GANBANAAXUN IDÉAL: une COM du président Gaye TRAORÉ.

Une intervention explicative du président d’ARMEPES-FRANCE, une association partenaire du forum GANBANAAXUN FEDDE. Mr Gaye TRAORÉ est l’initiateur ce forum-Mouvement d’éveil citoyen, humaniste, pacifique et transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées.

Il revient sur certains points clés d’une proposition de réformes pour la communauté soninkée.

Crédit source: Réseaux GANBANAAXU FEDDE

IRA-MAURITANIE: DÉCLARATION

Suite à l’arrestation du président d’IRA – Mauritanie Biram Dah Abeid le 07 aout 2018, la commission de communication de l’organisation tient à préciser et clarifier les points suivants :

1- Il n’existe aucun problème avec un quelconque journaliste. Le président Biram Dah Abeid est arrêté suite aux instructions des plus hautes autorités de l’Etat et les raisons sont d’ordres politiques.

2- IRA – Mauritanie est connue pour sa pauvreté et ne peut en aucun cas corrompre, ni acheter les consciences des individus et se réserve le droit de poursuivre en justice les auteurs de ces calomnies.

3- Les autorités auront beau susciter des plaintes contre nous, mener des manœuvres pour ralentir notre marche, la coalition aile politique IRA – Sawab continuera sur sa lancée et ceci ne peut l’empêcher de briguer le suffrage des électeurs.

4- Nous appelons les militantes et militants à ne pas se laisser distraire ni perdre de vue son objectif qui sera atteint grâce à leur persévérance et leur abnégation.

Nouakchott le 10/08/2018

La commission de communication

Communiqué des Avocats de Biram Dah Abeid

Mauriweb – Les avocats soussignés qui défendent BIRAM DAH ABEID depuis des années alertent la Communauté et les Institutions Internationales sur l’interpellation et, de ce qui semble être certain ou très probable, le placement en détention de BIRAM DAH ABEID, à nouveau, et ce dans le cadre d’une persécution judiciaire des Autorités mauritaniennes qui se poursuit inlassablement.

BIRAM DAH ABEID, Président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) est l’un des acteurs les plus éminents et respectés de la société civile mauritanienne, africaine et internationale, ayant reçu notamment le prix de l’ONU pour les droits de l’homme en 2013.

Candidat aux élections présidentielles mauritaniennes de 2014, il souhaite incarner une alternance possible au Président Ould ABDEL AZIZ qui ne cesse de poursuivre une politique obstinée de prédation des ressources publiques et de son corollaire, la maltraitance de toute voix à dissidence et ce compris des élus au Sénat mauritanien, tel que le Sénateur Ould GHADDE.

Le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire du Conseil des Droits de l’Homme a déjà rendu, concernant ces deux opposants, des avis constatant le caractère arbitraire des mesures de privation de liberté et demandé à la Mauritanie de prendre les mesures qui s’imposent pour se mettre sans tarder en conformité avec ses obligations internationales en matière de respect des droits de l’Homme.

En dépit de ces décisions, BIRAM DAH ABEID a été de nouveau interpellé et privé de sa liberté le 7 août 2018, le jour même où la Commission électorale nationale indépendante (CENI) mauritanienne devait remettre leurs reçus aux candidats pour les prochaines élections municipales et législatives.

Les avocats soussignés soulignent que plus personne ne peut être dupe du cynisme avec lequel le Président AZIZ a instrumentalisé la lutte contre le terrorisme pour obtenir et plus encore « acheter » auprès de la Communauté internationale et notamment de la France, une forme de complaisance qui est devenue aujourd’hui un silence coupable.

Toute la société civile internationale identifie BIRAM DAH ABEID comme un citoyen d’honneur de l’Afrique, inlassable militant contre l’esclavagisme, indignité qui continue à être tolérée pour de funestes raisons politiques par le Régime du Président AZIZ en Mauritanie.

Les avocats soussignés, en appellent à l’ensemble des décideurs de la Communauté internationale en France, à Bruxelles et ailleurs pour obtenir des autorités mauritaniennes sans condition aucune, qu’elles libèrent BIRAM DAH ABEID et lui permettent de recouvrer une totale liberté d’action, mais aussi d’aller et venir, y compris de se présenter aux prochaines élections.

Paris, le 7 août 2018

Me William BOURDON

Avocat au Barreau de Paris

w.bourdon@bourdon-associes.com

Me Georges-Henri BEAUTHIER

Avocat aux barreaux de Paris et Bruxelles

ghb@beauthier.be

Source crédit: Mauriweb

Événement Social – L’EED :Un appel aux dons!

VETEMENTS, CHAUSSURES ET FOURNITURES SCOLAIRES POUR 12 ENFANTS EN VOYAGE DE DECOUVERTE EN France

L’association L’EED (Ensemble pour l’Espoir et le Développement) lance un appel aux dons à destination d’enfants écoliers mauritaniens et maliens en vacance scolaire et de découverte en région parisienne.

En effet, depuis 3 ans, l’association apporte son soutien aux écoles primaires de villages de Guidimakha en Mauritanie et au Mali.

Dans ce cadre, l’association accueille du 5 août au 25 août, 12 enfants en voyage de découvert en région parisienne. Elle fait appel à la générosité de tous pour faire un don de matériel scolaire : vêtements, chaussures, fournitures adaptés (en priorité cahiers, stylos, crayons à papier, crayons de couleur, gommes, taille-crayons, feutres, ardoises, craies).

Vous pourrez déposer vos dons auprès de Mme Tégué DIALLO, membre de l’association, que vous pourrez contacter par téléphone ou e-mail :
• Tel. +33 6 34 24 27 87
• Mail: tegue.diallo@leedmedia.fr

Ou déposer vos dons directement à la résidence où sont hébergés les enfants (et les rencontrer) :
• Adresse : 3 Allée Gustave Courbet 93300 Aubervilliers
• Appeler Mr Brahim TRAORE, membre de l’association au +33 6 12 61 72 10 ou +33 7 53 09 24 69

Les organisateurs remercient sincèrement tous les généreux donateurs au nom de tous ces jeunes écoliers.

Solidairement, L’EED.

Source crédit: Page officielle Facebook L’EED

 Les critères naturels de la jeunesse ne sont pas seulement physiques mais ils sont aussi fondés sur des critères culturels, sociologiques ou psychologiques

Tentative de réflexion par Sao Ousmane Président du Cadre de Concertation et de Dialogue des Mauritaniens de la Diaspora (CCDMD)

« La jeunesse n’est pas une période de la vie. Elle est un état de l’esprit, un effort de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort ». Samuel Ullman

Introduction

La jeunesse a depuis longtemps été considérée comme un vecteur du changement social, soit, du côté des tenants de l’ordre, pour s’inquiéter de ses éventuels débordements, soit, du côté des progressistes ou des révolutionnaires, pour se réjouir de sa capacité contestataire.

Certains événements (ceux de Mai 68 furent les plus spectaculaires) semblèrent confirmer cette thèse, et avec elle les espoirs et les craintes des uns et des autres.

Toutefois, à mesure que cette idée finissait par être reconnue par tous, les comportements des jeunes paraissaient plutôt évoluer vers le repli sur soi, une certaine apathie, voire un recentrage sur les valeurs traditionnelles du travail et de la famille.

Bref, l’idéologie qui entoure le discours sur la jeunesse semble entrer constamment en décalage avec les comportements des jeunes eux-mêmes : ce que le discours dominant attend d’eux correspond rarement aux pratiques sociales effectives de cette classe d’âge.

Ce décalage est banal, on peut le constater pour tout groupe social, toujours enjeu d’idéologies ; il est peut-être pourtant plus marqué pour les jeunes : en effet, la définition de cette catégorie est sans doute plus incertaine que celle des classes sociales par exemple, qui semble relativement bien établie, parce que fondée sur la place dans les rapports de production, ou celle des sexes qui s’appuie sur une indiscutable distinction biologique.

Mais « être jeune », qu’est-ce que cela signifie au fond ? Quels sont les critères qui définissent sans ambiguïté cet état ?Où se situe la frontière entre la jeunesse et l’âge adulte ? Ces questions mériteraient réponses pour mieux comprendre la situation de la jeunesse….

La jeunesse n’est pas seulement fondée sur des critères naturels et physiques mais elle est aussi fondée sur des critères culturels, sociologiques ou psychologiques. C’est durant cette période que l’individu mûrit, acquiert une certaine maturité.

La jeunesse est un état d’esprit qui n’existe pas dans toutes les sociétés, elle n’est pas non plus présente à toutes les époques. Les jeunes ont des privilèges: ils ont une grande liberté par rapport aux adultes.

Ils se caractérisent par leur dynamisme et ont des activités culturelles, sportives… Ils bougent beaucoup, se croient libres, pensent que tout est permis et aiment découvrir de nouvelles choses.

La définition sociologique de la jeunesse a principalement consisté à étudier les transformations sociales dont cette « catégorie » est l’objet. Cette voie d’élucidation n’est pas univoque mais ouvre sur différents points de vue d’analyse réunis cependant par une démarche commune qui consiste à substituer au concept de jeunesse des notions qui désignent des enjeux sociaux particuliers.

La jeunesse est tour à tour désignée comme une « post-adolescence », un « passage à l’âge adulte », une « phase de cycle de vie », un lieu privilégié de « relations entre générations ». À travers l’histoire, les représentations sociales de la jeunesse ont pris des formes variées et contradictoires : une forme critique, les jeunes étant définis avant tout par défaut, par excès, ou encore par opposition au monde des adultes ; une forme positive, qui exalte et glorifie leurs capacités d’innovation et d’enthousiasme.

Les perceptions sociales de la jeunesse sont donc ambivalentes, mettant l’accent tantôt sur sa capacité d’innovation, tantôt sur le danger potentiel qu’elle représente pour la cohésion du corps social.

Selon les périodes historiques, l’une ou l’autre de ces formes de représentations a dominé, selon que le corps social avait intérêt à insister sur son unité ou au contraire sur sa volonté de changement. Les représentations de sens commun de la jeunesse constituent donc des évaluations subjectives de son intégration dans la société.

De multiples portes d’entrées, une identité plurielle, une forme élaborée de conformisme

Dès lors la difficulté est de comprendre comment la famille, l’école, le travail, la vie affective, la vie associative, les loisirs, etc. concourent à la formation de l’identité.

Le terme de « jeune » justifie ici, malgré son approximation, son utilité : il n’est guère possible sans lui de désigner l’unité de ce qui n’est vu que par fragments dans chacun de ces lieux : l’enfant dans sa famille, l’élève à l’école, l’adhérent dans une association, l’apprenti ou le débutant au travail… qui donnent chacun une image d’une personne qui est pourtant toujours la même.

L’identité est plurielle, elle renvoie à des appartenances multiples dans des univers hétérogènes. De même le terme pourtant polysémique de « socialisation » est commode pour désigner le processus d’ensemble qui se joue à travers ces différents lieux. Le parcours du jeune ne consiste pas à aller d’un de ces lieux de formation de l’individu à un autre mais de les traverser simultanément.

On l’envisage trop souvent comme une succession stricte : la famille, puis l’école, puis le travail. On ne passe en réalité pas de l’un à l’autre, il y a recoupement. Ainsi peut-on remarquer, avec François Dubet, que l’investissement scolaire est un mélange de poursuite d’une utilité scolaire, de désir d’intégration dans une culture commune et de quête d’épanouissement personnel.

L’école est un lieu de socialisation par sa fonction d’ouverture intellectuelle. Il s’agit en effet pour elle de donner accès à une expérience qui n’est pas l’expérience familière du jeune et par conséquent de lui faire sentir l’existence de réalités avec lesquelles il n’est pas en contact dans la vie quotidienne mais aussi de lui apprendre à découvrir d’autres points de vue ou à les dépasser par le savoir objectif. Mais elle l’est également dans le sens où elle est un endroit d’intenses relations entre jeunes.

Certains auteurs comme Pascale Garnierou Jean-Pierre Augustin convergent ainsi sur l’idée que l’allongement de la scolarité contribue à faire du groupe de pairs une référence de plus en plus importante dans la construction de l’identité.

La construction de soi dans le rapport à l’autre

La construction de l’identité n’est pas que construction de soi, elle est aussi construction du rapport aux autres. Dans un contexte où la crainte de voir les jeunes, encouragés par les messages consuméristes, ne penser qu’à leurs intérêts personnels et immédiats, il est d’autant plus nécessaire d’accorder du prix à la construction de l’altérité.

La découverte de la richesse du lien social passe par toutes les expériences de l’étude, du travail, du loisir et de l’action. La famille, l’école, le travail, l’engagement civique et associatif contribuent tous à apprendre à l’individu à changer de point de vue.

Indépendamment de leurs autres fonctions, ce sont des opérateurs par lesquels nous apprenons à déplacer notre regard, à intégrer le point de vue de tous dans nos points de vue particuliers.

Il s’agit de donner à l’individu la volonté et la possibilité de participer à un projet collectif, ce qui suppose de savoir se considérer soi-même du point de vue de tous, en apprenant à « se regarder comme un parmi d’autres » selon la formule de Marcel Gauchet, pour qui les mutations de « l’apprentissage de l’abstraction de soi qui crée le sens du public, de l’objectivité, de l’universalité, apprentissage qui vous permet de vous placer du point de vue du collectif, abstraction faite de vos implications immédiates » constituent le véritable enjeu.

Ainsi considérés, construction de soi et apprentissage de la vie en collectivité ne sont pas sans lien, bien évidemment, avec les évolutions et le développement des pratiques sociales des jeunes, avec leurs comportements sexuels.

Évolution et développement des pratiques sociales des jeunes

Le développement des pratiques sociales juvéniles qui s’opèrent désormais bien au-delà des lieux de socialisation classiques (famille, école, travail) constitue une des facettes les plus significatives des transformations de cette phase de la vie.

Les pratiques sociales des jeunes se distinguent en effet de façon assez marquée de celles des générations précédentes par l’importance du volume de leurs relations quotidiennes, par la plus grande ouverture de celles-ci à des activités externes (sorties entre amis, participation à des activités culturelles, sportives), enfin par la nature informelle de ces relations où les liens d’amitié prédominent, où le choix des autres est possible.

La transformation structurelle de la jeunesse au cours des vingt-cinq dernières années a contribué à amplifier l’importance de cette sociabilité entre pairs et à modifier le rôle de celle-ci dans la formation de l’identité.

La sociabilité juvénile fournit un terreau fécond pour la réalisation d’apprentissages sociaux, comme l’a montré Claire Bidartles jeunes apprennent à travers ces relations à négocier leur place, à gérer des contradictions, à exploiter des ressources, à concilier des compétences et des contraintes, à orienter leurs parcours.

Ces apprentissages participent à la construction de l’autonomie, ils contribuent, pour reprendre les termes d’Hugues Lagrange, à la « mise en continuité de l’héritage et des identifications nouvelles ». Cette intégration du moi, qui demande – particulièrement dans les périodes de changement rapide comme celle que nous vivons – une maturation plus longue comme une diversité d’expériences, passe par la construction de ces mondes à soi.

« Les cultures juvéniles ne sont pas simplement des contestations du monde adulte, ce sont des niches générationnelles nécessaires dans la phase ouverte par des sociétés dans lesquelles les changements macro-sociaux anticipent sur l’évolution de l’économie psychique ».

Les activités sportives et de loisirs, les activités musicales et culturelles sont communément répandues parmi les jeunes, même si leur formidable développement concerne également d’autres catégories d’âge.

Souvent promues par le mouvement associatif, encadrées par des professionnels et des bénévoles, mais de plus en plus concurrencées par le secteur privé lucratif, ces activités donnent à ceux qui y participent l’occasion de se confronter à d’autres formes de socialisation et d’expériences qui concourent le plus souvent de façon positive à la construction d’un rapport à l’autre et parfois d’une conscience collective plus affirmés.

Alors que la consommation joue un rôle croissant dans le mode d’affirmation sociale des jeunes allant parfois jusqu’à l’ostentation, le développement de leur participation à la vie associative rappelle utilement que la recherche d’une capacité d’action, individuelle et collective, fait aussi partie des découvertes fondatrices des temps de la jeunesse Les pratiques sportives comme les pratiques culturelles constituent un univers où les personnalités, les goûts, les aspirations peuvent s’exprimer, l’un des champs privilégiés de ce que l’on pourrait appeler le « bricolage identitaire ».

Ces pratiques se caractérisent par une grande diversité. Les enquêtes sur les pratiques culturelles des jeunes régulièrement réalisées par le ministère de la Culture sont ainsi conduites à subdiviser la jeunesse en quatre catégories entre 8 et 19 ans pour tenter de donner du sens aux observations.

Elles distinguent ainsi les 8-10 ans tournés vers les activités physiques et ludiques ; les 11-13 ans qui opèrent une première rupture avec la pratique encadrée par l’école et la famille, rupture organisée notamment autour de la consommation de musique ; les 14-16 ans, qui s’émancipent des prescriptions des adultes ; enfin, les 17-19 ans, dont les pratiques culturelles commencent à se rapprocher de celles des adultes.

Au-delà de ces observations, ces enquêtes montrent un décalage entre la forte consommation culturelle juvénile qui accréditerait l’idée d’une plus grande autonomie des jeunes et la réalité de leur dépendance familiale prolongée, qui renvoie à leur manque de ressources propres et à leur maintien dans le logement parental.

Ce décalage ne produit pas seulement des conflits familiaux, qui tournent autour de l’usage domestique des biens de consommation et poussent à un équipement toujours accru des ménages en téléphones, matériel hi-fi, informatique, télévisions, vidéos, etc., il rend aussi particulièrement complexe la compréhension des parcours individuels, faits de rythmes non synchronisés

Les jeunes, « plaque sensible » du changement

Enfin, il faut compléter ce paysage en rappelant que les pratiques sociales des jeunes passent aussi par l’inactivité, par des rencontres informelles qui amènent à un usage intense de la rue, des espaces publics. Ces nouvelles pratiques « urbaines » peuvent déboucher dans certains cas sur des formes de « socialisation délinquante ».

Pour ne pas conclure

Dans une société démocratique pluraliste qui entérine la liberté d’expression et la divergence des options politiques, les individus sont appelés à arbitrer par eux-mêmes le désaccord des principes auxquels on peut se référer pour organiser la vie collective.

Mais à ce repérage des systèmes de valeurs divergents, qui suppose une formation intellectuelle et civique, s’ajoute la nécessité de faire la part des contraintes et des injonctions d’une société dans laquelle l’économie et le marché développent également leurs messages. Dans un tel contexte, il n’est pas très pertinent de se demander si les jeunes partagent les mêmes normes que les adultes, comme si l’on croyait que les adultes vivent selon un seul système de normes.

Il est plus exact de se demander comment jeunes et adultes, ensemble, parviennent à se repérer dans un système de pluralité et de contradiction des normes. Ce système ne produit pas seulement une difficulté de repérage pour les jeunes, il conduit en outre à créer une forme nouvelle d’inégalité.

En effet, la réaction à la dispersion des références de conduite ne s’opère pas de la même manière selon le milieu social : le « capital culturel » ainsi que la marge de manœuvre dans les négociations familiales creusent des écarts entre les milieux qui se sentent à l’aise dans le « bricolage » des normes et ceux qui ont du mal à s’y retrouver.

Les réflexions sur la « transmission des valeurs » qui traduisent une conception parfois naïve de la transmission, comme si une société transmettait son héritage devant notaire, devrait affronter plus directement l’évidence de ce double discours devant lequel les adultes mettent les jeunes et devrait s’inquiéter du caractère anxiogène de l’affrontement, le plus souvent opaque, des normes implicites et des normes explicites de nos comportements.

Simultanément, cela suppose que nous soyons capables de nous demander comment nous pouvons donner de la visibilité au conflit des normes : quels sont les lieux où les conflits peuvent se manifester pour s’apaiser ? (nous y reviendrons…..).

Quelques précisions

Samuel Ullman (né le 13 avril 1840 à Hechingen en Allemagne – mort le 21 mars 1924 à Birmingham dans l’Alabama) est un poète et homme d’affaires américain. Pascale GARNIER est docteure en sociologie, professeure en sciences de l’éducation à l’université Paris 13, co-directrice du laboratoire EXPERICE.

Jean-Pierre Augustin, est un géographe français, professeur émérite à l’université Bordeaux-Montaigne, membre de l’UMR PASSAGES (anciennement ADESS) et ancien directeur de recherche à la Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine (MSHA).

Marcel Gauchet est un philosophe et historien français né en 1946 à Poilley (Manche). Directeur d’études émérite à l’École des hautes études en sciences sociales (Centre de recherches politiques Raymond Aron),

Claire Bidart- Sociologue- Directrice de Recherche (DR2) au CNRS

Hugues Lagrange, né en 1951 à Bourg-sur-Gironde, est un sociologue français, Directeur de recherche au CNRS

Sociologie de la jeunesse – 6e éd. Broché – 8 novembre 2017 de Olivier Galland (Auteur).

Les étapes de la pensée sociologique Poche – 23 octobre 1976 de Raymond Aron Sociologie de la vieillesse et du vieillissement Poche – 6 mai 2015 de Vincent Caradec

Dr. Sao Ousmane
Président du CCDMD

La CLTM déplore l’usage de la force disproportionnée à l’encontre des Dockers grévistes (Déclaration)


CLTM – La CLTM « Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie » déplore l’usage de la force disproportionnée à l’encontre des Dockers grévistes qui ne font que réclamer leurs droits fondamentaux et constate l’immixtion manifeste de l’Etat pour faire renoncer aux travailleurs leurs réclamations légitimes.

Ce mépris nocif à la paix sociale malgré nos injonctions faites sur le respect des dispositions légales et réglementaires traduit le manque de discernement et d’ouverture au dialogue du Patronat et de l’Administration du travail.

La décision unilatérale du Gouvernement de dissoudre BEMOP « Bureau de la Main d’œuvre Portuaire » qui en droit devrait faire l’objet de négociations avec les Organisations syndicales pour la préservation des droits des travailleurs vu la complexité de l’opération et l’effectif considérable tant à Nouakchott qu’à Nouadhibou a créer une situation d’inquiétude chez les travailleurs quant à la préservation de leurs droits.

Dans de telles situations, l’accord entre l’ancien et le nouvel employeur doit respecter les droits des travailleurs notamment les droits acquis, le salaire de base, l’ancienneté qui détermine les indemnités de licenciement et de départ à la retraite pour ceux qui sont atteints par la limite d’âge.

Or dans leurs transactions juridico-administratives il a été convenu le licenciement de 567 Dockers occasionnels, 643 jugés inaptes et 300 atteints par la limite d’âge devant faire valoir leurs droits à la retraite.

Les Dockers restants après cet assainissement sont livrés à un sous-traitant sous forme d’exploitation pure et simple de ces travailleurs qui seront utilisés comme de la marchandise que le sous-traitant vendra aux manutentionnaires étant entendu que ces Dockers jugés aptes perdent tous droits et toute relation légale avec l’ancien employeur BEMOP.

Le nouveau sous-traitant refuse de reconnaitre ces travailleurs en tant que tels avec lesquels il devrait établir des contrats de travail et continuer à verser leurs cotisations à la CNSS tout en conservant leur ancienneté.

Or, aucun motif valable n’a été fourni pour licencier autant de travailleurs d’autant plus l’inaptitude de ces Dockers peut résulter d’une maladie professionnelle et doit être attestée par un médecin agréé avec possibilité de contrexpertise en cas de contestation de l’une des parties.

De surcroît, BEMOP décide unilatéralement d’accorder un montant forfaitaire de 36 000 N-UM à ceux qui sont atteints par la limite d’âge sans tenir compte du Salaire Global Moyen Mensuel n’ont plus de l’ancienneté qui sont la base pour calculer les indemnités de départ à la retraite. Il est absurde qu’un travailleur qui totalise 30 ans exercice perçoit le même montant que celui qui n’a que 10 ans. Cela dépasse l’entendement.

Dans ce bras de fer entre les Dockers et le Patronat qui dure depuis 2014 il est logique que les Dockers fassent recours à la dernière arme dont ils disposent notamment la grève qui est garantie par le Code du travail en son chapitre V section I

L’Etat et le Patronat ont toujours opté pour le pourrissement de la situation et procédé à des interventions musclées pour intimider les travailleurs allant jusqu’à arrêter et incarcérer depuis quelques jours certains militants grévistes.

La CLTM, partant de ces agissements malencontreux, a l’impression que le Patronat est au dessus de la Législation mauritanienne avec la complicité du Gouvernement qui lui permet de violer sciemment la réglementation en vigueur.

La CLTM rappelle que personne n’est au dessus de la loi et qu’elle doit s’appliquer à tout contrevenant quel qu’en soit son statut et qu’il est du devoir de l’Administration du travail de faire respecter les dispositions légales et réglementaires pour faire régner l’ordre et la discipline.

La CLTM condamne avec la plus grande fermeté les agissements brutaux des forces de l’ordre et exige sans conditions la libération immédiate des Dockers grévistes et d’ouvrir un dialogue afin de trouver une solution dans le respect de la réglementation en vigueur de manière à garantir les droits de ces travailleurs.

Source crédit: Post Facebook Samory Ould Beye

24-07-2018 09:54 – Mauritanie/64ème session du Comité contre la Torture à Genève, les ONG se mobilisent pour se faire entendre

Guidumakha – Devant les experts, la déclaration qui a été lue par Diko Hanoune, Secrétaire général de l’association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E), dans le temps accordé à Aminetou Mint El Moctar, présidente de l’Association des femmes chefs de familles en Mauritanie (AFCF).

Il faut noter la présence de plusieurs ONG non gouvernementales qui ont présenté des rapports alternatifs, qui se sont mobilisées pour sortir certaines réalités devant les experts des Nations Unies, notamment le président du COVIRE, M. Mamadou Kane et Mme Kane, Mme Diop, Mme Lalla Aicha Sy, présidente du comité de solidarité avec les victimes des violations des droits humains, Clément Bousin ACAT-France, Radidja Nemar Alkarama.org, Antislavery- SoS-Esclaves Mauritanie, l’Observatoire Mauritanien Des Droits de l’Homme et de la Démocratie représenté par le collectif La Paix au Sri-Lanka etc….

Le blocage à l’aéroport de Nouakchott les veuves et orphelins qui devraient participer, a été l’objet de vives protestations.

Monsieur le président du comité ;

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz considère : « le système des nations unies comme un truc sans importance, en disant que les déclarations des nations unies ne seront pas prises en considération». La CNDH et le comité contre la torture, ici présents, n’ont pas condamné ces propos très graves d’un chef d’état en exerce, malgré que c’était leur rôle. Ceci, démontre que ces institutions ne sont pas indépendantes. La Mauritanie d’aujourd’hui est une industrie de tortures, d’assassinats gratuits, le fils du président a tiré sur une femme, il n’a pas été arrêté pendant que le régime tue et torture d’innocents citoyens noirs dans des prisons secrètes.

-Le 10 juillet 2018, le procureur de la ville de Selibaby, dans la région du Guidimakha ordonne aux gendarmes du département Ould-Yengé, d’arrêter, séquestrer Mohamed Ould Mbareck, Président l’ONG Initiative d’Opposition aux Discours Extrémistes, esclavagistes et au terrorisme, une ONG avec un statut ECOSOC, durant plusieurs jours, qui était parti introduire des plaintes liées à l’esclavage foncier dans le milieu Soninké, il n’a bénéficié le soutien la CNDH ni du comité contre la torture en Mauritanie.

1-Nous demandons à l’état Mauritanien des enquêtes indépendantes sur les tortures, détention arbitraire de militants l’ONG IRA-Mauritanie et des manifestants pacifistes par les forces de l’ordre. Les cas de tortures de Moussa Bilal Biram et Abdallahi Maatallah Saleck, détenus en prison pendant 2 ans par le régime. Le cas du jeune Mohamed Cheikh Ould Moukheitir condamné à mort pour apostasie, malgré sa libération par la justice, il est toujours détenu dans un lieu secret. Le cas du Sénateur Mohamed Ould Ghadda ; Adallahi Ould Yali, un activiste abolitionniste séquestré depuis en février 2018. Toutes ses personnes sont torturées physiquement, moralement, elles n’ont pas eu le soutien de la CNDH ni du mécanisme national de la prévention contre la torture en Mauritanie.

2-Une enquête sur le cas de Marième Mint Mohamed Sidi, enceinte de huit mois battue par un ancien policier, le commissariat Toujounine refuse sa plainte en juin 2018 pour protéger l’ancien policier.

3- Le cas de Mohamed Ould Brahim, 37 ans, arrêté le mardi 12 juin 2018, conduit au Commissariat de l’Anti-drogue, le lendemain, le père du jeune homme, Brahim Ould Maatalla reçoit un appel téléphonique du commissaire l’Anti-drogue qui lui demande de venir récupérer le corps de son fils à la morgue de l’hôpital. Une fois sur place, le Procureur lui fait un chantage pour signer un papier attestant la « mort naturelle » de son fils. Chose incroyable dans un état de droit.

4- L’abolitionniste soninké, Diadié Bambi Coulibaly, accusé à tort sur dénonciation calomnieuse par le même commissariat de police anti-drogue, il a été séquestré plusieurs jours du 12 au 20 juillet 2018 dans le but de le faire taire.

5- Le cas de Amadou Idrissa DIENG militant IRA, qui a été enlevé, séquestré et violemment battu par des éléments de la police du quartier Elmina sans aucun motif valable en décembre 2017. L’état devrait ouvrir une enquête et punir les auteurs.

6- Le jeune Lamine Mangane, 18 ans à peine, tué par balles d’un gendarme, le 27 septembre 2011, à Maghama, alors qu’il manifestait contre l’enrôlement discriminatoire. Le 28 Novembre 2017, les membres du collectif des neuves et orphelins ont été violemment battus devant le cortège présidentiel à Kaédi, la CNDH et le mécanisme contre la torture n’ont pas soutenu les victimes. Diligenter une enquête sur les tortures et disparitions forcées de civils et militaires Afro-mauritaniens entre 1989 et 1992, les familles réclament les corps de leurs proches.

7-Le 16 juillet 2010, à Riadh, suite à une altercation, un policier fait feu sur Ramdhane Ould Mohamed. Atteint à la tête, il s’effondre. Après deux jours de coma, Ramdhane, âgé de 21 ans, succombe à sa blessure. Son cas n’a pas été élucidé.

8- Nous demandons la protection de médecins qui reçoivent les victimes de la torture pour établir des certificats médicaux attestant des cas de tortures sans risque de représailles.

9-La Mauritanie ratifie, signe les traités et conventions internationales, édicte des bonnes lois mais ne les n’applique pas. C’est juste une l’histoire de tromper les institutions internationales.

-Au nom de la société civile Mauritanienne, nous remercions les experts et les membres du comité contre la torture de Genève à prêter une grande attention aux cas soulevés ici. »

Source crédit:cridem.org

Élections en Mauritanie: des candidats atypiques pour l’IRA et SAWAB

RFI – Les Mauritaniens se rendront aux urnes le 1er septembre prochain pour des élections régionales, municipales et législatives.

Lors d’une conférence de presse commune, le parti panarabe Sawap ainsi que le mouvement abolitionniste IRA, déjà liés par une alliance électorale depuis le 30 mai dernier, ont pris la décision de présenter, parmi leurs candidats à un poste de député, une ancienne esclave libérée en 2008 seulement, après 35 ans de captivité ainsi qu’une veuve négro-africaine dont le mari a été assassiné lors des massacres de militaires mauritaniens noirs, durant les années 90.

La veuve du militaire, un négro-mauritanien, s’appelle Adama Sy. Elle défendra les couleurs de la coalition Sawap-ira. Biram Dah Abeid, président du mouvement IRA, justifie ce choix.

« Elle est mère d’orphelins. Elle est veuve d’un mari assassiné. Cette femme représente un échantillon important des victimes que nous soutenons. Elle doit aussi entrer au Parlement pour représenter cette catégorie de victimes », souligne-t-il.

Autre victime des violations des droits de l’homme dans le pays, investie sur la liste nationale pour siéger au Parlement : Habi Mint Rabah, ancienne esclave, que le mouvement IRA a réussi à faire libérer, en 2008.

« C’est une victime de l’esclavage qu’on a libérée. Elle avait alors un vécu de 35 ans dans l’esclavage. Elle est dans nos rangs, militante, et c’est elle qui va porter la contradiction au groupe dominant esclavagiste, dans le futur Parlement mauritanien », a précisé Biram Dah Abeid.

Le mouvement abolitionniste de Biram Dah Abeid pourra participer à ces élections et c’est une première. Jusque-là, IRA ne pouvait pas participer à ce scrutin, n’ayant pas reçu la légalisation de son parti politique, le Rassemblement pour une Action Globale.

C’est son alliance avec Sawap qui lui permet, aujourd’hui, de présenter des candidats. Son leader, Biram, avait pris part à la présidentielle de 2014 où il avait terminé deuxième, derrière le président Ould Abdel Aziz.

Par RFI

Source crédit: cridem.org

Halte à l’intimidation des activistes de Droits Humains

SOS-Esclaves & CALSEMS – Monsieur Diadié Bambi Coulibaly, militant anti esclavagiste et notable du village de Daffort est depuis le 12 juillet 2018 arrêté par la brigade anti –drogue à Nouakchott.

Plus d’une semaine après son arrestation, les amis et parents de Diadjé n’ont reçu aucune information officielle de la part des autorités concernées. Dans les années 80, Diadjé, à l’instar de plusieurs émigrés rentrés au bercail, s’était reconverti dans la commercialisation de poisson sec entre Nouakchott et son village natal Daffort situé à 60 Km au nord de Selibaby.

Mais cette activité a fortement baissée grâce au développement des moyens de communications. Le 12 juillet, la police appelle anonymement Diadjé par téléphone pour récupérer un colis. Ce dernier comme d’habitude les demande de le remettre à son ami Aly Traoré également commerçant de poisson sec au marché.

C’est alors que la police se dévoile et arrête les deux personnes pour soupçon de trafic de drogue. Le prétendu colis n’était rien d’autre qu’une manière de mettre la main sur Diadjé. Depuis cette date M. Diadjé est retenu contre son gré à la brigade anti- drogue pour dit on raison d’enquête.

Diadjé Bambi Coulibaly est celui qui a tout récemment déposé des plaintes contre les esclavagistes féodaux de Daffort, à savoir les parents du ministre de l’environnement Amédi Camara et du président du conseil d’administration de l’agence Tadamoun, Moussa Seydi Boubou Camara pour cooptation d’héritage. Au moment de son arrestation Diadjé et les siens se préparaient pour protester contre la décision absurde du tribunal de Seilibaby qui a tranché en faveur des lobbies féodaux en « gelant » l’utilisation des terres que les anciens esclaves ont exploités depuis plusieurs générations.

Cette décision de la justice qui concerne seulement les terres appartenant aux anciens esclaves. Ainsi de centaine de familles vulnérables seront privées des généreuses pluies que le Gudimakha commence à enregistrer cette année. Le 13 juin 2018, Diadjé était à la tête d’un important sit-in organisé devant la présidence de la république pour protester contre l’occupation illégale des terres des anciens esclaves par les lobbies féodaux dans le milieu Soninké en Mauritanie. Cette manifestation a été largement relayée par les médias nationaux et internationaux notamment RFI.

Quand on sait que Diadje est le principal leader du mouvement anti esclavagiste au niveau de Daffort, nous avons, jusqu’à preuve du contraire, raison de croire que son attestation semble être directement liée à son activisme qui dérange les lobbies féodaux Soninké. Ces genres de manœuvres ne sont rien d’autre que des méthodes indignes et rétrogrades que les lobbies féodaux continuent encore d’utiliser pour essayer d’intimider les activistes.

Suite à cette nébuleuse arrestation qui peut attenter à la liberté et au mouvement non seulement des activistes de droit humains mais aussi de tout citoyen ordinaire, nous lançons un appel à tous les mauritaniens épris de paix et de justice et conscients de la supériorité du droit divin d’Allah SWT d’exiger la libération immédiate de notre ami et frère Diadjé Bambi Coulibaly et mettons en garde les pouvoirs publics contre toute sorte d’instrumentalisation de l’ appareils d’état.

SOS Esclaves &
Le Collectif des Associations de Lutte Contre
les Séquelles de l’Esclavage en Milieu Soninké

Nouakchott, le 20 Juillet 2018

Source crédit: cridem.org

Fin de la séquestration de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Maatalla Saleck .

Abdellahi Maatalla Saleck et Moussa Bilal Biram ont recouvré leur liberté après avoir purgé entièrem ent leur peine. Ils avaient été arrêté le 30 Juin 2016 avec onze autres militants abolitionnistes suite aux émeutes qui se sont déroulés sur le site en face de l’hôpital ophtalmologique de Bouamatou. Plusieurs chefs d’accusations avaient été émis contre eux: appartenance à une organisation non reconnue, rassemblement non autorisé, résistance aux de l’ordre, incitation à la rébellion.
En réalité, ils avaient été arrêtés pour avoir inscrit leur mode de pensée et d’actions dans la lutte pacifique contre l’esclavage, la ségrégation raciale que subissent les citoyens d’ascendance africaine en Mauritanie.

Ils avaient été séquestré, torturé pendant douze dans des lieux secrets avant d’être transféré à la prison de Dar Naim. Un simulacre de procès s’en est suivie en première instance, un procès marqué par des vices de forme les condamnent à quinze ans d’emprisonnement.

Cette peine à été ramené à deux ans ferme au procès en appel à Zouerate ou ils ont été transférés à la prison dans le bagne ou Guantanamo Mauritanien Bir Moghren.
Couper de tout contact avec l’extérieur, les conditions de détention inhumaines et extrêmement traumatisantes.

IRA-Mauritanie tient à remercier:
-Le barreu et collectif des avocats Mauritaniens avec à leur tête Cheikh Ould Hendi.
– Les organisations internationales de protection et de défense des droits humains et des défenseurs en danger qui ont soutenu les détenus abolitionnistes.
-Les rapports spéciaux du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui ont suivi et régulièrement dénoncé l’arrestation, les violations, la torture et les mauvais traitements, subis par les abolitionnistes.
-Le groupe de travail des NU contre la détention arbitraire, qui a pris une décision qualifiant la détention des membres d’IRA-Mauritanie d’arbitraire et visant uniquement à punir pour leur engagement légal et pacifique contre l’esclavage et le racisme.
-Les missions diplomatiques européennes accréditées à Nouakc hott et l’Union Européenne, pour leur intérêt maintes fois exprimé sur la si de la société civi des détenus, la mission de la délégation de l’UE qui a rendu visite aux détenus à Bir Moghren suite à un voyage risqué de 1200km dans le désert.
-Le gouvernement des USA qui a dénoncé à travers le porte parole du département d’État l’arrestation, la torture et la condamnation des abolitionnistes d’IRA et exigé une enquête sur les allégations gravissimes de torture.
Les ONG de défense de droits humains Mauritaniennes, pour leur soutien indéfectible.
-Nous réaffirmons notre volonté a continuer la lutte pacifique jusqu’à l’instauration d’une société juste et égalitaire.
-Réitérons notre intention ferme de poursuivre sur le plan judiciaire, nationale et international, les tortionnaires, tapis dans la hiérarchie policière et conforté dans leur crime par le soutien du gouv et la complaisance des juges.

Nouakchott le 18 juillet 2018.
La commission de communication.

crédit source: IRA MAURITANIE