En Mauritanie, tous les regards sont tournés vers la wilaya du Guidimakha, face à la hausse alarmante des cas liés au coronavirus.
« Nous devons conjuguer les efforts pour faire face à la menace de propagation de la pandémie », a déclaré dimanche à Sélibabi, Teyib Ould Mohamed Mahmoud, wali du Guidimakha, lors d’une rencontre avec des imams, des notables, des élus, des travailleurs du secteur de la santé, des représentants de clubs de jeunes et d’associations féminines.
« L’application stricte des mesures de précaution est la meilleure option pour contenir le virus insaisissable », a-t-il ajouté.
Dans ses dernières statistiques sur la situation du coronavirus, en date du 28 avril, le ministère de la santé notait que la wilaya du Guidimakha battait le record du nombre de cas actifs liés au coronavirus.
A l’heure actuelle, aucune explication n’a été fournie sur les raisons de la recrudescence exponentielle de la maladie dans cette partie du pays. Pour le moment, les autorités sanitaires tentent de rassurer.
« Nous avons étudié en détail les besoins des centres et des points de santé afin de faire face à cette phase accélérée de propagation. Nous devons prendre garde contre le danger de sous-estimer le fléau et du respect strict des mesures de précaution », a alerté Mohamed Mahmoud Ould Ely Mahmoud, directeur de la Surveillance épidémiologique au ministère de la Santé.
« Nous allons procéder immédiatement à la correction des lacunes constatées dans la mise à disposition des moyens et équipements appropriés pour faire face à la situation présente », a indiqué M. ould Ely Mahmoud.
La Mauritanie a lancé sa campagne de vaccination depuis le 26 mars dernier.
Elle a déjà acquis 50.000 vaccins de la Chine, 31.000 de la France dans le cadre de l’initiative Covax et 10.000 autres des Emirats arabes unis.
Salam à vous chers amis, humains, quelles que soient vos confessions ou non confessions.
Je m’en vais, écrire sans notes, comme souvent, ce qui va sans doute être mon dernier écrit sur les réseaux sociaux, du moins en français, pour toujours ou pour au moins un petit moment – il ne faut jamais dire: fontaine, je ne boirai jamais de ton eau. Cela s’inscrit dans une démarche purement personnelle de me retirer des réseaux sociaux pour me concentrer sur ma vie personnelle et professionnelle, et continuer à produire autrement, par l’écriture essentiellement, mais pas seulement.
Comme beaucoup avant moi, chers amis, je n’ai pas la prétention d’avoir inventé l’eau chaude, j’ai dénoncé et dénonce encore le climat anxiogène – merci à, mon collègue et ami, Steven Duarte, pour le mot – dans lequel est plongée la France politico-médiatique, voire quelque peu intellectuelle, au sujet de la question de l’islam. Et ce, pour deux raisons essentielles. D’un côté, il y a l’absence de nuance – nourrissant, malgré elle, concomitamment le complotisme de certains musulmans et l’islamophobie de certains non-musulmans. Le résultat en est que certains politiques, qui ne sont pas l’état, c’est important de le noter, parce qu’en manque de projet, en viennent, consciemment ou inconsciemment, à, limite, criminaliser la pratique simple de l’islam, par des propos et des propositions psychédéliques. Et à les en croire, chose assez amusante, mais pas étonnante, le bon musulman est celui qui dit ne plus l’être, mais porte un prénom arabe.
De l’autre, on trouve une ignorance crasse volontaire de l’abécédaire de cet objet que l’on ne saurait voir, mais dont on parle à longueur de unes et de polémiques – du reste, malgré tout, certains continuent à dire qu’on ne peut pas parler d’islam. Une simple prétérition qui sert à vendre, mais pas à faire comprendre, à hystériser, mais pas à conscientiser.
Et dans, et en dépit de, tout cela, il faut que l’on puisse calmement et raisonnablement dire quelque chose – car nous ne sommes pas condamnés à nous faire la guerre, en France, ni dans le monde.
Chers amis,
Ce n’est pas honnête de la part de certains musulmans de refuser de reconnaître que certaines lectures de l’islam posent problème et nuisent sérieusement au vivre-ensemble, aussi bien dans les pays à majorité musulmane que dans ceux à majorité non-musulmane. Je me tue, et d’autres bien avant moi l’ont fait, à expliquer que l’on ne peut pas lire et vivre le monde d’aujourd’hui, en tant que musulman, avec les lunettes de gens qui ont vécu il y a des centaines d’années, fussent-ils les plus grands génies que le monde ait portés. Et ce, sous peine d’être schizophrènes ou de tomber dans la violence la plus terrible, comme nous l’a démontré fort malheureusement Daesh. Disons-nous les choses clairement: L’état islamique a appliqué l’islam selon le fiqh médiéval, stricto sensu. Pas selon le Coran, ni la sunna prophétique, en phase avec celui-ci. Précipiter les homosexuels des cimes des falaises et/ou des immeubles, c’est dedans; tuer l’apostat ou celui supposé comme tel, c’est le cas, avec une exception chez les hanafites, s’agissant de la femme, qui, parce que ne pouvant constituer un quelconque danger, n’a pas à être tuée; décapiter l’ennemi et traîner sa tête de ville en ville, ou le brûler vif ainsi que ses biens, c’est dans les incunables de notre fiqh médiéval et certaines traditions attribuées au Prophète. Même le salam, le bonjour, aux non-musulmans a fait l’objet des avis les plus inhumains. Je me souviens, il y a plus d’une trentaine d’années, avoir appris un livre du mufti des shafiites de la Mecque et de Médine, en son temps, Ahmed Zaïn al-Dīn Dahlān, ennemi juré de la daawa dite wahhabite, soit dit en passant. Il portait sur les châtiments de celui qui ne fait pas régulièrement la prière. Que n’y a -t-on pas appris comme méchancetés réservées à celui qui ne fait pas la prière? On n’a pas le droit de s’asseoir à côté de lui, sa maison le maudit quand il la quitte et prie Dieu qu’il n’y retourne pas; sa nourriture demande à Dieu d’être la raison de sa mort, ses habits en font autant. Le livret s’intitulait Majmū ´at tashtamil ´alā arba ´ rasā’il!
Vous me direz, à raison, que nous ne sommes pas pour autant devenus des assassins. Je vous concéderais même qu’on s’asseyait copieusement aux côtés de gens qui ne faisaient pas la prière du tout. Cela dit, n’est-ce pas prédisposé à la violence, du moins aujourd’hui, que de continuer à enseigner pareilles choses, sans aucun regard critique ou à les traduire, sans préciser dans les préfaces ou notes en bas de pages que ce n’est pas cela l’islam, mais plutôt l’opinion ou la compréhension des auteurs, fille des réalités de leur temps et espace? Comment accuser d’être le suppôt de l’Occident, de la France ou de je ne sais quoi, celui/celle qui par jalousie pour sa religion et par amour pour l’humanité pointe du doigt ces inconséquences aujourd’hui? Comment continuer à dénoncer les terroristes tuant au nom de l’islam aujourd’hui dans le monde tout en continuant à sanctifier l’héritage fiqhique qu’ils mettent en application mieux que nous? Tuer l’apostat fait quasi consensus chez les 4 fuqahā des 4 écoles juridiques encore suivies aujourd’hui dans le monde – avec un débat sur celui qui a le droit d’appliquer la peine, comme celui qui ne fait pas la prière, celui/celle auprès de qui il a une dette de sang peut le tuer voire le manger en cas d’extrême famine. Allez voir al-Majmū ´ ou al-Rawdhat de l’imam al-Nawawi, auteur entre autres de Riyād al-Sālihīn, ou encore, la référence de l’école shafiite, son Minhāg. Cela y est décrit noir sur blanc! Il y a même pire! On y dit qu’on peut tuer et manger l’enfant non-musulman d’un ennemi de l’islam en cas d’extrême famine. Il ajoute: « Et cet avis est le plus probant »! Je me rappellerai toute ma vie la fois où il y a quelques années j’ai enseigné à mes élèves cela et la stupeur que cela a provoquée chez eux.
Certains, bien que très pratiquants, ont commencé à insulter al-Nawāwi. J’ai dû leur rappeler que ce grand imam est, comme tout le monde, fils de son temps et qu’il ne fallait pas tout rejeter en bloc. Cela ne veut pas dire que ses déclarations étaient moins injustes hier qu’aujourd’hui. Seulement, l’épistémè qui était la sienne tolérait pareilles idées criminelles.
Et c’est là le second axe de mon propos, ainsi que sa fin. Aujourd’hui, une tendance chez nombre d’islamologues et d’apprentis réformistes, est de rejeter en bloc l’héritage, en s’en moquant. Ce qui est non seulement inaudible chez le croyant, mais aussi et surtout faux scientifiquement. À moins de changer carrément de religion et cesser de parler d’islam. Je veux dire par là que l’islam, sans doute les autres religions aussi, dispose en son sein des outils nécessaires à son auto-régulation. Le recours à l’historico-critique et aux sciences humaines pour analyser tel ou tel phénomène religieux n’est pas moins islamique que le recours incontestable à la philosophie grecque des principologistes musulmans, comme al-Ghazzāli et son maître al-Guwaynī, pour ne citer que ceux-là, et ce quand bien même ils disent la combattre. Ne pas voir la logique aristotélicienne autant chez les principologistes musulmans que chez les mutakallīmūn, c’est l’ignorer ou faire preuve de mauvaise foi évidente.
Pourquoi il en irait autrement aujourd’hui? Nous n’avons besoin pas de rejeter tous les hadiths pour réformer la pensée musulmane, car ils existaient quand al-Aswamm et Ibn ´Ulayyat disaient que la vie d’une femme valait celle d’un homme, contre la quasi-totalité des jurisconsultes musulmans. On peut, comme nos deux comparses, parvenir à des résultats permettant aux musulmans de vivre leur foi tout en restant en phase avec les réalités de leurs temps, sans jeter l’ensemble du droit médiéval. Car au fond, c’est inversement raisonner comme les terroristes que de le juger à l’aune des réalités qui sont les nôtres aujourd’hui. Autrement dit, autant nous ne pouvons pas lire et vivre nos réalités à l’aide des lunettes des jurisconsultes médiévaux, autant nous ne pouvons pas les juger à l’aide de nos réalités. Or, c’est ce que font certains islamologues et apprentis réformistes.
Nous devons certes dédiviniser le fiqh et avec lui ses concepteurs. Mais, nous n’avons pas non plus à en faire l’autodafé. C’est une ligne de crête intellectuelle difficile à tenir aujourd’hui face notamment aux facebuqaha et autres islamologues qui par exemple étudient le Coran ou travaillent le halal, sans savoir déchiffrer une lettre arabe. C’est une supercherie intellectuelle que certains trouvent bon d’entretenir dans certains salons ou certains départements universitaires. Mais, ils savent très bien qu’ils ne seront jamais audibles auprès des croyants. Ce n’est pas, me dit-on, le but de l’islamologie que d’être comprise et partagée par le plus grand nombre. Continuons dans ce cas à parler entre nous, et/ou à écrire pour deux ou trois personnes dans le monde. On se fera plaisir intellectuellement, mais on restera dans nos tours d’ivoire à vie.
Quant aux musulmans, il nous faut sortir impérativement de la sacralisation du fiqh et de nos savants et pouvoir poser un regard critique dessus, sous peine de voir nos enfants et certains parmi nous abandonner l’islam. Il n’est plus possible de dire qu’une femme peut rester enceinte 4 ans – et je l’ai entendu il y a deux mois, dans une vidéo de l’ancien grand mufti d’Egypte. Il n’est plus possible non plus d’entendre des musulmans se poser la question de savoir si on peut ou non faire un don d’organe ou de sang à un non-musulman, c’est heureusement une infinie minorité, mais son existence suffit à faire peur. Venant surtout de gens ordinaires. Le chantier est énorme mais porte sur deux pans essentiellement: les libertés individuelles et le rapport à l’autre, avec qui je diverge sur quelque plan que ce soit. Là-dessus pour moi doit porter la réforme.
Des propos apparentés au Prophète nous ne devons retenir que ceux qui sont en phase avec l’esprit du Coran. Et pour cela, il y a dans l’héritage un ensemble d’outils suffisamment forts à activer. Seulement, on peut déplorer qu’ils n’aient pas été peu ou prou mis en exergue par leurs propres auteurs – nous situant constamment dans la dichotomie droit déclamatoire et droit exécutoire. En effet, al-Khatīb al-Baghdādi, n’a-t-il pas énumérer un nombre de choses par quoi on rejette un hadith à chaîne de transmission unitaire (ahād) dans son Faqīh wa l-mutaffaqih, comme al-Shirāz dans son Luma’, qui a fait un chapitre portant comme titre: Ce par quoi on rejette un hadith à chaîne de transmission unitaire.
Nous n’avons donc forcément besoin d’invoquer Bruckelman pour rejeter le hadith disant que Dieu ne fait entrer aucun musulman au paradis sans mettre en enfer à sa place un chrétien ou un juif. Et ce même s’il est dans l’authentique de Muslim. Le Prophète ne peut avoir dit cela car le Coran dit le contraire.
C’est là la démarche d’un croyant qui prend au sérieux ses sources, tout en étant critique; qui prend au sérieux l’héritage fiqhique sans en faire un Coran, car celui-ci ne parle pas, mais on le fait parler, comme dit l’imam Ali b. Abī Tālib.
Nous n’avons pour cela pas besoin de la déclaration tardive d’un religieux qui a pourtant combattu il y a peu l’idée même qu’on puisse critiquer l’héritage, prétextant que la misère du monde musulman était du fait exclusif des non-musulmans. Encore moins d’un dignitaire politique dont le pays a activement participé à la salafo-frérisation des esprits des musulmans du monde. Seulement de nos neurones et de notre bon sens.
AMI – La Mauritanie célébrera, samedi, 1er mai, la fête internationale du travail dans des conditions particulièrement difficiles, marquées par la pandémie du Corona virus COVID 19.
A cette occasion, le ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration, M. CamaraSaloumMohamed, a prononcé un discours dans lequel il a souligné que le gouvernement a mené et adopté d’importantes mesures pour, non seulement relancer le marché, mais également, soutenir les travailleurs dans la précarité, fortement impactés par la crise, et sauver le maximum d’emplois.
Il a aussi rappelé les réalisations qui traduisent dans les faits le volet social de l’ambitieux programme du Président de la République, Son Excellence M. MohamedOuldCheikhElGhazouani, mis en œuvre par le gouvernement du Premier Ministre, M. MohamedOuldBilal.
Au plan juridique, il a déclaré que la priorité a été accordée à la refonte du système normatif et à la création d’un cadre permanent de concertation pour garantir les droits fondamentaux au travail.
Voici le texte intégral du discours du ministre :
« Chères sœurs travailleuses
Chers frères travailleurs
A l’instar des autres pays du monde, la République Islamique de Mauritanie célèbre la fête internationale du travail dans un contexte marqué par une crise sanitaire, qui est passée d’un stade épidémiologique à une pandémie affectant toutes les économies du monde.
L’esprit du 1er mai, celui de la solidarité entre travailleurs, n’a jamais été aussi puissant qu’en ces années de Covid.
La célébration de la Fête du 1er mai est une occasion singulière de rencontre et de dialogue entre tous les partenaires pour évaluer les acquis et ouvrir les perspectives d’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs.
En réponse à ce contexte, le gouvernement a mené et adopté d’importantes mesures pour, non seulement relancer le marché, mais, également, soutenir les travailleurs fortement impactés par la crise et sauver le maximum d’emplois.
Permettez-moi de citer des réalisations qui traduisent dans les faits le volet social de l’ambitieux programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, mis en œuvre par le gouvernement du Premier Ministre, M. Mohamed Ould Bilal.
Ces réalisations ont pu être faites grâce à un partenariat constructif avec les employeurs et les travailleurs pour faire valoir l’intérêt supérieur de notre Nation. C’est grâce à l’effort et au travail de nos fonctionnaires, de nos salariés et des indépendants que la vie nous libère des obstacles du temps et de l’espace.
Chères sœurs travailleuses,
Chers frères travailleurs,
La priorité a été accordée à la refonte du système normatif et la création d’un cadre permanent de concertation pour garantir les droits fondamentaux au travail. C’est ainsi que notre Département a :
1) Engagé la révision du régime de la protection sociale dans les deux secteurs public et privé en vue d’améliorer les prestations dont bénéficient les travailleurs surtout en ce qui concerne les pensions. Cette révision a consacré le rehaussement de l’âge de retraite de 60 à 63 ans pour tenir compte de la nécessité d’assurer la relève intergénérationnelle et la pérennisation du régime de sécurité sociale. Comme elle a permis le doublement du niveau des pensions dans le secteur public et aura le même effet dans le secteur privé à travers le rehaussement du plafond des cotisations.
2) Lancé la révision globale de la loi n°67/039 portant création du régime de sécurité sociale pour l’adapter aux évolutions socio-économiques de notre pays ;
3) Soumis aux partenaires sociaux la révision du Code Travail et celle de la Convention collective générale pour renforcer leur efficience ;
4) Lancé la révision de la loi n°93/09 portant statut général des fonctionnaires et agents contractuels de l’Etat pour tenir compte des évolutions institutionnelles en matière de décentralisation (administration territoriale) et améliorer la gestion des ressources humaines de l’Etat ;
5) Restructuré le Conseil national du dialogue social pour une meilleure gouvernance sociale, en vue de créer des conditions de relations confiantes entre les acteurs et amorcer la mutation qualitative du modèle des relations professionnelles davantage basé sur les négociations collectives en un modèle plus élargi ;
6) Le chronogramme relatif à la représentativité syndicale pour bâtir un système crédible, juste de dialogue social vous sera soumis dans les jours à venir ;
7) L’amélioration des prestations de l’Office National de la Médecine du Travail et la réorientation de ses missions vers davantage de prévention afin de lutter en amont contre les risques professionnels dont les travailleurs peuvent être victimes et ainsi renforcer notre système national de santé et de sécurité au travail ;
8) Le renforcement des capacités des inspecteurs et contrôleurs du travail pour s’assurer de l’application rigoureuse de la législation du travail et de sécurité sociale ;
9) La formalisation de l’économie informelle afin de favoriser les actions de contrôle de l’inspection du travail et contribuer ainsi à l’amélioration des conditions de travail dans les secteurs vitaux de notre économie.
Chères sœurs travailleuses,
Chers frères travailleurs,
Pour promouvoir et consolider la justice sociale gage d’un travail décent, le gouvernement s’est attelé à renforcer ce partenariat avec les organisations internationales et régionales en charge des questions du travail, de l’emploi et de la protection sociale.
Dans ce cadre, plusieurs chantiers importants ont été réalisés au cours de cette année, qui visent la mise en œuvre des conventions internationales du travail relatives à la garantie des droits fondamentaux au travail et plus spécifiquement ceux relatifs à la protection des droits au profit des travailleurs susceptibles de précarité.
C’est ainsi qu’il a été procédé :
– Au lancement des consultations régionales pour l’élaboration de la liste des travaux dangereux pour les enfants en Mauritanie qui entre dans le cadre de l’exécution du plan d’action pour l’élimination du travail des enfants (PANET RIM).
Cet ambitieux projet vise à protéger les générations futures contre les dangers qui découlent de cet abominable phénomène et à mettre en œuvre les conventions internationales du travail N° 138 et 182 de l’ONT relatives au travail des enfants.
– A la lutte contre le travail forcé avec l’appui du projet communément appelé Bridge, mis en place par le BIT et le département américain chargé du travail (US.DOL) pour mettre en œuvre la convention n°29 de l’OIT sur le travail forcé et son protocole de 2014.
Il s’agit là des principaux acquis réalisés par nos travailleurs que nous allons consolider incha Allah grâce à notre engagement collectif, à notre volonté commune et à notre responsabilité partagée pour une Mauritanie paisible, harmonieuse et développée.
Enfin, en ce jour mémorable, repère de la grande marche des peuples vers la liberté et la justice sociale, je vous adresse mes meilleurs vœux et vous souhaite bonne et joyeuse Fête du Travail.
Vive la fête du 1er Mai
Vive les travailleuses et travailleurs de Mauritanie
Si l’on comprend le développement comme étant l’importation continue des produits transformés; le recours quasi-systématique à des ingénieurs étrangers pour effectuer la construction des routes, des ponts et des immeubles; la quasi-impossibilité de mener des programmes de recherche d’envergure universelle sans s’expatrier; le très faible taux de production scientifique et technique compensé par la circulation commerciale; alors, oui, certains pays cités en exemple sont bien développés. Mais si l’on voit le développement comme capacité d’indépendance surtout technique, à la base d’une relative auto-suffisance alimentaire, sanitaire, éducative capable de subvenir aux besoins fondamentaux du peuple sans recours à la mendicité qui devient une habitude; un état de dynamique scientifique, culturelle et intellectuelle vertueuse à même d’exprimer une position respectée dans le monde; la possession d’un rôle politique fort aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur; alors ces pays dont on parle vivent dans une misère déguisée. Mais tout est question d’ambition et de satisfaction. Ceux qui se satisfont de fantaisies à la place de capacités réelles et solides ne sont pas à même de comprendre l’appel lancé par la lutte culturelle. Ils n’ont en réalité aucune compréhension des processus bien culturels qui sous-tendent le développement d’une société qu’ils réduisent à ses manifestations superficielles. Le développement est d’abord psychologique et mental. Ceux qui ont une si grande mésestime de leurs langues, supports naturels de leurs cultures; ceux qui se plaisent à s’en distancier, ceux qui n’éprouvent aucun manque quand ils ignorent l’histoire mouvementée qui a conduit à la formation de leur société; ceux qui ne ressentent aucun inconfort à n’en détenir que des bribes au moment où ils récitent par coeur celles d’autres sociétés; ces personnes-là présentent tous les symptômes de l’aliénation. Cela en dit long sur leur état psychologique et mental qu’il n’est plus étonnant de les voir se méprendre sur la question du développement, de ses enjeux et de sa portée.
RFI Afrique – Plus de 500 personnes ont assisté, jeudi soir, à Nouakchott au meeting commémoratif du 9e anniversaire de la publication du manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines ou descendants d’esclaves.
Cette année, les organisateurs ont choisi de se pencher sur le thème de la réforme foncière pour permettre aux descendants d’esclaves de retrouver les terres que leurs ancêtres exploitaient pour leurs anciens maîtres. Une loi existe dans ce cadre, mais elle n’est pas appliquée selon les auteurs du manifeste.
Les auteurs du manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux se sont succédé à la tribune, dans la soirée jeudi 29 avril, pour appeler à une application de la réforme de la loi foncière dans le pays.
«Notre message aujourd’hui : il y a urgence de mener à bien cette réforme foncière et de l’engager de manière effective pour que les victimes, qui sont les Haratines essentiellement, retrouvent accès à la propriété de leurs terres, pour que cette terre, cette propriété puisse être un élément de promotion sociale et économique de ce pays », estime maître el-AidOuldM’Bareck, avocat au barreau de Nouakchott, président sortant du manifeste, el-Mizar.
La réforme de l’exploitation des terres agricoles, a été adoptée en 1981 à la faveur de l’abolition officielle des pratiques esclavagistes. « Une mesure d’accompagnement de l’abolition de l’esclavage en Mauritanie pour qu’ils garantissent aux anciens esclaves l’accès aux propriétés de la terre, mais malheureusement malgré les règles claires de cette loi, les féodalités ont continué à exercer leur pouvoir sur la terre et sur ceux qui aussi habitent dans ces terres », ajoute maître el-Aid Ould M’Bareck.
Le gouvernement mauritanien ne reconnaît pas l’existence de l’esclavage. Officiellement, les autorités parlent de séquelles qu’elles essayent d’éradiquer.
Avec notre correspondant à Nouakchott, Salem Mejbour
M. OuldAbdelAziz en a tellement dit, pour sa personne et contre les autres, lors de sa dernière conférence de presse, que l’on ne sait pas par où commencer pour lui rétorquer. Sa mémoire, outrancièrement sélective, ne retient que ce qui peut faire vibrer la compassion du public et la sympathie naturelle à l’égard de toute victime. Donc le voilà à fond sur l’autovictimisation. L’idée générale est d’apparaître comme la proie d’une chasse à l’homme implacable de ses adversaires- c’est à dire tout le monde, pouvoir et opposition coalisés. La même fibre que celle qu’il avait cherchée en vain à faire vibrer en se taillant le boubou léger transparent de « Président des pauvres » au dessus de la tenue du pirate qui venait de s’emparer de la Republique. Aujourd’hui, par exemple, sur ce registre victimaire, M. Ould AbdelAziz se plaint de n’avoir pas reçu une seule ouguiya de sa pension de retraite depuis des mois, pour preuve du règlement de comptes dont il serait l’objet. Si c’est vrai il doit les réclamer haut et fort et en justice. Mais lui, qu’a t’il fait des salaires du Président Feu SidiOuldCheikh Abdallah qu’il renversa et tint en otage pendant des mois, et à qui il a interdit jusqu’à son départ, de les percevoir? A t’on entendu une seule fois, l’ancien Président (jusqu’à son décès) ou l’un quelconque des membres de sa famille s’en plaindre ? Cela fait 12 ans que ça dure… Il dit être victime de persécution lui qui n’hésita pas à mettre fin à un match de foot qui l’ennuyait apparemment, au risque de faire rire le monde entier à nos dépens? Se souvient-il de la fameuse conférence de presse à laquelle il mit fin, en direct, à cause des questions gênantes de l’excellent Oudi’a– qu’il mettra en taule d’ailleurs…? Il insiste lourdement sur l’augmentation du « budget de la Présidence » et sur la hausse des émoluments des députés. Certes. Mais il oublie que lui même avait fait de son salaire de President, l’un des 10 plus élevés du monde! Que dire après ça de la bonne foi?
Le dimanche 18 avril 2021, dans la région de Rosso, département de Rkiz, à Gweylidj, localité de Adala, les anciens maîtres et nomades, à bord de 12 véhicules surchargés de nervis, débarquent au village 12/12, que peuplent les hratin, descendants d’esclaves et paysans. Le lendemain, ces derniers découvrent leurs potagers détruits et la motopompe confisquée puis remise à la gendarmerie ; les auteurs du dégât s’étaient assuré la connivence des agents de l’Etat, avant d’entreprendre l’expédition punitive. Ils appartiennent à la féodalité locale de la tribu berbère Idab Lehssen.
Aussitôt, les cultivateurs repartent, à Rkiz, en vue de récupérer le matériel saisi et dénoncer les destructions de plants et de récoltes; les forces de l’ordre s’empressent d’en arrêter 6. Après 3 jours de cachot, voici 4 d’entre eux, déportés à Rosso, chef-lieu de la région où le juge d’instruction leur impose le contrôle judiciaire, avec obligation de se présenter, à intervalle de 24 heures. La plupart n’ont pas de connaissances sur place, de moyens de substance ni d’hébergement, loin de chez eux. Parmi les personnes interpelées, nous avons pu identifier la famille Alioune Ould Mkheitir : El Bou, Tiyib Ahmed, Abdallahi, Yacoub Saleck, Salem Dah, tous en âge de travailler la terre, leur unique source de subsistance.
Ayant exclu de céder les champs, les parents restés dans la localité reprirent l’exploitation des parcelles en contestation. Face à leur détermination, la gendarmerie commit une violente charge, sur les civils, avec usage de grenades lacrymogène et de molestations, sous les ordres de Mohamed Maatalla chef de brigade et de ses adjoints Abdallah et Babah, soldats de 4ème échelon. Le procureur de Rosso continue de répéter, aux anciens esclaves : « je vous invite à rejoindre vos « parents (synonyme pudique de féodal ou suzerain, en dialecte hassaniya) afin de parvenir à un règlement amiable ».
La liste non-exhaustive des auteurs de l’agression tribale et suprématiste comprend Mohamdi Ould El Cheikh, Mokhtar Ould El Cheikh, Mohamedou Ould El Moualla, Mohamed Salem Ould Abdel Kader et Dellahi Ould Ahmedou Haiballa, tous maures arabo-berbères sans expérience de l’agriculture.
Dès le 19 avril, Ira-M maintient une mission d’assistance sous la conduite de la vice-présidente, Kadiata Ba. Ses membres ont élu domicile dans une tente qui abrite les manifestants quotidiens, devant la brigade de gendarmerie, devenue centre de rétention préventive.
II. Lexeiba
Le 03/04/2021, un tracteur appartenant au nommé Abdallahi Ould Saleck débutait les travaux d’aménagement d’un périmètre exploité par des hratin, depuis la colonisation française, à Lexeiba, arrondissement du département de R’kiz, région du Rosso.
Les propriétaires demandent, au chauffeur de l’engin de cesser son activité ; il en informe le commanditaire des travaux de terrassement, lequel arrive pour convaincre, les récalcitrants, que le domaine lui a été vendu par le dénommé Mohamed Yacoub Ould Said.
Le même jour, les propriétaires reçoivent, de la brigade de gendarmerie de Dar Elbarka, une convocation du chef d’arrondissement, au 08/04/2021. Le rendez-vous échu, ce dernier leur précise le motif de l’assignation : « je ne vous parle pas en ma qualité de fonctionnaire ; je suis l’un des vôtres et souhaite trouver un consensus avec Yacoub Ould Moussa Cheikh Sidiya », le maire de la commune de Lexeiba 2. Au constat de la réponse négative à l’offre, l’officier commandant de la brigade de gendarmerie les fait quérir à son bureau et leur apprend la plainte, contre eux, du sieur Abdallahi Ould Saleck, auprès du parquet du tribunal de première instance d’Aleg, région d’Aleg. Le plaignant allègue des dommages, dus à l’arrêt du tracteur, qu’il prétend avoir chèrement loué, grâce à la sueur de son front. Or, Yacoub Ould Moussa Ould Cheikh Sidiya nie toute implication. La requête en justice est libellée aux noms des sieurs Abdallahi Saleck et Yacoub Ould Mohemd Said; néanmoins, les victimes Hratin continuent à clamer devant les juges que la source de leurs déboires n’est autre que le maire Yacoub ould Moussa Cheikh Sidiya.
En conséquence, les agriculteurs se retrouvent devant le magistrat d’Aleg, le 12/04/2021. Après avoir entendu les parties, il soumet, l’affaire, à un examen approfondi et fixe la date de la prochaine audition, 48 heures après. A la suite de l’interrogatoire de 3 d’entre eux, les 4 hratine sont mis aux arrêts.
Les prévenus partagent la cellule de 2 prisonniers de droit commun, parqués dans une pièce exiguë. Ils ne disposent d’aliments à la rupture du jeûne et subissent la privation de visite, des leurs et des organisations de défense des droits de la personne. La délégation de soutien d’Ira- Mauritanie leur offrait, alors, le montant symbolique de 60.000 ouguiyas anciennes, en guise de secours d’urgence.
III. Personnes en cause à Lexeiba
a. Autorités : Taleb, chef de brigade de gendarmerie de Dar Elbarka, région du Brakna, Cheikh Baye, procureur d’Aleg, Said Ould Mohamed Elhacen, juge d’instruction, et Isselkou Ould Med Sghair, préfet de Rkiz, fonctionnaires.
b. Victimes, famille Ehl Mkehitir: El Bou 41 ans, Tiyib 40 ans, Ahmed 36 ans, Abdallahi 27 ans, Yacoub Saleck 27 ans, Salem Dah 27 ans, cultivateurs.
c. Usurpateurs présumés : Mohamdi Ould El Cheikh, Mokhtar Ould El Cheikh, Mohamedou Ould El Moualla, Mohamed Salem Ould Abdel Kader, Dellahi Ould Ahmedou Haiballa, hommes d’affaires.
d. Responsabilités connexes : Abdallahi Ould Salek, propriétaire du tracteur, Mohamed Yacoub Ould Said, conducteur de l’engin, Yacoub Ould Moussa Cheikh Sidiya, maire et plaignant potentiel, sous réserve de confirmation.
IV. Conclusion
Le contentieux foncier court, depuis des années et tend à se généraliser, sur la totalité du territoire. En 2021, le dissentiment oppose plusieurs notabilités maures et les agriculteurs noirs, d’ascendance soudanienne ; les deux groupes sont liés par l’usage commun du dialecte hassaniya, fruit de siècles de servilité, au double motif de la race et de la religion.
Les élites traditionnelles assurent, aux pouvoirs successifs de Nouakchott, la loyauté d’une clientèle achetable, lors des scrutins au suffrage universel direct. Cette circonstance n’a rien de spécifique à Rkiz et Lexeiba. Elle constitue le mode de légitimation privilégié de la domination aussi bien chez les maures qu’au sein des ethnies noires du sud. En retour, le gouvernement central, les forces de sécurité, la justice et l’administration territoriale veillent à maintenir les privilèges de la minorité dominante. Sans discontinuer et peu importe le gouvernement de l’instant, les autorités violent, ainsi, la Constitution et l’ordonnance 83-127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale ; jusqu’ici, le texte est appliqué seulement quand il s’agit d’exproprier le paysannat non arabophone, en l’occurrence les locuteurs du Pulaar, du Soninké, du Wolof et du Bambara. Pourtant, la norme, explicite, ne comporte aucune exception :
Article Premier : La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie. Article 2 : L’Etat reconnaît et garantit la propriété foncière privée qui doit, conformément à la Chariâa, contribuer au développement économique et social du pays. Article 3 : Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli. Article 4 : Tout droit de propriété qui ne se rattache pas directement à une personne physique ou morale et qui ne résulte pas d’une mise en valeur juridiquement protégée est inexistante.
appelle les magistrats, les députés et le gouvernement de la Mauritanie, à favoriser, d’urgence, une législation plus en conformité aux droits universels. Le foncier rural continue de privilégier des groupes et castes peu familiers de l’agriculture mais qui détiennent les titres, au nom de leur supériorité de naissance. Les autochtones, en particulier les natifs issus de groupes serviles et/ou les afrodescendants, se retrouvent, de facto, étrangers sur le sol de leurs ancêtres. Dès la moindre protestation, le bloc conservateur leur oppose la violence et la rigueur des prétoires, dont la composition et les arrêts préservent et confortent les tribus, au détriment de l’intérêt général.
propose de confier la gestion neutre des dossiers du genre, à une agence nationale de prévention et de réparation du préjudice raciste, tant les abus de discrimination n’épargnent plus aucun secteur de la société; le retard au traitement équitable des litiges accentue le délitement de la communauté de destin et élargit la faille entre citoyens de première et de seconde zone. Au fil du temps, il devient peu probable que la Mauritanie puisse sortir, indemne, de l’épreuve du moment. Pourtant, 3 décennies d’alarmes et d’avertissements récurrents auraient dû guider les décisions au sommet de l’Etat.
Nouakchott le 26/04/2021 La commission de communication
Mourassiloun – Les persécutions ne réussiront pas à faire taire la vérité, a affirmé l’ancien président MohamedOuldAbdelAziz au cours d’une conférence de presse, organisée le mercredi 28 avril courant dans la soirée à Nouakchott.
Les autorités ont saisi tous mes biens, y compris le bail de mes maisons, de celles de ma famille et de mes proches, a-t-il ajouté, affirmant que son ciblage est même allé plus loin, en coupant sa pension « que je dois percevoir en ma qualité d’ancien président », a-t-il ajouté.
Ould Abdel Aziz a attaqué l’actuel président OuldGhazouani, qualifiant la politique du consensus d’inutile pour le pays et la situation de s’empirer depuis l’accession au pouvoir des actuelles autorités.
L’ancien Chef d’Etat a illustré ses propos par ce qu’il a appelé la recrudescence de l’insécurité et la flambée des prix, exprimant son étonnement vis-à-vis des augmentations du budget de la présidence de la république de 1,2 à plus de 3 milliards.
IOD – Plusieurs associations qui défendent le contenu local et le principe de la priorité aux Mauritaniens dans le domaine des mines s’apprêtent à déposer une plainte contre le Ministre de la fonction publique pour organisation et protection du travail illégal des étrangers en Mauritanie, ces associations affirment que Monsieur Camara use et abuse de son autorité pour autoriser les étrangers à travailler sans permis de travail en violation des dispositions de l’article 1 du décret 25/2018 qui stipule qu’une entreprise ne peut recruter un étranger que s’il a obtenu au préalable un permis de Travail.
Le même décret (25/2018) stipule qu’un étranger ne peut obtenir un permis de travail s’il y’a un Mauritanien ayant le même profil à la recherche d’emploi ! cette disposition existe dans tous les pays du Monde et a pour but d’inciter les entreprises à recruter en priorité les chômeurs Nationaux.
Cette priorité aux nationaux doit être défendu avec force et ce pour plusieurs raisons :
– le chômage frappe une grande partie des Mauritaniens y compris ceux qui sont diplômés et experimentés.
– Dans le secteur des mines plus de Mille Mauritaniens perdront leurs emplois cette année avec la fin de la carrière de EIFFAGE ainsi que la mine de MCM , ces mille sont à ajouter au 350 licenciés par MCM l’année dernière . Pour ces 1350 Mauritaniens la seul possibilité de reconversion est la mine actuelle de Tasiast ainsi que les deux blocs de Kinross (SETSA et SENISA)
C’est dans ce même domaine miniers que le Ministre de la fonction publique agit le plus pour protéger les étrangers qui travaillent de manière illégale car ils n’ont pas de permis de travail, il autorise leurs accès aux sites miniers sans permis de travail et les couvrent ensuite en empêchant ses services d’appliquer la règlementation sur le travail des étrangers en Mauritanie.
A titre d’exemple la société Sénégalaise de forage IDC a fait venir des travailleurs sénégalais sans permis qui sont restés sur le site de Tasiast pendant plus de trois mois de Novembre 2020 à Février 2021 , au mois de février l’inspection du travail a adressé des correspondances à TASIAST pour les informer que l’accès au site minier ne doit être permis qu’aux étrangers ayant un permis de travail et que les employés de IDC n’ayant pas de permis doivent sortir du site. L’inspection régional du travail a établi conformément à la règlementation un Procès-verbal d’infraction et l’a transmis à Tasiast (voir document ci-dessous).
Quelques jours plus tard le Directeur General de IDC est venu en Mauritanie et il a été reçu par le Ministre de la fonction publique , nous devons au passage saluer la grande capacité de persuasion de ce Directeur car après sont entrevu avec le Ministre celui-ci qui n’a jamais accompli la moindre action en faveur des Mauritaniens a envoyé une Mission Dirigée par son proche collaborateur BA Tijane avec un mots d’ordre il faut faire annuler le PV de l’inspection quitte à Piétiner la règlementation (qui interdit l’accès du lieu du travail aux étrangers sans permis ) et au passage de saboter les engagements politique du Président de la république dont l’emploi des nationaux est la pierre angulaire.
Il est établi que plusieurs travailleurs sénégalais de IDC sont restés sur le site de Tasiast pendant plus de 3 mois et ceci est confirmé par Tasiast elle-même à travers les rapports de ses services de sécurité.
Il est aussi établi que ces travailleurs étrangers n’ont jamais eu de permis de travail, des lors le Procès-verbal d’infraction devient implacable. Il y’a lieu de constater que la commission que le ministre a envoyée pour sauver les employés de IDC s’est tout simplement ridiculisée car elle a soutenu que ces étrangers avaient le droit d’être sur le site de Tasiast car il ne travaillait pas. Ils étaient probablement en vacances et ce pendant 3 mois sur un site minier, heureusement que le ridicule ne tue pas !
Si Le ministre fait annuler le PV par une action illégal, il se salira les mains !
Le procès-verbal d’infraction est un acte d’officier de police judiciaire il ne peut être annuler par l’administration centrale du ministère de la fonction publique ni par l’inspection régionale et c’est pour cette raison que plusieurs associations ont déjà préparées un dossier de plainte contre le Ministre qu’elles vont déposer auprès du tribunal administratif avec pour motifs : abus d’autorité , violation de la règlementation notamment le décret 25/2018 ,organisation d’un réseau de travail illégal des étrangers en Mauritanie.
Il y’a lieu de préciser que le Ministre est en train de récidiver car cette faiblesse devant les sociétés étrangères qui violent la règlementation ne date pas d’aujourd’hui, en effet le 8 octobre 2020 la société Espagnole EPSA a eu un procès-verbal d’infraction car ses employés étrangers travaillaient sans permis et elle n’employait pas un seul Mauritanien et ce depuis 3 ans !
Le Ministre Camara après avoir rencontrer ladite société a aussitôt ordonné à l’inspecteur régional de l’époque Monsieur Ahmed Sidi d’annuler le PV celui-ci a dit qu’il n’en avait pas les compétences quelques jours plus tard il l’a muté au Hodh Gharbi.
Plusieurs Mauritaniens licenciés par MCM l’année dernière s’apprêtent à organiser une parodie de renoncement à la nationalité Mauritanienne dans le but de bénéficiers de l’attention du Ministre des Étrangers en Mauritanie …suivez mon regard…tout le monde a deviné de qui on parle !
Nous ne pouvons terminer cet article sans poser deux questions :
1) Pourquoi le Ministre Camara vole au secours des étrangers qui violent la règlementation Mauritanienne ?
2) Pourquoi est-il si insensible aux problèmes des chômeurs Mauritaniens ?
L’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) du député Birame Dah Abeid a célébré mardi 27 avril 2021 à Nouakchott, le 9ème anniversaire de l’incinération de livres théologiques, connu sous le nom de « autodafé de Riadh ». Il s’agit d’une référence au quartier Riadh de Nouakchott où des ouvrages religieux ont été publiquement incinérés en 2012.
La commémoration de la journée du 27 avril 2021, rappelant le geste symbolique perpétré par le mouvement IRA en 2012 dans le département de Riadh à Nouakchott, a été consacrée cette année à l’hommage rendu à deux militants, Abidine Maatalla et Yacoub Diarra. En l’absence du président du mouvement, Birame Dah Abeid, c’est la vice-présidente, Kadiata Bâ, qui a présidé cette année au 9ème anniversaire de ce geste symbolisant l’incinération de livres religieux. Un geste qui avait créé un véritable séisme socioreligieux en Mauritanie.
En effet, l’incinération publique d’un lot d’ouvrages théologiques consacrés comme livres religieux de référence dans le pays avait provoqué l’arrestation musclée dans le quartier Riadh du président Birame Dah Abeid et plusieurs de ses militants. Cette arrestation a été suivie par une vague de manifestations menées par des guides religieux. Tout le monde se rappelle sans doute de cette horde vociférante réclamant la tête de Birame et qui a été accueillie aux portes de la présidence de la République par un Mohamed Abdel Aziz coiffé ce jour d’un turban salafiste et promettant aux marcheurs une sanction exemplaire. Pendant plusieurs jours, les appels à l’exécution des « profanateurs du sacré » se sont succédé sur différentes chaînes de télévision. Au niveau national plusieurs acteurs politiques avaient condamné l’acte et sur le plan international, quelques chancelleries arabes s’étaient également joints à ce mouvement de protestation.
Après quelques mois de prison, Birame et ses compagnons seront libérés sans procès. Un défilé monstre sera à cet effet organisé par le mouvement IRA entre la prison civile de Nouakchott et son domicile à Riadh, provoquant un rassemblement d’une ampleur démesurée.
Les livres qui ont été incinérés dans un geste symbolique sont considérés par le mouvement IRA comme le « code négrier » par lequel les esclavagistes ont maintenu pendant des siècles des milliers d’hommes et de femmes sous le joug de la soumission et de l’exploitation. Ces livres justifiaient selon le mouvement, un système esclavagiste bâti sur la justification divine de l’esclavage.
La commémoration cette année de ce 9ème anniversaire de l’autodafé de Riadh a été marquée par l’hommage rendu à Abidine Maatalla et Yacoub Diarra. Il s’agit, selon les discours prononcés à cet effet, de « deux militants qui se sont distingués depuis plus d’une décennie de militantisme par leur engagement, leur courage et leur goût du sacrifice ». Selon l’hommage qui leur a été rendu, « malgré les brimades, les emprisonnements et les exactions qu’ils ont subis, ils n’ont jamais renoncé à leur conviction et leur attachement à la lutte contre l’esclavage et l’oppression ». Ils furent ainsi, selon les témoignages qui leur ont été rendus « parmi les héros de l’autodafé de Riadh et parmi les militants qui ont goûté aux affres de la torture policière et de l’emprisonnement ».
Dans le discours en français de Kadiata Bâ, traduit dans les langues nationales et lu par un des militant d’IRA lors de la journée du 27 avril 2021, la vice-présidente du mouvement souligne que l’anniversaire de l’autodafé de Riadh « marque la rupture du mouvement avec une théologie qui entache notre religion et prostitue le Message de notre Prophète, Mohamed (PSL) qui était venu pour parachever les nobles valeurs et préserver la dignité de l’Homme qu’Allah a élu comme son Vicaire sur Terre ».
Elle a salué l’adoption du régime déclaratif qui consacre la reconnaissance d’associations et de mouvements jusque-là frappés d’interdit comme IRA, ainsi que le climat de concertation qui prévaut aujourd’hui. « Nous saluons les recommandations et les suggestions des personnalités nationales, dont le député EL Khalil Ould Enahwi qui appellent à la nécessité de la révision de notre patrimoine théologique et islamique pour son adaptation au Coran et à la pure Sunna ». C’est selon elle, la somme de notre vision lors de notre autodafé symbolique. Celui-ci est intervenu, dira-t-elle en substance, après plusieurs appels pour la révision qui consistait à débarrasser notre religion d’interprétations équivoques qui justifiaient le maintien dans les fers de l’oppression d’une bonne partie de notre population.
Mohamed Ould Breik, un des cadres d’IRA, avait auparavant prononcé un discours dans lequel il avait rappelé ce qui s’était passé il y a 9 ans.
La cérémonie s’est achevée sur une note musicale et poétique, animée par la cantatrice, Kehle Mint Abeid.
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