《Contribution au débat dans la perspective de l’élection présidentielle de juin 2019》, par l’universitaire Mamadou Kalidou Ba

✅À lire la contribution d’un universitaire mauritanien🇲🇷. Ici dans son texte, il a salué l’engagement d’éveil citoyen et humaniste GANBANAAXU FEDDE contre la féodalité :

《Contribution au débat dans la perspective de l’élection présidentielle de juin 2019
La perspective de l’échéance électorale en juin prochain nourrit en chaque Mauritanien d’énormes espoirs, mais également d’énormes inquiétudes. Or, observant l’évolution du débat politique dans notre pays, je constate qu’en dépit de l’imminence de ce rendez-vous électoral et de l’auto proclamation de certaines candidatures, le discours des uns et des autres est essentiellement caractérisé par la platitude et l’imprécision. Parmi ceux qui se sont jusque là exprimés, personne n’indexe avec précision les grands maux de la Mauritanie, et les remèdes qui leurs sont appropriés. Messieurs les candidats, arrêter donc avec vos discours vagues et dites-nous quels problèmes vous traiterez et comment !
Aussi ma grande crainte est que la Mauritanie traverse ces élections présidentielles en ne mettant pas sur la table des débats, les vrais problèmes qui minent sa stabilité et engagent son pronostic vital.
Certes de nombreux mauritaniens sont tenaillés par la pauvreté, de nombreux autres n’ont pas accès aux soins de santé de base et à l’éducation élémentaire, mais les plus grands maux de notre pays qui menacent son existence par ces temps d’instabilité, c’est le racisme d’Etat et l’esclavage.

I. Le racisme d’Etat

Le racisme d’Etat frappe les populations négro-africaines que sont les Peuls, les Soninko, et les wolofs et les plonge dans une terrible frustration d’être des pseudo-citoyens à la dignité constamment bafouée. Ce racisme s’enracine dans notre loi organique se manifeste essentiellement sur deux plans :

1.1. La discrimination linguistique et culturelle est instituée par l’article 6 de la constitution mauritanienne qui stipule : « Les langues nationales sont l’arabe, le poular, le soninké et le wolof. La langue officielle est l’arabe ».
A cause et au nom de cette loi les Peuls, les Soninkés et les Wolofs dont je fais partie n’ont pas le droit de suivre, avec le même temps d’antenne, le journal à la télévision et à la radio comme leurs compatriotes arabophones ; ils sont réduits à écouter leurs responsables politiques (président, ministres …) et administratifs (gouverneurs, préfets, chefs d’arrondissement …), les applaudir sans jamais rien comprendre de ce qu’ils ont dit ! Les cadres négro-africains sont honteusement isolés et discriminés dans toutes les réunions, uniquement parce qu’ils ne parlent pas hassaniya-arabe ! Moi-même à l’université de Nouakchott, je ne cesse de subir cet isolement à travers lequel on me fait clairement comprendre que tant que je ne parlerai pas hassaniya je n’aurai jamais les mêmes droits que les autres universitaires…

1.2. La deuxième discrimination est celle de la représentativité à tous les niveaux de la sphère politique, économique et administrative. Les Peuls, Soninkes, Hratines et wolofs sont sous-représentés dans la hiérarchie de l’Etat au point que le déséquilibre s’apparente à une forme d’apartheid. En effet, c’est plus de 90% des postes politiques et administratifs (y compris dans les forces armées et de sécurité), de notre pays qui sont occupés par les membres de la seule communauté beydane dont le poids démographique ne dépasse pourtant pas les 30% de la population mauritanienne.
Oui, je sais que c’est presque un tabou que de s’exprimer en ces termes, que certains se précipiteront pour me traiter de communautariste, voire de « raciste », mais les méfaits sont si têtus que pour leur trouver des solutions nous n’avons d’autres choix que celui de souligner d’abord la réalité accablante… Et puis franchement, traiter de « racistes » ceux qui ont le courage de dénoncer le racisme, c’est « démodé » ! Alors trouvez autre chose.

II.L’esclavage et la féodalité

Un pays à l’aube du troisième millénaire qui aspire à jouer un rôle au concert des nations, ne saurait s’accommoder ni de l’esclavage, ni de la féodalité. Or selon des voix autorisées, l’esclavage frappe plus de 20% de nos compatriotes de la communauté haratine et la féodalité plus de 30% de nos compatriotes peuls, soninkés et dans une très moindre mesure wolofs. C’est ici l’occasion pour moi d’apporter mon soutien au mouvement « Gambanaaxou fedde » qui incarne une volonté claire de combattre les discriminations statutaires en milieu soninké.
La persistance de l’esclavage et sa survivance à travers la féodalité sont une insulte à notre conscience humaine et une tache déshonorante sur tous les emblèmes de notre souveraineté nationale.
L’esclavage et la féodalité doivent être reconnus comme des endémies et traitées avec des remèdes de cheval pour permettre une renaissance de notre patrie qui pourrait alors être fière d’elle-même.

III. Esquisse de solutions :

Pour en finir avec le racisme d’Etat et instaurer une citoyenneté véritable en Mauritanie, les candidats crédibles aux prochaines élections présidentielles ne peuvent faire l’économie de ces engagements:

3.1. Modifier la constitution de la Mauritanie en introduisant, notamment dans l’article 6, l’officialisation du poular, du soninké et du wolof aux côtés de l’arabe, cela au nom de l’égalité des Mauritaniens toutes communautés confondues ;

3.2. Introduire dans la constitution une loi imposant, dans toutes les nominations officielles, une représentativité numérique de un tiers (1/3) des membres de chacun des trois grands groupes communautaires de notre pays : les Beydanes 1/3, les Hratines 1/3 et les Négro-africains (Peuls, Soninké, wolof), 1/3.

3.3.Autoriser les associations de lutte contre l’esclavage, soutenues par des unités de la gendarmerie nationale à effectuer à travers le pays des missions inopinées destinées à débusquer les esclavagistes pour les traduire devant les tribunaux spécialisés et surtout veiller à ce que ceux-ci disent les lois dans toute leur rigueur.

3.4. Réformer le secteur de la justice et des forces armées pour les rendre plus conformes à la réalité démographique de la Mauritanie dans toute sa diversité ethnologique.
Le salut de la Mauritanie exige de nous la rupture d’avec le tabou du débat et l’instauration du débat sans tabou afin que naissent des solutions consensuelles qui soient acceptables pour tous.
Chers compatriotes, soyez vigilants et ne votez que pour les candidats qui prennent en charge, explicitement et précisément, ces réformes ! Notre stabilité en dépend !

Mamadou Kalidou BA
Nouakchott le 16 avril 2019.》

Diogountoro – Guidimagha : le chef coutumier et ses administrés devant le tribunal de grande instance de Bobigny

Boubou Ba – Le procès s’inscrit nécessairement dans une durée non maitrisée par les parties.

Il prive les parties toute maitrise sur la solution. Il est un engrenage dont les parties ne décident pas la progression. La justice étatique décide radicalement qui a raison et tort, distingue le gagnant du perdant. Le coût final du procès dépend en général des complications qui ne sont pas envisageables lorsqu’il est introduit, d’où l’intérêt de faire appel aux modes amiables de règlement des conflits.

N’a-t-on pas coutume de dire : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. La plus mauvaise transaction est meilleure que le meilleur procès ».

La justice amiable constitue une thérapie qui a pour but de briser le cercle infernal de la violence et de la contre violence afin de rétablir l’harmonie et la paix sociale. En effet, si jadis la fierté d’un Soninké, c’était de se glorifier de ne jamais mis pied au commissariat, aujourd’hui le voilà grimper la marche du palais de justice français. C’est peut-être la fin du royaume Soninké du 21eme siècle ou du moins le souverain mésopotamien du VIIème siècle.

Les descendants de Wagadu :

Si quelqu’un m’avait raconté hier, cette chaine judiciaire, c’est-à-dire les voilà venir le chef et ses conseillers d’un côté et de l’autre ses administrés devant le juge français pour trancher un litige qui les oppose, j’aurais tendance à imaginer que c’est le retour de « Wagadu Bida ».

Malheureusement, cette chaine judiciaire a eu lieu et s’est déroulée devant mes yeux à 9h30 au tribunal de grande instance de Bobigny (TGI). Les mots me manquent pour qualifier cette audience judiciaire que j’ai assistée ce lundi 25 mars 2019, devant le juge de référé du TGI de Bobigny avec un public-immigré, tous « ressortissants de Diogountouro », dans la Commune de Ghabou. J’étais pétrifié et écœuré de voir ceux qui se réclament « descendants de Wagadu » se trainent devant un magistrat étranger pour des faits qui peuvent se régler à l’amiable si nous étions véridique et honnête avec nous. Malheureusement, nous avons perdu la sagesse que le roi (Tunka) de Wagadu nous a léguée.

Autant de l’empire du Ghana, il semblerait le roi ou chef était un dirigeant véridique, honnête et sage ; il réglait toutes les affaires de son royaume à l’amiable afin de préserver la paix sociale de la cité. Le roi ou chef de Wagadu, selon les différents récits disposait trois critères qui nous laissent entendre qu’il était un roi justicier : Le roi était un « faiseur de paix » ; il était un « donateur » de ses biens, et ne peut se permettre, sans se déjuger, de repousser les incessantes demandes de ses administrés ; le roi était également un grand « orateur », ayant la maitrise de tous les codes culturels de la cité.

Pourquoi aujourd’hui, les descendants de Wagadu ont-ils perdu cette sagesse de rendre la justice et de dire le Droit ? Pourquoi, les fils du roi sont-ils arrivés devant le juge pour étaler leurs « linges sales » ? Où sont-ils passés les chefs justiciers de Wagadu, pour faire régner la paix et la cohésion dans le royaume ? Nous n’avons pas coutume de dire que, « le linge sale se lave en privé ». Pourquoi, nous ne faisons pas comme la communauté Wolof du Sénégal, en réglant ses affaires dans « le ventre de la famille » ou « dans le ventre du village ». Le maintien de la paix sociale et la tranquillité dans nos cités passent par les modes amiables de règlement des conflits.

Pourquoi sont-ils arrivés devant le juge de référé ?

D’après nos informations fiables, nous nous limitons de prendre les faits à partir d’une réunion. Ainsi, lors d’une réunion du village, le chef coutumier et les dirigeants de l’association de ressortissants de diogountouro (ARD) avaient déclaré oralement comme d’habitude, que la caisse du village disposait d’une somme totale de 147000euros sans pièce justificative à l’appui.

En effet, les jeunes du village ayant connaissance de ses droits et devoirs, avaient organisé plusieurs rencontres avec le chef coutumier du village et l’Association des Ressortissants de Diogountouro (ARD), dirigée par une poignée de gens (pour ne pas dire un clan), dont certains sont à la fois conseillers du chef coutumier et membre du bureau exécutif de ladite association, pour demander de comptes sur la gestion financière de l’association communautaire, c’est-à-dire les relèves bancaires et tout autre document nécessaire attestant la gestion transparente du bien commun. Bien sûr que oui, ils sont en droit de demander ou va leur argent et comment a été utilisé cet argent.

La jeunesse a également demandé au chef coutumier et le bureau exécutif de l’association de procéder à un changement des mentalités sur les instances associatives du village, c’est-à-dire à ne pas rester coller sur les patronymes (pour ne pas dire l’esclavagisme) des uns et des autres pour designer telle ou telle personne mais plutôt à regarder du côté des compétences et d’expériences pour faire avancer les choses dans le bon sens. La réponse du chef coutumier et le président de l’association est sans appel.

Le chef coutumier et l’association (ARD) disent tous pas question de leur fournir les relèves bancaires et tout autre document attestant la gestion du bien commun. Cela revient à dire taisez-vous, on n’a pas de compte à vous rendre et vous n’avez aucun droit sur vos propres biens. Apres plusieurs tentatives de médiation auprès du chef coutumier et auprès de l’association, qui n’ont donné des résultats positifs. Ainsi, les jeunes décident de saisir la justice pour faire valoir leur droit sur le bien commun.

Les faits :

Les jeunes sollicitent les compétences et l’expertises d’un avocat et docteur en Droit, Maître AKUSSON, un professionnel aguerri du Droit. Ainsi, maître Akusson, par un courrier du 31 octobre 2018 envoyé au chef coutumier et au président de l’association(ARD), demande à la partie défenderesse de lui communiquer tout document comptable susceptible d’attester de la gestion transparente des fonds de l’association. Le 17 nombre, le président de l’association (ARD) a envoyé une réponse lapidaire à l’avocat maître Akusson : « en ma qualité de président de l’ARD, je vous informe qu’il y a une totale transparence quant à la gestion des comptes et à la communication des soldes des comptes… ».

Une réponse non juridique mais plutôt littéraire, car l’avocat n’a pas demandé de verbes mais plutôt de pièces justificatives. Ainsi, n’ayant pas satisfait de la réponse du président de l’association, le 26 novembre 2018, l’avocat de la partie demanderesse a envoyé un 2eme courrier au chef coutumier et au président de l’association, faute des réponses claires accompagnées des pièces justificatives il sera obligé de saisir le juge de référé, c’est-à-dire le juge de l’urgence.

N’ayant pas obtenu une réponse, maître Akusson, à la demande de ses clients a saisi le président du tribunal de grande instance de Bobigny en référé, pour des faits de pratiques d’esclavagistes, de faits de discrimination au sein des instances associatives et une gestion opaque des ressources de l’association. Les faits sont grave, je dirais très grave même au regard du code pénal français. Enfin, il a demandé également au juge qu’un administrateur ad ’hoc soit désigné à la tête de l’association et que les documents demandés soient communiqués par force.

L’audience devant le juge :

Les deux parties sont convoquées à 9h30 du matin devant le juge. Apres un bref rappel des faits et un échange de quelques documents entre avocats et juge. Madame, la juge a donné la parole à l’avocate de la partie défenderesse. Celle-ci a soulève l’irrecevabilité de la demande de la partie adverse faute de qualité à agir en justice et défaut d’intérêt, car selon l’avocate les plaignants ne disposent pas des preuves attestant leur appartenance à l’association. Ainsi, l’avocat de la partie demanderesse maître et docteur en Droit Akusson, a pris la parole pour démontrer l’appartenance de ses clients à l’association et demande au juge à ce qu’un administrateur ad ’hoc soit désigné afin de mettre l’ordre dans cette association.

Madame, la juge après avoir écouté les deux parties et au vu de la complexité du dossier, elle a décidé de renvoyer l’audience au 10 avril 2019. Ce faisant, avons-nous d’autres solutions pour éviter le chaos ? Oui, évidemment nous avons une panoplie des solutions amiables (médiation, conciliation, arbitrage, négociation…) entre nos mains, qui nous permet de régler cette affaire à l’amiable sans que le juge ne soit au courant de ses linges sales. La justice négociée permet de préserver les liens sociaux et nous dirige vers une pacification de nos relations.

Elle recèle d’ailleurs plusieurs enjeux : l’apaisement des ruptures de la communauté avec la mise en avant de l’intérêt de la communauté, mais aussi la déjudiciarisation de la procédure de la gestion du conflit. J’en appelle à la sagesse et à la responsabilité de toutes les parties au procès d’aller sursoir au tour d’une table afin de pouvoir trouver une solution amiable et consensuelle pour le bien du village.

Ba – Boubou

Doctorant-Chercheur en Droit à Paris

Stagiaire à la Cour de cassation de France

🔘Crédit source : cridem.org

LE CHOIX UTILE, UNE NÉCESSITE POUR UN RENOUVEAU ASSURÉ

Amadou Hampâté Ba disait: chacun possède sa vérité. Mais l’unique vérité, est celle qui se trouve au centre ». Celle-là, tout le monde la connait. Tout le monde peut la refuser aussi.

Nous arrivons bientôt et enfin au bout du tunnel. Nous avions tant espéré quand nous l’apercevions. Nous avions mis à disposition toute notre énergie, avions bravé tous les obstacles, avions contourné tous les pièges. Nous y avons laissé parfois notre sang, les être les plus chers aussi. Nos convictions, certes toujours vivantes, ont perdu, parfois et au fil de notre parcours parsemé d’obstacles, de la force. Nos espoirs nourris par des promesses, bon gré mal gré jamais tenues, se sont amenuisés. Nous avions couru, marché, rampé pour sortir de ce tunnel. Nous arrivons au bout de cette aventure périlleuse, fatigué.

Tous les plans et toutes les stratégies que nous avons réalisés, toutes les idées que nous avons construites, toutes les organisations que nous avons bâties, ont subi les effets néfastes des politiques divisionnistes que nous combattons au cours de notre passage vers la liberté.

L’opposition Mauritanienne n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle est restée dans son état embryonnaire. Malgré ses manquements et ses faiblesses, elle lutte et toujours pour un peuple qui le suit du mieux qu’il peut. Mais elle chavire sûrement.

Elle commence à montrer des signes d’épuisement et d’abandon à 3 mois des élections présidentielles. Son manque de pragmatisme, de force de propositions, de vision réelle et de présence active dans les efforts de lutte et son absence totale tout à fait constatée sur la scène de ladite lutte lui font perdre toute crédibilité, si crédibilité il y a eu. Elle n’a plus les moyens d’unir le peuple.

Et maintenant ?

Nous sommes au moins sûrs d’une chose : elle ne pourra pas faire de miracle. Elle ne pourra pas changer la donne. En 3 mois, il lui sera impossible de combler un retard de 27 ans, partant de l’année 1992. Ainsi donc, sa cote de confiance baisse depuis 27 ans. C’est ainsi que les Mauritaniens ont exprimé ce sentiment lors des précédentes élections régionales, législatives et municipales et les résultats en disent long sur leurs réponses.

Il y-a-t-il encore une lueur d’espoir ?

Le fait de concéder un bien commun lorsqu’on a plus les moyens de le gérer ne nous en retire pas pour autant toutes les responsabilités. On a juste permis la croissance de ce bien partant sur de nouvelles bases. Quand le capitaine d’un bateau n’est plus apte à diriger son navire, et de surcroit défectueux, on doit oser céder les responsabilités à celui qui est capable d’en assurer la manœuvre et la survie des occupants jusqu’à bon port.

Ceci dit, la Mauritanie va très mal. La démarche de l’opposition, en ces temps de crise, fait dormir le peuple et le rend faible et de plus en plus vulnérable. Elle est entrain de livrer le peuple à un nouveau prédateur.

De grâce, soyons lucide. Nous avons déjà assez souffert à cause de nous-même, de notre vision, de notre comportement à caractère ethniciste, féodaliste et communautariste. Ce sont des tares qui nous gangrènent dans notre propre chair au point de nous aveugler.

Oui, le Mauritanien et la prise de risque, si risque il y a, ne font pas bon ménage. Mais je crois que nous n’avons plus droit à l’erreur. Puisse que nous avons aussi la liberté d’opter pour le camp de l’erreur, nous pouvons aussi aller dans ce sens pour les mêmes raisons qui nous ont motivées auparavant et qui nous ramènent toujours au point de départ.

Aujourd’hui, laissons-nous guidés par le temps pour construire votre conviction de demain. Mais dans l’immédiat, étant donnée l’urgence de l’instant, pensons utile.

Choisir Biram Dah Abeid, est une nécessité. Nous avons accumulé des échecs et l’engagement de Biram est bien né de ces périodes d’échecs-là. Il est le modèle d’homme qui présente toutes les caractéristiques d’une personne d’abord normale mais aussi faite pour lutter de façon mesurée contre un système de gouvernance de cette dimension. Il a démontré, avec pugnacité, caractère, combativité, volontarisme, hardiesse une prise de position ferme et constante, a pris des risques vis-à-vis de lui-même, de sa personne, de sa famille, de ses amis, de son entourage, a créé la peur dans les rangs du pouvoir, a engendré l’explosion des tendances traditionnelles, a changé les esprits et les comportements de la société, a fait connaitre notre lutte et nos souffrances, et nos malheurs, et nos craintes, et nos revendications auprès des instantes internationales. Au niveau national, Biram Dah Abeid vit nos problèmes à travers ses actions d’accompagnement dans notre quotidien. Il est entrain de briser les barrières.

Quoi de plus ? Faut-il être un surhomme pour mériter la sympathie d’un Mauritanien avec autant de qualités démontrées par l’action?

Les autres leaders auraient voulu faire autant mais ils ont échoué et il faut l’accepter. Mais ce n’est pas, pour autant, terminé pour eux. Biram a besoin d’eux comme ils ont besoin de lui. Il suffit tout sobrement de lui tendre la main. C’est aussi simple que ça !

Biram dah n’est pas parfait. Ce n’est pas Dieu. Il reste un mortel. Mais nous autres, mauritaniens mortels que nous sommes aussi, devons lui exprimer notre reconnaissance, notre sympathie et l’aider à rendre son travail utile, tout en louant le travail fait par ceux qui ont tenté, avant lui, de faire réaliser les meilleurs projets de société dont nous pouvions rêver tous. Nous resterons libres de nos convictions. Biram n’y changera rien. Il est juste le complément de tous nos manquements.

Il appartient, maintenant, au peuple de décider de son avenir, dès lors qu’il possède la chose intrinsèque, la liberté de penser, de juger, de séparer le bon et le mauvais, et enfin de choisir.

La lutte de ceux qui sont morts pour la cause ne doit pas rester veine.

Biram versus Ghazouani ? Et si nous écoutions nos cœurs, nous ferions le bon choix !

Par Thomas Mag, activiste mauritanien des Droits Humains.

✅Source crédit : Post Facebook de l’auteur (2/3/19)

Sénégal – Élections présidentielles : une Opération « FOQATI » en cours ?

A 12h (GMT), lundi, soit 18 heures après la clôture des bureaux de vote, personne ne peut se prononcer avec certitude sur un tendance qui pourrait être définitive quant à l’issue de ces élections.

Il faut savoir que les résultats qui sortent des bureaux de vote et qui sont remontés dans la presse et dans les QG des candidats sont cumulés et agrégés par différentes sources indépendantes. Et aucune de ces sources ne donne une tendance donnant le président sortant Macky Sall vainqueur au premier tour.

Tout laisse à croire qu’un second tour est inévitable. La question est de savoir si ce sera entre Macky Sall et Idrissa Seck ou entre Macky Sall et Ousmane Sonko car les 2 candidats de l’opposition sont au coude à coude dans toutes les tendances données.

Cette situation est un camouflet pour le président Macky Sall et sa coalition Benno Bokk Yakaar, eux qui chantaient tout haut qu’ils allaient gagner au premier tour dès la fermeture des bureaux de vote, avançant même des scores : 55%, 65%, 75%.

Force est de constater que 18 heures après la fermeture des bureaux de vote, les résultats provisoires cumulés ne permettent toujours pas de donner une tendance confirmant une victoire nette au premier tour du président sortant.

Ce pouvoir avec sa large coalition regroupant les partis APR, PS de Tanor, AFP de Moustapha Niasse et d’autres dinosaures politiques n’arrive toujours pas à obtenir la majorité et ne comprend toujours pas qu’elle a été vomie par le peuple. C’est un échec.

C’est bien sûr un échec malgré tous les actes anti-démocratiques posés par Macky Sall depuis quelques années:

– Décision de confectionner des cartes d’identité biométrique CDEAO dans le seul but de se maintenir au pouvoir

– Emprisonnement et exil de candidats sérieux qu’il ne voulait pas affronter

– Mise en place du système de parrainage pour écarter ceux qu’il ne voudra pas affronter

– Rétention des cartes de centaines de milliers d’électeurs

– Radiation, sans jugement, de dizaines de milliers d’électeurs du fichier électoral

– Tripatouillage du fichier électoral pour faire changer de bureaux de votes des dizaines de milliers d’électeurs favorables à l’opposition

– Création de bureaux fictifs, enrôlement d’étrangers, appel au vote ethnique, participation d’enfants dans le scrutin
– Etc
Aujourd’hui, les urnes ont parlé et à l’heure où j’écris ces lignes aucune tendance ne donne Macky Sall vainqueur au premier tour avec un score net.

Mais, tout le monde a été pris au dépourvu, hier soir, lorsque Mr Boune Dione, ancien premier ministre et directeur de campagne du candidat Macky Sall, est allé s’accaparer les ondes de la RTS, la télévision nationale, aux alentours de minuit, pour déclarer son candidat vainqueur avec plus de 57% (en français) et avec plus de 54% (en woloff). C’est une première dans l’histoire politique du Sénégal. Le premier ministre, par ce geste, a montré son irrespect à l’endroit des institutions et des commissions seules habilitées à proclamer des résultats. Il a aussi fait montre d’une grande irresponsabilité parce que cette sortie peut mettre le feu aux poudres et déclencher des scènes de contestation et donc, de violence. Demain, même si Macky Sall gagne, et que la justice annonce qu’il a gagné, à cause de cette sortie inopinée de Mr Dione, tout le monde doutera des résultats. C’est ce qu’a dénoncé le magistrat Mr Téliko, membre de l’union des magistrats du Sénégal.
Mais tout le monde a compris. Il s’agit là de la mise en application de leur plan « B » : « Opération FOQATI », c’est-à-dire, opération : « Hold-up électoral ». Parce que quels que soient les résultats, il faut qu’ils gagnent au premier tour.
Le peuple sénégalais se laissera-t-il faire ?
Les prochaines heures nous édifieront.

Fodyé Cissé

🔷️Crédit source : Post Facebook (ce jour 25/02/19) de l’auteur

Focus – Immigration clandestine : le Guidimagha en deuil, pleure encore et toujours ses fils !

C’est triste, désolant et endeuillant. Il n’y a pas des mots pour qualifier cette tragédie s’elle se confirme. Le mois de janvier 2019 précisément, le vendredi 11, aurait vu naître un grand deuil partagé sur l’ensemble du territoire Mauritanien, notamment du Guidimagha Mauritanien. Une embarcation clandestine aurait échoué en mer méditerranéenne et a causé la disparition voire la mort de 53 personnes selon des sources. ‘Inalillah we inna ileyhi rajioune’ Qu‘ils soient des élus du paradis. D’après diverses sources et les informations qui circulent sur la toile, on compte parmi ces naufragés, plusieurs personnes de nationalité Mauritanienne, dix-neuf selon certaines. Faut-il dire qu’on pourrait en compter plus car, il ne s’agit pas jusque-là, des chiffres officiels ou avérés.
Le gouvernement mauritanien dit ne pas avoir des informations officielles sur le naufrage, auprès des autorités espagnoles et marocaines, et a promis de chercher toutes les informations nécessaires à ce sujet, mais depuis, le silence est totale. Le gouvernement a démenti en premier temps les infos selon lesquelles, un naufrage a eu lieu, et depuis, aucune déclaration officielle n’a été faite. Cherche-t-on, à étouffer cette affaire au détriment des parents endeuillés ou s’agit-il des rumeurs pour ne pas dire des fausses informations. N’est-il pas du devoir des autorités de faire une déclaration et de compatir à la triste nouvelle, s’elle se confirme, qui a frappé le Guidimagha par une déclaration officielle de condoléances aux familles et à l’ensemble de la région et au peuple Mauritanien indivisible et un ?Toutes les âmes se valent.
Une enquête approfondie doit être diligentée dans le plus bref délai en vue de situer les responsabilités et de savoir réellement ce qui s’est passé à propos de ce naufrage survenu selon certaines sources, entre le Maroc et l’Espagne, pour que les familles puissent faire correctement leurs deuils. On ne peut se servir de prétexte d‘atteinte à l’image du pays, et dessiner l’espoir sur les visages des pauvres parents anéantis déjà par la triste nouvelle de non-retour de leurs enfants. La vérité est leur ultime recours.La solidarité dans des moments difficiles est une preuve d’amour, l’unité nationale tant souhaitée par le peuple Mauritanien ne peut -être vraie, si l’on continue de profiter ou d’ignorer les malheurs de ses semblables.
La Mauritanie, l’on sait, profite des milliards d‘ouguiyas et des millions d‘euros pour lutter contre l’émigration ou l’immigration clandestine chaque année ou pour un soit disant lutte contre ce fléau. Les résultats sont- ils à la hauteur des attentes ? Certainement pas. Les différents pays partenaires dont la Mauritanie, le Maroc, l’Union Européenne, l’Espagne, l’Italie…gagnent à changer de stratégies de lutte contre l’émigration clandestine, en investissant les deux tiers de cet argent destiné à construire un impossible mur de sécurité imaginaire, aux pays de départ par la création d’emplois et des sociétés employant les désespérés qui empruntent ce chemin de la mort… Que constater d‘ailleurs, si ce n’est l’expression d’un désespoir continue et sans fin dans leurs pays d’origine respectifs. Des citoyens qui n’arrivent pas à trouver d’emplois décents et des conditions de vie dignes de ce nom dans leurs pays. Nul ne justifie l’emprunt de cette voie de non-retour que les désespérés empruntent, mais en réalité, ne s’explique-t-elle –pas par le désarroi et l’inconsidération des dirigeants portés à leur égard, ou leur situation dans leurs pays ? Quand les pays de départ et de transit manquent cruellement des opportunités et n’offrent pas d‘emplois dignes de ce nom, il ne faut pas s’attendre à ce que cette politique actuelle de sécurité migratoire retient les gens. Au contraire, il provoque un engouement certain. L’évidence est que, des centaines, voire des milliers de personnes s’adonnent à la mort, en empruntant le chemin de la mort qu’est la voie clandestine sans hésitation pour l’inconnu tous les jours.
L’Etat Mauritanien est-il, en partie responsable de ces tragédies qui frappent ses fils ?

La Mauritanie est l’un des rares pays de la sous-région qui a des potentialités économiques diverses. Le pays exploite diverses ressources dont le poisson, fer, le pétrole, l’or, l’uranium,le sel…. Malgré cette exploitation et les énormes ressources, l’émigration clandestine est monnaie courante. Non seulement, c’est un pays de transit mais aussi des mauritaniens empruntent souvent, le chemin de la mort : les pirogues clandestines avec comme bilan, des dizaines, voire des centaines de morts de nationalité mauritanienne par an. La plupart de ces personnes qui se sacrifie, vient surtout du Guidimagha. Une région peuplée majoritairement par des soninkés. Ils habitent dans le sud du pays notamment dans la région du Guidimagha et le Gorgol et vivent principalement de l’agriculture. Le Guidimagha est l’une des régions de la Mauritanie qui connait le taux d’émigration le plus élevé. Ces populations migrent depuis la nuit des temps pour subvenir à leurs besoins vitaux.
Pourquoi ce peuple émigre –t-il ?
Malgré les potentialités économiques importantes du pays, les soninkés du Guidimagha restent lésés sur le plan économique, social et politique c’est un peuple qui a longtemps souffert des discriminations et qui est resté pendant longtemps éloigné des décisions centrales. Même si des fausses représentations et images font paraître les soninkés comme un peuple de riches en Mauritanie, il faut constater qu’il reste l’un des peuples le plus pauvre de ce pays. C’est insensé et dénué de sens, quand on sait que dans l’organisation ou famille chez les soninkés, seules deux personnes sur dix peuvent subvenir correctement aux besoins de son ménage (nourriture, soins, santé, éducation…). Et, l’organisation familiale nous enseigne aujourd’hui pour la plus part des cas, que ce sont les émigrés et immigrés qui prennent en charge presque toute la famille « élargie au sens soninké ». Un émigré doit subvenir aux besoins d’une dizaine voire une vingtaine de personnes de sa famille. Comment pourra-t-on parler de communauté d‘opulents ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces émigrés ou immigrés pour la plus part des cas, huit sur dix ont regagné l’Europe clandestinement en prenant les pirogues clandestines qui, malheureusement pour certains cas échouent en mer comme aujourd’hui.
La disparition en mer de ces 53 personnes n’est pas une première et non une dernière tant que des politiques de développement adéquates ne sont pas développées dans nos pays, dans notre pays et dans la région du Guidimagha. Le Guidimagha a besoin de survivre, pas avec cette immigration clandestine ou l’émigration légale, mais avec des véritables politiques de développement qui peuvent générer des emplois et retenir les jeunes dans leur pays et leur région. Le désespoir est source de malheur, le Guidimagha est malheureux parce que délaissé par l’Etat. Les jeunes émigrent, pas parce qu’ils veulent, ils émigrent parce qu’ils manquent des emplois, de l’espoir, ils sont abandonnés à leur sort et désorientés par les politiques publiques les excluant. Nul ne doit ne doit pouvoir justifier l’immigration clandestine des jeunes soninkés du Guidimagha dans des situations épouvantables et suicidaires, dans un pays comme la Mauritanie qui regorge des potentialités économiques et dont la population n’atteint même pas quatre millions d‘habitants, si ce n’est que par le fait qu’ils sont laissés pour compte. Il est temps que les besoins et les attentes de cette région soient pris en compte pour éviter à la nation des pertes humaines regrettables et que l’étiquette de Guidimagha suffit et peut suffire -à elle-même s’arrête pour faire place la raison et la réalité d‘une région désemparée qui a besoin de l’appui de l’Etat, des emplois et des infrastructures fiables. La vérité est que, même si le démenti du gouvernement s’avère vrai, il reste toujours que les soninkés du Guidimagha continueront d‘emprunter cette voie, tant qu’ils sont abandonnés à leurs sorts et tant que le chômage frappe au plus haut point. Le Guidimagha s’est vidé de ses et non intellectuels, qui ont rejoint l’Europe par la voie clandestine, à la recherche d’un éventuel moyen de survie de leurs familles, faute d’avoir des emplois décents dans leurs pays.
Espérons qu’avec l’avènement des conseils régionaux récemment installés pour la première fois en Mauritanie, en lieu et place du sénat, que la situation changera, que les fils Mauritaniens du Guidimagha seront impliqués dans les sphères pour ne pas avoir à choisir la voie du désespoir. Car seul le désespoir, le manque d’emploi et le désarroi conduisent à immigrer dans des situations aussi périlleuses. L’Etat peut éviter des morts de ces fils en créant des emplois, en employant les fils du Guidimagha, en investissant dans la région et en les impliquant davantage dans la gestion de nos cités et dans l’administration centrale.

Samba Fofana
Directeur Délégué de publication de linformation.net

Soucre crédit : Post Facebook de l’auteur

« Justice, Justice et encore Justice ! » Par l’honorable député Coumba Dada Kane, vice-présidente d’IRA-MAURITANIE

Monsieur le Président
Chers collègues députés

Je n’ai pas marché le mercredi 09 janvier 2019. Je m’en félicite.
Le refus de prendre part à cette mise en scène, c’est pour moi affirmer et réaffirmer mes convictions.
Ne pas participer à cette supercherie démocratique, c’est pour moi, être en harmonie avec moi-même et avec les citoyens mauritaniens qui m’ont élu et que je représente à l’Assemblée Nationale.
Cette marche est pour moi et même pour beaucoup de mauritaniens d’une absurdité kafkaïenne.
Elle est la manifestation d’un pouvoir qui ne se trompe pas de diagnostic mais qui cherche à distraire les citoyens, en se moquant d’une certaine manière de sa misère : c’est du sadisme !
Le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz est difficile à cerner. Rien n’est constant, tout est fait au gré des humeurs et des contingences opportunistes.
Dans la lutte contre le terrorisme, on a cherché à identifier les causes pour mieux combattre le fléau.
Cette démarche scientifique a été vite oubliée volontairement lorsqu’il s’agit du racisme et des discours de haine.
Personne n’est dupe ! On a tout compris. La vérité, monsieur le Président et chers collègues députés est que le pouvoir est le maitre d’œuvre de la fracture de la cohésion nationale.
Ne chercher pas loin. L’origine de la haine de l’autre, de son concitoyen est la cristallisation des frustrations qui a pour paroxysme le mal être.
En organisant cette marche, le pouvoir vient de se désavouer. Il vient de montrer sa mauvaise foi à rassembler et à réconcilier les mauritaniens.
Ce qui l’intéresse, c’est le populisme, faire foule au nom d’une cause juste, mais utilisée comme prétexte pour se satisfaire : c’est de l’hypocrisie.
Ce n’est pas en fin de mandat que Mohamed Ould Abdel Aziz cherche à régler la question lancinante de la cohabitation et de l’unité nationale.
Monsieur le président
Chers collègues députés
Une nation, c’est d’abord son unité nationale, l’harmonie nationale exprimée par l’entente et l’osmose naturelle entre les différentes communautés qui la composent.
Mais cela suppose un Etat fort, juste, impartial et impersonnel qui se met au dessus de la communauté, de la tribu et de la région.
Un autre régime saura peut être bâtir les bases de ce modèle d’Etat auquel aspirent les mauritaniens.
En effet, les mauritaniens ont plus besoin de justice que de l’eau potable. Ils ont plus besoin d’égalité et de citoyenneté que de routes ou d’hôpitaux.
Justice, Justice et encore Justice !

Madame Coumba Dada KANE
Vice-présidente IRA-Mauritanie
Député à l’Assemblée Nationale

Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Le dramatique naufrage d’une embarcation en mer méditerranée : zones d’ombre persistantes sur le bilan et les nationalités de disparus.

D’après une vérification sur des bases solides, l’embarcation est partie de côtes marocaines dans la nuit du vendredi 11 janvier au samedi 12 janvier 2019 pour les terres ibériques (l’Espagne).

Si on se réfère à la liste diffusée par des membres de la communauté soninké sur les réseaux sociaux (Whatsapp et Facebook) dans la journée du 16 janvier, ils seraient 52 à avoir pris place dans ce navire introuvable à ce jour. La source « mère » de cette liste viendrait probablement des passeurs ou leurs contacts du circuit. Cette première liste a la particularité d’avoir devant le nom de chaque candidat migrant, le nom, le prénom ou le surnom du passeur qui serait son référent dans le trafic.

✅Ci-dessous la liste 👇

1-Makan Kamisoko / Aly
2-Mariam Camara / Alpha
3-Bacary Soumaré / Aly
4-Bacary Sambaké / Aly
5-Aboubacar Sylla / Alpha
6-Kantra Djoumassy / Aly
7-Mamadou Dabo / Kebé
8-Morlay Sacko / Sanoussy
9-Aboubacar Alaciré Diarra / Gill
10-Siradji Coulibaly / Gill
11-Souleymane Cissé / Gill
12-Demba Gaye Camara / Gill
13-Moussa Camara / N
14-M’paly Diarra / N
15-Ousmane Camara / N
16-Madjigui N’Diaye / N
17-Malik Sidibè / N
18-Aly N’Diaye / N
19-Sabara Keita / N
20-Moussa Yelly Camara / N
21-Bacary Fodé Camara / N
22-Gaye Konaté / Ibrahim C
23-Younouss Daffa / Ibrahim C
24-Saidou Cissé / Doua Paris
25-Saikou Madjou / Soko
26-Madjou Diallo / Soko
27-Sekou Yattera / Boudé
28-Djadjé Soumaré / N
29-Samba Sacko / Sadjo
30-Makan Coulibaly / Sadjo
31-Habibou Konaté / Boudé
32-Hamidou Traoré / Boudé
33-Demboyi Keitagou / Boudé
34-Oumar Djabira / Mady
35-Marguerita Camara / Diallo
36-Rayanatou Keita / Diallo
37-Fousseyne Camara / Moussa
38-Sidy Camara / Moussa
39-Lassana Coulibaly / N
40-Boubou Traoré / N
41-Hadji Bah / Angola
42-Lamarana Barry / Alpha
43-Thierno Souleymane / Ousmane
44-Mohamed Bathily / Sidy
45-Aboubakry / Soul
46-Sayon Keita / Soul
47-Alhassane Pathé Diao / Soul
48-Gui Patfer / Grd Aly
49-David / Grd Aly
50-Talibé Sokhona / Gill
51-Hammara Camara / Moussa
52-Ladji Diarra / Aly

À ces 52 personnes, il faut y ajouter 2 ou 3 membres de l’équipage selon les dires de gens ayant connu pareille traversée périlleuse. Dans ce cas le bilan de 54 ou 55 naufragés est plus que plausible.

Concernant le rescapé, quelques temps après la large diffusion de la liste au sein de nos cercles Réseaux sociaux (Whatsapp et Facebook), un audio de témoignage dont il serait l’auteur a circulé en langue soninké. Secouru par un bateau de pêcheurs, l’homme prétend que leur embarcation a chaviré et tous ses compagnons ont été emportés en eaux profondes. Et lui même, tenait à une corde liée un corp matériel flottant pendant des longues heures . Ce qui a semé le doute sur son témoignage vocal partagé dans Whatsapp auprès du public, c’est la description de son parcours une fois sur la terre ferme. Il dit avoir marché une certaine distance et avoir pris le bus avant d’accéder un hôpital pour des soins. Des personnes qui connaissent ces voyages très durs physiquement en situation normale, ont émis des réserves sérieuses sur la véracité de son témoignage sur l’accident. Ainsi des questions restent ouvertes, d’autant plus que certains proches de disparus avancent qu’ils n’ont plus eu des contacts directs via téléphone notamment avec le passeur référent de leur parent.

✅Tous soninkés et du Guidimagha en Mauritanie…?

Certainement NON, mais majoritairement soninkés probablement OUI, mais pas forcément du Guidimagha mauritanien seulement. Après une brève enquête de vérification auprès de ressortissants de villages originaires cités dans une liste qui circule sur les réseaux sociaux, nous pouvons établir la liste des disparus par village d’origine du Guidimagha mauritanien

Solou 1

Diaguilly 3

Tafara 2

Dafort 3

Tachott 3

Chaggar 5

Hassi 1

En tout ce seraient 18 personnes portées disparues, issues de différents villages du Guidimagha en Mauritanie. Par ce factuel, nous sommes très loin des « 52 jeunes mauritaniens issus du Guidimagha » annoncés noyés lors du naufrage. Il est très urgent qu’une enquête approfondie soit amorcée sur ce drame qui reste toujours confus à notre sens. Il faut noter que dans une liste vue sur les réseaux sociaux, on y constate 15 portés disparus originaires de Selifely (1 seul reconnu disparu finalement), village malien à 7 kms de Ould yengé au bord du Karakoro.

✅Et la confirmation de l’activiste militante du côté espagnol !?

Le post Facebook de cette militante est venue presque corroborer ce qui se disait et s’écrivait sur le sort de l’embarcation basant sur la première « source mère » que nous avons cité plus haut (Les contacts proches-passeurs et le témoignage du rescapé). Très suivie sur son profil Facebook, la militante a brossé le scénario plausible et tenant certainement d’autres éléments confidentiels , mais qui lui a donné l’info sur le départ et surtout le nombre exact de 54 membres et dire qu’ils sont à majorité de la Mauritanie ? Il y a sans doute quelque chose à creuser à ce niveau également.

☝️un témoignage audio de la militante qui laisse planer des incertitudes.

✅La réaction et la rétractation de l’antenne UE Mauritanie !

La journée du 17 janvier, la délégation de l’UE en Mauritanie a communiqué un mot via post Facebook officiel de condoléances aux familles des disparus. Quelques temps après, il a été constaté que le post a été supprimé sans aucun explicatif depuis sur l’affaire. Et ici aussi quelque chose tague et mérite d’être éludé.

Au final, la réaction hâtive politico polémiste du ministre mauritanien. Ce dernier, banalisant sournoisement un peu le post Facebook du très influent militant politique Kaaw TOURÉ des FPC ex-flam , s’est laissé confondre par un communiqué de démenti catégorique plus que troublant. Alors que Mr TOURÉ n’a fait que reprendre sur son fil actu Facebook , la liste et l’information de la « source mère » sur le naufrage. Ici grâce à cette brèche politicienne qui s’est ouverte, les pouvoirs publics sont obligés de prendre des initiatives sérieuses sur l’affaire. Ce qui est très rare en la matière. D’ailleurs même un certain personnel politique soninké du Guidimagha s’est exprimé publiquement au moins cette fois-ci. Car ce phénomène historique de départs clandestins vers l’Occident et le lot de tragédies avec, ne sont pas inconnus d’un soninké quel que soit son niveau social et politique .

Par la suite d’autres organes de presse sérieux en ligne ont relayé l’information sur la base d’un communiqué de presse d’une association espagnole ci-dessous le doc capture d’écran.

👇Nous l’avons repris d’un post Facebook de la journaliste mauritanienne Mariem Derwich.

AU DU BLOG, NOUS EXPRIMONS NOS SINCÈRES CONDOLÉANCES AUX FAMILLES ET PROCHES DES DISPARUS.

Paix à leurs âmes. Ameen

🖊K.S pour le BLOG

Mauritanie : L’alternance ne se décrète pas, elle se prépare

CE QUE JE PENSE

En 2019, le président sera celui que le camp de la majorité actuelle aura choisi. Ghazouani ou un autre, qu’importe. Il faut seulement que le « Successeur » d’Aziz ait le « profil » le plus proche possible de ce que recherchent ceux qui pensent que les « acquis » doivent être préservés. Il faut surtout que l’armée voit en lui l’homme qui peut tenir la barre dans une mer agitée à très agitée.
Je ne dis pas que toutes ces raisons sont suffisantes pour décréter l’échec de l’opposition. Le miracle existe mais il se produit dans des conditions où les éléments politiques que je qualifierais de « perturbateurs » poussent à l’optimisme.
Notre opposition porte en elle-même le germe de l’échec. Trop divisée. Sans moyens et – presque – sans idées autres que celles qui lui permettraient de s’emparer du pouvoir. La rue, un moment. Les urnes, quand on la pousse dans ses derniers retranchements, et en rangs dispersés. Mais son plus grand tort est de penser aux choses à réaliser en aval avant celles qu’il faut penser en amont. « Je ferais ceci si je gagne » mais jamais la question du « comment » vaincre un pouvoir qu’on accuse d’utiliser des armes (politiques) non conventionnelles comme la tribu, l’administration, l’argent et le savoir?
L’Union pour la République (UPR), comme tout parti au pouvoir dans une démocratie « en construction », tire sa force du rôle fédérateur que joue le président de la République. Une discipline spartiate que ne perturbe que de rares « mouvements de troupes », quand un chef de clan estime qu’il a été délaissé, lors d’élections locales, au profit d’un frère ennemi. Rien de grave donc pour perturber la solidité d’un Système éprouvé – et approuvé – par la majorité d’une élite politique qui vous dit, sans gêne, « eddewla maa toua’ned » (quelque chose comme : on ne s’oppose pas à l’État).
En face de la machine de guerre de la majorité, l’opposition repose toute sa force sur le sentimentalisme. Le pouvoir doit « dégager ». Le peuple souffre. L’armée fait toujours la politique. L’économie nationale est au bord de la faillite.
Tout cela est vrai peut-être, mais suffit-il de le dire pour que la transformation devienne possible ?
Il manque à l’opposition cette capacité de fixer des objectifs communs et de les prioriser. Il lui manque surtout cet élan de dépassement pour venir à bout de ses égoïsmes. L’alternance ne doit pas être vue comme l’Objectif d’un parti ou l’assouvissement de l’ambition d’un individu. Cette perception des choses est tout aussi condamnable que l’appel à un troisième mandat heureusement rejeté par le président Aziz.
La question du candidat unique ne se discute pas à cinq mois d’une présidentielle vue comme la fin d’un cycle politique où l’opposition a pratiquement tout raté, par sa faute ou celle du pouvoir : le dialogue, la réforme (ou tripatouillage) de la constitution, la composition de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante). Elle est surtout une menace quand des parti(e)s prennent les devants et exhibent leur candidat, objet de controverse sur le plan national, ou font du marketing politique pour un autre que la justice pourrait facilement « éliminer », comme celle du Sénégal vient de le faire pour le duo Karim Wade/Khalifa Sall.
Donc, si l’opposition perd ce sera parce que rien n’a été fait pour qu’elle gagne. C’est aussi simple que cela.
Je ne me rappelle pas avoir vu – ou entendu – ces derniers mois, que l’opposition regroupée au sein du FNDU (Forum national pour la démocratie et l’unité), où d’un cadre plus large impliquant le Rfd et l’Unad, a entrepris une descente sur le terrain pour mobiliser ses troupes et tenter de chasser, à l’Est et au Centre du pays, sur les « terres » fertiles (en électeurs) de la majorité.
Mission impossible donc, serais-je tenté de dire. Parce que dans un pays comme la Mauritanie, les changements ne répondent pas aux normes classiques de la persuasion. L’idée d’une récupération ne découle pas d’un sopi, à la sénégalaise, ou d’un changement à la burkinabé. Si l’on accepte cette vérité, il faudrait bien que l’opposition trouve quelque chose capable de provoquer le miracle dont j’ai parlé tantôt. Un deus ex machina au 21ème siècle ne peut prendre la forme envisagée aujourd’hui par l’opposition sous forme du surgissement d’un candidat providentiel. Ni même des pulsions et « répulsions » qui remuent une majorité encore sous le choc du départ annoncé du Chef.

Sneiba Mohamed

Soucre crédit : Post Facebook de l’auteur Sneiba Mohamed

L’enjeu du génocide des Peuls au Mali

La réalisation d’une fédération du Mali avec « l’Azawad » explique en grande partie ce génocide des peuls. Un temps imaginée pendant la colonisation, la création d’un Etat regroupant Maures de Mauritanie et Touaregs du Mali au sein de l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS) a laissé progressivement place à l’idée de l’indépendance du nord du Mali puis à une fédération avec le Mali. Acculé et tenu en laisse, Bamako s’est placé sous la tutelle de Nouakchott qui a un autre agenda : soutenir la lutte des « frères » et régler la question peule, déstabiliser le Sénégal et la sous – région pour définitivement assujettir sa composante noire.

Et la France dans tout çà ? Complice et actrice. Point. Pour abattre un seul jihadiste peul, Amadou Koufa, chef du Front de libération de Macina (FLM), mouvement armé né dans le centre du Mali, elle n’a pas lésiné sur ses moyens. Dans un communiqué, le général François Lecointre, chef d’état-major des armées, a salué l’action de ses forces : « Cette opération a combiné l’action de nombreux moyens aériens : avions Mirage 2000, hélicoptères Tigre et Gazelle appuyés par des drones Reaper, ravitailleur C135 et hélicoptères de manœuvre. Des frappes aériennes ont permis de réaliser un effet de sidération sur l’objectif, puis d’exploiter cette action par des assauts héliportés et par l’engagement au sol des militaires français ».

Pourtant, des voix s’étaient élevées au début de l’occupation du nord du Mali pour alerter, prévenir et proposer des solutions. Elles ont été rendues inaudibles par le silence des classes politiques de notre sous – région. Voici un extrait d’une de nos modestes publications, Boubacar Diagana et moi, en 2012.

« ..La base de la revendication indépendantiste étant identitaire (Touareg), que deviendraient les milliers de Songhaï, Arabes, Fulbé, Bamanan et autres minorités enracinées depuis des siècles dans cette partie du territoire malien ? Plus généralement, la porosité de nos frontières est et nord et le développement d’activités de trafics de tous genres dont cette partie est jusque-là le théâtre constituent une source d’instabilité sérieuse pour les populations des Hodhs et de l’Assaba, ainsi que pour leurs activités productives d’agriculture et d’élevage..L’enseignement ultime à tirer de cette situation pour nous Mauritaniens, est que dans un pays multiracial, il faut prendre en compte les revendications légitimes des différentes composantes au risque de les voir ressurgir plusieurs dizaines d’années plus tard. Pour le cas malien comme pour la Mauritanie, la prise en compte des intérêts de l’ensemble des populations à travers une véritable politique qui mette en valeur les ressources et les spécificités de chacune des parties semble être le meilleur rempart. Cette situation rappelle la nécessité impérieuse d’une véritable décentralisation dont l’objectif recherché est le développement des collectivités territoriales, accordant une large place à la gouvernance locale… ».

Par Ciré BA

Source crédit : Post Facebook de l’auteur.

Alioune Tine : 《MOBILISATION GÉNÉRALE DE TOUS LES CITOYENS POUR UNE PRÉSIDENTIELLE TRANSPARENTE ET APAISEE》

Le précontentieux électoral s’alourdit dangeureusement au fur et à mesure de l’évolution des différentes phases du processus de la présidentielle 2019.
Il est désormais de la responsabilité de chaque citoyen quelles que soient sa position, son appartenance politique, religieuse, son statut, doit agir pour sortir d’une situation politique et électorale tendue et porteuse de tous les dangers. En téte , le Président de la République Maky Sall , qui dans le domaine de l’organisation d’election présidentielle ne doit pas faire moins que ses prédécésseurs Abdou Diouf et Abdoulaye Wade qui ont respecté une tradition qui n’a céssé d’évoluer dans le bon sens depuis les années 90.

—– UN PRÉSIDENT-ARBITRE -RÉGULATEUR

Le Président de la République cumule en une seule personne trois (3) rôles essentiels au jourd8,
– 1)Le President ,le Chef de l’Etat , Chef de l’Administration et des armées;
– 2) Le Président, Candidat à la Présidence , leader d’une coalition de partis politiques,
– 3)Le Président-Arbitre-Régulateur
La Figure du Président-Arbitre-Régulateur a émergé dans les années 90 aprés les crises et violences postélectorales de 88-90 avec l’aide d’un ministre de l’intérieur, homme d’État exceptionnel Famara Ibrahima Sagna.
Famara Ibrahima Sagna, une fois nommé ministre de l’intérieur a démissionné de su Parti Socialiste pour etre neutre et équidistant de tous les partis politiques. Il est devenu légitime pour faciliter les negociations entre le Président Diouf et Abdoulaye Wade dans un premier temps et le Président Diouf et les autres partis de l’opposition. C’est lui ,Famara Ibrhima Sagna le géniteur du code consensuel de 1991, c’est lui qui a décroche Kéba Mbaye et convaincu Abdou Khadre Cissokho Président de l’Assemblée Nationale de l’époque. Ces années étaient des années de plomb avec l’impression d’un encerclement du Sénegal avec la crise Sénegalo-Mauritanienne, le contieux du pétrole avec la Guinée Bissau et l’éclatement de la Conféderation Sénégalo-Gambienne. Des vulnérabilités réelles qui expliquaient que les Sénégalais étaient unis et rassemblés dans un gouvernement d’Union en 91.
En 1996 le ministre Abdourahmaneine Sow est ministre de l’intérieur et organise les élections locales de 1996. Ces elections ont été catastrophiques au point d’etre reprises à Dakar. 1996 a été une malheureuse parenthése mais utile par les leçons apprises.

CAPACITÉ DE RÉSILIENCE DU SÉNÉGAL

Aprés ces élections chaotiques et honteuses et la trdition de fraude de certains caciques du parti socialiste Abdou Diouf va tirer toutes les bonnes leçons en Créant l’Onel dirigée par le Général Niang et le Ministére de l’intérieur dirigé par le Général Lamine Cissé. La tradition d’une Administration neutre en période électoral est consolidée et aboutit au meilleur Parlement jamais connu au Sénégal depuis l’indépendance et à l’alternance de 2000.
La capacité de résilience était le fruit d’un dialogue certes difficile mais qui a évolué sans cesse en qualité grace à la qualité des hommes politique de l’époque. Des hommes comme Comme Wade, Dansokho, Landing,Bathily, Decroix, Ousmane Ngom, Djibo Ka, Madické Niang etc. avaient bien joué leur partition à l’époque.
Wade a affaiblit le processus en 2007, boudé les Assises env2009. Mais il faut lui rendre justice en 2012 quand il a nommé Cheikh Gueye chargé des élections. Ce qui avait permis des élections transparentes et apaisées et une situation postélectorale calme
IL FAUT CONTINUER L’ÉPOPÉE DE LA DÉMOCRATIE SÉNÉGALAISE PRÉSIDENT MAKY SALL
Aujourd8, Nous demandons solennellement au Président de continuer cette formidable épopée de la démocratie Sénégalaise qui a servi de phare éclairant la voie de la démocratie sur le Continent depuis le Président Senghor.
Aujourd8 plus que jamais les Sénégalais doivent ensemble avec intelligence, lucidité et resoect mutuel construire des consensus qui protegent l’Etat et le Vivre-Ensemble. On est en face de menaces autrement plus dangereuses avec l’extrémisme violent qui se développe avec l’effondrement et la perte de sens du champ politique. Mais avec la découverte du pétrole et du gaz ,la présence d’acteurs plus forts que nos Etas et savent bien jouer de nos divisions.
Il faut promiuvoir une administration du processus électoral neutre avec un ministre non partisan, ce n’est pas seulement parce que l’opposition le demande, ça participe d’un dévérrouillage du systéme , de susciter plus de confiance;
Il faut également mettre le fichier à la disposition des candidats et ouvrir sans délai un dialogue franc et inclusif pour dégrossir le précontentieux.

Alioune Tine
Fondateur de Afrikajom Center

Crédit source : Post Facebook Alioune Tine