Collectif des Associations de Lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles en milieu Soninké en Mauritanie (CALESM)

COMMUNIQUE DE PRESSE

« Ce 10 octobre 2018, dans la localité de Bafrara, village soninké du Mali, des agressions physiques d’une violence inouïe ont perpétrées par une foule de féodaux déchaînés contre quelques membres de la communauté GANBANAAXU » (cf. Communiqué de presse du forum GANBANAXU, un mouvement pacifique d’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés).

Les victimes sont considérées comme des esclaves par leurs agresseurs, donc leurs soi-disant maitres. C’est dire, comme en Mauritanie, au Mali aussi et dans le milieu soninké, l’esclavage continue d’être une pratique admise et banalisée et toute personne opposée à cette ignoble pratique est bâillonnée voire exclue de la communauté ; elle peut perdre ses terres qui sont propriétaires du maitre et même sa dignité d’homme, comme le cas de Bafrara.

Les victimes, blessées, ont été admises à l’hôpital de Kayes. Il s’agit de :

ISSA DIARRA (ligoté et tabassé avec une côte cassée)
– MAMADOU DIARRA
– SIDI CISSOKHO
– HAMADY DIARRA
– BAKERY COULIBALY

Le Collectif des Associations de Lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles en milieu Soninké en Mauritanie (CALESM) tient à exprimer sa grande indignation face à cette répression brutale contre des paisibles citoyens de la localité de Bafara, une localité située dans la région de Kayes (Mali).

Devant cette situation, le CALESM :

– Dénonce le traitement infligé à ces militants abolitionnistes

– Condamne sans réserve cette répression aveugle des citoyens maliens

– Demande au gouvernement malien d’œuvrer pour assurer l’indépendance effective de la Justice afin que les auteurs répondent de leurs actes

– Apporte son soutien total aux victimes de cette barbarie inouïe d’un autre âge

– Exige l’application rigoureuse de la loi contre ces individus qui, par leurs agissements indignes du genre humain, ont terni l’image du Mali

– Appelle au calme et à la responsabilité.

Nouakchott, le 18/10/2018

Commission Communication

BIRAM DAH ABEID : LETTRES DE PRISON, SAISON 2018

Sixième acte

Le 31 mai, au terme d’une négociation réglée sans tambour, le parti Sawab adopte mon projet de présidentiable et nous octroie, à mes camarades et moi, sa couverture légale. Le pouvoir, transi de peur, jette sur la coalition nouvelle-née, une interdiction de 24h mais se ressaisit devant l’énormité de la transgression, le viol de ses propres lois. Après un pointillé, d’alternance, d’hésitation et de résolution, il se rabat sur des procédés plus familiers, en l’occurrence ceux de la Maffia. Ainsi, autorise-t-il le déroulement de la cérémonie qui scelle l’alliance Rag-Sawab mais stipendie, en même temps, un sombre chroniqueur de fait divers auquel il confie la mission de saboter le rapprochement.

Enfermer pour bâillonner

Ledit plumitif, pris, au bout de 10 ans, d’un soudain intérêt pour notre lutte, incarnait la mise en œuvre du plan C. En vertu du A, le Ministre de l’intérieur tentait d’empêcher l’évènement, sans succès. Alors, le B consista à me compliquer l’obtention d’un certificat de casier judiciaire, préalable à ma candidature auprès de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni). La plainte en diffamation, introduite par le journaleux, devait rédimer l’échec des expédients antérieurs. Or, c’était sans compter sur l’imagination vénéneuse des zélateurs, la gent besogneuse de gagne-petit et de lambinards dont le département de « la justice » constitue le réceptacle atavique. Pour m’y être frotté à proximité et de près, je ne conçois, en Mauritanie, d’entreprise des humains, plus favorable à la rapine qu’un palais de justice. Je vous administrerai la démonstration plus avant.

Avec la célérité reconnaissable chez le stagiaires de haute grivèlerie et prmi les apprentis du stellionat, les officiers de police judiciaire, jusqu’ici tapis dans l’attente de l’exploit prévisible, se mirent à la tâche, ornant de mille disgrâces comme, les abeilles sur le filet de miel, l’hypothèse de mon éviction. Ainsi, s’avisèrent-ils de m’imputer, en sus de la calomnie envers le plaignant, un surcroît d’incitation à la violence et un chapelet d’autres amabilités, d’un aloi parent.

Il fallait m’empêcher d’entrer à l’Assemblée nationale et, mieux encore, invalider ma prétention à briguer la Présidence de la république en 2019. Pourquoi tant de ténacité à l’ouvrage, depuis plus d’une décade en années ? Le système d’hégémonie tribale s’acharne à nous museler, aux fins – vaines – de retarder l’émancipation des citoyens d’ascendance subsaharienne et son corolaire vertueux, l’exercice du pouvoir d’Etat mais, là, il s’agit de bien plus. L’on oublie souvent que sous la charge tempétueuse des Hratine et des kwars (ethnies noires de Mauritanie), pointe une troisième vague qui risque de liquider la domination, en son cœur : je parle de la revendication d’égalité, de partage matériel et de considération, par les castes, toute ethnie confondue ; si les groupes autochtones du Sud s’accommodent de l’éveil de leur cadets sociaux et semblent lui survivre, l’ensemble maure, hélas, ne se conçoit de pertinence ontologique ni de légitimité en dehors de la hiérarchie, de la généalogie et du privilège de race. Son outrance à notre encontre résulte de la conscience lucide que nous œuvrons à le sevrer de sa substance nourricière, c’est-à-dire produire et consommer le fruit de la préférence indue, de la triche et du fanatisme érigé en carapace à toute adversité. Le pouvoir nous livre la guerre de sa survie car la résilience de sa reproduction sociale ne s’acclimate à un environnement de concertation, d’écoute ou de respect mutuel. Le véritable piège dans la vie, consiste à s’imaginer toujours au sommet.

Elu en cellule

Le 13 août 2018, Abdallahi Houssein Messoud et moi sommes inculpés, soit 4 jours avant le début de la campagne couplée pour l’élection du Parlement, des mairies et des conseils de région. De facto, ma voix cessait de résonner dans le concert de la contradiction démocratique. Je n’étais plus audible.

En dépit de la Constitution, le Chef de l’Etat dirigeait la réclame de son parti et s’y démenait en promesses, intimidations et gesticulations, usant, à titre exclusif, des symboles et moyens de l’autorité publique. A cette fin, il me nommait et désignait à l’opprobre, comme criminel, ennemi de la nation et de l’Islam, démagogue, escroc et imposteur, assoiffé de richesse et de prébendes octroyées par l’Occident ; selon Mohammed Ould Abdelaziz, à qui l’humour involontaire fait trousser de désopilantes saillies, j’aurais inventé le faux problème de l’esclavage et créé une organisation (IRA) pour fructifier le négoce du sentiment; Selon lui, l’Occident – mythifié et fantasmagorique bien entendu- rémunèrerait avec munificence, tout mercenaire apte à troubler l’unité nationale, la paix civile et la primauté de l’Islam en Mauritanie. Par les trois motifs, entendez, plutôt, la préservation du statu quo. Cette théorie de la conspiration, mes compatriotes maures se la transmettent, en toute névrose, depuis l’essor du nationalisme arabe à la fin du siècle révolu. Elle y passe pour haute science et marque d’intelligence.

Dans ses meetings de campagne, Mohamed Ould Abdel Azizi appelait, les mauritaniens, à voter les listes candidates du parti-État, en vue de barrer la route à une dangereuse coalition celle de l’aile politique d’IRA, alliée au parti Sawab. Il répétera, plusieurs fois au cours de ses interventions, qu’il ne laissera les « extrémistes » entrer au Parlement. Certains milieux ont voulu expliquer qu’il s’adressait aux islamistes de Tawassoul, interprétation peu scrupuleuse pourtant, ces derniers ayant toujours siégé dans les deux chambres, parfois sous une coalition avec l’Union pour la République (Upr), le cheptel électoral du Chef de l’Etat.

Qu’importe, j’ai été élu, en compagnie de quelques camarades. Nous voici désormais à l’intérieur de l’antre mais avertis de ce qui nous entoure et armés en conséquence.

L’incurie au sanhédrin

A. Un personnel tombé du camion

Le 13 août, avant de m’interroger, le juge d’instruction Mohamed Vadel Limam me dispensa d’abord, un cours sur la démocratie, la justice et la séparation des pouvoirs en vigueur sur le territoire de la République islamique de Mauritanie. Il égrenait le titre avec une fatuité risible. Je lui rétorquais que le ministère public, comme de jurisprudence depuis 2010, a inventé, à mon endroit, les chefs de « menaces de mort » et « violence ». Le juge réagit en brossant un tableau idéal du régime et surtout de la bonne conduite du procureur, du Parquet et de la police ; il décrivait des institutions au dessus de tout soupçon, pas celles que nous subissons, bien entendu ; selon ses lumières, ô combien précieuses à l’abord, la garde-à-vue prolongée d’une semaine, les privations de sommeil, de visite parentale, de consultation médicale et d’avocats, relèvent de la normalité dans la procédure; suite à mon insistance, il m’apprit, non sans s’agacer, que l’empêchement de lecture durant la longue et pénible semaine dans le cachot de la police, comme l’interdiction de se doucher, de disposer d’une natte, d’une couverture ou de moustiquaire ne méritent mention devant un homme de loi. Pour Mohamed Vadel Limam, il s’agissait de banalités, de trivialités sur lesquelles seuls insistent les politiciens, toujours avides de détourner la procédure; le brave édile m’avertit, avec certitude, que la manœuvre ne passerait auprès de lui. Aussi, tien-il, par charité et scrupule d’autodidacte, à me consentir un brin de son opinion coruscante : le procureur et la police ont très bien accompli leur travail et, en Mauritanie, l’autorité suprême est totalement neutre quand au déroulement du contentieux devant les tribunaux. J’avais l’occasion d’éclater de rire et m’abstins, au moins pour découvrir à quel couvée j’avais affaire, tant le plumage bariolé forçait la stupéfaction.

Sur le fond du dossier, l’honorable Mohamed Vadel Limam m’a posé deux questions et servi une assertion.

-Reconnais-tu les chefs d’inculpations dont t’accuse le Parquet? Non.

-Es-tu prêt à demander des excuses au journaliste Dedde Abdallah, de l’avoir traité d’agent de la police politique? Non, je persiste et signe que Dedde Abdallah est une taupe de la cellule de police politique chargée de s’occuper des organisations auxquelles nous appartenons, mes camarades et moi ; oui, sa mission consistait à abuser de ma confiance, provoquer une controverse, réaliser un faux témoignage et des déclarations indues pour créer le prétexte au dictateur de m’écarter du champ des droits humains et de la compétition électorale en 2018 et 2019. Cet agenda, Monsieur le juge, se déroule sous vos yeux.

-Même si tu lui demandais des excuses et même si le plaignant les acceptait et retirait sa plainte, je t’enverrais en prison. Je te dis, dés à présent, tu va y croupir, d’ailleurs sur le champ, je t’expédie dedans mais te conseille de laisser la politique et surtout de renoncer à cette activité insignifiante que sont les élections, oublie les élections, repose-toi et quand Dieu te donnera l’occasion de sortir, après avoir demandé le pardon à ce journaliste, occupe-toi de ta santé et laisse de côté la politique.

Monsieur le juge, peu soucieux de l’expression apaisée des suffrages et précisément en rogne contre la démocratie, signe le mandat de dépôt pour Abdallahi Hussein Messaoud et moi ; la conscience tranquille, il nous fait enfermer. Toutefois, nous ne devions tarder à nous revoir. En effet, 3 jours après son acte d’incarcération expéditive, le juge d’instruction du tribunal de Nouakchott-Sud Mohamed Vadel Ould Limam, émet une ordonnance de nous extraire, mon co-détenu et moi, en vue de notre audition pour clore la phase de l’instruction. Le ministère public s’oppose à la nouvelle comparution et la bloque, au mépris de l’indépendance du magistrat.

B…qui roulait à vive allure

Le mercredi 29 août, l’estimable individu arrive brusquement à la prison et veut procéder à l’interrogatoire. Nous refusons de nous plier au jeu incongru de questions-réponses car le magistrat, outre sa posture partiale, nous inspirait de l’inquiétude sur sa propre lucidité. Nous excipons du droit au silence, à cause de l’absence de nos avocats, dont aucun n’avait été informé; nous sommes jetés, depuis deux semaines, dans le couloir d’une cours exigüe de la prison, sans toit susceptible de nous abriter de la pluie, lors fréquente à Nouakchott. Astreints à l’insomnie et à l’angoisse, nous ne disposions d’habitat personnel, comme le commun des prévenus ou condamnés. La prison civile de Nouakchott, très largement surpeuplée, présente le risque, pour un détenu d’opinion, de subir les maltraitances. La cruauté des droits communs le dispute à le zèle des gardes pénitentiaires.

Le juge nous menace, de nouveau et nous enjoint de savoir que la loi sera appliquée pour rendre justice à un citoyen lésé. Il recommence à nous raconter, avec des détours d’éloquence hasardeuse et quelques approximations d’une sapience étriquée, que le pouvoir est neutre et les juges indépendants. Je prends la parole pour déconstruire, point par point, son homélie studieuse, partagé que je suis entre la perplexité et l’amusement!!! Dans le magistère de la justice – métier noble et de tact sous des cieux d’exigence et de rigueur – certains de nos « magistrats » sembleraient évadés, au 19ème siècle, d’une bédouinie poussive. Tout, en eux, exhale le temps faisandé et à replis où l’on rendait la justice non pas sous un chêne mais comme un gland. Les quidams d’aussi singulière facture, le ministère de tutelle en rémunère des centaines, dispersés aux quatre coins du pays. Ils sont interchangeables, pliables et duplicables à l’infini. Pour mesurer le degré de similitude à l’énoncé de leur science dévoyée, il vous suffit de les brancher sur l’esclavage en droit « musulman ». Vous verrez, ils maîtrisent le chapitre et excellent à sa rumination.

Face à notre refus de lui répondre, le susdit réplique, en vrac : il n’est pas concerné par la manière dont l’on nous traite en prison, il « se fiche pas mal » de cette situation même s’il en admet l’inconfort. Enfin, il nous met en demeure d’accepter l’interrogatoire, séance tenante, sinon il irait en congés, nous maintiendrait sous écrou jusqu’à la fin d’octobre 2018. Nous lui répliquâmes à l’unisson : prononcez l’injustice qui vous sied, nous ne parlerons sans l’assistance de nos conseils !

Alors, il conclut, ainsi : donc restez ici en prison jusqu’à mon retour de congés fin octobre !

En attendant l’épilogue

La liste officielle des députés de la République, dont je fais partie, devait être convoquée et se réunir, comme le stipule la constitution, la première journée ouvrable du mois d’octobre ; or, la règle constitutionnelle a été enfreinte, pour la première fois en Mauritanie. S’y ajoute mon maintien en prison, malgré le rang de député. Le gouvernement s’échine à dénicher un tour de fourberie juridique, un escamotage de batellerie en eau trouble, qui me priverait de siège au Parlement.

Biram Dah Abeid, Prison civile de Nouakchott, le 09/10/2018

🚨 Partagez un maximum #LiberezBiram #BDA2019

Crédit source : Réseaux IRA

L’An II de notre mouvement transnational citoyen et pacifique :Ganbanaaxu fedde

Le cinq octobre 2016 s’est constituée une mouvance progressiste pour SONI KAARA . Notre combat je le dis, répète et martèle n’as pas de fond de revanches ni de règlements des comptes car nous sommes pacifiques , progressistes croyant aux valeurs humaines de fraternité , de solidarité et de tolérance .Nous ne ruminons guerre une sympathique revanche envers qui que soit mais notre combat pour éradiquer les tares honteuses , qui ternissent notre image , freinent le progrès social se fera sans compromission avec les limites des lois. En deux ans le volcan n’as pas craché toute sa lave , entendez par là les calomnies , les agressions , les expropriations des terres cultivées depuis près 50 ans pour certaines familles , les harcèlements judiciaires .Tous ce flot de mauvaises foi pour étouffer un mouvement sans précédent dans l’histoire de SONI KAARA. Qu’est ce qui fait peur dans nos revendications ? La perte d’un mode de vie connu et considéré comme la charpente de notre structure sociale (hiérarchisation des castes , de noms de familles, assignations patronymiques. ..) .
Nous avons dit par le passé que nous ne faisons pas table rase du patrimoine immatériel et matériel de SONI KAARA . Cependant nous « SOUTENONS » que certaines « réformes nécessaires et vitale »s devraient être opérées . Au niveau de la chefferie coutumière, l’intention ou le plan caché n’est pas une régence, nous ne voulons rien arracher des mains de qui que ce soit . Nous sommes dans notre droit légitime de proposer des réformes éclairantes et épanouissantes pour SONI KAARA , nous pensons être « PURS » pour « PORTER » un tel projet de réformes . Nous ne pensons pas qu’un quidam nous demanderait de changer de nom de famille au près du CADI avec deux témoins munis de leurs pièces d’identités pour avoir cette onction purificatrice « CONDITION » porter un projet au nom de SONI KAAR et pour SONI KAARA ! Pour revenir sur notre projet de réforme de la chefferie coutumière par droit d’aînesse de manière encadré dans nos villages respectifs , cela n’est point un décret mais une proposition de réformes .
Et quant à l’imamat les lois mauritaniennes le régissent , aucun ilot du territoire ne ferait exception quel que soit la gymnastique pernicieuse couvant ! Visiblement ces deux réformes sont vecteurs d’urticaires, de réactions haineuses, d’argumentaires farfelus, de paternalisme insultant : « Au cours de cette première année du forum d’éveil et de conscientisation, des amitiés HONORABLES , des voisinages HUMANISTES et des rapports SINCÈRES se sont confirmés DIGNEMENT et SOLIDEMENT alors que d’autres liens trompeurs, inhibiteurs et de façade se sont relâchés par le GRAND DÉVOILEMENT. »
Toutes les mesures de rétorsions, emprisonnements ; blocages de documents d’état civil , agression physiques ne nous ferons pas changer de détermination .On ne répond pas une volonté de réforme , de liberté et d’autonomisation par des coups de gourdins , de machettes , de fusils , d’expropriations foncières, et provocations de toute sortes pour tester notre patience et détermination. Face à toutes ces vilenies, nos membres de Ganbanaaxu fedde sont restés sereins et républicains , on a toujours saisi la lois quelques soient les manifestations qui en découlent ! Nous n’avons jamais vengé une agression physique même sanglante . Et nous le ferons jamais, nous ne corrompons pas la justice de nos états par les mensonges et autres procédés exsangues de vertu .
La mouvance Ganbanaaxu fedde s’est imposée à SONI KAARA , désormais il y a un avant et un après Ganbanaaxu fedde et Ganbanaaxu s’est imposé aussi quotidiennement dans notre lexique remplaçant l’ autre terminologie vexante et humiliante. Les réflexes, les discours sont affectés par ce que Ganbanaaxu fedde revendique même si l’orgueil et la suffisance conditionnent nos détracteurs .
Pour réformer SONI KAARA nous Ganbanaaxu fedde , nous ne faisons ni courses ni concurrence avec acune entité , ni personne .SONI KARRA est notre SONI KAARA à tous et notre l’histoire commune retiendra toutes nos actions ! A ALLAH reviennent nos âmes ainsi que nos actions !
Une pensée à tous nos militants harcelés , agressés , expropriés , qui ont opposé une constance dans les principes et les convictions face à tant d’agissements malsains .

TRAORE GAYE , Président de ARMEPES-France , inittiateur de Ganbanaaxu fedde

Paris, 4 octobre 2018 : Sit-in de soutien au leader abolitionniste emprisonné Biram.

Des militants et sympathisants du mouvement abolitionniste IRA ont tenu un sit-in de soutien près de l’ambassade de Mauritanie à Paris dans le 16ème arrondissement. Menés par une antenne de IRA-France, les manifestants ont scandé des slogans dénonçant l’acharnement judiciaire que subit le leader abolitionniste incarcéré depuis le 7 Août dernier. Élu député lors des élections législatives du 1 et 15 septembre, Monsieur Biram Dah Abeid est à la tête d’une organisation antiesclavagiste fondée en 2008 mais toujours non reconnue par les autorités de Nouakchott. Ainsi ce jour, selon les cadres IRA-France, le but est de lancer un énième cri d’alerte aux autorités mauritaniennes et françaises sur le sort de leur leader qui croupit en prison pour des motifs douteux et inadmissibles .

À noter la présence pour couverture d’un journaliste et blogueur français, Alexis Poulin proche du mouvement politique des INSOUMIS de l’influent homme de Gauche universaliste M L Mélenchon.

Voir ci-dessous le photoREPORTAGE du sit-in :

Ameth Gaye chargé de Com IRA-France au micro d’Alexis Poulin de https://www.lemondemoderne.media

L’intervention de Chedad Amar ancien secrétaire général IRA-France

Avec le journaliste Alexis Poulin pour notre mot de soutien lors du sit-in.

Avec l’étudiant sociologue et militant éclairé pour les causes justes Boulaye DIAKITÉ

Elhadj FALL, responsable proche du leader abolitionniste Biram Dah Abeid avec Chedad Amar.

NN REPOND À Hapsatou Sy

Ma soeur Hapsatou nous aurions voulu voir toute cette énergie(multiples posts sur les réseaux sociaux, interviews, avocats, pétitions) de ta part quand il ne s’agissait pas seulement de ta personne. Suite à ton post sur Facebook accusant notre média et notre rédaction de désinformation, il m’a paru nécéssaire de te répondre avec amour et sagesse en quelques points.

LE PROBLÈME ZEMMOUR & CO

Comme d’habitude il aurait été préférable pour notre cher Eric Zemmour de réfléchir avant de parler. Si le nom de Hapsatou est une insulte à la République car il ne se trouve pas dans le calendrier catholique des « saints », le nom de sa femme Mylene l’est tout autant. Je le vois très mal dire à ses beaux parents qu’ils ont eu tort, d’ailleurs le prénom Corinne qui « vous irait très bien » ne se trouve pas non plus dans ce fameux calendrier catholique par lequel jure Monsieur Zemmour. Dans l’émotion, la joie ou l’hystérie aucun média n’a tenté de prouver l’inexactitude des propos du petit Eric.
Comment un petit être d’un mètre cinquante huit peut mobiliser toute une communauté autour de ses propos ? Qui est-il ? Mais surtout qui sommes nous pour donner tant d’importance à cet énergumène, au point de faire des pétitions, des interviews et impliquer la justice?
Quand Eric Zemmour arrive sur un plateau, on sait ce qu’il va dire et sur quoi il sera interrogé. C’est une perte de temps d’être outré par ses propos. Ce n’est pas lui qui s’impose dans les médias. On l’invite, on l’embauche.
Le petit Eric sait à qui s’attaquer, et ses amis(Ardisson, Morandini etc) de Canal + savent qui inviter quand il est présent. Jamais sur le PAF français vous apercevrez Zemmour face à Tariq Ramadan ou encore Kemi Seba.
En France il y a des extrêmes tolérés (Zemmour, Le Pen etc) et des extrêmes(selon eux) intolérables, c’est ça la France !

Ton ami Thierry Ardisson a tellement d’amour et de considération pour toi qu’il ne trouve pas mieux à faire que d’aller chez Morandini pour étaler tes problèmes financiers devant toute la France. Mais toi ma soeur, la meilleure chose que tu trouves à faire c’est d’attaquer notre média pour une supposée fake news qui n’en est pas une. Et dans tout ça tu considères encore l’option de retourner sur le plateau d’Ardisson pour y travailler.
Ma soeur reviens à la maison, reviens à la raison.

PROBLÈME IDENTITAIRE

Il y a un véritable problème identitaire dans ce pays, tout le monde le sait. Le problème c’est que nous(noirs et arabes) sommes les seuls à ne pas être capables de nous positionner. Il y a ceux qui se considèrent français d’origine africaine comme Hapsatou, et d’autres comme moi qui se considèrent africains avant tout et pour tout avec accessoirement une nationalité française. C’est la même chose dira-t-on ? Non, pas du tout. Le fait de positionner son africanité ou sa francité dans un premier ou second plan détermine même l’identité que l’on se donne.

Ségolène Royal est née au Sénégal, est-elle sénégalaise ? Jean-Luc Mélenchon et Dominique de Villepin sont nés au Maroc, sont-ils marocains ? Valery Giscard d’Estaing est né en Allemagne, est-il allemand ? Et on pourrait en citer d’autres. Bref naître à un endroit ne modifie pas ton identité, un lionceau qui naît dans une ferme, ne devient pas un coq. Un proverbe africain dit d’ailleurs « le séjour dans l’eau ne transforme pas un tronc d’arbre en crocodile ».
La problématique : Pourquoi l’Africain/Afro-descendant qui naît à l’étranger s’assimile automatiquement au pays de naissance quand l’Occidental qui naît en Afrique conserve et préserve son identité ?

Ps: Même l’ancien premier ministre Manuel Valls retourne à ses origines en se présentant aux élections dans la ville de Barcelone, en Espagne. Pourquoi l’africain doit constamment nier ce qu’il est, et refuse d’affirmer son identité ?

Voilà ce sur quoi les Zemmour et Le Pen jouent inlassablement, cette identité variable. Nous sommes responsables de la situation, ne sachant pas réellement définir qui et ce que nous sommes, eux, se permettent de le faire comme ils le souhaitent. Je ne prétends pas avoir la science infuse à ce sujet mais une vraie réflexion doit être menée pour ne plus être la cible de railleries à l’échelle nationale, continentale et internationale.

PROBLÈME HAPSATOU SY

Je ne suis pas tellement étonné par ta réaction pas plus que par ton comportement car tu suis une logique individualiste, et donc capitaliste. Et ce, d’autant plus que tu ne saisis la question du racisme seulement parce que tu te trouves directement concernée alors que par le passé, tu affichais une indifférence, voire une opposition, à clamer qu’il y a une parole négrophobe libérée. L’exemple de l’affaire Sagnol(qui bizarrement n’est pas venu te défendre hein, sait-il même qui tu es ?) est là pour le rappeler. Une lectrice de notre média(très certainement le plus populaire/lu dans la communauté) a résumé le pourquoi de ce désamour d’une grande partie de la communauté noire à ton égard « Le problème c’est qu’elle a ouvert sa bouche quand il fallait qu’elle la ferme , et l’a fermé quand il fallait l’ouvrir »…

Du soutien, tu veux ou tu veux pas ?

Pourquoi ne pas s’attaquer à Gala, Valeurs Actuelles et d’autres médias qui s’acharnent sur toi avec les pires articles concernant tes problèmes d’argent… cependant c’est NN, premier média de la diaspora, que tu préfères attaquer…

On peut observer tous les jours un peu plus le refus des afros de tomber dans l’émotion ou la victimisation. Une grande partie partie de notre communauté ne veut pas être utilisée à tes fins personnelles… La sagesse te pousserait à chercher à savoir pourquoi tant d’afros n’adhèrent pas à ta cause.

Ma soeur reviens à la maison, reviens à la raison. Nous ne sommes pas tes ennemis, les membres de la communauté qui t’en veulent ne s’attaquent pas à ta personne mais à ton comportement qui depuis trop longtemps les agace.

Fraternellement

Mutombo Katalayi
Directeur NN & BMG AFRICA

Source crédit : Page Facebook NN

NE PLUS SE MENTIR ! Par Claudy SIAR

Photo; village martyr de #OradoursurGlane

Des citoyens africains se plaignent de leurs dirigeants. Mais au moment des élections, leurs votes vont à ceux dont ils dénoncent abondamment l’exercice du pouvoir prétextant qu’il n’y a pas d’autre choix ! Certains acceptent même d’offrir leurs votes contre de l’argent.

OUI LES ÉLECTIONS SONT SOUVENT TRUQUÉES ! MAIS À QUEL MOMENT ET AVEC QUELLE CONVICTION LE PEUPLE REFUSE T’IL, PAR TOUS LES MOYENS, LE VOL DE SON VOTE ?

« L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort…seule la lutte libère ! » disait #Sankara.
Une phrase que j’ai voulu populariser voilà près de 15 ans en l’introduisant dans les génériques et jingles de Couleurs Tropicales – RFI afin que tout le monde fasse son autocritique !

Chaque jour, je rencontre des femmes et des hommes capables de prendre le pouvoir et d’instaurer une nouvelle société, pour une nouvelle civilisation en Afrique.

Si nous continuons à avoir peur de notre ombre et à faire des calculs égoïstes à court terme, si nous poursuivons sur la voie de la peur du lendemain sans y avoir travaillé…
alors l’Afrique restera le continent où l’on se sert et dont la population est servile.

S’UNIR POUR BÂTIR C’EST GRANDIR ENSEMBLE.

Bon dimanche la famille ❤️

Crédit source : Post Facebook Claudy Siar du dimanche 9 septembre 2018.

Mauritanie : préludes, instruments et alibis d’une mise au ban

■Par Biram Dah Abeid, Prison Civile de Nouakchott.

I. Les liaisons dangereuses

Le 21 juin 2014, vers 13h, juste après avoir voté et lu ma déclaration à la presse, je m’apprêtai, seul, au repos mais mon téléphone sonna. Au bout du fil, une personne très proche du chef de l’État, mon concurrent et candidat à sa propre succession, m’interpelle sans aménité : « Le président Mohamed Ould Abdelaziz te transmet ce message: il a suivit et écouté ton discours et tes propos, très séditieux et inacceptables, durant la campagne électorale ainsi que ton dernier propos aux journalistes tout à l’heure devant ton bureau de vote, qui est une parfaite illustration de cette orientation. Maintenant, si tu prétends à un avenir politique dans ce pays, renonce tout de suite et pour de bon à cette ligne; dans le cas contraire, attends-toi à ce que je sévisse pour te mettre hors d’état de nuire. »

Ma réponse à cette suprême insolence est connue; elle fut à la hauteur de l’idée que je me fais de l’honneur, de la dignité, de l’esprit de sacrifice et du devoir de résistance. Depuis, cette personne très proche de Mohamed Ould Abdelaziz par la parebté et la connivence, ne m’a jamais plus rappelé, bien qu’auparavant elle fît signe, de temps à autre, sans manquer toutefois de me témoigner de l’admiration et un soupçon d’amitié.

Quatre jours après l’incident, une autre personne dans la proximité indécise de mon adversaire se met en relation avec moi et m’apprend que le « vainqueur » du scrutin, Mohamed Ould Abdelaziz, voudrait bien me saluer au téléphone et espère beaucoup mon aval à l’énoncé du verdict des urnes. J’entrepris, tout de suite, de lui expliquer l’envergure de la fraude, des irrégularités et des manipulations massives et multiformes d’où l’évidence du doute quant à l’intégrité du résultat proclamé; cependant, au-delà de la force majeure et malgré le fait du prince, je reconnaitrais les scores, seulement en vertu d’un accord politique entre l’émanation politique d’IRA, le parti Rag (encore interdit) et le pouvoir. Pragmatique quant il le faut, j’exigeai, en contrepartie, la légalisation du parti Rag et l’enregistrement de l’Ong IRA. L’entremetteur entérine la proposition et me « passe » son cousin de président, Mohamed Ould Abdelaziz. Ce dernier réitère les mêmes sollicitations que son envoyé exprimait en son nom et valide le projet d’entente par moi formulé : oui, s’engagea-t-il, il promet la reconnaissance et l’enregistrement des deux cadres d’activités, dès la fin de la cérémonie de son investiture, d’ici quelques jours. Je proposais l’accord, le jour suivant, à l’approbation de la direction du Rag. L’organe dirigeant le rejeta, catégoriquement, grâce aux arguments de mon collègue de l’époque, Brahim Bilal Ramdhane. Ce dernier soutenait, étayant ses raisons par force exemple, que le chef de l’État mauritanien traîne la réputation d’un homme sans parole et de peu de foi, pour résumer un grief bien plus fleuri. Selon lui, le contrat éventuel ne peut être accepté par le Rag que si Ould Abdelaziz lui-même consent le premier pas, en ordonnant la reconnaissance des deux organisations. Je transmis la décision du Rag à l’émissaire de Mohamed Ould Abdelaziz dont la réaction confirmait le désappointement du destinataire, voire l’âpreté de sa vindicte.

Quelques jours après, dans son discours d’investiture à un second mandat, Ould Abdel Aziz dépeignait IRA et Rag, sans les nommer, comme un danger pour la nation, avant de promettre leur éradication, en priorité de son exercice de Président. Des pelotons d’auxiliaires de services de renseignements enclenchent alors une offensive dans les mosquées et les média publics et privés contre IRA et Biram Dah Abeid. La jeunesse et les militants d’IRA répliquèrent à la charge de dénigrement, dont le mufti de la république islamique de Mauritanie, Ahmedou Habibou Arrahmane s’improvisait fer de lance; dans ses prêches du vendredi suivant, il assimilait le prix des Nations Unies pour les droits de l’Homme octroyé à Biram Dah Abeid en 2013, à un cheval de Troie au service des ennemis juifs de l’extérieur, alliés à leurs alliés de l’intérieur, afin de détruire la société musulmane et idéale. La presse acquise aux renseignements élabore des conspirations de croquignole, sans doute recevables par l’entendement paranoïaque des peuples en panne d’intelligence ; elle renseigne l’opinion sur des assassinats et enlèvements fictifs, commis ou prijetés par les partisans de Biram. Ces criminels, disaient – de concert – les journalistes mouchards et affabulateurs, sont les séudes de IRA, ils enlèvent les petites filles maures, les violent, tuent et inscrivent sur les corps, le nom de Biram, en guise de trophée. Les arrestations suivent, dans nos rangs. Un proche du sérail m’alarme, en toute discrétion : « tu es visé et tu seras arrêté au premier « contact » que tu tenterais avec les populations, tu seras emprisonné une longue période, « ils » ont jugé indispensable de te neutraliser avant 2019 ».

Le lanceur d’alerte au sein du pouvoir, à l’image de beaucoup de personnalités et cadres qui servent le système par peur, nécessité ou opportunisme alimentaire, me prédit une interpellation imminente, suivie du schisme, au sein de ira, d’une cellule dormante ; celle-ci occasionnerait un bruit considérable et mon propre discrédit. Ensuite, se déclencherait une vague d’autres sorties tonitruantes, de la part des figures de l’Ong anti-esclavagiste, concomitamment au séjour prolongé de Biram en prison. Il renchérit : « le pouvoir n’acceptera plus jamais que tu prennes un « contact » direct avec les populations, ton discours étant jugé déstabilisateur et très nocif ».

II. La matérialisation de la menace

Cinq jours après l’avertissement dont je ne saurais évaluer le degré de sincérité, je prends le chemin de la ville de Rosso (200km au sud de Nouakchott), point de passage en direction du Sénégal où je devais me rendre. Mon passage coïncide avec l’arrivée de la caravane initiée par IRA et d’autres Ong, contre l’esclavage agricole. La caravane, en mouvement depuis une semaine sans être inquiétée parvenait au chef-lieu de la région du Trarza, en même temps que moi. Je suis arrêté et condamné à 2 ans de prison, pour l’essentiel dans la ville d’Aleg, où je recevais des visiteurs solidaires, tous témoins d’une détention abrupte, sous la chaleur d’un toit de tôle, en compagnie de moustiques voraces.

Après dix huit mois de réclusion avec Brahim Bilal Ramdhane, le début de subornation de certains dirigeants d’IRA et l’orchestration de plusieurs scissions parmi nous, nous recouvrons la liberté, certains d’entre nous désormais moins enthousiastes à la lutte frontale. L’accueil massif, spontané et l’adhésion des mauritaniens à notre combat, renforcent davantage la peur, chez les gardiens du système de domination, de nous laisser libres de circuler dans le pays, surtout en position de principal contradicteur.

Le troisième acte consista à décapiter IRA, en mon absence, au cours de juin et juillet 2016. Tous les membres dirigeants à l’intérieur du pays sont neutralisés et condamnés à de lourdes peines ; les manifestants endurent la répression féroce ; nous déplorons des bilans de plus en plus lourds, de blessés, souvent lynchés par la police, dans les rues.

Parmi les résultats escomptés de la manière forte, s’impose le calcul d’éradiquer IRA et en tarir l’influence, grâce à l’effet conjugué du verrouillage de ses actions ; les attaques en règles de la part des transfuges viennent accentuer la dynamique de la discorde, de la suspicion réciproque, sources de diversion, donc de déperdition d’énergie.

III. Quatrième acte: le retour sur scène

Après un long séjour à l’étranger, le 07 juin 2017, à partir du Sénégal et du point de passage de Rosso, je regagne la Mauritanie. Quelques jours avant, le Conseil des ministres de cette république de boutiquiers rongés par le fanatisme religieux et le sentiment de la supériorité raciale, croit efficient de réitérer, par circulaire administrative et sécuritaire, l’abolition de tout rassemblement du courant d’IRA, sur l’étendue du territoire. Des pontifes du parti-État arrivent à Rosso et s’y livrent au porte-à-porte en vue de dissuader, les populations, de m’accueillir. Des unités de la police, de la garde nationale et de la gendarmerie investissent la capitale du du-ouest, pour tenir les populations loin de l’encombrant compatriote. La veille du jour J (7 janvier 2017), le trafic d’habitudes très intense entre les deux pays est suspendu, seules les différents corps d’armes et de sécurité, occupent le quai de passage et ses alentours ; les rues de la ville, quasiment en état de siège, sont inaccessibles aux piétons et automobilistes ; les magasins ferment sous la contrainte et les militants et sympathisants, venus de Rosso ou des autres régions du pays, essuient molestations et vandalisme, sous les bottes des soldats de la milice tribale.

Je rentre à Nouakchott, sans aucune possibilité d’approcher mes compatriotes. De nombreux citoyens ont essayé de rassembler pour m’accueillir à l’entrée sud de la capitale mais le même procédé de dissuasion violente les tient en respect. Interpellations et blessures, coups de matraques électriques et jets de grenades lacrymogènes ponctuent les heurts de civils désarmés, avec les forces de l’ordre hégémonique. Les explosifs continuent à pleuvoir sur le véhicule qui me transporte du km 10 jusqu’à l’entrée de mon domicile. L’arrosage nauséabond se poursuit encore une heure après mon retour à la maison. Des femmes, des enfants, des hommes, dont des voisins et des partisans, durent payer la rançon de la volonté ou du hasard, par l’asphyxie et des complications respiratoires ; Un poste de police s’installait à vue, pour surveiller et intimider les éventuels visiteurs. Neuf jours après mon retour mouvementé, je vais à l’étranger.

IV. Cinquième acte: redéploiement sur le front intérieur

Le 7 mai 2017, je décide de revenir en Mauritanie, à partir de la frontière avec le Sénégal, sur, le point de passage de la ville de Gouraye, région du Guidimakha. Dés qu’il l’apprend, le gouvernement enclenche une action de sape, similaire à celle de Rosso. Le gouverneur, les préfets, commissaires de police et officiers des brigades de gendarmerie et de la garde, entament une campagne de diabolisation et de dénigrement, en sillonnant les communautés villageoises et les quartiers dans les villes sur le parcours ; tous réputent sacrilège et crime irrémissible, de m’accueillir, même de loin. Je tiens à la disposition des curieux, les enregistrements audio de ces discours exécrables, sortis des bouches de commis de l’Etat autant punais que peu convaincus de leur jactance.

La veille de ce 7 mai, les militants d’IRA, connus alentour, sont mis aux arrêts, les frontières de la région fermées à toutes les personnes susceptibles d’appartenir au courant ou de le soutenir. Des centaines de citoyens venus par voiture goûtent, malgré eux, aux joies du refoulement arbitraire. Dés avoir foulé le sol mauritanien, je me retrouve saisi au collet, escorté par plusieurs véhicules de police, de gendarmerie et de la garde, chargés de séides armés jusqu’aux dents ; sous l’emprise des chiens de garde dont le garde-chiourme invisible me tenait à sa merci au nom de la force brute qui est le droit dans la Mauritanie nouvelle, me revoici rebroussant le chemin du logis, privé d’escale, sur un trajet de centaines de kilomètres….

Sixième acte et suite : L’alliance avec Sawab, une manœuvre non anticipée

Nouakchott le 27/08/2018

crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Mauritanie : Lettre de Biram Dah Abeid, prison civile de Nouakchott.

De la cécité du maître à la prescience de l’esclave.

■Récit d’une manipulation de dilettante

Abstract : Entre les militaires de mon pays et moi subsiste un mécompte séculaire, que nous peinons, ensemble, à apurer ; de notre laborieuse insolvabilité à deux, découlent des épanchements de bile et des déglutitions de rancœurs, d’une régularité plus ou moins mesurable. Leur vaine rébellion contre le temps me conforte et procure de la pitié : gardiens d’une citadelle promise à la ruine, ils s’obstinent, cependant, à la croire inexpugnable. Or, parmi eux, à découvert, sans jamais agir à leur insu, je m’assume fossoyeur de cette bâtisse hideuse que maintient debout et désaltère le sang de mes ancêtres. Chaque jour, j’arrache une brique de l’édifice et défait ainsi un pan de mur ; mieux, désormais, je ne suis solitaire à l’ouvrage.

■Au début

L’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (Ira –Mauritanie), organisation de défense des droits humains et de lutte contre la persistance de l’esclavage et du racisme, est interdite depuis sa naissance en 2008. Son président-que je suis-et plusieurs autres cadres dirigeants, dont Coumba Dada Kane, Balla Touré, Ousmane Lo entre autres, ont été démis de leurs fonctions en lien avec l’Etat et persécutés dans les activités privées qui leur assurent le pain. Dès sa naissance en 2013, la branche politique du mouvement d’émancipation des noirs et de jonction avec les justes parmi les concitoyens arabo-berbères est frappée d’illégalité, par simple communiqué du ministère de l’intérieur.

En 2014, je me porte candidat à la magistrature, avec le handicap de l’impréparation et quelque défaut de moyens. Malgré la fraude en amont, le bourrage des urnes sans vergogne et le tripatouillage massif des résultats, je m’impose second, face au candidat des tribus, de l’oligarchie militaire, de l’obscurantisme religieux, des milieux affairistes, de l’ethnicité et de l’histoire en déclin, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Sa campagne, dotée de plus de 5 milliards d’ouguiya, lui assurait l’instrument de la victoire, en sus des militaires, du personnel et de la machine administrative de l’Etat. Dépourvu des avantages comparatifs, je bénéficiais, cependant, de l’espoir et de l’enthousiasme parmi la jeunesse d’ascendance subsaharienne, que le trop plein de misère et de frustration déterminait au changement. Une fraction éclairée au sein de l’élite maure m’apportait un appui davantage qualitatif et bien moins de suffrages. A mes réunions, se pressaient, se bousculaient surtout, beaucoup de hratin, poullarophones, soninké, wolofs et bambaras.

A ce moment, Mohamed Abdel Aziz, mon concurrent pourtant largement favori, panique et incline aux procédés comminatoires, en violation des règles de la bienséance et des usages de la chevalerie ; il me fait parvenir un message de menace, par l’intermédiaire d’une tierce personne dont je ne dévoile l’identité pour l’instant : « tu vas rectifier tout de suite ton discours séditieux dont tu as usé pendant la campagne, sinon nous allons prendre nos dispositions et sévir à l’avenir. » L’ultimatum ne comportait de terme précis dans le temps.

Sans hésiter, je réponds, avec la fougue et la véhémence que suscite le sentiment de l’honneur bafoué, « je persiste et signe dans mes propos ! Qui es-tu pour dicter la ligne de mon discours ?»

A son investiture, après une victoire dont je contestais le score, l’inélégance et les expédients douteux, Mohamed Ould Abdel Aziz laissait entendre la résolution à éradiquer l’Ira – Mauritanie. Cinq jours avant mon arrestation à Rosso, en novembre 2014, une personnalité proche du susdit me remet en garde : « tu es visé, tu risques un long séjour en prison » ; selon mon interlocuteur, « si tu restes libre jusqu’en 2019, tu risques de multiplier ton aura et ta capacité de mobilisation ; fais attention ». La suite n’infirmait ses avertissements.

■Tomber, se relever

Hélas pas seul je dus subir 18 mois de prison, sans motif plaidable dans une démocratie et recouvrais la liberté pour des raisons tout autant inexpliquées.

Libéré en 2016, je récoltais un bain de foule, d’une taille inaccoutumée ; la presse acquise à l’ordre établi s’inquiéta du nombre, de la compacité et de la joie en partage. Aussi, sans tarder, juste un mois après pareille apothéose, une série d’arrestations de ses cadres, décapitait l’association non-reconnue ; s’ensuivaient la torture durant la détention préventive et de lourdes peines de réclusion, avant leur allègement grâce aux pressions diplomatiques et à l’intérieur du pays. Néanmoins, la main lourde des services de sécurité favorise, parfois orchestre, des départs tonitruants de transfuges et des défections malveillantes, toutes fragilités mise en scène pour occasionner, dans nos rangs, le maximum d’acrimonie, de doute, bref nous démobiliser.

En janvier 2017 je me résolus à rompre un long séjour à l’étranger et regagnais le sol de la Mauritanie sous haute surveillance ; les rassemblements du mouvement essuient de violentes attaques par les forces de sécurité, la tension avec le pouvoir évolue en dent de scie. Ira se bat et s’illustre avec les forces de la coalition G8, contre le référendum puis seule face à la cherté de la vie.

L’aile politique d’Ira – en l’occurrence le Rag – cherche le partenariat avec un parti autorisé, pour pouvoir participer aux élections municipales, législatives et régionales ; certains, approchés, par nos soins prudents, ont tergiversé, louvoyé, pesé de la poussière de détail, avant de se résoudre, quasiment, à un identique agenouillement : ils disaient redouter la réaction de Mohamed Ould Abdel Aziz, le principal détracteur de la dynamique de libération des noirs en Mauritanie et de leur jonction avec les justes parmi les maures.

Alors, que l’espoir d’une collaboration fructueuse s’éloignait, le parti Sawab franchit le rubicon et rejoint l’alliance de la coalition qui soutient ma candidature au scrutin présidentiel de 2019. Dès l’annonce de la date de signature de cet accord au 31 mai 2018, le ministre de l’intérieur interdit l’évènement ; par la suite, après conciliabules avec la direction de Sawab, les autorités lèvent la mesure mais agitent des menaces, notamment sur les lèvres du porte parole du gouvernement, d’ailleurs expert en propos de faible discernement et d’une teneur toujours à l’avenant.

■Le piège

Le 31 mai 2018 à la maison des jeunes de Nouakchott, l’enceinte débordait d’un public de circonstance où se retrouvaient quelques observateurs, curieux d’assister à une telle alliance, entre descendants d’esclaves, noirs victimes de l’exclusion et de l’impunité et des nationalistes arabes d’inspiration baassiste.

A la fin de la cérémonie les journalistes se ruent vers moi ; je ne les reconnais tous. L’un d’eux, en particulier, me marque, de près ; avec l’insistance habituelle des gens du métier et leur désir légitime de s’exonérer des mauvaises pratiques qui en ébrèchent la réputation, il se prétend « indépendant » et précise travailler pour plusieurs chaines de télévisions arabes ; elles lui auraient commandé une émission avec moi, au sujet de l’accord politique que nous venions de conclure.

Evidemment, je fais signe au Comité de la paix (sécurité d’IRA) de lui ouvrir le chemin, lui fixe un rendez-vous ; depuis, les témoins nombreux en attestent, il n’a presque plus quitté mon domicile ; son attitude ayant dérogé à la moins rigoureuse des déontologies, je me vis dans l’obligation de lui rappeler qu’il n’a pas le droit d’enregistrer les conversations et les échanges, en dehors de l’interview convenue. Il obtempère et explique avoir seulement besoin des images de la famille, des amis et promet de ne pas user des voix de fond, ni du son des conversations courantes. Plusieurs proches et amis de Ira assistaient à l’expression de ses assurances. Après deux semaines du séjour de l’individu chez moi, je quitte Nouakchott en direction des Etats unis d’Amérique.

■Le déclenchement

Alors, en mon absence, Deddah Abdallah poste, sur Youtube, un montage vidéo exactement à charge, de la même veine que ceux produits, envers Ira, par les services des renseignements mauritaniens ; les ficelles de la fabrication, les séquences de montage, les arguments de diabolisation, les omissions, les recollages tendancieux recyclent les classiques de la communication anti-insurrectionnelle, en particulier les contre-mesures psychologiques, aux fins d’accentuer la rupture, dans l’opinion, entre la cible et ses partisans. Bref, il fallait me présenter sous un jour de répulsion, afin d’accorder, au discrédit recherché, les garanties de vraisemblance et de durée. Mohamed Ould Abdel Aziz, en principe constitutionnel, ne pourrait briguer un 3ème mandat en 2019. Ses zélateurs et lui cherchaient à me briser, d’abord. Ce que la télévision publique n’avait pu réussir à l’occasion de ses vidéos de propagande lors de mon arrestation à Rosso, Deddah Abdallah, dûment commis à cet office, s’en acquitta avec plus de fortune.

La voix du journaleux m’accablait de maintes épithètes, point d’une exquise flatterie. J’y apparaissais, sous les traits détestables de l’intrigant prétentieux, orgueilleux, corrompu, vendeur de sa cause aux ennemis de la Mauritanie et de l’Islam, haineux, revanchard, singulièrement jouisseur de luxe et de facilité. Bref, j’alliais ainsi les qualités irréconciliables, du révolutionnaire illuminé et du satrape cynique. Bien entendu, le reportage accorde la parole à mes contempteurs habituels, parmi les compagnons de lutte en rupture de ban mais, aussi, les politiciens de l’extrême droite arabo-berbère. A aucun moment, mon entrevue de plus d’une heure avec Deddah Abdellah, ne sera exploitée dans le document posté sur Youtube et Facebook.

La polémique déferla sur les réseaux sociaux et en dépit de mes instances réitérées, l’auteur refusait encore de retirer la vidéo diffamatoire, que jalonnaient des propos tenus, hors cadre, dans ma maison. L’auteur, l’on s’en souvient, s’était engagé à respecter cette part de débat privé avec les militants.

■Sous la machination, le rouage

Oui, très en colère et dépourvu de recours, je demandais, aux militants, de répondre aux insultes celui qui a dérogé à son rôle de journaliste pour s’ériger en insulteur publique malgré notre hospitalité et nos cœurs ouverts. Ultime provocation après la diffusion de son travail de sape, il vint au logis, en mon absence, dans l’espoir de se faire lyncher par les jeunes mais il ne récolta que l’indifférence. Dès lors, il décida de se répandre en calomnies, partout ; au prétexte de défendre la liberté de la presse soi-disant compromise par nous, les chaînes locales de radio et de télévision lui offraient une tribune à titre gracieux et consentaient la connivence d’une corporation indignée.

La plupart ignorent la mesquinerie du calcul en dessous de tant d’acharnement et de laborieuse menterie : le système d’hégémonie ethno-tribal en délitement, ne saurait souffrir l’entrée, au Parlement, de Biram Dah Abeid et de ses compagnons, tels Adama Sy veuve du sergent Oumar Gadio tué dans le cadre de l’épuration raciale de 1991 et dont l’Assemblée nationale, deux années plus tard, amnistiait les meurtriers ; oui, comment accepter l’élection de Haby Rabah, esclave libérée par Biram Dah Abeid et Aminetou Mint Moctar en 2008 ; comment tolérer qu’elle affrontât les tenants du déni et de l’occultation !!!!

■Le deux poids, deux mesures

A propos des griefs d’incitation à la violence et au meurtre, certains segments de la société mais également des soutiens et proches du pouvoir, s’y livrent impunément: Pendant l’incinération des livres esclavagistes que je menais en avril 2012, Mohamed Ould Abdel Aziz et son entourage m’ont souhaité la peine capitale ; ils parrainaient et encourageaient des manifestations de rue, avec des banderoles et pancartes exigeant ma mise à mort. Les Ouléma, hauts fonctionnaires et ministres prônaient mon élimination physique, au nom de la Charia. L’actuel ministre des affaires islamique le formulait dans un message audible sur Youtube ; à l’époque, il occupait le poste de chargé de mission auprès du département éponyme. De nos jours comme avant, beaucoup de pages facebook des colonnes de sites électroniques, les demandes quelquefois détaillées de me tuer ou d’exécuter les militants des droits humains relèvent de la banalité en République islamique de Mauritanie. Les plaintes de plusieurs victimes demeurent sans suite.

A titre d’exemple, tous se souviennent d’un plateau de télévision fameux où le salafiste et extrémiste violent Yehdhih Dahi annonçait le vœu de supprimer Biram Dah Abeid et Aminetou Mint Moctar, leader de l’Association des femmes chefs de famille (Afcf). Un entrepreneur, proche du pouvoir et des milieux de l’extrémisme religieux, mettait en gage de 10 000 euros, la tête de Mohamed Cheikh Mkhaitir, le blogueur toujours détenu, malgré le dépassement de sa peine de deux ans d’emprisonnement. Et la Mauritanie, membre du G5 Sahel, arbore son entrain à combattre le terrorisme…..

Un poète proche du pouvoir Douh Ould Begnougue déclamait, en public, son intention de tuer les ambassadeurs occidentaux et exposer leurs corps aux fourmis s’ils poursuivaient leur solidarité avec Mohamed Cheikh Mkhaitir accusé de blasphème.

Selon Sidi Ould Dahi un ex sénateur, interrogé lors d’une émission politique de la chaîne Alwataniya, l’ex dictateur Maawiya avait bien agi, en exécutant une tentative de génocide qui se soldait, sur trois ans, par la déportation, l’expropriation et l’assassinat collectif de centaines de noirs mauritaniens.

La justice, jusque-là, ne s’est inquiétée de tels dérapages en dépit de vives protestations de la part de courants influents de la société civile.

■Et maintenant, que faire ?

En comparaison, Deddah Abdellah joue ouvertement le rôle d’un agent provocateur, guère d’un journaliste consciencieux. Le propos, en vertu duquel le magistrat m’incrimine, date de la dernière semaine du mois de juin ; donc pourquoi l’arrestation n’intervient que le 7 août, veille de la validation des candidatures ?

Oui, l’on me prépare un procès politique, dans la droite ligne des enseignements du passé, lorsqu’une tyrannie décatie refuse les outrages du temps et se croit de jeunesse perpétuelle. J’aborde la vieille ingrate avec l’aplomb et l’insolence de ma certitude en la toute puissance de l’opprimé, quand sonne l’heure de sa libération.

Biram Dah Abeid

Prison centrale, de Nouakchott, le 15/08/2018

Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

GANBANAAXUN IDÉAL: une COM du président Gaye TRAORÉ.

Une intervention explicative du président d’ARMEPES-FRANCE, une association partenaire du forum GANBANAAXUN FEDDE. Mr Gaye TRAORÉ est l’initiateur ce forum-Mouvement d’éveil citoyen, humaniste, pacifique et transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées.

Il revient sur certains points clés d’une proposition de réformes pour la communauté soninkée.

Crédit source: Réseaux GANBANAAXU FEDDE

ALERTE INFO: BIRAM DAH ABEID arrêté par la police en Mauritanie!

Message du président D’IRA Mauritanie Biram Dah Abeid :

《La police vient de me réveiller pour me dire qu’ils ont reçu l’ordre de m’arrêter, je suis conduit au commissariat, je sais que c’est lié au fait que la CENI doit nous remettre aujourd’hui un reçu définitif pour la liste nationale des députés, candidat aux élections ainsi qu’à certaines activités populaires que j’ai entamé il y a quelques nuits.》

Source crédit: Réseaux IRA-MAURITANIE.