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AMI – Le ministère de la santé a confirmé qu’aucun cas de variole n’a été enregistré dans le pays.
Dans un communiqué dont une copie est parvenue à l’Agence Mauritanienne d’Information, le ministère précise que la personne suspectée d’avoir la variole du singe samedi soir à la clinique Cheikh Zayed à Nouakchott- Nord a été testée négative à la maladie.
Voici le texte du communiqué du ministère de la santé :
« Samedi soir, 17 août 2024, un homme de 38 ans s’est présenté à la clinique Cheikh Zayed se plaignant de fièvre et d’éruption cutanée. Après examen par l’équipe médicale de garde de l’hôpital et évaluation de son état, les services centraux de surveillance et de contrôle ont été informés de sa situation conformément aux recommandations émises en réponse à l’épidémie de variole du singe, afin d’effectuer des prélèvements et de les soumettre aux analyses nécessaires pour déterminer le type d’infection.
Dans un souci de transparence vis-à-vis de l’opinion publique nationale, conformément aux instructions de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, notamment en ce qui concerne l’évolution de la situation épidémiologique, les analyses du ministère ont montré qu’il n’est pas atteint de la variole du singe, suspectée en raison des symptômes évoqués, notamment l’érythème cutané.
A cette occasion, le ministère rassure le public qu’il a pris les précautions nécessaires pour élever le niveau de vigilance, renforcer la surveillance épidémiologique, diffuser les mémorandums et les protocoles relatifs à cette pandémie, augmenter les capacités de diagnostic des laboratoires, et mettre en alerte le Centre national des urgences de santé publique en cas d’urgence éventuelle.
Elle appelle également le personnel médical à être vigilant, à rechercher activement les cas possibles, à les signaler immédiatement et à prendre en charge les cas qui s’avèrent infectés, et invite les citoyens à être plus vigilants et coopératifs et à se conformer aux instructions sanitaires émises dans ce sens ».
AMI – Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, a reçu en audience, vendredi au Palais présidentiel, les secrétaires généraux des ministères.
Au cours de l’audience, le Président de la République a indiqué que l’objectif de la rencontre est axé sur la redynamisation de l’action du gouvernement et d’amélioration de ses performances.
A cette occasion, il a rappelé aux secrétaires généraux que leurs fonctions les rendent directement responsables de la gestion financière et administrative de leurs département et les obligent à prendre les mesures appropriées pour faire face à tous les phénomènes incompatibles avec l’éthique de l’administration, le respect des fonds publics.
A cet égard, le Président de la République a notamment insisté sur la nécessité de rapprocher l’administration des citoyens et d’améliorer leur prise en charge au niveau des différents services administratifs.
L’audience s’est déroulée en présence du Premier ministre, M. Mokhtar Ould Diay, du ministre secrétaire général de la Présidence de la République, M. Moulay Ould Mohamed Laghdaf, du ministre chargé de cabinet du Président de la République, M. Nani Ould Chrougha, des ministres conseillers à la Présidence de la République M. Mohamed Ould Abdellahi Ould Ethmane, Mme Ba Aissata Yahya et le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement, M. Moctar Al Housseynou LAM.
👇🏿Photo d’illustration 📷 fake ou pas, par les échos diffus dans la communauté soninké du Guidimagha côté mauritanien ces temps-ci , un départ massif d’une ampleur inédite des jeunes gens (avec beaucoup de jeunes mamans, filles et fillettes) se fait vers la zone Europe. Concernant la masse masculine, il n’y a pas de grande nouveauté…
Source photo inconnue
Par contre, l’aspect lié à la gent féminine avec une forte jeunesse voire adolescente mérite un regard particulièrement interrogatif à l’ensemble de la communauté . Et si finalement, après plus de 60 ans des mouvements migratoires (résidences régulières et irrégulières, aller-retour,…) au monopole des hommes soninkés, cette gent féminine soninké compte faire une remontada dans le phénomène. Ainsi dire, l’actuel match avec un exode conséquent ou même une déportation volontaire d’une jeunesse voire une adolescence très féminine sur les chemins relativement facilités vers l’Europe, risque de bousculer dans l’avenir les équilibres familiaux et sociétaux dans les terroirs d’origine vidés.
Enfin, les ratés cachés, l’exhibitionnisme pompeux, les affichages bouffons, les arrogances mesquines, les inconséquences ridicules, les camouflages mensongers et d’autres travers… sont dévoilés par les masses féminines qui subissaient un narratif faussement enjoliveur et bluffant de très loin des réalités d’ailleurs vécues par les messieurs.
Par expérience, chaque vague de générations d’arrivés par décennie d’écart, ose raconter une partie de réalités peu reluisantes d’ici (aventures d’immigrés). Ainsi, le cycle faisant son chemin et y advenant le temps historique de réseaux sociaux sans frontières, le fruit du vide est mûr. Et les clichés joliment miroités largués « violemment » sur la face de ceux- celles qui restent aux villages, sont devenus caducs à terme d’une démystification aboutie aujourd’hui. Le rêve tant nourri d’avoir un prétendant francinké (émigré de france) à attendre au village, n’est plus un projet « QG » dans l’environnement socio-évolutif de toute jeune fille. À y ajouter l’écrasement polygamique bien problématique et ses difficiles conséquences dans les familles à long terme dans de nombreux cas, plusieurs digues cèdent peu à peu, les femmes ou bien les filles veulent être là où plusieurs décennies durant les messieurs laissent entendre et paraître avec une certaine cynique superficialité qu’on peut y tirer richesses et facilités. Elles ne partent pas pour fuir une faim ou un dénuement matériel grave, elles quittent ou on (certains parents et proches) les aide à quitter parce que le système qui tenait un certain nombre de mythes, est coincé à force du PARAÎTRE lourdement découvert et de soif de mobilité pour y ÊTRE soi-même pour de bon.
Mounir Nasraoui, le père de Lamine Yamal, a été sévèrement agressé mercredi en Catalogne. Après s’être battu avec des habitants d’un immeuble devant lequel il promenait son chien, il a été poignardé sur un parking dans la soirée. Transporté à l’hôpital dans un état préoccupant, il serait désormais hors de danger.
Au lendemain de la violente agression dont il a été victime, les médias espagnols donnent des nouvelles rassurantes de Mounir Nasraoui ce jeudi matin. Le père de Lamine Yamal, la jeune star du Barça, serait désormais dans un état stable. Son pronostic vital n’est pas engagé. L’homme de 32 ans a été poignardé mercredi soir sur un parking de Mataro, une commune de Catalogne dans laquelle il réside, à une trentaine de kilomètres à l’est de Barcelone.
Il aurait reçu au moins un coup de couteau, peut-être plusieurs, selon certains médias. Mounir Nasraoui a été transporté dans un état préoccupant à l’hôpital Can Ruti de Badalona (à une vingtaine de kilomètres de Mataro), où il été admis en urgence. Mais son état se serait vite stabilisé après avoir reçu les premiers soins.
Une première rixe aurait éclaté alors qu’il promenait son chien
Selon les témoignages recueillis par la police, qui a rapidement quadrillé la zone avec huit véhicules, l’agression découlerait d’une bagarre qui aurait éclaté quelques heures plus tôt. Alors qu’il promenait son chien, le père de Lamine Yamal, originaire de Larache (au nord du Maroc), aurait été invectivé par des riverains. Ces derniers lui auraient notamment jeté de l’eau depuis un balcon. Le ton serait alors monté et une rixe aurait eu lieu entre Mounir Nasraoui et les habitants de l’immeuble en question.
Quelques heures plus tard, le père de Lamine Yamal, très populaire sur les réseaux depuis que son fils a crevé l’écran lors de l’Euro 2024 remporté par l’Espagne, aurait été pris par surprise sur le parking où il a été poignardé.
Trois hommes ont rapidement été arrêtés par la police locale pour « tentative de meurtre ». D’autres personnes pourraient être impliquées.
Mariam Hussein est assise sur un tapis de sol dans sa modeste cuisine en paille, fixant la photo de son fils aîné Mohamed, qu’elle n’a ni vu ni entendu depuis sept ans.
Les larmes aux yeux, elle nous raconte la lutte désespérée de Mohamed pour atteindre l’Europe, croyant que cela changerait le destin de sa famille.
Il a quitté leur maison dans l’État du Darfour occidental, au Soudan, pour entreprendre le périlleux voyage à travers le désert du Sahara.
« Lorsqu’il est arrivé en Libye, il a été kidnappé deux fois », raconte Mariam.
En avril 2023, la guerre a éclaté entre les factions rivales de l’armée soudanaise, forçant Mariam à fuir vers l’est du Tchad avec son fils cadet, Ahmed.
Ils vivent désormais dans le vaste camp de Farchana, qui accueille environ 42 000 civils soudanais ayant fui deux époques de guerre – la deuxième guerre du Soudan au début des années 2000 et le conflit civil d’avril 2023.
Les huttes en bâche d’un blanc éclatant, nichées dans le paysage rocheux, ont peut-être permis d’échapper à la brutalité de la guerre, mais les mauvaises conditions de vie, la nourriture insuffisante et le manque d’opportunités désespèrent des jeunes comme Ahmed.
Lassé de vivre dans des conditions aussi horribles, il veut suivre les traces de son frère.
Il prépare un plan pour quitter Farchana avec ses amis et tenter le dangereux voyage vers l’Europe, en passant par la Libye et la Tunisie.
« Lorsque nous étions au Soudan, j’allais à l’université et je pouvais rêver de mon avenir. Mais à cause de la guerre, j’ai tout perdu », raconte-t-il en se remémorant ses années d’études en gestion d’entreprise.
• Le pire cauchemar d’une mère Mariam est maintenant confrontée au pire cauchemar d’une mère – le spectre redoutable de la perte de deux fils dans le désert du Sahara.
« Je lui ai demandé de ne pas partir parce que j’ai vu mon autre fils se perdre dans le processus, alors j’ai peur qu’il lui arrive la même chose », dit Mariam d’un ton pensif.
Mais Ahmed est catégorique, affirmant que ses perspectives d’avenir sont faibles s’il vit au Tchad.
« Oui, ma mère a refusé que je parte, mais je ne peux pas rester au Tchad. Il n’y a pas de programme d’éducation ou quoi que ce soit d’autre », explique Ahmed.
« La guerre a détruit tous nos rêves. Chaque fois que je parle avec mes amis, nous rions et nous jouons, mais lorsque nous regardons des programmes d’éducation à la télévision, sur Facebook et sur Instagram, nous voyons des personnes éduquées à l’université et cela nous fait nous sentir si mal. »
« Nous nous comparons à eux et nous voyons l’énorme différence… Je ne peux pas finir de cette manière. »
Sa déclaration souligne qu’Ahmed et ses amis ne sont pas différents de millions de jeunes à travers le monde, et constitue un rappel brutal de la détresse que la guerre a provoquée chez les civils soudanais.
• Tentatives infructueuses La frustration d’Ahmed trouve un écho profond chez Sidik, 28 ans, un autre réfugié soudanais qui vit à Farchana depuis deux décennies.
Il a tenté à trois reprises, sans succès, de passer en Europe depuis la Libye et la Tunisie.
« La situation ici est très difficile. Il n’y a pas de travail fixe pour moi, c’est la raison pour laquelle j’ai essayé plusieurs fois de passer par la Libye », explique-t-il.
Il a fui au Tchad avec sa famille alors qu’il n’avait que sept ans et a abandonné l’école en raison des ressources limitées. Comme Ahmed et de nombreux autres habitants de Farchana, il pense que cela vaut la peine de risquer sa vie pour que sa fille et son fils puissent avoir une vie meilleure.
« Le plan est en cours et nous ne nous arrêterons pas parce que nous ne pouvons pas continuer à vivre de cette façon », révèle-t-il.
Le désert du Sahara est considéré comme l’une des routes migratoires les plus dangereuses au monde.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) indique que 161 migrants sont morts en tentant la traversée vers l’Europe par cet itinéraire pour la seule année 2023.
L’OIM et ses partenaires internationaux ont mis en place des programmes de migration légale pour les réfugiés au Tchad.
Entre 2017 et 2019, ils ont facilité la relocalisation de près de 2 000 réfugiés du Tchad vers la France.
Ying Hu, Associate Reporting Officer au bureau du HCR à Farchana, indique que certains programmes de réinstallation peuvent devenir disponibles pour les réfugiés en fonction de la disponibilité des ressources.
« Nous avons également des programmes réguliers tels que les visas humanitaires, le regroupement familial, les programmes de bourses pour les personnes qui souhaitent poursuivre leurs études universitaires à l’étranger », révèle-t-elle.
Cependant, la plupart des fonds disponibles étant consacrés à l’aide vitale aux personnes déplacées par les combats en cours, les ressources disponibles pour les programmes de réinstallation sont limitées.
L’incertitude quant au temps qu’ils devront attendre pour que ces voies légales s’ouvrent à eux laisse Ahmed et ses amis rivés sur la périlleuse route du Sahara.
Le Calame – La pénurie d’eau qui secoue depuis deux semaines Sebkha et sa banlieue (Basra et Kouva notamment) demeure plus que préoccupante. Les populations continuent de manquer cruellement d’eau et cherchent le précieux liquide à longueur de journée… Ce sésame est encore aux abonnés absents!
A Sebkha, contrairement au reste des départements de Nouakchott notamment Tevragh Zeïna, Ksar ou Arafat, les problèmes d’eau sont cycliques et les habitants de cette moughataa particulièrement de Basra font face à de sévères pénuries depuis de nombreuses années.
En plus d’autres préoccupations, les populations sont confrontées régulièrement à ce problème récurrent de l’accessibilité de l’eau pour les ménages. Bizarre !
Aller à la borne-fontaine est devenu, pour de nombreuses personnes disposant pourtant de robinets et s’acquittant régulièrement de leurs factures d’eau qui tombent en dépit des grosses coupures, le seul moyen d’avoir de l’eau dans certains quartiers de Sebkha. Étrange ?
L’on se demande quel est le critère fixé par la Société Nationale de l’Eau (SNDE) pour la distribution du liquide dans les communes de Nouakchott. Face au mutisme de la SNDE, les populations qui ne savent plus à quand un retour à la normale, sont dans la désillusion.
Phénomène déplorable à Basra et Kouva, d’aucuns passent des nuits blanches pour chasser les précieuses gouttes d’eau du robinet. Les populations pensaient avoir conjuré le mauvais sort avec le retour dans la nuit du mercredi 7 août à 3 heures du matin, de l’eau. Joie de courte durée avant le retour à la triste réalité.
Avec un débit des plus faibles, la précieuse liquide n’a coulé que deux heures d’horloge. Depuis lors, plus rien en attendant un prochain lâchage !
Moi, intellectuel, je ne sais pas si je peux prétendre à ce titre, ô combien prestigieux et lourd à porter, surtout par les temps qui courent.
Tant, l’intellectuel est d’abord un rôle social, un engagement, une posture constante, une conviction, une sinécure qui l’amène à se placer du côté des victimes, des déshérités, des orphelins, des opprimés, des gueux etc. C’est quelque part un renoncement.
Un choix désintéressé, un engagement au service de la vérité, du bon sens et cela contre l’ordre établi : l’Autorité. Ce qui lui vaut répression, misère, harcèlement, menace, excommunication et bannissement.
Je ne le suis pas. Cependant, j’ose ouvrir le bec , prendre mon stylo, utiliser mon clavier pour défendre, ce que j’estime être la normalité, le bon sens, pour que notre société rame dans le sens de l’histoire. Pour lui éviter le piège de l’isolement, de l’autarcie et du narcissisme. Un cloisonnement qui relève d’une mégalomanie autodestructrice, d’une époque révolue qui nous conduit vers le déclin, le chaos .
En revanche, les apprentis sorciers s’essayant maladroitement et perfidement dans le domaine très réservé et distingué de Gustave Lanson, Roland Barthes, Gérard Genette… choisissant l’anonymat, le brouillage, le camouflage dans la presse, dans les réseaux sociaux pour exister par la calomnie par l’usage de la dissimulation que leur procure le clavier, un masque, un pseudo etc.
Ainsi, se croyant à l’abri des regards, ces mercenaires tirent à balle réelle sur les passants. Ce qui n’est pas sans rappeler, les terroristes, connus pour leur mode opératoire emprunt de déloyauté au mépris des codes conventionnels, de l’éthique et la morale.
Comme les terroristes, ces mercenaires agissent dans la clandestinité, dans le monde virtuel, dans le noir pour ne jamais laisser de trace, à travers une fausse identité.
Quelqu’ un qui critique avec un nom d’emprunt, peut-il donner des leçons de courage à celui qui signe, un article de son nom et sa photo ? Aux lecteurs d’ apprécier !
La critique est un art lorsqu’elle est conventionnelle, intellectuelle, objective, loyale et cherche à alimenter la réflexion pour améliorer un problème, une situation liée au vécu en vue de promouvoir un mieux être social, économique ou politique etc.
La clarté de mon verbe n’a jamais fait défaut. Mon style se nourrit de ma personnalité et s’adapte à des contingences tantôt structurelles tantôt pragmatiques. C’est un choix ! Comprendra qui voudra, et qui pourra. Mes thèmes de prédilection sont connus depuis que j’ai décidé de prendre ma plume.
Tous mes articles tentent de critiquer les mentalités rétrogrades, les pratiques sociales surannées ( féodalité, esclavage, mariage forcé…) qui minent la société Soninké. Et ces questions sont une constante, le leitmotiv et la toile de fond de chacun de mes écrits.
Vous prétendez, aimer la société Soninké mieux que nous autres, qui la critiquons pour qu’elle aille de l’avant . Faux !
Imaginez, le paysan, qui n’a d’héritage que son champ, cependant, il est contraint de le brûler à une certaine période de la saison pour le rendre plus productif.
Et pourtant, la terre est sacrée pour ce dernier, sa source nourricière, son identité, un trésor hérité ! Pourquoi, alors se permet-il d’y mettre le feu ?
Seneweb – En Mauritanie, une enquête ouverte dans la cadre de la lutte contre le trafic de migrants a abouti à l’arrestation de 13 personnes.
Il s’agit, détaille Enquête, qui donne l’information, de trois gendarmes mauritaniens (un capitaine du nom de Yadaly, chef de poste de la gendarmerie de Tiguinti, un adjudant du nom de Cheikhani, chef de poste de la gendarmerie de Keur Massène, et un maréchal des logis-chef du nom de Tayib, chef de poste premier – porte de sortie Rosso-Mauritanie en direction de Nouakchort), et 10 Sénégalais dont 7 chauffeurs de la gare routière de Rosso-Mauritanie, un piroguier nommé Assane, et deux passeurs (Ousmane Thieddo et Mbaye Lo).
Le journal rapporte que 8 des 10 Sénégalais, blanchis par l’enquête, ont été finalement libérés.
Les deux autres, qui n’ont pas eu la même chance, sont retenus pour la suite des investigations. Les trois gendarmes sont en garde à vue à la Brigade de recherches de Rosso.
La lutte contre la corruption en Mauritanie ne peut se contenter de demi-mesures. Elle nécessite une approche holistique, un terme souvent galvaudé dans le cadre des réformes éducatives qui peinent à aboutir. Espérons que cette fois, il soit compris dans toute sa portée. Cette lutte doit intégrer des réformes structurelles profondes, un effort éducatif massif impliquant les éducateurs, les politiques, les influenceurs et bien d’autres acteurs de la société, ainsi qu’une volonté politique indéfectible.
• L’application rigoureuse des lois : la clé du succès
Il est clair que tout commence par une seule et même priorité : l’application rigoureuse des lois. Pour y parvenir, il est crucial de renforcer les institutions judiciaires. Garantir l’indépendance de la justice est primordial pour permettre aux juges d’enquêter et de poursuivre les cas de corruption sans subir de pression politique. À ce jour, bien que certains juges se battent avec intégrité pour mener à bien leur mission, d’autres sont malheureusement corrompus. Ceux-ci doivent être écartés pour laisser place aux magistrats intègres et compétents.
• La barrière de la langue : un obstacle à surmonter
Un défi majeur réside dans la langue utilisée pour rédiger les textes de loi, principalement en arabe, ce qui empêche une grande partie de la population de les comprendre. Il est donc urgent de trouver un équilibre linguistique qui permette une meilleure compréhension des lois par tous les citoyens, favorisant ainsi une véritable justice accessible à tous.
• Transparence et contrôle : les fondements d’une gouvernance saine
La transparence des finances publiques est un autre pilier essentiel. Publier régulièrement les comptes publics et les contrats d’État permettrait une surveillance accrue de la part des citoyens et des journalistes. Les députés, dont le rôle est d’informer l’opinion et de suivre l’action gouvernementale, doivent élargir leurs prérogatives en dénonçant notamment les pratiques de gré à gré qui minent la confiance publique.
• Protéger les lanceurs d’alerte : un impératif moral et juridique
Il est impératif de mettre en place des mécanismes de protection robustes pour ceux qui dénoncent des actes de corruption. Les lanceurs d’alerte, ainsi que les journalistes d’investigation, doivent être protégés pour exercer leur rôle de vigie sans craindre les représailles. Cette protection doit aller au-delà des réseaux sociaux, touchant le terrain où les risques sont réels.
• Sensibilisation et réformes administratives : les outils d’une prévention efficace
Les campagnes d’éducation et de sensibilisation sur les dangers de la corruption et l’importance de l’éthique, notamment auprès des jeunes et des fonctionnaires, sont essentielles. Ces initiatives doivent être accompagnées de réformes administratives visant à simplifier les procédures pour réduire les opportunités de corruption. Des contrôles internes rigoureux doivent également être instaurés pour prévenir les dérives.
• Systèmes électroniques et coopération internationale : des solutions modernes
La gestion électronique des documents et des transactions est un levier efficace pour limiter les manipulations humaines et renforcer la traçabilité. En parallèle, travailler avec des organismes internationaux permettrait à la Mauritanie de bénéficier de leur expertise et de leur soutien dans cette lutte, où la langue reste encore une fois un enjeu crucial.
• Des sanctions sévères pour dissuader la corruption
In fine, l’application de sanctions sévères, à travers des peines strictes incluant la prison et des amendes dissuasives, doit être systématique. Seule une répression ferme des actes de corruption, appliquée sans relâche, pourra instaurer une véritable culture d’intégrité en Mauritanie.
En somme, la lutte contre la corruption en Mauritanie est un combat de longue haleine qui nécessite des réformes globales, une éducation renforcée, une justice indépendante et des sanctions exemplaires. Ce n’est qu’à ce prix que le pays pourra espérer éradiquer ce fléau et construire une société plus juste et équitable.
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