Mali | COMMUNIQUE 025-MSDH/2021 RELATIF A L’ARRESTATION DE Mr CHEICK OUMAR YARA (ACTIVISTE ET MILITANT ANTI-ESCLAVAGE)


Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme a appris avec amertume la mise sous mandat de dépôt de Mr Cheick Oumar Yara le jeudi 15 Avril 2021 par le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune 4 du district de Bamako.

Selon les informations recueillies auprès des autorités judiciaires, Mr YARA est poursuivi pour incitation à la violence et injures via les réseaux sociaux dans le milieu soninké.

Mr Yara et autres activistes ont été toujours dans le giron des personnes qui défendent cette pratique qui date d’une autre époque.

On se rappelle de son apparition dès les premières heures au coté des orphelins des quatre (04) militants anti-esclavages à diandioumé dans le cercle de Nioro.

Le MSDH n’est pas surpris de cette cabale contre les défenseurs des droits humains et cette arrestation confirme que la minorité ne bénéficie pas de la liberté d’expression dans un Etat de droit comme le Mali où le coupable devient le plaignant.

A cet effet le MSDH demande :

✓La libération immédiate et sans condition de Mr Cheick Oumar Yara.

✓Aux politiques maliens notamment certains apologistes déclarés et connus de tous de penser à leur dignité et à celle des autres.

✓A l’Etat Malien de s’assumer en votant une loi criminalisant ce phénomène de peur qu’il ne prenne une tournure désagréable ;

✓D’interpeler les vrais responsables dans les attaques de diandioumé, de Lany de Kaneyra et récemment à Samba Dramane pour ne citer qu’eux.

✓Aux organismes internationaux de défense des droits de l’homme que le Mali est en Etat d’alerte en termes de violation des droits humains.

Le M.S.D.H informe l’opinion nationale que nul n’est au-dessus de la loi et suivra particulièrement la suite de cette affaire.
.
Le M.S.D.H tient à rappeler que respecter les droits de l’homme ne relève plus du choix politique mais d’une obligation morale et juridique. Ce sont des engagements à vocation universelle, des principes de droits garantis par des déclarations solennelles ou des traités juridiquement contraignants.

Fait à Bamako le 17 Avril 2021.
N’Djim Boubacar
Président du MSDH

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/102319477828361/posts/603236507736653/

Communiqué de presse de SOS Esclaves | Sur l’arrestation de ses militants à Atar

En marge de l’organisation d’un atelier de formation autour de l’assistance psychosociale des victimes au siège de SOS Esclaves à Atar, les autorités sécuritaires de la ville ont procédé à l’arrestation d’Aziza Mint Brahim (coordinatrice régionale de l’organisation), de Mohamed Ould Brahim (responsable régional de la communication) et de la victime Tarbe.
Nous, à SOS Esclaves tout en enregistrant et condamnant cet acte grave dont on ne connaît pas encore les raisons et qui vise à restreindre les libertés individuelles et collectives et à intimider nos activistes et nos militants, exprimons:
– Notre forte condamnation pour cet agissement arbitraire
– Notre demande aux autorités la libération immédiate des activistes et le respect des libertés individuelles et collectives garanties par la constitution et le droit international

Nouakchott, le 16/04/2021

Le Bureau Exécutif de SOS Esclaves

©️ Crédit source : http://www.lecalame.info/?q=node%2F11908

L’affaire Zawiya de Kaédi | La réaction de Mr Samba Thiam (FPC)

Il y a un incident –celui de Kaedi-qui défraie la chronique ces derniers temps .
Il semble que , pour toute decision, les Autorités administratives locales aient choisi aient choisi de fermer les lieux de culte hamallistes !
Decision à tout le moins curieuse pour ne pas dire plus ! Empêcher tout le monde de prier, empêcher aux mahadras internes de fonctionner , n’est pas à mon avis la bonne manière pour régler le problème ou calmer les esprits . Loin s’en faut !
L’attente des population , le bon sens même aurait été de proceder à des investigations complètes ,situer les responsabilités , et prendre les mesures punitives qui s’imposent ; Et non pas opter pour une solution pêle-mêle , ridicule, qui renvoie tout le monde dos-à dos …
L’Administration locale doit revoir sa copie..
Cela dit , nos Ulémas, nos Intellectuels doivent avoir enfin le courage de faire face aux turbulences , aux secousses transversales qui traversent nos communautés, afin de les adresser correctement .Le monde a changé ,les esprits ont évolué, nous devons le prendre en compte …
« Si l’Islam est éternel et unique , la pensée islamique est une lecture possible de la révélation étroitement liée à une époque donnée . » Garaudy

©️ Crédit source : Post FB – ST officiel https://www.facebook.com/420106731483714/posts/1743896689104705/

Le Parc National du Diawling ou la réserve de Biosphère transfrontalière du delta du fleuve Sénégal. | Par Mariya Traoré

Le Parc National du Diawling (PND) a été crée en 1991 , sous tutelle du ministère de l’environnement et du développement durable en Mauritanie . La mise en réserve de ce territoire découle directement des modifications environnementales du bas du delta du fleuve Sénégal. En effet la sécheresse sahélienne des années 1970 et la construction, en 1986 du barrage anti-sel de Diama , avait gravement asséché le delta , au point de le rendre désertique. Ainsi pour compenser ces impacts négatifs , et grâce au savoir traditionnel local , le parc régule , depuis 1994 , l’inondation des plaines au moyen d’un système hydraulique performant constitué d’ouvrages et de vannes. Les eaux du fleuve qui transitent par les bassins du parc alimentent un estuaire de plusieurs milliers d’hectares, unique en Mauritanie. Chaque année , l’ouverture et la fermeture des ouvrages gouvernent la mise en eau des bassins et assurent l’alternance d’une saison inondée (juillet-mars) et d’une période plus sèche (avril-juin). Le PND est classé en 1994 par la convention RAMSAR , zone humide d’importance internationale et représente depuis 2005 le noyau central de la réserve de Biosphère Transfrontaliere du bas delta du fleuve Sénégal. Le parc accueille, unique site connu de nidification des flamants nains en Afrique de l’ouest. Le succès de cette reproduction est lié à la gestion des inondations des cuvettes du bas delta. En effet, selon le niveau d’inondation des bassins, la recharge de la nappe phréatique et la diminution de la salinité, la végétation s’étend et les ressources naturelles se régénèrent offrant au visiteur un spectacle constamment renouvelé. Le phacochère et le varan, peux peureux sont visibles toute la journée alors que le chacal doré, le serval ou la mangouste des marrais se découvrent la nuit. L’observation d’une grande variété d’oiseaux en début et en fin de journée aux ouvrages hydrauliques au niveau de Bell1 et Bell 2 ( proche de la maison du parc) sont des points d’observation exceptionnels. Le territoire offre une grande diversité de paysages. Les plaines arides des sebkhas (zone hyper salées) s’étendent vers la foret d’acacias de Ziré. Une des spécificités du PND est l’implication des communautés locales dans la gestion durable des ressources naturelles. Les populations pratiques leurs activités traditionnelles sources de revenus, tout en préservant l’environnement. Dans les jardins maraichers, navets, betteraves sont produits et oignons sont acheminés vers les centres urbains. Le nénuphar localement appelé « Diakhkar » , prélevé dans les bassins , représente une source d’alimentation et de commerce. Le Diakhkar est également utilisé dans la pharmacopée traditionnelle. L’alternance de l’eau douce et salée assure la croissance du Sporobulus robustus , graminée fortement appréciée par les troupeaux et récoltée par les femmes pour fabriquer les nattes artisanales . Les gousses d’acacias nilotica sont cueillis pour le tannage du cuir et les bulbes de cyperacées (herbacées) sont traités pour produire l’encens traditionnel. La gestion concerté de l’eau permet de maintenir la pêche , le maraichage , le pâturage, l’artisanat et la cueillette. Pour rappel , les bassins constituent des zones de pêche de subsistance essentielles pour les pécheurs Taghrédient, population autochtone de cette région du Trarza et qui ont pour principale activité la pêche artisanale fluviale.
Le secteur de la surveillance a été installée depuis la création du parc en 1991 . C’est une structure dynamique , constituant l’une des plus importante du PND . Le secteur de la surveillance est dirigé par un chef de brigade avec seulement 8 surveillants pour une superficie de 16000 ha pour la zone centrale du parc , 59000 ha pour la zone périphérique et 600 000 ha pour la réserve biosphère transfrontaliere ( RBT) . Ainsi les activités se déroulent de jour comme de nuit sous forme de patrouille dans les zones sensibles , à l’intérieur du parc national de Diawling , particulièrement sur les dunes ( dune de Ziré, dune de Birette et les dunes côtières). Les patrouilles sont effectuées soit par véhicule, soit par quad ou à pied. Quatre postes de surveillance ont été installés , il sagi du poste de LEKSER, le poste de « Digue nord », le poste de digue de Ziré et le poste de nidification des flamants à Aftout. Ainsi le parc est divisé en plusieurs zones avec poste de surveillance pour chaque zone d’intervention.


La zone « sites des mangroves et dunes côtières » qui correspond au poste de LEKSER , la zone de nidification des oiseaux (Diawling – Tichilitt) et cheyal : poste digue nord, la zone dune de Ziré poste dune ziré et le poste de la zone de nidification des flamants . Ainsi , chaque poste de surveillance est compose de deux surveillants.
Selon le chef de brigade de surveillance , Traoré Fousseynou , les infractions les plus graves sont surtout le braconnage des oiseaux et des lièvres, la coupe abusive des arbres , l’utilisation des momo filaments , …etc. A chaque fin du mois , le chef de brigade fournit un rapport mensuel et les patrouilles effectuées dans le mois sont enregistrées dans une fiche dont les résultats sont analysés et enregistrés dans la base de données à Nouakchott. Aussi quand il y’a une infraction le malfaiteur est saisit et c’est la gendarmerie qui dresse le procès -verbal. Seulement selon le chef de brigade de « surveillance » ce qu’il y’a à craindre le plus cette année ce sont les feux de brousse qui peuvent s’avérer catastrophique pour la biodiversité. Ce pendant une sensibilisation a été entamé au prés des éleveurs transhumais et la population locale pour éviter les feux de brousse et la coupe abusive des arbres.
La surveillance est toujours une activité de grande importance et doit continuer à faire preuve de vigilance , si le niveau d’infraction constatées est peut élevé , il est probable que la dissuasion joue rôle important. Par ailleurs vu l’insuffisance de personnel, eu eguard à la superficie à couvrir, l’effectif doit être renforcé. Les surveillants doivent être assermentés (ainsi que le reste du personnel) et armés pour leur sécurité. Bénéficier d’une formation soutenue et adéquate pour les surveillants. Renforcer les moyens de transport , assurer la réparation et le renouvellement des moyens existants (véhicules, quads) . En fin augmenter le nombre de postes de surveillance.
WACA Mauritanie et la protection du littoral mauritanien.
L’objectif ‘de développement du projet WACA Mauritanie est d’améliorer la gestion des risques naturels et anthropiques communs, en intégrant le changement climatique, affectant les communautés et les zones côtières de la région d’Afrique de l’ouest . Il ambitionne pour l’essentiel la réalisation de projets d’investissements dans le but d’aider la Mauritanie à harmoniser la gestion des infrastructures et des ressources naturelles afin d’accroitre leur résilience au changement climatique en général et à l’érosion côtière et aux inondations en particulier.
Les objectifs particuliers de WACA Mauritanie, sont notamment la détermination des menaces qui pèsent sur les habitants , les écosystèmes et les actifs économiques du littoral ; La gestion des sols et aménagement du territoire , infrastructures et gestion des habitants naturels, lutte contre la pollution entre autres .
Rappelons que le programme WACA (west Africa Coastal) a été établi en réponse à la demande des pays de recevoir une assistance de la Banque mondiale pour les aider dans la gestion de leurs zones côtières en Afrique de l’ouest, en particulier sur leurs problèmes d’érosion côtière et d’inondation. Dans le cadre du programme , le projet régional d’investissement WACA sur la résilience des zones côtières en Afrique de l’ouest apportera un financement à 6 pays (Benin, Cote d’ivoire, Mauritanie, Sao Tomé et principe, Sénégal et Togo) pour la mise en œuvre d’actions nationales en matière de politique côtière, d’investissement pour des solutions vertes, grises ou hybrides , ainsi que les interventions régionales nécessaires pour gérer de manière durable les zones côtières de l’Afrique de l’Ouest.


Mariya Traoré.

Mauritanie | Démenti formel à propos de mon admission au concours de l’ANARPAM, Par Cissé TRAORÉ

Suite à la diffusion des informations erronées sur les réseaux sociaux concernant mon admission au concours de l’ANARPAM (Agence Nationale des Recherches Géologiques et du Patrimoine Minier) pour occuper le poste de responsable du département de Gestion du Patrimoine Minier, je viens avec rigueur démentir les faits insinués à ce sujet.
En effet, une rumeur pour ne pas dire une information » a été partagée sur des réseaux sociaux et relayée par d’autres groupes sociaux, expliquant que mon admission a été effective grâce à l’intervention de Mr Amedi Camara. Je viens faire à ce sujet, un démenti formel. Il ne s’agit là que des allégations non fondées.
Le concours a été organisé avec rigueur et professionnalisme, mes compétences et mon expérience ont primé.
Contrairement à ce qui a été affirmé, sans vérification préalable, Mr Amedi Camara n’a pas fait d’intervention pour cette admission rendue effective qu’à la suite de l’organisation d’un concours et sur la base des compétences exigées.
Je rappelle que le concours a été organisé par un bureau étranger et que tout au long du processus, nous n‘avons eu en aucun moment affaire ou contact avec l’ANARPAM. Et, étant donné que j’étais sur le terrain depuis 6 mois à Tmeimichatt, une zone à peine couverte par le réseau, je n’ai eu, en aucun moment lors de l’organisation de ce concours, des contacts avec qui que ce soit.

Cissé Sadio Traoré

©️ Crédit source : http://linformation.net/node/3885

Islam | France: dérogation pour se rendre aux mosquées pour la prière du matin (CFCM)

Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) informe les musulmans de France qu’il est toléré de se rendre au lieu de culte le plus proche de son domicile pour accomplir la prière du matin.

Cette dérogation est accordée par le Ministre de l’intérieur à la demande du CFCM.

Le CFCM recommande aux imams de retarder cette prière dans la mesure du possible pour permettre un usage utile et limité de la dérogation.

Fait à Paris le 14 avril 2021

Mohammed MOUSSAOUI

Président du CFCM

©️ Crédit source : https://oumma.com/france-derogation-pour-se-rendre-aux-mosquees-pour-la-priere-du-matin/

Entretien du président Samba Thiam des FPC avec Ghazouani (flamnet.info)

mardi 13 Avril 2021 sur appel de la Directrice de Cabinet à la Présidence de la République, Le Président a eu l’amabilité de m’accorder un entretien.

Cet échange a tourné autour de généralités portant sur les visions respectives et nos dispositions d’esprit communes à aborder les problèmes dans l’intérêt bien compris de la Nation. A faire de sorte que ‘’ la diversité ne tourne pas en adversité’’, étant entendu que personne n’avait l’apanage du patriotisme.

Des échanges ou la communication autour des défis nationaux entre acteurs politiques constituait, en soi , déjà une amorce de solution ; un problème débattu est à moitié résolu, dit l’adage …

En tout état de cause nous avons renouvelé les dispositions des FPC à accompagner dans la bonne direction.

Bref, cette rencontre a surtout permis de briser la glace entre Mr Ghazouani et moi-même. Quelque peu timide au début elle s’est achevée sur un climat détendu.

Samba Thiam

Pr des FPC

©️ Crédit source : https://flamonline.com/?p=7419

Le conflit est certes un phénomène social « inévitable », mais il est en dehors de la « normalité » | Par l’Anthropologue Yaya SY

Le conflit est certes un phénomène social « inévitable », mais il est en dehors de la « normalité » (déjà difficile à appréhender). Le conflit est en tous les cas une situation de « crise ». On ne peut pas dire que la fièvre est une « situation normale » pour le corps d’un être vivant. Les meilleurs spécialistes de la sociologie du travail surtout (où conflit et négociation sont au centre de la réflexion sociologique) présentent le conflit comme inhérent à tout système social et à tous les systèmes du vivant. La crise selon les spécialistes de la philosophie est une étape nécessaire à la résolution des contradictions de la matière pour passer à un état qualitatif autre (parfois qualifiée de supérieure…) ; en tout cas à une nouvelle réorganisation de ses structures qualitativement différente de la précédente. Certes, nous devons accompagner la résolution d’un conflit social (crise) mais sans aucune ambiguïté, ça doit être dans le sens de nos convictions intimes (ici dans l’intérêt de la majorité des hommes et femmes considérés comme étant au bas de l’échelle sociale…) Dès lors, dans les pays soninkés, nous devons comme dans la conclusion de ce texte dénoncer les vestiges du système féodalo-esclavagiste mais sans faire croire aux gens que rien ne doit changer après la crise. Il faut que tous ceux qui ne comprennent pas bien les enjeux actuels sachent que si l’Afrique n’apprend pas à mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, nous serons toujours dans le peloton de queue de l’humanité. Les menteurs, les corrompus, ceux qui s’assoient sur nos institutions modernes, les féodaux, les racistes sont en grande partie à l’origine de cette crise profonde des sociétés africaines. Ils sont les alliés subjectifs et objectifs indispensables aux forces extérieures qui viennent nous piller et détruire notre environnement et nous avec… si on reste les bras croisés. Cependant, nous devons toujours rester sur une note positive : nous devons toujours élargir nos rangs mais par la pensée critique sans compromission avec les ennemis de l’Afrique.

Yaya SY

✓Note du Blog : Cette contribution a été écrite en commentaire à la réaction de Dr Bakary Tandia sur les évènements violents de Kaédi au sein de la Zawiya Mpaly Kaba , le 5 avril 2021. Le lien média https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/04/13/affaire-de-kaedi-le-conflit-est-un-phenomene-social-normal-par-bakary-tandia/

Affaire de Kaédi | « Le Conflit Est un Phénomène Social Normal » , Par Bakary Tandia


En ce premier jour du mois de ramadan ses pensées se tournent vers l’ incident qui a eu lieu à la Zaawiya Mpaly Kaba à Kaédi, le 5 Avril 2021, un incident que nous regrettons profondément. Nous espérons que le mois béni de ramadan va apaiser les cœurs, et ouvrir le chemin qui mène à la paix. Aux blessés, souhaitons un rétablissement rapide et total. Quant à ceux qui sont en détention, il est important que leurs droits soient protégés. Quelque soit la position que nous occupons par rapport à l’épicentre de l’incident nous en sommes tous affectés, soit directement ou indirectement.

Dans ce contexte, il est à rappeler que, le conflit est un phénomène social normal parce que inhérent à la vie sociale. Il est impératif de l’approcher avec sérénité pour le résoudre d’une manière constructive pour ne pas causer de dommages irréparables au tissu social qui est notre abri commun. Nous espérons qu’en dépit du caractère complexe et sensible de cet incident, avec des bonnes volontés de part et d’autre, une solution satisfaisante sera trouvée.

Tout comme le reste de la Mauritanie, la société Soninké a un handicape non négligeable, i.e., la mentalité féodale avec ses corollaires. Ces imperfections méritent d’être dénoncées et corrigées au nom de la justice sociale d’une part, et pour la libération du potentiel de tous ses membres afin de leur permettre de se réaliser pleinement. Ceci est également valable pour toutes les communautés.

Enfin, tout le monde doit–équitablement jouir des valeurs démocratiques que nous chérissons sans aucune forme de distinction.

Demander un traitement égal est un droit reconnu par la constitution et consacré par la déclaration universelle des droits de l’homme dont l’article 1 qui stipule que « tous les hommes naissent égaux en liberté et en dignité, » etc. En d’autres termes, les valeurs démocratiques sont indivisibles, elles sont à la fois théoriques et pratiques, c’est à dire que nous ne pouvons pas seulement les chanter, sans les mettre en pratique.

Bon ramadan a tous.

Bakary Tandia, Human Rights Advocates,
New York, April 13, 2021.

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3978819362157067&id=100000871283017

Nous mettons l’intérêt du peuple au premier rang, dixit Député Biram Dah Abeid



Le député et président du parti RAG, M. Biram Dah Abeid a animé aujourd’hui (mardi 13 avril 2021), une conférence de presse dans les locaux de son siège à Riyadh.


Au cours de cette conférence de presse, il a exhorté les populations à continuer l’application des mesures préventives contre le coronavirus qui sévit encore. Et sur ce point, il a demandé aux équipes médicales mobilisées par le ministère de la santé à vacciner les franges de la population les plus fragiles afin de les prémunir.

Biram a aussi rappelé aux autorités de lutter scrupuleusement contre la prévarication qui est héritée des pouvoirs précédents. De ce fait, il a attiré l’attention des mauritaniens sur l’exemple du président sortant qui est poursuivi par la justice.

« Nous devons tous accompagner le pouvoir en place à éradiquer tous les fléaux et crises (injustice, exclusion, clientélisme, esclavage, …) que le président Aziz a semé dans nos rangs », a-t-il dit. Toutes les libertés dit-il doivent être respectées par les autorités.

A cette occasion, il a exprimé son soutien à El Kory Brahim Sneiba qui a été limogé de son poste de conseiller chargé de la communication du ministre de l’Education nationale après avoir participé à une conférence de presse de l’ONG SOS Exclaves dont il est membre.



Il a appelé les autorités à renforcer les qualités de tous les services et secteurs de l’Etat devant le citoyen surtout en ce qui concerne les pièces d’état-civil, l’emploi des jeunes, l’octroi des terrains à titre d’habitation, les soins, la justice.

Selon Biram, grâce aux démarches qu’il a entreprises et les rencontres avec le président et les différents responsables, plus d’une trentaine de jeunes militants du mouvement IRA et du parti RAG ont été recrutés, nommés et promus dans certains départements. Ces derniers gardent toujours leur position de militant et de sympathisant tout en respectant le règlement du travail.

Devant l’assistance, le député Biram entouré des membres de son parti, a insisté sur l’emploi des jeunes surtout ceux issus des couches vulnérables. « J’ai soumis au président et à plusieurs responsables des dossiers sur les questions de l’emploi, des soins médicaux, d’acquisition de parcelles, de règlement de litiges fonciers parce que je dois voyager à l’étranger », a-t-il signifié.

Au passage, il a noté le cas des habitants de Daffor qui sont victimes d’expropriation des terres qu’ils exploitaient depuis 1905 et celui d’un paysan à N’Diago qui s’est vu son périmètre agricole de plusieurs hectares confisqué par un homme influent.



Nos audiences et concertations avec le président Mohamed Cheikh El Ghazouani nous ont donné l’espoir qu’il est capable de réaliser d’importants projets pour les citoyens. Et nos conseils et points de vue sont pris en considération, raconte le leader du parti RAG.

Et il a souligné qu’il est de l’opposition participative qui œuvre dans l’intérêt des citoyens et le dénouement des problèmes. « J’ai toujours mis l’intérêt des populations en premier lieu parce que je suis un élu du peuple », conclut Biram.

✍️R.Fall

Source : Agence Tawary