🟥-Mali, à Lany | l’esclavage par ascendance tue!


J’ai échangé avec elle par téléphone il y’a à peine un mois accompagné de son fils à Kayes , le frère et camarade Lassine Konate . Elle prenait des soins suite à son agression par une dame issue de milieux féodalo-esclavagistes de son village Lany. De la tante martyre Diogou Sibibe portée disparue dans la journée d’hier 29 juillet 2022, aujourd’hui il ne reste que son corps mutilé, brûlé mis dans un sac et jeté dans les eaux en pleine brousse.

Elle a rejeté les coutumes esclavagistes dans son village, ils voulaient l’exproprier de sa parcelle de terre cultivable et aujourd’hui ils l’ont fait assassiner méthodiquement avec une lâcheté innommable. Elle quitte ce monde surtout ce monde #soninké dont les silences sont complices avec les extrémistes qui se croient encouragés à éradiquer celles et ceux qui refusent les pesanteurs malsaines d’un ordre sociétal inégalitaire et inique devenu criminel de plus en plus…

Une dame d’une soixantaine d’années sans défense, quelle lâcheté haineuse !

Mes condoléances fraternelles et militantes à toute sa famille à Lany et ailleurs. Au frère Lassana Konaté et ses frères, patience et retenue dans cette douleureuse épreuve.

Le président A. Lincoln disait « si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais »

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Dafort hors réseaux | des questions aux opérateurs téléphoniques et à nous aussi !

D’abord je crois que nous ne faisons pas assez de lobbying utile pour promouvoir cette ville oui, Dafort est une ville aujourd’hui. Notre Commune dont Dafort est le chef-lieu mérite un statut administratif de département ou au moins d’arrondissement. Non, cette localité dans un espace géographique densément peuplé, est oubliée où se fait isoler administrativement par certains de ses fils qui ne veulent pas voir l’administration étatique (préfecture, brigade de gendarmerie ou arrondissement) s’installer pour tenir et servir les populations. Les motifs sont clairs, d’aucuns préfèrent la pérennité de la boiteuse et obscure gouvernance des relais traditionnels. Ainsi les services de premières nécessités (l’eau, l’électricité et téléphonie) font défaut avec acuité. Prenons notre zone à 35 kms à la ronde, on peut regrouper plusieurs localités (Sooninkés, Haratines et Peuls) comptant en tout plusieurs milliers d’âmes. Tel poids démographique doit attirer l’attention des pouvoirs publics si un vrai plaidoyer citoyen et sincère est mené par des personnes ressources compétentes choisies librement par les populations concernées.

Par les temps qui courent, les choses se font en rangs dispersés par intermittence avec beaucoup d’approximations. Les cris d’alarme sortent quand le Dur du vécu quotidien passe au stade du très Dur avec la détresse des populations très résilientes, à noter au passage. Si on avait une préfecture et son personnel administratif et sécuritaire en poste à Dafort, ces manquements multidimensionnels et notre détresse dans la situation actuelle ne dureraient pas longtemps sans véritables solutions. On dirait comme la substance imagée d’un adage soninké « Bagané na mini do selné baté » (le margouillat boirait avec la poule).

Par ce mot à l’occasion, je réitère ma modeste voix de plaidoyer à l’endroit des hautes autorités de notre pays en particulier vers le président de la République son excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, pour ériger Dafort en département pour une gestion administrative efficiente de proximité et fournir des infrastructures (château d’eau, puits, Groupes électrogènes, téléphonie) de qualité au bénéfice des populations.

Et la téléphonie, les trois opérateurs Mauritel, Mattel et Chinguitel sont censés fonctionnels mais c’est le Dur de chez Dur. Réseau quasiment inerte tout temps surtout quand il y a des précipitations en temps d’hivernage comme actuellement. Les antennes pointent dans le ciel mais en bas les téléphones ne répondent pas. On dirait un enclos désertique « volontairement » organisé pour faire galérer les populations. Les recharges de crédit d’appel et de connexion internet mobile vont fondre régulièrement en pure perte sans services rendus aux clients.

Aux hauts responsables de ces compagnies de téléphonie depuis Nouakchott, les populations de Dafort et d’ailleurs dans notre zone vous interpellent solennellement sur cette situation catastrophique. Nous voulons surtout comprendre où se situent les dysfonctionnements récurents liés au manque de réseau, matériels défaillants ou pratiques suspectes d’une forme de racket en coulisses en pigeonnant les populations…!?

Sous d’autres cieux dans le monde, le réseau mobile est supersonique au fond des mers et sous tunnel, à l’extérieur chez nous, ça brouille sans cesse et sans motifs explicatifs à mettre sous la plume.

Trop c’est trop !

✍🏾KS pour le BLOG.

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● Tiktok en langage soninké : affrontements entre apprentis renégats et mollahs virtuels !


Ces derniers jours lors de mes ballades furtives dans l’aspirateur à conneries Tiktok mais pas seulement, je suis passé sur quelques lives bouillonnantes donc le sujet salé est la religion. À chaque fois les intervenants en majorité pillonnent ceux qu’ils nomment les « kamites » (j’ignore ça rime à quoi réellement) . Certains propos de ces mollahs virtuels laissent entendre que les renégats activistes méritent d’être exécutés s’il y avait un environnement où la sharia est appliquée…, une manière très excitée pleine d’arrogance qui semble être contre-productive je trouve. Parce que de l’autre côté, j’ai entendu dans les échanges d’une Live, un élément déclarant comme renégat qui pose des questions saillantes et coche des arguments de fond touchant à des paradigmes qui peuvent bousculer les raccourcis mimés et le suivisme pâle qu’on a de la Foi et de la Religion.

Ainsi je pense qu’une pensée subversive surtout visant une telle affaire sensible, si on veut la contrecarrer, il faut d’autres procédés convoquant des compétences, des intelligences, des comportements et des visions qui feraient une décisive autorité argumentative. Mais les petits prêcheurs diablement arrogants devenus mollahs virtuels qui sont dans une superficialité sonnante en matière d’arguments vont exciter davantage les apprentis renégats. L’affaire de la Religion est liée à un système de Pensée très particulière (La Révélation) pas comme d’autres philosophies, une personne qui la renie, si on la menace, elle va monter en puissance en défiant davantage. Du coup les mollahs virtuels soninke tiktokeurs doivent revoir leurs méthodes…nécessairement !

✍️🏿KS pour le BLOG

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● Cri de cœur d’une victime de l’injustice à la BMCI

Future Afrique – Je travaille à la BMCI depuis le 17 Janvier 2017 donc 5 ans et 6 mois. Je suis recruté en tant que caissier secondaire à l’agence d’Aioun et je suis titulaire d’un master 2 en Sciences Techniques et fiscales et j’ai obtenu mon brevet bancaire après avoir passé 2 ans de formation en parallèle tout en espérant une promotion mais en vain!

Alors qu’il y’a d’autres de mes collègues qui sont promus chaque année et qui n’ont ni le brevet bancaire ni un master et qui ne justifient d’aucune expérience professionnelle qui sont soit chef d’agence ou chargé de clientèle.

Cette année, on a créé un groupe sur whatsapp dont je suis membre fondateur avec d’autres caissiers au sein de la banque pour discuter de nos problèmes qu’on rencontre souvent à la caisse et pour pouvoir faire part de la direction administrative l’injustice qu’on subit en tant que caissiers dont on fait toujours avec respect et professionnalisme j’ai finalement été licencié sans droit.

Ils m’ont envoyé la lettre de licenciement le 28 Juin 2022 après avoir répondu à une demande d’explication que la direction m’avait envoyé il y’a une semaine pour avoir refusé de payer un client qui m’a agressé et insulté pour avoir mis 1 à 2 minutes de retard à le payer car j’avais un problème de réseau comme souvent.

Mais la banque a mis comme motif de licenciement que je parlais au téléphone alors que le client attendait et que ma réponse à leur demande d’explication n’était pas professionnelle. Et pourtant il y’a les caméras pour vérifier ce qui s’est passé mais ça n’a pas été fait. Ils ont préféré écouter les propos de mon chef d’agence qui pourtant a fini lui à se chamailler avec le client et il n’a pas reçu une demande d’explication.

La banque ne doit pas laisser ses employés se faire agresser et insulter par ses clients sans aucune raison car le respect entre client et banquier existe bel et bien!

Sidi Mahmoud Oumar Hacen

Tél :36 80 36 41

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=757776

● Aux abords de Melilla | Drame et Silence dramatique!

🟥~Ces images choquantes venues du Maroc et un SILENCE bruyant et étrange parmi une certaine diaspora arabo-musulmane en France !


Les limites d’une certaine identification confessionnelle à la carte avec beaucoup d’hypocrisie. Si un gamin palestinien a un orteil égratigné, certains sortent et font mobiliser avec leurs mameluks afro musilms pour gesticuler et maudire toute la terre.

Par contre ces événements comme d’autres similaires en Libye, en Algérie et en Tunisie, où des migrants Noirs sont traités comme du bétail, il y a effacement et silence silence….!

Si tu interpelles un jeune arabo-musulman natif d’ici et politisé à la sauce ethniciste et nationaliste de l’islam, il va te sortir que ce serait une manipulation de médias dits occidentaux pour semer des divisions au sein d’une Oumma de mirage. Et il te dira que la cousine de son voisin maghrébin s’est mariée avec un frère africain, donc…ça va quoi…!

Une justification par effraction schizophrénique par laquelle il voudra détourner de l’essentiel du sujet.

Arrêtons d’être tant NAÏFS… cette condescendance qu’ont beaucoup de peuples à l’endroit du Noir, a son origine. Ils pensent que nous sommes toujours dans l’adolescence existentielle de L’humanité. Voilà tout !

Nous ne sommes pas prêts à accepter l’évidence qui se vit mais ne se dit que rarement.

✍️🏿KS pour le BLOG

✓Ganbanaaxu ou l’émergence d’une assise sociale ingénieuse, gage de solidité fraternelle et communautaire à long terme | O FISO RIM 2023 O Ganbana !



Aujourd’hui dans une certaine opinion publique, le label communicationnel via divers supports que véhicule le concept Ganbanaaxu Fedde, s’inscrit et s’accroche à l’engagement contre l’esclavage par ascendance chez les Soninkés. C’est ainsi l’élan initial enclenché par une dynamique de prise de parole subversive et décomplexée face à un statu quo sociétal et traditionnel intrinsèquement inégalitaire. Une charpente sociale tissée de diverses hiérarchies qui assignent les uns et les autres par un étiquetage statutaire inné. Les honneurs s’héritent en vase clos et les indignités sont aussi attribuées dans le même régime coutumier hermétique. Le tout se structure et se perpétue à travers clans alliés et identités nominales. Les noms de familles en fonction des zones et des milieux, sont l’expression d’une réalité clanico-politique à vocation hégémonique. Une configuration politique aux facettes primitives en total déphasage avec l’ordre étatique républicain supra qui fait du Citoyen la référence cardinale de la chose politique moderne. Ces mini entités clanico-politiques (villages ou groupes de villages trans-territoriaux) assoient leur légitimité régalienne à diverses emprises sur des figures ancestrales (patriarches légendaires). À coup de fables et de forcing historique quasiment mariné à la même sauce apologétique, chaque clan construit et perpétue son roman d’identité sociale et politique. Ainsi un schéma organique de fiertés exclusives se met en place globalement d’une manière diffuse dans l’élément « communauté soninké ». Ces fiertés exclusives se confrontent autour d’un aléatoire patronage originel voire « original » de la personnalité-type soninké. Un imaginaire foncièrement ancré dans des consciences très sensibles à l’idée du Pur en légitimité des uns sur les autres. Frictions, égards pernicieux et arrogances ridicules, l’homogénéité sociale et communautaire n’arrive pas à s’instaurer valablement, gage d’une véritable dynamique pour une société en phase avec son époque.

Et l’éveil Ganbanaaxu surgit !

Un idéal et aussi une visionnaire philosophie sociale, ce concept mérite une grande attention de la part de tous les éveillés en pays soninké. Une sorte de wokisme intra-communautaire permettrait un toilettage culturel et idéologique. Au cœur de l’éveil Ganbanaaxu, on y consacre consciencieusement des notions suivantes : La Dignité, La Liberté, L’Humanisme, L’Égalité et La Fraternité. Par une approche déterminée, cet engagement enclenché en masse depuis fin 2016, interpelle et parle à la conscience collective de la communauté soninké voire au-delà même africaine. Ganbanaaxu, comprendre autrement en vocable soninké « O Ganbana » que j’ose transposer comme « Une Digne et mutuelle acceptation de notre Humanité commune » . Une identité sociale ouverte qui sanctifie la Dignité Humaine. Ainsi une véritable ingénierie sociale et communautaire serait gage d’une révolution profonde de nos mentalités liées aux fiertés exclusives. Et une nécessité intellectuelle et culturelle permettra une saine articulation entre l’imaginaire et le réel. Par Ganbanaaxu, l’élément social soninké sera débloqué et gagnera en efficacité dans tous les domaines. Les compétences feraient la légitimité et on sortirait du hasard de la naissance. Ce hasard dont les conséquences bloquent, freinent et causent d’innombrables situations schizophréniques sapant le vivre-ensemble. Une certitude m’assaillit profondément les idéaux Ganbanaaxu portés par la dynamique militante en cours peuvent donner matière réelle à « O Ganbana ». Une prise de conscience qui cadre pertinemment avec la résurgence panafricaniste très active au cœur de notre continent. Les détracteurs qui rechignent avec diverses manœuvres et violences à la proposition « O Ganbana« , doivent réactualiser leur logiciel culturel et sociologique. Il suffit d’imaginer que l’appellation « esclaves ou descendants d’esclaves » puisse exister et nommer un certain contenu sociétal réel dans un même groupe sociolinguistique, pour se faire une idée du retard en cours. Ainsi l’intelligentsia soninké devrait se questionner enfin, l’irruption de cet éveil Ganbanaaxu est un défi intellectuel posé et une aubaine inestimable à saisir plus que jamais. En perspective du FISO (Festival international Soninké), événement biennal prévu courant 2023 en Mauritanie, j’ose espérer que Monsieur Abdoulaye Bathily, soninké, universitaire et homme politique sénégalais qui a publié un ouvrage récemment titré « Passion de liberté« , sera parmi les guest-stars intellectuels. Il pourrait nous clamer l’assertion exprimée ces derniers jours lors de la présentation de son livre à Dakar en disant « Cette jeunesse que je vois, doit se battre avec les moyens de son époque. Partout où je vais, ce bouillonnement, même jusque dans les excès qui sont produits par ceux qui sont en face. La passion de la liberté habite en chacun d’entre nous. La passion de liberté je la vois en chacun des jeunes » . Et il dira en résumé ce jour « La passion de liberté a pris chacun d’entre nous » .

Plus que jamais nous lui dirons justement c’est cette ferveur pour la liberté qui surfe aujourd’hui en pays soninké. Les tares liées à l’esclavage par ascendance sont à éradiquer nécessairement au sein de nos milieux. Vœu d’espoir, au (O) FISO Mauritanie 2023, nous pouvons magnifier et promouvoir O Ganbana. Et en finir avec l’habituel folklore exhibitionniste qui prend la centralité de l’événement.

✍️🏿KS pour le BLOG

✓Fabrique des « chérifs » | La Famille authentique du Prophète (psl) est sa communauté spirituelle !


Moi, je croyais qu’on est Tous (musulmans) descendants Chérifs spirituels du Prophète (psl) mais apparemment d’autres de très loin territorialement se créent des soucis aujourd’hui en collant des étiquettes de filiation forcée. Dans quel but justement…? Pour tenir une arnaque sociale et politique en utilisant une donnée que les gens Hedjaz (noyau originel) aujourd’hui n’en font pas une priorité existentielle.

Les Al-saoud venus historiquement du Nejd (très révolutionnaires à un sens bien particulier) courant 20 ème, ont éradiqué méthodiquement les derniers vestiges pilosités dits chérifiens de la Mecque, pour assoir leur légitimité politique et idéologique. Leurrés par les britanniques, ces chérifs qui s’attribuent une parenté avec le Prophète (psl) s’étaient trouvé une planque territoriale au sein d’un bancal royaume appelé aujourd’hui la Jordanie. Et si un negroide soudanais dans nos sables mouvants a comme priorité intellectuelle et sociale de se lier coûte que coûte par du forcing aléatoire et sectaire à la famille prophètique… alors que la famille spirituelle est universaliste… On doit s’interroger !

À quel dessein surtout…?

~ un commentaire lié cet article paru dans Cridem sur une histoire insolite devenue un cas judiciaire – https://cridem.org/C_Info.php?article=757138

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Processus de dialogue en stand-by | Mon commentaire !

🟩- Mauritanie 🇲🇷 | Si ce dialogue suspendu était entre les féodalités de communautés autour du « gâteau », on peut dire tant mieux !

Autour du dialogue ou des concertations, on dirait qu’une certaine opposition annoncée partie prenante était motivée par une dynamique d’une « tontine politique ». L’intention de se faire une résurgence politique à l’occasion à travers un cadre restreint et élitiste. Il y’a quelques jours, la mouvance et alliés de l’ex candidat et député Biram Dah Abeid se sont retirés du processus pour protester contre le sabotage provocateur survenu à Atar. Et les motivés pour la tontine font comme ils se sont frotté les mains pour aller rapidement au conclave attendu plus que jamais surtout avec un participant si gênant en moins.

Le député BDA l’avait signalé lors d’un point de presse ces derniers jours, en disant que ce serait comme un Aleg bis. En référence au congrès d’Aleg de 1958, au cours duquel des « nationalités ou communautés » féodales et esclavagistes voulaient construire une Nation où la notion de « citoyenneté » aurait été un leurre d’affichage pour ruser et tromper les uns et les autres. Si aujourd’hui les tensions sont si rudes autour de l’esclavage et ses différentes manifestations corollaires dans ttes nos communautés, imaginons l’état de l’affaire en 1958…! À l’époque les représentants de chaque communautés ou groupe sociolinguistique, étaient là pour sa légitimité d’élite tribalo-communautaire. La suite on la vit encore, une concurrence entre des suprémacistes arabo-berbères et Négro-africains.

https://soninkideesjose.wordpress.com/2022/05/30/%e2%9c%93biram-dah-abeid-ce-dialogue-risque-detre-une-redite-de-celui-daleg-entre-feodalites-des-communautes/

Arrêtons de vouloir se leurrer sans cesse…!

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Le problème foncier dans la vallée : quand se mêlent colère et incohérence | Par Gaye Tene TRAORÉ



Ce sont ces mêmes coutumes qui perpétuent une discrimination endogamique face à l’accès aux terres par endroits dans nos villages, des terres communautaires aménagées collectivement depuis des siècles pour certaines . A mon entendement c’est cette discrimination interne face à l’accès à la terre dans nos entités villageoises respectives qui explique la réaction tiède au niveau de la population concernée face à cette expropriation abusive et opaque que mène les autorités mauritaniennes dans la vallée . Et toute injustice est à dénoncer sans ambiguité , toute injustice me répugne au plus haut point à titre personnel , pas de graduation dans la défense des droits , des devoirs et de la dignité humaine ! Je suis prêt à y laisser ma vie même pour défendre ce qui ne m’apprécie ou n’apprécie pas mon combat pour la fin l’esclavage par ascendance .
Mais l’élément évident est ce manque de réaction digne de ce nom face aux retraits de terres dans la région de la vallée , cette faible réaction ou absence de réaction mérite une analyse sincère dépouillée de toute passion et inquisition . Des fois il est bon de comprendre ce qui nous arrive avec objectivité pour la bonne plaidoirie .Au sein de nos villages l’accès à la terre a été conflictuel entre membres de même communauté villageoise et l’enjeu que je souhaite mettre en exergue se situe au niveau de ce paradigme-là : l’absence de ce sentiment que les terres de nos entités villageoises et communautaires nous appartiennent tous , qui se justifie hélas dans les faits d’ailleurs .Pour ceux de la région du Guidimakha , on a en mémoire le litige de Kholle Mukke qui a fait objet de beaucoup d’articles de presse ainsi que de Niordel où on a frôlé la tragédie : lire article parue Cridem.org en date du 02-01-2014 19:15 – qui a pour titre :Agression à Kollé Mukké de Diaguily et échanges de coups de feu à Niorodel.
Depuis 2016 avec l’avènement du mouvement de Ganbanaaxu qui milite pour l’égalité pour tous en dignité , droits et devoirs le problème d’accès à la terre est devenu de plus en plus conflictuel et tragique .Nous avons tous vu la vidéo d’un des membres de la communauté de Ganbanaaxu de DAFORT en la personne de Samba Moussa Koné tabassée et ligotée le 31 Juillet 2021 comme une bête de somme suite à un fait d’esclavage foncier : https://cridem.org/C_Info.php?article=747569 ; des exemples ne manquent dans d’autres villages du Gorgol , de TRARZA … En ce qui concerne l’agression de Samba Moussa Koné , une manifestation a été organisée devant la présidence le 28 Juillet 2021 pour alerter les autorités des risques d’affrontements imminents à l’approche de l’hivernage mais en vain et c’est ce qui nous amène à dire que l’administration est pro-féodale au Guidimakha. Tous ces exemples cités ne justifient en rien cette opération coup de poing de la part de l’Etat et ses complices pour faire main basse sur les terres de la vallée , ces terres sont à la fois notre racine et notre identité . Cette réalité interne des communautés de la vallée dont le Guidimakha qui n’est qu’un exemple parmi tant d’autres met cependant la loupe sur notre handicap à faire fasse à des enjeux extérieurs de nos communautés ici l’expropriation des terres de la vallée pour être précis .
Puisque déjà d’injustice et discriminée face à l’accès à la terre en temps ordinaire et de façon humiliante comment expliquer à la couche d’extraction servile qu’elle est concernée par cette expropriation ? Puisqu’on lui répète et prouve qu’il n’a pas droit d’accès à cette terre sensée être la chose commune ? Comment être concernée par la défense commune de ces terres de la vallée si on retire des terres des personnes justes pour leurs opinions et militantisme .Dans les villages du Guidimakha beaucoup familles de la communauté Ganbanaaxu ont été victimes de retraits de terres ; il arrive quand j’utilise le mot expropriation certains de mes détracteurs avancent que ces terres étaient juste en prêt .Soit ! Mais ces terres sont retirés à ces personnes juste pour avoir afficher leur volonté d’émancipation , pour leur refus des assignations coutumières qui les violentent psychologiquement et physiquement.
Il arrive qu’au grès d’un différend vous êtes frappés d’une privation de jouissance de ces terres de la part de la féodalité locale avec l’appui de son bras administratif surtout si vous êtes d’extraction servile là c’est une autre paire de manche. Ainsi comment se sentir concerné par cet enjeu de retrait et recel de terres dans la vallée ,encore une fois ? Combien de millions d’Ouguiya ont été dépensés dans la région du Guidimakha par des personnes d’extraction servile pour garder leurs terres ? Et comment dire à ces personnes que défendre ces terres est une affaire commune au-delà de nos clivages , de nos différends ? Voilà des faits qui parasitent notre plaidoirie à l’unisson et nous affaiblissent là où nous devrions être forts et sans concession face à l’Etat!
On dissimule les titres collectif de ces terres communautaires pour en faire des trophées familiales ou claniques , pourtant ces terres ont été mise en valeur collectivement des fois exclusivement par cette même couche d’extraction servile au risque de me répéter .
Et aujourd’hui c’est une aberration de constater que des descendants de ces mêmes familles ayant aménagées des hectares de bas-fonds et des terres en hauteur sont privés de périmètres exploitables jusque parce que refusant leur assignation d’extraction servile .
Et cette couche d’extraction servile n’a pas droit à la terre selon la coutume-surement il y a des nuances dans le schéma présenté en fonction des aires géographiques car toute extraction nobiliaire n’est propriétaire terrien -surtout si ces derniers refusent cette dite assignation , ils sont alors considérés comme des parias . Ma réflexion ne tente pas de justifier l’arbitraire des retraits des terres de la vallée car arbitraire il y en a même au niveau de l’application des lois de la dernière réforme foncière : « ordonnance nº 83-127 portant réorganisation foncière et domaniale » car la tenure traditionnelle de la terre est en vigueur dans l’ensemble hassanophone si ça pourrait faire plaisir à certains mais mon propos est une volonté d’expliquer en partie la réaction froide face à l’expropriation des terres qui se passe sous nos yeux comme tétanisés .Là où se mélangent la colère , le ridicule et notre incohérence c’est qu’on est prompt et puissant à priver un de notre parce que de caste inférieure ou d’extraction servile des terres du village ou de la communauté qu’il a toujours exploité , de lui faire un chantage foncier , de lui faire subir un esclavage foncier alors que face à l’Etat on est tous impuissants et nos cris inaudibles , il y a nécessité de nous réformer pour faire face aux enjeux extérieurs et c’est le vœux pieux de Ganbanaaxu .Nos communautés tant qu’elles ne cultivent pas en leur sein de la justice sociale nous manquerons beaucoup de rendez-vous qui impliqueraient notre survie et notre avenir dans nos provinces de la vallée car sans terre , c’est l’exode .Et à travers l’exode un peuple perd une partie de son âme, de son tréfonds , de sa vitalité ! Vous avons tous vu que là nous devrions crier à l’unisson notre indignation face au problème foncier dans la vallée , il y a une quasi absence de réactions et ayons le courage de dire que nous sommes en partie vecteurs de cette indignation sélective . Si les terres de la communauté villageoise appartiennent à quelques familles de la féodalité locale , devenant un trophée familial et un outil de domination ben l’instinct grégaire d’antan se dissipe en fonction des conflits et querelles voire des humiliations liés au litige foncier local , et la paix sociale dans tout ça ? .Je vous prie de m’excuser de cette fausse note ou de cet anachronisme mais accepter sa propre réalité amère nous aide à faire la bonne plaidoirie .


GAYE TENE, Président de Armepes-France

✓Prier pour un non-musulman mort, permis ou interdit en islam? | Par Mohamed Bajrafil



L’horrible assassinat de la journaliste Shireen Abū Aqel, correspondante d’al-Jazeera dans les territoires occupés, a ravivé un débat, des plus vifs, au sein des milieux musulmans pratiquants. Il porte sur la question suivante:
A-t-on le droit de prier pour un mort non-musulman ? Je reprends ici une publication de l’an dernier qui traitait de la même question. Comme si le monde n’avançait pas et que des guerres et des maladies ne menaçaient pas l’humanité d’extinction, nous, musulmans, détenteurs des clefs du paradis, y admettons qui nous plait et y refusons qui nous déplaît.

Je m’excuse, tout d’abord, auprès des non-musulmans qui vont me lire, car la question peut, et ce n’est pas être humain que de ne pas l’entendre, choquer. Et ce, d’autant que bien qu’existantes dans les autres traditions religieuses, ces questions de « qui ira au paradis et qui n’y ira pas » ont l’air de moins occuper les débats au sein desdites traditions que chez nous, musulmans, aujourd’hui. Qu’ils sachent, cependant, si cela peut les rassurer, qu’au sein des musulmans mêmes, des factions existent dont chacune prétend être la seule sauvée, envoyant les autres au Diable et en enfer. Le prétendu propos prophétique des 73 sectes, bien que discutable tant du point de son texte (matn) que celui de sa chaîne de transmission, fait des ravages incroyables auprès d’une jeunesse à qui certains vendent une théologie post-it et binaire selon laquelle : « Les miens et moi sommes des saints et les autres des sectes sataniques ».

Mais, en écrivant ces lignes, que me dicte la rédaction de mon prochain livre sur la liberté de conscience en islam, j’ai une pensée particulière pour mes frères et sœurs musulmans qui ont embrassé seuls l’islam, sans leurs familles, et dont j’imagine la douleur lorsqu’ils apprennent que, prétendument selon des préceptes indiscutables en islam, non seulement leurs parents finiront en enfer, parce que non-musulmans, mais aussi et surtout qu’ils n’auront même pas le droit de prier peur eux, une fois morts.
J’ai en tête un de mes meilleurs frères, Benvenido, un homme aimant, marrant, bon croyant et enfant très respectueux de ses parents, non-musulmans. J’imagine la violence avec laquelle il accueille ces informations qu’on lui assène la plupart du temps sans aucun gant, ni aucune miséricorde. Je me rappellerai toute ma vie lorsque sentant la mort prochaine de sa grand-mère, non-musulmane, mon frère Mahdi, un amour fait homme, m’a demandé non seulement d’aller à son chevet, mais aussi de prier pour elle et m’a jeté : « Ai-je le droit de prier pour elle après sa mort ? ». Je lui ai dit que oui il lui était permis, en islam, de prier pour un mort non-musulman. Du moins, pour un nombre assez important de savants musulmans, anciens.
La question qui me taraude, depuis un moment, est cependant de savoir pourquoi les idées exclusives, condamnant l’autre à l’enfer, à la malédiction, par exemple, sont les plus répandues, aujourd’hui, chez nous les musulmans. J’ai plus d’un avis sur cette question, que je vous demande de vous poser et de poser autour de vous.

Pourquoi ? Je me rappelle l’étonnement de nombre de mes collègues théologiens lorsqu’ils m’ont entendu rapporter le propos selon lequel une des femmes du Prophètes, Aisha, se faisait exorciser par une femme juive, dans sa maison, comprenez la maison où elle a vécu avec le Prophète, qui récitait des versets de la Torah, car, vous l’aurez compris, il faut avoir un sacré problème pour imaginer que c’est le Coran qu’elle récitait. Ils m’ont dit ahuris : « Mais, d’où sors-tu cela ? » Je leur ai dit : « Des écrits musulmans aussi célèbres et incontournables pour vous que le premier livre de recueils de hadiths, qui n’est autre que le Muwatta’ de l’imam Mâlik, que la matrice (Al’umm) de l’imam al-Shâfi ‘i, des commentaires d’Ibn Battâl et d’al-‘Înî sur le recueil d’al-Bukhârî, des propos d’al-Bâgi, le célèbre théologien malikite andalous, etc. Et là, silence !

Je me pose d’autant plus cette question que, comme c’est le cas à 99,99% des questions de kalâm ou de fiqh, il n’y a jamais qu’une parole, mais toujours au moins deux, antagonistes. C’est à croire qu’on a réussi à gommer tout ce qui, sans nuire à notre particularité en tant que musulmans, nous lie à l’autre, nous rapproche de lui. On apprend, par exemple, partout que le kâfir (pluriel=kuffâr) en islam serait tout non-musulman. Au point que c’en est devenu une classe anthropologique. On naitrait ainsi mécréant, parce que venant d’un espace géographique donné, par exemple l’Europe, et musulman parce que venant de l’Arabie. De là des conclusions aussi idiotes que « l’arabe est par définition musulman », oubliant les millions d’arabes vivant dans le monde, qui n’ont pas l’islam comme religion, et « le blanc par essence non musulman ». L’Africain et l’Asiatique, c’est au pif. Bouddha pour l’un, et le vaudou ou l’animisme pour l’autre ! La bêtise est à ce point profonde. Je me rappelle avoir entendu dans un reportage, en France, des gens parler de musulmans chrétiens, voulant dire « arabes chrétiens ». Ce sont des billevesées que seules la connaissance de l’autre et la curiosité intellectuelle peuvent effacer. Est-ce à dire pour autant que la réalité anthropo-sociologique selon laquelle l’écrasante majorité des adeptes d’une religion l’héritent des leurs ? Non, loin s’en faut. Mais, ceci est une chose, et assigner à une foi un groupe de personnes pour des raisons ethno-géographiques une autre.
En attendant, des gens vivent des drames, car ces question de savoir si on peut ou non prier pour son parent non-musulman mort et/ou s’il ira au paradis ou pas, se posent avec acuité dans une France et un monde on ne peut plus métissés, où les mariages de gens de religions différentes sont de plus en plus fréquents. En réalité, un avis – des plus forts existe chez les anciens théologiens musulmans- selon lequel on a le droit de prier pour un mort non-musulman. C’est, au reste, le cas, dans le Coran, de plusieurs messagers, dont Abraham, qui, dans sa vieillesse, a prié pour ses deux parents, bien que non-musulmans, ou, en tout cas, dont on ne sait rien de l’ orientation religieuse. Je sais, un débat existe chez les exégètes musulmans sur qui est le « père » dont il est question dans ses invocations. Je ne vais pas m’éterniser là-dessus.
Revenons à la question : A-t-on oui ou non le droit de prier pour un parent non musulman mort ? Je me figure, en vous écrivant, le visage de mon frère Benvenido, à qui j’ai fait cette réponse plus d’une fois. Oui, on a le droit. Et ce n’est pas vrai, il n’y a jamais eu d’unanimité sur la question. Je ne sais plus quel exégète le rapportait cet avis, comme un avis isolé. Pourtant, il est loin d’être l’avis de 4 poilus et deux tondus, parmi les jurisconsultes musulmans. Et ce, n’en déplaise à l’imam al-Nawâwi, qui emprunte au juge ‘Iyâd une unanimité prétendue des savants musulmans sur l’interdiction de prier pour un mort non-musulman. En effet, au sein de l’école shaféite, des propos existent qui montrent que l’avis de l’école est plutôt que c’est permis. C’est, indiscutablement, l’avis d’aussi grands noms de l’école shaféite qu’al-Khtîb al-Shirbînî (m en 977 H), al-Qalyûbî (m en 1069H), al-Barmâwî (1106 H), al-Bajîrmî (m en 1221H), al-Shibrâmullasï (m en 1087H), al-Jamal (m en 1204 H) etc.
Il ressort de là deux choses. La première est que les gens se contentent de rapporter les avis connus des écoles auxquelles ils prétendent appartenir sans jamais aller au-delà de ce qui leur est dit. L’autre est que nous devons impérativement mettre de l’humain dans l’abord des questions du salut des personnes. Les théologiens musulmans (mutakallimûn) sont beaucoup plus nuancés que les vendeurs de rêves et de prêt-à-penser que sont certains prédicateurs des temps modernes, disant au grand public ce qu’il veut entendre. Notamment, lorsqu’on vit une période de faiblesse, après avoir été à la pointe de la technologie et des sciences. Dans son épître Fayçal al-tafriqa, al-Ghazzâlî dit que toute personne qui entend mal parler de l’islam et ne l’embrasse pas ira au paradis, parce que naturellement l’homme est fait pour aimer le beau et détester le laid. D’autres, tels que l’imam Dâwûd al-Dhâhirî, ou encore le juge Abd al-Jabbâr, comme le rapporte l’auteur du Tahbîr, et al-‘Ambarî estiment que ce qui compte, pour avoir le salut, dans l’au-delà, c’est de seulement être dans la quête de la vérité. Pas d’y parvenir obligatoirement. Ainsi a-t-on la catégorie de ceux qu’on appelle « Kâfir al-dunya » que je traduis par « non-musulman de ce bas-monde », à savoir une personne qui, par exemple, ne prie pas comme les musulmans, ne fait rien comme eux, mais est dans ladite quête. A sa mort, on la considère comme non-musulmane, dans le sens où on ne lui fait pas les rites réservés aux musulmans, en termes de lavage, d’orientation dans la tombe, etc. Mais, il n’est pas exclu qu’il aille au paradis.
Encore une fois, le bon sens et l’humanité doivent être notre gouvernail face au flot d’informations et d’interdits que Google et les réseaux sociaux nous amènent continuellement. Cultivons le beau, l’humain, l’empathie en nous. Soyons moins catégoriques dans nos réponses. Doutons de ce que nous avançons, car le sage est celui qui s’étonne de tout, comme disait Gide. « Nous méritons plus qu’Abraham de douter », aurait dit le Prophète. Des traditions du Prophète nous devons retenir ce qui est beau, car cadrant avec sa création parfaite et surtout avec le Coran. Quant à des propos qu’on lui apparente, comme celui rapporté par l’imam Muslim disant qu’aucun musulman n’entrera au paradis sans qu’à sa place en Enfer Dieu ait mis un chrétien ou un juif, ou celui recueilli par Ibn Hajar al-haytamî, dans ses Fatâwas hadîthiyya disant que quand on n’a pas de quoi donner comme aumône, qu’on maudisse les juifs, parce qu’aux antipodes du Coran, ils doivent être considérés comme apocryphes. Et ce, quand bien même ils sont dans tel recueil authentique. Et n’oublions pas un principe fondamental en islam : « Personne n’ira en enfer pour ne pas avoir maudit les autres ».

Humainement vôtre.
MB

©️ Via un post Facebook de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=550473029767447&id=100044142653733