il y ait des acheteurs d’esclaves, il fallait des vendeurs ».
L’historien ivoirien GildasBiKakou a pour sa part été convié à commenter plusieurs pièces du musée à l’aune de ses recherches sur la traite négrière en Côte d’Ivoire, qui préexistait à l’arrivée des Européens. « Cette recherche n’est pas encouragée en Afrique car elle gêne pour des raisons politiques et d’harmonie sociale », a indiqué l’historien, qui a rédigé une série de cartels intitulés « Un autre regard historique ».
L’historien souligne que les esclaves venaient des côtes mais aussi de l’intérieur du pays, via les cours d’eau, avec l’appui de populations locales qui prélevaient un droit de passage, enchérissant le « coût » de l’esclave au fil de son trajet. « Les voix de cet artiste et de cet historien sont encore peu entendues et acceptées sur le continent africain », a précisé Krystel Gualdé.
Le procès verbal en date du 30 Avril 2021, marquant « le règlement pacifique du différend à travers le dialogue direct, » est un acquis considérable qui mérite d’être salué et célébré. Pour une chose aussi vitale que la paix, les communautés ne doivent compter principalement que sur elles-mêmes pour la réaliser de façon durable. RalphA. Emerson a tout à fait raison, « Personne ne peut vous apporter la paix à part vous-mêmes« . C’est un signe incontestable de bonne volonté et de bonne foi que la communauté Hamalliste vient de démontrer. A travers cet acte combien louable, la communauté a prouvé que, non seulement les liens qui unissent ses fidèles sont incassables, et sa fondation inébranlable — mais aussi et surtout, grâce à l’enseignement de leurs Guides Spirituels, la cohésion et l’intégrité de la communauté sont sacro-saintes. Par conséquent, elles relèvent de la responsabilité de chaque fidèle de les protéger et promouvoir avec dévotion.
Nous disons kudos à la communauté Hamalliste pour cet acte visionnaire qui honore ceux qui ont contribué à sa réalisation. Grâce à la bonne volonté des uns et des autres ils ont sagement décidé de consolider les acquis à la suite de dur labeur, et de considérer de nouvelles perspectives porteuses d’un espoir de plus en plus grand, pour mieux répondre aux aspirations de la communauté.
Je ne saurais conclure sans féliciter l’Honorable Bah Sylla Baba Diakité, le Khalife de la communauté Hamalliste de Kaédi dont la sagesse et le leadership ont facilité ce processus. Pour rendre à César ce qui appartient à César, la communauté a noté avec appréciation–la compréhension et la patience des autorités en facilitant le mécanisme de résolution de cette crise par les concernés eux-mêmes conformément aux principes et à la philosophie de la justice restauratrice.
Bakary Tandia, Human Rights Advocate, May 5, 2021, New York
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) exprime sa très vive préoccupation par rapport à la recrudescence de la violence liée aux pratiques de l’esclavage par ascendance dans la Région de Kayes, en général, en particulier, dans le Village de Bagamabougou, Commune de Madiga Sacko, Cercle de Diéma.
Sur le fondement de la Loi fondamentale et des instruments juridiques régionaux et internationaux auxquels le Mali a souscrit, la CNDH : – rappelle les dispositions de l’article 2 de la Constitution du Mali selon lesquelles « Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée » ; – condamne avec la plus grande rigueur les violences perpétrées sur des personnes en raison de leur soi-disant statut « d’esclave » ; – invite le Gouvernement à tout entreprendre pour mettre fin à ces violences ; – recommande aux autorités compétentes de poursuivre et traduire en justice les auteurs, co-auteurs et complices de ces abus des droits de l’Homme ; – réitère son appel à l’attention du Gouvernement à l’effet d’initier dans les meilleurs délais un dialogue inclusif en vue de la résolution durable de la question de « l’esclavage par ascendance » au Mali, en général, dans la Région de Kayes, en particulier ; – appelle les populations concernées à cesser tout acte de violence et, à œuvrer en faveur de la paix et de la cohésion sociale indispensable pour la jouissance effective des droits de l’Homme. Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée.
Après les malheureux événements de ces derniers mois, la communauté Hamalliste de Kaédi se retrouve. A la clé, un compromis qui tire son essence des principes fondamentaux de notre sainte religion l’Islam et qui consacre l’UNITE, Bananaaxu, sur la seule base de la foi. Nous saisissons cette occasion pour adresser nos sincères remerciements à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin au règlement de ce conflit particulièrement les autorités administratives et judiciaires du Gorgol. A nos frères qui ont été blessées suite aux affrontements nous formulons nos meilleurs vœux de santé et de prompt rétablissement suivi d’un retour rapide à leurs activités quotidiennes ; Autant beaucoup d’entre vous ont été à juste raison choqués par l’occurrence inouïe de ces événements autant ils seront aussi surpris par les capacités de renoncement et de dépassement de l’ensemble des membres de cette communauté de destin . La raison et la sagesse ont finalement prévalu. « En Avant, En Avant, En Avant » Baba Nawary
BiramDahAbeid a invité le président Ghazouani, à tendre la main aux déportés mauritaniens du Sénégal et du Mali qui ne sont pas encore retournés en Mauritanie.
Il a lancé cet appel lundi 3 mai à Dakar lors d’une visite à la famille de feu AldioumaCissokho, président de la Coordination des réfugiés mauritaniens au Sénégal, à Diamaguène, dans la banlieue dakaroise.
« Notre engagement avec les déportés mauritaniens au Sénégal et au Mali est reconduit encore. C’est un engagement pour de bon jusqu’au recouvrement de leurs droits. Leur retour au pays, c’est l’une des grandes obligations de notre engagement », a déclaré BiramDahABEID. « Nous persisterons jusqu’à la victoire finale de la justice pour honorer la mémoire de AldioumaCissokho », a-t-il dit, devant la famille et proches du disparu.
Pour rappel, AldioumaCissokho a été expulsé en 1989 dans le sillage des évènements dramatiques qui ont opposé la Mauritanie et le Sénégal. Il est devenu le coordonnateur des organisations de réfugiés mauritaniens au Sénégal. Il est décédé le 1er février 2021 à Matam, dans le nord du Sénégal.
« Il n’a jamais renié à son combat, ni triché, trompé encore moins faibli. Il n’a jamais utilisé ma relation avec lui pour la vendre pour les bienfaits de ce monde comme l’ont fait beaucoup d’autres, des vice-présidents, des porte-paroles, des membres du bureau exécutif, des compagnons qui, chaque jour, renient leur combat avec nous, nous poignardent dans le dos, insultent tout ce qui nous a unit de bon pour vendre leur âme au diable. Cissokho n’en a jamais fait partie. C’est pour cette raison que nous sommes très fiers de lui », a témoigné Biram Dah Abeid.
Selon le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), plus de 60000 réfugiés mauritaniens vivent au Sénégal et au Mali, depuis 1989, après un différend frontalier entre la Mauritanie et le Sénégal qui avait dégénéré en violences intercommunautaires. En 2007, des opérations de rapatriement pilotées par le HCR et achevées en 2012 ont permis le retour de 24.000 Mauritaniens.
En Mauritanie, tous les regards sont tournés vers la wilaya du Guidimakha, face à la hausse alarmante des cas liés au coronavirus.
« Nous devons conjuguer les efforts pour faire face à la menace de propagation de la pandémie », a déclaré dimanche à Sélibabi, Teyib Ould Mohamed Mahmoud, wali du Guidimakha, lors d’une rencontre avec des imams, des notables, des élus, des travailleurs du secteur de la santé, des représentants de clubs de jeunes et d’associations féminines.
« L’application stricte des mesures de précaution est la meilleure option pour contenir le virus insaisissable », a-t-il ajouté.
Dans ses dernières statistiques sur la situation du coronavirus, en date du 28 avril, le ministère de la santé notait que la wilaya du Guidimakha battait le record du nombre de cas actifs liés au coronavirus.
A l’heure actuelle, aucune explication n’a été fournie sur les raisons de la recrudescence exponentielle de la maladie dans cette partie du pays. Pour le moment, les autorités sanitaires tentent de rassurer.
« Nous avons étudié en détail les besoins des centres et des points de santé afin de faire face à cette phase accélérée de propagation. Nous devons prendre garde contre le danger de sous-estimer le fléau et du respect strict des mesures de précaution », a alerté Mohamed Mahmoud Ould Ely Mahmoud, directeur de la Surveillance épidémiologique au ministère de la Santé.
« Nous allons procéder immédiatement à la correction des lacunes constatées dans la mise à disposition des moyens et équipements appropriés pour faire face à la situation présente », a indiqué M. ould Ely Mahmoud.
La Mauritanie a lancé sa campagne de vaccination depuis le 26 mars dernier.
Elle a déjà acquis 50.000 vaccins de la Chine, 31.000 de la France dans le cadre de l’initiative Covax et 10.000 autres des Emirats arabes unis.
Salam à vous chers amis, humains, quelles que soient vos confessions ou non confessions.
Je m’en vais, écrire sans notes, comme souvent, ce qui va sans doute être mon dernier écrit sur les réseaux sociaux, du moins en français, pour toujours ou pour au moins un petit moment – il ne faut jamais dire: fontaine, je ne boirai jamais de ton eau. Cela s’inscrit dans une démarche purement personnelle de me retirer des réseaux sociaux pour me concentrer sur ma vie personnelle et professionnelle, et continuer à produire autrement, par l’écriture essentiellement, mais pas seulement.
Comme beaucoup avant moi, chers amis, je n’ai pas la prétention d’avoir inventé l’eau chaude, j’ai dénoncé et dénonce encore le climat anxiogène – merci à, mon collègue et ami, Steven Duarte, pour le mot – dans lequel est plongée la France politico-médiatique, voire quelque peu intellectuelle, au sujet de la question de l’islam. Et ce, pour deux raisons essentielles. D’un côté, il y a l’absence de nuance – nourrissant, malgré elle, concomitamment le complotisme de certains musulmans et l’islamophobie de certains non-musulmans. Le résultat en est que certains politiques, qui ne sont pas l’état, c’est important de le noter, parce qu’en manque de projet, en viennent, consciemment ou inconsciemment, à, limite, criminaliser la pratique simple de l’islam, par des propos et des propositions psychédéliques. Et à les en croire, chose assez amusante, mais pas étonnante, le bon musulman est celui qui dit ne plus l’être, mais porte un prénom arabe.
De l’autre, on trouve une ignorance crasse volontaire de l’abécédaire de cet objet que l’on ne saurait voir, mais dont on parle à longueur de unes et de polémiques – du reste, malgré tout, certains continuent à dire qu’on ne peut pas parler d’islam. Une simple prétérition qui sert à vendre, mais pas à faire comprendre, à hystériser, mais pas à conscientiser.
Et dans, et en dépit de, tout cela, il faut que l’on puisse calmement et raisonnablement dire quelque chose – car nous ne sommes pas condamnés à nous faire la guerre, en France, ni dans le monde.
Chers amis,
Ce n’est pas honnête de la part de certains musulmans de refuser de reconnaître que certaines lectures de l’islam posent problème et nuisent sérieusement au vivre-ensemble, aussi bien dans les pays à majorité musulmane que dans ceux à majorité non-musulmane. Je me tue, et d’autres bien avant moi l’ont fait, à expliquer que l’on ne peut pas lire et vivre le monde d’aujourd’hui, en tant que musulman, avec les lunettes de gens qui ont vécu il y a des centaines d’années, fussent-ils les plus grands génies que le monde ait portés. Et ce, sous peine d’être schizophrènes ou de tomber dans la violence la plus terrible, comme nous l’a démontré fort malheureusement Daesh. Disons-nous les choses clairement: L’état islamique a appliqué l’islam selon le fiqh médiéval, stricto sensu. Pas selon le Coran, ni la sunna prophétique, en phase avec celui-ci. Précipiter les homosexuels des cimes des falaises et/ou des immeubles, c’est dedans; tuer l’apostat ou celui supposé comme tel, c’est le cas, avec une exception chez les hanafites, s’agissant de la femme, qui, parce que ne pouvant constituer un quelconque danger, n’a pas à être tuée; décapiter l’ennemi et traîner sa tête de ville en ville, ou le brûler vif ainsi que ses biens, c’est dans les incunables de notre fiqh médiéval et certaines traditions attribuées au Prophète. Même le salam, le bonjour, aux non-musulmans a fait l’objet des avis les plus inhumains. Je me souviens, il y a plus d’une trentaine d’années, avoir appris un livre du mufti des shafiites de la Mecque et de Médine, en son temps, Ahmed Zaïn al-Dīn Dahlān, ennemi juré de la daawa dite wahhabite, soit dit en passant. Il portait sur les châtiments de celui qui ne fait pas régulièrement la prière. Que n’y a -t-on pas appris comme méchancetés réservées à celui qui ne fait pas la prière? On n’a pas le droit de s’asseoir à côté de lui, sa maison le maudit quand il la quitte et prie Dieu qu’il n’y retourne pas; sa nourriture demande à Dieu d’être la raison de sa mort, ses habits en font autant. Le livret s’intitulait Majmū ´at tashtamil ´alā arba ´ rasā’il!
Vous me direz, à raison, que nous ne sommes pas pour autant devenus des assassins. Je vous concéderais même qu’on s’asseyait copieusement aux côtés de gens qui ne faisaient pas la prière du tout. Cela dit, n’est-ce pas prédisposé à la violence, du moins aujourd’hui, que de continuer à enseigner pareilles choses, sans aucun regard critique ou à les traduire, sans préciser dans les préfaces ou notes en bas de pages que ce n’est pas cela l’islam, mais plutôt l’opinion ou la compréhension des auteurs, fille des réalités de leur temps et espace? Comment accuser d’être le suppôt de l’Occident, de la France ou de je ne sais quoi, celui/celle qui par jalousie pour sa religion et par amour pour l’humanité pointe du doigt ces inconséquences aujourd’hui? Comment continuer à dénoncer les terroristes tuant au nom de l’islam aujourd’hui dans le monde tout en continuant à sanctifier l’héritage fiqhique qu’ils mettent en application mieux que nous? Tuer l’apostat fait quasi consensus chez les 4 fuqahā des 4 écoles juridiques encore suivies aujourd’hui dans le monde – avec un débat sur celui qui a le droit d’appliquer la peine, comme celui qui ne fait pas la prière, celui/celle auprès de qui il a une dette de sang peut le tuer voire le manger en cas d’extrême famine. Allez voir al-Majmū ´ ou al-Rawdhat de l’imam al-Nawawi, auteur entre autres de Riyād al-Sālihīn, ou encore, la référence de l’école shafiite, son Minhāg. Cela y est décrit noir sur blanc! Il y a même pire! On y dit qu’on peut tuer et manger l’enfant non-musulman d’un ennemi de l’islam en cas d’extrême famine. Il ajoute: « Et cet avis est le plus probant »! Je me rappellerai toute ma vie la fois où il y a quelques années j’ai enseigné à mes élèves cela et la stupeur que cela a provoquée chez eux.
Certains, bien que très pratiquants, ont commencé à insulter al-Nawāwi. J’ai dû leur rappeler que ce grand imam est, comme tout le monde, fils de son temps et qu’il ne fallait pas tout rejeter en bloc. Cela ne veut pas dire que ses déclarations étaient moins injustes hier qu’aujourd’hui. Seulement, l’épistémè qui était la sienne tolérait pareilles idées criminelles.
Et c’est là le second axe de mon propos, ainsi que sa fin. Aujourd’hui, une tendance chez nombre d’islamologues et d’apprentis réformistes, est de rejeter en bloc l’héritage, en s’en moquant. Ce qui est non seulement inaudible chez le croyant, mais aussi et surtout faux scientifiquement. À moins de changer carrément de religion et cesser de parler d’islam. Je veux dire par là que l’islam, sans doute les autres religions aussi, dispose en son sein des outils nécessaires à son auto-régulation. Le recours à l’historico-critique et aux sciences humaines pour analyser tel ou tel phénomène religieux n’est pas moins islamique que le recours incontestable à la philosophie grecque des principologistes musulmans, comme al-Ghazzāli et son maître al-Guwaynī, pour ne citer que ceux-là, et ce quand bien même ils disent la combattre. Ne pas voir la logique aristotélicienne autant chez les principologistes musulmans que chez les mutakallīmūn, c’est l’ignorer ou faire preuve de mauvaise foi évidente.
Pourquoi il en irait autrement aujourd’hui? Nous n’avons besoin pas de rejeter tous les hadiths pour réformer la pensée musulmane, car ils existaient quand al-Aswamm et Ibn ´Ulayyat disaient que la vie d’une femme valait celle d’un homme, contre la quasi-totalité des jurisconsultes musulmans. On peut, comme nos deux comparses, parvenir à des résultats permettant aux musulmans de vivre leur foi tout en restant en phase avec les réalités de leurs temps, sans jeter l’ensemble du droit médiéval. Car au fond, c’est inversement raisonner comme les terroristes que de le juger à l’aune des réalités qui sont les nôtres aujourd’hui. Autrement dit, autant nous ne pouvons pas lire et vivre nos réalités à l’aide des lunettes des jurisconsultes médiévaux, autant nous ne pouvons pas les juger à l’aide de nos réalités. Or, c’est ce que font certains islamologues et apprentis réformistes.
Nous devons certes dédiviniser le fiqh et avec lui ses concepteurs. Mais, nous n’avons pas non plus à en faire l’autodafé. C’est une ligne de crête intellectuelle difficile à tenir aujourd’hui face notamment aux facebuqaha et autres islamologues qui par exemple étudient le Coran ou travaillent le halal, sans savoir déchiffrer une lettre arabe. C’est une supercherie intellectuelle que certains trouvent bon d’entretenir dans certains salons ou certains départements universitaires. Mais, ils savent très bien qu’ils ne seront jamais audibles auprès des croyants. Ce n’est pas, me dit-on, le but de l’islamologie que d’être comprise et partagée par le plus grand nombre. Continuons dans ce cas à parler entre nous, et/ou à écrire pour deux ou trois personnes dans le monde. On se fera plaisir intellectuellement, mais on restera dans nos tours d’ivoire à vie.
Quant aux musulmans, il nous faut sortir impérativement de la sacralisation du fiqh et de nos savants et pouvoir poser un regard critique dessus, sous peine de voir nos enfants et certains parmi nous abandonner l’islam. Il n’est plus possible de dire qu’une femme peut rester enceinte 4 ans – et je l’ai entendu il y a deux mois, dans une vidéo de l’ancien grand mufti d’Egypte. Il n’est plus possible non plus d’entendre des musulmans se poser la question de savoir si on peut ou non faire un don d’organe ou de sang à un non-musulman, c’est heureusement une infinie minorité, mais son existence suffit à faire peur. Venant surtout de gens ordinaires. Le chantier est énorme mais porte sur deux pans essentiellement: les libertés individuelles et le rapport à l’autre, avec qui je diverge sur quelque plan que ce soit. Là-dessus pour moi doit porter la réforme.
Des propos apparentés au Prophète nous ne devons retenir que ceux qui sont en phase avec l’esprit du Coran. Et pour cela, il y a dans l’héritage un ensemble d’outils suffisamment forts à activer. Seulement, on peut déplorer qu’ils n’aient pas été peu ou prou mis en exergue par leurs propres auteurs – nous situant constamment dans la dichotomie droit déclamatoire et droit exécutoire. En effet, al-Khatīb al-Baghdādi, n’a-t-il pas énumérer un nombre de choses par quoi on rejette un hadith à chaîne de transmission unitaire (ahād) dans son Faqīh wa l-mutaffaqih, comme al-Shirāz dans son Luma’, qui a fait un chapitre portant comme titre: Ce par quoi on rejette un hadith à chaîne de transmission unitaire.
Nous n’avons donc forcément besoin d’invoquer Bruckelman pour rejeter le hadith disant que Dieu ne fait entrer aucun musulman au paradis sans mettre en enfer à sa place un chrétien ou un juif. Et ce même s’il est dans l’authentique de Muslim. Le Prophète ne peut avoir dit cela car le Coran dit le contraire.
C’est là la démarche d’un croyant qui prend au sérieux ses sources, tout en étant critique; qui prend au sérieux l’héritage fiqhique sans en faire un Coran, car celui-ci ne parle pas, mais on le fait parler, comme dit l’imam Ali b. Abī Tālib.
Nous n’avons pour cela pas besoin de la déclaration tardive d’un religieux qui a pourtant combattu il y a peu l’idée même qu’on puisse critiquer l’héritage, prétextant que la misère du monde musulman était du fait exclusif des non-musulmans. Encore moins d’un dignitaire politique dont le pays a activement participé à la salafo-frérisation des esprits des musulmans du monde. Seulement de nos neurones et de notre bon sens.
Le dimanche 18 avril 2021, dans la région de Rosso, département de Rkiz, à Gweylidj, localité de Adala, les anciens maîtres et nomades, à bord de 12 véhicules surchargés de nervis, débarquent au village 12/12, que peuplent les hratin, descendants d’esclaves et paysans. Le lendemain, ces derniers découvrent leurs potagers détruits et la motopompe confisquée puis remise à la gendarmerie ; les auteurs du dégât s’étaient assuré la connivence des agents de l’Etat, avant d’entreprendre l’expédition punitive. Ils appartiennent à la féodalité locale de la tribu berbère Idab Lehssen.
Aussitôt, les cultivateurs repartent, à Rkiz, en vue de récupérer le matériel saisi et dénoncer les destructions de plants et de récoltes; les forces de l’ordre s’empressent d’en arrêter 6. Après 3 jours de cachot, voici 4 d’entre eux, déportés à Rosso, chef-lieu de la région où le juge d’instruction leur impose le contrôle judiciaire, avec obligation de se présenter, à intervalle de 24 heures. La plupart n’ont pas de connaissances sur place, de moyens de substance ni d’hébergement, loin de chez eux. Parmi les personnes interpelées, nous avons pu identifier la famille Alioune Ould Mkheitir : El Bou, Tiyib Ahmed, Abdallahi, Yacoub Saleck, Salem Dah, tous en âge de travailler la terre, leur unique source de subsistance.
Ayant exclu de céder les champs, les parents restés dans la localité reprirent l’exploitation des parcelles en contestation. Face à leur détermination, la gendarmerie commit une violente charge, sur les civils, avec usage de grenades lacrymogène et de molestations, sous les ordres de Mohamed Maatalla chef de brigade et de ses adjoints Abdallah et Babah, soldats de 4ème échelon. Le procureur de Rosso continue de répéter, aux anciens esclaves : « je vous invite à rejoindre vos « parents (synonyme pudique de féodal ou suzerain, en dialecte hassaniya) afin de parvenir à un règlement amiable ».
La liste non-exhaustive des auteurs de l’agression tribale et suprématiste comprend Mohamdi Ould El Cheikh, Mokhtar Ould El Cheikh, Mohamedou Ould El Moualla, Mohamed Salem Ould Abdel Kader et Dellahi Ould Ahmedou Haiballa, tous maures arabo-berbères sans expérience de l’agriculture.
Dès le 19 avril, Ira-M maintient une mission d’assistance sous la conduite de la vice-présidente, Kadiata Ba. Ses membres ont élu domicile dans une tente qui abrite les manifestants quotidiens, devant la brigade de gendarmerie, devenue centre de rétention préventive.
II. Lexeiba
Le 03/04/2021, un tracteur appartenant au nommé Abdallahi Ould Saleck débutait les travaux d’aménagement d’un périmètre exploité par des hratin, depuis la colonisation française, à Lexeiba, arrondissement du département de R’kiz, région du Rosso.
Les propriétaires demandent, au chauffeur de l’engin de cesser son activité ; il en informe le commanditaire des travaux de terrassement, lequel arrive pour convaincre, les récalcitrants, que le domaine lui a été vendu par le dénommé Mohamed Yacoub Ould Said.
Le même jour, les propriétaires reçoivent, de la brigade de gendarmerie de Dar Elbarka, une convocation du chef d’arrondissement, au 08/04/2021. Le rendez-vous échu, ce dernier leur précise le motif de l’assignation : « je ne vous parle pas en ma qualité de fonctionnaire ; je suis l’un des vôtres et souhaite trouver un consensus avec Yacoub Ould Moussa Cheikh Sidiya », le maire de la commune de Lexeiba 2. Au constat de la réponse négative à l’offre, l’officier commandant de la brigade de gendarmerie les fait quérir à son bureau et leur apprend la plainte, contre eux, du sieur Abdallahi Ould Saleck, auprès du parquet du tribunal de première instance d’Aleg, région d’Aleg. Le plaignant allègue des dommages, dus à l’arrêt du tracteur, qu’il prétend avoir chèrement loué, grâce à la sueur de son front. Or, Yacoub Ould Moussa Ould Cheikh Sidiya nie toute implication. La requête en justice est libellée aux noms des sieurs Abdallahi Saleck et Yacoub Ould Mohemd Said; néanmoins, les victimes Hratin continuent à clamer devant les juges que la source de leurs déboires n’est autre que le maire Yacoub ould Moussa Cheikh Sidiya.
En conséquence, les agriculteurs se retrouvent devant le magistrat d’Aleg, le 12/04/2021. Après avoir entendu les parties, il soumet, l’affaire, à un examen approfondi et fixe la date de la prochaine audition, 48 heures après. A la suite de l’interrogatoire de 3 d’entre eux, les 4 hratine sont mis aux arrêts.
Les prévenus partagent la cellule de 2 prisonniers de droit commun, parqués dans une pièce exiguë. Ils ne disposent d’aliments à la rupture du jeûne et subissent la privation de visite, des leurs et des organisations de défense des droits de la personne. La délégation de soutien d’Ira- Mauritanie leur offrait, alors, le montant symbolique de 60.000 ouguiyas anciennes, en guise de secours d’urgence.
III. Personnes en cause à Lexeiba
a. Autorités : Taleb, chef de brigade de gendarmerie de Dar Elbarka, région du Brakna, Cheikh Baye, procureur d’Aleg, Said Ould Mohamed Elhacen, juge d’instruction, et Isselkou Ould Med Sghair, préfet de Rkiz, fonctionnaires.
b. Victimes, famille Ehl Mkehitir: El Bou 41 ans, Tiyib 40 ans, Ahmed 36 ans, Abdallahi 27 ans, Yacoub Saleck 27 ans, Salem Dah 27 ans, cultivateurs.
c. Usurpateurs présumés : Mohamdi Ould El Cheikh, Mokhtar Ould El Cheikh, Mohamedou Ould El Moualla, Mohamed Salem Ould Abdel Kader, Dellahi Ould Ahmedou Haiballa, hommes d’affaires.
d. Responsabilités connexes : Abdallahi Ould Salek, propriétaire du tracteur, Mohamed Yacoub Ould Said, conducteur de l’engin, Yacoub Ould Moussa Cheikh Sidiya, maire et plaignant potentiel, sous réserve de confirmation.
IV. Conclusion
Le contentieux foncier court, depuis des années et tend à se généraliser, sur la totalité du territoire. En 2021, le dissentiment oppose plusieurs notabilités maures et les agriculteurs noirs, d’ascendance soudanienne ; les deux groupes sont liés par l’usage commun du dialecte hassaniya, fruit de siècles de servilité, au double motif de la race et de la religion.
Les élites traditionnelles assurent, aux pouvoirs successifs de Nouakchott, la loyauté d’une clientèle achetable, lors des scrutins au suffrage universel direct. Cette circonstance n’a rien de spécifique à Rkiz et Lexeiba. Elle constitue le mode de légitimation privilégié de la domination aussi bien chez les maures qu’au sein des ethnies noires du sud. En retour, le gouvernement central, les forces de sécurité, la justice et l’administration territoriale veillent à maintenir les privilèges de la minorité dominante. Sans discontinuer et peu importe le gouvernement de l’instant, les autorités violent, ainsi, la Constitution et l’ordonnance 83-127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale ; jusqu’ici, le texte est appliqué seulement quand il s’agit d’exproprier le paysannat non arabophone, en l’occurrence les locuteurs du Pulaar, du Soninké, du Wolof et du Bambara. Pourtant, la norme, explicite, ne comporte aucune exception :
Article Premier : La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie. Article 2 : L’Etat reconnaît et garantit la propriété foncière privée qui doit, conformément à la Chariâa, contribuer au développement économique et social du pays. Article 3 : Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli. Article 4 : Tout droit de propriété qui ne se rattache pas directement à une personne physique ou morale et qui ne résulte pas d’une mise en valeur juridiquement protégée est inexistante.
appelle les magistrats, les députés et le gouvernement de la Mauritanie, à favoriser, d’urgence, une législation plus en conformité aux droits universels. Le foncier rural continue de privilégier des groupes et castes peu familiers de l’agriculture mais qui détiennent les titres, au nom de leur supériorité de naissance. Les autochtones, en particulier les natifs issus de groupes serviles et/ou les afrodescendants, se retrouvent, de facto, étrangers sur le sol de leurs ancêtres. Dès la moindre protestation, le bloc conservateur leur oppose la violence et la rigueur des prétoires, dont la composition et les arrêts préservent et confortent les tribus, au détriment de l’intérêt général.
propose de confier la gestion neutre des dossiers du genre, à une agence nationale de prévention et de réparation du préjudice raciste, tant les abus de discrimination n’épargnent plus aucun secteur de la société; le retard au traitement équitable des litiges accentue le délitement de la communauté de destin et élargit la faille entre citoyens de première et de seconde zone. Au fil du temps, il devient peu probable que la Mauritanie puisse sortir, indemne, de l’épreuve du moment. Pourtant, 3 décennies d’alarmes et d’avertissements récurrents auraient dû guider les décisions au sommet de l’Etat.
Nouakchott le 26/04/2021 La commission de communication
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