● Communiqué de Mauritanian Network for Human Rights in US sur les événements de R’kiz

Senalioune – Au cours de la première semaine de février 2024, la localité de R’kiz, dans la région de Trarza, a été le théâtre de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les paysans descendants d’esclaves.

Ces troubles ont éclaté à la suite d’une redistribution contestée des terres cultivables, perçue comme injuste par les paysans, qui accusent les autorités de favoriser la féodalité locale au détriment de leurs droits légitimes.

Les affrontements ont entraîné plusieurs arrestations, y compris celles de militants des droits de l’homme venus soutenir les paysans dans leur lutte pour la justice foncière. Des événements similaires avaient été observés dans les localités de Ŋawle et Ferralla quelques années plus tôt.

De plus, des enregistrements audio attribués à un chef de tribu local ont révélé des menaces de mort publiques à l’encontre du député Biram Dah Abeid, un acte inacceptable constituant une atteinte grave à la liberté d’expression et à la sécurité des défenseurs des droits de l’homme.

Cette situation reflète une tendance alarmante d’accaparement des terres rurales en Mauritanie, où des individus influents liés au pouvoir exploitent leur position pour spolier les populations autochtones de leurs terres, souvent avec la complicité des représentants de l’État. Ces pratiques non seulement violent les droits fondamentaux des paysans, mais elles menacent également la stabilité et la paix civile dans le pays.

Mauritanian Network for Human Rights in US condamne fermement toutes ces violations des droits de l’homme et appelle les autorités compétentes à agir immédiatement en prenant les mesures suivantes :

Mettre fin à l’accaparement injuste des terres de la paysannerie à R’kiz et à travers tout le territoire national, en enquêtant sur les pratiques de spoliation et en punissant les responsables, y compris les représentants de l’État complices.

Engager des poursuites judiciaires contre l’individu ayant proféré des menaces de mort à l’encontre du député Biram Dah Abeid, afin de garantir la sécurité et l’intégrité physique de tous les représentants élus et défenseurs des droits de l’homme.

Libérer immédiatement tous les manifestants emprisonnés et veiller à ce qu’ils recouvrent l’intégralité de leurs droits, y compris le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

Mauritanian Network for Human Rights demeure vigilant et engagé dans la défense des droits fondamentaux de tous les citoyens mauritaniens, et continuera à surveiller la situation de près, en collaboration avec les organisations nationales et internationales compétentes, jusqu’à ce que justice soit rendue et que ces violations cessent définitivement.

Mauritanian Network for Human Rights in US,

Le 09 Février 2024

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● L’Union européenne va payer la Mauritanie pour garder les migrants [Ouest-France]

Ouest-France – L’accord signé par l’Union européenne et la Mauritanie jeudi doit officiellement développer les relations économiques. C’est en fait pour bloquer les migrants que Nouakchott va recevoir de l’argent européen.

Officiellement, c’est un accord sur les relations économiques entre la Mauritanie et l’Union européenne. Mais le déplacement de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, du chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez et d’Hans Leitjens, le directeur de l’agence de contrôle des frontières européennes Frontex, dit autre chose. C’est bien un accord migratoire que les Européens sont allés chercher à Nouakchott.

La Mauritanie est un des pays du Sahel les plus stables dans cette région gangrenée par les attaques djihadistes et avait déjà signé avec l’Espagne un accord bilatéral (2003) de rapatriement des clandestins.

Ce pays accueille actuellement 150 000 réfugiés ayant fui l’insécurité régnant au Mali et est devenu un pays de transit pour rejoindre l’Europe. « La Mauritanie est un pays de transit qui connaît aussi une augmentation des départs de migrants depuis sa côte vers l’Espagne », explique Camille Le Coz, directrice associée au centre de recherche Migration policy institute et membre du réseau Désinfox migrants.

L’ex-général et président (depuis 2019) Mohamed Ould el-Ghazouani va obtenir pour son pays de nombreux fonds européens. 22 millions d’euros de plus pour son armée, le financement d’un grand projet routier le long de la côte entre Nouakchott et Nouâdhibou (deuxième ville du pays) ainsi que celui d’une ligne à haute tension de 1 400 km, allant de la capitale à Néma dans l’Est, avec une centrale solaire à Kifa. Surtout, la Mauritanie va recevoir 210 millions d’euros pour la gestion de la migration.

« La question qui se pose est de savoir les conséquences pour les migrants non mauritaniens : seront-ils renvoyés vers leurs pays ou pourront-ils rester sur place si leur bateau est intercepté ? », s’interroge Camille Le Coz. « Comme pour le Niger, il va être demandé aux autorités de Mauritanie de démanteler les réseaux locaux de passeurs. »

L’accord avec Erdogan avait ouvert la voie

Depuis 2015 et la crise migratoire, les Européens ont réalisé l’impossibilité de fermer complètement les frontières aux migrants et réfugiés. D’autant plus que les dirigeants nationaux de l’UE ne veulent pas mettre d’argent pour aider les pays européens en première ligne au sud ou pour créer réellement une police européenne de frontières ainsi que pour permettre l’accueil des migrants sur l’ensemble du territoire européen.

En parallèle d’une politique de plus en plus répressive à l’encontre des migrants qui arrivent sur les côtes européennes, les Européens ont signé des accords avec les voisins du sud. Le premier à en avoir fortement bénéficié a été la Turquie d’Erdogan en 2016. Le marché, négocié en première main par la chancelière allemande Angela Merkel, était simple : il empêchait les migrants de partir contre de l’argent et reprenait ceux non éligibles à l’asile. Six milliards d’euros. En 2021, les Turcs ont obtenu une rallonge de trois milliards d’euros.

Si cet accord a limité considérablement le nombre de réfugiés arrivant illégalement en Europe en provenance du sud-est de l’Europe, les autres routes migratoires, notamment vers l’Italie et l’Espagne, se sont développées. Frontex a enregistré 380 000 franchissements irréguliers des frontières en 2023, le chiffre le plus élevé depuis 2016.

Un autre accord tenté avec la Tunisie

La Commission a signé en juillet 2023, en présence des chefs de gouvernements italien et néerlandais (Giorgia Meloni et Mark Rutte) un accord à Tunis pour un « partenariat stratégique » , le même vocable qu’avec la Mauritanie. Officiellement pour développer l’économie locale. Las, l’autoritaire président tunisien Kaïs Saied a rejeté en octobre les 127 millions d’euros de l’UE. Car les Européens n’amenaient en réalité que la moitié de cet argent, l’autre partie étant la réaffectation de crédits déjà prévus.

Mais Ursula von der Leyen a bien redit en septembre 2023 lors de son discours annuel devant le Parlement européen qu’elle travaillait « à des accords similaires avec d’autres pays ». Du reste, les États membres n’attendent pas la Commission. L’Italie a ainsi signé en novembre dernier un accord avec l’Albanie pour y externaliser la prise en charge des migrants arrivés sur les côtes italiennes.

Par Fabien CAZENAVE

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● Mauritanie : Esclavage foncier, spoliation et coercition [IRA-Mauritanie]

Mauritanie : Esclavage foncier, spoliation et coercition
Note d’information, Nouakchott, février 2024




1. Du 31 janvier au 4 février 2024, refusant d’accepter le partage léonin de terres en friche, des cultivateurs de Rkiz, tous descendants d’esclaves de la tribu Tajakant, s’interposaient, sur le chantier de viabilisation des parcelles. Leur mouvement ne tarda à bloquer le travail des engins de terrassement. Comme à son habitude la gendarmerie arriva en renfort, après 11h du matin. Elle procéda à quelques charges de matraques et de grenades lacrymogènes. La liste des arrestations comprend 11 hommes et 7 femmes. Il s’agit de Cheikh Ahmedou Mabrouk, Elhadj Elid, Yarg Brahim Beyou, Alioune Maouloud, Cheibani Zeid, Abdel Moutaleb Boidiel, Mohamed Werzeg Baye, Abdou Mboirkat, Moustapha Beuh Awbeck, Cheikh Zeid, Abdallahi Yehdhih, Mouhamed Abdallahi Mabrouk, Ahmed Yehdhih, Souleymane Brahim Baye, Zeinabou Mabrouk, Sarra Bah, Maimouna Yacoub, Khadijetou Samba, Mah Werzeg, Khadijetou Sabar, Aichetou Awbeck…

2. Le 3 février, à la faveur de messages audio sur l’application WhatsApp, l’un des meneurs de la contre-révolution locale, dont le zèle est à l’origine de la colère des populations lésés, formule des menaces de mort à l’endroit du député Biram Dah Abeid. L’auteur de la tentative d’intimidation confirme son identité, non sans orgueil : (7) ال منكم يعرف هذا المخلوق يقول عنو فظيمه… – Hassane M’Bareck Eidja | Facebook

3. Le lundi 5 février, une manifestation de solidarité avec les détenus rassemble des dizaines de volontaires. La répression violente occasionne, aussitôt, les blessures graves de Djiby Lemine et de Lemrabott Mahmoud, encore retenus au centre de santé. La zone subit une situation d’exception, face à un impressionnant dispositif de véhicules anti-émeute et d’hommes en uniformes, lourdement armés.

Un contexte explosif

Le département est distant de 100 km de la ville de Rosso, chef-lieu de la région du Trarza, frontalier du Sénégal. La localité abrite surtout de populations serviles qui pratiquent l’agriculture et les activités pastorales, autour du lac Rkiz. L’espace de culture reste l’unique source de revenu de milliers de paysans Hratine. Depuis plusieurs années, ils attendent que l’Etat délimite les périmètres, pour les livrer aux vrais travailleurs des champs. Or, selon une jurisprudence bien établie dans le quotidien protéiforme des discriminations de naissance, la distribution des lots a été biaisée de bout en bout. Ici et ailleurs en république islamique de Mauritanie, la répartition du foncier rural profite, in fine, à la même ethnie. La loi de fait demeure immuable, en dépit des changements de régime.

Le soubassement

Par atavisme et sentiment de supériorité, ceux-là répugnent aux travaux pénibles des champs. Partout, au travers du territoire, les litiges se multiplient, à mesure que la hausse de la démographie et l’allongement de l’espérance de vie créent davantage de besoins vitaux, en particulier la demande exponentielle d’alimentation. En l’espèce et malgré leur nombre nettement supérieur, les Hratine reçoivent 13 hectares sur 128. Ils deviennent alors une fraction de la tribu, ainsi que les 9 autres, d’où l’inégalité retentissante du découpage. La surconsommation de ressources non-renouvelables de la nature et l’entrisme des entrepreneurs de l’agro-business – y compris étrangers – révèlent l’ampleur et l’acuité des conflits liés à l’exploitation du sol. Pourtant, de tout temps, IRA alerte le gouvernement et la société civile, quant au caractère fragile des relations entre les communautés autochtones et leurs anciens seigneurs. A l’origine régie par les règles de l’esclavage et du système de caste, la tenure traditionnelle constitue, aujourd’hui, une bombe à retardement. Elle ne correspond plus aux nécessités de l’Etat de droit ni à la délicate préservation de la paix, dans un environnement aussi trouble que le Sahel.

La provocation de trop

Or, en guise de provocation, le gouverneur de région et le procureur du tribunal de Rosso vinrent à Rkiz, à la tête de plusieurs unités de la Police et de la Garde. Le déploiement dissuasif des forces de maintien de l’ordre féodal et des délégués du pouvoir remplit une mission : la démonstration doit permettre, aux Maures, citoyens de première catégorie en Mauritanie, d’aménager, sous la protection de la contrainte publique, les terrains à eux indument dévolus. Cette politique de l’imprudence et de l’avantage sans cesse accordé à la sacralisation du fait accompli, dénote un dysfonctionnement dangereux de la gouvernance et quelque amateurisme au règlement des contradictions à l’intérieur de la société. Tant de légèreté et d’inconscience porte atteinte à la paix civile, d’où la présente alerte, à quelques mois de l’élection du Président de la République, temps généralement consacré à promouvoir l’apaisement et la retenue.

Nouakchott, le 5 février 2024

● Sénégal : l’opposition se mobilise contre le report sine die de la présidentielle [TV5 Monde]

L’opposition au Sénégal appelle à manifester dimanche à Dakar et prévoit de lancer la campagne électorale comme prévu, rejetant la décision du président Macky Sall de reporter la présidentielle du 25 février, une décision sans précédent qui a suscité un tollé.

L’annonce faite samedi dans un contexte de grave crise politique par le président élu en 2012 et réélu en 2019 a aussi provoqué l’inquiétude à l’étranger.

Elle plonge à nouveau dans l’inconnu ce pays réputé comme un îlot de stabilité en Afrique, mais qui a connu depuis 2021 différents épisodes de troubles meurtriers.

Plusieurs candidats de l’opposition ont annoncé dimanche à la presse et sur les réseaux sociaux qu’ils vont passer outre la décision du président Sall et maintenir le lancement dimanche de leur campagne électorale.

« Nous rejetons systématiquement le décret (reportant la présidentielle). Nous donnons rendez-vous ce dimanche à tous les Sénégalais pour une marche » à Dakar, a déclaré Cheikh Tidiane Youm, un porte-parole du camp de l’opposition sur la radio privée RFM.

« Nous nous sommes réunis et entendus pour nous rassembler à partir de 15H00 (locale et GMT) pour démarrer notre campagne (électorale) de façon collective », a déclaré, sur la même radio, Habib Sy, un des 20 candidats qui devaient concourir au scrutin reporté.

« Toutes les forces vives de la nation doivent s’organiser, agir et obtenir la restauration du calendrier républicain », a écrit l’intellectuel Felwine Sarr dans une tribune.

L’opposant sénégalais Khalifa Sall, un des principaux candidats à la présidentielle, a appelé samedi tout le pays à « se lever » contre le report du scrutin.

• « Régression démocratique »
L’ancienne Première ministre Aminata Touré a fustigé sur les réseaux sociaux une « régression démocratique sans précédent » et appelé « les démocrates et les citoyens (à) se mobiliser pour défendre nos acquis démocratiques ».

Les Etats-Unis sont « profondément préoccupés » par l’annonce du président Sall, a fait savoir samedi le département d’Etat sur le réseau social X.

« Nous exhortons tous les participants au processus électoral sénégalais à s’engager pacifiquement dans l’effort important visant à fixer rapidement une nouvelle date et les conditions d’une élection libre et équitable », a-t-il souligné

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a également exprimé son « inquiétude » et demandé dans un communiqué aux autorités d’oeuvrer à fixer rapidement une nouvelle date.

Le président Sall a annoncé samedi, quelques heures avant l’ouverture officielle de la campagne dimanche à 00H00 (locale et GMT), abroger le décret fixant la présidentielle au 25 février.

C’est la première fois depuis 1963 qu’une présidentielle au suffrage universel direct est reportée au Sénégal. Nombre de réactions ont souligné la pratique de la démocratie et de l’alternance. Le Sénégal n’a jamais connu de coup d’Etat, une rareté sur le continent, alors qu’ils se sont succédé ces dernières années en Afrique de l’Ouest.

Querelle sur la séparation des pouvoirs
Le président Sall a invoqué le conflit qui a éclaté entre le Conseil constitutionnel et l’Assemblée nationale après la validation définitive par la juridiction de 20 candidatures et l’élimination de plusieurs dizaines d’autres.

A l’initiative de Karim Wade, un candidat recalé qui a remis en cause l’intégrité de deux juges constitutionnels et réclamé le report de l’élection, l’Assemblée a approuvé la création d’une commission d’enquête sur les conditions de validation des candidatures.

Contre toute attente, les députés du camp présidentiel ont soutenu la démarche. Elle a provoqué une vive querelle sur la séparation des pouvoirs, mais aussi nourri le soupçon d’un plan du pouvoir pour ajourner la présidentielle et éviter la défaite. Le candidat du camp présidentiel, le Premier ministre Amadou Ba, est contesté dans ses propres rangs et fait face à des dissidents.

Au contraire, le candidat antisystème Bassirou Diomaye Faye, validé par le Conseil constitutionnel bien qu’emprisonné depuis 2023, s’est imposé ces dernières semaines comme un postulant crédible à la victoire, un scénario cauchemar pour le camp présidentiel.

Le Sénégal ne peut « se permettre une nouvelle crise » après des troubles meurtriers en mars 2021 et juin 2023, a dit le président Sall, annonçant « un dialogue national » pour « une élection libre, transparente et inclusive » et réitérant son engagement à ne pas être candidat.

Selon le code électoral, un décret fixant la date d’une nouvelle présidentielle doit être publié au plus tard 80 jours avant le scrutin, ce qui mènerait à fin avril dans le meilleur des cas, un cas de figure quasiment impossible.

La président Sall risque ainsi d’être encore à son poste au-delà de l’échéance de son mandat, le 2 avril.

• Lien média https://information.tv5monde.com/afrique/senegal-lopposition-se-mobilise-contre-le-report-sine-die-de-la-presidentielle-2707812?fbclid=IwAR3p2gWBN057-2752kL8U7JIu3zXlXQXcfPplCjd9XQ5ngPLw9bsTED7-Oc

● Le Sénégal en Ebullition : Le coup de Théâtre Institutionnel et l’Enigme de l’Election Présidentielle

Le Sénégal, traditionnellement un bastion de stabilité politique en Afrique de l’Ouest, est actuellement secoué par un coup de théâtre institutionnel inattendu.
Le 25 février 2024 aurait dû marquer la tenue de l’élection présidentielle, mais une série d’événements est en phase d’entraîner malheureusement son report.
Cette décision inattendue a été largement fustigée, remettant en question les fondements même de la démocratie sénégalaise.

La convocation du dialogue national, annoncée comme une tentative de résoudre la crise, a été elle aussi l’objet de critiques acerbes. Nombreux sont ceux qui considèrent cette démarche comme une tentative de camoufler les véritables motifs derrière le report de l’élection, plutôt que de trouver une solution transparente et consensuelle.

Malgré la nécessité d’un dialogue national inclusif, la manière dont il a été orchestré a soulevé des doutes quant à son efficacité réelle.
Certains voient cette convocation comme un moyen pour certains acteurs de gagner du temps, créant ainsi un sentiment d’impuissance au sein de la population qui aspire à des actions concrètes plutôt qu’à des discours politiques vides.

Le report en perspective de l’élection et les circonstances entourant cette décision jettent une ombre sur l’intégrité du processus démocratique, suscitant des inquiétudes quant à l’équité et à la justice dans le traitement des candidatures.

Aujourd’hui, le Sénégal se trouve dans une impasse politique déconcertante, devenant malheureusement la risée de l’opinion nationale et internationale.
La crédibilité du pays en tant que modèle de stabilité démocratique est sérieusement ébranlée, jetant des doutes sur sa capacité à respecter les principes fondamentaux de la démocratie.
Cette situation a des implications profondes non seulement pour le Sénégal mais également sur la scène internationale, car elle met en lumière les fragilités de la gouvernance démocratique dans un contexte où la stabilité politique est déjà mise à l’épreuve.
Macky Sall persiste à laisser une empreinte regrettable dans l’histoire politique sénégalaise, car, pour la première fois, le calendrier électoral n’est pas respecté, témoignant d’un mépris et d’un manque de considération.
Cette violation suscite des inquiétudes quant à la stabilité démocratique du pays.
L’opposition et une partie de la population expriment leur préoccupation face à cette dérive, soulignant que le pouvoir en place a réussi à imposer son agenda au détriment des principes républicains.

Cette situation soulève une question fondamentale : quand aura lieu l’élection présidentielle ?
L’incertitude entourant la date de ce scrutin majeur alimente le mécontentement et les appréhensions au sein de la population sénégalaise. Certains redoutent que le report de l’élection ne soit qu’un moyen de consolider le pouvoir en place, sapant ainsi la légitimité du processus électoral.
Quels plans ou stratagèmes pourraient être en jeu ?
Quelle sera la prochaine forfaiture du maître des lieux, peut-être un deal en perspective ?
En dépit de ces manœuvres politiques, nombreux sont ceux qui pensent que le peuple souverain, exprimera sa volonté de manière vigoureuse dans les mois á venir.

Le coup d’éclat réussi par le pouvoir pourrait bien être de courte durée, car la résilience de la population et son engagement en faveur de la démocratie pourraient se manifester de manière décisive lors de la prochaine élection présidentielle.
Ainsi, l’avenir politique du Sénégal demeure incertain, mais le peuple semble prêt à défendre ses droits et sa voix.

En définitive, le report de l’élection présidentielle, et le doute jeté sur l’équité du processus électoral ont plongé le Sénégal dans une situation politique sans précédent.
La nécessité d’une résolution rapide et transparente de cette crise est impérative pour restaurer la confiance nationale et internationale envers la démocratie sénégalaise.

MOMAR DIENG DIOP /ESPAGNE.

• Lien média https://initiativesnews.com/index.php/2024/02/03/le-senegal-en-ebullition-le-coup-de-theatre-institutionnel-et-lenigme-de-lelection-presidentielle/

● La ruée clandestine vers l’Espagne par la mer : ce grand déplacement comme un film de l’exode biblique !


Samedi, 3 février 2024. Il suffit d’un détour clic sur le profil de l’humanitaire espagnole Helena Maleno Garzón, on se rend compte de l’ampleur extraordinaire du phénomène de ce qu’elle identifie BOZA (cri de soulagement au débarquement sur la rive européenne). Ce jour les 2 premières publications de la responsable de l’Ong Caminando Fronteras m’ont particulièrement interpellé. En effet elle y rapporte qu’il y a 13 enfants et 10 enfants parmi les personnes de ces 2 embarcations. Ces dernières ont comme point de départ la Mauritanie et point de débarquement à El Hierro (connu en français Île de Fer) faisant partie des îles Canaries (Espagne) dans l’océan Atlantique. Un îlot d’une superficie d’à peine 270 km², très loin de notre Guidimagha mauritanien qui s’étend sur 10 300 km².
Ce qui a tiqué dans cette affaire est d’ordre sémantique à mon sens entre les appellations « enfants ou mineurs » dans le narratif de la militante humanitaire. Elle écrit régulièrement « mineurs » mais là elle utilise « enfants » dans son comptage distinctif de personnes migrantes débarquées. Entre les 2 termes, on sent une certaine différenciation en substance d’affection et de fragilité. L’appellation « Enfants » en comprenant « mes ou nos enfants », porte une certaine personnalisation parlant d’emblée à notre conscience et notre affect . Au contraire du terme « mineurs » comme « mineurs isolés » pouvant être entendu avec une certaine distanciation. À savoir qu’est-ce qui a changé réellement ayant occasionné ce changement d’appellation par Madame Helena Maleno Garzón…?
Les nombres du jour 13 enfants et 10 enfants nous poussent à s’interroger si nous sommes conscients de la tournure en cours dans cette affaire de l’immigration clandestine qui a toujours vidé nos potentialités vers cette Europe qu’on idéalise comme un paradis terrestre. Et alors !? C’est où l’enfer terrestre justement duquel nous en faisons délivrer nos enfants…nos enfants ?

Cet enfer est lié à nos réalités et imaginaires d’organisation de vie collective (solidarités-pièges génératrices de l’oisiveté et de la pauvreté pérenne) qu’on n’arrive pas à mettre à jour face à un monde impitoyablement globalisant à outrance. L’investissement autour la marmite (très caricaturale) tout en négligeant collectivement l’affaire des cerveaux (l’école, études, formations…). Généralement les molles réussites matérielles s’arrêtent à une génération. La suivante reprend les choses à terre pour essayer un cheminement laborieux à son tour… et ainsi de suite…

Et il y a une certaine culture d’acceptation du fatalisme source d’un affaissement social individuel et collectif.

Cet enfer bouillonne de grosses défaillances multisectorielles de nos pouvoirs publics sous une gouvernance imbibée dans du népotisme et de la corruption. La frange du peuple qui a droit à un certain bien-être est restreinte à ceux qui détiennent le pouvoir étatique et leurs obligés sociaux et politiques. En résumé, L’INJUSTICE tient la clé au détriment des principes généreux et visionnaires de la RÉPUBLIQUE pour l’ensemble des citoyens.

Cet enfer est aussi la mesquine attractivité provoquée par du paraître folklorique que nous d’ici installés, distillons pompeusement à travers nos cérémonials. Et pourtant l’envers du décor, comme je l’avais relevé dans une contribution datant de 2016, est que nous sommes indigents ici matériellement, socialement et intellectuellement. Nous vivons comme si une FIN prisée est atteinte alors ça doit être consciencieusement une ÉTAPE RÉFLÉCHIE pour aiguilloner (écoles, études formations…) la génération suivante…pour le RETOUR un jour.

Il y a du travail pour nous, sur nous et en nous. D’ici là, le grand déplacement est en roue libre ces derniers temps, et le dramatique bilan en vies humaines de l’année 2023 présenté récemment par l’Ong Caminando Fronteras https://ecrit-ose.blog/2024/01/11/%e2%97%8f-limmigration-clandestine-le-rapport-2023-en-chiffres-funestes-par-long-caminando-fronteras-de-helena-l-garzon/ passe quasiment inaperçu.

➡️ 2 chiffres clés concernant l’année 2023 sur ces routes :

👉🏿6618 victimes

👉🏿84 embarcations disparues avec toutes les personnes à bord.

● référence éléments médias : page Facebook Helena Maleno Garzón et Wikipedia



🖊KS pour le BLOG

● Mauritanie : En attendant la présidentielle… [Afrimag]

Afrimag – Après avoir organisé, en juin 2022, des élections municipales, législatives et régionales, qui ont consacré la mainmise d’El Insav (parti au pouvoir) sur la quasi-totalité des 216 conseils municipaux, la totalité des régions (13) et plus des deux tiers des députés de l’Assemblée nationale (176), la Mauritanie se prépare à appeler les électeurs aux urnes, en juin 2024, pour élire un président de la République.

Candidat déclaré à sa propre succession, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani est donné vainqueur face à des candidats de l’opposition qui n’ont pas vraiment les moyens de leurs ambitions politiques.

Les amabilités entre la majorité et l’opposition ont déjà commencé à l’Assemblée nationale sur fond de la présentation par le Premier ministre, Mohamed Bilal Messoud, du bilan de son gouvernement. Une compilation de chiffres qui constitue, chaque année, un exercice très attendu qui, malgré une nomenclature qui ne change pas, se veut une progression dans la mise en œuvre du programme «Taahoudati» (Mes engagements) du président Ghazouani arrivé à terme de son quinquennat.

Alors que le Premier ministre évoque, au niveau de chaque secteur clé (éducation, santé, eau et électricité, protection sociale, défense et sécurité, lutte contre la corruption) «d’importantes réalisations», depuis son dernier «bilan», en janvier 2023, les députés de l’opposition les plus virulents (Biram Dah Abeid, Me El Id Ould Mohameden et Mohamed Lemine Ould Sidi Maouloud) parlent d’un bilan «décevant.»

Malgré les conditions favorables, avec une opposition en décrépitude, le pouvoir ne laisse jamais rien au hasard. Au niveau du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, le plus fidèle des soutiens de Ghazouani, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, passé de Directeur de Cabinet à un ministère qui gère le quotidien des Mauritaniens, est déjà à l’œuvre.

Comme à la veille des précédentes élections, il bat le rappelle des formations politiques, reconnues ou non, à la recherche d’un semblant de consensus pour réexaminer- et valider- la loi sur les partis ! Ce qui n’a pas empêché le député Biram Dah Abeid, candidat déclaré à la présidentielle de 2024, après deux tentatives infructueuses en 2014 et 2019, de dénoncer une manipulation cherchant à maintenir le refus de reconnaissance de son parti RAG et des FPC (Forces progressistes du changement), ancien Flam.

Ould Mohamed Lemine qui vient d’opérer un vaste mouvement dans l’administration territoriale se présente toujours comme le « Gardien du temple ». Malgré sa sortie du Palais où il a cédé le poste stratégique de Dircab à Moctar Ould Diay, ancien ministre des Finances de Mohamed Ould Abdel Aziz, il détient toutes les cartes du jeu électoral par l’entremise d’une majorité qui fait de la réélection de Ghazouani le seul objectif qui vaille.

L’opposition en rangs (très) dispersés

L’opposition mauritanienne ne parvient toujours pas à tirer profit des erreurs du pouvoir. Celui-ci peine à faire face aux questions qui fâchent. Comme les conditions de vie très difficiles n’épargnant que ceux qui ont d’autres ressources « douteuses » leur permettant de narguer les populations pauvres avec un train de vie dispendieux. Ou encore ces nominations qui reproduisent des schémas clientélistes à l’approche de chaque élection.

L’opposition ne comprend surtout pas que ses candidats n’ont aucune chance face à la machine électorale bien huilée de la majorité, si elle s’obstine à aller aux élections en rangs dispersés. C’est le cas de tous les scrutins depuis 2005 à nos jours. Alors que, face à Taya, en 1992, Ahmed Ould Daddah avait réalisé un score honorable (32,75%), malgré le bourrage des urnes, l’opposition n’est jamais parvenue, depuis à dépasser la barre des 20%.

Si Biram Dah Abeid tient toujours le langage d’une opposition qui campe toujours sur ses positions jusqu’au-boutiste, vilipendant un pouvoir qu’il accuse de tous les maux, ce n’est plus le cas des autres «oppositions» gagnées par l’usure du temps (le RFD d’Ahmed Ould Daddah, l’APP de Messaoud Ould Boulkheir et l’UFP de Mohamed Ould Maouloud, tous trois d’anciens opposants de Maaouya Ould Taya, entre 1984 et 2005) ou encore des islamistes de Tawassoul dont beaucoup de leaders et « argentiers » ont fini par rejoindre le pouvoir avec armes et bagages.

Cette situation morose explique le désintérêt de beaucoup de Mauritaniens pour une élection présidentielle au résultat connus d’avance. Ghazouani, comme Aziz, est assuré de rempiler pour un nouveau mandat de cinq ans et, déjà, certains voient en l’actuel ministre de la Défense, un autre général à la retraite, le candidat du pouvoir en 2029 !

Par Mohamed Sneïba, Correspondant Permanent – Nouakchott

● Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=772112

✓Maroc : les mots forts de Walid Regragui [footmercato]

Nouvelle surprise dans ce tournoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 avec l’élimination du Maroc ce soir (2-0). Les Lions de l’Atlas ont été sortis par l’Afrique du Sud au terme d’une rencontre pas assez maîtrisée par les Marocains. Après le but de Makgopa (56e), un sublime coup-franc signé Mokoena (90e+4) a scellé le sort de ce 8e de finale, alors qu’Hakimi avait manqué un penalty quelques minutes auparavant. Le sélectionneur n’en veut pas au Parisien mais plutôt à la mauvaise prestation de ses hommes, pas assez tranchants selon lui, et munis d’un caractère défaillant lorsqu’il était encore de temps de revenir au score.

«On est très déçu car on était venu avec l’ambition de la gagner. Sortir aussi tôt dans le tournoi, ce n’était pas prévu mais il y a beaucoup de surprises. On a fait des erreurs qui ne nous ressemblent pas mais j’assume la responsabilité aujourd’hui. On va réfléchir, penser à ce qu’on a pas bien fait. On a beaucoup de jeunes, on a loupé trop de situations. Achraf nous aurait permis de revenir dans le match mais quand on regarde les situations et comment on a lâché, ce n’est pas à l’image de notre équipe», regrette Walid Regragui sur beIN Sports, qui a conclu sur sa situation personnelle. «On va discuter avec mon président. Je ne me mache jamais. Aujourd’hui, j’ai échoué donc il faut assumer.»

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● À l’exposition « Oser La Liberté » au Panthéon – Paris.

Élément média Exposition

Dans ce haut lieu faisant office d’un mausolée républicain, s’y tient ces derniers mois (11 Oct. 23 – 11 Fév. 24) une riche exposition qui consacre et rend hommage aux grandes figures anti-esclavagistes et abolitionnistes. On y retrouve d’innombrables documents et supports audiovisuels qui retracent les réalités historiques de l’esclavage et la traite transatlantique et les vaillantes mobilisations abolitionnistes.

Ci-dessous notre photo reportage réalisé lors de notre visite ce jour 27 janvier 2024 :

« Le droit d’esclavage est nul, non seulement parce qu’il est illégitime, mais parce qu’il est absurde et ne signifie rien. » Jean-Jacques Rousseau, Philosophe, 1712-1778

Quelques citations phares :

« Ce que nous voulons, c’est l’adoption absolue du principe que tout homme né rouge, noir ou blanc ne peut être la propriété de son semblable. » Toussaint Louverture, Gouverneur de Saint Domingue, 1743 – 1803.

Lettre à Napoléon Bonaparte, juin 1800

« Disons-nous et disons à nos enfants que tant qu’il restera un esclave sur la surface de la Terre, l’asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine tout entière. » Victor Schœlcher, Législateur de la seconde abolition de l’esclavage (1848), 1804 – 1893

Conférence sur l’abolition de l’esclavage aux États-Unis, mars 1878

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Du Contrat social, 1762

🖊Réalisé pour le BLOG

● La junte malienne annonce la « fin avec effet immédiat » de l’accord d’Alger [VOA Afrique]

Communiqué officiel du gouvernement malien

La junte au pouvoir au Mali a annoncé jeudi soir la « fin, avec effet immédiat », de l’important accord d’Alger signé en 2015 avec les groupes indépendantistes du nord du pays, longtemps considéré comme essentiel pour stabiliser le pays.

La junte a invoqué « le changement de posture de certains groupes signataires », mais aussi « les actes d’hostilité et d’instrumentalisation de l’accord de la part des autorités algériennes dont le pays est le chef de file de la médiation », indique un communiqué lu à la télévision d’Etat par le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement installé par les militaires.

L’accord était déjà considéré comme moribond depuis la reprise en 2O23 des hostilités contre l’Etat central et l’armée malienne par les groupes indépendantistes à dominante touareg du Nord, dans le sillage du retrait de la mission des Nations unies (Minusma), poussée vers la sortie par la junte après dix années de présence.

L’accord avait reçu un rude coup supplémentaire en début d’année quand le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, avait annoncé lors de ses voeux de Nouvel An la mise en place d’un « dialogue direct inter-malien » pour « privilégier l’appropriation nationale du processus de paix ». Le gouvernement « constate l’inapplicabilité absolue de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015, et, par conséquent, annonce sa fin, avec effet immédiat », dit le communiqué.

L’officialisation de la fin de l’accord d’Alger s’inscrit dans le prolongement d’une série de ruptures auxquelles ont procédé les militaires qui ont pris le pouvoir par la force en 2020. Ils ont rompu l’alliance ancienne avec la France et ses partenaires européens pour se tourner vers la Russie et ont fait partir la Minusma.

Elle intervient dans un climat de profonde dégradation des relations entre le Mali et le grand voisin algérien, avec lequel le Mali partage des centaines de kilomètres de frontière. Le colonel Maïga a lu jeudi soir un autre communiqué vigoureux, spécifiquement contre l’Algérie.

Le gouvernement « constate avec une vive préoccupation une multiplication d’actes inamicaux, de cas d’hostilité et d’ingérence dans les affaires intérieures du Mali par les autorités » algériennes, dit-il. Il dénonce « une perception erronée des autorités algériennes qui considèrent le Mali comme leur arrière-cour ou un Etat paillasson, sur fond de mépris et de condescendance ».

Parmi différents griefs, la junte reproche à l’Algérie d’héberger des bureaux de représentation de certains groupes signataires de l’Accord de 2015 et devenus « des acteurs terroristes ». Le régime malien « exige des autorités algériennes de cesser immédiatement leur hostilité ». Le Mali est plongé dans la tourmente depuis le déclenchement d’insurrections indépendantiste et salafiste parties du nord en 2012.

Les groupes à dominante touareg ont alors repris les armes pour l’indépendance ou l’autonomie. L’insurrection a ouvert la voie à des groupes armés liés à Al-Qaïda qui ont conquis l’essentiel du nord, déclenchant une intervention militaire de la France et plongeant le Sahel dans la guerre.

Après un cessez-le-feu en 2014, les groupes armés à dominante touareg ont signé en 2015 avec le gouvernement et des groupes loyalistes qui combattaient à ses côtés l’accord de paix dit d’Alger, qui prévoyait plus d’autonomie locale et l’intégration des combattants dans une armée dite « reconstituée », sous l’autorité de l’Etat. Les jihadistes continuent, quant à eux, de combattre l’Etat sous la bannière d’Al-Qaïda ou de l’organisation Etat islamique.

La violence qui a fait des milliers de morts combattants et civils et fait des millions de déplacés s’est propagée au centre du Mali et au Burkina Faso et au Niger voisins, à leur tour théâtres de coups d’Etat militaires en 2022 et 2023.

● Lien média https://www.voaafrique.com/a/mali-la-junte-annonce-la-fin-avec-effet-imm%C3%A9diat-de-l-accord-d-alger/7457507.html?fbclid=IwAR3D1mlsE4xYJKxaR1tp_XeCC0dnENCTncREdqqjbvuBwueFvNMklWzM1qg