DISCOURS DE LA CONFERENCE DU 22 MAI A BAMAKO MR DIAGUILY MARO KANOUTÉ PRESIDENT DU RASSEMBLEMENT MALIEN POUR LA FRATERNITE ET LE PROGRES DE KAYES (R..M.F.P)



MR Gouverneur du District de Bamako
Mr le Représentant du Ministre de la justice et des droits de l’Homme, Garde des sceaux ;
Mr le Représentant du Ministre de la Réconciliation Nationale ;
Mr le Représentant du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile ;
Mr le Représentant du Ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales;
Le Chef de Division de la Mission des Nations Unis pour la stabilisation du Mali MINUSMA;
Le Haut-Commissaire des Réfugiés des Nations Unis pour le Mali ;
Le President de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali
Le Président du Mouvement pour la Sauvegarde des droits de l’Homme
La Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage
Le Syndicat libre et Autonome de la Magistrature du Mali ;
Le Barreau Pénal International ;
L’Ordre des Avocats du Mali ;
Les Ambassades, Consulats et Chancellerie du Mali ;
Les Organisations de la Société Civile du Mali ;
La Fédération Nationale des handicapés du Mali ;
Les Associations des Femmes pour la promotion du genre ;
Les Organisations faitières de la presse ;
Les Organisations faitières de la jeunesse ;
Les Organisations représentatives de la diaspora du Mali ;
Et toutes autres corporations œuvrant pour la paix au Mali.

Distingués Invités

Notre Association le RMFP (Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès) Cela fait quatre (4) ans que nous nous battons contre les coutumes esclavagistes dit statut d’esclave dans les cercles de Diéma, Nioro, Yélimané, Kita, Nara, Bafoulabé et Kayes et cela fait que quatre ans qu’on est chassé, ligoté, trainé, humilié, maltraité, lynché, tué et jeté comme de la mer et tous ses crimes sont commis sous les yeux bienveillants des Autorités locales et nationale, sécuritaires et judiciaires. Et le tout sous les yeux des Députés les elus communaux et le Gouverneur de la region de Kayes.

Nous condamnons avec la plus grande rigueur l’assassinat terroriste, lâche, sauvage et barbare de quatre (4) chefs de familles à savoir Mountaga DIARRISOW (72 ans), Youssouf SISSOKO (73 ans), Diani Hamet SISSOKO (44 ans) et Gossi SISSOKO (45 ans) dans le village de Diadioumé, commune de Gogui, cercle de Nioro au Mali. Nous nous inclinons devant la mémoire des dites personnes ayant perdus la vie dans la nuit du 1er au 2 Septembre 2020, et nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessé(es).

Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques survenues dans la Commune de Tomora (Cercle de Bafoulabé) dans la journée du 02/10/20 contre les membres de l’association anti-esclavagistes CSP/ACDE et les tentatives de destitutions du Maire de ladite Commune au motif visant les origines sociales du Maire en question.
Nous condamnons encore les attaques meurtrières du 05 au 07 Avril 2020 qui ont eu lieu à Lany Tounka dans la Commune rurale de Sony où un homme a perdu la vie et deux femmes ont fait des fausses couches suite aux coups et aux blessures volontaires qu’elles ont subi. Des maisons ont été vidées, saccagées et brulées ; une femme ligotée, trainée par une bande de jeunes barbares et brutes. La vidéo a fait le tour du monde, des traitements inhumains, cruels comparable à une autre époque, à une autre ère, à un autre temps. Les auteurs de ces actes ignobles ont tous bénéficiés de la liberté provisoire et jusqu’à présent, aucune peine n’a été prononcée à leur égard.

Nous condamnons une fois de plus les centaines d’attaques perpétrées entre 2018 et 2021 contre les abolitionnistes esclavagistes dans les villages de Kerwané, Kaïnéra, Krémis, Yarka, Diakadromou, Nahali, Dramané, Tafacirga, Ségala, Bafarara, Khalinioro, Khabou, Makhana, Sansagné, Dialakha, Sabouciré, Maréna, Dioucoulané, Harikidou, Hamdallaye, Trougoumbé, Diarrah, Mamoyré, Bakhamabougou, Gourdi, Diangounté Camara, Fatao, Témikoro, Toudou, Bouly, Béma, Demba Gadiaba, Blissibougou, Sakora, Séroumé, Djallan, Tomora et Kersignané.
Sirimoulou communbe rurale de Koussané :apologie de l’esclavage courant mois de mars 2021.

Durant l’année 2021, il y a eu des attaques dont nous comptons plusieurs bléssés grave dans les villages de Samba Dramané le 10 Avril 2021, Goudiame, Dembagadiaba, Maganatoubaboukani le 15 Mai, le 03 Mai 2021 le chef de village Bagamabougou a ordonné à des familles d’esclaves qui ont émis le souhait de ne plus etre traiter comme telle de quitter le village immediatement par risque de ne pas etre abbatu mais malheureusemnt cet incident a generé plusieurs blessés et 83 deplacés tous hebergés à la cité des enfants de Niamakoro,le 16 Mai 2021 le village de Kheybaré dans le cercle de Nara , il y’a eu une attaque perpétrée dans le village de Teyssibé, commune de Kara Koro, arrondissement de Aourou, cercle de Kayes le jeudi 20 Mai 2021 et nous en passons.

Nous condamnons les arrestations répétées, injustifiées et arbitraires de nos membres dans les villages Soninkés, Kasonkés, Peulhs, Kagoro et Diogaramés ou encore l’arrestation de nos membres résidents à l’étranger qui sont arrêtés injustement à l’aéroport de Bamako avec la complicité ou la main cachée de certains Procureurs, anciens Ministres, anciens Gouverneurs, anciens Députés ou millionnaires originaires de la Région de Kayes.

La constitution du 25 Février 1992 reste la loi fondamentale du pays et aucune coutume, ne peut être prise en compte quand cette dite coutume viole sciemment la constitution du pays, les Accords et Traités Internationaux.
Son article 1er est clair : « La personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne ».

L’article 2 est sans ambiguïté : « Tous les maliens naissent et demeurent libres et égaux en droit et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique est prohibée ».

Et quant à l’article 4 : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion et de culte, d’opinion, d’expression et de création dans le respect de la loi ».
Et enfin l’article 5 : « l’Etat reconnaît et garantit, les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et de venir, le libre choix de la résidence, la liberté d’association, de réunion, de cortège et de manifestation ».
Nous avons actuellement plus de 3000 déplacés et réfugiés à travers le Mali et ailleurs. Ils ont fui les violences car il y’a une anarchie totale dans les zones esclavagistes et on a l’impression que l’Etat n’existe pas. Certains procureurs n’osent même pas envoyer une convocation dans certains villages par peur de voir une horse de jeunes à leur porte prêtent à tout et malgré.
Nous tenons à remercier nos villages d’accueils plus particulièrement les Chefs de village de Mambry et le village de Djidia qui nous ont tendu la main.

Nous voulons savoir :
1. Si nous sommes des Maliens comme le reste des Maliens ?
2. Si nous sommes libres comme tous les Maliens ?
3. Pourquoi le Gouverneur et les Autorités locales jouent le silence et à l’inaction face aux crimes contre les droits de l’hommes et pourquoi ils continuent de nier l’existence de l’esclavage à commencer par Monsieur le Gouverneur de Kayes ?
4. Pourquoi les auteurs et les co-auteurs de ces crimes esclavagistes bénéficient de l’impunité totale ?
5. Pourquoi les Autorités locales et les Elus (Maires et Députés) font tout pour camoufler, voir même étouffer notre combat ?
6. Pourquoi ces criminels ne sont jamais condamnés par la justice Malienne ?
7. Et depuis quand, les criminels peuvent demander la liberté provisoire et pourquoi ils ne sont jamais jugés une fois libérer ?
Tant de questions restent posées mais qui n’ont pas de réponses à cause du laxisme, du manque de rigueur dans le système judiciaire malien. Aujourd’hui, les criminels esclavagistes pensent qu’ils peuvent tous faire, y compris tué mais ils ne passeront pas six (6) mois en prison d’où la recrudescence des violences.
Nous demandons au Gouverneur de la région de Kayes d’arrêter avec sa politique de l’autruche et nous demandons à ce qu’il soit très franc avec les esclavagistes de la région de Kayes (cercle de Yélimané, Diéma, Nioro, Bafoulabé, Kita, Kayes).
Que les esclavagistes comprennent que l’esclavage est fini depuis 1905 et il a totalement disparu depuis le 22 septembre 1960. Qu’il est interdit d’appeler un malien « esclave » et plus forte raison l’empêché de se réunir, de se déplacer, de penser qu’il est libre, de vendre ou d’acheter, de cultiver, de boire et d’occuper sa maison et de résider dans son village d’origine.
Que le Gouverneur dise en toute clarté aux esclavagistes que le territoire malien appartient à l’Etat malien et que ce n’est pas un simple chef de village qui peut empêcher d’autres maliens de cultiver ses terres pour refuser une coutume ancestrale basée clairement sur l’esclavage, l’humiliation et la discrimination ; mais si vous décidez de leur donner ce droit de nous exproprier de nos terres au détriment des lois et des droits du pays, alors préparez vous à être le responsable des bains de sang à venir.
Monsieur le Gouverneur si vous ne réagissez pas, si les nouvelles Autorités de la Transition ne prennent pas des mesures nécessaires, rigoureuse et rapides, nous n’auront d’autres choix que d’appliquer la loi de Talion : « Œil pour Œil, dent pour dent ».

Le sang appelle le sang ; nous avons vécu et enduré tous les crimes et atrocités des soi-disant faux maîtres et tout le monde a été saisi dès 2018 depuis l’ancien président IBK jusqu’au dernier recru des autorités locales mais tout le monde a fermé les yeux, la bouche et les oreilles comme si nous n’étions pas des maliens, comme si nous n’étions pas chez nous. Pendant quatre (4) ans, nous avons attendu afin que justice soit faite mais au lieu de résoudre définitivement le problème, le système judiciaire n’a fait que légaliser et légitimer.
L’esclavage dans la région de Kayes et certaines Autorités se sont permis de dire que les esclavagistes défendent leurs coutumes.
Nos revendications sont simples :
• Ne plus appeler ou traiter quelqu’un d’esclave ;
• Abolir l’esclavage coutumier ou esclavage par ascendance ;
• L’arrêt immédiat de la fornication sur nos filles et nos femmes au détriment d’un mariage, des filles et leurs enfants sont abandonnés par leurs compagnons sous la pression de la société qui traite la progéniture d’esclave.

NB : Pour justifier leurs crimes organisés, les esclavagistes mentent en disant que nous voulons devenir des chefs de villages ou des imams. Voyons un peu : avez-vous enregistré une plainte où quelqu’un désirait devenir un chef ou un imam ?
Nous resterons déterminer jusqu’à ce que justice soit faite depuis les faits de 2018 jusqu’à nos jours afin que le statut d’esclave coutumier soit banni, aboli par une loi spécifique votée par l’Assemblée Nationale du Mali.

Bamako le 22 MAI 2022

«Esclavage par ascendance au Mali»: Une plainte de la CNDH en gestation contre les commanditaires, auteurs et co-auteurs de cette pratique



Le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, annonce que sa structure est en train de constituer des dossiers solides pour engager les procédures judiciaires contre les commanditaires, auteurs et co-auteurs et les complices de pratiques de l’esclavage par ascendance sur toute l’étendue du territoire. La déclaration a été faite, le samedi 22 mai dernier, à la Maison des Aînés, lors d’une conférence-débats sur « la problématique de l’esclavagiste au Mali : le cas du milieu soninké, enjeux et résolutions » .

Dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali, le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP), en partenariat avec le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH), a organisé une conférence-débats autour de la pratique l’esclavagiste au Mali. Elle était animée par le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, le président de Waraba Afrique, représentant de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’Esclavage et ses séquelles, Me Saïd Larifou, ainsi que celui du MSDH, Boubacar N’Djim.

Selon ce dernier, l’esclavage est une réalité dans la région de Kayes, surtout en milieu soninké. Avant de soutenir que le cas le plus frappant de traitement d’esclave est celui du lynchage de 4 militants anti-esclavage, à Diandioumé, dans le cercle de Nioro. A ses dires, « dans la région de Kayes, toute la communauté internationale doit se mobiliser, car des milliers de personnes ont abandonné leur village par peur d’être tuées et vivent sans aucun revenu pour subvenir à leurs besoins » .

Boubacar N’Djim explique que, si ces conflits durent toujours, c’est parce que ces actes répréhensibles ne sont pas punis avec la rigueur qu’il faut. « Des condamnations faibles pour des personnes coupables de coups et blessures volontaires ne peuvent que les encourager à continuer de perpétrer ces crimes. Dans ces contextes, on ne peut qu’indexer l’œil complice des autorités locales et des plus hautes autorités de l’Etat » , a regretté le président du MSDH.

Le représentant de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’Esclavage et ses séquelles, Me Saïd Larifou a, dans sa plaidoirie, déploré que « des siècles après l’abolition officielle de l’esclavage et, notamment, de la traite des êtres humains, il est humainement insoutenable et intolérable de constater que l’humanité n’a pas tiré toutes les leçons des conséquences humaines, sociales et économiques des atrocités de l’homme contre l’humanité » .

Il soutient ainsi que les organisations africaines, engagées dans cette lutte estiment que «l’esclavage n’est pas une fatalité et sa persistance dans ses nouvelles formes requiert des réponses à la fois préventives et répressives». Dans cette optique, il ajoute que » nous saisirons les institutions régionales et internationales pour demander que l’histoire de l’esclavage, les nouvelles formes d’asservissement humain et ses conséquences dans les rapports humains, soient inscrites dans les programmes scolaires des pays membres de l’Union Africaine « .

Le Président de la CNDH, Aguibou Bouaré a, à son tour, affirmé que, depuis un certain temps, « notre pays est confronté, sur certaines parties de son territoire, aux manifestations violentes en lien avec le fléau de l’esclavage par ascendance. Il ajoute que cette pratique, digne d’une autre époque, outre qu’elle porte atteinte à la dignité humaine, met en péril la cohésion sociale dans les régions où elle sévit » .

Pour lui, de pratique culturelle peu ou prou acceptée, cette forme d’esclavage est devenue, aujourd’hui, une source d’abus de droits, de pratiques avilissantes à l’encontre de toute personne s’élevant contre son «statut d’esclave » . « Ces personnes sont l’objet de traitements discriminatoires, inadmissibles attentatoires à leur dignité d’hommes libres, notamment sous forme de sévices corporels, de tortures psychologiques, de mesures vexatoires, humiliantes, d’atteintes à la liberté de circulation, de mariage, au droit de propriété, à la santé, à l’éducation, bref à la violation systématique des droits fondamentaux des personnes sous sujétion » , a-t-il dénoncé avec véhémence.

Aussi, le président de la CNDH a-t-il annoncé que sa structure est en train de constituer des dossiers solides pour engager les procédures judiciaires contre les commanditaires, auteurs et co-auteurs et les complices de pratiques de l’esclavage par ascendance, sur toute l’étendue du territoire. Et de renchérir : « Par principe de la Loi de complémentarité, si les juridictions nationales ne réservent pas de suite à ces procédures, nous allons les déporter au plan régional et international et saisir la Cour Pénale Internationale (CPI), parce qu’il s’agit de crimes contre l’humanité » .

Daouda SANGARE

Source: l’Indépendant

©️ Crédit source : https://lindependant-mali.net/2021/05/24/esclavage-par-ascendance-au-mali-une-plainte-de-la-cndh-en-gestation-contre-les-commanditaires-auteurs-et-co-auteurs-de-cette-pratique/

🟢 Une Conscience Engagée à Saluer vivement ! | Bref Hommage à Monsieur Boubacar N’DJIM


Il s’appelle Boubacar N’djim , le président de l’ONG Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme (MSDH) au Mali . Un Juste humaniste profondément investi auprès des militants anti-esclavagistes Soninké victimes au Mali. Un vrai patriote et panafricain convaincu, il a été toujours un relais communicationnel d’alerte pour ces sans-voix agressés, humiliés et expulsés de leurs villages parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales. Là où une certaine élite sociale, religieuse et intellectuelle de soninkara se fourvoie et se compromet moralement dans un relativisme complice avec les bourreaux féodaux, cet homme au cœur plein d’empathie pour les victimes de ces affreuses tares, affronte menaces et diverses pressions pour soutenir cette louable cause abolitionniste. Il n’est ni soninké ni issu d’un environnement social soninké, en guise de petit rappel.

À lire ci-après en lien son discours lors de la conférence du 22 mai 2021 à Bamako sur les problématiques de l’esclavage chez les Soninkés au Mali : https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/05/22/discours-memorable-du-president-ndjim-boubacar-lors-de-la-1ere-edition-de-conference-de-bamako-ce-samedi-22-mai-2021-sur-les-graves-violations-des-droits-humains-liees-a-lesclavage-par-ascendance/

✓Merci cher frère et ami. L’histoire retiendra !

– KS pour le BLOG

[Vidéos] – Quelques interventions lors de la conférence de Bamako sur la question de l’esclavage par ascendance | les problématiques dans la communauté soninké.

Samedi 22 mai 2021, l’association RMFP – Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (Aile Ganbanaaxu Mali) et l’ONG MSDH – Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme et leurs partenaires internationaux, ont organisé une conférence sur l’esclavage par ascendance qui sévit horriblement aujourd’hui au 21 ème siècle au sein de certaines communautés ouest-africaines, en l’occurrence chez les Soninkés. Depuis 4 ans avec l’éveil abolitionniste transnational au sein du groupe sociolinguistique soninké, les défenseurs de coutumes esclavagistes et rétrogrades se sont manifestés par des graves violations des droits humains à l’encontre des militants engagés contre cet esclavage coutumier qui humilie et discrimine socialement et humainement. Les descendants d’esclaves qui osent de se défaire du système d’assignation esclavagiste du Ladalenmaxu sont harcelés, agressés, expropriés, expulsés et tués pour certains comme le cas de 4 militants tués à Djandjoumé au Mali dans la nuit du 1 septembre 2020 … Lire ce lien https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F . Dans plusieurs localités soninké du Mali, de la Mauritanie, du Sénégal et de la Gambie, ce même phénomène affreux d’un autre temps est indexé entre les membres de la même communauté ayant la même langue et la même religion. Ainsi la conférence du 22 mai à Bamako rentre dans le cadre d’une sensibilisation à visée d’alerte à la communauté continentale et internationale sur ces vestiges cruels de la traite esclavagiste intra-africaine.

✓Ci-après en vidéos quelques interventions autour de cette rencontre :

– KS pour le BLOG

© Crédit source : RS militants Ganbanaaxu.

DISCOURS DE Me SAID LARIFOU, PRÉSIDENT DE WARABA AFRIQUE, REPRESENTANT DE LA COORDINATION DES ORGANISATIONS AFRICAINES DE LUTTE CONTRE L’ESCLAVAGE ET SES SÉQUELLES.

BAMAKO LE 22 MAI 2021

CONFÉRENCE DE BAMAKO SUR « LA PROBLÉMATIQUE DE L’ESCLAVAGISTE AU MALI : LE CAS DU MILIEU SONINKÉ, ENJEUX ET RÉSOLUTIONS.



DISCOURS DE Me SAID LARIFOU, PRÉSIDENT DE WARABA AFRIQUE, REPRESENTANT DE LA COORDINATION DES ORGANISATIONS AFRICAINES DE LUTTE CONTRE L’ESCLAVAGE ET SES SÉQUELLES.

Honorables assistants et invités en vos grades et qualités, Salam anlaikoum,

Les organisations africaines de lutte contre l’esclavage et ses séquelles m’ont fait l’honneur en me désignant pour venir vous exprimer leur solidarité et leur fraternité en raison des souffrances endurées aux victimes de l’esclavage notamment des femmes et enfants, nombreux dans cette salle de conférence, pour témoigner l’horreur et l’atrocité. Des siècles après l’abolition officielle de l’esclavage et notamment de la traite des êtres humains, il est humainement insoutenable et intolérable de constater que l’humanité n’a pas tiré toutes les leçons des conséquences humaines, sociales et économiques des atrocités de l’homme contre l’humanité.

Des chiffres donnés par des études extrêmement sérieuses et crédibles effectuées par des scientifiques, experts de renom, évoquent 22 Millions d’Africains sont réduits en état d’esclavage, ont été arrachés au continent noir entre 1500 et 1880 et que 200 millions de personnes sont mortes de l’esclavage. Ces chiffres sont confirmés par des historiens, arguments à l’appui
Malgré le caractère odieux, de l’atrocité de ces crimes contre l’humanité, dans certains coins du monde, plusieurs siècles après, des êtres continuent à nier la dignité humaine en perpétuant ces pratiques indignes de nous.

Oui , elles sont indignes de l’humanité et sont l’expression de notre échec , celui de l’homme paradoxalement capable des inventions technologiques extraordinaires , des études sur les sciences humaines, sociales et cruellement incapable de rapprocher des cœurs des êtres humains et construire un monde plus solidaire et fraternel où le principe universel selon lequel « nous sommes tous nés égaux « et de faire de la dignité humaine une valeur sacrée et inaliénable

Aucune civilisation, aucune culture ni idéologie ou religion ne peut être évoquée pour justifier ou légitimer l’horreur , l’atrocité et la cruauté des souffrances infligées à des populations Africaines en Afrique par des catégories sociales s’estimant, à tort , supérieures.
Selon les Nations Unies, dans son rapport publié en 2016, plus de 40.000.000 millions de personnes en sont victimes en ce moment dans le monde.

C’est un passé cruel et présent dans notre mode pensée et dans nos rapports entre nous. L’esclavage est un sujet sensible. Je l’aborde donc avec nuance, prudence, compassion aux victimes, lucidité car je suis conscient que le combat pour éradiquer ces crimes qui résistent au temps, aux évolutions des sciences et du monde n’est et ne sera pas un fleuve tranquille. Il s’inscrit dans temps et requiert de la détermination, de la conviction sur le droit naturel attaché à tout homme et de l’amour et la fraternité que nous devons manifester pour son prochain.

Le paradoxe de l’Afrique. Notre continent a prouve à l’humanité sa capacité à créer, à faire des inventions technologiques et scientifiques ainsi que le prouvent les plus anciennes civilisations qui confirment par exemple que la métallurgie du fer inventée depuis 3850 avant jésus – christ sont l’œuvre des peuples noirs qui malgré cela a passé des siècles douloureux du 15 au 19 ème siècle
Les organisations africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles estiment que l’esclavage n’est pas une fatalité et sa persistance dans ses nouvelles formes requiert des réponses à la fois préventives et répressives.

Dans cette optique, nous saisirons les institutions régionales et internationales des propositions pour demander que l’histoire de l’esclavage, les nouvelles formes d’asservissement humains soient ses conséquences dans les rapports humains soient inscrits dans les programmes scolaires des pays membres de l’Union Africaine. Nous prions pour que les futures générations d’Africains soient plus fraternelles, solidaires et se débarrassent des stigmates et séquelles de ces crimes contre l’humanité.

Nous sommes persuadés et convaincus que tout individu, quelles que soit ses origines sociales et géographiques et son environnement culturel dispose en lui une part d’humanité. La prévention de ces crimes et les sciences humaines doivent être orientées pour prévenir les prémices de ce fléau. Il est important pour nous d’inscrire le rejet, la lutte contre l’esclavage dans le paysage culturel et social en Afrique.

Nous savons que l’impunité des crimes est dangereuse car elle instaure une forme de normalité qui provoque d’autres crimes. Ici, comme ailleurs, la diffusion des images des horreurs témoignent d’une forme de banalisation de ces crimes devenus hélas ordinaires alors qu’ il s’agit des crimes contre l’humanité. Il nous semble donc important de demander à l’Union Africaine et à d’autres institutions régionales et internationales mobilisées contre ces crimes à nous aider pour obtenir la mise en place d’une juridiction Africaine ayant compétence exclusive pour juger les crimes d’esclavage commis en Afrique.

La présence dans cette conférence d’éminents représentants du Barreau Pénal International est une très bonne opportunité pour demander leur contribution dans le combat mené contre l’impunité des crimes d’Etat et crimes contre l’humanité
Je réitère mes remerciements et félicitations aux organisations africaines signataires de la Charte de la Coordination des Organisations de lutte contre l’esclavage et ses séquelles, il s’agit de :

L’ONG Panafricaine Waraba Afrique
AHME
ARMEPES France
Kane Afrique
A.C.D.E
ASSEP Sénégal
Ganbana International
Ira Mauritanie
G5 Sahel
MSDH
PASSE TROP PRESENT

Me Saïd LARIFOU, Président de Waraba Afrique, représentant de la Coordination des Organisations Africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles.

DISCOURS MEMORABLE DU PRÉSIDENT NDJIM BOUBACAR LORS DE LA 1ere Edition de CONFERENCE DE BAMAKO CE SAMEDI 22 MAI 2021 | Sur les graves violations des droits humains liées à l’esclavage par ascendance



Mr le Conseiller Spécial de la Cour Constitutionnelle du Mali
Mr le Représentant de la Primature du Mali
Mr le Représentant du Ministre de la justice et des droits de l’Homme, Garde des sceaux ;
Mr le Représentant du Ministre de la Réconciliation Nationale ;
Mr le Représentant du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile ;
Mr le Représentant du Ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales;
Mr le Représentant du Chef de la délégation de l’Union Européenne au Mali
Le Chef de Division de la Mission des Nations Unis pour la stabilisation du Mali MINUSMA;
Le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali CNDH
Les membres du cadre de concertation des Organisations de défenses des Droits de l’homme au Mali
Le Président du Comité d’organisation du Dialogue National Inclusif du Mali
Mr le Coordinateur des Chef de quartiers de Bamako
Le Vice-Président du Barreau Pénal International
Les coordinations du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme.
Les membres du Rassemblement Malien pour le Progrès et la Fraternité
Le Président de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage
Le Président de l’Association Sénégalaise des Soninké pour l’Egalité et le Progrès (ASSEP SENEGAL)
Mr le Représentant de la Coalition Nationale de lutte contre l’esclavage au Mali.
Mr le Secretaire General de l’Association Temedt
Mme la Presidente de l’ONG PROMODEF
Le Représentant du Directeur Scientifique du Laboratoire d’Études et de Recherche en Droit, Décentralisation et Développement Local (LERDDL)
HONORABLES ET DISTINGUES INVITES JE VOUS SOUHAITE LA BIENVENUE.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) est une organisation indépendante à but non lucratif créée officiellement en janvier 2019.

Le MSDH intervient partout où les droits de l’homme sont bafoués, assure la veille citoyenne et n’hésite pas à prendre position quand il s’agit de restaurer la dignité humaine.

Les objectifs du MSDH sont les suivants :

✓Réduire au minimum la violation des droits de l’Homme sur toute l’étendue du territoire Malien ;
✓Contribuer à la promotion et au respect des droits de l’Homme ;
✓Examiner toutes les situations d’atteintes au droit de l’Homme constatées ou portées à notre connaissance ;
✓Entreprendre des actions appropriées en la matière auprès des autorités compétentes ;
✓Formuler des recommandations sur toutes les questions relatives aux droits de l’homme dans le cadre réglementaire, législatif et judiciaire ;
✓Collaborer avec tous les organismes nationaux et internationaux de défense des droits de l’homme ;
✓Veuillez avec attention toutes décisions ou actions du gouvernement susceptibles de porter atteinte au respect des droits de l’Homme ;
✓Informer et dénoncer tout acte d’injustice en mobilisant l’opinion publique ;
✓Mener des activités d’information, de communication, d’éducation et surtout de sensibilisation sur la promotion et le respect des droits de l’homme ;
✓Lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes
✓Lutter contre l’excision, les violences domestiques contre femmes et enfants ;

C’est dans ce souci de protection des droits que le (MSDH) Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme et conformément à ses statuts a décidé de signer un partenariat le 21 Avril 2020 avec le (RMFP) Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (GAMBANA) et nous avons estimé qu’il ne peut pas avoir de développement sans égalité et d’épanouissement.

L’association GAMBANA a été créée dans le but de mener une lutte implacable contre la discrimination, les pratiques de l’esclavage, ses séquelles, de faire disparaitre toute forme d’esclavage, promouvoir des thèmes et des œuvres, la paix et le développement en vue de former un bloc pour lutter contre toutes formes de violations des droits de l’homme.

C’est le 05 Mai que nous avons décidé d’organiser une conférence pour soulager les victimes et le thème retenu pour cette première Edition est « La problématique de l’esclavagisme au Mali : Cas du Milieu Soninké Enjeux et Résolutions». Une conférence de ce genre est une première au Mali car elle regroupe toutes les sensibilités de la nation d’où le nom de la CONFERENCE DE BAMAKO
Compte tenu du climat socio-politique de l’année écoulée nous avons décidé de reporter jusqu’à aujourd’hui

– Préambule

L’histoire de l’esclavage est celle des différentes formes prises par la condition sociale d’êtres humains privés par d’autres personnes du droit de propriété sur eux-mêmes. Si l’esclavage est mentionné dans les premières civilisations écrites, les conditions de son émergence sont, en l’absence de sources, impossibles à déterminer avec précision. Le statut et la fonction d’esclave ont varié selon les époques et les lieux : les sources et les justifications de l’esclavage, la position et les tâches matérielles conférées aux esclaves ainsi que les conditions de sortie de la condition d’esclave sont autant d’éléments qui confèrent sa spécificité à chaque configuration historique.

Ainsi, l’esclavage est la réduction d’une personne à un état de privation de toute liberté, celle-ci allant de libertés sociales aux libertés les plus fondamentales. L’esclave est exclu de la société tout en étant dans les sociétés esclavagistes un moteur.

Cependant l’esclavage n’a pas totalement disparu dans certaines régions du monde et réapparait sous une autre forme comme celui de la région de Kayes.

Nous Constatons aujourd’hui plus de quarante millions (40 000 000) de personnes dans le monde sont victimes de l’esclavage moderne ou esclavage par ascendance selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies (ONU) publié en 2016.

L’esclavage est un sujet tabou et a atteint son paroxysme dans la région de Kayes, dans les localités suivantes
A kayendera, diadjoumé, diangouté camara ; les 3 Lani, Dembagadiaba ; Bagamabougou et tout recenment à teyssibi, pour ne citer que comme dans la plupart des localités soninké dans cette région, la discrimination raciale ou ethnique, l’esclavage, sont des pratiques courantes en ce début de 21eme siècle .Or l’esclavage sous toutes ses formes a été aboli.

Ces populations composées essentiellement de soninké, les hommes de castes, autrement dits les captifs, souffrent à cause de leur rang social. Ils n’ont droit en rien. Pire encore leurs droits sont bafoués à cause de leur classe sociale.

Pire encore, les captifs ont beau étudié, faire des écoles coraniques, ils ne deviennent jamais imam de mosquées. A présent les souffrances continuent, même pendant les fêtes ce sont les captifs qui font office de bouchers pendant que leurs femmes s’occupent du ménage et de la cuisine des épouses de leurs soit disant maîtres.

L’esclavage est une réalité dans la région de Kayes surtout en milieu soninké, l’un des cas le plus frappant de traitement d’esclave est celui du lynchage de 04 militant anti-esclavage à diandioumé dans le cercle de Nioro.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme n’est pas surpris de ces crimes indescriptibles car depuis un certain moment, nous avons multiplié les campagnes de communication, d’information et de dénonciation de ses pratiques horribles dans la région de KAYES surtout en milieu soninké aux autorités nationales et organismes internationaux.

Courant Juin 2017 une association du nom du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le progrès (RMFP) voit le jour qui veut dire en langue soninké « GAMBANA » : égalité diront que si cette pratique ne cesse pas, ils sont prêts à aller partout pour réclamer leurs droits devant les grandes institutions internationales de défense des droits de l’homme d’où l’organisation de cette conférence débat

Pour bien cerner le rôle de l’esclavage dans l’espace culturel des sociétés soninkés et répondre à la question de savoir s’il demeure encore de nos une telle pratique sociale vivante ou nue simple inertie de l’imaginaire, il est nécessaire de mettre ces sociétés à un éclairage historique dans le cadre général des échanges multisectoriels entre , d’une part les ethnies locales du sahel, et d’autre les cultures arabo-musulmanes et occidentales.

L’esclavagisme, le terrorisme et l’extrémisme ont un point commun c’est l’atteinte à l’intégrité physique d’un individu.
C’est très bien qu’on parle du nord mais pour la région de Kayes toute la communauté internationale doit se mobiliser car des milliers de personnes ont abandonné leur village par peur de ne pas être tués et vivent sans revenu aucun pour subvenir à leurs besoins.

Si ces conflits durent toujours c’est parce que ces actes répréhensibles ne sont pas punis avec la rigueur qu’il faut, des condamnations faibles pour des personnes coupables de coups et blessures volontaires au point qu’elles les encouragent à continuer de perpétrer des crimes.

Dans ces contextes on ne peut qu’indexer l’œil complice des autorités locales et des plus hautes autorités de l’Etat.
Pourtant interdite dans la constitution malienne et toutes les conventions internationales sur les droits humains que le Mali a ratifié cette pratique honteuse continue de faire des ravages dans cette région du Mali. Des chefs de familles ligotés, battus ; humiliés devant leurs épouses et enfants pour seulement avoir refusé les ordres de ceux qui se font appeler « Maîtres »

Toutes personnes qui refusent de se soumettre à cette pratique s’exposent à de grands dangers et tout cela au vu et au su des juges, maires, des députés, des sous-préfets, des préfets et du gouverneur.

Ce problème ne saurait être toléré, ne soyons pas naïfs, des personnes sont violentées tous les jours.
Ce message est adressé au Président de la transition et au vice-président de la transition chargé des questions de sécurité.

La paix tant rêvée passe par l’abolition de l’esclavage sous toutes ses formes car notre constitution stipule que tous les maliens naissent libres et égaux en droit et en dignité.

Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme est consterné, désemparé et surpris de voir dans un pays comme le Mali signataire des traités internationaux et sous régionaux sur les droits fondamentaux de l’homme qui considèrent l’esclavage comme un crime contre l’humanité qu’on a du mal à respecter.

Partout où on est allé les populations victimes fustigent le manque d’équité, le manque d’impartialité ou le manque d’intégrité de l’appareil judiciaire dans la région de Kayes et soutiennent que ces pratiques sont entretenues et soutenues par les hautes autorités de la République du Mali

Le droit de tous les individus de ne pas être soumis à l’esclavage est un droit fondamental de l’homme, or l’absence de procédures adéquates de mise en œuvre n’est pas faite pour encourager les Etats à mettre en place un système de garantie, contre toutes les formes contemporaines d’esclavage.

Cette activité consistera à l’organisation de deux (02) Panels tout à respectant les avis de tout chacun.

Panel 1; Esclavagisme, Chefferie traditionnelle Et Société Malienne : Pourquoi des violences répétées et des actes de discriminations dans la région de Kayes ?

Panel 2 : Quels sont les recours juridiques disponibles pour les victimes de l’esclavage ? Qu’est ce qui explique le blocage de la loi criminalisant cette pratique ?

La conférence de Bamako a pour objectif d’ouvrir le débat sur la problématique de l’esclavage par ascendance et les obstacles auxquelles les organisations sont confrontées dans la lutte contre cette pratique.

• Informer et sensibiliser l’opinion internationale sur l’existence de la pratique ;
• Faire le plaidoyer notamment pour l’adoption de la loi contre l’esclavage par ascendance au Mali ;
• Faire une proposition de loi et le soumettre à l’Etat
• Mettre les victimes à l’aise en leur offrant une tribune pour raconter les pratiques inhumaines auxquelles elles ont été confrontées ;
• Sensibiliser les victimes à recourir aux moyens juridiques légaux pour réclamer leurs droits ;
• Faire des recommandations très fortes pour l’Etat du Mali en vue de mieux cerner toutes les infractions découlant de cette pratique.
• Mettre en place une commission pour le retour des déplacés dans leurs villages respectifs avec le concours des partenaires techniques et financiers.

En ma qualité de président du comité d’organisation de cette première Edition.

Mes remerciements vont à l’endroit de toutes les personnes de bonne foi qui ont bien voulu faire le déplacement.

Je tiens tout aussi à remercier infiniment toutes les personnes qui ont œuvré pour que cette activité voie le jour en passant des nuits blanches

Etre un meneur d’homme je vous assure que ce n’est pas une tâche facile car vous n’êtes pas à l’abri des frondeurs des erreurs, des délits de favoritismes, des calomnies, des menaces récurrentes, de mensonges grotesques de tous genre et vous possédez souvent une vie de famille déséquilibrée mais en fin de compte vous réaliserez que vous êtes une lueur d’espoir pour une partie de ses communautés qui aspire qu’à la justice.

Je tiens à remercier en particulier les militants de Gambana que je ne trahirais jamais leur idéal que je serais toujours présent et disponible quand il s’agit de dénoncer pour tout acte d’injustice car nul n’est à l’abri des violations des droits de l’homme comme aime si bien dire l’infatigable Mr Aguibou Bouare

Sachez une chose la lutte contre l’esclavage est un combat de longue haleine et que toutes les organisations qui lutte contre ce fléau de s’unir afin de dégager des solutions pérennes.

En fin Je formule le souhait que les pays en demandant à la mouvance GAMBANA Mauritanie, Sénégal, Niger, Gambie, Guinée équatoriale, Guinée Bissau d’organiser de façon récurrente des conférences de genre pour donner une dimension internationale sur la question de l’esclavage.

Une pensée pour notre frere Cheick Oumar Yara injustement incarcéré pour des raisons de convictions personnelles .Nous demande l’abandon des poursuites et sa libération immédiate.

Je souhaite à tout un chacun de prendre du plaisir lors de cette conférence.

©️ Crédit source : MSDH – https://www.facebook.com/102319477828361/posts/627038838689753/

Le député BDA reçoit des responsables du Hamas palestinien à Nouakchott.

Ce samedi après-midi, le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid accompagné de certains cadres de sa mouvance droit-de-lhommiste et politique IRA -RAG, a reçu en audience à son QG de Riyad des représentants civils du mouvement de résistance palestinienne le Hamas. La délégation palestinienne est dirigée par Dr Sami Abu Zuhri , porte-parole officiel de l’organisation qui dirige la Bande de Gaza . Pour rappel ces derniers jours à la suite des provocations initiées par les milieux sionistes israéliens aux alentours de la Mosquée Al-aqsa et dans le quartier Sheikh Jarah de Jérusalem , la bande de Gaza a été lourdement bombardée par l’armée de l’État hébreu avec plusieurs victimes civiles à déplorer dont de nombreux enfants. Du côté palestinien, le Hamas et d’autres entités de la résistance ont répliqué avec des roquettes tirées vers le territoire israélien. Une trêve obtenue entre les 2 camps a permis l’arrêt des hostilités il y a quelques jours. Le président des réseaux IRA-Mauritanie dans le sillage de son engagement universaliste contre toute forme d’injustices, a toujours exprimé sa solidarité avec le peuple palestinien dans la quête courageuse de ses droits fondamentaux et légitimes.

© KS pour le BLOG (Éléments RS IRAOUIS)

L’interview complète de Sidi Ould Salem sur RFI

RFI Afrique – Le 13 mai, sur RFI, l’ancien président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz dénonçait les poursuites judiciaires dont il fait l’objet dans son pays, affirmant qu’il y a derrière des motivations politiques pour le faire taire.

Ce matin [20 mai], le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des technologies de l’information et porte-parole de l’actuel gouvernement, Sidi Ould Salem, lui répond, au micro de Magali Lagrange.

RFI : L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz dénonce un harcèlement judiciaire contre lui. Les poursuites contre lui sont-elles politiques ?

Sidi Ould Salem : Tout citoyen est justiciable, fût-il ancien président ou ancien ministre. C’est un problème avec la justice donc je n’ai pas à commenter. Le gouvernement n’est pas impliqué dans ce dossier. Il y a une séparation des pouvoirs et à ce titre, chaque citoyen a le droit de se défendre.

La maison de l’ancien chef de l’État a été fouillée. Est-ce qu’il y a été trouvé quelque chose ? Est-ce qu’il existe des preuves actuellement contre lui ?

C’est à la justice qu’il faut poser la question. Je n’ai aucune information sur ce dossier et je n’ai pas le droit de le commenter non plus.

Justement, dans un dossier autant politisé, ne faudrait-il pas, pour la crédibilité de l’action menée contre l’ancien chef de l’État, que le procureur s’exprime ?

C’est à la justice de juger s’il est opportun de s’exprimer ou pas. En tant que gouvernement, nous veillons à ce que la justice soit indépendante et transparente et nous souhaitons à tout le monde d’avoir un procès et un processus juste, équitable et transparent.

Cela fait un moment que la justice se penche sur ce dossier. Ne vaudrait-il pas mieux, dans l’intérêt de l’affaire, que cela aille plus vite ? Peut-être que le gouvernement demande d’accélérer la procédure pour clore cette affaire ou pour qu’il y ait un procès ?

Je suis désolé de me répéter encore. Je pense que le gouvernement n’a pas à s’ingérer dans un processus judiciaire. Je peux vous assurer que ce dossier n’a jamais été l’objet d’un débat en Conseil des ministres et nous nous sentons complètement éloignés de ce dossier.

En 2014, lors de la réélection de l’ancien président, vous avez été son directeur de campagne. Vous avez également été son ministre. Est-ce que vous avez vu des choses qui lui sont reprochées aujourd’hui ?

C’est une question personnelle. C’est vrai, j’ai été son directeur de campagne, j’ai été ministre. Je n’ai jamais vu des agissements contraires à la loi. Mais voilà, c’est dans mon secteur.

Est-ce que rien ne vous a jamais fait douter ou ne vous a donné envie de quitter ce gouvernement ?

L’actuel ou l’ancien ?

L’ancien.

Non, jamais.

Pour Mohamed Ould Abdel Aziz, ses ennuis s’aggravent lorsqu’il dénonce la situation politique en Mauritanie. Est-ce que vous diriez, au niveau du gouvernement actuel, qu’il est libre de s’exprimer ?

Tout à fait, c’est un droit. Chaque citoyen est libre de s’exprimer et libre d’avoir des opinions. C’est une fierté pour ce pays. Il y a une liberté de la presse, il faut bien en profiter. C’est de bonne guerre, c’est politique. On peut s’attaquer au gouvernement. Tout le monde le fait. Sur les réseaux sociaux, les partis politiques s’expriment, on critique l’action du gouvernement et c’est un bon signe pour ce pays. Cependant, il faut s’assurer de ce qu’on dit et vérifier sur le terrain.

Peut-il, à votre avis, participer à la vie politique ? Il affirme qu’on lui fait payer le droit d’exister comme homme politique. Il explique qu’un des bureaux de Ribat Al Ouatani a été fermé parce qu’on ne voulait pas de ce parti.

Ce n’est pas à nous de décider s’il doit faire de la politique. C’est une question personnelle sauf si le droit ou la justice l’en empêche.

L’ancien président parle de la fin d’une amitié de plusieurs décennies avec le président actuel, le président Ghazouani. Est-ce que ses ennuis judiciaires sont liés à une brouille entre deux amis ?

C’est une affaire privée sur laquelle je n’ai aucun commentaire à faire.

D’après vous, une réconciliation est-elle possible ?

Je ne peux pas m’exprimer sur cette question puisque c’est une affaire entre deux hommes. Libre à eux de la gérer.

Est-ce qu’il y a un autre point de son interview sur lequel vous souhaitiez réagir ?

J’ai été interloqué par deux aspects. Le premier aspect, c’est l’augmentation des dépenses du budget de la présidence. C’est vrai qu’il y a eu des augmentations de budget, pas seulement de la Défense mais de tous les départements.

Là-dessus, Mohammed Ould Abdel Aziz dit que les dépenses ont été multipliées par trois.

Mais elles peuvent être multipliées par 10, ce n’est pas le problème. Ce n’est pas une mauvaise chose que le budget augmente si l’on a les ressources pour le financer. Le deuxième aspect qui m’a interloqué sur les questions et dans les réponses de cette interview, c’est la gabegie et la corruption qui sont soi-disant omniprésentes.

La gabegie et la corruption sont-elles omniprésentes ?

Tous les pays luttent contre la gabegie et la corruption et tout citoyen témoin de gabegie ou de corruption doit le dénoncer. Pas seulement sur les ondes, il y a la justice, il y a les tribunaux. Si quelqu’un a été témoin ou s’il l’a appris, il doit le dénoncer, sinon c’est une complicité.

Mais Mohamed Ould Abdel Aziz dit justement que ces poursuites visent à le faire taire pour ne pas qu’il dénonce cette gabegie et cette corruption. Que lui répondez-vous ?

C’est une ligne de défense, mais je pense que le plus important, c’est de se focaliser sur la justice et sur sa défense de manière plus objective et plus efficace au lieu de chercher une animosité particulière par rapport au gouvernement. Je ne pense pas que ce soit une bonne ligne de défense.

Par : Magali Lagrange

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745279

Changement de gouvernement : un chambardement en vue !

L’Authentique – Exit le gouvernement du Premier ministre Mohamed Ould Billal ! Une nouvelle équipe est en train d’être constituée par la Présidence de la République, qui n’attendrait, pour l’annoncer, que le retour de voyage du chef de l’Etat en déplacement à Paris pour les besoins du Sommet sur le financement des économies africaines.

A Paris où il se trouve depuis lundi le président Mohamed Ould Ghazouany n’a certainement pas eu ses esprits entièrement focalisés sur le sommet, objet de son déplacement -réunissant des Chefs d’Etat et de gouvernement de pays africains et de pays partenaires, ainsi que des dirigeants d’Institutions financières internationales- qui vise à mobiliser des initiatives et mécanismes innovants, en soutien aux efforts de relance des économies africaines dans cette période de crise multiforme.

Le président de la République a sans nul doute consacré du temps pour apporter une dernière retouche à la liste des membres de son prochain gouvernement. Ainsi, l’équipe du Premier ministre Ould Bilal ne ferait que neuf mois au pouvoir.

Constituée en août 2020 suite à la remise à la justice du rapport de la Commission parlementaire liant quatre membres du gouvernement, le gouvernement actuel répondait pourtant aux attentes de l’époque, avec un rassemblement bien huilé de technocrates, de personnalités à forte assise populaire, d’hommes politiques, de jeunes et de citoyens intègres.

Depuis, la pandémie du Covid-19 avec ses conséquences multiples sur la vie des populations, l’affaire dite de la décennie qui a conduit la justice à placer en résidence surveillée, l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz, la « gestion politique du cas Ould Abdel Aziz » qui tente d’occuper la scène publique nationale et internationale, l’ouverture amorcée par le président de la République en direction de l’opposition invitée à un projet de dialogue social inclusif, ont fini par pousser ce dernier à changer de fusil d’épaule.

Un choix dont les prémisses étaient apparues lors du dernier conseil des ministres du mois d’avril, où le chef de l’Etat avait précipitamment pris congé de ses hôtes, exprimant dans les faits, sa lassitude face à des ministres qu’il dit avoir dotés de tous les pouvoirs mais qui selon lui « peinaient » à s’exprimer pour le bien de la République.

La perspective de changement est d’autant imposée au chef de l’Etat que son gouvernement éprouve des difficultés à se faire de la visibilité auprès des populations. Last but not least, le ministre de l’Enseignement supérieur Sidi Ould Salem est déjà sur le départ.

L’homme est appelé à occuper dans quelques jours, le poste de Commissaire aux ressources humaines, aux sciences et à la technologie -élu par le Conseil exécutif de l’UA et nommé par la Conférence pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois ; un poste qui revient aux pays maghrébins en plus de l’Egypte, suivant le système de rotation instauré au niveau de l’organisation.

On se rappelle encore qu’en avril dernier, le président Mohamed Ould El Ghazouani avait demandé à ses pairs maghrébins d’opter pour une candidature unique alors que trois pays avaient déjà présenté leur candidat : le Maroc, l’Algérie et la Libye. Finalement l’appel de la Mauritanie sera entendu par les chefs d’Etat cibles, qui ont décidé d’appuyer la candidature mauritanienne !

Départ

En plus du ministre de l’Enseignement supérieur, nombre de membres du gouvernement seraient sur le départ. D’abord le Premier ministre Mohamed Ould Bilal. Malgré ses compétences avérées, l’homme a manqué de présence effective et d’autorité. Plus concrètement, il n’est jamais parvenu à donner de la visibilité à l’action du président de la République et à celle de son gouvernement.

Battu par son ministre de la Santé sur le front de la lutte contre la pandémie du covid-19, Ould Bilal s’est souvent vu doublé par son ministre de l’Intérieur sur le plan de la sécurité publique, celui des Affaires étrangères, sur le plan diplomatique. De nombreux observateurs pensent d’ailleurs que l’un de ces ministres, pourrait être désigné à la tête du gouvernement.

Les autres ministres partant, sont, entre autres, celui du Commerce et du Tourisme Naha Mint Mouknass, qui verra à l’occasion, sa présence de près d’un demi-siècle au gouvernement, prendre fin. On lui reproche son incapacité à mettre au pas les commerçants qui ne s’en tiennent qu’à eux-mêmes dans le marché de la consommation.

Sont aussi mises en exergue, des failles dans sa manière de gérer le cadre de production agricole et commercial du marché des produits alimentaires de l’intérieur et de l’extérieur du pays.

Si le Ministre de l’Education nationale, Aïnina Ould Eyih est sur la liste des partants, c’est bien du fait d’une année scolaire perturbée qu’a connue le pays avec pour la première fois, une grève des enseignants et des professeurs qui a paralysé trois jours durant, l’ensemble du secteur de l’enseignement primaire et secondaire.

Ould Eyih souffre aussi de ses attitudes cavalières voire agressives dans sa manière de gérer son personnel. Ce sont ces mêmes impairs que l’on retrouverait auprès du ministre de la Fonction publique, du Travail, Dr.Camara Mohamed Saloum.

Non seulement sa politique de lutte contre le chômage n’a pas eu l’impact escompté sur les jeunes mauritaniens, mais en plus, on lui reproche de ne pas protéger et de ne pas avoir suffisamment encouragé, la « mauritinisation » des postes, notamment dans le secteur minier.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Abdel Aziz Ould Dahi serait lui, rattrapé par l’affaire dite de la BCM ; une affaire qui a éclaté au temps où il occupait la fonction de gouverneur de la BCM consacrée par des faits de détournement de deniers publics, falsification de monnaies étrangères, vente illégale de devises et blanchiment d’argent.

Le juge en charge du dossier vient de remettre en liberté 5 des sept prévenus et l’affaire serait bientôt introduite en jugement. Ould Dahi serait alors libre de répondre aux éventuelles convocations de la justice.

Le climat de suspicion qui a entouré ces derniers mois le secteur de l’Hydraulique et de l’Assainissement, les irrégularités constatées dans la gestion des dossiers de ce même secteur ajoutés aux retards observés dans l’exécution de nombre de travaux d’hydraulique pastorale et à l’incapacité des Autorités à fournir régulièrement de l’eau aux populations, sont les raisons qui devraient pousser vers la porte le ministre Sidi Ahmed Ould Ahmed.

Si le jeune ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, Taleb Ould Sid’Ahmed quitte son Département, c’est bien du fait de la gestion des fonds qui lui ont été alloués ces derniers mois dans l’emploi des jeunes.

Taleb serait l’un des ministres qui a bénéficié des plus grands financements jamais accordés à un ministre de la Jeunesse. L’homme aurait financé de nombreux projets, offrant ainsi des emplois aux jeunes, mais ce fut comme « neige au soleil » avec un impact très éphémère sur la scène publique.

La ministre des Affaires sociales, de l’Enfance et de la Famille, Naha Mint Haroune Ould Cheikh Sidiya devrait faire les frais de ses attitudes. On lui reproche son engagement familial et les prises de position politique dans sa ville natale Boutilimitt.

Toujours sur ses gardes et prête à rebondir chaque fois qu’elle est provoquée, elle a eu mailles à partir avec un blogueur qu’elle a fini par placer en détention, avant que des forces tribales n’interviennent pour calmer la situation.

En plus de ces départs probables, le président de la République pourrait bien procéder à la révision du cadre général de son gouvernement en changeant l’appellation de nouveaux Départements et en allouant de nouvelles tâches.

Un ministère de l’Industrie et des Mines, un autre qui aura à charge le Développement rural en plus de l’environnement ; un ministère uniquement chargé de l’Emploi, un ministère à charge du tourisme, de la Culture, de l’Artisanat… voilà un aperçu du prochain visage du gouvernement.

Cette perspective pourrait voir la mise en place d’un la chamboulement du fameux Département de l’Economie, de l’Industrie et de la Promotion des secteurs productifs, avec un ministère uniquement dédié à l’économie.

Le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la Culture et celui des Affaires islamiques devraient eux aussi connaître de profonds changements avec l’éclosion d’un ministère de la Communication, porte-parole du gouvernement doté de tous les pouvoirs possibles aux fins de rendre visible l’action du gouvernement sur le plan national comme sur le plan international.

MOM

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745248

« J’ai toujours soutenu le président Biram pour d’autres raisons que sa lutte contre l’esclavage et les séquelles de celui-ci… » | Par Mr Cissokho Seydi

Crédit photo : Élément tiré de son FB

J’ai toujours soutenu le président Biram pour d’autres raisons que sa lutte contre l’esclavage et les séquelles de celui-ci.

Hier, j’ai été trop choqué après avoir entendu le témoignage de tous ces Mauritaniens; spécialement des hatatines et des soninkés de l’intérieur.

Les autorités mauritaniennes jouent un double jeu concernant l’application des lois. Si dans les grandes villes ces pratiques ont considérablement diminué, force est de constater que dans les milieux reculés ces pratiques sont toujours monnaie courante.

On prive des citoyens de leurs terres, on leur fait du chantage en les privant l’accès à l’eau potable : juste parce-qu’ils refusent de reconnaître leur statut d’esclaves.
Hier, quand j’ai écouté ces vieux hatatines venant de Rkiz témoigner de leurs calvaires et luttes contre leurs supposés maîtres qui les empêchent d’utiliser leur terre, j’ai été choqué. Ils sont allé porter plainte, et c’est eux qui sont arrêtés comme trouble-fête car, ils sont esclaves et n’ont pas droit à la terre.

J’ai écouté ce vieux Soninké qui se dit président de l’association des « esclaves soninkés ». Seul le titre fait peur. Il a raconté toutes leurs luttes jusqu’aujourd’hui partout au Guidimakha. Comment ils sont privés de leurs terres, de leurs mosquées qu’ils ont construites eux-mêmes ?Comment on les a privé l’accès à l’eau potable ? Tout cela avec la bénédiction des autorités locales. Ils ont des preuves de tous les dossiers qu’ils ont porté devant la justice. Cette dernière, malheureusement,est toujours du côté des soi-disant nobles.
Que ce soit chez les maures ou chez les soninkés, on voit clairement que le féodalisme est toujours maître dans nos sociétés; surtout sur l’État Mauritanien qui reste un Etat non seulement hypocrite mais aussi un Etat faible.

Et nous, qui habitons dans les villes, devons arrêter de jouer au jeu de l’État en continuant de nier ces pratiques sous prétexte que ce sont des choses inventées. Nos compatriotes souffrent un peu partout à l’intérieur du pays. Nous contribuons à leurs souffrances en niant ces pratiques inhumaines.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur en date du 21/05/2012 – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4535547763140261&id=100000552456319