● Mondial 2023 de rugby: la France, épicentre de l’ovalie 🏈 [RFI]

Du 8 septembre au 28 octobre 2023, la France accueille la Coupe du monde de rugby qui se déroule tous les quatre ans depuis 1987. La France avait déjà été pays hôte en 2007.

À domicile, la France va-t-elle enfin s’offrir le Graal ? Les Français ont échoué trois fois en finale, dont une de justesse (8-7) contre la Nouvelle-Zélande en 2011. Une chose est certaine, l’issue du Mondial 2023 en France s’annonce plus indécise que jamais avec trois autres favoris : l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, et l’Afrique du Sud, pays tenant du titre.

« Je pense qu’on n’a jamais été aussi bien préparés »
À la maison, à moins d’un an des Jeux olympiques à Paris (26 juillet – 11 août 2024), le demi de mêlée star Antoine Dupont et sa bande ambitionnent de succéder aux Springboks. Et devenir ainsi la deuxième équipe de l’hémisphère nord à remporter la Coupe du monde de rugby, après l’Angleterre en 2003.

« Je pense qu’on n’a jamais été aussi bien préparés, au vu des quatre ans qu’on a fait, avec 80% de victoires, le Tournoi en 2022 (Grand chelem à la clé, ndlr), une génération prometteuse, des joueurs talentueux, qui ont acquis de l’expérience, avec une continuité dans l’ossature de l’équipe », a affirmé le meilleur joueur de l’année 2021.

En attendant un dénouement positif pour les Bleus, quelque 2,5 millions de spectateurs, dont 600 000 étrangers, sont attendus pour un événement qui durera près de deux mois.

Réparties entre quatre groupes, 20 équipes vont se disputer le titre. Pour la première fois depuis la création du Mondial, l’Amérique du Nord ne compte aucun représentant. Le Canada et les États-Unis n’ont pas réussi à se qualifier. Le Chili participe à la fête du ballon ovale pour la première fois de son histoire tandis que le continent africain pourra compte évidemment sur l’Afrique du Sud et la Namibie, deux nations phare du rugby en Afrique.

Dix stades
Au total, 48 rencontres sont au programme, et dix stades de l’Hexagone ont été choisis pour abriter le tournoi. À Paris, une fan zone située place de la Concorde pourra accueillir une capacité de 40 000 visiteurs pour notamment suivre les matchs sur un écran géant.

Versés ensemble dans le groupe A, les ogres français et néo-zélandais vont ouvrir le Mondial de rugby le 8 septembre par un sommet – déjà – aux airs de finale !

©️ Source en lien https://www.rfi.fr/fr/sports/20230908-mondial-2023-de-rugby-la-france-%C3%A9picentre-de-l-ovalie

● Mali : 49 civils et 15 soldats tués dans les attaques d’un bateau et d’une base de l’armée


Au Mali, soixante-quatre personnes dont 49 civils et 15 soldats ont été tuées jeudi dans deux attaques « terroristes revendiquées » par Al Qaïda.

Soixante-quatre personnes dont 49 civils et 15 soldats ont été tuées jeudi dans deux attaques « terroristes revendiquées » par Al Qaïda et ayant visé un bateau de transport de passagers et une base de l’armée dans le nord du Mali, où un deuil national de trois jours a été décrété à partir de vendredi, a annoncé le gouvernement dominé par des militaires. Les deux attaques distinctes ont visé « le bateau Tombouctou » sur le fleuve Niger et « la position de l’armée » à Bamba, dans la région de Gao (nord), avec « un bilan provisoire de 49 civils et 15 militaires tués », selon un communiqué du gouvernement qui ne précise pas combien de personnes sont mortes sur le navire et dans le camp, des assauts « revendiqués » par un groupe affilié à Al-Qaïda.

©️ Source en lien https://www.ouest-france.fr/monde/mali/mali-49-civils-et-15-soldats-tues-dans-les-attaques-dun-bateau-et-dune-base-de-larmee-99fde2bb-4c7f-439f-a6a1-d6e7d041d4e2

● Embrasser le rêve américain par les voies légales par l’Ambassadeur Kierscht

Alors que notre monde devient de plus en plus interconnecté, le désir d’autres opportunités conduit souvent les individus à rechercher de nouveaux horizons. Dans ce contexte, nous entendons récemment de plus en plus parler de Mauritaniens qui entreprennent un voyage dangereux et souvent incertain pour « sauter le mur » vers les États-Unis. Dans certains cas, nous entendons parler des difficultés et des dangers que courent les Mauritaniens dans leur tentative d’atteindre les États-Unis. Malheureusement, cela a également entraîné la mort de certains Mauritaniens au cours de ce périlleux voyage. Les États-Unis sont connus depuis longtemps comme un phare pour les immigrants arrivant sur leurs côtes et, par conséquent, nous disposons d’une multitude de moyens permettant aux immigrants d’émigrer légalement aux États-Unis. À cette fin, nous sommes ravis d’annoncer le lancement d’une campagne médiatique qui vise à sensibiliser aux voies légales vers les États-Unis tout en mettant en lumière les dangers de l’immigration clandestine.

Dans les semaines à venir, notre campagne s’efforcera de dissiper les mythes et les idées fausses entourant l’immigration, en se concentrant sur les différentes voies légales disponibles pour ceux qui aspirent à visiter ou à construire leur vie aux États-Unis. Notre mission est d’informer les individus sur les différentes catégories de visas qui offrent une entrée légale dans le pays, chacune répondant à des besoins et à des objectifs différents.

Des visas touristiques et d’affaires bien connus aux visas spécialisés de travail, de transit et d’étudiant, il existe de nombreux canaux légitimes. Nous mettrons notamment en lumière des opportunités moins connues, telles que les visas conçus pour les professionnels de la santé comme les infirmières et les médecins, soulignant l’ouverture des États-Unis aux personnes qualifiées qui contribuent à notre société.

L’une des initiatives les plus remarquables introduites par les États-Unis au siècle dernier est le programme Diversity Visa (DV). Créé pour remédier à la sous-représentation de certains pays aux États-Unis, ce programme offre une chance unique aux ressortissants de certains pays, dont la Mauritanie, d’obtenir une voie légale vers les États-Unis. Étonnamment, malgré le potentiel qu’il recèle, peu de Mauritaniens postulent. Pourtant, de nombreux Mauritaniens sélectionnés pour ce programme et ayant voyagé aux États-Unis avec leur famille apportent désormais leurs compétences, leur culture et leurs perspectives au tissu diversifié de la société américaine. Il est crucial de reconnaître que le programme DV n’est pas seulement une opportunité ; c’est une opportunité gratuite. L’ouverture prochaine des candidatures est prévue en octobre et ne doit pas être négligée. L’ambassade publiera son annonce officielle en fin septembre.

Pendant que les voies légales ouvrent la voie à un avenir sûr et prometteur, il est essentiel de reconnaître les graves dangers associés à l’immigration clandestine. Ce voyage périlleux comporte de nombreux risques, notamment la menace de viol, de vol et de rencontres dangereuses avec des gangs criminels, et nous rappelle brutalement l’importance de respecter les voies légales. La route périlleuse à travers un terrain incertain expose les migrants à des difficultés inimaginables, mettant en danger leur vie et leur bien-être.

Au moment où nous nous lançons dans cette campagne, nous exhortons les individus à devenir des défenseurs éclairés de leur avenir. La connaissance est un outil puissant et comprendre les voies légales menant aux États-Unis est la première étape vers un avenir meilleur et plus sûr. En mettant en lumière les options disponibles, nous visons à favoriser une culture de prise de décision éclairée qui permettra aux individus de faire des choix qui mèneront à une vie sûre et prospère. La poursuite du rêve américain est admirable, mais rappelons-nous que le voyage vers ce rêve doit être légal. Suivez nos plateformes pour plus d’informations dans les prochains jours.

©️ Source en lien https://mr.usembassy.gov/fr/embracing-the-american-dream-through-legal-pathways-by-ambassador-kierscht/?fbclid=IwAR0RyqQt_x5Gg-p0tuLwqNnoSHfCnE3goIQuKJvjVnChlDMxsoxA52qQvgc

● Bagnolet | Au collège Travail-Langevin, une mobilisation pour du personnel socio-sanitaire


À Bagnolet (Seine-Saint-Denis), une ville de la petite couronne francilienne, à quelques petits kilomètres de l’Elysée, il y’a ce collège classé en zep (Zone d’éducation prioritaire) au sein duquel les conditions de travail ne sont pas au mieux. Un bâtiment en état piteux (inauguré en 1931), il faut y ajouter cette carence fonctionnelle plus grave encore qui est l’absence d’un personnel socio-sanitaire. Pas d’infirmier ni d’assistant social depuis l’année dernière, et le corps enseignant et les parents d’élèves ont décidé de marquer le coup d’alerte à l’occasion de cette rentrée. Hier 6 septembre, l’écrasante majorité de professeurs décide un droit de retrait pour protester. Ce jeudi 7 août 2023, un blocus a été mis en place par les parents d’élèves, pas de classe finalement. Le maire de la ville M. Tony Di Martino et d’autres élus dont le député M. Alexis Corbières ont été sur place en solidarité avec le mouvement. Un car est affrété pour se rendre auprès de des services départementaux de l’académie de Créteil à Bobigny. Un groupe mixte parents d’élèves et professeurs y était pour remonter la problématique à un niveau supérieur et demander de solutions urgentes. Il faut dire que c’est l’incertitude qui domine et espérons que la haute hiérarchie de l’éducation nationale prenne l’affaire au sérieux. Une pensée à nos enfants surtout les primo collégien.nes qui accusent ce retard de départ d’emblée à cause de ce dysfonctionnement structurel. Les parents et le corps enseignant sont déterminés pour que cette situation scandaleuse et injuste cesse enfin.

À suivre…

Voir quelques photos ci-dessous :

✍️🏿KS pour le BLOG

● Le prochain dictateur est parmi nous. | Par le journaliste Seyré SIDIBE

La chute des dictateurs en Afrique est souvent un moment où les langues se délient. Le bas peuple se met en extase, jubile et savoure cet instant qui a tout l’air d’une manifestation de la puissance de la justice divine. C’est la vengeance du peuple !

Et chacun comprend combien la mégalomanie, l’arrogance et l’orgueil sont destructrices et peuvent conduire à l’inhumanité, à la barbarie et à l’infamie.

Nos dictateurs sont pourtant, le plus souvent des gens ordinaires au départ avant de devenir antipathiques et tomber dans l’autocratie et le totalitarisme.

Nous avons une part de responsabilité dans la métamorphose de ces hommes et femmes. Certes, ils sont dignes de respect dû à leur rang et grade, cependant dans la plus part du temps, nous avions substitué au respect, par essence réciproque, selon les usages, le culte de la personnalité.

Ainsi seulement, commence le processus de gestation, de germination comme une mauvaise herbe du monstre: la folie de grandeur, la schizophrénie etc.

Si l’on observe la vie des tyrans, sous tous les cieux , elle se résume au narcissisme, à la boulimie, l’insatiabilite et la prédation au sens dénotatif et connotatif; toujours à la recherche de la Gloire pour battre tous les records.

Dans ce projet maléfique et funeste, le dictateur s’arroge les traits du créateur : l’omnipotence, l’omniscience et l’omniprésence.
Il s’attribue tous les titres, toutes les distinctions et les médailles: guide, éclaireur, rédempteur, père etc.

Il se fabrique une généalogie et une biographie taillées sur mesure caractérisées par la démesure, l’extravagance, la fantaisie, l’artificiel sur fond d’une rhétorique surréaliste poussée jusqu’au ridicule.

Tout ça pour être unique. En effet, le tyran veut ressembler au créateur en toute chose; oubliant qu’il est avant tout une modeste créature.
L’hybrus du pouvoir le rend amnésique au point de se croire immortel, infaillible et invulnérable.

Chacun d’entre nous est porteur potentiel des germes du despotisme. Si nous n’y faisons pas garde, ce côté animal prend le dessus sur le côté humain. La raison, la morale, la maîtrise des pulsions et désirs sont les seuls remparts contre cette aliénation.

L’autoritarisme n’est pas la caractéristique exclusive de l’exercice du pouvoir politique.
En effet, la dictature n’est rien d’autre qu’ un excès d’autorité, une tendance à mépriser les autres, à les humilier par ce qu’il sont différents ou sont porteurs de la contradiction.
Cette attitude, on l’observe tous les jours dans la sphère publique et même privée etc.

L’être humain est toujours hanté par le désir de domination, de créer un mythe autour de sa naissance et de sa famille, en faisant recours à la mythologie, à la légende et à tous autres éléments surnaturels pour expliquer et justifier sa puissance et celle des siens.

Cette puissance est nécessaire pour le despote pour asseoir les bases du pouvoir, de son pouvoir pour intimider, abuser et régner sans partage.

Dans l’univers du dictateur, les collaborateurs, les amis et le peuple n’ont aucune existence, tout est réduit et ramené à la seule personne du chef qui a le droit d’user et d’abuser …

Le dictateur est impitoyable. Il ne connaît ni regret ni remords. Il est imprévisible. Il développe des tendances infantiles qui se manifestent par des comportements dignes des enfants.

Parmi les choses qu’il ne peut pardonner : vouloir lui ressembler tant dans sa façon de parler, de s’habiller etc., et plus grave apporter une contradiction ou penser différemment.

Si la dictature est répréhensible, la simplicité et l’humilité restent des valeurs universelles. C’est en cela que la démocratie est séduisante, elle permet à la base d’interpeller le sommet, de lui demander des comptes sans être inquiétée. Elle ouvre le débat et permet aux différents acteurs, aux différentes forces de défendre leurs opinions : le pluralisme.

Ainsi, la démocratie est avant tout une culture, une manière de penser et d’être qui se manifeste par les actes que nos posons au quotidien.

Elle repose sur la justice, la tolérance, l’acceptation de la différence, la contradiction, l’humilité et la modestie; et implique la probité, la droiture ainsi que des devoirs et des droits.

Seyré SIDIBE

● Niger : l’armée française a commencé à discuter avec les militaires du retrait d’une partie de ses effectifs

Le Monde Afrique – Selon les informations du « Monde », des échanges ont lieu pour retirer certaines unités du pays sahélien. Paris rejetait jusqu’ici l’idée d’un départ de ses quelque 1 500 soldats déployés dans trois bases.

La France a commencé à discuter avec les militaires nigériens du retrait de ses forces du pays sahélien. Un mois après la dénonciation des accords de coopération militaire entre la France et le Niger par la junte au pouvoir, « des discussions sur le retrait de certains éléments militaires ont commencé », ont confirmé au Monde plusieurs sources françaises proches du dossier.

« Il est normal d’en discuter dans la mesure où la coopération antiterroriste est interrompue » depuis le coup d’Etat du 26 juillet, a ajouté l’une d’elles.

A ce stade, ni le nombre de soldats concernés ni les modalités de ce départ n’ont été officiellement décidés, mais le principe est acquis. Actuellement, quelque 1 500 soldats français sont déployés dans le pays, sur trois bases : dans la capitale, Niamey, à Ouallam, au nord de la capitale, et à Ayorou, près de la frontière avec le Mali. Certaines unités pourraient être redéployées dans la région, notamment au Tchad voisin, ou être directement rapatriées à Paris.

Jusqu’ici, les autorités françaises avaient toujours rejeté les demandes de retrait des effectifs français présents sur place en contestant la légitimité de la junte au pouvoir. Elles refusent aussi le retour à Paris de l’ambassadeur, Sylvain Itté. Et elles réclament le retour au pouvoir du président Mohamed Bazoum, avec qui Emmanuel Macron reste en contact.

« Des échanges (…) existent localement entre militaires pour faciliter les mouvements de moyens militaires français immobilisés depuis la suspension de la coopération antiterroriste », avait expliqué, mardi matin, l’entourage du ministre des armées, Sébastien Lecornu.

Depuis un mois, les drones, les hélicoptères et les avions sont cloués au sol. Les discussions ne sont menées qu’entre militaires, pas avec la junte au pouvoir, insiste une source, Paris continuant à ne pas reconnaître le gouvernement issu du putsch.

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768198

● Guinée-Bissau : Après les putschs au Niger et au Gabon, le président Embalo renforce sa sécurité

Umaro Sissoco Embalo a nommé son chef de la sécurité présidentielle et son chef d’état-major particulier

Dans un contexte marqué par des coups d’Etat au Niger et au Gabon, menés par des responsables de la sécurité présidentielle, Umaro Sissoco Embalo prend ses précautions. Le président de Guinée-Bissau a nommé deux nouveaux responsables chargés de sa sécurité qui ont pris leurs fonctions lundi, dans un pays habitué aux coups de force.

Les généraux Tomas Djassi et Horta Inta ont été nommés vendredi respectivement chef de la sécurité présidentielle et chef d’état-major particulier du président de la République. Ces deux postes, prévus dans l’organigramme officiel, n’étaient plus pourvus depuis plusieurs décennies. Ils ont été investis lundi lors d’une cérémonie au palais présidentiel, en présence du président Embalo.

Des coups d’Etat « devenus une mode »
Le général Djassi était avant sa nomination à la tête de la garde nationale, une unité d’élite de l’armée dont l’intervention de ses hommes a contribué à faire échouer le coup d’Etat ayant visé en février 2022, selon les autorités, Umaro Sissoco Embalo, élu au second tour en décembre 2019. Le général Inta était à la tête du commissariat central de Bissau, une institution qui a souvent été dirigée par des militaires.

« C’est vrai que les coups d’Etat perpétrés par les officiers responsables de la sécurité présidentielle sont devenus une mode. Mais si Tomas (Djassi) s’aventure à (mener) un tel projet, nous allons nous battre longtemps », a déclaré le chef de l’Etat bissau-guinéen, en réponse à une question de la presse. « Pour parler sérieusement, je vous rassure qu’il n’y aura ni 2 février, ni 3 février. Tout mouvement suspect aura une réplique adéquate », a-t-il ajouté, en allusion à la tentative de coup d’Etat dont il dit avoir été victime le 1er février 2022 et qui a fait 11 morts, selon le gouvernement.

La Guinée-Bissau souffre d’une instabilité politique chronique et a été victime depuis son indépendance du Portugal en 1974 d’une kyrielle de coups d’Etat ou de tentatives de coup d’Etat.

©️ Source en lien https://www.20minutes.fr/monde/niger/4051548-20230905-guinee-bissau-apres-putschs-niger-gabon-president-embalo-renforce-securite

● Guidimagha | La Mairie de Sélibaby suspend ses relations avec l’association des maires de la région [selon une communication du Maire Oumar H Bâ]

Bonsoir très chers collègues,

Nous avons tous suivi, avec un grand regret, les conditions dans lesquelles l’association des maires du Guidimakha a procédé ce samedi 02.09.2023, dans les locaux du conseil régional du Guidimakha, à la reconduction de son président sortant, le Maire de Hassi Chagar Bakary Gandega.

Pour ce qui me concerne, en tant que Maire de la Commune de Sélibaby, cette reconduction n’a pas suivi la procédure normale et ce, pour plusieurs raisons:

1. Les Maires n’ont pas reçu de convocation à une telle assemblée générale.

2. La réunion s’est tenue sans ordre du jour.

3. La réunion s’est tenue sans secrétaire de séance ni de rapporteur.

4. Le P.V de la dernière assemblée générale n’a pas été présenté à la réunion.

5. La majorité des Maires qui ont pris part à cette assemblée ont manifesté clairement leur méconnaissance des documents et textes régissant l’association, notamment son statut et son règlement intérieur.

6. Aucun bilan (ni administratif, ni financier) n’a été fait par l’équipe sortante.

Etc.

Par rapport à ces différents points qui précédent et toujours dans le but de reclamer, dans la justice et la transparence, la connaissance de l’association et des textes qui le régissent avant toute prise de décision, je décide ce qui suit:

La commune de Sélibaby suspend toute relation avec l’association des Maires du Guidimakha jusqu’à ce que soient mis à notre disposition, les documents nous permettant de savoir pourquoi et comment être membre de l’association.
A défaut de ces documents, nous nous réservons le droit de nous abstenir de toute participation aux activités de l’association de quelque nature qu’elles soient.

Sincères salutations !

Cordialement, Oumar Hamady Bâ, Maire de Sélibaby.

Sélibaby le 04.09.2023

● Source : communication écrite diffusée via WhatsApp réseau Udpéiste.

● L’armée malienne met en échec une attaque terroriste non loin de Bamako

Sahara Médias – Les forces armées maliennes ont affirmé avoir fait échouer dimanche une attaque armée dans une zone non loin de Bamako au cours de laquelle un policier et deux civils ont été blessés.

Selon le communiqué publié sur Facebook par l’armée malienne l’attaque a eu lieu à 1h40 GMT à près de 50 kilomètres de la capitale.

Le communiqué ajoute que les deux policiers qui étaient en faction dans la localité ont réagi avec force et un feu nourri aux assaillants les mettant en fuite et laissant sur place l’un des leurs qui a été tué.

©️ Source en lien https://cridem.org/C_Info.php?article=768177

● Retour sur le drame de la résurrection de la « corruption de la jeunesse » ou de l’illégalité manifeste de la décision de condamnation de Monsieur Ousmane SONKO (par Maître Babacar NIANG)

Les dispositions jusqu’ici discrètes de l’article 324 alinéa 2 du Code pénal ne sont plus à présenter. Les pénalistes en herbe, de circonstance ou par complaisance ainsi que la kyrielle d’experts de Dakar et d’autres contrées ne se sont fiés qu’aux apparences pour conclure hâtivement à la légalité de la condamnation de Monsieur Ousmane SONKO pour corruption de la jeunesse. Or, une simple maïeutique, voire un retour sur le texte incriminateur, permet de s’apercevoir qu’il a été condamné sur la base d’un texte désuet, c’est-à-dire « formellement en vigueur mais devenant politiquement inapplicable » (G. Cornu, Vocabulaire juridique). En clair, l’article 324, alinéa 2 qui a été sorti du chapeau comme un coup de maître était en réalité un coup d’épée dans l’eau puisque le texte était implicitement abrogé pour deux raisons : le passage de la minorité civile de 21 ans à 18 ans (1) et la modification législative de 1999 qui consacre la corruption des mineurs (2).

Premièrement, l’article 324, alinéa 2 est issu de la loi n° 65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal (crimes et délits) publiée au journal officiel le 6 septembre 1965, numéro 3767, p. 1009. Le Code pénal sénégalais est le résultat d’un mimétisme juridique. Ainsi, l’article 324, alinéa 2 du Code pénal sénégalais est la copie conforme de l’ancien article 334 du Code pénal français de 1810 qui réprimait le fait d’exciter, favoriser ou faciliter habituellement la débauche ou « la corruption de la jeunesse de l’un ou de l’autre sexe au-dessous de l’âge de vingt-et-un ans ».

La notion de jeunesse englobe la période de la vie de l’Homme comprise entre l’enfance et la maturité. Il est admis que la jeunesse s’étend jusqu’à l’âge de 35 ans mais le fait de poser une limite d’âge à 21 ans était une manière de faire correspondre l’excitation à la débauche de mineur ou la corruption de la jeunesse à la minorité civile. En France, en 1810, la minorité était fixée au-dessous de l’âge de 21 ans. L’âge de la majorité ne passera à 18 ans qu’à partir de 1974. Au Sénégal, l’article 276 du Code de la famille fixera la minorité civile à 18 ans. L’article 324, alinéa 2 du Code pénal est resté inchangé depuis 1965 malgré la modification de l’âge de la minorité. Or, l’objet de la protection pénale est la minorité. En d’autres termes, il était fait référence à « la corruption de la jeunesse de l’un ou de l’autre sexe au-dessous de l’âge de vingt-et-un ans » uniquement pour faire allusion à la minorité civile qui était également à 21 ans. Le texte est tombé en désuétude depuis l’alignement de la majorité civile à la majorité sexuelle à partir de 18 ans révolus. L’esprit du texte était de protéger la minorité civile. Imaginez-vous combien d’hommes devraient être poursuivis et condamnés pour excitation à la débauche de mineur ou corruption de la jeunesse au-dessous de l’âge de 21 ans puisqu’ils ont eu une aventure ou ils se sont mariés avec une jeune fille de 18, 19 ou 20 ans ?

En France, pour prendre en compte la réduction de l’âge de la majorité civile, l’article 334 du Code napoléonien a été modifié et est devenu l’article 334-2 de l’ancien Code pénal français qui disposait que : « Sera puni des peines prévues à l’article précédent quiconque aura habituellement attenté aux mœurs en excitant à la débauche ou en favorisant la corruption des mineurs de dix-huit ans ou même occasionnellement des mineurs de seize ans ». Au Sénégal, l’article 324, alinéa 2 du Code pénal n’était plus applicable depuis l’abaissement de la majorité à 18 ans. Le droit pénal ne protège un majeur que lorsqu’il y a atteinte à la liberté sexuelle. Un viol peut être correctionnalisé en agression sexuelle si les éléments constitutifs de cette infraction sont réunis. Une autre qualification des faits peut être possible après débat à l’audience. Le fait de « disqualifier » un viol en corruption de la jeunesse est un non-sens juridique d’autant plus que cette infraction s’est muée en corruption des mineurs depuis 1999.

Deuxièmement, au Sénégal, en 1999, la loi n° 99-05 du 29 janvier 1999 modifiant certaines dispositions du Code pénal (journal officiel du 27 février 1999), a de nouveau copié les dispositions de l’article 227-22 du Code pénal français dans un article 320 ter qui sanctionne « le fait de favoriser ou de tenter de favoriser la corruption des mineurs ». Contrairement au législateur français qui abroge et remplace l’article 334-2 de l’ancien Code pénal par l’article 227-22 du Code pénal français, le législateur sénégalais n’abroge pas expressément l’article 324, alinéa 2 mais il le dépouille de tout intérêt en adoptant les mêmes dispositions françaises. En effet, le Code pénal français incrimine depuis 1994 « le fait de favoriser ou de tenter de favoriser la corruption des mineurs » qui incorpore l’ancien délit d’excitation de mineurs à la débauche ou la corruption de la jeunesse. Pour être punissable, l’article 227-22 suppose que l’auteur des faits ait pour but la corruption de la jeunesse. Le but de cette corruption doit être d’altérer le sens moral d’un mineur et non d’un adulte en matière de sexualité.

Dans ces conditions, on peut dire, sans risque de se faire contredire que Monsieur Ousmane SONKO a été condamné sur le fondement d’un texte désuet qui réprime à l’origine l’excitation à la débauche de mineur ou corruption des mineurs en dessous de 21 ans. En effet, par corruption de la jeunesse, il faut entendre corruption des mineurs puisqu’à l’époque la minorité était fixée à 21 ans. Ce texte a été implicitement abrogé par la loi 99-05 du 29 janvier 1999 qui consacre à l’article 320 ter le délit de corruption des mineurs. Le législateur avait la croyance d’introduire une nouveauté et explique dans les motifs de la loi que la corruption des mineurs est « désormais » prévue et réprimée à l’article 320 ter du Code pénal. Le législateur de 1999 s’est sans doute trompé en n’abrogeant pas purement et simplement l’article 324, alinéa 2 malgré le passage d’une minorité de 21 ans à 18 ans. Ce texte ressuscité pose en ce sens de sérieuses difficultés au vu du principe de nécessité, un corollaire du principe de la légalité. Faut-il rappeler que ce principe permet de distinguer un Etat démocratique d’un Etat policier. Un appel du Parquet général ou de Madame Ndèye Khady NDIAYE permettrait de revenir à une orthodoxie légale.

Maître Babacar NIANG, Avocat au Barreau de Paris, Professeur agrégé des Facultés de droit (Droit privé et sciences criminelles).

©️ Source en lien https://www.pressafrik.com/Retour-sur-le-drame-de-la-resurrection-de-la-corruption-de-la-jeunesse-ou-de-l-illegalite-manifeste-de-la-decision-de_a259613.html