Fin de la séquestration de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Maatalla Saleck .

Abdellahi Maatalla Saleck et Moussa Bilal Biram ont recouvré leur liberté après avoir purgé entièrem ent leur peine. Ils avaient été arrêté le 30 Juin 2016 avec onze autres militants abolitionnistes suite aux émeutes qui se sont déroulés sur le site en face de l’hôpital ophtalmologique de Bouamatou. Plusieurs chefs d’accusations avaient été émis contre eux: appartenance à une organisation non reconnue, rassemblement non autorisé, résistance aux de l’ordre, incitation à la rébellion.
En réalité, ils avaient été arrêtés pour avoir inscrit leur mode de pensée et d’actions dans la lutte pacifique contre l’esclavage, la ségrégation raciale que subissent les citoyens d’ascendance africaine en Mauritanie.

Ils avaient été séquestré, torturé pendant douze dans des lieux secrets avant d’être transféré à la prison de Dar Naim. Un simulacre de procès s’en est suivie en première instance, un procès marqué par des vices de forme les condamnent à quinze ans d’emprisonnement.

Cette peine à été ramené à deux ans ferme au procès en appel à Zouerat ou ils ont été transférés à la prison dans le bagne ou Guantanamo Mauritanien Bir Moghren.
Couper de tout contact avec l’extérieur, les conditions de détention inhumaines et extrêmement traumatisantes.

IRA-Mauritanie tient à remercier:
-Le barreu et collectif des avocats Mauritaniens avec à leur tête Cheikh Ould Hendi.
– Les organisations internationales de protection et de défense des droits humains et des défenseurs en danger qui ont soutenu les détenus abolitionnistes.
-Les rapports spéciaux du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui ont suivi et régulièrement dénoncé l’arrestation, les violations, la torture et les mauvais traitements, subis par les abolitionnistes.
-Le groupe de travail des NU contre la détention arbitraire, qui a pris une décision qualifiant la détention des membres d’IRA-Mauritanie d’arbitraire et visant uniquement à punir pour leur engagement légal et pacifique contre l’esclavage et le racisme.
-Les missions diplomatiques européennes accréditées à Nouakc hott et l’Union Européenne, pour leur intérêt maintes fois exprimé sur la si de la société civi des détenus, la mission de la délégation de l’UE qui a rendu visite aux détenus à Bir Moghren suite à un voyage risqué de 1200km dans le désert.
-Le gouvernement des USA qui a dénoncé à travers le porte parole du département d’État l’arrestation, la torture et la condamnation des abolitionnistes d’IRA et exigé une enquête sur les allégations gravissimes de torture.
Les ONG de défense de droits humains Mauritaniennes, pour leur soutien indéfectible.
-Nous réaffirmons notre volonté a continuer la lutte pacifique jusqu’à l’instauration d’une société juste et égalitaire.
-Réitérons notre intention ferme de poursuivre sur le plan judiciaire, nationale et international, les tortionnaires, tapis dans la hiérarchie polic et conforté dans leur crime par le soutien du gouv et la complaisance des juges.

Nouakchott le 18 juillet 2018.
La commission de communication.

crédit source: IRA MAURITANIE

Mise au point : à propos du « Droit de réponse à Ould Mbareck, président de l’ONG Initiative d’opposition aux Discours Extrémistes »

Extrémistes, à l’esclavage et au terrorisme a été très surprise par un « Droit de réponse à Ould Mbareck, président de l’ONG Initiative d’opposition aux Discours Extrémistes », qui nous tombe du ciel, paru dans CRIDEM, signé par l’un des proches parents du ministre Amédi Camara, répondant au nom de « Moustapha Camara » qui est à la tête d’un groupuscule d’extrémistes Soninké très dangereux pour la cohésion nationale, qui revendiquent la supériorité de la caste « noble soninké» sur d’autres citoyens. Ils sont installés en France, en Afrique et aux USA, pelletons de malfaiteurs qui cherchent à détourner la vigilance des autorités Mauritaniennes sur leur combat contre l’esclavage et ses séquelles sur l’entendu du territoire national. Malheureusement, ils sont soutenus par certains cadres du Guidimakha hauts placés dans l’administration qui échappent aux sanctions administratives et notre ONG regrette ce laxisme politico-administratif. Un groupe d’avocats dirigés par le nommé Moustapha Camara débarque en force devant le procureur de Selibaby le 28 juin 2018, venant de Nouakchott directement pour se plaindre du président Mohamed Ould Mbareck sans raison, afin de stopper les activités de notre ONG dans la wilaya du Guidimakha. Le procureur leur a répondu que notre ONG est reconnue et elle a le droit de porter plainte contre quiconque si elle a des preuves. Les hommes et les femmes impliqués dans la cooptation d’héritage de terres à caractère d’esclavage coutumier, sont tous malheureusement les parents du ministre et du président directeur l’agence Tadamoun.

Les audios que divulguent le groupuscule « democratia islamique » dans les réseaux sociaux, ne laissent aucun doute, ils défendent mordicus la continuité de l’esclavage coutumier et traditionnel qu’ils considèrent comme une culture à conserver même si elle est prohibée vis-à-vis des lois nationales et internationales. Le 20 Janvier 2018, ci-joint les propos de Moustapha Camara président du groupe extrémiste dans un audio qui tonnent la terreur extrémiste : « Dans ce groupe Whatsapp, il n’y aura pas une seule femme parmi nous, jamais, ni caste maraboutique, ni esclave, ni Mangou (caste considérée dans le milieu soninké comme des modérateurs). Que cela soit claire pour tous les membres ici; il n’y aura que nous les Tounkalémou « esclavagistes soi-disant nobles…. » Lien audio à vous de juger egalement: https://www.youtube.com/watch?v=Y3LBTC5fUeU

Notre ONG a été créée le 07 Juin 2010 à Nouakchott-Mauritanie. Elle lutte contre les Discours Extrémistes, contre l’esclavage et le terrorisme. Nous comptons remettre les propos de Moustapha Camara à la disposition de la justice Mauritanienne et à l’ambassade de la France en Mauritanie. Notre ONG défend le respect de la dignité humaine sans contrepartie ni préjugé, elle n’a jamais introduit un dossier sans preuve ou témoignage de victimes, nous demandons l’application d’un dispositif juridique sur ceux qui violent les lois. Ce sont les parents au village Daffort du ministre de l’environnement et du développement durable, M. Amédi Camara et le président directeur l’agence Tadamoun, M. Moussa Seydi Boubou Camara qui salissent l’image de leurs fils et non le contraire. Pourquoi vous voulez inverser les rôles en plein jour ? Comment peut-on occuper de hautes fonctions au rang d’un ministre tout en soutenant ses parents à enfreindre, à transgresser les lois édictées, signées, votées à l’unanimité par l’assemblée nationale par un gouvernement dans lequel vous y participez?

D’autre part, les renseignements collectés sur le prête-nom signataire du fameux « droit de réponse » ne rassurent absolument pas. Moustapha Camara président du groupuscule extrémiste soninké est originaire de la Mauritanie mais n’est plus mauritanien, il réside en France, il le cache à l’administration Mauritanienne. Il rentre illégalement sur le territoire Mauritanien depuis plusieurs années. Il est parti salir l’image de la Mauritanie en France pour obtenir le statut refugié avant de prendre la nationalité française sous forme de naturalisation. Dans ses vrais documents, on n’y trouve le nom d’un Boubacar Boudalla CAMARA, né à Dafort, pourtant, il parle et signe au nom de Moustapha Camara. Un autre point d’éclaircissement, il n’a aucun niveau d’études, il a quitté l’école avec le niveau primaire donc en aucun cas, il ne peut produire un tel « droit de réponse », taillé sur-mesure pour salir l’image de notre organisation qui défend les droits de l’homme sur l’entendu du territoire national, pas seulement au Guidimakha. C’est la même personne qui s’est portée garante pour la liberté provisoire dans le dossier de M. Fousseynou Bakari Coulibaly plus connu par Tapa Bakari Coulibaly, condamné pour l’apologie de l’esclavage à un an de la prison ferme. Il a versé 250 milles ouiguiyas, anciennes monnaie. Des propos que Tapa Bakari avait tenu dans les groupes Whatsapp « democratia-islamique » que dirige Moustapha Camara. Cela montre le groupuscule qu’il dirige défi l’état Mauritanien en permanence sur le sol mauritanien et c’est très grave.

Notre ONG remercie le procureur de Selibaby, les cadis Selibaby-Ould Yengé, le gouverneur de Sélibaby, les préfets, les forces de l’ordre et l’ensemble l’administration locale. Nous remarquons l’absence d’un soutien peu qu’il soit,des élus et cadres de la région. Chose très regrettable èvidement, des élus qui laissent à l’abandon des citoyens qui se font laminer par d’autres injustement. Notre ONG recommande aux organisations de défense des droits de l’homme à investir la wilaya du Guidimakha, car la tâche est énorme. Les populations vivent dans l’antiquité, dans l’anarchie régie par une rigueur féodale. Notre ONG ne s’oppose pas à un ministre, ni directeur ect… mais aux violations des droits de l’homme.

Mohamed Ould Mbareck Président l’ONG Initiative d’opposition aux Discours Extrémistes, à l’esclavage et au terrorisme

Selibaby le 04 juillet 2018

Plaidoyer pour le respect de la loi 031/2015 incriminant les pratiques esclavagistes en Mauritanie.

ONG IODE – Notre Organisation Initiative d’Opposition contre les Discours Extrémistes remercie le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, le Premier Ministre Monsieur Yahya Ould Hademine pour la promulgation de la loi 2015/031 qui incrimine l’esclavage en Mauritanie et son application sur le territoire de la République Islamique de Mauritanie.

Notre Organisation appelle les autorités judiciaires (procureurs, juges …), les autorités administratives (Hakems , Walis, …) à fournir plus d’efforts en vue de l’application de la loi 2015/031 pour l’incrimination des pratiques esclavagistes en Mauritanie.

Notre Organisation remercie les autorités judiciaires et administratives qui ont contribué avec nous à son application lors de la présentation des cas en relation avec la violation de cette loi.

Notre Organisation appelle toutes les organisations des Droits de l’Homme à promouvoir la fraternité, la solidarité et la cohésion sociale entre toutes les communautés du pays.

Elle appelle également à sauvegarder la sécurité et l’image du pays, particulièrement à l’intérieur du pays et à l’étranger. La société civile est appelée à éviter la politisation de ses activités qui visent à promouvoir les Droits de l’Homme dans le pays et partout ailleurs.

Le Président
Mohamed Mbareck
Tel :+222 46 90 77 09

Crédit source: cridem.org

AMEES: DÉCLARATION SUR L’AFFAIRE DE MODIBOUGOU

AMEES – Selon leur tradition, les habitants de Modibougou ont décidé de célébrer cette année la fête de la Korité (fête de la fin du mois béni du Ramadan) le dimanche 17 juin 2018 dans une atmosphère de faste en invitant même des ressortissants de Nomo, village malien situé à 25 Km au sud.

Un grand tam-tam qui regroupait toutes les catégories sociales animait la grande place publique. Quelques notables nostalgiques de culture esclavagiste étaient aussi présents. La Section de l’AMEES, abolitionniste connaissant la mentalité de ces visiteurs, notamment Moussa Diarra malien résident à Modibougou a mis en garde contre tout propos injurieux et provocateurs surtout de caractère esclavagiste.

C’est dans cette atmosphère qu’une infime minorité de nostalgiques esclavagistes ont pris d’assaut des domiciles d’anciens esclaves plongeant le village dans une atmosphère explosive d’affrontements généralisés faisant des blessés graves.

Nous citons quelques cas :

– Ñanŋe Wagué et Adama Ba ont agressé une famille, violentant deux jeunes femmes Tata Khoré Diarra et Dalla Damba, blessant la première à la tête et la seconde au bras ;

– Tekhné Diawara et sa belle-fille ont attaqué elles aussi dans la rue une vieille de soixante ans Mama Diawara, la mordant sauvagement à l’épaule et au dos ;

– Quant à Monsieur Mahamedi Diarra preneur d’images, il a été agressé dans sa boutique y occasionnant des dégâts matériels considérables. La gendarmerie n’a pas voulu, à sa grande surprise générale, recevoir sa plainte pour coups et blessures, détérioration de matériels et atteinte à sa dignité ;

– Messieurs Mahadi Diawara et Babou Diawara tenaient quant à eux à détruire les images de la scène du tam-tam qui a failli occasionner au véritable génocide ;

– Hamadi Diawara a attaqué lui, une femme en pleine rue de manière grossière, madame Setouma Diawara qui a subi aussi des lésions corporelles, son seul tort étant d’avoir dit non à ces traitements inhumains et dégradants.

Le lendemain aussi a été caractérisé par des incidents très graves.

AMEES :

– déplore ces comportements et pratiques arriérés, notamment l’agression publique barbare de femmes.

– demande aux autorités de punir réellement ces comportements esclavagistes contraires à la loi et de mettre fin à ces images d’un autre âge encore fréquentes dans notre pays.

Nouakchott, le 19 juin 2018

Le Bureau Exécutif

Source crédit: Bureau AMEES

L’esclavagisme statutaire en milieux soninkés: un témoignage poignant recueilli par BMC

Je viens partager avec vous ce témoignage d’une victime de pratique esclavagiste dans un village Soninké de Mauritanie. L’histoire peut choquer , mais avons estimé que nous serons tout simplement des complices si nous la taisons: Cela se passe à Daffort à 60 KM au nord de Séilibaby , en l’an 2018. Les manifestations peuvent differer mais la mentalité et les pratqiues sont les mêmes dans tous les villages Soninké de Mauritanie.

« Je les ai nourris pendant 35 ans sans contrepartie, Aujourd’hui, ils veulent me déposséder de ma terre. »

Je m’appelle L. Coulibaly, j’ai environ 65 ans. Depuis ma tendre enfance, je voyais, ma mère K.D aller travailler dans la famille de Djadjé Seibané Camara comme esclave de case. Ma mère s’occupait de tous les travaux de ménage dans la cour familiale des Camara. Cela ne l’empêchait guère de participer activement aux travaux champêtres.

Quand j’ai atteint l’âge de 18 ans, les maitres de ma mère sont venus me récupérer chez mon père. A partir de cette date j’ai commencé à travailler pour eux comme esclave cultivant les champs et s’occupant des animaux. Mon frère ainé, qui se trouve actuellement en France, lui m’avait déjà précédé de quelques années chez les maitres. Nous constituons donc la force de travail de la famille. J’y suis resté pendant plus de 35 ans travaillant et labourant les champs dans des conditions de traitement qui frisent l’animalité. Il nous arrivait de travailler pendant une journée entière sans nourriture.
Nous n’avions droit d’aller dans nos propres champs que les Vendredis ou quelques fois après la descente, tard dans les après-midis.
Je n’ai arrêté cette corvée que lorsque je suis tombé malade, Il y a environ une dizaine d’années. A partir de ce moment j’ai commencé à encadrer mes enfants pour exploiter mon lopin personnel. En Avril 2018, les maitres par l’intermédiaire de Youba Sourakhé Camara qui se trouve être l’oncle de Moussa Seidy Boubou , Président du CA de Tadamoun ) ont envoyé un émissaire à nos familles nous sommant de quitter nos lopins. Parmi les anciens esclaves seuls ceux qui ont adhéré au mouvement Ganbanaxu sont concernés par ces représailles, nos autres parents qui continuent d’obéir aux maitres en revendiquant leur statut d’esclave n’ont pas été inquiétés.
Mon père à son tour disposait d’un vaste champ qu’il exploitait, mais à son décès aucun d’entre ses cinq enfants n’ont pu avoir accès à cette terre. Elle a été littéralement récupérée par nos maitres laissant sa nombreuse progéniture sans autre source de revenus.
Présentement, je suis à Nouakchott pour les besoins d’un traitement médical, mais à mon retour je ne ménagerai aucun effort pour récupérer mon lopin de terre et le léguer à mes enfants qui sont les seuls ayants droit.

A titre de rappel voici quelques articles tirés de la loi foncière en vigueur en Mauritanie pour ceux qui sont sincères:

ART.3.-Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli.

ART.6.-Les droits collectifs légitimement acquis sous le régime antérieur, préalablement cantonnés aux terres de culture, bénéficient à tous ceux qui ont, soit participé à la mise en valeur initiale, soit contribué à la pérennité de l’exploitation.

Source crédit: Partage Post Facebook Baliou M Coulibaly.

Le président D’IRA-Mauritanie invité par la fondation anti-esclavagiste britannique Reuters Fondation à Bruxelles.

Invité par la présidente de Thompson Reuters Fondation madame Monique Villa, et Heidi Hautala, le vice-président du parlement européen, à la conférence de Thompson Reuters Fondation sur L’esclavage moderne et la traite des personnes (l’oppression et l’exploitation des femmes) à Bruxelles le 6 juin 2018, le président d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid, distribua la synthèse suivante sur la situation des violations des droits des femmes au sein des milieux sociaux défavorisés en Mauritanie:

FEMMES NOIRES EN MAURITANIE : ENTRE RACISME ET SERVITUDE.

Note de synthèse:

1. La Mauritanie continue d’occuper une place de choix parmi les latitudes où la dignité de l’être humain est considérée comme une valeur impure et une atteinte à l’identité culturelle et religieuse, à l’inverse de l’esclavage, de l’infériorité raciale et de l’inégalité des sexes. Les trois dernières tares correspondent à un ordre séculaire, qui se veut juste, perpétuel et en adéquation exclusive à la volonté de Dieu, quand bien même il attente aux fondements libérateurs du monothéisme. Les femmes expérimentent, à leur corps défendant, l’essentiel de la triple peine.
2. L’esclavage, dans sa version ancestrale, structure encore les rapports sociaux, notamment la répartition du travail et l’allocution des biens symboliques, tels la noblesse de naissance, la prétention au prestige et l’honneur. Mineures à vie, aux yeux des jurisconsultes de droit musulman mauritanien, filles et fillettes esclaves, sont jusqu’à nos jours , à la merci de leurs propriétaires. Viols et accouplement sous contrainte religieuse, unions forcées, excision, ont décimé des générations d’entre celles de naissance serviles ou réduit la plupart à une existence de handicap et de souffrance ravalée. Beaucoup naissaient ou mourraient d’un accouchement précoce et mortel ; d’autres succombaient aux maladies sexuellement transmissibles et toutes devaient travailler, quel que soit leur état de santé. Le régime des travaux forcés, durs et sans rémunération, constitue leur quotidien. Selon le degré d’aliénation mentale auquel les rabaisse le racialisme ambiant, elles supportent, toujours, ces pratiques de dégradation, parfois sous l’empire de la nécessité : manger pour survivre dans un environnement de mépris épidermique et d’exclusion matérielle.
3. Pire, plusieurs agences de voyage et de placement bénéficient d’un agrément, par le gouvernement, pour se livrer au trafic des personnes, en direction des monarchies du Golfe. Le négoce des filles descendantes d’esclaves permet, à des entreprises d’anciens maitres, d’écouler la chaire juvénile vers ces destinations d’un autre temps, où la notion de droits humains relève de l’exotisme. Les autorités de la Mauritanie, en vertu de leur ambivalence consubstantielle, encadrent ce commerce mais édictent les lois de sa pénalisation, qu’elles veillent, cependant, à maintenir hors de portée des justiciables.
4. D’autres mauritaniennes, ont perdu des fils, des pères, des maris, pendant la tentative d’épuration ethnique de 1986 à 1991. Parfois violées par les soldats des forces régulières ou des milices supplétives, elles endurent des décennies de frustration et de misère puisqu’une loi d’amnistie consacre l’impunité des tortionnaires et le fait accompli de leur forfaiture. Du jour au lendemain, elles s’improvisaient chef de famille, en charge d’élever des enfants, dans un environnement patriarcal. Des milliers durent s’exiler ou subir la déportation, durant 20 ans, avant de revenir dans un pays où leur épreuve reste un tabou.
5. Les avis, résolutions et des décisions des experts et rapporteurs spéciaux de l’ONU décrivent et dénoncent le constat allégué plus haut.
6. Malgré le tableau sombre et les signes évidents de son aggravation du fait de la montée de l’extrémisme religieux dans le pays, l’Union européenne continue à coopérer sans conditions, avec le pouvoir de la Mauritanie, foulant au pied, d’un même pas assuré, l’éthique et la prudence.

Le président de IRA – Mauritanie
Biram Dah Abeid

Source crédit: Réseaux IRA.

Conférence l’EED: bref aperçu sur les échanges fructueux avec Ousmane TIMERA.

L’association l’EED (Ensemble pour l’Espoir et le Développement) a organisé une rencontre – débat au foyer fontaine au roi, une résidence connue comme fief d’une forte composante d’émigrés soninkés. L’invité du jour est le conférencier Ousmane TIMERA qui a porté sa communication sur la thématique du « VIVRE ensemble avec nos différences dans la République ». Les échanges avec cet « esprit rebelle » par rapport à la pensée balisée et traditionaliste du champ RELIGION ont été à la fois palpitants, stimulants et instructifs. D’emblée, devant un public captivé et peu représentatif de gens locataires du foyer, Mr Timera urge aux participants d’être acteurs d’un éveil intellectuel par des questionnements intimes d’ordre philosophiques et théologiques. Il a expliqué que le Coran comme Message-Signe compris et lié est porteur une éthique globalisante et universaliste de l’ordre du cosmique. Dans son propos, il estime que VIVRE la religion qui est la religiosité n’est pas la Religion toute entière qui est plus profonde et d’un autre ORDRE. Reconnaître la même source originelle de tous les Hommes, prédispose et promeut toutes les valeurs cardinales (Fraternité, Égalité, Liberté, Justice …) pour un VIVRE ensemble nécessaire à une Humanité honorable et harmonieuse. En gros, la causerie qui a duré plus de 3 heures, s’est terminée par une séance de questions – réponses. En parallèle de la conférence, un point-stand l’EED d’assistance administrative (déclarations d’impôts et autres) est assuré pour le public du foyer, et également la mise à sa disposition des fiches d’adhésion à l’association.

Rapporté par K.S pour SONINKIDEES-J’OSE LE BLOG

Mauritanie : Une lanceuse d’alerte arrêtée pour avoir dénoncé de présumées accointances entre le gouvernement et les groupes jihadistes

Note d’alerte

1. Le 17 mai 2018, à Nouakchott, huit véhicules de la police investissent la maison de Mariem Cheikh, membre du Conseil exécutif de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (Ira), plusieurs fois arrêtée, torturée, jugée et condamnée, à cause de son engagement pour l’égalité des droits civils, politiques et la fin des discriminations de race.

2. Dans une vidéo de 2015, re-partagée de sur les réseaux sociaux depuis la mi-mai, elle dénonçait la tolérance dont jouissent les les jihadistes, de la part des autorités officielles de la République islamique de Mauritanie. Dans son laïus, tenu en Français approximatif mais à la formulation sans équivoque, elle demande, aux alliés et partenaires extérieurs d’enquêter sur cette ambivalence, d’ailleurs relevée, depuis quelques années, par des observateurs avertis et des médias de renom. Mariem Cheikh souligne, surtout, la naïveté des démocraties de l’Occident et des organisations internationales, quand elles coopèrent avec le Mauritanie, dans le cadre de la lutte antiterroriste, alors que le pays en produit, abrite et exporte.

3. Ainsi plaidé à visage découvert, le propos vient dévoiler et corroborer la tendance lourde d’une société en cours de radicalisation, sur fond de racisme à l’endroit des africains d’ascendance subsaharienne. Cette dynamique la prédispose à constituer, sous un délai de court terme, le plus grand foyer d’extremisme violent en Afrique de l’Ouest. Pour preuve, Mariem Cheikh qui s’exprimait devant les enquêteurs de la police établit le lien entre le basculement consomé dans l’extrémisme et la récente adoption, par l’Assemblée nationale de Mauritanie, sur proposition du pouvoir exécutif, de lois attentatoires à la liberté de conscience, aux droits de la défense et en totale conformité avec le programme des jihadistes. Or, rappelle Mariem, le pays participe à la force G5 Sahel et envoie ses fils y mener une guerre déjà perdue derrière les lignes.

4. Dès 2h du matin, 3 officiers de police, tous arabo-berbères, entament jusqu’à l’aube, l’interrogatoire de Mariem Cheikh. Il lui est proposé, en contrepartie de la fin des poursuites, d’accepter l’enregistrement d’un film où elle imputerait sa déclaration litigieuse, à une dictée de Biram Dah Abeid, le leader de son organisation. Un refus catégorique sera opposé à l’offre. Le lendemain, 18 mai, le Procureur près le tribunal de Nouakchott-Sud renvoyait la détenue récalcitrante, au commissariat de police de Riadh III, pour « complément d’enquête », une manière d’obtenir, d’elle, le désaveu public du Président de Ira-Mauritanie.

5. Finalement, Mariem Cheikh, descendante d’esclave, militante de l’émancipation de la majorité noire en Mauritanie et lanceuse d’alerte sur la propagation du jihadisme, fut relâchée durant l’après-midi, après des heures d’intimidation mais sans atteinte à son intégrité corporelle. Elle encourt de nouvelles persécutions, voire la liquidation physique, par l’effet convergent de la répression d’Etat et du fanatisme accru à l’intérieur de la société Maure, la communauté des anciens maitres.

Nouakchott, le 19 mai 2018

Liens connexes :

A. https://www.chezvlane.com/La-Mauritanie-bascule-dans-le-tourbillon-de-l-extremisme-religieux_a4565.html

B. https://www.youtube.com/watch?v=9Z87WJiDrKo

Source crédit: IRA-MAURITANIE

Communiqué de la campagne “laissez la faire faillite”

Apres le refus des demandes légitimes des citoyens d’améliorer leur mauvais services, de réduire les prix de leur appels, d’annuler la connexion limitée et d’améliorer leur service clientèle , Mauritel continue de mépriser ses clients en ignorant le vaste mouvement de mécontentement contre elle.

La campagne “laissez la faire faillite” annonce le démarrage du boycott effectif de la société de télécommunication MAURITEL à travers trois phases :
la première phase du 1er au 5éme jour ramadan, la deuxième du 6 au 10 et la troisième du 11 au 15 ramadan, et un communiqué couronnera chaque phase.
chacune de ses phase aura des revendications spécifiques .

La première phase du boycott de MAURITEL annoncée dans ce communiqué est :

1-Le refus d’achat des cartes de crédit de 1000, 2000 et 10.000 UM du première au 5éme jour du Ramadan

Le refus d’appeler un numéro de Mauritel en cas d’existence d’un autre numéro qui n’est pas mauritel

La collection des signatures afin de faire une plainte contre la société auprès de l’autorité de régulation .

En cas de non réponse par Mauritel, nous annoncerons les revendications de la deuxième phase de boycott le quatrième jour de ramadan .

La campagne “laissez la faire faillite”

Source crédit: Contact initiateurs (ANB)

Rencontre: le président de Réseaux IRA, Biram Dah Abeid reçu à la Mairie de Paris.

Au cours de la dernière étape de sa tournée Européenne, le président des réseaux IRA dans le monde Biram Dah Abeid, a été invité par la maire de Paris Anne Hidalgo, à la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage, organisée le 10 mai 2018 à la place du général Catroux. Le président d’IRA a déposé une gerbe de fleures sous le monument du général Dumas, général de l’armée française, antillais descendant d’esclaves et père du chantre de la négritude Léon Gontrans Dumas.
Et toujours dans le cadre de ses activités avec la mairie de Paris, BDA a été reçu le 14 mai par l’ambassadricie chargée des relations internationales de la maire de Paris Patrizianna Sparaciano-Thiellay et sa conseillère Anaïs Mit. Au cours de cette entrevue le président d’IRA était accompagné par Ameth Gaye, vice-président d’IRA-France,  Elhadj Fall et ďautres membres de la cellule stratégique de BDA en France.
Les échanges du jour ont porté sur les possibilités de coopération entre les deux parties.

Source crédit: IRA-France