✓ Une Grosse perte pour le monde de la culture et des médias en Afrique et en Europe. | Par Le Média NN


Dès le milieu des années 1980, il fait figure de pionnier en prenant part à l’aventure de Tabala FM, première radio africaine établie en France. C’est là qu’il déploie sa passion pour le journalisme essentiellement autour des questions de développement durable.

À partir de 1994, il produit Plein Sud, aujourd’hui encore la plus ancienne émission quotidienne diffusée pour plus de 45 millions d’auditeurs, sur les ondes de Radio France Internationale.
En 1996, en parallèle à ses activités chez RFI, il coproduit Africa Musica, le premier hit-parade des musiques africaines. Cette émission est diffusée sur le réseau des chaînes de télévisions nationales d’une trentaine de pays d’Afrique grâce à CFI (Canal France Internationale).

En 1998, sur MCM Africa, il invente avec Myriam Seurat, le premier talk-show quotidien de la diversité. La même année alors PDG de la société MVG, c’est aux côtés de son ami le célèbre journaliste ivoirien Joseph Andjou, qu’il produit pour Canal+ le film documentaire « Abidjan on dit quoi » autour du thème de l’humour ivoirien.

En 2000, il crée le magazine de presse écrite Afrobiz tiré à 50 000 exemplaires, ainsi que le site associé Afrobiz.com3.

À partir de 2002, et pendant quatre saisons sur TV5Monde, pour l’émission Acoustic, il reçoit sur son plateau les plus grands noms de la musique internationale. Depuis 2010, il anime le journal de la culture musique de la chaine d’information internationale France 24.
Depuis 2014, Amobé Mévégué anime, aux côtés de Lise-Laure Etia et de Christian Eboulé, le magazine mensuel Africanités dédié au continent africain et à tous les Africains qui rayonnent à travers le monde.
Cette émission aborde les grands thèmes de société et la culture au sein de débats avec un invité fil rouge.

Dirigeant de média depuis la création du magazine Afrobiz, il a été à la tête de la chaîne de télévision panafricaine Ubiznews, disponible en Afrique sur le bouquet canal satellite, et en France sur le câble.

©️ Crédit source : La plateforme FB NN – https://www.facebook.com/210978968912133/posts/6389678591042109/

✓Lors de la cérémonie de recueillement sur le cinéaste Mauritanien feu Med Hondo, nous avons eu l’honneur de rencontrer ce journaliste dont la voix m’avait été familière en écoutant RFI il y a quelques années. Lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/03/05/deces-du-cineaste-med-hondo-a-la-ceremonie-de-recueillement-a-paris/

✓Flash info | En Guinée-Conakry, le président Condé évincé par un putsch militaire !

Ce dimanche 5 septembre 2021 en Afrique de l’ouest, un pays connaît une journée politique et institutionnelle très mouvementée. D’après les premiers éléments d’informations remontés tôt ce matin donnant via différents réseaux sociaux que des tirs d’armes lourdes sont signalés dans la capitale Conakry, notamment autour du quartier où réside le président Alpha Condé. Ainsi cet après-midi des photos et des vidéos circulent montrant l’ex-opposant historique devenu « président clanique » qui a tordu les règles démocratiques pour se maintenir au pouvoir depuis 2010 et des éléments militaires puissamment armés qui le cernent . Selon cet article du figaro.fr https://www.lefigaro.fr/flash-actu/guinee-tirs-nourris-dans-le-centre-de-conakry-des-militaires-dans-les-rues-20210905 , le lieutenant-colonel Mamadi Doumbouya à la tête des forces spéciales serait le principal instigateur de ce coup d’État. Une fin pitoyable de règne d’une figure politique guinéenne qui se voulait éternel sans sagesse ni lucidité en despote semi grabataire de 83 ans d’âge.

✓Les premiers mots diffusés par les meneurs du coup d’État :

KS pour le BLOG

BOUZNIKA: LA FEMME DE L’EX-PRÉSIDENT MAURITANIEN SE FAIT DÉROBER 2,7 MILLIONS DE DIRHAMS

Le360 Maroc – La brigade de gendarmerie royale de Bouznika a mis hors d’état de nuire une bande criminelle qui avait dérobé une somme de 2,7 millions de dirhams à l’épouse de l’ancien président mauritanien, Mohamed Ouled Abdelaziz. Les détails de ce vol à la roulette.
Sept personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête ouverte par les éléments de la brigade de gendarmerie royale de Bouznika, suite au vol de tout le contenu de la voiture de l’épouse de l’ancien président mauritanien, Mohamed Ouled Abdelaziz. La victime a découvert sa voiture, garée dans sa résidence estivale de Bouznika, complètement fracturée et cambriolée.

D’après les sources du quotidien Assabah qui rapporte l’information dans son édition du jeudi 2 septembre, les cambrioleurs auraient mis la main sur une somme de pas moins de 2,7 millions de dirhams, qui était déposée dans le coffre du véhicule.

Alertés par la femme volée, les éléments de la brigade de gendarmerie royale de Bouznika ont rapidement débarqué sur les lieux pour effectuer les constats d’usage et ouvrir une enquête sous la supervision du parquet. Mercredi, sept personnes, interpellées en l’espace d’une semaine, ont été déférées devant le parquet compétent pour constitution de bande criminelle et vols qualifiés, indiquent les sources du quotidien.

Et de préciser que l’identité des auteurs de ce crime a été confirmée par les empreintes digitales laissées sur le lieu du crime. Mais, ajoutent les mêmes sources, les éléments de la brigade de gendarmerie royale de Bouznika n’ont pas attendu les résultats de la police scientifique et ont recouru aux caméras implantées chez les voisins et donnant sur le boulevard et les ruelles de la zone.

C’est ainsi que les investigations menées sur les lieux les ont conduits à interpeller un individu qui a des antécédents judiciaires. Par la suite, l’enquête a permis aux gendarmes d’identifier les complices. Après la période de garde à vue, les sept personnes ont été déférées devant le parquet compétent. Leur procès démarre dans les prochains jours.

Par Mohamed Younsi

via cridem

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=71459

NOUS NE VOUS OUBLIERONS JAMAIS (Par Yaya SY) | Les crimes de l’esclavage par ascendance chez les Soninkés


Le mardi 1ER septembre 2020 quatre militants antiesclavagistes maliens du village de Diandioumme ont été sauvagement agressés, lynchés, assassinés et jetés dans l’eau entre 20H et 22h (voire plus tard).

Il s’agit de :

Mountakha Jarisso

Moussa Cissokho,

Youssouf Cissokho

Hamet Cissokho

GLOIRE, HONNEUR ET RESPECT ETERNELS POUR VOUS !!!
Ils ont été assassinés au seul motif qu’ils ont refusé leur statut d’esclaves éternels dans leur village et de s’être engagés dans l’association Gambanaaxu-Fedde (Association « Tous égaux »). L’objectif de leur combat est de faire disparaître ce fléau des vestiges de l’esclavage dans les régions à majorité soninkophone et par extension dans toute l’Afrique et dans le monde entier.

Aujourd’hui nous nous recueillons devant vos tombes car pour toute l’humanité vous êtes des exemples, des modèles, des symboles et des martyrs.
Vous avez donné vos vies à la liberté, la dignité, l’égalité, le respect de la personne humaine. Vous êtes tombés au champ d’honneur et des millions d’Africains reprendront le flambeau de la liberté.
Par cette première commémoration nous élargirons toujours plus
pacifiquement le cercle de votre cri d’égalité à tous les peuples soninkés, à tous les peuples d’Afrique à tous les peuples du monde, sans haine ni rancune.
Nous vous promettons de vous arracher à l’oubli en expliquant à tous les Soninkés et à tous les hommes, le sens de votre sacrifice ultime. Une bougie éternelle d’amour et d’espoir, désormais éclaire nos cœurs.


REFUSONS comme ces quatre militants de Gambanaxu-Fedde, toute idée de soumission d’un être humain à un autre par l’esclavage et par la force.

© Crédit source : reçu de l’auteur, l’anthropologue Yaya SY depuis les Antilles.

✓Le stylo de Prof. Saidou Kane ou le bâton de relais… | Par Mouhamadou SY





Je n’ai rencontré ni Murtuɗo, ni Prof. Saidou Kane. J’ai reçu donc leur enseignement de façon indirecte. De toute façon, moi qui ai grandi dans l’univers du Pulaar écrit et enseigné, grâce à ma merveilleuse grande soeur et au duɗal, je ne pouvais que recevoir l’influence grande de ces deux maîtres et celle des nombreux autres (comme Abuubakri Muusaa Lam, Yero Dooro Jallo, Ibrahiima Moktaar Saar, Njaay Saydu Aamadu -jom falo dow huɓeere- ekn…) qui faisaient le socle de ces écoles clandestines.
C’est bien dans ces écoles qui, dans l’absence de tous moyens, font des lettrés; dans celles-là qui, face à un mépris total, s’affirment et maintiennent leur rythme; celles qui, dans le reniement, déploient leur créativité fulgurante et explorent les alternatives; c’est dans ces écoles-là que l’on voit l’âme du peuple et sa grandeur se révéler, se débattre et ainsi manifester leur instinct de survie. Après qu’on a expérimenté ce monde, quand on a touché du doigt les enjeux monumentaux qui sont impliqués et qu’on a mesuré l’ampleur de la menace qui y pèse, on se débarrasse alors de la légèreté que d’autres peuvent avoir vis-à-vis de la question des langues. Celle-ci apparait comme la plus urgente des politiques et le plus éminent des projets de société.

J’ai eu cinq merveilleux jours avec Djibril Hamet Ly, un autre grand maître du Pulaar. L’homme de l’alphabétisation qui a été, pour le Pulaar, un facteur primordial de diffusion culturelle et de l’enseignement. J’ai l’habitude de dire que les cinq jours passés avec Djibril, de par leur densité, pourraient s’étaler sur cinquante ans. Djibril fut un maître qui arriva dans ma vie à un moment très opportun de mon évolution. Il décédera deux mois seulement après notre rencontre. Un évènement d’une douleur incommensurable, un véritable effondrement…
Puis, on se dit que cela aurait pu en être autrement; on n’aurait pu ne pas se rencontrer du tout, comme d’autres qu’on aurait voulu écouter et auxquels on aurait aimé soumettre des questions sans qu’on n’ait pu le faire. Avec Djibril, je l’avais fait amplement. Donc de cette regrettable perte devait se matérialiser une force capable de mener à terme tous les engagements, qui sont désormais devenus des promesses sacrées, pris avec Djibril. Je contactai donc Seydou Nourou NDiaye, un autre grand nom de la lutte des langues, dont Djibril m’avait donné le contact pour faire paraître très vite mon livre de mathématiques supérieures « Binndanɗe Hiisankooje ». En effet, Djibril m’avait fait remarquer des dimensions de cette lutte que la parution du livre devrait toucher et que je n’envisageais pas.

Après la sortie du livre, je me rendis à Dakar, invité par la fondation de l’université Cheikh Anta Diop pour participer à une table ronde sur le développement de l’Afrique. C’était en mars 2016. Une occasion de rencontrer Seydu Nuuru. La rencontre fut émouvante. Impossible de ne pas voir en premier plan le lien humain qui nous a connectés. Mais la force d’une lutte fait que Djibril, à l’instar des géants, ne meurt que d’une partie. L’autre était plus que jamais présente et vivante, et vive comme l’était le tout. Il était présent à Dakar, comme il l’est partout où le coeur de la lutte des langues continue encore de battre, où les grands esprits de Yero Dooro, de Murtudo, de Saydu Kan et d’autres siègent avec ceux des vivants; où les oeuvres de Bookar Aamadu Bah, d’Abuubakri M. Lam, d’Ibraahiima M. Saar, de Seydu Nuuru -et celles de bien d’autres- trouvent leur sens et portent avec mérite le titre de « révolutionnaire ».
C’est en repartant de Dakar, en avril 2016, que Seydu Nuuru me dit: « Denɗi, j’ai quelque chose de très précieux que je crois te revenir de droit. » Il sortit un turban venant de Djibril et un stylo de Saydu Kan, il me les tendit. Il ajouta: « Il te revient de t’en occuper et d’accomplir ce que leur représentation t’inspirera. » Je compris, qu’en plus des engagements faits avec Djibril, je venais d’en prendre avec un autre grand esprit, avec l’âme du peuple et la lutte des langues.
Donc loin de toute idée de trophée, il s’agit là de symboles à transmettre, que je transmettrai aussi à mon tour.

Voilà un bref aperçu d’une image de notre combat qui est loin de relater les choses en détails; et, comme vous le savez, la force réside dans les détails. Mais à présent j’ose espérer vous avoir fait humer le parfum de notre engagement, vous avoir fourni une perspective sur la profondeur des relations et des symboles qui forgent une détermination; j’espère surtout que vous y trouviez un bout par lequel saisir la nécessité de la lutte.

Mouhamadou Sy dit Pullo Gaynaako

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=870664470524475&id=100027427912973

« Trahir la Constitution, c’est renoncer à l’immunité présidentielle » | Par Mbarek Ould Beyrouk

Le Point Afrique – TRIBUNE. Qu’il s’agisse de la Mauritanie ou d’un autre pays africain, aucune excuse ne doit empêcher que la corruption des anciens chefs d’État ne soit sanctionnée.

Mon respect est immense pour l’œuvre de Tierno Monénembo. Mais son récent « plaidoyer pour Mohamed Ould Abdel Aziz » me semble contestable. Il est certain que les périodes autocratiques sont destructrices et difficiles à réparer. Il est vrai aussi que l’alternance pacifique en Afrique doit être à chaque fois saluée parce qu’elle sauve notre continent de dérives qu’il n’a que trop connues.

Mais il est plus vrai encore que la corruption et les détournements de biens publics ont condamné nos pays à la pauvreté et la dépendance extérieure, qu’ils ont interdit tout sursaut, qu’ils ont spolié nos populations et qu’ils ont souvent bradé nos richesses.

La corruption une vraie menace

Contrairement à Tierno Monénembo, je pense que l’essentiel est là. Pour avoir servi l’État à ma modeste échelle, je sais ce que coûtent l’appât du gain, les conflits d’intérêts et les petites corruptions qui se cachent derrière les grandes.

La démocratie ne peut être mature tant que l’économie n’est pas un tant soit peu purifiée, tant que l’État de droit n’est pas respecté, tant que les activités prévaricatrices ne seront pas punies.

Le risque est grand de tendre vers des régimes antidémocratiques La Mauritanie a indirectement hérité d’une Constitution inspirée de celle de la France, pays qui a fait le choix d’un présidentialisme fort, imprégnée d’un esprit de monarchique.

De fait, chez nous, le risque est grand pour nos dirigeants de tendre vers un régime antidémocratique. « Il est nécessaire de préciser qu’il est actuellement en détention, non pas pour les faits qui lui sont reprochés, mais pour avoir refusé de respecter les conditions du contrôle judiciaire que la justice lui a imposé. »

Une précision est nécessaire concernant l’ex-président Aziz

Il ne s’agit pas ici de condamner l’ancien président Aziz ou de l’absoudre. Ce sera le travail des juges. Seulement, il est nécessaire de préciser qu’il est actuellement en détention, non pas pour les faits qui lui sont reprochés, mais pour avoir refusé de respecter les conditions du contrôle judiciaire que la justice lui a imposées.

Pour l’écrivain Mbarek Ould Beyrouk, l’ex-président Mohamed Ould Abdelaziz « est actuellement en détention, non pas pour les faits qui lui sont reprochés, mais pour avoir refusé de respecter les conditions du contrôle judiciaire que la justice lui a imposées ».

L’ancien président, inculpé suite aux accusations d’une commission parlementaire, se défend des faits qui lui sont reprochés. Il s’est d’ailleurs largement exprimé dans les médias nationaux et internationaux. Demain, il devrait bénéficier d’un procès équitable.

La loi doit s’appliquer à tous et la justice équitablement rendue

Quel que soit son verdict, il est donc essentiel que ce procès se tienne, car le peuple mauritanien mérite que la loi s’applique à tous et que justice soit équitablement rendue. La velléité avec laquelle les avocats d’Aziz invoquent la prétendue immunité absolue de leur client montre le chemin difficile qu’il reste à parcourir pour que l’égalité devant la justice s’inscrive comme une évidence dans les mentalités.

En effet, Aziz considère que le procès est nul et non avenu, car l’article 93 de la Constitution garantirait à l’ex-président l’immunité dans l’exercice de ses fonctions. Se faisant, ils admettent indirectement que les faits de corruption dont il est accusé font partie de la « norme » dans le service des plus hautes fonctions de l’État.

Donc, finalement…

Ainsi, je voudrais dire à ce grand écrivain qu’est Tierno Monénembo qu’il n’est pas normal que la corruption soit un phénomène normal ; les intellectuels africains ne devraient pas l’accepter. Non, l’essentiel n’est pas dans les kermesses politiques, même pas dans les douces passations de pouvoir, mais bien dans la volonté d’apporter une éducation de qualité, un système de santé acceptable et un niveau de vie décent. Pour ce faire, on ne peut pas accepter que les fonds destinés à ces grands objectifs soient détournés par les rapaces.

Par Mbarek Ould Beyrouk*

© Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=747965

✓Le Mali extrade deux terroristes mauritanien et malien vers les USA

Mali Actu – A la demande du gouvernement américain, le Mali a donné son accord pour l’extradition de deux terroristes vers les USA.

Par deux mandats d’arrêt délivrés le 20 octobre 2020 par le Tribunal du District Est de New York, la justice américaine a demandé au gouvernement du Mali l’extradition vers les USA de Fawaz Ould Ahmed Ould Ahemeid alias Ibrahim Dix, de nationalité mauritanienne, et de Mimi Ould Baba dit Oumar Yanya de nationalité malienne.

Les intéressés sont poursuivis pour avoir participé aux attentats au Mali, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire qui ont fait des victimes américaines.

Fawaz Ould Ahmed Ould Ahemeid, faut-il le rappeler, était recherché par les Américains pour sa participation aux deux attentats terroristes au profit d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) et d’Almourabitoun. Ces attentats ont eu lieu successivement le 7 août 2015 à l’hôtel Byblos de Sévaré entraînant la mort de treize personnes dont cinq employés des Nations unies et le 20 novembre 2015 à l’hôtel Radisson Blu de Bamako où 22 personnes ont perdu la vie, dont une ressortissante américaine.

Avant sa comparution le mardi 27 octobre 2020 devant la Cour d’assises de Bamako qui l’a condamné à mort, plusieurs sources avaient annoncé son élargissement avec la libération de 204 personnes arrêtées pour faits de terrorisme en échange de Soumaïla Cissé, Sophie Pétronin, Pier Luigi Maccalli et Nicolas Chiacchio.

Cet ancien lieutenant de Mokhtar Belmokhtar est une figure du jihadisme en Afrique. Il est soupçonné d’avoir kidnappé deux Canadiens dans le Centre de Niamey au Niger fin 2008.

Le surnommé “Colosse” en raison de sa construction physique a été arrêté par la Sécurité d’État du Mali en avril 2016 à Baco-Djicoroni en Commune V du district de Bamako après une chasse à l’homme effrénée dans l’ensemble du pays.

Quant à Mimi Ould Baba, sa demande d’extradition a été motivée pour sa participation à l’exécution de deux attentats terroristes le 15 janvier et le 13 mars 2016 successivement à Ouagadougou au Burkina Faso où un citoyen américain a perdu la vie et à Grand-Bassam Côte d’Ivoire au profit d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’Almourabitoun. Ces attentats ont fait 49 morts au total.

Originaire de Tarkint dans la région de Gao, Mimi Ould Baba est décrit par la justice américaine comme un support logistique qui facilite le recrutement et la fourniture des armes.

Pour sa participation à ces deux attaques, Mimi Ould Baba aurait touché 11 millions et demi de Fcfa d’après une source policière.

Moussa Kobba

Source : Aujourd’hui-Mali

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=747889

✓Côte d’Ivoire | « Adissa Touré, demain l’islam » | Par Mr Amara Bamba


Ses miracles font oublier que Adissa Touré a des idées. Un projet et une vision de l’islam qu’il faut reconnaître quand elle prie : « Ya Allah, accorde-nous un remaniement dans nos mosquées. Fasse que notre communauté soit dirigée par des Muminum. Débarrasse-nous de Tes ennemis actuels ».

La Dame de Kolia hisse la barre au niveau des qualitatifs de Muslim et de Mumin. L’islam est mené par des Muslimun qui ne sont pas des Muminun. Elle estime que l’heure du changement a sonné, que l’islam doit changer son leadership pour jouer son rôle. Adissa jouera sa part dans ce changement.

Muslim et Mumin ont des sens forts distincts même si les deux mots ont la même morphologie ; ils sont construits sur le même schéma. Dans l’usage, ils servent tous les deux à qualifier les mêmes personnes. Ce qui est source de confusion.

Dans le discours islamique, Muslim et Mumin, évoquent cependant deux états d’être différents. Deux types de rapports à Dieu qui peuvent diverger.

En français, le Muslim se dit « musulman » et désigne une personne qui suit les lois d’une religion que l’on désigne par islam. Les Muslimun font la prière rituelle, la Salat. Ils jeûnent durant le mois de ramadan, s’acquittent de la zakat et se rendent à La Mecque quand leurs moyens le permettent.

Le Muslim aime avoir des signes de reconnaissance matériels comme son prénom, ses vêtements. Il ne boit pas d’alcool. Ne mange pas de porc. Mais, par dessus tout, le Muslim atteste de l’unicité de Dieu et de la prophétie de Muhammad (psl). Le mot Muslim évoque une idée de communauté, donc une idée de règles et de lois à respecter. Le Mumin est différent.

Car les Muminun se réfèrent plus à des valeurs qu’à des lois. Et le mot renvoie plus à un état intérieur qu’à des apparences. C’est un état individuel qui concerne un rapport intime avec le divin. L’idée est portée au delà de la notion de communauté.

Mumin n’est pas une pratique spécifique qui soit apparente. Plutôt un état d’être, des croyances, des convictions, des certitudes et des vérités qui façonnent l’être entier dans ce qu’on qualifie de la foi.

On traduit le Mumin par « une personne de foi », qui vit dans la « Présence de Dieu ». Adissa Touré le décrit comme « une personne qui porte la crainte et l’Amour d’Allah ». C’est pkoi tout musulman accepte volontiers d’être qualifié de Mumin. Un compliment pas toujours mérité, toujours agréable.

Devenir Mumin est le projet de tout musulman. C’est au préambule de l’enseignement du Prophète. On ne rabâche pas cette idée. On la met en pratique pour connaître Dieu, se rapprocher de Lui et entrer dans Ses faveurs. En général, c’est ainsi qu’on passe de Muslim à Mumin. Oui, en général.

Il y a les cas de personnes que la foi domine de manière naturelle. Des femmes, des hommes, tous les âges, tous les niveaux d’instruction ou de culture qui adhèrent à la transcendance dans un élan instinctif qui place Dieu dans leur intimité. Ce sont des Mumin.

Muhammad Hamidullah citait les prophètes de Dieu dans cette liste puis ajoutait que : « En réalité ces gens n’ont pas besoin de lois car ils les respectent naturellement. Ils ont tendance à faire le bien quelle que soit la situation. » Leurs choix dépassent leurs seuls intérêts. Ils choisissent selon ce que l’on nomme « éthique » ; selon le sens des énergies cosmiques, universelles.

« Soyons généreux, disait Hamidullah, ils sont au plus 15 % ». L’immense majorité de l’humanité a besoin de lois pour cheminer vers Dieu. Le Muslim qui suit la loi n’a pas tjs la foi. Ses convictions peuvent être éloignées du niveau d’un Mumin. Ceux-là aiment les signes et symboles apparents de la religion. Ils récitent le Coran et sont souvent diplômés en sciences islamiques.

Adissa Touré ne veut plus les voir à la tête des musulmans. Ils sont des « Musulmans qui ne craignent pas Dieu » dit-elle en dénonçant ceux qui sont devenus imams en adorant des fétiches. D’un bout à l’autre de son estrade, Adissa se répète : « Que toutes les mosquées soient débarrassées des ces faux imams ! ». Puis une pause pour mettre la demande en Fatiha, en une prière, collective.

Pour purger les mosquées de la pègre spirituelle, Adissa et ses étudiants comptent sur la puissance de la Fatiha collective. La Fatiha est aussi la Sourate Du’a, pour appeler l’aide de Dieu afin d’assainir la direction de la mosquée. « Quand la tête du poisson est pourrie, tout le poisson est inutile » martèle Madame Touré, « Oh Seigneur, fasse que le leadership de ces filous prenne fin » !

L’histoire de l’imamat en Côte d’Ivoire est à écrire. Le Conseil supérieur des imams (Cosim) est la référence nationale, secondée par le Conseil des imams sunnites (Codis). L’imam Aguib Touré est arrêté (en 2018) pour des propos de mosquée, les conseils d’imams touchent à leurs limites. On découvre la fragilité du « métier d’imam », une fonction sensible au carrefour d’intérêts multiples.

Aujourd’hui, Adissa Touré veut démasquer certains imams afin de les dé-mosquer. Elle les décrit comme « des gens qui récitent le Coran, ils ont appris l’islam, le hadith. Mais ils ne connaissent pas Dieu ». Ces sont des musulmans qui ne sont pas des Muminun. « Il y a d’autres métiers. Ils peuvent faire du transport, du commerce au marché. Mais ils n’ont pas à diriger notre communauté ».

Après la colonisation, le musulman de Côte d’Ivoire se réconcilie avec l’école qu’il avait boycottée sur des bases religieuses. Désormais, l’enfant le plus brillant devient ingénieur. Celui qui est moyen entre au service de l’Etat : fonctionnaire. Les enfants peu brillants se consacrent alors au Coran. Ils deviennent ensuite transporteurs ou commerçants sur les marchés. C’était le schéma classique.

Depuis 1993, la Côte d’Ivoire a une ambassade en Arabie Saoudite où nos imams peuvent se former désormais. Perso, je ne voyais que la wahhabisation de la pensée et du discours. Je ne soupçonnais pas ce vide spirituel que dénonce la Dame de Kolia. En voulant nettoyer l’islam du clergé informel des imams-sorciers, Adissa Touré se donne un objectif délicat qu’elle a les moyens d’atteindre.

Hier, lundi 2 août, la première grande croisade de « Dieu me suffit » a pris fin. C’est en millions que l’on compte les visiteurs de Kolia. Les statistiques ne font pas la vérité. Mais, pour le moment, rien ne s’oppose à notre intuition de départ. Un phénomène Adissa est là pour être la cible désignée de l’establishment. Plus Adissa sera critiquée, plus « Dieu me suffit » sera solide et grand.

Oui, Adissa va déranger encore et encore parce qu’elle n’est pas un homme mais une femme. On n’a pas besoin de le dire ; ça s’entend de loin. C’est un des avantages d’Adissa Touré sur ses adversaires.

Oui Adissa est musulmane. Pas très orthodoxe car soufie, de la congrégation Tidjane. Cela est une assurance car les Tidjanes sont des Tidjanes, que ça plaise ou non: ils n’ont rien à prouver à personne.

Sauf que Adissa ne fait rien comme tout le monde. Car c’est bien une Tidjane sans Cheikh !! Elle s’est auto-illuminé ! C’est aussi ça le don de Dieu. Dieu n’est limité par aucune règle.

Le Cheikh Boikary Fofana n’est plus. Son héritage est préservé. L’islam de Côte d’Ivoire poursuit sa voie. Adissa Touré œuvre à la revivification spirituelle. Un chemin moins savant mais plus spirituel qui vise à asseoir une éthique dans la gestion des mosquées et des groupes de musulmans.

J’ai un problème perso avec Adissa. J’ai vérifié partout, on me dit qu’elle est Touré. Oui ! Cette anomalie me dérange. Mais personne n’est parfait ! Adissa ne sait pas dire si mardi vient avant ou après mercredi. Un erreur de jour à la naissance ; ça te change Bamba en Touré. Ce sont des choses qui arrivent.

Adissa est avec les djinns ou pas ? Le prototype du faux débat. le rendez-vous idéal de petits esprits qui sont obsédés par le besoin d’avoir raison. Perso, le oui ou le non, ne change rien pour moi. Car je ne sais rien des djinns et ils ne m’intéressent pas.

Et s’il faut se justifier, je dirai que je suis humain. Je ne m’intéresse pas au djinn et ma raison est que je suis humain. J’ai tant de choses à découvrir sur mon monde; ma personne, ces femmes et tous ces hommes que mobilise « Dieu me suffit »… Aux djinns, je dis bof !!

Ce que je vois en Côte d’Ivoire me renvoie à moi, à Hustaz Fofana Boikary… Je repense à Hustaz Tidiane Bâ et je prie pour eux. Je pense et je prie pour Hustaz Muhammad Lamine Kaba ! Ils sont tous entrés dans nos vies et ont marqué nos âmes à une époque où cela était possible. Nous avons changé, l’époque a changé.

Dieu envoie toujours la bonne personne au bon moment pour la bonne raison. Chaque époque a eu ses Abu Jahal, ses Suail Ibn Amr, ses Abu Sofiane. Toute époque a ses Abu Bakr, ses Oumar ibn Khattab, ses Kahlid Bin Walid et Amr Bin Ass, ses Ibn Massoud, etc…

Je prie donc pour Adissa Touré. Petite dame à frêles épaules a qui Dieu vient de confier l’avenir de l’islam en Côte d’Ivoire ! Face à la foule, seule. Face aux langues de serpents, seule. Face à son destin, seule. « Dieu me suffit », prend tout son sens ici !

©️ Crédit source : Post FB de Monsieur Bamba Amara https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1207685616373254&id=100013954804767 du 3/8/2021

🔴 L’Esclavage par Ascendance au Mali : La CNDH organise une rencontre d’échange sur le phénomène avec l’appui de ses partenaires (CNDH-MALI)



La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), en partenariat avec le PNUD et le Haut Commissariat aux droits de l’Homme, a organisé le 26 Juillet 2021 à l’hôtel de l’Amitié un atelier d’échange et de validation de l’étude sur L’esclavage par ascendance au Mali, particulièrement dans la région de Kayes.

La cérémonie d’ouverture de cet atelier était présidée par le Président de la CNDH M. Aguibou BOUARE qui avait à ses côtés les représentants du PNUD et du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme au Mali.

Plus de 30 personnes des structures partenaires de la CNDH et des organisations de la société civile ont pris part à cet atelier.

L’objectif général de cette rencontre était non seulement de présenter les résultats obtenus dans la lutte contre cette pratique ignoble, mais aussi l’examen du projet de stratégie nationale de lutte contre l’esclavage par ascendance. Il s’agissait également de partager les résultats de différentes études sur l’esclavage faites au Mali, en vue de recueillir les observations, les suggestions et recommandations des participants à l’atelier.

Cet atelier visait aussi à présenter et discuter les résultats de l’étude et du projet de stratégie nationale de lutte contre l’esclavage ; faire le point sur les différentes études sur l’esclavage réalisées ou en cours de réalisation par différentes institutions et organisations au Mali ; recueillir et compiler les observations et prendre en compte les suggestions et recommandations des participants et des partenaires.

Depuis 2016, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et la Division des droits de l’Homme et de la protection (DDHP) de la MINUSMA, représentation du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme au Mali, ont organisé plusieurs missions de surveillance des droits de l’homme, des activités de plaidoyer auprès des autorités maliennes à l’effet de présenter l’ampleur de ce phénomène et ses implications sur les droits civils et politiques, et les droits économiques sociaux et culturels de plusieurs communautés, et individus particulièrement dans la Région de Kayes.

Le symposium sur la situation des droits de l’homme au Mali organisé par la CNDH avec l’appui technique et financier de la DDHP a permis de confirmer l’ampleur du phénomène. C’est dans ce cadre que la CNDH, avec l’appui du PNUD et du HCDH, a décidé de réaliser une étude pour faire l’état des lieux de la situation des personnes victimes de l’esclavage dans la région de Kayes, à la lumière des engagements internationaux du Mali, afin de proposer une Stratégique Nationale de lutte contre l’esclavage par ascendance.

La présente rencontre a été un espace d’échange autour des résultats de cette étude et de la Stratégique Nationale de lutte contre l’esclavage par ascendance (SNLEA). Elle permettra en outre de faire le point sur les autres études réalisées ou en cours de réalisation sur ce sujet.Les participants se sont réjouis de cette initiative et ont fait des recommandations pertinentes que le Consultant s’est engagé à intégrer dans la version définitive de l’étude.

La rédaction

©️ Crédit source : Post FB CNDH-Mali du 27 juillet 2021 https://www.facebook.com/1574272752719250/posts/2509221202557729/

Plaidoyer pour Ould Abdelaziz – MEA-CULPA | Par Tierno Monénembo

Ma dernière chronique, Plaidoyer pour Ould Abdelaziz, m’a valu une pluie de protestations par Whastapp ou par mail, de la part de nos frères et sœurs mauritaniens notamment.

Ould Abdelaziz chantre de la démocratie, apôtre d’une présidence limitée à deux mandats que je décris serait loin de correspondre à la réalité. Non seulement sa gestion ne fut pas des plus exemplaires mais il n’aurait quitté le pouvoir que contraint et forcé.

En outre, bien avant d’accéder à la tête de l’Etat, il fut le bras droit de Mawiya Ould Taya, l’ancien président qui s’est illustré au début des années 80 dans la persécution des Négro-Mauritaniens.

Et il aurait tout au long de son exercice, grignoté une à une les prérogatives de ses concitoyens de peau noire. Bref, j’ai commis la faute que je reproche à mes amis sénégalais, maliens, ivoiriens etc. des années 70 : j’ai chanté les louanges d’Ould Abdel Aziz sans n’avoir mis les pieds en Mauritanie pour savoir de quoi il retourne.

« Pan sur le bec ! », dirait-on, au Canard Enchaîné.

A toutes les Mauritaniennes, à tous les Mauritaniens que mes propos ont choqués, mes excuses les plus sincères, les plus désolées !


Tierno Monénembo

©️ Crédit source : https://kassataya.com/2021/07/25/plaidoyer-pour-ould-abdelaziz-mea-culpa-par-tierno-monenembo/

• lire la chronique initiale de monsieur Tierno Monénembo publiée dans le Point en ligne : https://www.lepoint.fr/afrique/tierno-monenembo-plaidoyer-pour-mohamed-ould-abdelaziz-22-07-2021-2436430_3826.php