✓La Finale du Tournoi UVDS-Ganbanaaxu | Les Images fortes en photos et [Élément Vidéo]

✓Lors de la Finale du Tournoi ⚽ citoyenneté et solidarité inter-villages organisé par UVDS GANBANAAXU à Nouakchott. Un grand rendez-vous sportif et festif au sein du stade olympique en présence de plusieurs personnalités de la communauté Ganbanaaxu, du milieu militant abolitonniste, du doyen Ladji Traoré et du président d’IRA Mauritanie, le député Biram Dah Abeid.

Cette deuxième édition de la compétition a été remportée par le village de Hassi chaggar face à l’équipe du village de Ndiéo à l’issue de tirs au but (7 – 6) après le temps réglementaire à 1 – 1. L’équipe de Hassi chaggar conserve son titre déjà victorieuse de l’édition 1 l’année dernière.

Félicitations à l’équipe gagnante et Bravo à la finaliste.

Mention spéciale à la direction d’organisation Uvds Ganbanaaxu et aux partenaires mobilisés.

GANBANAAXU

Ci-dessous quelques images fortes :

©️ Sources Éléments médias : RS

✍🏾KS pour le BLOG

✓Texte de Salihina Moussa | Zeste d’humanité, et si les Soninkés se remettaient en question

Nous nous devons de laver nos esprits offusquants dans le fleuve de la lucidité. Face à ces évènements funestes qui se sont produits au cours de ces dernières années, il est indéniable que la divine douceur manque à notre ciel.
Je me demande, en quoi notre raison nous est utile quand nous ne sommes même pas capables de l’interroger pour trouver des solutions à nos problèmes. Surtout dans une certaine mesure où des semblables êtres humains ne se voient plus en peinture. Parce que d’aucuns prétendent être plus humains que d’autres. Il est nécessaire de se demander sincèrement en quoi, j’ai beaucoup plus de mérite que l’autre et en quoi il a moins de mérite que moi. Parbleu ! Se mettre en question n’est pas l’apanage des soninkés.

Qu’est-ce qui justifie la préséance d’un Noir sur un autre Noir ? Ou d’un Blanc sur un Noir ou vice versa ?
Je crois qu’il n’y a rien qui puisse justifier de cette bêtise de se croire supérieure à son congénère.
Certains mettent l’islam sur la sellette, même si je crois profondément que pour maintenir un Noir dans la servilité, il faut inventer une religion, ayant appris cette religion, je ne peux affirmer que cela est dû à l’islamisation de nos sociétés. Mais plutôt aux interprétations de ces pseudo gourous qui se livrent à des cogitations d’enculage de mouche pour interpréter les textes scripturaires. Ou souvent animés de mauvaise foi essayant tout simplement d’endoctriner des bénis oui oui, des ignares qui ne peuvent pas se passer des herméneutiques.

Il nous convient de lire ces textes dont leurs compréhensions peuvent sembler ésotérique pour beaucoup à la lisière de la raison et en tenant compte de leurs contextes de révélations.
Dans le « Comment philosopher en islam » de Souleymane Béchir Diagne, il montre que l’islam n’interdit pas une interrogation critique rationnelle sur le Coran. Mieux, il démontre que cette critique est nécessaire pour lutter contre toutes les formes d’obscurantisme. Donc, c’est à nous de nous recueillir et de lire les textes avec discernement.

Il est dit sans aucune ambiguïté dans Al-hujurat (les appartements), chapitre 49 verset 13, que le meilleur d’entre nous les humains est celui ou celle qui est le plus pieux ou pieuse.
La piété non pas seulement dans le sens de s’attacher aux croyances, aux devoirs et aux pratiques de la religion mais également de tenir à certains autres sentiments humains de vénération à l’endroit de l’autre qui n’est autre qu’un autre soi-même c’est-à-dire sans quoi on n’existe pas. Car comme nous fait comprendre Jean Paul Sartre, dans l’Être et le Néant, c’est le regard de l’autre qui nous définit. J’en déduis dans cette formule « Je est un autre » de l’homme aux semelles de vent que nous n’existons pas en tant qu’individu mais comme un individu pluriel puisque l’organisme du moi a tout autant la même complexité que celui de l’autre. Nous pouvons quelquefois avoir des sensibilités différentes toutefois, nous resterons des êtres qui n’ont d’altérités qu’au niveau superficiel mais intrinsèquement ce qui m’offense en tant qu’entité vivante fait le même effet à l’autre puisque nous sommes tous deux animés par le même moteur. Sachant cela il nous incombe de faire humanité ensemble. Nier l’humanité de l’autre revient au déni de la nôtre ; cependant, seuls les doués d’intelligence en ont conscience.

L’existence de l’esclavage par ascendance n’est autre que la dissonance voire l’incohérence du Noir africain s’indignant contre le sobriquet de negraille que d’antan les caucasiens négriers lui plaquèrent à la peau et n’ayant pas assez de poils aux yeux pour se débarrasser d’un complexe qu’il reprochait aux Blancs.
Hélas, nous n’avons de grande gueule que pour qualifier la traite transatlantique et la traite arabo-musulmane comme étant des crimes contre l’humanité alors que nous nous déshumanisons sans cesse dans nos patelins de Trifouilly-les-Oies.

Maintes sociétés africaines nagent en plein paradoxe. En particulier la société soninké dont les féodaux se sont déjà livrés à un déchaînement sans pareille pour ôter la vie à quelques composants ayant refusé de se soumettre aux exigences féodales. Le premier septembre 2020, quatre individus ont été assassinés à Diandioumé au Mali. Mais cela n’a point servi de leçon pour les autres membres de cette société pour capituler et renoncer à leur barbarisme afin de chercher à cette question de l’esclavage statuaire qui est la pomme de discorde faisant couler du sang.

Ce 14 mars 2022, la concession d’une femme a été mise en feu à Diaguily, un bourg se situant à l’ouest de la Mauritanie, dans la région de Guidimakha parce qu’elle a également refusé de s’accommoder des diktats du système féodal de la société soninké et s’est indignée contre les pratiques traditionnelles néfastes voire inadmissibles qui n’ont cessé de créer des crispations au sein de ladite société. Donc suite à cela les villageois appartenant à la caste soit disant supérieure ont de prime abord décidé de la bannir de ce village avant de se livrer à pareille furie pour détruire sa demeure.

Suite à ces œuvres méphistophéliques voire obscènes, force est de constater que la fraternité que nous avons tant exhibée devant les autres ethnies n’est autre qu’une tartufferie déguisée en vertu.

Je pense qu’il est temps que cette société se ressaisisse avant de brûler ses vaisseaux, l’animosité n’a jamais résolu un problème.
Nous devons également comprendre que l’acceptation de soi passe par celui d’autrui peu importe sa carnation. Puisque l’humain seul, compte, enfin.
La valeur d’un homme ou d’une femme se mesure à sa manière de se comporter vis-à-vis des autres.

Salihina Moussa

✓ « La lutte contre l’esclavage, celle visant à solder le passif humanitaire et pour l’ancrage de la démocratie et l’Etat de droits, est chez Biram une question collatérale et existentielle, une conviction » | Par Moussa SOUMARE, vice-président IRA France

La critique est aisée, mais  l’art est difficile », cet adage trouve toute sa signification dans la campagne malsaine menée tambour battant contre le leader Abolitionniste et unique espoir d’alternance présidentielle politique et historique, Biram Dah Abeid.

La phrase insensée et absurde qui revient le plus souvent est : « Biram a trahi, il a hypothéqué la lutte contre l’esclavage et la discrimination raciale en Mauritanie».

Trahison ! Ce n’est pas après avoir essuyé les grenades lacrymogènes de la police durant tout le mandat de Mohamed Ould Abdel Aziz, une époque où le leader était traqué comme un terroriste, présenté dans les médias publics comme un paria, un pestiféré et envoyé quatre fois arbitrairement  en taule comme un imbécile que Biram va trahir pour se mettre du côté du pouvoir .
Même sa famille n’a pas été épargnée, qui ne se souvient pas de l’image de l’épouse et la fille de Biram violentées par la police anti- émeute.

Soyez sérieux ! Un peu de respect pour l’homme et son parcours.

C’est indéniable. Biram a fait évoluer plus que quiconque, en un laps de temps la question de l’esclavage, celle du passif humanitaire, la réalité des droits humains et de lEtat de droits en Mauritanie.
Il a fait avancer ces sujets en les replaçant dans le débat national avec un  intérêt jamais atteint,et cela pendant une période d’exception, où la prise de la parole publique était un défi voire un crime de lèse-majesté, surtout lorsqu’on s’aventure dans le champ du tabou, de l’interdit, par exemple : détribaliser les Hratin, les afroiser, démystifier la sacralisation de l’esclavage, la peur qui dissuade plus d’un de franchir la ligne rouge sur le passif humanitaire (voyage d’Inal et autres), la banalisation de l’emprisonnement et des procès politiques, bref, mener les foules vers avec réussite et stratégie gagnante, face à des adversaires bien armés comme le pouvoir et bien expérimentés comme les partis d’opposition traditionnelle.

La lutte contre l’esclavage, celle visant à solder le passif humanitaire et pour l’ancrage de la démocratie et l’Etat de droits, est chez Biram une question collatérale et existentielle, une conviction: rappelez-vous, c’est une promesse qu’il avait faite à son père, celle de faire de la lutte contre ce fléau, le combat de sa vie.

Ce combat n’est pas seulement dans le discours : c’est un but et non un moyen.

Ses détracteurs lui reprochent de manière haineuse d’avoir ramolli son discours et de prendre part désormais au débat national pour pèser de tout son poids et ainsi  faire  avancer sa position et ses idéaux .

Faire de la politique, c’est aussi  communiquer.

Or, la communication exige, un  changement  de stratégie et parfois même  de langage au gré des contextes et des interlocuteurs en face. C’est savoir s’adapter et être résilient.

Biram a opté pour le pragmatisme politique, – à ne pas confondre avec l’opportunisme – ,   que lui confèrent les circonstances sans toutefois trahir l’esprit de son combat.

Ainsi, ces derniers temps le leader est victime d’un lynchage incompréhensible et gratuit par des détracteurs à la recherche du sensationnel comme un piètre média,  qui pour cacher ses lacunes traite préférentiellement des sujets sans intérêt pour la communauté.

Si non,  comment peut-on  s’en prendre à  Biram Dah Abeïd pour avoir l’idée ingénieuse d’organiser un colloque Sahelien, à  Nouakchott sur  la lutte contre l’esclavage ?
En effet, en abordant la lutte contre l’esclavage dans les territoires Saheliens, et en y impliquant les autorités, Biram donne plus de crédit à  sa cause et rappelle les autorités à  leur responsabilité.
Cette approche nouvelle de la problématique de l’esclavage, une première, dans les pays du G5 Sahel reste un changement notoire de paradigme qui interpelle nos gouvernants et la société civile pour une lutte plus hardie contre l’esclavage.

Moussa SOUMARE
Vice président d’IRA France.

✓DÉCLARATION DE PRESSE DES FPC

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » dit le premier article de la déclaration des droits de l’homme. Cette assertion véridiquée tant proclamée est une conviction profonde des FPC et réaffirmée dans notre déclaration de politique générale.
L’attaque honteuse et injustifiée perpetrée contre le domicile de la dame Maimouna Cissokho à Diaguili par certains cercles conservatrices et réactionnaires du Guidimakha est une atteinte grave non seulement à l’intégrité physique et morale de cette courageuse femme mais une atteinte à la dignité humaine et à nos valeurs humanistes.

Les FPC dénoncent avec vigueur cette attaque et condamnent fermement toute idéologie de domination et esprit de supériorité par ascendance et naissance. Apportent leur soutien militant à la femme et à sa famille dans cette épreuve.

La lutte continue!

Nouakchott le 19 mars 2022.

Le département de la communication.

✓Colloque de Nouakchott sur l’esclavage au Sahel : une grande victoire pour Biram et son « ami » le président Ghazouani | Par Sneiba Mohamed

Entre compromis et compromission, il y a une grande différence, un gouffre même.

Quand le président de l’Initiative pour la Résurgence d’un mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA), le député Biram Dah Abeid, scelle son amitié déclarée avec le Président Ghazouani, par la tenue, à Nouakchott, et avec l’appui du Commissariat aux droits de l’homme et à l’action humanitaire, s’il vous plaît, d’un colloque sur l’esclavage, le fait est loin d’être anodin. C’est un changement notoire dans la perception officielle d’un phénomène que les pouvoirs qui se sont succédé en Mauritanie ont toujours nié, alors que les militants des droits de l’homme convaincus, comme BDA, faisaient de la dénonciation, ici et ailleurs, « l’arme de destruction massive » de leur combat contre une pratique d’un autre âge.

Et là, il faut bien admettre que BDA a raison quand il dit avoir trouvé « son ami » en la personne du président Ghazouani. Non seulement, l’homme fort de la Mauritanie depuis août 2019 a stoppé la chasse aux sorcières dont IRA et son président étaient les cibles durant toute la décennie 2009-2019 mais son discours à Ouadane, porté sur les fonds baptismaux par l’Union Pour la République (UPR), le parti au pouvoir, comme le discours fondateur de l’équité pour tous, a pris fait et cause pour les victimes – toutes les victimes -, des pratiques abjectes qui avaient cours dans le pays et de ce qu’elles entretiennent, aujourd’hui encore, comme marginalisation, condescendance et menace pour l’unité nationale.

Le discours de Ghazouani, plein de sagesse et de compréhension, rejoint ainsi le combat de Biram pour que la lutte contre l’esclavage – ou ses séquelles – devienne l’affaire de tous les Mauritaniens. Ils répondent aussi à ce dicton de chez nous qui présume, à raison, que quand le fardeau (d’une cause?) est porté par un groupe, il ne pèse plus (rvoud jma’a riich).

Aussi, l’implication effective de l’État dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles permet à IRA, et à toutes les organisations de défense des droits de l’homme, de travailler dans un cadre autre que celui où la confrontation prenait le pas sur la coopération dans des affaires qui sont, en réalité, du ressort de la justice. Mais la démission de celle-ci, prise en otage par des forces rétrogrades, avait poussé des organisations, comme IRA, à bâtir leur stratégie sur la lutte et le sacrifice. Une approche payante, à la longue, mais jamais appréciée à sa juste valeur par ceux qui ne voient les choses qu’en blanc ou noir.

Sneiba Mohamed

©️ Crédit source : https://taqadoum.mr/fr/node/7563

✓À Nouakchott ~ Le colloque sous-régional sur la lutte contre l’esclavage | Quelques images du Jour !

S’est ouvert à Nouakchott ce mercredi 16 mars 2022, la capitale mauritanienne, un colloque sous-régional regroupant plusieurs ONG anti-esclavagistes originaires des pays du G5 Sahel. Sous le thème « Faire de la lutte contre l’esclavage un combat commun et consensuel entre la société civile et les gouvernements des pays du Sahel » , l’événement se tient sur 2 jours 16 et 17 mars.

Aujourd’hui J 1 , plusieurs délégations étrangères, la société civile mauritanienne mobilisée dans la lutte abolitonniste sous le leadership du mouvement IRA Mauritanie, et des officiels de l’État mauritanien, se sont retrouvés au sein de l’imposante salle du palais des congrès. Discours et différentes prises de parole ont marqué cette journée. L’occasion a été pour le président d’IRA Mauritanie et député national, monsieur Biram Dah Abeid de saluer l’ouverture dynamique constatée avec l’actuel pouvoir mauritanien sous la direction du président Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani. Pour rappel les milieux antiesclavagistes notamment IRA Mauritanie, ont été violemment réprimés lors de la décennie passée. Ainsi la tenue de ce colloque sous-régional sous le patronage officiel du président de la république, est un évènement symbolique qu’il faut noter aujourd’hui.

~ Éléments médias sources (RS IRA et Militants)

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Existe-t-il encore de l’esclavage en milieu Soninké ? | Par Ismail TRAORE

Si certains disent non, d’autres, ayant des convictions et des objectifs concrets, affirment que l’esclavage existe bel et bien. Dès lors, ces derniers renoncent à toute pratique complaisante.
Ce qui se passe au Mali, en Mauritanie, au Sénégal, en Gambie et dans d’autres pays du Sahel est abject. Pendant que les autres ethnies sont en train de tourner le dos à l’histoire de l’esclavage, ces peuples, à l’instar des peuls, des wolofs, des maures, des khassonkés… continuent de valoriser l’esclavage par ascendance ne reposant que sur des supposés accords verbaux. Parmi ceux-ci, il y a notamment le laadalemaxu, c’est-à-dire le pacte ou le contrat social qui, comme le souligne Soumaré Zakaria dans son «Traditions sociales et politiques en milieu soninké : soubresauts actuels et perspectives » : « met […] chaque individu, chaque famille, chaque groupe social dans une place bien déterminée où l’évolution vers une autre structure semble relever de l’utopie ».
Pour le camp adverse, l’esclavage est fini. Il ne reste que les séquelles. Ce serait donc vain de déclencher la guerre ou d’inciter les gens à la haine, encore moins mener une lutte de libération physique et morale. Les membres de ce clan, conformistes et à l’esprit peu régalien, en raisonnant de cette manière, donnent le sentiment d’être indifférents à l’égard des risques matériels et humains qu’encourent leurs consœurs et leurs confrères. Il n’est pas sans rappeler que de nos jours, des biens continuent d’être pillés, incendiés, des villages continuent d’être détruits des champs d’arachide et de mil continuent d’être débroussaillés, des hommes et des femmes continuent d’être exhibés, lynchés et assassinés, parce qu’ils refusent d’être esclaves. Ces actes socialement et moralement répréhensibles représentent une injure pour la société soninké. Ainsi, dans son « Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes », le philosophe des Lumières Jean-Jacques Rousseau ne disait-il pas : « Tous les hommes sont libres et égaux par nature » ? Ailleurs, n’écrivait-il pas que « L’inégalité n’est pas naturelle mais dépend en fait de la culture humaine et de la sociabilité » ?
Au XXIe siècle, il est incongru voire absurde de penser qu’on est supérieur aux autres. De même, il est insensé de prendre pour cible, un individu, une « sœur » ou un « frère » avec lesquels on a grandi et avec qui on a construit un village. N’est-il pas venu le moment, au-delà de toute initiative, de toute mobilisation et de tout effort individuel ou collectif, de se mettre autour de la table afin de discuter ouvertement de nos problèmes tant sociaux que politiques ? Les insultes et les imprécations proférées contre les uns et les autres doivent être bannies. Le recours aux armes, blanches ou à feu n’est aussi guère une solution. On doit davantage prôner le dialogue en collaborant avec les gouvernements, les acteurs des droits de l’homme, les élus municipaux, ceux du conseil régional et départemental, les intellectuels de tous bords… une résolution amorcée par les membres du mouvement Ganbanaaxu depuis quelque temps.

Ismail TRAORE
Doctorant en Langues, Littératures et Sciences Humaines
Université Stendhal-Grenoble
ismael172017@yahoo.com

✓Regardez « Point de presse du leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid [14/3/22]- Ong_G5 » sur YouTube

Extrait de la conférence de presse organisée par le président du mouvement anti-esclavagiste IRA Mauritanie. Le député Biram Dah Abeid fait cette sortie médiatique pour présenter le colloque international sur la lutte contre l’esclavage qui va se tenir à Nouakchott à partir du mercredi 16 mars 2022. Plusieurs ONG et entités associatives sous-régionales qui portent l’engagement abolitionniste dans différents notamment la zone sahélienne G5, vont se retrouver lors de cet événement inédit en Mauritanie. une nette évolution à signaler chez les hautes autorités mauritaniennes sur cette question liée à l’esclavage depuis l’ouverture voulue par le chef de l’État actuel Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani. La culture d’antan du déni et de l’écrasement des militants anti-esclavagistes, a laissé place à une mutuelle compréhension propice au dialogue.

Les problématiques liées à l’esclavage représentent une donnée grave au niveau sécuritaire dans plusieurs pays ouest-africains. Dans sa prise de parole, le président d’IRA Mauritanie, Biram Dah Abeid (Prix Onusien 2013 pour sa lutte pacifique pour les droits humains) a indexé clairement en substance « L’esclavage est ancré dans les sociétés africaines »

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Le programme indicatif de l’évènement :

~Source : Organisation

✍🏾 KS pour le BLOG

✓LES MINISTRES DE L’INTÉRIEUR ET DE LA DÉFENSE VISITENT LES ZONES FRONTALIÈRES AVEC LE MALI

Les ministres de l’Intérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug, et le ministre de la Défense Hanana Ould Sidi et les chefs des services militaires et de sécurité ont entamé une visite dans la wilaya du Hodh Echarghi , les villages et les zones frontalières avec le Mali.
La délégation est arrivée dimanche matin dans la ville de Néma, où elle devrait partir directement vers les zones frontalières avec le Mali et visiter les villages et localités sur la bande frontalière.
Cette visite intervient après le ciblage répété des Mauritaniens à l’intérieur des territoires maliens, dont le dernier en date est la disparition de citoyens la semaine dernière.
Il importe de rappeler que le Mali et la Mauritanie ont constitué hier – à l’issue de la visite d’une délégation gouvernementale malienne vendredi et samedi.- une commission conjointe chargée d’enquêter sur les incidents de ciblage des Mauritaniens au Mali et sont convenus d’organiser des patrouilles conjointes aux frontières entre les deux pays.


Source : http://alakhbar.info/?q=node/39081
Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=73318

✓Le Grand Entretien du BLOG | Avec l’ingénieur informatique Sidi Camara, le concepteur de l’outil numérique Khrankompé.

La rubrique du GEB (Grand Entretien du BLOG) vous revient avec l’interview qu’un jeune pépite ingénieur visionnaire nous a gentiment accordée. Il s’appelle Sidi Camara, jeune mauritanien du Guidimagha (Tachott) qui est le concepteur d’un support numérique facilement exploitable et accessible dédié aux contenus pédagogiques et d’enseignement en langue maternelle. Son dispositif numérique est appelé Khrankompé (en vocable soninké) qui veut dire « salle des cours », vient d’être promu parmi les 10 finalistes de la sixième édition du Challenge App Afrique sponsorisé par l’influent duo organe médiatique français à l’international RFI et France 24 . À nos questions, l’ancien boursier mathématicien diplômé en Algérie et par la suite en France à l’université de la Sorbonne Université Paris 6, explique succinctement les objectifs de son outil innovant porteur d’espoirs en matière d’accès aux contenus d’enseignement. Et il nous distille quelques prompts conseils pour l’intérêt que doit avoir la promotion de l’éducation dans notre communauté.

À Lire ci-après :

Question 1 : Bonjour Monsieur Camara Sidi Moussa, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Parcours éducatif et professionnel…

SC :Je suis Sidi CAMARA, je suis de Tachott, Mauritanie. J’ai eu le bac Mathématique en 2013 suite à quoi l’État m’a offert une bourse en Algérie pour une licence en Mathématique Informatique que j’ai obtenue en 2016. De 2016 à 2018 j’ai fait mon master en informatique à l’université Paris 6 (Sorbonne université, ex UPMC)

Depuis 2018 j’ai travaillé pour plusieurs entreprises de la région Lyonnaise et Parisienne en tant que Data engineer (ingénieur de données) et ingénieur machine learning.



Question 2 : Selon des sources médiatiques, vous êtes finaliste au Challenge App Afrique avec votre projet Khrankompé, nos vives félicitations à vous. Pouvez-vous présenter la nature de ce dispositif Challenge et votre projet Khrankompé ?

SC : L’objectif de Challenge App Afrique est d’imaginer le service numérique qui contribuera à l’éducation des enfants. L’objectif du concours est de prendre un lauréat parmi les entrepreneurs (en Afrique) dont les projets contribuent à l’éducation des enfants. Le lauréat bénéficiera d’un prix de 15 000 € et un accompagnement personnalisé.

Khrankompé: L’objectif de Khrankompé est de produire tous les cours du primaire expliqués en langue locale et accessibles en offline sur smartphone et support USB tout en conservant la langue d’écriture de l’enseignement.

~L’élément média : Facebook Challenge App Afrique




Question 3 : En quoi les contenus pédagogiques sur supports numériques peuvent convenir avec pertinence aux besoins en matière de politique globale d’instruction dans nos pays, en particulier en Mauritanie dans les zones rurales ?

SC : En Mauritanie le système éducatif est en français et arabe ce qui pose beaucoup de problèmes aux enfants dont la langue maternelle est autre que ces deux langues.
Les contenus pédagogiques sur support numérique permettent de déployer la solution à large échelle et à moindre coût tout en permettant à chaque enfant des cours de qualité et dans sa langue natale.


Question 4 : Quels conseils pouvez-vous donner pour l’émergence d’une grande mobilisation autour de l’école en milieux soninkés ?


SC : Que ceux qui ont eu un parcours scolaire exemplaire soient des exemples pour les plus jeunes en leur parlant :


~ de leurs parcours,

~ des opportunités offertes par l’éducation,

~ la différence entre un ingénieur et un manœuvre.

• Que l’éducation devienne prioritaire sur l’emigration.

• La mise en place des événements mettant en avant le succès scolaire


Question 5 : Votre avis sur le régime éducatif hybride (semi privé et madrassas) qui existe en parallèle des écoles publiques dans nos localités villageoises ? Inconvénients et avantages pour l’avenir de nos enfants ?


SC : Pour moi ces madrassas ne devront jamais se substituer à l’école nationale et qu’elles devront plutôt être mises en place sous forme de soutien scolaire. Car ces madrassas n’assurent pas un parcours scolaire pérenne (pas de bac, pas de collège, ..etc). En général, les enfants deviennent déscolarisés après un certain temps et en sortent sans profession et aucun bagage scientifique.

12 mars 2022

Entretien réalisé par KS pour le BLOG