LE CHOIX UTILE, UNE NÉCESSITE POUR UN RENOUVEAU ASSURÉ

Amadou Hampâté Ba disait: chacun possède sa vérité. Mais l’unique vérité, est celle qui se trouve au centre ». Celle-là, tout le monde la connait. Tout le monde peut la refuser aussi.

Nous arrivons bientôt et enfin au bout du tunnel. Nous avions tant espéré quand nous l’apercevions. Nous avions mis à disposition toute notre énergie, avions bravé tous les obstacles, avions contourné tous les pièges. Nous y avons laissé parfois notre sang, les être les plus chers aussi. Nos convictions, certes toujours vivantes, ont perdu, parfois et au fil de notre parcours parsemé d’obstacles, de la force. Nos espoirs nourris par des promesses, bon gré mal gré jamais tenues, se sont amenuisés. Nous avions couru, marché, rampé pour sortir de ce tunnel. Nous arrivons au bout de cette aventure périlleuse, fatigué.

Tous les plans et toutes les stratégies que nous avons réalisés, toutes les idées que nous avons construites, toutes les organisations que nous avons bâties, ont subi les effets néfastes des politiques divisionnistes que nous combattons au cours de notre passage vers la liberté.

L’opposition Mauritanienne n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle est restée dans son état embryonnaire. Malgré ses manquements et ses faiblesses, elle lutte et toujours pour un peuple qui le suit du mieux qu’il peut. Mais elle chavire sûrement.

Elle commence à montrer des signes d’épuisement et d’abandon à 3 mois des élections présidentielles. Son manque de pragmatisme, de force de propositions, de vision réelle et de présence active dans les efforts de lutte et son absence totale tout à fait constatée sur la scène de ladite lutte lui font perdre toute crédibilité, si crédibilité il y a eu. Elle n’a plus les moyens d’unir le peuple.

Et maintenant ?

Nous sommes au moins sûrs d’une chose : elle ne pourra pas faire de miracle. Elle ne pourra pas changer la donne. En 3 mois, il lui sera impossible de combler un retard de 27 ans, partant de l’année 1992. Ainsi donc, sa cote de confiance baisse depuis 27 ans. C’est ainsi que les Mauritaniens ont exprimé ce sentiment lors des précédentes élections régionales, législatives et municipales et les résultats en disent long sur leurs réponses.

Il y-a-t-il encore une lueur d’espoir ?

Le fait de concéder un bien commun lorsqu’on a plus les moyens de le gérer ne nous en retire pas pour autant toutes les responsabilités. On a juste permis la croissance de ce bien partant sur de nouvelles bases. Quand le capitaine d’un bateau n’est plus apte à diriger son navire, et de surcroit défectueux, on doit oser céder les responsabilités à celui qui est capable d’en assurer la manœuvre et la survie des occupants jusqu’à bon port.

Ceci dit, la Mauritanie va très mal. La démarche de l’opposition, en ces temps de crise, fait dormir le peuple et le rend faible et de plus en plus vulnérable. Elle est entrain de livrer le peuple à un nouveau prédateur.

De grâce, soyons lucide. Nous avons déjà assez souffert à cause de nous-même, de notre vision, de notre comportement à caractère ethniciste, féodaliste et communautariste. Ce sont des tares qui nous gangrènent dans notre propre chair au point de nous aveugler.

Oui, le Mauritanien et la prise de risque, si risque il y a, ne font pas bon ménage. Mais je crois que nous n’avons plus droit à l’erreur. Puisse que nous avons aussi la liberté d’opter pour le camp de l’erreur, nous pouvons aussi aller dans ce sens pour les mêmes raisons qui nous ont motivées auparavant et qui nous ramènent toujours au point de départ.

Aujourd’hui, laissons-nous guidés par le temps pour construire votre conviction de demain. Mais dans l’immédiat, étant donnée l’urgence de l’instant, pensons utile.

Choisir Biram Dah Abeid, est une nécessité. Nous avons accumulé des échecs et l’engagement de Biram est bien né de ces périodes d’échecs-là. Il est le modèle d’homme qui présente toutes les caractéristiques d’une personne d’abord normale mais aussi faite pour lutter de façon mesurée contre un système de gouvernance de cette dimension. Il a démontré, avec pugnacité, caractère, combativité, volontarisme, hardiesse une prise de position ferme et constante, a pris des risques vis-à-vis de lui-même, de sa personne, de sa famille, de ses amis, de son entourage, a créé la peur dans les rangs du pouvoir, a engendré l’explosion des tendances traditionnelles, a changé les esprits et les comportements de la société, a fait connaitre notre lutte et nos souffrances, et nos malheurs, et nos craintes, et nos revendications auprès des instantes internationales. Au niveau national, Biram Dah Abeid vit nos problèmes à travers ses actions d’accompagnement dans notre quotidien. Il est entrain de briser les barrières.

Quoi de plus ? Faut-il être un surhomme pour mériter la sympathie d’un Mauritanien avec autant de qualités démontrées par l’action?

Les autres leaders auraient voulu faire autant mais ils ont échoué et il faut l’accepter. Mais ce n’est pas, pour autant, terminé pour eux. Biram a besoin d’eux comme ils ont besoin de lui. Il suffit tout sobrement de lui tendre la main. C’est aussi simple que ça !

Biram dah n’est pas parfait. Ce n’est pas Dieu. Il reste un mortel. Mais nous autres, mauritaniens mortels que nous sommes aussi, devons lui exprimer notre reconnaissance, notre sympathie et l’aider à rendre son travail utile, tout en louant le travail fait par ceux qui ont tenté, avant lui, de faire réaliser les meilleurs projets de société dont nous pouvions rêver tous. Nous resterons libres de nos convictions. Biram n’y changera rien. Il est juste le complément de tous nos manquements.

Il appartient, maintenant, au peuple de décider de son avenir, dès lors qu’il possède la chose intrinsèque, la liberté de penser, de juger, de séparer le bon et le mauvais, et enfin de choisir.

La lutte de ceux qui sont morts pour la cause ne doit pas rester veine.

Biram versus Ghazouani ? Et si nous écoutions nos cœurs, nous ferions le bon choix !

Par Thomas Mag, activiste mauritanien des Droits Humains.

✅Source crédit : Post Facebook de l’auteur (2/3/19)

Focus – Immigration clandestine : le Guidimagha en deuil, pleure encore et toujours ses fils !

C’est triste, désolant et endeuillant. Il n’y a pas des mots pour qualifier cette tragédie s’elle se confirme. Le mois de janvier 2019 précisément, le vendredi 11, aurait vu naître un grand deuil partagé sur l’ensemble du territoire Mauritanien, notamment du Guidimagha Mauritanien. Une embarcation clandestine aurait échoué en mer méditerranéenne et a causé la disparition voire la mort de 53 personnes selon des sources. ‘Inalillah we inna ileyhi rajioune’ Qu‘ils soient des élus du paradis. D’après diverses sources et les informations qui circulent sur la toile, on compte parmi ces naufragés, plusieurs personnes de nationalité Mauritanienne, dix-neuf selon certaines. Faut-il dire qu’on pourrait en compter plus car, il ne s’agit pas jusque-là, des chiffres officiels ou avérés.
Le gouvernement mauritanien dit ne pas avoir des informations officielles sur le naufrage, auprès des autorités espagnoles et marocaines, et a promis de chercher toutes les informations nécessaires à ce sujet, mais depuis, le silence est totale. Le gouvernement a démenti en premier temps les infos selon lesquelles, un naufrage a eu lieu, et depuis, aucune déclaration officielle n’a été faite. Cherche-t-on, à étouffer cette affaire au détriment des parents endeuillés ou s’agit-il des rumeurs pour ne pas dire des fausses informations. N’est-il pas du devoir des autorités de faire une déclaration et de compatir à la triste nouvelle, s’elle se confirme, qui a frappé le Guidimagha par une déclaration officielle de condoléances aux familles et à l’ensemble de la région et au peuple Mauritanien indivisible et un ?Toutes les âmes se valent.
Une enquête approfondie doit être diligentée dans le plus bref délai en vue de situer les responsabilités et de savoir réellement ce qui s’est passé à propos de ce naufrage survenu selon certaines sources, entre le Maroc et l’Espagne, pour que les familles puissent faire correctement leurs deuils. On ne peut se servir de prétexte d‘atteinte à l’image du pays, et dessiner l’espoir sur les visages des pauvres parents anéantis déjà par la triste nouvelle de non-retour de leurs enfants. La vérité est leur ultime recours.La solidarité dans des moments difficiles est une preuve d’amour, l’unité nationale tant souhaitée par le peuple Mauritanien ne peut -être vraie, si l’on continue de profiter ou d’ignorer les malheurs de ses semblables.
La Mauritanie, l’on sait, profite des milliards d‘ouguiyas et des millions d‘euros pour lutter contre l’émigration ou l’immigration clandestine chaque année ou pour un soit disant lutte contre ce fléau. Les résultats sont- ils à la hauteur des attentes ? Certainement pas. Les différents pays partenaires dont la Mauritanie, le Maroc, l’Union Européenne, l’Espagne, l’Italie…gagnent à changer de stratégies de lutte contre l’émigration clandestine, en investissant les deux tiers de cet argent destiné à construire un impossible mur de sécurité imaginaire, aux pays de départ par la création d’emplois et des sociétés employant les désespérés qui empruntent ce chemin de la mort… Que constater d‘ailleurs, si ce n’est l’expression d’un désespoir continue et sans fin dans leurs pays d’origine respectifs. Des citoyens qui n’arrivent pas à trouver d’emplois décents et des conditions de vie dignes de ce nom dans leurs pays. Nul ne justifie l’emprunt de cette voie de non-retour que les désespérés empruntent, mais en réalité, ne s’explique-t-elle –pas par le désarroi et l’inconsidération des dirigeants portés à leur égard, ou leur situation dans leurs pays ? Quand les pays de départ et de transit manquent cruellement des opportunités et n’offrent pas d‘emplois dignes de ce nom, il ne faut pas s’attendre à ce que cette politique actuelle de sécurité migratoire retient les gens. Au contraire, il provoque un engouement certain. L’évidence est que, des centaines, voire des milliers de personnes s’adonnent à la mort, en empruntant le chemin de la mort qu’est la voie clandestine sans hésitation pour l’inconnu tous les jours.
L’Etat Mauritanien est-il, en partie responsable de ces tragédies qui frappent ses fils ?

La Mauritanie est l’un des rares pays de la sous-région qui a des potentialités économiques diverses. Le pays exploite diverses ressources dont le poisson, fer, le pétrole, l’or, l’uranium,le sel…. Malgré cette exploitation et les énormes ressources, l’émigration clandestine est monnaie courante. Non seulement, c’est un pays de transit mais aussi des mauritaniens empruntent souvent, le chemin de la mort : les pirogues clandestines avec comme bilan, des dizaines, voire des centaines de morts de nationalité mauritanienne par an. La plupart de ces personnes qui se sacrifie, vient surtout du Guidimagha. Une région peuplée majoritairement par des soninkés. Ils habitent dans le sud du pays notamment dans la région du Guidimagha et le Gorgol et vivent principalement de l’agriculture. Le Guidimagha est l’une des régions de la Mauritanie qui connait le taux d’émigration le plus élevé. Ces populations migrent depuis la nuit des temps pour subvenir à leurs besoins vitaux.
Pourquoi ce peuple émigre –t-il ?
Malgré les potentialités économiques importantes du pays, les soninkés du Guidimagha restent lésés sur le plan économique, social et politique c’est un peuple qui a longtemps souffert des discriminations et qui est resté pendant longtemps éloigné des décisions centrales. Même si des fausses représentations et images font paraître les soninkés comme un peuple de riches en Mauritanie, il faut constater qu’il reste l’un des peuples le plus pauvre de ce pays. C’est insensé et dénué de sens, quand on sait que dans l’organisation ou famille chez les soninkés, seules deux personnes sur dix peuvent subvenir correctement aux besoins de son ménage (nourriture, soins, santé, éducation…). Et, l’organisation familiale nous enseigne aujourd’hui pour la plus part des cas, que ce sont les émigrés et immigrés qui prennent en charge presque toute la famille « élargie au sens soninké ». Un émigré doit subvenir aux besoins d’une dizaine voire une vingtaine de personnes de sa famille. Comment pourra-t-on parler de communauté d‘opulents ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces émigrés ou immigrés pour la plus part des cas, huit sur dix ont regagné l’Europe clandestinement en prenant les pirogues clandestines qui, malheureusement pour certains cas échouent en mer comme aujourd’hui.
La disparition en mer de ces 53 personnes n’est pas une première et non une dernière tant que des politiques de développement adéquates ne sont pas développées dans nos pays, dans notre pays et dans la région du Guidimagha. Le Guidimagha a besoin de survivre, pas avec cette immigration clandestine ou l’émigration légale, mais avec des véritables politiques de développement qui peuvent générer des emplois et retenir les jeunes dans leur pays et leur région. Le désespoir est source de malheur, le Guidimagha est malheureux parce que délaissé par l’Etat. Les jeunes émigrent, pas parce qu’ils veulent, ils émigrent parce qu’ils manquent des emplois, de l’espoir, ils sont abandonnés à leur sort et désorientés par les politiques publiques les excluant. Nul ne doit ne doit pouvoir justifier l’immigration clandestine des jeunes soninkés du Guidimagha dans des situations épouvantables et suicidaires, dans un pays comme la Mauritanie qui regorge des potentialités économiques et dont la population n’atteint même pas quatre millions d‘habitants, si ce n’est que par le fait qu’ils sont laissés pour compte. Il est temps que les besoins et les attentes de cette région soient pris en compte pour éviter à la nation des pertes humaines regrettables et que l’étiquette de Guidimagha suffit et peut suffire -à elle-même s’arrête pour faire place la raison et la réalité d‘une région désemparée qui a besoin de l’appui de l’Etat, des emplois et des infrastructures fiables. La vérité est que, même si le démenti du gouvernement s’avère vrai, il reste toujours que les soninkés du Guidimagha continueront d‘emprunter cette voie, tant qu’ils sont abandonnés à leurs sorts et tant que le chômage frappe au plus haut point. Le Guidimagha s’est vidé de ses et non intellectuels, qui ont rejoint l’Europe par la voie clandestine, à la recherche d’un éventuel moyen de survie de leurs familles, faute d’avoir des emplois décents dans leurs pays.
Espérons qu’avec l’avènement des conseils régionaux récemment installés pour la première fois en Mauritanie, en lieu et place du sénat, que la situation changera, que les fils Mauritaniens du Guidimagha seront impliqués dans les sphères pour ne pas avoir à choisir la voie du désespoir. Car seul le désespoir, le manque d’emploi et le désarroi conduisent à immigrer dans des situations aussi périlleuses. L’Etat peut éviter des morts de ces fils en créant des emplois, en employant les fils du Guidimagha, en investissant dans la région et en les impliquant davantage dans la gestion de nos cités et dans l’administration centrale.

Samba Fofana
Directeur Délégué de publication de linformation.net

Soucre crédit : Post Facebook de l’auteur

Le dramatique naufrage d’une embarcation en mer méditerranée : zones d’ombre persistantes sur le bilan et les nationalités de disparus.

D’après une vérification sur des bases solides, l’embarcation est partie de côtes marocaines dans la nuit du vendredi 11 janvier au samedi 12 janvier 2019 pour les terres ibériques (l’Espagne).

Si on se réfère à la liste diffusée par des membres de la communauté soninké sur les réseaux sociaux (Whatsapp et Facebook) dans la journée du 16 janvier, ils seraient 52 à avoir pris place dans ce navire introuvable à ce jour. La source « mère » de cette liste viendrait probablement des passeurs ou leurs contacts du circuit. Cette première liste a la particularité d’avoir devant le nom de chaque candidat migrant, le nom, le prénom ou le surnom du passeur qui serait son référent dans le trafic.

✅Ci-dessous la liste 👇

1-Makan Kamisoko / Aly
2-Mariam Camara / Alpha
3-Bacary Soumaré / Aly
4-Bacary Sambaké / Aly
5-Aboubacar Sylla / Alpha
6-Kantra Djoumassy / Aly
7-Mamadou Dabo / Kebé
8-Morlay Sacko / Sanoussy
9-Aboubacar Alaciré Diarra / Gill
10-Siradji Coulibaly / Gill
11-Souleymane Cissé / Gill
12-Demba Gaye Camara / Gill
13-Moussa Camara / N
14-M’paly Diarra / N
15-Ousmane Camara / N
16-Madjigui N’Diaye / N
17-Malik Sidibè / N
18-Aly N’Diaye / N
19-Sabara Keita / N
20-Moussa Yelly Camara / N
21-Bacary Fodé Camara / N
22-Gaye Konaté / Ibrahim C
23-Younouss Daffa / Ibrahim C
24-Saidou Cissé / Doua Paris
25-Saikou Madjou / Soko
26-Madjou Diallo / Soko
27-Sekou Yattera / Boudé
28-Djadjé Soumaré / N
29-Samba Sacko / Sadjo
30-Makan Coulibaly / Sadjo
31-Habibou Konaté / Boudé
32-Hamidou Traoré / Boudé
33-Demboyi Keitagou / Boudé
34-Oumar Djabira / Mady
35-Marguerita Camara / Diallo
36-Rayanatou Keita / Diallo
37-Fousseyne Camara / Moussa
38-Sidy Camara / Moussa
39-Lassana Coulibaly / N
40-Boubou Traoré / N
41-Hadji Bah / Angola
42-Lamarana Barry / Alpha
43-Thierno Souleymane / Ousmane
44-Mohamed Bathily / Sidy
45-Aboubakry / Soul
46-Sayon Keita / Soul
47-Alhassane Pathé Diao / Soul
48-Gui Patfer / Grd Aly
49-David / Grd Aly
50-Talibé Sokhona / Gill
51-Hammara Camara / Moussa
52-Ladji Diarra / Aly

À ces 52 personnes, il faut y ajouter 2 ou 3 membres de l’équipage selon les dires de gens ayant connu pareille traversée périlleuse. Dans ce cas le bilan de 54 ou 55 naufragés est plus que plausible.

Concernant le rescapé, quelques temps après la large diffusion de la liste au sein de nos cercles Réseaux sociaux (Whatsapp et Facebook), un audio de témoignage dont il serait l’auteur a circulé en langue soninké. Secouru par un bateau de pêcheurs, l’homme prétend que leur embarcation a chaviré et tous ses compagnons ont été emportés en eaux profondes. Et lui même, tenait à une corde liée un corp matériel flottant pendant des longues heures . Ce qui a semé le doute sur son témoignage vocal partagé dans Whatsapp auprès du public, c’est la description de son parcours une fois sur la terre ferme. Il dit avoir marché une certaine distance et avoir pris le bus avant d’accéder un hôpital pour des soins. Des personnes qui connaissent ces voyages très durs physiquement en situation normale, ont émis des réserves sérieuses sur la véracité de son témoignage sur l’accident. Ainsi des questions restent ouvertes, d’autant plus que certains proches de disparus avancent qu’ils n’ont plus eu des contacts directs via téléphone notamment avec le passeur référent de leur parent.

✅Tous soninkés et du Guidimagha en Mauritanie…?

Certainement NON, mais majoritairement soninkés probablement OUI, mais pas forcément du Guidimagha mauritanien seulement. Après une brève enquête de vérification auprès de ressortissants de villages originaires cités dans une liste qui circule sur les réseaux sociaux, nous pouvons établir la liste des disparus par village d’origine du Guidimagha mauritanien

Solou 1

Diaguilly 3

Tafara 2

Dafort 3

Tachott 3

Chaggar 5

Hassi 1

En tout ce seraient 18 personnes portées disparues, issues de différents villages du Guidimagha en Mauritanie. Par ce factuel, nous sommes très loin des « 52 jeunes mauritaniens issus du Guidimagha » annoncés noyés lors du naufrage. Il est très urgent qu’une enquête approfondie soit amorcée sur ce drame qui reste toujours confus à notre sens. Il faut noter que dans une liste vue sur les réseaux sociaux, on y constate 15 portés disparus originaires de Selifely (1 seul reconnu disparu finalement), village malien à 7 kms de Ould yengé au bord du Karakoro.

✅Et la confirmation de l’activiste militante du côté espagnol !?

Le post Facebook de cette militante est venue presque corroborer ce qui se disait et s’écrivait sur le sort de l’embarcation basant sur la première « source mère » que nous avons cité plus haut (Les contacts proches-passeurs et le témoignage du rescapé). Très suivie sur son profil Facebook, la militante a brossé le scénario plausible et tenant certainement d’autres éléments confidentiels , mais qui lui a donné l’info sur le départ et surtout le nombre exact de 54 membres et dire qu’ils sont à majorité de la Mauritanie ? Il y a sans doute quelque chose à creuser à ce niveau également.

☝️un témoignage audio de la militante qui laisse planer des incertitudes.

✅La réaction et la rétractation de l’antenne UE Mauritanie !

La journée du 17 janvier, la délégation de l’UE en Mauritanie a communiqué un mot via post Facebook officiel de condoléances aux familles des disparus. Quelques temps après, il a été constaté que le post a été supprimé sans aucun explicatif depuis sur l’affaire. Et ici aussi quelque chose tague et mérite d’être éludé.

Au final, la réaction hâtive politico polémiste du ministre mauritanien. Ce dernier, banalisant sournoisement un peu le post Facebook du très influent militant politique Kaaw TOURÉ des FPC ex-flam , s’est laissé confondre par un communiqué de démenti catégorique plus que troublant. Alors que Mr TOURÉ n’a fait que reprendre sur son fil actu Facebook , la liste et l’information de la « source mère » sur le naufrage. Ici grâce à cette brèche politicienne qui s’est ouverte, les pouvoirs publics sont obligés de prendre des initiatives sérieuses sur l’affaire. Ce qui est très rare en la matière. D’ailleurs même un certain personnel politique soninké du Guidimagha s’est exprimé publiquement au moins cette fois-ci. Car ce phénomène historique de départs clandestins vers l’Occident et le lot de tragédies avec, ne sont pas inconnus d’un soninké quel que soit son niveau social et politique .

Par la suite d’autres organes de presse sérieux en ligne ont relayé l’information sur la base d’un communiqué de presse d’une association espagnole ci-dessous le doc capture d’écran.

👇Nous l’avons repris d’un post Facebook de la journaliste mauritanienne Mariem Derwich.

AU DU BLOG, NOUS EXPRIMONS NOS SINCÈRES CONDOLÉANCES AUX FAMILLES ET PROCHES DES DISPARUS.

Paix à leurs âmes. Ameen

🖊K.S pour le BLOG

Vidéo/Entretien RMI avec Gaye Traoré ARMEPES-France/Ganbanaxu Fedde

RMI-Info – Présente en France et dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest la Mauritanie, le Mali, le Sénégal, la Gambie, Ganbanaaxu Fedde lutte contre l’esclavage notamment aux statuts particuliers auxquels il assigne.

En effet, même si l’esclavage est partout abolit, dans certaines cultures ouest-africaines précisément chez les Soninké dont il est questions ici, le statut social de naissance continue à assigner des gens dans des rôles déterminés. Ainsi certains sont considérés comme étant issus de « basses extractions » sociale, en référence à leurs aïeux esclavagisés.

Malgré les réussites (sociales, économique, politiques, universitaires) que ces derniers peuvent afficher, les esprits rétrogrades les confinent aux statuts peu valorisants de leurs aïeux. Basé en France, Gaye Traoré le président de Ganbanaaxu Fedde est un universitaire mauritanien, il revient avec nous sur le combat de son association.

Soucre crédit : RMI-INFO

Alioune Tine : 《MOBILISATION GÉNÉRALE DE TOUS LES CITOYENS POUR UNE PRÉSIDENTIELLE TRANSPARENTE ET APAISEE》

Le précontentieux électoral s’alourdit dangeureusement au fur et à mesure de l’évolution des différentes phases du processus de la présidentielle 2019.
Il est désormais de la responsabilité de chaque citoyen quelles que soient sa position, son appartenance politique, religieuse, son statut, doit agir pour sortir d’une situation politique et électorale tendue et porteuse de tous les dangers. En téte , le Président de la République Maky Sall , qui dans le domaine de l’organisation d’election présidentielle ne doit pas faire moins que ses prédécésseurs Abdou Diouf et Abdoulaye Wade qui ont respecté une tradition qui n’a céssé d’évoluer dans le bon sens depuis les années 90.

—– UN PRÉSIDENT-ARBITRE -RÉGULATEUR

Le Président de la République cumule en une seule personne trois (3) rôles essentiels au jourd8,
– 1)Le President ,le Chef de l’Etat , Chef de l’Administration et des armées;
– 2) Le Président, Candidat à la Présidence , leader d’une coalition de partis politiques,
– 3)Le Président-Arbitre-Régulateur
La Figure du Président-Arbitre-Régulateur a émergé dans les années 90 aprés les crises et violences postélectorales de 88-90 avec l’aide d’un ministre de l’intérieur, homme d’État exceptionnel Famara Ibrahima Sagna.
Famara Ibrahima Sagna, une fois nommé ministre de l’intérieur a démissionné de su Parti Socialiste pour etre neutre et équidistant de tous les partis politiques. Il est devenu légitime pour faciliter les negociations entre le Président Diouf et Abdoulaye Wade dans un premier temps et le Président Diouf et les autres partis de l’opposition. C’est lui ,Famara Ibrhima Sagna le géniteur du code consensuel de 1991, c’est lui qui a décroche Kéba Mbaye et convaincu Abdou Khadre Cissokho Président de l’Assemblée Nationale de l’époque. Ces années étaient des années de plomb avec l’impression d’un encerclement du Sénegal avec la crise Sénegalo-Mauritanienne, le contieux du pétrole avec la Guinée Bissau et l’éclatement de la Conféderation Sénégalo-Gambienne. Des vulnérabilités réelles qui expliquaient que les Sénégalais étaient unis et rassemblés dans un gouvernement d’Union en 91.
En 1996 le ministre Abdourahmaneine Sow est ministre de l’intérieur et organise les élections locales de 1996. Ces elections ont été catastrophiques au point d’etre reprises à Dakar. 1996 a été une malheureuse parenthése mais utile par les leçons apprises.

CAPACITÉ DE RÉSILIENCE DU SÉNÉGAL

Aprés ces élections chaotiques et honteuses et la trdition de fraude de certains caciques du parti socialiste Abdou Diouf va tirer toutes les bonnes leçons en Créant l’Onel dirigée par le Général Niang et le Ministére de l’intérieur dirigé par le Général Lamine Cissé. La tradition d’une Administration neutre en période électoral est consolidée et aboutit au meilleur Parlement jamais connu au Sénégal depuis l’indépendance et à l’alternance de 2000.
La capacité de résilience était le fruit d’un dialogue certes difficile mais qui a évolué sans cesse en qualité grace à la qualité des hommes politique de l’époque. Des hommes comme Comme Wade, Dansokho, Landing,Bathily, Decroix, Ousmane Ngom, Djibo Ka, Madické Niang etc. avaient bien joué leur partition à l’époque.
Wade a affaiblit le processus en 2007, boudé les Assises env2009. Mais il faut lui rendre justice en 2012 quand il a nommé Cheikh Gueye chargé des élections. Ce qui avait permis des élections transparentes et apaisées et une situation postélectorale calme
IL FAUT CONTINUER L’ÉPOPÉE DE LA DÉMOCRATIE SÉNÉGALAISE PRÉSIDENT MAKY SALL
Aujourd8, Nous demandons solennellement au Président de continuer cette formidable épopée de la démocratie Sénégalaise qui a servi de phare éclairant la voie de la démocratie sur le Continent depuis le Président Senghor.
Aujourd8 plus que jamais les Sénégalais doivent ensemble avec intelligence, lucidité et resoect mutuel construire des consensus qui protegent l’Etat et le Vivre-Ensemble. On est en face de menaces autrement plus dangereuses avec l’extrémisme violent qui se développe avec l’effondrement et la perte de sens du champ politique. Mais avec la découverte du pétrole et du gaz ,la présence d’acteurs plus forts que nos Etas et savent bien jouer de nos divisions.
Il faut promiuvoir une administration du processus électoral neutre avec un ministre non partisan, ce n’est pas seulement parce que l’opposition le demande, ça participe d’un dévérrouillage du systéme , de susciter plus de confiance;
Il faut également mettre le fichier à la disposition des candidats et ouvrir sans délai un dialogue franc et inclusif pour dégrossir le précontentieux.

Alioune Tine
Fondateur de Afrikajom Center

Crédit source : Post Facebook Alioune Tine

FLASH INFO : Biram Dah Abeid est libéré

On apprend des sources sûres que le président du mouvement abolitionniste et antiesclavagiste Réseaux IRA, a été libéré tard ce lundi 31 décembre 2018. À quelques minutes du passage à l’année 2019 du calendrier grégorien, le député Biram Dah Abeid élu en septembre dernier, recouvre sa liberté après 4 mois de détention. À l’issue d’un procès où le plaignant a retiré sa plainte, le prix Onusien 2013pour son engagement pacifique pour les droits humains en Mauritanie, écope de 6 mois d’emprisonnement dont 2 ferme selon certaines sources. Depuis le 7 Août dernier, Mr Dah Abeid subit un acharnement troublant dans ce dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés dans le pays.

Ce soir, c’est un grand soulagement parmi les milieux abolitionnistes, sympathisants et soutiens politiques du candidat déclaré à l’élection présidentielle en Mauritanie courant 2019.

Un grand Bravo aux militants et sympathisants irréductibles qui se sont mobilisés vaillamment par des manifestations et sit-in très souvent réprimés par les autorités de Nouakchott.

Un bon retour à ce grand monsieur parmi les siens.

Le message de remerciements du député Mr Biram Dah Abeid :
«Je suis libre, bravo au collectif des vocats, aux militantes, militants, sympathisants et sympathisantes d’Ira-Mauritanie, et à Abdallahi Houssein Messoud, qui est aussi libre.
Bravo à vous tous chères amies et chers amis, soutiens indéfectibles de par le monde» partagé par le blogueur DH via Facebook

✅Récit : K.S

✅TROP, C’EST TROP : LETTRE OUVERTE AUX CORPS ADMINISTRATIFS, SÉCURITAIRES, POLITIQUES ET JUDICIAIRES DU GUIDIMAGHA.

Nous sommes en fin d’année 2018, la région du Guidimagha en Mauritanie connaît des turbulences critiques en matière de droits humains. En effet la communauté soninké ayant un vécu traditionnellement esclavagiste et féodale est en ébullition perpétuelle à cause d’un ordre coutumier foncièrement ségrégationniste et discriminatoire qui défie les lois de la république islamique de Mauritanie. Aujourd’hui des paisibles citoyens conscients de leurs droits légitimes subissent un acharnement inadmissible de la part de certains extrémistes féodalo-esclavagistes dans plusieurs localités soninkés de la région. Ces nostalgiques d’un régime moyenâgeux s’estiment être des citoyens bénéficiant de Sur-droits au détriment d’une composante d’ascendance sociale considérée comme servile statutairement parlant. En mission obsessionnelle, ces groupes féodalo-esclavagistes semblent bénéficier d’une certaine connivence tacite auprès d’autres cercles écrans bien introduits dans les services étatiques. C’est ainsi depuis plusieurs mois, certains éléments extrémistes féodaux et leurs suppôts financiers de la Diaspora sillonnent les milieux soninkés en provoquant les membres du mouvement d’éveil citoyen GANBANAAXU FEDDE*. Depuis plus d’une année, plusieurs cas litigieux liés aux séquelles d’un esclavagisme statutaire dans la communauté, sont signalés dans différentes localités. Nous pouvons noter, Bouanze, Dafor, Mbeydia, Artoumo, Tachott, Diogountoro, Toulel, Modibogou et Coumba Daw entre autres. Entre les tentatives d’expropriation foncière ou d’héritage, les mises en quarantaine sociale, l’usurpation provocatrice de lieu de culte et d’autres manoeuvres fallacieuses, provocatrices et mensongères, tout y est pour SALIR ET DIFFAMER des citoyens paisibles qui ne veulent VIVRE qu’en Hommes Libres et Dignes selon les dispositions légales contenues dans la constitution de l’État Mauritanien . Ce qui est plus que troublant, c’est la passivité complice de l’administration régionale à divers niveaux par rapport à ces pratiques injustes bafouant les droits éléments d’une partie des administrés. Nous soupçonnons un parfum de corruption qui serait organisé à en croire les éléments de communication de certains extrémistes féodalo-esclavagistes de la Diaspora soninké en France à travers leurs cotisations de 100 € par participant pour financer leurs basses oeuvres (fausses plaintes, accusations fallacieuses et d’autres manigances) . Le 4 décembre dernier, à Selibaby, ces extrémistes réactionnaires se sont réunis sur un seul mot d’ordre, comment se servir de l’administration étatique pour intimider et harceler ceux qui ne veulent plus vivre sous leur joug féodal (incarné par certains LADINI*) qui humilie et hiérarchise les Droits et la DIGNITÉ dans les affaires publiques . D’ailleurs, c’est à travers leurs plateformes virtuelles où l’apologie de l’esclavage se fait avec un certain zèle en exploitant certains esprits faibles à l’occasion de mariages ou d’autres rencontres coutumières pour provoquer en défiant l’article 19 de la LOI anti-esclavagiste 2015 – 031.
Par cette lettre ouverte , nous interpellons en TÉMOINS solennellement et nommément les différents corps administratifs, sécuritaires, politiques, judiciaires et civils de la région ou ayant trait à elle. Car cette situation de non droit et de traitement partial entre de citoyens, a atteint son paroxysme avec une certaine imprévisibilité sur la paix civile. Il est urgent que les autorités compétentes garantissent les libertés individuelles et collectives des uns et des autres dans nos contrées villageoises.

■Notre alerte citoyenne et fraternelle s’adresse aux personnalités suivantes :

Monsieur Diallo Oumar Amadou , le gouverneur de la région Guidimagha

Monsieur le directeur régional de la sûreté

Messieurs les préfets et les sous-préfets de la région

Messieurs les commandants de Brigade de la région

Monsieur le procureur de la république à Selibaby

Messieurs les cadis de la région Guidimagha

Monsieur Coulibaly Issa, le président du conseil général Guidimagha

Monsieur Amedi Camara originaire de la région (Dafor), ministre de l’environnement et du développement durable

Monsieur Camara Ali Galadio, député Département de Ould-Yengé

Monsieur Djiguily Moctar, député Département de Ould yenge

Monsieur Sidney Sokhona, député Selibaby

Monsieur Amadou yero Barry, député de Selibaby

Monsieur Mohamed Lemine Lakhwaf, député de Selibaby

Monsieur Ogo Coulibaly, député Département Ghabou

Monsieur El khou Seydina Ali, député Département Ghabou

Monsieur Koréra Mamedi Wagui , le fédéral régional Parti UPR (au pouvoir)

Messieurs les Maires et élus locaux de la région

Monsieur Diawara Issa Mansega originaire de la région (Boulli), député des Mauritaniens de la Diaspora/Europe

Monsieur Idrissa Camara, député Parti Tawassoul, originaire de la région (Hassi Chaggar)

Monsieur AKA Soumare, Maire de Sebkha (Nouakchott), issu de la communauté.

Monsieur Maroufa Diabira, homme politique et avocat, originaire de la région (Diaguilly)

Monsieur Bakary Diabira, en service à la présidence de la république, originaire de la région ( Diaguilly)

Monsieur Camara Seydi Moussa, journaliste et sympathisant abolitionniste, originaire de la région (Dafor)

Monsieur Moussa SOUMARE, cadre IRA-FRANCE, originaire de la région (Selibaby)

Monsieur Ba Amadou, coordinateur régional de l’AMDH

*Mouvement pacifique d’éveil citoyen pour l’égalité en Droits et en DIGNITÉ en milieux soninkés.

*Ladani : rapports coutumiers de subordination, ségrégationnistes et discriminatoires sur le matériel et l’immatériel en milieux soninkés.

27 décembre 2018

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE, AILE MAURITANIE (AMEES, UVDS ET ARMEPES-FRANCE)

Torture publique et violence ciblée : L’Etat Mauritanien face à la demande de justice.

La première vidéo que je vous propose ici, dure quelques secondes, la deuxième un peu plus, mais le contenu est suffisant pour heurter la sensibilité de tout celui qui dispose d’une once d’humanité.

Ces images sont épouvantables. Elles sont d’une dureté crue et d’une barbarie grégaire. On se croirait dans la jungle.

Même une armée d’occupation se réserverait de cette sale besogne.

Nous sommes en République islamique de Mauritanie, un Etat membre des Nations Unies et signataire de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Sa loi fondamentale consacre l’effectivité des libertés individuelles et collectives et le droit de manifester ou encore celui d’exprimer librement ses opinions.

Quel paradoxe ! C’est juste un écran de fumée.

Les manifestants d’IRA – Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste – sont quotidiennement traqués et matés dans le sang en Mauritanie.

La dernière escalade était contre la manifestation du Mouvement abolitionniste(d’où sont issues les deux vidéos) remonte au jeudi 20 décembre 2018 : militants et sympathisants avaient battu le pavé pour demander la libération de leur Leader, le député Biram Dah Abeid incarcéré depuis 138 jours prétendument à cause d’une plainte déposée contre lui par un journaliste. C’est la partie visible de l’iceberg. En réalité c’est juste un prétexte pour le pouvoir, le maitre d’œuvre de l’arrestation du leader abolitionniste.

En réalité, le pouvoir de Nouakchott a utilisé le journaliste comme taupe et faux témoin pour envoyer Biram Dah Abeid en prison.

Les autorités mauritaniennes n’ont pas fini d’étonner la communauté internationale par leurs agissements obscènes et insidieux.

Après avoir planifié et orchestré ce plan machiavélique et pour se dédouaner, elles soutiennent que l’homme est un détenu de droit commun.

Dans cette opération de répression, tout est calculé et programmé pour pouvoir atteindre le moral de Biram Dah Abeid et l’humilier.

En effet, sa fille Aicha Biram a été prise délibérément pour cible.

Sur la vidéo, c’est bien elle qui est passée à tabac par des policiers complètement déchainés et plus que jamais déterminés à l’achever. Après avoir essuyé cette avalanche de coup de matraques et de gourdins, l’infortunée n’a eu droit à la sauve que par la grâce de dieu : elle a été victime d’une double fracture au bras gauche, sans compter le traumatisme causé par cette agression.

Le bilan des blessés au cours de cette manifestation est lourd : 27 blessés au total, 2 fractures et plusieurs entorses.

Parmi ces victimes de la violence policière, Leila, la femme de Biram Dah ABEID une cible pas comme les autres. Le seul crime de cette femme, c’est d’être l’épouse de Biram.

Elle est dans la ligne de mire des autorités. En effet, tous les moyens sont bons pour fragiliser le leader du mouvement IRA.

Leila et Aicha paient le prix de l’engagement politique de Biram : pour la première, il s’agit du courage politique de son mari et pour la seconde l’opiniâtreté d’un père qui se bat vaille que vaille pour une Mauritanie débarrassée des pratiques esclavagistes où tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droit, tel que stipulé par la convention Universelle des droits de l’homme.

Si du côté des manifestants on pleure, on se soigne et on panse les plaies. On ne comprend pas cet acharnement ! On est estomaqué.

Pour les autorités, la mission est bien remplie, les ordres ont été exécutés à la lettre.

Les images de la répression ont été visualisées par les commanditaires. Ils sont satisfaits de la correction infligée aux manifestants.

En effet, les policiers qui ont fait preuve d’un excès de zèle dans cette mission éhontée ont été félicités par la hiérarchie : parmi ces tortionnaires cet homme. Il est prêt à recommencer.

En effet, la déclaration du ministre français Jean Yves le DRIAN qui a soutenu malencontreusement que le président d’IRA, Biram Dah Abeid est un détenu de droit commun et non un détenu politique a été entendu et interprété par Nouakchott comme un feu vert. Ces propos sont donc pour quelque chose dans la manière forte utilisée pour réprimer les manifestants qui demandaient la libération de leur leader.

D’ailleurs, pouvait-on entendre l’officier de police qui dirigeait, ce jour-là les opérations dire sans ambages « frappez les fort, sans pitié ! La France par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères a déclaré que le chef de cette bande du mouvement IRA est un criminel. Et l’officier de police d’ajouter que l’Occident a enfin compris que les gens de IRA sont des voyous »

Moussa SOUMARÉ Vice-président IRA-France et porte-parole .

Source crédit : Source IRA/l’auteur

Cri Osé : notre logiciel politique en questions !

✅On épouse sournoisement le féodalisme mariné à un esclavagisme sociétal en intra et on veut combattre le racisme à l’extérieur !

Politisons AUTREMENT pour COMPTER vraiment parmi les peuples. Une identité politique racialisée transnationale permet à un arabo-berbère du sahel de s’intéresser au sort d’un arabe syrien victime en Asie alors qu’un foutanke ou guidimakhanké Noir n’essaie à peine de s’interroger pourquoi leurs semblables de race sont devenus CULTURELLEMENT « autre chose » du fait de la traite esclavagiste dans le même pays. En Nous, y réside tt le paradoxe justifiant nos sorts. Aujourd’hui fait partie de nos priorités vitales, le fait d’exproprier, de salir, de saboter et de haïr certains parmi nous qui refusent d’être traités comme esclaves statutaires dans nos communautés.

À y RÉFLÉCHIR !

Tribune/Soninkara : Dépassons ce régime féodal pour VIVRE en communauté !

Dans le cadre de la sensibilisation et de la conscientisation de la masse contre les tares de la société soninke (régime féodalo-esclavagiste ségrégationniste et discriminatoire), conscients qu’une civilisation et un mode de vie doivent et peuvent être réformés, le mouvement ganbanaaxu et ses différents partenaires associatifs mènent depuis plus de deux ans une lutte pacifique à travers les réseaux sociaux, le terrain et envers les organisations nationales et internationales.

Ces acteurs bénévoles de tout âge se sont vus marginalisés, caricaturés, maltraités et insultés dans leurs villages natals. Leur engagement perce au travers des conflits qui ne manquent pas de les opposer aux descendants des anciens maîtres. Plusieurs des leurs ont été incarcérés arbitrairement avec la complicité tacite des certains segments corrompus dans les administrations publiques. Cet engagement citoyen et humaniste a coûté aux membres porteurs de la CAUSE, des mises à l’écart sociétal ( exclusions arbitraires des institutions communautaires, lieux de culte disputés et d’autres accusations fantaisistes).

L’attitude des descendants d’anciens maîtres est moins bien connue car basée sur la tromperie et la corruption. Les membres du mouvement ont vigoureusement dénoncé la passivité, voire la complicité des gouvernements sur la question de l’esclavage. Il importe en définitif de situer chronologiquement les prises de position et de cerner leurs spécificités. Rompant avec une vision centrée sur un territoire en particulier, cette étude tentera d’appréhender ensemble des solutions équivoques.
Par ce combat abolitionniste, ce silence reflète celui des gouvernements des pays concernés dans leur ensemble. L’influence fortement liée aux régimes en place ne saurait adhérer à une lutte conduite par des gens jugés par descendance. Le souvenir de ce passé douloureux et conventionnel, indispose bien des catalyseurs de ce phénomène de l’esclavage à l’égard des abolitionnistes. D’ailleurs dans leur soif de faire perdurer ce phénomène, certains marabouts coutumiers dans leurs prêches montrent l’esclavage comme un fait établi par l’ordre divin, certains de nôtres par ignorance et naïveté n’ont pas l’occasion de discerner le vrai du faux et se sont vus sceller l’avenir de leur descendance. L’idée d’un soulèvement organisé par les descendants d’esclaves, libres de leur mouvement suscite un effroi particulier du côté des conservateurs à l’égard de la liberté en général. Le combat pour l’émancipation est appréhendé comme un ferment de désordre qui pourrait nuire à la soi disante bonne administration des institutions. Ces idées d’émancipation générale que prônent le mouvement ne viennent rien troubler, en évoquant les difficultés qui s’abattent sur le monde soninkara d’aujourd’hui. Il ne faut pas en déduire que les gouvernements participent, soutiennent activement les conservateurs, peut être que des interlocuteurs féodaux déforment le discours et le centre d’intérêt du mouvement. Il convient toutefois de remarquer que les régimes en place nous donnent une image réellement pessimiste sur la question de la lutte contre les séquelles de l’esclavage en milieu soninke.
Pour une bonne cohésion sociale et sociétale, nous avons besoin d’interroger nos institutions, les réformer qui à mon avis, sont des institutions à géométrie variable. Pour valoriser une société, sa jeunesse, son politicien, son intellectuel et son citoyen modèle se doivent d’être jaloux pour sa communauté afin de la porter à bras le corps.

Diallo Cheikh, acteur social et SG adjoint ARMEPES-France