● Football ~ Sénégal | CAN 2025 | M. Pape Thiaw 🥇 : l’homme « droit » face à la RUSE

🥇🇸🇳 M. Pape Thiaw | bien inspiré : il a détecté intimement très tôt…à juste raison l’atmosphère périphérique d’une RUSE en gestation par conditionnement orchestrée par l’organisation. Elle voulait insinuer doute et fatalisme chez le camp sénégalais parce que sportivement… l’équipe marocaine craignait l’armada de Dakar à 11 contre 11 en conditions neutres et sécures. Ainsi le coach sénégalais n’était pas fuyard mais il a su faire exploser les éléments de la RUSE au visage des instigateurs et devant l’opinion mondiale. À sa manière… il ne voulait pas être un passif pour un normativisme à tout-va à l’instant T du film. Ils voulaient faire du Sénégal… une victime idéale tellement gentille et coopérative au relativisme simpliste… qui dédouanerait expressément ses bourreaux comploteurs. C’EST PERDU. Le pays de la proverbiale Teranga s’offre bonnement une 2ème Coupe d’Afrique des Nations (CAN) après celle de 2021.


Il n’a rien à se reprocher dans sa conscience… le sacre est vaillamment MÉRITÉ et les faits divers périphériques autour du match devraient être posés intégralement sur le puzzle s’il y a nécessité de la part du système FIFA et son chérif crâne dévêtu pour juger et sanctionner…

TOP Bravo à LUI et sa Team !

20 janvier 2026

#afcon2025morocco #marocco

-KS

● Mauritanie Football | CAN : le Maroc a compris, l’Afrique observe, et nous ? Par M. Moussa Khairy



La CAN est là, et une réalité saute aux yeux : le Maroc a changé de dimension. Ce que le Royaume expose aujourd’hui au continent, ce ne sont pas seulement des stades flambant neufs, mais une vision globale du football comme instrument de puissance. Depuis longtemps déjà, le Maroc a pris une longueur d’avance, tant sur le plan des infrastructures que sur celui du lobbying institutionnel, au point que la CAF semble parfois parler le langage de Rabat.

Il ne s’agit pas de hasard, encore moins de chance. Il s’agit d’une volonté politique claire, assumée et soutenue par des moyens colossaux. Le Maroc a compris avant beaucoup d’autres que le football est un outil géostratégique, un levier diplomatique, un accélérateur de rayonnement international. Résultat : le Royaume s’impose aujourd’hui comme un centre de gravité du football africain, à des années-lumière du reste du continent.

Des stades de classe mondiale, un centre de formation parmi les meilleurs au monde, des infrastructures conformes – voire supérieures – aux standards FIFA, une présence stratégique dans les instances africaines et internationales, une capacité à organiser, influencer et décider : le Maroc coche toutes les cases. Pendant que certains improvisent, Rabat planifie. Pendant que d’autres bricolent, le Royaume investit, structure et anticipe.

Et nous, en Mauritanie, que faisons-nous ? La question mérite d’être posée sans complaisance. Pouvons-nous sérieusement espérer rejoindre le cercle des nations qui comptent dans le football africain avec des initiatives dispersées, sans vision nationale, sans investissements lourds, sans engagement politique fort ? La vérité est crue : ce que nous faisons aujourd’hui, au niveau des clubs comme au niveau des structures, reste largement insuffisant.

Le football moderne n’est plus une affaire de bonnes intentions ou de discours enthousiastes. C’est une industrie, une bataille d’influence, une course à l’anticipation. Sans moyens, sans stratégie, sans continuité de l’action publique, il n’y aura ni miracle ni rattrapage. Il faut sortir de la logique des demi-mesures et des solutions temporaires.

Le modèle marocain n’est pas à copier aveuglément, mais à comprendre et à adapter. Il démontre une chose essentielle : le football est un choix politique. Tant que nous refuserons de le traiter comme tel, nous resterons spectateurs des ambitions des autres. Et dans le football comme dans la géopolitique, ceux qui regardent trop longtemps finissent par disparaître du jeu.

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● Mauritanie | Accusations de « mariage virtuel » : Ahmed Ould Yahya dément fermement les attaques visant sa vie privée [Rim Sport]

Rim Sport — Le président de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM), Ahmed Ould Yahya, a publié ce week-end un long communiqué sur sa page Facebook pour répondre à une série de publications diffusées récemment sur les réseaux sociaux et attribuées à un blogueur mauritanien vivant aux États-Unis. Des contenus qu’il qualifie de « mensongers » et d’« attaques ciblées contre [sa] dignité et [sa] vie privée ».

Dans son texte, Ould Yahya affirme que, par principe, il ne commente jamais ce qui circule à son sujet, qu’il s’agisse d’informations exactes ou erronées, estimant que « le respect des opinions des citoyens et leur liberté de critiquer une personnalité publique » fait partie du jeu démocratique.

Cependant, dit-il, « la multiplication récente des inventions et des accusations fabriquées » l’a obligé à sortir de son silence.

« Des allégations totalement infondées »

Le président de la FFRIM réfute catégoriquement les affirmations visant à porter atteinte à son image.

« Tous ceux qui me connaissent savent que je suis très éloigné de ce que certains cherchent à me coller », écrit-il, évoquant une vie personnelle fondée sur « l’engagement religieux, social et moral, la stabilité et la droiture ».

Il met au défi les auteurs de ces publications :

« J’appelle quiconque propage ces mensonges à apporter la moindre preuve à l’appui de ce qu’il avance. »

Pressions extérieures et respect pour sa famille

Ahmed Ould Yahya évoque par ailleurs « l’implication de certaines parties » qu’il accuse d’instrumentaliser des individus établis à l’étranger pour l’attaquer « de manière ignoble » et pour des « objectifs malveillants ».

Il souligne qu’il n’aurait accordé aucune attention à ces contenus « n’eût été le respect que je dois aux sentiments de ma famille et de mes enfants ».

Annonce de poursuites judiciaires

Dans la dernière partie de son communiqué, le dirigeant sportif annonce son intention d’engager des actions en justice :

« Je m’engage à poursuivre rigoureusement devant les tribunaux ceux qui sont derrière la diffusion de ces allégations, ainsi que ceux qui les encouragent depuis l’ombre, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. »

Avec ce démenti public, Ahmed Ould Yahya entend clore la polémique et réaffirme sa volonté de se concentrer sur ses responsabilités à la tête de la Fédération mauritanienne de football.

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● Mauritanie – Adama Bâ, du terrain du foot à celui de l’agriculture

La Dépêche – Il est des trajectoires qui échappent aux grilles binaires du succès et de l’échec, et se laissent lire comme des palimpsestes de civilisation.

Celle d’Adama Ba, footballeur international mauritanien, s’inscrit dans cette catégorie d’itinéraires où le destin individuel se confond avec un récit collectif, discret mais fondamental. Car si le monde l’a connu crampons aux pieds, dribblant sur les pelouses de France et de Turquie, c’est désormais dans le silence aride des terres du Guidimakha qu’il écrit l’acte le plus noble de sa carrière : celui du retour.

Ancien pensionnaire de clubs prestigieux – parmi lesquels Bastia, Auxerre, ou encore le géant turc Göztepe – Adama Ba n’a jamais été un simple athlète de haut niveau. Son style de jeu, fait d’élégance retenue et de déplacements lucides, laissait déjà entrevoir une forme de gravité intérieure, rare dans un univers dominé par la vitesse, l’oubli et la surexposition. Mais ce que beaucoup ont pris pour de la discrétion était déjà le signe d’un attachement profond à autre chose : une terre, une origine, une mémoire.

Après avoir remporté avec le club marocain de la Renaissance Sportive de Berkane le trophée suprême du continent africain, il aurait pu, comme tant d’autres, céder à la tentation du commentaire télévisé, de la reconversion urbaine ou de l’oubli doré. Mais non. Il a choisi de retourner là où tout avait commencé : le Guidimakha. Non pas pour y jouir d’un prestige conquis ailleurs, mais pour y travailler — humblement, concrètement, avec ses mains.

Dans un pays où tant d’anciens héros se contentent de leur propre mythe, Adama Ba est allé au-delà. Il ne cultive pas seulement la terre : il cultive un autre imaginaire mauritanien. Celui d’un retour fécond, d’un enracinement actif, d’une dignité silencieuse. Il rappelle à tous que la souveraineté commence dans l’acte de semer, que le patriotisme véritable ne s’épuise pas dans les drapeaux, mais se traduit dans la capacité à nourrir les siens.

En cela, Adama Ba est bien plus qu’un ancien joueur : il est un modèle éthique. Son geste sans sponsor, est un manifeste. Il appelle, non pas à l’admiration passive, mais à une réorientation de notre politique publique. Car un pays qui ne soutient pas ses héros quand ils deviennent paysans trahit à la fois sa terre et sa mémoire.

L’État mauritanien se doit donc de regarder ce retour non comme une anecdote, mais comme un signal : le mérite n’est pas toujours là où la foule applaudit. Il est parfois dans les marges, dans l’humus, dans l’invisible travail de ceux qui refusent de s’exiler de leur propre sol.
Adama Ba n’a pas pris sa retraite : il a simplement changé de terrain.


Chronique de Mohamed Ould Echriv Echriv

©️ Lien média https://kassataya.com/2025/05/11/mauritanie-adama-ba-du-terrain-du-foot-a-celui-de-lagriculture/?fbclid=IwQ0xDSwKNNPFleHRuA2FlbQIxMAABHsLMwHeV5nyFNjujuUyDUH–lj2pnfX_YGOZ2T1AbpvcVyhKR6V5ajcSwidL_aem_qYYkrtZDLc5OnCwcjb_Y9A

⚽️Football 2024/2025 | Ce PSG est monstrueux !

📸 Ousmane Dembélé jubilant fièrement leur qualification.

Le club vedette de la capitale française, Paris Saint-Germain semble irrésistible par les temps qui courent. Et, pas seulement dans le championnat hexagonal qu’il écrase sans adversaires notables en face. Le club investi par des fonds qataris (QSI) depuis 2011, a tâtonné relativement pour assurer une place de barragiste dans la nouvelle formule type championnat de la Ligue des champions 2024-2025. Arrivés 15ème du classement loin derrière Liverpool qui a dominé largement cette phase, les poulains du technicien espagnol Luis Enrique l’ont retrouvé en huitièmes. Avant le match aller, tout le monde observateur du ballon rond avait hâte de voir le club français évoluer face au rouleau compresseur qu’est redevenu Liverpool du « fusilier » égyptien Mohamed Salah et ses coéquipiers. Finalement dans son jardin du Parc des Princes, c’est le PSG qui domina les débats dans le jeu mais perd par un court succès (0-1) obtenu par les anglais au final. Le match retour s’est joué à Liverpool dans le mythique Anfield Road, bouillonnant stade du club. Ici, l’homme en forme intenable du moment côté parisien marque rapidement (12ème minute) profitant d’un cafouillage entre le gardien de Liverpool et ses défenseurs centraux. Il s’agit d’Ousmane Dembélé, mettant les équipes à égalité parfaite sur les 2 rencontres cumulées (1-1). Le franco-mauritanien et ses camarades ont tenu fermement face aux assauts anglais jusqu’à la fin des prolongations avec un match plein qui marque les esprits. Ils ont réussi à déjouer l’équipe de Liverpool avant d’acter son élimination à la séance des tirs au but (4 – 1). À noter la Top prestation réalisée par le gardien du PSG, l’italien Gianluigi Donnarumma.

Le joueur Dembélé (27 ans) affiche une palpitante métamorphose ces derniers temps, le Nº10 parisien marque beaucoup au championnat et devient une pièce décisive dans l’attaque du club. Actuellement il peut se vanter d’un bilan de 36 matchs pour 29 buts marqués sur la saison en cours 2024/2025. L’arrimage entre sa technique et sa rapidité d’exécution semble trouver une solide efficacité devant les cages adverses. Et les ambitions de son équipe dans cette compétition phare du football européen sont plus que légitimes et atteignables. La prochaine manche sera les quarts de finale prévus à la mi-avril et le PSG affrontera d’autres anglais, ceux d’Aston Villa.

À suivre…

13 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

● Interview avec Moussa Khairy : « nous avons une équipe compétitive et l’ambition de remporter le titre » | le Quotidien de Nouakchott (Mauritanie)

Président-Fondateur du FC Khaïry (2005), ancien vice- président de la FFRIM, ancien président de la Ligue Régionale de Nouakchott-Ouest, président du FC Tevragh Zeïna, Moussa Khaïry que l’on ne présente plus est avant tout un opérateur économique spécialisé dans la lunetterie.

A côté de son parcours atypique dans la profession, c’est aussi un responsable sportif et mécène.

Il a bien voulu se prêter à nos questions, en nous livrant ses impressions sur les questions de l’heure du football national.

Entretien :

Question : À la faveur d’une pause après la 7ème journée de la SUPER D1, le FC Tevragh Zeïna occupe la troisième place au classement provisoire avec 13 points, derrière Nouakchott King’s (14 points) et à trois longueurs du leader Al Hilal. Quel est votre regard sur cette situation ?

Réponse : Merci pour l’intérêt que vous portez au sport en général et au football en particulier. Concernant votre question, il est encore tôt pour tirer des conclusions sur le classement ou le niveau réel des équipes. Nous n’en sommes qu’à la 7ème journée. Cela dit, le FC Tevragh Zeïna reste fidèle à son statut. Depuis une dizaine d’années, nous sommes régulièrement dans le Top 4, terminant souvent en 2ème ou 3ème place lors des trois dernières saisons. Être dans cette position est déjà un objectif en soi, pour nous. Le championnat est encore long, et beaucoup de choses peuvent se passer. Reposez-moi la question lors de la phase retour, si nous sommes en tête ou non. En attendant, nous restons concentrés et espérons atteindre nos objectifs, Inch’Allah.

Question: Depuis votre dernier titre de champion en 2015-2016, vous courez derrière une nouvelle consécration. Pensez-vous pouvoir reconquérir le titre cette saison ?

Réponse : Il est vrai que, comme beaucoup d’autres clubs, nous avons connu une période sans titre. Cependant, nous avons remporté la Coupe nationale en 2020 et avons aussi représenté la Mauritanie avec honneur sur la scène continentale. Quant à cette saison, nous avons une équipe compétitive et l’ambition de viser le titre. Mais, comme je l’ai mentionné plus tôt, il est encore trop tôt pour prédire le sprint final. Nous espérons confirmer notre potentiel sur le terrain, tout en restant conscients des aléas du football.

Question : Les Mourabitounes ont été éliminés de la CAN 2025 malgré leur victoire contre le Cap-Vert. Quel est votre sentiment sur leur parcours et quelles leçons en tirez-vous ?

Réponse : Comme tout Mauritanien, j’ai été déçu par cette élimination. Cependant, il est important de rappeler que la Mauritanie a participé à trois CAN consécutives avant cette édition. Je pense qu’il est temps de renforcer nos clubs locaux et d’en faire une base solide pour l’équipe nationale. Les exemples du Soudan ou du Sénégal montrent que des équipes nationales compétitives s’appuient sur des championnats locaux solides. Cela nécessitera des investissements en infrastructures, en formation, et un engagement accru de l’État envers les clubs de l’élite.

Question : Malgré cette élimination, les Mourabitounes restent engagés dans les qualifications pour la Coupe du Monde 2026 et le CHAN 2024, quelles sont vos attentes ?

Réponse : Les éliminatoires pour la Coupe du Monde 2026 seront extrêmement difficiles, car la Mauritanie est en bas du classement. En revanche, pour le CHAN 2024, face au Mali, nous avons une chance réelle si nous préparons l’équipe sérieusement. Cela nécessite une rigueur tactique, un soutien accru au championnat local, et une discipline mentale sans faille. L’expérience passée nous a montré que nous pouvons surprendre, comme lors du CHAN 2014. Avec une bonne organisation et une préparation adéquate, un exploit est tout à fait envisageable.

Question : Que pensez-vous de la participation des deux clubs Soudanais Al Hilal et Al Merrikh au championnat national ?

Réponse : C’est une opportunité pour les clubs Mauritaniens de se mesurer à des équipes structurées et expérimentées. Cela permettra d’acquérir de l’expérience, même si le fossé entre nos clubs reste important sur les plans financier et logistique. Cependant, l’ajout de ces équipes allonge le calendrier du championnat, ce qui impacte les budgets des clubs. J’espère que la Fédération et l’État tiendront compte de ces défis financiers.

Question: Comment voyez-vous le départ d’Amir Abdou et l’arrivée d’Aritz Lopez Garai à la tête des Mourabitounes ?

Réponse : Le départ d’Amir Abdou est naturel après des contreperformances. À mon avis, son contrat n’aurait pas dû être renouvelé après la CAN Ivoirienne. Quant à Lopez Garai, il a montré des résultats prometteurs, notamment avec le FC Nouadhibou et lors du tournoi COTIF U-20, en Espagne C’est une opportunité de renouvellement et de changement positif pour l’équipe nationale.

Question: Vous jouez la finale de la Coupe du Président dans quelques jours, comment se déroule la préparation ?

Réponse : La préparation suit son cours, en parallèle avec celle du championnat. Une finale est toujours spéciale : elle ne se joue pas, elle se gagne. Nous espérons offrir une belle performance et ramener le trophée au FC Tevragh Zeïna.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=779174

● Éliminatoires CAN 2025 au Maroc : Fin de cycle pour les Mourabitounes [farafinaInfo]

Pas de CAN 2025 au Maroc pour les Mourabitounes. Les dés sont jetés depuis ce lundi 19 novembre 2024, malgré une victoire (1-0) contre les Requins Bleus du Cap-Vert. Le nul (1-1) arraché par le Botswana face à l’Égypte au Caire leur offre le second ticket de qualification. Bref, c’est terminé pour la bande d’Emir Abdou, dont le départ semble inéluctable.

Retour sur l’échec
À une époque, la Mauritanie se vantait, à juste titre, d’appartenir au top 20 africain. Aujourd’hui, elle n’est même plus dans le top 24 et va reculer au prochain classement FIFA. Ce déclin trouve ses racines dans des choix techniques discutables et une absence de fond de jeu. Deux victoires à domicile et un nul ne suffisent pas à mériter une quatrième qualification consécutive à la CAN.

L’entraîneur, Emir Abdou, est pointé du doigt pour ses choix subjectifs et un manque d’inspiration tactique. L’équipe nationale s’est souvent montrée désorganisée : absence d’engagement, finition défaillante, discipline insuffisante. L’impression générale est celle d’une équipe sans repères.

Une gestion financière et structurelle questionnable
Sur le plan financier, l’État n’a pas ménagé ses efforts : salaires élevés, primes généreuses, prises en charge logistiques coûteuses, délégations pléthoriques. Mais tout cela n’a pas suffi, car les priorités étaient mal définies. Les ressources auraient dû être mieux réparties pour renforcer les clubs locaux et structurer la base du football mauritanien. Une équipe nationale forte doit s’appuyer sur des clubs solides et bien organisés. Or, les clubs nationaux manquent cruellement de soutien et de sponsors, et le niveau du championnat en souffre.

Cette année encore, aucune équipe mauritanienne n’a accédé aux phases de poules des compétitions africaines. L’absence d’académies de haut niveau, combinée à un déficit criant d’infrastructures modernes, complique davantage la situation. De même, la formation des encadreurs est insuffisante pour détecter et développer les jeunes talents.

La fin d’un modèle, un nouveau départ nécessaire
L’échec des Mourabitounes doit être une leçon. La politique actuelle, axée sur les joueurs expatriés, a atteint ses limites. Bien que les expatriés aient leur rôle à jouer, l’accent doit désormais être mis sur les joueurs locaux, qui forment un vaste réservoir de talents. Pour cela, il faut également réhabiliter et valoriser les techniciens nationaux, souvent marginalises. D’autres nations, comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Maroc, ont bâti leur succès sur des bases locales solides, combinées à des apports extérieurs ciblés. La Mauritanie ne manque pas de techniciens compétents, mais ils doivent être soutenus et bénéficier des mêmes conditions que leurs homologues étrangers.

Pour un renouveau du football mauritanien
L’élimination des Mourabitounes doit marquer un tournant. L’État, en tant que principal responsable, doit initier une réforme en profondeur, impliquant tous les acteurs du football. Un diagnostic complet est nécessaire pour élaborer une stratégie à long terme. Cela pourrait inclure la mise en place d’un Comité National Provisoire (CNP) chargé de redéfinir les priorités et de relancer les clubs locaux.

Il est impératif de recentrer les efforts sur le développement des infrastructures, des académies et des formations. Un championnat local compétitif est la clé d’une équipe nationale performante. Il est temps d’éloigner le complexe d’infériorité qui gangrène le football mauritanien et de redonner espoir à tous les passionnés.

Un nouveau chapitre doit s’écrire, avec méthode, rigueur et vision.

~ Par Mohamed Feily

• Lien média https://farafinainfo.com/el-can-maroc-2025-fin-de-cycle-pour-les-mourabitounes/?fbclid=IwY2xjawGsjwNleHRuA2FlbQIxMQABHdQI3T5QHFfKYjfZigfI5RuyYNuLab_baB0FK0CAHHu1NrwkYao3_8TpMw_aem_WfDw-n2dQHMtqsHjcVkV-g

● Coupe du monde 2034 : « La FIFA a un sentiment d’impunité et n’écoute personne » Par Jean-Michel De Waele [RTBF Sport]

À un mois de l’attribution officielle des Coupes du monde 2030 et 2034 de football, Jean-Michel De Waele, professeur en sciences politiques à l’ULB, a tiré la sonnette d’alarme au micro de Quentin Weckhuysen.

Ce lundi, Amnesty International a publié un communiqué pour dénoncer les problèmes de droits humains en Arabie Saoudite où la Coupe du monde 2034 devrait être organisée mais aussi en Espagne, au Maroc et au Portugal, qui devraient accueillir l’édition précédente. Selon notre interlocuteur, l’édition prévue dans le Moyen-Orient remet la lumière sur des problèmes déjà connus. « Cela pose des questions fondamentales à l’étique du sport, commence-t-il. L’Arabie Saoudite viole à peu près tous les droits humains possibles et imaginables et soutient des mouvements peu recommandables. Comme au Qatar, il y a des questions du droit des travailleurs car il va falloir construire de très nombreux stades. Des travailleurs seront sans doute importés et on sait bien que ces pays ne se distinguent pas par leur respect des droits sociaux. Des questions concernant l’environnement se posent également. C’est assez aberrant. Malgré la différence que l’on peut avoir, par exemple, entre l’Europe et les États-Unis, en termes de valeurs, personne ne peut défendre l’idée que l’Arabie Saoudite est recommandable et un exemple. Faire cela, c’est aider l’une des dictatures les plus sinistres qui soient. »

Selon lui, les responsables de ces décisions sont tout désignés. « Les grandes organisations sportives comme la FIFA ou l’UEFA n’écoutent strictement personne. Des joueurs demandent à diminuer le nombre de matches par an, elles ne les écoutent pas. Il y a des questions environnements qu’elles n’écoutent pas tout comme les problèmes de corruption. Certes, il y a eu des doutes et des protestations mais le Mondial au Qatar s’est déroulé sans équipe qui aurait refusé d’y aller ou de joueur qui serait sortie du terrain. Cela a renforcé le sentiment d’impunité totale. La FIFA et l’UEFA peuvent violer tout ce qu’elles veulent sans réellement y avoir de prix à payer. »

Pour Jean-Michel De Waele, l’édition 2022 au Qatar pourrait, en quelque sorte, aider l’Arabie Saoudite à ne pas s’inquiéter outre-mesure du respect des droits humains. « Au Qatar, on s’est beaucoup inquiété du sort des travailleurs. Est-ce que quelqu’un et allé voir si le pays a tenu ses promesses ? On nous a un peu endormis en disant qu’il y a des progrès mais qu’en est-il désormais ? Malheureusement, on ne revient pas dessus, ce qui est regrettable car cela mettrait la pression sur les organisateurs en leur montrant qu’on serait toujours attentifs par la suite. Il y a un besoin de mobilisation des personnes qui considèrent ces enjeux comme extrêmement importants. »

Pourtant, la FIFA avait mis en place un règlement dans lequel un certain respect des droits humains était indispensable pour organiser un tel événement. « Ces règlements sont faits pour se donner bonne conscience, pas pour être respectés. Si on voulait respecter l’éthique du sport et ces valeurs que peut transmettre le sport, il ne serait pas organisé de cette manière. C’est devenu du business, seule la rentabilisation compte. On montre aussi des images du championnat en Arabie saoudite, ce qui est très choquant de mon point de vue. Il n’intéresse pas grand monde mais l’argent fait foi. »

Malgré cette situation difficile, tout n’est pas noir pour autant selon lui, même s’il sera difficile de changer le cours des choses. « Je reste optimiste car je pense que les amateurs de sport ouvrent de plus en plus les yeux. On voit bien que ce n’est plus possible de tenir un discours très naïf qui présenterait le sport et la politique comme étant des éléments différents, on l’a vu avec la sanction du CIO envers la Russie. Les supporters ont une grande capacité de mobilisation mais c’est plus difficile pour les équipes nationales. En club, les clubs de supporters se voient et sont organisés, ce qui est moins le cas en équipes nationales. Dans certains pays, le sentiment de fierté nationale finit par l’emporter par rapport à la défense des droits humains. Il faut vraiment intervenir, agir et envoyer des messages très clairs. C’est un peu désespérant de voir que c’est toujours Amnesty qui doit sonner la cloche pour dire que ça ne va pas et pas les joueurs ou les fédérations nationales. Nous sommes dans une société où l’argent achète tout, y compris les consciences humaines. »

• Lien média https://www.rtbf.be/article/coupe-du-monde-2034-la-fifa-a-un-sentiment-d-impunite-et-n-ecoute-personne-11462000?fbclid=IwY2xjawGfUPtleHRuA2FlbQIxMQABHbapiJOdC_cp5TVM92HEjXAL03pT6TxlR8aUWnjJyUrTUAX1kdKV7ft5nw_aem_AhTL2A-bO8x65vl4vRutTQ

● Amir Abdou en pourparlers avec l’Espérance de Tunis


Actuel sélectionneur de la Mauritanie en instance de départ, Amir Abdou discute avec l’Espérance Sportive de Tunis qui s’est tout juste séparée de son entraîneur portugais Miguel Cardoso. Il n’est toutefois pas le seul coach pisté.

~ Par Romain Molina

Prolongé deux ans en février dernier suite à une CAN 2023 réussie avec une victoire épique face à l’Algérie en phase de poules, Amir Abdou sait que son destin est pratiquement scellé.

Dernière de son groupe de qualifications à la Coupe du monde avec un point en quatre matchs, la Mauritanie est également dernière dans sa poule d’éliminatoires à la prochaine Coupe d’Afrique avec une victoire en quatre rencontres, en attendant les deux derniers matchs face au Botswana, puis face au Cap-Vert.

Mécontente des performances, et également d’une relation tendue en interne, la Fédération mauritanienne de football ne cache pas en privé son envie de tourner la page si l’équipe nationale ne parvient pas à se qualifier pour la CAN 2025. Une situation connue par Amir Abdou qui déplore des retards de salaire (malgré sa revalorisation salariale au moment de sa prolongation) et qui prospecte depuis un moment à travers le continent.

L’Espérance veut se donner du temps

Si plusieurs équipes ont tenté des approches timides depuis la CAN, l’Espérance est aujourd’hui la piste la plus sérieuse pour l’ancien sélectionneur des Comores qui s’est même déplacé à Tunis cette semaine.

Après un début de saison raté en championnat (sixième du classement) et une défaite à Zarzis, l’EST a limogé Miguel Cardoso qui avait pourtant ramené le club en finale de Ligue des champions il y a quelques mois.

Si le président Hamdi Medded assure en coulisses vouloir se « donner du temps » pour faire le bon choix, les candidatures se précipitent sur son bureau. D’autres entraîneurs ont déjà entamé des pourparlers avec des agents ou intermédiaires proches de la direction.

Dans l’attente d’une solution, l’intérim sera assuré par Skander Kasri.

Romain MOLINA

• Lien média https://sportnewsafrica.com/news-football/amir-abdou-en-pourparlers-avec-lesperance-de-tunis/?fbclid=IwY2xjawGHkJ5leHRuA2FlbQIxMQABHVaNv9dl_1Ru-8KcamYo-eWk0Aoof3iSh3CvH6WlGKa8oPA5u_ZOzFCxrg_aem_3YsIC4Cn-IH_DEemQ5tzzA

● Le cas K. Mbappé au Real Madrid

📸 page Facebook RM

Le schéma sportif de l’instant :  la palpitante Liga est sa troisième journée sur 38 prévues, le marathon de la League des champions n’a pas commencé et d’autres challenges périphériques comme la coupe d’Espagne (connue la coupe du Roi) vont arriver également. Ainsi, ici c’est un bref élément d’analyse-bilan d’étape sur le cas du capitaine de l’équipe de France. Transféré cet été dans l’illustre parmi les clubs de football à l’échelle mondiale par sa légende et son palmarès, le natif de Bondy tâtonne à ses débuts chez son club de rêve disait-il lors de sa présentation XXL le 16 juillet dernier à Santiago-Bernabéu. Il reste coincé à 1 but en 4 matchs joués (la finale de la supercoupe d’Europe et 3 journées de la liga). Nous avons l’impression qu’il a perdu son explosivité qui fait son atout maître comme type de joueur. Ce joueur connu pour son sprint ravageur dans l’espace de 30 ou 35 mètres du camp adverse, est perçu aujourd’hui comme manquant d’espace face aux défenses. À 25 ans, K Mbappé a certes de la marge, mais à l’image du niveau global actuel de l’équipe, on s’interroge si sa venue n’a pas désarticulé le système de jeu de l’entraîneur italien ou c’est le football pratiqué en terme d’exigence technique dans le championnat espagnol qui fait lui un joueur « normal ». Ça a été dit, il est ce type de joueur à sa prime phénoménalement intenable en rapidité mais force de constater qu’il n’a pas ce génie naturel d’imprévisibilité qui peut dérouter d’une manière sensationnelle. Il dispose d’une « spéciale » avec son double crochet rentrant-sortant ou vice-versa qui devient de plus en plus prévisible pour une défense intelligente de zone en face. Et, son positionnement actuel dans le système madrilène ne semble pas l’aider non plus, occuper le 9 qui devient un « 9 forcé » d’après les commentaires de certains médias espagnols n’a pas été à la hauteur des attentes. Il ne marque pas et n’arrive pas à faire marquer autour non plus. Son entraîneur, l’italien Carlo Ancelotti tient un discours motivant à son endroit devant les médias, mais la production sur le rectangle vert est peu substantielle à ce jour. En championnat, il perd des points bien prenables face à des équipes modestes. L’attaque du meilleur club du monde reste brouillonne et l’élément clé Vinicius Junior qui étalait une grande aisance l’an passé pour animer et débloquer les situations avec l’appui conséquent de l’anglais Jude Bellingham, n’exprime pas assez le volume offensif qu’on lui connaissait. On se demande si c’est l’attaquant tricolore qui, au lieu de bonifier le secteur offensif, dérégle les automatismes tactiques sur le fond et dans l’occupation des espaces…

À suivre…! Le temps du grand bilan est attendu.

Sur ce, paisible Vendredi à TOUS.

30 août 2024

KS