● Le Festival International Soninké, FISO a-t-il déjà choisi sa thématique pour l’édition 2023 de Nouakchott ? | Par Seyré SIDIBE

Au mois de février 2023, les Soninkés du monde se réuniront à Nouakchott pour célébrer SONINKAXU : le Festival International Soninké.

Ce rendez-vous annuel, itinérant  désormais écrit en marbre dans le calendrier social  Soninké  se propose de  magnifier et  faire connaitre la culture Soninké dans ses différentes composantes. Il a pour cadre géographique l’Afrique de l’Ouest, où les  communautés Soninkés sont fortement et historiquement présentes : Mauritanie, Mali, Sénégal, Gambie, Guinée Conakry et Guinée Biseau.

En plus de la participation des délégations de ces pays, la diaspora Soninké dynamique, disséminée à travers le monde mais attachée au terroir,  porte étendard de la culture Soninké sous d’autres cieux,  sera aussi  de la partie.

Dans un monde hyper libéral, égoïste et  matérialiste par essence, la culture est partout menacée, si elle n’est pas peu considérée.  A cela s’ajoute l’impérialisme « des cultures dominantes » qui n’hésitent pas à minimiser ou même à « broyer »  celles dont le génie est moins porteur de technologie.

Ainsi, la création du FISO reste en soi une idée ingénieuse pour créer des passerelles entre tous les Soninkés de la terre ; mais également préserver un pan de la culture des langues mandées, de l’Afrique de l’Ouest et  au-delà.

Chaque année, une thématique est inscrite à l’ordre du jour de la manifestation, choisie pour son intérêt et donc sa pertinence. Cette année, un thème s’impose au regard de l’actualité : LA RECONCILIATION.

Les organisateurs du FISO sont attendus au tournant. Ces cinq dernières années, Soninkara vit son Printemps : des villages divisés en deux, en trois, des familles séparées, des « amitiés défaites », des vallées de larmes et de sang, des déplacés sur fonds de conflits fonciers, des meurtres abominables, des procès interminables et sans verdicts, des condamnations, de la haine, des dépenses superflues pour soudoyer : des méthodes et pratiques indignes ; bref,  les frères Soninkés se livrent une guerre fratricide pour l’orgueil et la vanité, piétinant la fraternité, le voisinage, les liens de sang historiques etc.

La paix étant la condition sine qua non de tout développement et un préalable à toute expression culturelle, le FISO ne peut aucunement passer à côté de la préoccupation majeure des Soninkés aujourd’hui. C’est une question de crédibilité et de priorité.

Le FISO ne peut faire fi de la crise multidimensionnelle qui secoue Soninkara, désormais au bord de la décrépitude et du déclin. La culture qui est au cœur du Festival Soninké, sera  magnifiée, encensée et vantée. Mais n’oublions pas qu’elle porte  la responsabilité de cette guéguerre,  ou du moins certains aspects de la culture Soninké, devenus inappropriés, impopulaires et sources de tension.

La culture, c’est l’estampille de l’existence d’un peuple, c’est la preuve matérielle de la vitalité, de la dynamique et l’identité propre d’une communauté, qu’il faut préserver, entretenir, mais surtout  actualiser, ajuster et réajuster  judicieusement en fonction des aléas du temps, du contexte et des intérêts sans quoi, elle peut être à l’origine de la guerre ou de la division.

Qui n’est pas attaché à une partie de son corps ?  Personne !

Mais lorsqu’un membre de notre corps est rongé par le cancer, on s’en débarrasse pour éviter la métastase. C’est le même principe que la culture. Lorsqu’elle ne fait plus consensus et pose problème, il faut vite et au plus vite faire appel à un chirurgien qualifié pour procéder à une intervention, réparatrice et non reproductrice.

Ce message est une modeste  contribution. J’espère qu’il sera entendu par les organisateurs du FISO. Il est vrai que parler de ce sujet au moment où les blessures saignent encore, les larmes loin d’être séchées, il faut beaucoup de courage et de tact. Il faut  au moins, oser !  Ainsi l’histoire retiendra que cette grande retrouvaille Soninké aura tenté  de réconcilier les Soninkés.

Quelle thématique peut-elle être la vedette de cette édition ?  Sans aucun doute, « Liŋoye » la Réconciliation  ou encore «  Banannaaxu », l’égalité dans la fraternité. On ne peut pas à l’heure actuelle organiser le FISO en omettant ou en passant sous silence – pour quelques  motifs que ce soit  -, la réconciliation.

Les Soninkés attendent plus de  ce festival, que le bruit du Jenbe, les pas  de danse du Woroso, Jowonde, Janba ou encore Donqanŋe.

Mais, ils aspirent tous à la paix. Une paix qui impliquera une relecture ou réécriture du  contrat communautaire, où la dignité  est par essence  humaine, la chose la mieux partagée entre tous les hommes surtout appartenant à une même communauté linguistique et culturelle ;  et non une valeur discriminatoire liée à la naissance ou à la classe.

Et si la réconciliation intra Soninké pouvait être scellée depuis Nouakchott, la capitale Mauritanienne. L’histoire serait belle, surtout belle à raconter, assurément  une source de satisfaction pour les autorités de Nouakchott,  pour inclure  cette réconciliation vivement attendue par les populations Soninkés dans le  bilan du quinquennat qui s’achève : un argument électoral pertinent à la veille des élections.

Seyré SIDIBE

©️ via https://ondeinfo.com/le-festival-international-soninke-fiso-a-t-il-deja-choisi-sa-thematique-pour-ledition-2023-de-nouakchott/

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● Mauritanie – Le député Biram Dah Abeid et son camp politique poursuivent les contacts avec les populations de l’intérieur.

Ce 24 octobre 2022 à Rosso (Trarza) , le leader anti-esclavagiste mauritanien et candidat annoncé à la présidentielle de 2024 (déjà arrivé 2ème en 2014 et 2019) a tenu un grand rassemblement sous les airs populaires d’une pré-camapgne pour les échéances électorales prochaines (municipales, régionales et législatives). Le député national et Prix Onusien 2013 pour son militantisme droit-de-lhommiste incarne un courant politique conséquent avec un ancrage certain auprès des populations. Et pourtant l’aile politique par le parti RAG végète toujours sans reconnaissance par les autorités mauritaniennes. Les récents accords entre le ministère de l’Intérieur et certains partis de l’opposition ressemblent à une promesse de « tontine politicienne » en faisant un tri dans le champ politique en vue des élections prochaines.



Ainsi le député BDA et ses camarades sont plus que jamais déterminés y être pour constituer une offre politique à l’endroit du peuple face à un système calculateur qui semble prévoir tout verrouiller.

Les prochaines semaines seront décisives concernant le schéma politique en perspective d’ici les rendez-vous électoraux de courant 2023… et 2024 qui va suivre très rapidement.

KS pour le BLOG.

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● Royaume-Uni : Rishi Sunak désigné Premier ministre par les conservateurs britanniques

Euronews – L’ancien ministre des Finances britannique Rishi Sunak va devenir le nouveau Premier ministre du Royaume-Uni. Penny Mordaunt, seule autre candidate déclarée a reconnu sa défaite dans un message sur les réseaux sociaux.

L’ancien Premier ministre, Boris Johnson, s’était retiré plus tôt de la course à Downing Street. Rishi Sunak, 42 ans, candidat malheureux cet été contre Liz Truss, éphémère locataire du 10 Downing Street a donc fini par prendre sa revanche.

Il devient le cinquième Premier ministre depuis le référendum du Brexit de 2016, qui a ouvert une page de turbulences économiques et politiques au Royaume-Uni. Ce petit-fils d’immigrés indiens est le premier non blanc à ce poste dans le pays.

Fan de Star Wars et de Prada

Pour ses partisans, le message de Rishi Sunak, lors de la précédente campagne pour Downing Street, sur la nécessité de faire preuve de prudence économique pour lutter contre l’inflation, a montré qu’il est l’homme de la situation. Sa prudence budgétaire, à cause de laquelle il a été jugé trop centriste et trop lisse, rassure désormais.

L’été dernier déjà, ce conservateur, petit-fils d’immigrés indiens, était le candidat préféré des députés « tories ».

Mais il a été souvent accusé d’être un technocrate déconnecté de la population. Et face à Liz Truss, il a payé pour avoir claqué la porte du gouvernement Johnson début juillet, suivi ensuite par une soixantaine de collègues. Il a été accusé par une partie de la base d’avoir trahi Boris Johnson, avec lequel il est resté à couteaux tirés.

Rishi Sunak a été élu député du Yorkshire dans le nord de l’Angleterre en 2015. A peine cinq ans plus tard, il accède à 39 ans au poste très convoité de ministre des Finances, peu avant le début de la pandémie.

Ce partisan du Brexit de la première heure a gagné en popularité en distribuant des milliards de livres d’aides publiques pendant la pandémie de Covid-19.

Mais sa fortune, amassée lors de sa carrière dans la finance et via son mariage avec Akshata Murthy indispose parfois, alors que les Britanniques se serrent la ceinture. Son épouse est en effet la fille du multimilliardaire indien N.R. Narayana Murthy, fondateur du groupe informatique infosys.

La fortune du couple a été estimée à 730 millions de livres, soit 841 millions d’euros, par le quotidien The Times.

Les alliés de Liz Truss avaient ainsi moqué ses costumes onéreux et chaussures Prada portées lors de la précédente campagne pour le 10 Downing Street. Il a aussi vu cet été resurgir une vidéo de jeunesse où il confessait ne pas avoir d’ami issu de la classe ouvrière.

Face à ces critiques, ce fan de la saga Star Wars raconte volontiers son histoire familiale, une « success story » comme les conservateurs les aiment.

Né le 12 mai 1980 à Southampton, sur la côte sud de l’Angleterre, Rishi Sunak est l’aîné de trois enfants et le fils d’un médecin généraliste du système de santé public et d’une pharmacienne. Nés en Inde ou d’origine indienne, ses grands-parents ont émigré d’Afrique orientale vers le Royaume-Uni dans les années 1960.

« Ma famille a émigré ici il y 60 ans. (Ma mère) tenait la pharmacie locale de Southampton. C’est là que j’ai grandi, dans la boutique, livrant les médicaments. J’ai travaillé comme serveur au restaurant indien au bout de la rue », a-t-il raconté lors de la dernière campagne pour le leadership. « Je suis ici grâce au dur labeur, au sacrifice et à l’amour de mes parents ».

Rishi Sunak a cependant très vite accédé à l’élite en fréquentant le Winchester College, un très chic pensionnat pour garçons. Il a ensuite étudié la politique, la philosophie et l’économie dans les prestigieuses universités d’Oxford, en Angleterre, et de Stanford, aux Etats-Unis.

Avant d’entrer en politique, il a travaillé dans la finance, en particulier chez Goldman Sachs, et fondé sa propre société d’investissement.

Ce père de deux filles a prêté serment sur la Bhagavad Gita, un texte sanskrit considéré comme l’un des écrits fondamentaux de l’hindouisme, quand il a été élu député en 2015.

Par euronews avec AFP

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760414

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● ASEPT-Ganbanaaxu de Toulel | Un événement culturel autour de ses projets ambitieux.

Un Extrait vidéo de la soirée.

A.S.E.P.T (Association Solidarité Éveil Progrès Toulel), un organisme d’intérêt général est créé en 2012 par des ressortissants mauritaniens originaires du village de Toulel (Région de Gorgol).

Basée principalement en France, ses activités couvrent 2 volets (Nord – Sud). En France (Volet Nord), parmi ses tâches ; Orienter les primo-arrivants, Dispenser des cours de FLE, Participer aux événements socio-culturels, associatifs et du mouvement de l’égalité et de fraternité en milieu soninké.

À travers le Volet Sud à Toulel, l’association organise et prend en charge des cours de renforcement et d’aide aux devoirs pour les élèves. L’amélioration des conditions d’accès à l’eau, et elle sensibilise sur les tares sociétales à bannir au sein du corps social.

La soirée du 22 octobre 2022 à Clichy (92) dans la région parisienne a été l’occasion pour les responsables de l’association d’exposer l’historique de leur engagement, leurs réalisations et leurs ambitieuses perspectives d’avenir. À noter une dynamique implication des femmes dans les activités menées et à mener. Un événement culturel et convivial marqué par diverses prestations musicales (Osuka label, Mamoye Moussa, Rappeurs…), et un sketch de sensibilisation pour l’entente et la cohésion sociale dans la communauté soninké.

La cérémonie a été savamment animée avec gaieté et humour par Ibrahima Diallo de TV Tooba.

Mes encouragements au président d’ASEPT, frère Tahirou Coulibaly et à toute sa dream Team.

Ci-dessous quelques photos marquantes comme vous y étiez par notre Blog :

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● Mauritanie : Maimouna Sall, mère de famille et passionnée de mécanique

Le360afrique – Maïmouna Sall, ou «Maïmouna la mécanicienne», est une petite célébrité dans sa commune. Formée au Lycée technique de Nouakchott, la jeune femme de 26 ans a embrassé le métier «d’homme» qu’est la mécanique.

Originaire de Bababé, une ville de la vallée du fleuve Sénégal, Maïmouna Sall s’est défaite des codes d’une tradition réputée conservatrice en optant pour le métier de mécanicienne dans un garage du secteur de Mellah, quartier de la commune d’Arafat, dans la banlieue sud de Nouakchott.

Retraçant son parcours, explique les raisons de ce choix professionnel et social peu commun pour une femme en Mauritanie. Elle évoque notamment son amour pour ce métier passionnant, qui l’amène à opérer sur plusieurs véhicules et types de moteurs, ainsi que ses rapports avec les clients. Elle revient sur la vie de mère de famille qu’elle arrive à concilier parfaitement avec son travail.

Djelika Kelly, une amie de Maïmouna Sall formée en électricité bâtiment, autre domaine où les femmes sont tout aussi rares, dit avoir été inspirée par son amie dans le choix de son métier. Elle loue son exemple et invite les femmes mauritaniennes et africaines à casser les barrières des métiers exclusivement réservés aux hommes.

Quant à Omar Ly, garagiste, il ne peut s’empêcher de louer les qualités professionnelles et humaines de Maimouna Sall.

Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760382

● Une aire naturelle protégée à Guelb Richatt concrétise l’engagement de la Mauritanie envers la diversité biologique (ministre de l’Environnement)

La création d’une aire protégée dans la zone de Guelb Richatt, relevant de la moughataa de Ouadane, wilaya de l’Adrar concrétise l’engagement de la Mauritanie envers l’objectif 11 Aichi du Plan stratégique pour la biodiversité biologique, qui invite les Etats membres de la convention des Nations Unies sur la diversité biologique à préserver 17% de leur territoire et d’en faire des aires naturelles protégées ».

C’est ce qu’a déclarée, jeudi soir à Nouakchott, la ministre de l’Environnement et du Développement durable(MEDD), Mme Lalia Camara, lors d’une réception en l’honneur des participants à l’atelier d’enrichissement des études scientifiques préalables à la création d’une aire protégée dans la zone de Guelb Richatt, à travers le projet de gestion intégrée des aires protégée dans la zone aride de la Mauritanie (IMPADRA).

Mme Camara a noté que les études, objet de l’atelier, remontent à quelques années, et que la création de l’aire naturelle protégée Guelb Richatt est le fruit de l’effort de quelques années.

La ministre a, enfin, remercié les partenaires techniques et financiers de la Mauritanie, et ceux qui ont contribué à la promotion de ce site magnifique, surtout le chercheur géologue canadien.

Notons que la réception fait suite à l’atelier d’enrichissement de l’étude relative à la création d’une aire protégée dans la zone de Guelb Richatt, et qui était l’occasion de faire connaitre les potentialités environnementales, économiques et touristiques de cette zone.

La cérémonie a vu la présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, du maire de Ouadane et d’un grand nombre de chercheurs et de partenaires techniques et financiers du MEDD.

©️ via ami.mr https://ami.mr/fr/index.php/2022/10/21/une-aire-naturelle-protegee-a-guelb-richatt-concretise-lengagement-de-la-mauritanie-envers-la-diversite-biologique-ministre-de-lenvironnement/

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● Un livre-voyage | De Dinga, le sooninké Doumbé de Wagadu au règne Askia du monde Songhay.

Livre 📖 : Note de lecture sur l’ouvrage du journaliste Serge Bile « Quand les Noirs avaient des esclaves Blancs »

Un livre très informatif et facile à lire. Le titre attire notre attention d’emblée, surtout pour ceux qui peuvent avoir un lien d’engagement abolitionniste ou d’études sur la problématique des esclavages. L’auteur nous fait voyager expressément à travers un périple historique visitant plusieurs empires et/ou royaumes Ouest-africains (Wagadu-Ghana, Sosso, manding, Mali, Songhay…) sur plusieurs siècles.

Dinga, le sooninké Doumbé !

On y apprend l’arrivée du puissant guerrier appelé Dinga (le patriarche légendaire des sooninkés) et ses troupes pour fonder l’empire du Ghana. L’auteur cite à de nombreuses fois quelques références comme Abderrahman Sadi, historien soudanais du 16ème siècle natif de Toumbouctou, Mahmoud Kati ou Ibn Khaldun.

Impérialisme localisé, domination, contacts conflictuels, diplomatiques ou commerciaux avec l’ensemble « Blanc » berbère, arabo-berbère ou arabo-musulman, cet ouvrage permet un saut instructif dans le passé de notre zone Saharo-sahelienne.

Le mot sooninké Doumbé voulant dire « Pur », improprement interprété comme signifiant « Blanc » a failli corrompre les données historiques. On allait admettre que les 44 premiers rois ayant régné sur le royaume de Wagadu seraient de race blanche. La ferveur guerrière des Almoravides finit par désorganiser le pays des Kaya Magas dont leur capitale Koumbi-Saleh chuta en 1076.

Cités riches et pleines d’érudition (Koumbi-Saleh, Aoudaghost, Djenné, Niani, Gao, Toumbouctou…) et personnages emblématiques savants ou extravagants (Soumahoro Kanté, Soundiata Keita, Kankan Moussa, Ali Ber dit Sonni Ali, Mohamed Aboubekr connu Askia Mohamed, Mahmoud Bagayogo, Ahmed Baba…), un monde mystérieux, mystique et complexe où l’islam et paganisme se côtoyant ici et là. Beaucoup d’échanges divers venant de loin notamment la présence remarquée d’esclaves blanches (concubines), de produits « manufacturés » et également d’autres mœurs.

Finalement ce monde s’écroula laissant place à l’arrivée hégémonique d’un mélange d’Andalou-maghrébo-turcs sur ces espaces jadis sous l’âge d’or d’illustres rois et empereurs soudanais.

À noter l’importance de la fonction de Cadi dans ces cités islamisées, il arriva que des lettrés refusèrent de l’occuper. Pieux et sensibles aux éventuelles conséquences dans l’Au-delà, ils craignaient le mal-agir sous leurs responsabilités.

Sur le phénomène de l’esclavage, on apprend qu’aux « débuts de l’empire du Mali, il était interdit de vendre des captifs aux marchands arabes. Seul l’esclavage domestique était autorisé » (comprendre l’esclavage intra-muros). Et la fameuse charte de Kouroukan Fouga (44 articles) promulguée sous Soundiata Keita n’abolit nullement l’esclavage. Dans son article 20, il est dit « Ne maltraitez pas les esclaves, accordez-leur un jour de repos par semaine… » .

Je suis tenté de conclure que dans l’ensemble Blanc arabo-berbère andalou et turco-asiatique, le phénomène était fonctionnel par rapport aux réalités du moment. Ainsi avec certaines mutations progressives, il est dissous en interne et prend une coloration raciale et même raciste vers l’externe en visant le monde Noir. Dans l’ensemble Noir au sein de ces zones saheliennes, le fonctionnel était lié au statut assigné par perpétuation héréditaire. Aujourd’hui dans les sociétés héritières (negro-africaines) de ces empires et cités, l’esclave statutaire n’est pas un Blanc assigné par une caste de descendants d’esclaves d’antan, mais un autre Noir dans le même groupe sociolinguistique. Ainsi dire qu’aujourd’hui l’engagement anti-esclavagiste dans le sahel doit être une grande cause afro et sahelienne pour restaurer la dignité de l’Homme Noir africain.

À recommander !

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● Fousseynou Coulibaly : le parcours hors du commun d’un compatriote | Par Seyré SIDIBE [Ondeinfo]

Fousseynou COULIBALY est Mauritanien, originaire de Wompou.

Il est ancien élève du Petit Centre de Nouakchott où il a bénéficié du programme Français pendant tout son cursus scolaire : le primaire et le secondaire.
Il obtient son baccalauréat  en juillet 2005 au Lycée Français Théodore Monod de Nouakchott.

Il entame des études d’ingénieur à partir de 2005.

Brillant étudiant, assidu et régulier, en Septembre 2010, notre compatriote réalise son rêve ; en décrochant  son diplôme d’Ingénieur en Electronique à l’Université de Nantes avec mention.

La dernière partie de sa  formation d’Ingénieur  a été validée par un stage pratique  effectué chez STMicroelectronics, une multinationale franco-italienne, leader mondial de semi-conducteurs (composants électroniques) qui fournit des produits et solutions intelligents et économes en énergie pour l’électronique au cœur de nombreux appareils et machines utilisés  quotidiennement (Trains, Machines à laver, Ordinateurs, Appareils mobiles…).

Persévérant et passionné de l’Entrepreneuriat, le Management et la Communication, Fousseynou  va intégrer l’Institut d’Administration et d’Économie (IAE) de Nantes : en septembre 2011, il décroche un autre diplôme, le MBA avec mention : Master en Business et Administration.

Avec un tel background, Fousseynou est concurrentiel sur le marché mondial de l’emploi.

En Avril 2011, il est recruté  par l’entreprise française interscience alors qu’il était encore étudiant à l’IAE de Nantes.

Au sein de cette entreprise française, il était responsable de la conception électronique des machines robotisées pour des applications biomédicales, mais aussi chargé de l’approvisionnement des composants électroniques et le développement des relations avec les fournisseurs au niveau international.

Depuis mars 2014, Fousseynou travaille pour le motoriste Britannique Rolls-Royce, spécialisé dans la conception et la fabrication de turboréacteurs pour avions civils et militaires, mais aussi de turbines pour hélicoptères et de réacteurs pour sous-marins nucléaires.

A Rolls-Royce, il intègre le programme du Trent 7000, le seul moteur de choix pour l’Airbus A330neo.

Durant les trois ans que vont durer la conception des moteurs Trent 7000 pour Airbus, Fousseynou est chargé des calculs de fiabilité des milliers de composants électroniques des ordinateurs de vol des moteurs et de définir la stratégie de protection de ces mêmes ordinateurs contre les incendies à bord de l’avion et les coups de foudre.

Après le succès du Trent 7000, il est promu Ingénieur Principal de Projet et prend la direction de la conception électronique des ordinateurs de vol du nouveau programme  Pearl 700 destiné aux jets privés fabriqués par l’avionneur américain Gulfstream pour leur nouvel jet, le G700.

Le Pearl 700 est à ce jour le plus puissant moteur fabriqué par l’entreprise Britannique pour le marché des jets privés.

Membre de l’Association d’Ingénieurs (IET – Institution of Engineering and Technology) en Angleterre, Fousseynou fera honneur à la Mauritanie et à son village natal Wompou au sud du pays, à l’occasion du 02 novembre 2022, journée nationale des Ingénieurs au Royaume-Uni créée par la Royal Academy of Engineering : il présentera devant des écoliers et étudiants venus des quatre coins de l’Angleterre, l’Embraer ERJ-175 immatriculé 5T-CLO, de la compagnie Mauritania Airlines International, la compagnie nationale Mauritanienne, baptisé Wompou

Seyré SIDIBE 

©️ via https://ondeinfo.com/fousseynou-coulibaly-le-parcours-hors-du-commun-dun-compatriote/

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● L’alliance Ganbanaaxu dénonce les menaces de plainte sur le Président de Ganbanaaxu GAYE TRAORE

Les associations regroupées au sein de l’alliance Ganbanaaxu (AMEES, UVDS, ARMEPES-France et Ganbanaaxu Fedde Mauritanie) viennent de recevoir quelques audios WhatsApp des menaces de plainte contre le président de Ganbanaaxu Gaye Traoré arrivé à Nouakchott le 10 octobre 2022 en provenance de la France pour passer ses congés en Mauritanie.

Depuis le 14 octobre, plusieurs audios circulent sur les réseaux sociaux provenant du groupe WhatsApp « Tunkan lenmu faabandi daaxa » : des groupuscules extrémistes qui défendent les coutumes de l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké.

L’auteur de l’un des audios se nomme Camara Oumar, un soninké originaire du village de Tachott Botokhollo dans la région du Guidimakha. Il a été dit dans ces audios, que Mr Traoré en tant que président du mouvement Ganbanaaxu, était à l’origine de ce malentendu au sein de la communauté soninkara.

Ainsi, ils veulent interpeller Traoré et le faire visiter tous les villages de Guidimakha pour montrer les esclaves dont il parle.

Comment chercher à interpeller l’initiateur d’un mouvement qui lutte pour l’égalité entre les hommes, étant donné que le président des mouvements « Démocratia-Islamique » Mr Moustatpha Camara a bien exclu les soi-disant « esclaves, marabouts griots, ébénistes etc » de leur groupe parce qu’ils sont de statut inférieur, ils ne doivent pas intégrer leur prétendant milieu des descendants des rois.

Le nommé Fousseinou Camara ne cesse d’insulter et de qualifier des gens des esclaves et fils d’esclaves. Comptant poursuivre son chemin sur Sélibaby, face à cette situation, nous tirons la sonnette d’alarme à l’endroit des hautes autorités mauritaniennes pour sécuriser l’intégrité physique du président et sa famille durant son séjour.

Nous précisons que ce groupuscule qui profère pareilles menaces gravissimes depuis Paris est actif dans un réseau nébuleux large issu de la féodalité soninké de la Mauritanie avec des soutiens tacites de personnalités politiques originaires du Guidimakha.

Leurs principaux groupes WhatsApp et relais de communication sont entre autres Tunka lenmou koffo, democratie islamique, Fans Donald Trump, UASSDG et Tunkan Lenmu Faabandi Daaxa. Ces groupes se sont donnés comme mission principale, l’appel à la haine envers les engagés anti-esclavagistes soninkés et tous militants de la défense des droits humains.

Par la présente communication, nous réitérons notre alerte à l’endroit des pouvoirs publics en Mauritanie pour que les problématiques liées à l’esclavage par ascendance chez les Soninkés soient prises en compte sérieusement en vue d’une résolution définitive par l’arsenal juridique en rigueur.

Nouakchott, le 17 octobre 2022

Alliance Ganbanaaxu

● Corruption : Un mal à bannir pour la refondation de l’Etat Malien [malijet]

Pays en voie de développement, le Mali est confronté à l’épineuse question de la corruption qui freine son développement. Ce phénomène qui sévit dans notre pays est pratiqué un peu partout sur le territoire national. Gouvernant et gouverné, chacun, à sa manière, pratique ce mal qui s’est établi dans notre société au point d’être normalisé. En cette période de transition, les autorités du moment entendent donner un élan historique pour venir à bout du phénomène. Mais, d’ores et déjà, il convient de rappeler que de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1462. Ces chiffres ont été avancés par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué

« De la base au sommet, notre pays est corrompu jusqu’à l’os. Si on n’en parle pas sérieusement, on regardera toujours le sommet alors qu’à la base, nous sommes en train de faire la même chose. Tant que la base est corrompue, personne n’arrivera à combattre la corruption au sommet. Tant que nous n’arrivons pas à corriger cela, la lutte contre la corruption sera de la rigolade», disait Moussa Mara, ancien premier ministre du Mali. Il s’exprimait ainsi sur la corruption devant les étudiants de la Faculté des Sciences administratives et politiques de Bamako (FSAP), lors de la présentation de son livre « Pour un Mali meilleur », le jeudi 25 août 2022.

Parlant du lien entre la politique et la corruption, le leader du parti YELEMA a été on ne peut plus clair. « On dit que les politiciens, quand ils sont élus, volent l’argent du pays. Ils ne nous considèrent pas. Mais est-ce que vous savez la raison principale ? Les politiciens, pour qu’ils soient élus, les populations leurs prennent de l’argent. Quand vous commencez une campagne, vous allez dans les villages, les quartiers. Les gens vous demandent de réparer leurs forages en panne. Le politicien va s’endetter pour réparer et s’il est élu, il va tout faire pour récupérer ce qu’il vous a donné. Il ne va pas s’arrêter là, il va se préparer encore. Tout ça c’est de la corruption », a expliqué Moussa Mara.

De l’avis de l’ancien maire et député de la commune IV du district de Bamako, tout argent pris à quelqu’un qui est en campagne pour être élu est la corruption. Pour cet expert comptable, il est primordial d’enlever la corruption de la politique sans quoi le pays ne sera pas sans corruption. L’ancien premier ministre n’a pas manqué aussi de dénoncer la responsabilité de la société face à la montée fulgurante de la corruption. « Quand les gens deviennent responsables, ils cherchent à s’enrichir parce que la société les oblige. Quand tu deviens maire quelque part, les gens viennent pour que tu leur donnes des parcelles de terrain au lieu des idées de développement. C’est la réalité de notre pays. Il faut que nous nous disions ces vérités », explique-t-il.

En vue de remettre de coté ces pratiques néfastes, Moussa Mara a invité les preneurs des billets de banques de 10.000F et 2000 FCFA d’arrêter pour le bien du pays. Aux dires de l’ancien premier ministre, le politicien est élu pour régler les problèmes d’emploi, de santé et de développement. « Pour que vous puissiez le sanctionner, il faut arrêter de lui prendre de l’argent. Il faut que la population comprenne que si l’on veut lutter contre la corruption, il faut que la base change. On ne sortira le pays des problèmes que si nous acceptions de transpirer et de souffrir. Dès fois, on doit faire des efforts dont on ne verra même pas les fruits, mais dont nos enfants et petits enfants verront. Aucun pays au monde n’est sauvé par un autre pays. C’est nous qui allons nous sauver ou pas », a indiqué Moussa Mara.

Dans l’une de ses sorties sur la chaîne nationale, précisément dans l’émission « invité de la semaine », le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE, a averti qu’il n’ y a pas de la place pour la corruption en cette période de transition. Dans ses explications, le chef du département de la justice a salué la volonté politique des plus hautes autorités de la transition de lutter contre la corruption sous toutes ces formes. Toutefois, il a reconnu les lenteurs dans les procédures en matière d’enquête de corruption. « Les procédures sont très longues. L’enquête de corruption n’est pas facile. Ce qui fait qu’il y a beaucoup de dossiers qui traînent. L’Etat tient à respecter tous les droits pour éviter les dérives », a précisé le ministre Kassogué.

Selon le ministre Mamoudou Kassogué, de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1462. « Sur ces 1462, il y a 690 dossiers qui sont clôturés et transmis ; 275 dossiers ont déjà été totalement jugés. Les montants en cause sont de l’ordre de 126 119 983 938 FCFA. Nous avons pu, au titre des remboursements versés au niveau du trésor public la somme de 4 241 661 863 Francs sur la période des trois ans. Les cautions qui ont été versées pour les remises en liberté et autres sont de l’ordre de 15 372 827 410 Francs. Les remboursements qui sont effectués rien que pour la session spéciale d’assise de décembre 2021 sont de 1 577 145 907FCFA. Des amendes ont été prononcées aussi au cours de cette session pour 639 040 000. Des dommages intérêts pour 260 150 000. Les condamnations qui ont été prononcées et dont les montants n’ont pas été encore recouvrés sont de l’ordre de 86 873 496 505F CFA », a révélé le patron du département de la justice.

Une lutte implacable contre la corruption sans recouvrement des avoirs n’est pas une lutte efficace. Soutenant cette affirmation, le ministre de la justice a, dans un ton convaincant, réaffirmé la pleine implication de la direction générale du contentieux de l’Etat afin de prendre des dispositions pour que ces différents montants puissent être recouvrés.

Dans son adresse à la nation à l’occasion du 62ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a rappelé que la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière figure au centre des actions du Gouvernement de la transition, ce, conformément à ses orientations et instructions. « Cette nouvelle dynamique, fondée sur une justice redynamisée, va se poursuivre afin de tracer le cadre d’une nouvelle gouvernance fondée sur le respect du bien public, la récompense du mérite et la sanction de la faute », a déclaré le président de la transition. Le Chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, soulignera que la justice doit lutter contre les infractions économiques et financières. Cela, dit-il, pour garder son rôle de régulateur pour la société. « Dès à présent, et en attendant l’opérationnalisation du Pôle national économique et financier, des actions sont en cours pour donner des suites judiciaires aux différentes dénonciations faites par les structures de vérifications et de contrôles », a annoncé le président de la Transition.

Sidiki Dembélé

©️ via malijet http://malijet.com/actualite_economique_du_mali/273747-corruption_mal_bannir_pour_refondation_.html

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