Une interview accordée par cheikh Muhammad Diakho Tandjigora à la chaîne YouTube Mizane TV. Penseur, professeur et écrivain, ce conférencier sénégalais d’ethnie soninké aborde ici la problématique de l’esclavage en islam. Il y expose ses réflexions avec pertinence.
Meilleurs voeux au pères spirituels qui ont eu le courage et le génie de créer le 5 Mars 1978 le Mouvement ElHor, que la terre soit fragile pour ceux qui ont rendu l’âme et longue vie à ceux qui vivent encore. A tout ce beau monde d’alors ( hommes et femmes ) qui ont battu macadam clandestinement bravant dangers et menaces dans les kebba, les adwabas , ports, cités minière, villes et villages, je dis grand merci. Ces précurseurs du mouvement d’émancipation de la communauté des martyrs doivent s’estimer heureux car la génération montante et consciente assure la relève et porte haut l’étendard qu’ils leur avaient transmis avec fierté et bravoure. Oui, la relève est assurée avec ces nouvelles associations et organisations élevées de près ou de loin à la sève idéologique des pères fondateurs. Qu’il me soit permis ici de citer le mouvement dont nous avons l’honneur d’être l’un.de ses sept membres fondateurs : Ira Mauritanie , cette initiative créée en 2008, et qui avec son président Biram Dah Abeid avait révolutionné la lutte pacifique en gagnant la confiance des masses populaires qui aspirent à la justice mais aussi l’esprit des hommes justes issus du segment dominant actif. Ce mouvement de lumière a tué la peur dans les coeurs des braves. Oui l’espoir est permis et la lutte pacifique continue.
L’élimination d’opposants politiques de la course aux élections présidentielles est une constante de la scène politique ouest-africaine. Les moyens sont hélas bien connus : accusation de détournement de deniers publics ou de fraude fiscale, remise en cause de la nationalité du candidat, exils, bannissements, emprisonnements, mandats d’arrêt internationaux, instrumentalisation de la justice et du parlement. La panoplie est vaste et l’imagination de nos gouvernants en ce domaine est fertile.
Sous nos latitudes, lorsque l’on accède au pouvoir, on le garde. On révise la constitution pour rester plus de mandats que prévu ; à défaut, on ne la respecte pas, on en tort l’interprétation à l’aide de juristes vénaux ou de conseils constitutionnels aux ordres. On inféode les contre-pouvoirs. De la démocratie, on ne retient que les formes institutionnelles et l’on s’empresse d’en évacuer le sens et la substance. On achète quand on peut certains organes de presse pour museler l’expression libre, on entrave le droit à la manifestation des citoyens pourtant garanti par la constitution, on restreint l’espace publique et les libertés individuelles, on intimide les voix dissonantes. Au lendemain d’élections formelles, scrutées par des observateurs nationaux et surtout internationaux (lorsqu’on les a admis), on quête le satisfecit de la communauté internationale sur la validité et la transparence du processus. Une fois ce blanc-seing en poche, l’on s’en retourne affamer la population, entretenir ses clientèles politiques, jouir du pouvoir et de ses démesures, trahir le contrat social du bien-être partagé, d’égalité des chances et de justice sociale au nom duquel on a été élu. À quelques exceptions près, l’on ne se prête au jeu de la compétition électorale qu’une fois que l’on s’est assuré que l’on a assez maitrisé la machinerie électorale et/ou que les adversaires les plus sérieux ont été éliminés du jeu. L’adage est connu, sous nos cieux, quand on a le pouvoir, on n’organise pas les élections pour les perdre, a moins de s’être assuré d’une succession qui vous absout de la redevabilité nécessaire de l’action publique, une fois redevenu un citoyen normal.
Nous avons tous été témoins de l’évènement. Une affaire privée opposant un leader politique de l’opposition et une citoyenne sénégalaise dont le théâtre fut l’intimité d’un salon de massage est devenue une affaire d’État. Ousmane Sonko, leader de Pastef est accusé de viol par la citoyenne Adji Sarr. Cette affaire aurait pu (due) être tranchée devant les tribunaux compétents, dans le temps normal de la justice sénégalaise, en respectant les droits des deux parties, dans une sérénité qui nous aurait éloignés de tout soupçon de machination ou de non-impartialité. Au lieu de cela, le domicile du leader du Pastef fut assiégé dès les premiers jours de l’affaire par les forces de l’ordre. Ce qui d’emblée a conféré à cette affaire un caractère politique. L’on s’est empressé de mettre en branle contre lui l’appareil judiciaire avec une célérité que l’on ne connaissait pas à notre justice, tordant au passage quelques règles de droit. L’accusé, Ousmane Sonko, a vu en une dizaine de jours son immunité parlementaire levée. En dépit du fait que les procès-verbaux des auditions des gendarmes, qui ont fuité, induisent chez toute personne censée et impartiale un sérieux doute sur la qualification des faits, le procureur de la République, maître des poursuites, décida de mettre en branle la massue judiciaire, car c’est bien de cela qu’il est question, quand il s’agit d’opposants au régime en place dont on prend au sérieux les prétentions au trône. L’affaire Khalifa Sall est là pour nous édifier. L’extrême impartialité dont il a été l’objet nous a tous laissé un goût amer, mais surtout a allumé dans nos cerveaux une alerte, qui s’est mise à tinter lorsque l’on a vu s’esquisser le même scénario. Un étrange et persistant sentiment de déjà-vu nous a habités. Rappelons juste que l’accusé Ousmane Sonko a obtenu pour une première participation aux élections présidentielles de 2019, plus de 15 % des suffrages des Sénégalais, ce qui fait de lui en l’absence d’une gauche sénégalaise et d’une réelle alternative politique, un candidat sérieux aux prochaines joutes électorales. Il s’agit d’analyser ce que l’évènement nous révèle et la vérité dont il est porteur quant à la nature de notre vie politique nationale. La tournure que prend cette affaire est l’expression d’une crise profonde de notre démocratie, qui par ailleurs, se vante d’être exemplaire en se comparant toujours à moins aboutie qu’elle sur le continent.
Depuis Wade, l’affaiblissement et la corrosion des acquis de la démocratie sénégalaise est une douce pente que nous avons empruntée. N’eût été le sursaut du 23 juin 2011 et du 25 mars 2012 ; notamment le barrage des Sénégalais et des Sénégalaises à sa tentative d’installer un ticket présidentiel ne requérant que 25 % des suffrages pour être élu, et celle de briguer un troisième mandat anticonstitutionnel, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Une dévolution monarchique du pouvoir nous guettait. Le M23, Y en A Marre, Devoir de résistance, l’opposition, la société civile, les syndicats, les citoyens et les citoyennes sénégalaises, nous en ont préservé.
Les idéaux pour lesquels nous nous sommes battus en 2012 : le raffermissement de notre démocratie par des réformes institutionnelles adéquates, l’équilibre des pouvoirs, la justice sociale, la redevabilité, l’égalité des citoyens devant la loi, l’élimination de la corruption ont été continuellement érodés depuis. Nous avons vu des personnages emblématiques du régime de Wade contre lequel nous nous sommes élevés en 2012, transhumer vers la majorité présidentielle, certains reniant urbi et orbi leurs engagements précédents ; des individus soupçonnés de détournement de deniers publics, certains épinglés par les rapports des corps de contrôles de l’État, retrouver grâce aux côtés du Prince. La déliquescence morale de la vie politique a amené la plupart des citoyens de ce pays à considérer la politique comme le lieu par excellence de l’expression des cynismes et de l’affrontement des opportunités, alors qu’elle doit être cet espace où la communauté configure son destin et œuvre à réaliser ses aspirations les plus élevées. Ceci est aussi dû en partie au fait que nous avons déserté ce lieu, jugeant son air peu respirable. À quoi avons-nous assisté ces dernières semaines ? Des activistes exerçant leur droit de protestation arrêtés et jetés en prison, une chasse des partisans de Pastef, des citoyennes manifestant leur soutien à leur leader, embarquées par la police, des journalistes entravés dans l’exercice de leur profession. D’ailleurs, ces dernières années la couleur fut annoncée ; plusieurs opposants ont fait l’expérience de la prison, l’embastillement récurrent d’activistes exerçant leur liberté de critique (Guy Marius Sagna en est devenu l’emblème. Il est actuellement détenu en isolement au Cap Manuel dans des conditions indignes) ; une Sénégalaise, Oulèye Mané, ayant fait circuler dans son WhatsApp une caricature du chef de l’État, Saer Kébé, un jeune lycéen de 16 ans ayant tenu des propos contre Charlie sur les réseaux sociaux se sont retrouvés eux aussi en prison. Le Sénégal est pourtant le pays d’une liberté d’expression gagnée de haute lutte. Nous sentions bien que liy raam ci nag ba la jëm.
De la multitude des faits que l’on pourrait égrener à l’infini, il s’agit cependant de passer au paradigme. Nous avons vécu ces dernières années une série de dépossessions démocratiques et c’est ce cycle que nous devons arrêter. La démocratie, plus qu’une forme d’État est une figure réelle de la vie politique. Elle nous engage à défendre ce qui fait tenir ensemble la société. Et l’un de ces piliers est la Justice. Dans notre contexte, la question est autant l’exercice du pouvoir, les normes auxquelles ce pouvoir est soumis, que les finalités qu’il se donne. Un pouvoir séparé de l’idée de justice, que rien n’équilibre plus, qu’aucune digue ne retient, ivre du monopole de l’exercice de la force publique, est exposé à toutes les dérives. Et Dieu sait que les tâches auxquelles il doit s’atteler pour les bien-être des populations sénégalaises vulnérabilisées sont nombreuses. Faut-il rappeler à ceux qui l’exercent que c’est nous qui le leur avons confié pour un temps, afin qu’ils s’attèlent aux conditions de notre plus grand bien ? Le leader de Pastef alors qu’il se rendait à la convocation de la justice été arrêté pour troubles à l’ordre public et placé en garde à vue dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie à Colobane.
Le sursaut auquel nous devrons notre salut est aujourd’hui dans le camp de la Justice. C’est à elle de restaurer l’État de droit et de juger les faits par une instruction impartiale. Il lui faut trancher le contentieux Ousmane Sonko et Adji Sarr par un jugement équitable, en dehors de tout agenda politique. Notre salut est aussi dans la vigilance et l’engagement des citoyens et citoyennes, à défendre l’idée que nous nous faisons de ce que la communauté doit devenir. Il s’agit pour nous de ne pas nous laisser déposséder de la capacité de configurer notre destin collectif. Au-delà de la bataille présente pour une démocratie réelle et une justice impartiale, il nous faudra sérieusement nous atteler à construire une véritable alternative sociale et politique et refonder ainsi la nation sénégalaise.
Les événements qui marqueront l’histoire d’une nation n’ adviennent presque jamais avec leur certificat d’authenticité. C’est à ceux qui vivent de tels évènements de prendre la mesure de leur portée véritable en saisissant le sens profond de leur opportunité…pour ne pas la perdre précisément. Le dialogue que 14 partis du pouvoir et de l’opposition entendent mener, hors de toute pression et dans l’apaisement releve sans aucun doute de cette opportunité historique qu’aucun sentimentalisme petit-bourgeois ou qu’aucun subjectivisme petit feodal ne devraient faire perdre de vue. Il faut lire et bien lire ce passage de leur Déclaration du 24 février 2021 et en comprendre la portée historique potentielle : « La coordination des Partis représentés au Parlement considère que le moment est venu d’engager un DIALOGUE, réunissant la classe politique nationale dans son ensemble, partis et acteurs politiques, en vue de jeter les bases d’un PACTE REPUBLICAIN, fondé sur les principes d’ équité, de justice et d’ égalité, qui protège les libertés individuelles et collectives. Un Pacte qui sert de fondement à un SYSTEME DEMOCRATIQUE solide et bien enraciné et contribue, de manière constructive, au maintien de la paix sociale et au renforcement de l’unité nationale, loin de considérations étroites, à caractère racial, ethnique, tribal ou régional« . Voilà le cadre global dans lequel cette initiative ABSOLUMENT sans précédent voudrait s’inscrire. Nous sommes en face de notre Histoire. Ne ratons pas encore cette opportunité…
Natif de Nouakchott, Monsieur Bakhayokho aujourd’hui âgé de 48 ans, est un arabophone titulaire d’une Maîtrise d’économie (Spécialité planification) , et également Technicien Supérieur en Biologie médicale (Laboratoire) . Il était parmi les initiateurs en 2009- 2010 d’une association dénommée UVDS (Union des Volontaires pour le Développement et des bonnes actions), voir : https://www.cridem.org/C_Info.php?article=662175 . Aujourd’hui L’ UVDS fait partie de la mouvance abolitionniste et d’éveil citoyen et humaniste sous le vocable GANBANAAXUN FEDDE. Un mouvement populaire militant pour l’égalité citoyenne et visant l’éradication des coutumes féodalo-esclavagistes et discriminatoires dans nos communautés. Il est originaire du village de Diogou ntouro dans le Guidimagha , région du Sud mauritanien.
Par ailleurs Monsieur est un pratiquant professionnel d’arts martiaux (Kung-Fu Wushu) , et il y enseigne avec niveau 2ème Duan Ceinture Noire.
Ce sont quelques éléments biographiques du monsieur qui est appelé à porter les charges exigeantes d’un poste politique aussi stratégique au sein du parti RAG (Parti Radical pour une Action Globale). Ce Parti présidé par l’ancien ministre Oumar Ould Yali est une émanation de l’aile politique d’IRA-MAURITANIE.
Nous lui souhaitons une grande réussite dans ses nouvelles fonctions au service des militants et du peuple dans son ensemble.
La coordination des partis représentés au parlement mauritanien discutait ce mercredi une feuille de route destinée à tracer les contours « d’une concertation nationale » attendue et sollicitée par les partis politiques de l’opposition sous l’appellation « dialogue », ont révélé à Sahara Medias des sources de la coordination.
Selon la même source cette feuille de route avait déjà été remise aux membres de la coordination qui doivent présenter ce mercredi leurs observations lors d’une réunion qui va se tenir dans l’un des hôtels de la capitale.
Une source de l’opposition au sein de la coordination a déclaré à Sahara Medias que l’objectif visé est de parvenir à un consensus au sein de la coordination et de prendre en compte toutes les observations, avant d’élargir les débats aux autres parties absentes de la coordination.
Celle-ci comprend les partis de l’opposition et ceux de la majorité représentés au parlement y compris l’union pour la république au pouvoir.
Elle s’était constituée l’année dernière dans le cadre d’efforts politiques tendant à unifier le front intérieur face à la pandémie du coronavirus.
Mais le parti Tewassoul, le plus grand parti d’opposition représenté au parlement s’était retiré de la coordination, ayant certaines réserves à son endroit et vis-à-vis aussi du gouvernement qui n’avait pas pris en compte ses propositions à propos de la gestion de la pandémie, selon un communiqué du parti.
Au cours de ces derniers mois, cette coordination, naguère une tribune de concertation sur les efforts de lutte contre le covid-19, s’est transformée en un cadre de concertation entre les différentes composantes politiques.
Les partis politiques représentés au sein de cette coordination ont commencé à œuvrer pour l’organisation d’un dialogue national, une volonté à laquelle le pouvoir avait observé de la réserve.
Les différents communiqués publiés par la coordination à l’issue de ses réunions ont toujours fait état de discussions autour des questions nationales, comme dans son dernier communiqué publié ce mois de février.
Pendant ce temps une source de l’opposition révélait que le président de la république, Mohamed O. Cheikh Ghazouani, lors de ses récentes rencontres avec les dirigeants de l’opposition avait accepté la proposition de l’opposition sous réserve de l’appellation « dialogue » privilégiant « concertation ».
La feuille de route prévoit que le processus débutera par une invitation du président Mohamed O. Cheikh El Ghazouani ou celui qu’il aura mandaté pour « une concertation nationale ».
Une invitation adressée à toutes les parties politiques qui conviendront par la suite d’une commission qui aura la charge de préparer cette concertation.
Telle a été la première étape de « cette concertation nationale » et la feuille de route la fixe à quatre semaines, étant entendu que la concertation débute au plus dans six semaines, c’est-à-dire au mois d’avril prochain si la coordination adoptait aujourd’hui la feuille de route.
Une source de l’opposition précise que la feuille de route détermine cinq axes pour cette concertation.
Ceux-ci débutent par le processus démocratique, s’achèvent par l’environnement en passant par la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.
Depuis sa guerre ouverte contre l’omnipotent et richissime homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou, le nombre de snippers braqués sur Birame Dah Abeid a augmenté d’une manière vertigineuse comme les prix des denrées de première nécessité. Par les temps qui courent, et au vu de la conjoncture assez difficile, les primes offertes attirent de plus en plus de plumitifs désargentés et déshumanisés.
Heureusement que Birame préfère que les « chiens aboient et que la caravane passe », sinon beaucoup de ces diffamateurs seraient en train de moisir aujourd’hui en prison. Et c’est pour cela certainement que la hardiesse des tireurs de marrons s’en est trouvée décuplée, les poussant à rivaliser en insanités et en mensonges mal ficelés pour s’en prendre à un homme politique dont l’ascension gêne quelque part quelques ambitieux qui préfèrent baliser leur marche vers la présidence sur un tapis d’insanités, de ragots infondés et d’insultes, l’arme des faibles.
Birame a-t-il bradé les caisses de l’Etat ? A-t-il escroqué quelqu’un ? Les services de renseignement ont-ils trouvé au cours des multiples assauts et emprisonnements qu’il a subis, la moindre preuve de malversation financière ? Quelqu’un a-t-il jamais porté plainte contre lui pour escroquerie ? Détient-on contre lui des preuves d’enrichissement illicite ? Nada.
Le problème est que Birame dérange beaucoup de milieux. C’est l’opposant qui a reçu le plus de coups d’adversaires aussi divers qu’inattendus. Ceux qu’il a défendus corps et âmes quand ils étaient mal en point, ceux qu’il a soutenus dans leurs moments d’isolement, lorsque même leurs tribus, amis et proches les fuyaient, sont ceux-là même qui se retournent aujourd’hui contre lui. Il n’y a pas attitudes plus ingrates que celles-là.
Ce qui est sûr, de tout ce qui se dira ou se manigancera dans les rangs de ses sympathisants ou de ses soutiens, rien n’affectera le destin qu’Allah lui a tracé. Il est de coutume que les grands hommes dans l’Histoire de l’Humanité soient ceux-là même qui se sont faits le plus d’ennemis et ceux qui ont rencontré sur leur chemin le plus d’embûches et d’obstacles.
Le Commissaire aux droits de l’homme, M. Mohamed El Hacene Ould Boukhreiss, a confirmé les excuses du gouvernement pour ce que les habitants du village de Teverit ont subi lors de leurs manifestations, exprimant sa pleine disponibilité à écouter les demandes des habitants pour rendre les choses claires. Un communiqué publié par le Commissariat aux Droits de l’Homme a expliqué que le commissaire a rencontré, hier, le comité représentant les habitants du village, qui revendiquent la fermeture de la décharge d’ordures située à leur proximité. Lors de la réunion, le commissaire a appelé à plus de concertation et de coordination entre le gouvernement et le comité représentant les habitants du village, afin de parvenir à une solution convenable. Le dit comité a présenté les revendications des habitants qui disent subir des désagréments et préjudices causés par la décharge et insistent sur la nécessité d’appliquer la décision de la Cour Suprême de fermer la décharge et de traiter ses effets. Le communiqué du commissariat a précisé que le comité a exprimé «sa satisfaction de la compréhension par le gouvernement du problème dans ses multiples dimensions, à travers les excuses du commissaire, et sa pleine disponibilité à coordonner avec le gouvernement pour résoudre le problème et clore le sujet».
IRA – Mauritanie a appris le rappel à Dieu du combattant infatigable des droits humains, le camarade Aldiouma Cissokho. Le défunt était le président de l’Association des Réfugiés Mauritaniens au Sénégal, sa silhouette familière dans les forums et rencontres de plaidoyer pour le retour des déportés et la force de son discours resteront à jamais gravées dans la mémoire des refugiés mauritaniens au Sénégal et la communauté des droits de l’homme.
Aldiouma Cissokho a toujours été un indéfectible soutien à Ira-Mauritanie et son combat et n’a jamais raté l’occasion de coordonner les actions de la coordination des déportés qu’il dirige avec celles conjointes, d’Ira-Sénégal et Ira-Mauritanie à Dakar; la dernière en date étant l’animation conjointe d’une conférence de presse avec le député et président des réseaux Ira Biram Dah Abeid, à Dakar en novembre 2020.
IRA – Mauritanie s’incline sur la mémoire de l’illustre disparu et présente ses condoléances les plus attristées à sa famille, ses proches et prie Allah de l’accueillir dans son saint Paradis. Amine
Hier soir, le 30 janvier 2021 a été diffusée la cérémonie des RMI Awards 2020 sur les réseaux sociaux de RMI-info.com . Cette cérémonie récompense les talents de la diaspora dans divers domaines. Lancée par la rédaction du média RMI-info.com, l’initiative vise à valoriser les talents de la diaspora. Douze (12) catégories étaient retenues pour cette deuxième édition.
Le jury est composé par la rédaction de RMI-info.com. Seule la catégorie Prix Spécial du Jury est ouverte aux mauritaniens résidents en Mauritanie. Autrement les personnes nominées sont dans la diaspora mauritanienne.
Cette deuxième édition était virtuelle en raison de la pandémie de COVID-19. L’Awards d’honneur a été décerné à la présidente de l’Association des Femmes chefs de famille madame Aminetou Mint El Moktar, pour l’ensemble de son parcours. Un hommage a été rendu à des personnalités mauritaniennes disparues en 2020 comme l’ancien Président Sidi Ould Cheikh Abdallah.
Voici le palmarès complet :
Homme de l’année : Ibrahima Thiaw, Secrétaire des Nations Unies chargé de la lutte contre la désertification. Il s’active de manière remarquable pour la mise en place de la grande muraille verte au Sahel.
Femme de l’année : Mariem Bal, Fondatrice des mauritanienne du monde. Un groupe sur Facebook qui réuni plus 8000 membres. Elle s’active en outre pour l’adoption de la loi pour visant à protéger la fille et la femme mauritanienne. Elle a en ce sens organisé des débats sur toutes les langues mauritanienne.
Association de l’année : ACTUME qui lutte contre la tuberculose et les maladies endémiques. L’association a levé des fonds pour la construction d’un centre de santé à Tékane.
Initiative associative de l’année : Hayatt, pour le programme dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus.
Entrepreneur de l’année : Aïta Magassa, Presidente de Nawali Group : une entreprise d’acquisition immobilière (terrain, maison, appartement) à travers des tontines et spécialisée dans la construction BTC (brute de terre crue).
Entreprise de l’année : NafaTech, une entreprise mauritanienne implantée en Guinée dans le domaine de la technologie et des objets connectés.
Blogueur de l’année : Aissata Ba, une blogueuse mauritanienne en France.
Thèse de l’année : Fatimata Diagana, pour la thèse intitulée : « La “condition féminine” en Mauritanie à travers une lecture sociologique du genre ».
Livre de l’année : Elhadj Mamadou Ba, fondateur d’El Falah par Mamadou Samba Sy.
Prix spécial du jury : Racine Dia, President de ALCAE : une association de lutte contre l’abandon d’enfants.
La cérémonie a été largement suivie et saluée sur les réseaux sociaux.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.