Le journaliste Italien MarcoPiantoni et la Fédération Italienne des Droits de l’Homme, viennent de publier un documentaire tourné en Mauritanie pendant les élections présidentielles de 2019, sur le militantisme pacifique du président d’IRA-M BiramDahAbeid. Le documentaire a été diffusé pour la première fois ce Mardi 20 juillet 2021 dans une salle de l’assemblée nationale italienne, devant un parterre de députés, d’hommes politiques, de défenseurs de droits humains ainsi que des journalistes sympathisants de la lutte pour les droits civiques menée par Ira-M et son leader depuis plus d’une décennie.
Elle est native de Diogountouro, village du Guidimagha (Région Sud mauritanien) situé au bord du fleuve Sénégal. Elle vit en famille à Nouakchott depuis quelques années. Une dame travailleuse et l’une des voix militantes pionnières issues de la communauté soninké engagées au sein du célèbre mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie. Elle fait partie de la très dynamique section IRA – Sebkha. Selon les informations de présentation recueillies auprès d’elle, c’est à partir de courant 2014 qu’elle avait eu des contacts inspirants dans ce militantisme auprès de son oncle monsieur YakhoubBakhayokho, président de l’association UVDS (Union des volontaires pour le développement dans Soninkara) et tenant actuellement le poste de secrétaire général du parti RAG. Surnommée et connue sous l’appellation « Mama IRA », Madame Sagna est une militante aguerrie du terrain qui a subi avec tant d’autres de ses camarades IRAOUIS, l’engrenage répressif du pouvoir mauritanien au cours de la décennie passée.
En compagnie des militants anti-esclavagistes d’IRA
Elle a reçu des coups lors des sit-in devant les commissariats à Nouakchott, autour des tribunaux à Rosso ou à Aleg pour soutenir le leader abolitionniste BiramDahAbeid et ses camarades. Le surnom Mama IRA lui aurait été attribué lorsqu’elle voulait camper avec sa moustiquaire devant un commissariat à Nouakchott pour s’enquérir du sort de militants arrêtés et retenus en lieux inconnus. Sa détermination est à la fois proverbiale et fascinante , je dirais qu’elle s’inscrit symboliquement dans le sillage historique de vaillantes dames comme Rosa Park ou HarrietTubman.
Elle remet une distinction lors du tournoi foot Uvds-Ganbanaaxu à Nouakchott
Elle nous apprend qu’à cause de son engagement visible, elle faisait l’objet de différentes moqueries et pressions venant de certains milieux de la communauté soninké de Nouakchott. Début Mai 2017 , elle était l’une des rares femmes militantes qui comptaient accueillir et participer au Guidimagha à la visite programmée du leader abolitionniste mauritanien BiramDahAbeid. Finalement les forces sécuritaires de la région à l’époque avaient contraint les militants sur les routes à l’isolement avant de procéder à l’expulsion expéditive du président d’IRA du Guidimagha dès son arrivée à la rive mauritanienne à Gouraye venant du côté Sénégalais.
Aujourd’hui cette dame forte à la cinquantaine, est toujours une voix fidèle et forte dans l’engagement abolitionniste et droit-de-lhommiste au sein de sa section IRA Sebkha et dans le mouvement d’éveil antiesclavagiste Ganbanaaxu Fedde dans les communautés Soninkés. Très sûre de la rectitude de son combat, elle dit prête à subir le dénuement matériel par une grande résilience encore et toujours pour le respect des droits légitimes de tous les citoyens sans distinction de races ni de communautés. Elle dit que la vision et le courage de BiramDahAbeid sont source d’espoir pour tout le Peuple mauritanien, et qu’elle s’y retrouve hier comme aujourd’hui.
En action lors d’un sit-in à Nouakchott juillet 2021
✓Récit par KS (Médias Source : éléments reçus de Madame Sagna)
L’Association des Ulémas mauritaniens recommande aux citoyens de s’en tenir strictement aux mesures de précaution et de se faire vacciner contre le coronavirus. L’Association a appelé également à la nécessité d’effectuer des prières à domicile afin d’éviter la propagation de l’épidémie, au respect des injonctions des pouvoirs publics, et des consignes sanitaires et à éviter la diffusion de fausses informations ou de croire à des rumeurs liées à l’épidémie et au vaccin n’émanant pas de sources autorisées.
La déclaration a fondé sa décision sur des versets du Saint Coran et sur des Hadiths du Prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui) et suite à la réunion avec le ministre de l’orientation islamique et de l’enseignement originel et celui de la santé et en raison des données nouvelles sur la pandémie Covid -19, notamment ses nouvelles souches qui se propagent rapidement et qui sont plus dangereuses, mais aussi sur la base d’autres éléments d’appréciation dont le manque d’intérêt des citoyens pour le vaccin et le laxisme constaté dans le respect des mesures barrières ainsi l’effondrement du système de santé dans certains pays avancés.
Sur la base de tous ces éléments et au regard de l’obligation de préserver la vie humaine, qui justifie de ne pas faire la prière commune et celle du vendredi et en raison de la nécessité d’appliquer les injonctions des autorités, l’Association des Ulémas mauritaniens recommande aux citoyens et aux résidents ce qui suit :
Effectuer les prières de l’Aïd al-Adha à la maison ;
S’en tenir aux ordres des autorités ; respecter les mesures de précaution et éviter de croire ou de répandre les rumeurs infondées et prier constamment pour qu’Allah nous préserve de cette pandémie.
L’adage dit que « le remède est pire que le mal ». Il serait dangereux alors pour une société de ruser avec ses principes. Le remède face à un mal doit s’adapter sinon, il fera apparaitre d’autres complications. Faire la langue de bois face aux maux sociétaux pour, dit-on, ne pas « déchirer » le tissu social, c’est préparer l’hécatombe.
En ce sens, AiméCésaire disait : « Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde ». AiméCésaire, chantre de la négritude, militant de première heure, avait adressé ces mots à l’Europe qui contenait ce que nous vivons aujourd’hui dans les sociétés africaines : les codes sociaux d’antan. Le système de caste est majoritairement installé en Afrique de l’Ouest. Nous avons une stratification « puante » à côté des droits humains, de la Charte des Chasseurs à la révolution menée par ThiernoSouleymaneBal, et avec toutes les lois ratifiées depuis la Déclaration universelle des droits [humains] et de la Citoyenneté.
Rappelons qu’une civilisation englobe un ensemble de traits, caractères liés aux sociétés humaines complexes dans un continent ; c’est l’ensemble d’acquisition et de phénomènes sociaux. Nos civilisations regorgent un amas de cultures « obsolètes ». La culture est « ce qui dans la nature est l’œuvre de l’[humain] ». Nous avons donc des traditions qui sapent nos pratiques culturelles. J’avais émis une fois que la tradition est la transmission d’un contenu culturel à travers le temps. Si j’ose dire, bis repetita, elle est ce que l’on peut appeler un « héritage immatériel » qui marque l’identité de toute communauté. Chaque génération doit alors choisir quelle tradition (« pratique transmise ») laisser aux générations futures. Nos traditions pilotent nos regards en les truffant de tares d’un point de vue scientifique et de la raison. Face à l’exigence des temps, elles demeurent.
Ces traditions africaines, pour la plupart, conditionnent le système des castes. Elles sont omises par la plupart des lettré(e)s africains.nnes. Bref, cela les engage. On veut s’attarder sur l’origine des castes, leur amplification dans la fabrique sociale, et sans prendre à bout de bras les exigences des temps modernes qui veulent en découdre.
« Les castes sont à la base la division du travail » disait le regretté combattant MourtoudoDiop. De nos jours, la caste, groupe social endogame qui met l’individu dans une hiérarchisation sociale en lui conférant un rang déterminé ou une profession, est devenue une case pour des groupes d’individus. L’esprit de caste ne se manifeste pas par la même manière dans nos communautés sociolinguistes mais par le fond, telle l’épée Damoclès. Certains se disent « gardiens « de la religion, d’autres sont vu comme de la « pourriture sociale » à savoir les forgerons et ceux dits « esclaves », « anciens esclaves » et/ou « de patronymes d’ascendance esclaves ». Les premiers s’octroient le monopole du beau et de la vérité. Les deniers comme les personnes qui doivent s’occuper des sales bésognes. Heureusement que l’école à servi pour éclairer les humains sur les pratiques quotidiennes. Le système de castes valorise les uns, et déshumanisent par la pensée, voire les actes barbares, les autres.
L’effigie sociale doit se moderniser. La nature nous a offert des choses fascinantes. Nos cultures encore lancinantes et latentes, par rapport à un « remembering », éprouveront de la peine au sortir de la « grotte ». S’attaquer aux système de castes, c’est toucher la conscience des africains.nes; des mauritaniens.nes. Il faut oser ! C’est simplement comme ça que l’on pourra palier à nos manquements aves des actions solides et concrètes face à ces choses qui sont d’ailleurs sources de nos maux. L’appel est lancé.
La première des prescriptions est de démystifier les discours. En particulier, ceux qui viennent des tenants de l’ordre féodal. Une autocritique s’exige ; notamment. Aussi à partir de l’État, bien qu’il soit en Mauritanie, le premier à profiter de ce système de caste à travers les réflexes de subordinations des dites « notabilités ». Ainsi, il doit mettre en place une éducation pour toute et tous. L’État devra mettre en place des assises pour éradiquer le « cancer social » qui gangrène la société. D’abord par une éducation nationale, « républicaine » qui consistera à enseigner, dès le bas âge, le civisme sur des bases saines. Ensuite, au lycée, toujours dans une approche éducative, il faudra se « goinfrer » d’humanités. Et enfin à l’université, continuer sur les valeurs universelles à côté de la « chose essentielle en soi » qui consiste, ici, à la disparition des tares.
De plus, l’État se doit d’être une forme d’organisation sociale. Il doit être l’œil attentif. De ce fait, il devra notamment déconstruire ses relations avec les « notabilités », croître sa vision politique sur la citoyenne et le citoyen. La justice, encore en construction, applique les lois et codes en vigueur mais il est évident que ce n’est pas facile de condamner et/ou d’interdire ce qui est enraciné dans la mémoire. La justice doit être l’oreille attentive.
Elle effectue « son travail ». Mais elle est parfois inféodée s’agissant de querelles sur les terres. Elle ne doit pas être, quant à elle, en contradiction avec l’esprit des lois. Et la dernière des prescriptions est de se rebeller contre le construit social, têtu selon Dieynaba Ndiom, militante féministe et femme politique. Se rebeller au niveau de toutes les sphères sociales. De toutes les classes sociales. La classe sociale renvoie aux conditions d’existence contrairement au rang social qui renvoie à la « place » de l’individu dans la stratification sociale inhérente à la culture qui doit évoluer.
De l’éducation de l’école, avec une volonté politique, aux lois en vigueurs, on doit voir la naissance d’un nouveau type de citoyen à travers une nouvelle éducation de la société et celle des parents. Celui-là même débarrassé des niaiseries socioculturelles. Le processus est long mais avec le temps et les rapports de force (refus de soumission et manifestation de sa dignité, ses compétences…). Pas la peine de trop prolonger sur ce cas car la raison est là, et elle guide de nos jours. La conscience collective veut évoluer. Elle doit évoluer. Même si certains veulent l’affaisser à l’arbre bientôt déchu.
La religion, la vraie, déconstruit déjà le « mythe » de la pureté généalogique. Elle est utilisée souvent à tort et à travers comme un instrument de domination. Des mouvements comme Gambanaaxu ont compris cela. Il y a alors une démystification à faire et pérenniser. Les débats doivent faire naitre des contractions profondes qui feront que les discours biaisés ne passeront plus. De tout temps, il y a eu une complicité entre les « tenants » du privilège pour la « gestion religieuse » et les personnes de la « noblesse ».
Le bouclage consanguin est un autre un danger ; scientifiquement prouvé. Hélas, il est encore maintenu. Quelle aberration quand les religions monothéistes (dont l’islam que nous partageons) disent que nous sommes issus d’un seul individu. Dans la société sooninké, jusqu’à récemment, il n’y avait pas d’union maritale entre ces groupes cités plus haut. Et aussi entre les personnes dites de « castes inférieurs », les soient-disant « gardien de la tradition », « griots, troubadours, les cordonniers, les forgerons, les marabouts …
Le mal est tellement profond qu’il s’est transporté des villages aux villes, pour ensuite atterrir en France. Les personnes issues de la diaspora, vivant en Occident, ne comprennent pas cela mais subissent transversalement ces traditions féodales. On doit s’en défaire rapidement et oser braver l’interdit à l’instar de millions de personnes en Afrique de l’Ouest ; dans le monde.
Sahara Médias – Des hommes armés non identifiés ont enlevé samedi soir deux mauritaniens et trois chinois travaillant sur le chantier pour la réalisation de la route reliant les villes maliennes de Nara et Kala.
Selon les sources de Sahara Medias l’attaque est intervenue près de la localité de Kagouro, située à 120 kilomètres au sud de la ville de Nara et 60 kilomètres à l’est de la ville de Kala.
Près de cette ville se trouve un chantier de la société mauritanienne ATTM et la société chinoise COVEC qui travaillent à la réalisation de ce tronçon qui fait partie de ce qu’on appelle l’axe Nouakchott Bamako.
Des sources propres à Sahara Medias ont révélé que l’attaque a eu lieu aux environs de 16 heures quand des dizaines d’hommes armés, venus sur des motos, depuis les forêts environnantes ont encerclé le site des travaux.
Ces sources ajoutent que l’attaque a eu lieu alors que la majorité des mauritaniens, y compris les responsables, avaient quitté les lieux en prévision de la fête d’Al Adha et que les personnes présentes sur le site sont de simples ouvriers.
L’une des personnes ayant échappé à l’enlèvement a affirmé que les assaillants appartenaient aux groupes salafistes sans pouvoir déterminer leur appartenance, ni la langue dans laquelle ils s’exprimaient.
L’attaque est intervenue dans une zone où la Kétiba Macina est particulièrement active, elle qui est affiliée au groupe Nousratou Al Islam We Al Mouslimine.
Cette opération n’a toujours pas été revendiquée.
Cette personne a encore dit qu’un autre mauritanien a pu prendre la fuite et a essuyé des tirs sans être touché et n’a pas été poursuivi par les assaillants.
Ceux-ci, a-t-il ajouté, ont confisqué nos téléphones et pris tous les biens dont nous disposions avant de conduire les personnes enlevées dont ils ont bandé les yeux.
Parmi les personnes enlevées figure le chinois, responsable du projet.
La même source révèle par ailleurs que les assaillants ont incendié tous les équipements y compris de gros engins, brûlé de grandes quantités de carburant et amené avec eux trois véhicules légers.
Pendant ce temps, d’autres sources ont affirmé à Sahara Medias qu’une unité de l’armée malienne s’est lancée à la poursuite des assaillants, en coordination avec les autorités mauritaniennes.
Dans un premier commentaire relatif à cette affaire, l’agence mauritanienne d’information a publié une dépêche selon laquelle, un chantier de travaux publics situé entre les villes de Kala et Nara, en territoire malien a été attaqué samedi par des hommes armés non identifiés.
L’AMI ajoute que ce chantier est supervisé par la société ATTM en collaboration avec une société chinoise COVEC et que les autorités mauritaniennes suivent avec un grand intérêt cette affaire.
Les sociétés mauritanienne ATTM et chinoise COVEC se chargent de la construction de cette route, un chantier qui connait de sérieuses difficultés depuis quelques temps, ce qui avait amené le préfet de Nara à se réunir, en juin dernier, avec les responsables de deux sociétés les enjoignant d’achever la route dans les délais fixés.
Les deux sociétés n’ont réalisé jusqu’ici que 17% des travaux alors que 66% de la période fixée s’étaient achevés.
Les sociétés ont justifié ce retard par les difficultés rencontrées dans la région.
Il est grand temps que beaucoup plus de voix s’élèvent contre l’esclavage par ascendance en milieu soninké. Les états doivent agir rapidement pour mettre fin à ce crime contre l’humanité. Dans la commune de Mambiri (Kita, Mali), que j’ai visité du 14.7 au 16.7.2021 dans le cadre de mon travail au Mali, j’ai rencontré des personnes déplacées pour cause d’esclavage et qui ont été victimes d’actes inhumains et dégradants. Il est très difficile d’écouter leurs récits sans verser de larmes: déshabiller un vieillard, son beau fils, sa femme, les rouer de coups, puis les enfermer ensemble tous nus dans une même pièce est un acte dont seuls des criminels sanguinaires peuvent se glorifier. Pousser la barbarie jusqu’à réduire tous leurs biens en cendre, confisquer leur terres et et les chasser de leur village est un acte inqualifiable. C’est une centaine de personnes réfugiées ( on dit déplacées au Mali) que les habitants de Mambiri ont accueillis dans leur village. Honte aux États qui tolèrent l’esclavage par ascendance en milieu soninké. La lutte pour les droits de l’homme ne peut être sélective. On ne peut pas lutter contre le racisme et la discrimination des Noirs chez les arabes et occidentaux et fermer les yeux sur les discriminations que vivent les descendants des anciens esclaves en milieu Noir (soninké au Mali, au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie). A tous les tenants et supporters du système féodalo-esclavagiste, je dis ceci: – Un vrai noble, c’est celui qui n’humilie pas un être humain – Un vrai noble n’abuse pas de sa force physique, psychologique, idéologique et économique pour faire du mal, surtout face à plus faible que soi. – un vrai noble lutte contre l’injustice.
Je rejette systématiquement et avec la dernière énergie cette « noblesse »: je n’en fais pas partie et que tous ceux qui soutiennent l’esclavage sous toutes ses formes sachent qu’ils me trouveront sur leur chemin. Je combattrai avec force l’esclavage par ascendance parce que je le considère comme un crime contre l’humanité. « Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères ». Franz Fanon. Je rejette systématiquement et avec la dernière énergie cette «noblesse» barbare et sanguinaire .
Le procureur de la république de la wilaya du Guidimakha, Saad O.Tourad a déclaré vendredi que les forces de sécurité de la wilaya ont réussi à démanteler et à arrêter les membres d’un certain nombre de bandes actives dans le trafic et la confiscation de quantités de produits psychotropes.
Dans une déclaration faite à l’AMI, le procureur a confirmé l’arrestation de ces gangs qui détenaient des produits dangereux, grâce à la vigilance des services de sécurité et leur parfaite collaboration avec les autorités judiciaires.
Le procureur s’exprimait alors qu’il supervisait, en compagnie du wali du Guidimakha à l’incinération de près de 180 kilogrammes de chanvre indien, d’alcool et de produits psychotropes.
Il a ajouté que ces quantités ont été saisies par les services de sécurité alors que les trafiquants, s’apprêtaient à les acheminer hors de la wilaya, profitant de la position géographique de la wilaya, frontalière de certains pays voisins pour s’adonner à cette activité.
Le procureur de la république a appelé les citoyens à faire face avec détermination à ces gangs qui ventilent leurs dangereux produits, particulièrement nocifs à la santé des individus et plus généralement de la société.
Pour beaucoup d’observateurs, l’opposition aurait disparu comme par enchantement avec le début du mandat de l’actuel Chef de l’État. J’aimerais pour ma part nuancer cette appréciation. Je préfère concrètement juger le comportement actuel des responsables de cette opposition devenue virtuelle et qui aurait rentré subitement ses griffes.
Commençons par les candidats à la présidentielle de 2019. Que sont-ils devenus ? Tout d’abord OuldBoubacar, très discret depuis les résultats des élections, vient de faire parler de lui en acceptant une fonction d’assesseur, de simples supplétifs aux juges, dans une ténébreuse institution arabe d’arbitrage (Sic). Une déception selon moi pour quelqu’un qui a été par deux fois Premier ministre et candidat à la dernière présidentielle avec un score honorable.
Et KaneHamidouBaba ? Il est temps de lancer un avis de recherche le concernant ! Il aurait disparu de tous les radars et écrans de contrôle. Si quelqu’un a de ses nouvelles, prière nous informer d’urgence.
Intéressons-nous au doyen de l’opposition ? Le respectable OuldMaouloud. Qu’est-il advenu de lui ? Sans doute en compagnie d’une grappe d’intellos en train de disserter sans fin sur la dialectique et tutti quanti.
Reste BiramAbeid. Qu’on l’aime ou le déteste, il paraît le seul à incarner l’opposition ou ce qui en reste. Avec un style et une nouvelle tonalité de langage qui étonne plus d’un observateur. Certains le critiquent pour s’être rapproché du Raïs actuel. Il faut reconnaître à ce dernier d’avoir inauguré un style de relations pacifiques et de respect des leaders d’opposition, en totale contradiction avec son prédécesseur. Qui accablait Biram et le suivait comme son ombre parce qu’il était incapable de le contrôler préférant souvent l’emprisonner pour un oui ou pour un non. Mr Ghazouani, lui, le respecte, le reçoit et ne lui met pas de bâtons dans les roues.
Dans ces conditions il est normal que Biram, le seul à occuper un terrain abandonné par ses pairs, continue son travail de sape auprès de ses partisans. Il alterne les visites de terrain pour se rapprocher des citoyens de la Mauritanie profonde et des entretiens réguliers avec les dirigeants de l’État. Il se révèle ainsi le seul opposant crédible au système qui dirige le pays depuis plus de quatre décennies. Quelque part c’est aussi la rançon d’un engagement politique véritable ainsi que d’un courage admirable pour s’être toujours dressé contre l’ancien président et les injustices sociales d’une décennie de tous les abus.
• Ici Ibrahim Diallo aborde avec son invitée , les pratiques et contraintes cérémoniales autour du mariage en milieux Soninké de nos jours. Les petites évolutions et les fines révolutions d’une institution sociale, religieuse et familiale au cœur de la société soninké.
Le Conseil des Ministres s’est réuni le Mercredi 14 Juillet 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.
Le Conseil a examiné et approuvé les projets de lois suivants :
-Projet de loi portant protection des symboles nationaux et incrimination des atteintes à l’autorité de l’Etat et à l’honneur du citoyen.
Le présent projet de loi intervient pour pallier les insuffisances constatées dans notre système pénal et mettre à la disposition des praticiens, y compris les magistrats et les enquêteurs des instruments juridiques clairs permettant d’imposer le respect des textes juridiques et des valeurs républicaines.
Il s’agira de définir les actes qui constituent des atteintes aux symboles nationaux, à l’autorité de l’Etat et à l’honneur du citoyen ainsi que les sanctions appropriées pour faire face au phénomène d’agression contre les fondamentaux de la société et de diffusion de la haine entre ses composantes.
– Projet de loi autorisant la ratification de la convention de crédit, signée le 12 juillet 2021 entre la République Islamique de Mauritanie et la Banque Islamique pour le Développement (BID), destinée au financement du projet de renforcement de l’enseignement et apprentissage des sciences, des technologies et de l’innovation du secondaire.
La convention de financement objet du présent projet de loi porte sur un prêt concessionnel d’un montant de 8.330.000 Dinar Islamique, soit l’équivalent de 430 millions MRU, destiné à l’appui de la mise en œuvre de la politique de réforme de l’enseignement secondaire menée par le Gouvernement, notamment la restructuration des filières, la rénovation des curricula de formation et le développement des compétences des professeurs, tout en mettant l’accent sur l’enseignement et l’apprentissage des sciences, des technologies et de l’innovation.
– Projet de loi complétant et modifiant certaines dispositions de la loi n°2010-033 du 20 Juillet 2010, modifiée, portant code des hydrocarbures bruts.
Le présent projet de loi a pour objectif de permettre la création de zones promotionnelles à l’intérieur desquelles la recherche et l’exploitation des hydrocarbures bénéficieront d’avantages additionnels à ceux prévus actuellement dans le code des hydrocarbures bruts, et ce afin d’encourager les investissements privés dans un environnement international de plus en plus concurrentiel et subissant les effets de la nouvelle transition énergétique.
– Projet de loi modifiant certaines dispositions de l’Ordonnance n°2006-047 en date du 06 décembre 2006, portant Code de la Route.
La modification objet du présent projet de loi vise à faire face aux facteurs déterminants dans la survenance des accidents de circulation et ce à travers le durcissement des peines relatives à la sécurité de la circulation routière et au comportement insoucieux et irresponsable des usagers de la route notamment en cas récidive.
Le Conseil a également examiné et adopté un projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Imprimerie Nationale.
Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:
Ministère de l’Elevage
Cabinet du Ministre
Chargé de mission : Mohamed Ould Guéya, précédemment même poste
Conseiller Technique chargé de la Santé Animale : Dr. Brahim Ould Taleb Moustapha, précédemment Délégué Régional de l’ex Ministère du Développement Rural à Nouakchott.
Conseiller Technique chargé de la Production Animale : Mohamed Yahya Ebbah, Titulaire d’un Doctorat en Production Animale
Conseiller Technique chargé de la Communication : Ahmed Ould Ebbah, Journaliste.
Inspection Interne
Inspecteur Général : Ahmed salem Ould Bouboutt, précédemment cadre à l’ex Ministère du Développement Rural
Inspecteur : Jemal Ahmed Taleb, précédemment même poste.
Inspecteur : Mohamed Vall Ould Yarba, précédemment même poste
Inspecteur : Sidi Mahmoud Ould Salem Vall, précédemment Directeur Adjoint de la Coopération et des Relations Extérieures à l’ex Ministère de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement.
Administration Centrale
Direction des Stratégies, de la Coopération et du Suivi – Evaluation
Directrice : Mana Mint El Hadj, Economiste, précédemment cadre à l’ex Centre Mauritanien d’Analyse des Politiques.
Direction des Services Vétérinaires
Directeur : Baba Doumbia, précédemment même poste.
Direction du Développement des Filières Animales
Directeur : Ahmed Salem Oud El Arbi, même poste.
Direction des Affaires Administratives et Financières
Directeur : Souleymane Diop, précédemment Chef de Service au Ministère de la Santé.
Etablissement Publics
La Mauritanienne des Produits d’Elevage
Directrice Générale Adjointe : Dr. Teslem Cheikh Bouroieiss, précédemment Déléguée Régionale de l’ex Ministère du Développement Rural à Nouadhibou.
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