● Le « cas Afrique » dans les données géopolitiques du moment | « Synthèse stratégique » par l’anthropologue Yaya SY

L’Afrique est devenue subrepticement un enjeu stratégique « de haute importance » depuis que la Russie est intervenue en République Centrafricaine. En effet, pour les Africains, il est désormais clair que l’Occident veut endiguer l’influence russe qui va à l’encontre de ses intérêts immédiats et futurs.
Dés lors, la Centrafrique est devenue un terrain de jeux politiques et militaires complexes. Les groupes « islamiques » s’opposent aux groupes « chrétiens », les pro-occidentaux contre les pro-Russes, les autres prédateurs se montrent discrets, voire invisibles ; cependant, ils agissent tous sans se préoccuper de la vie et des intérêts des populations africaines.
L’histoire de la période esclavagiste risque de se répéter et se transformer cette fois-ci en guerre de religion et guerre politico-économique où chaque camp de prédateurs organisera ses alliances sur le dos des Africains, mais tous utiliseront les peuples africains comme chair à canon comme ils l’ont déjà fait de par le passé pour dominer l’Afrique et déporter ses meilleurs fils et filles.
La guerre en Ukraine n’est que le prélude à une guerre qui se déroulera en Afrique. En effet, dès le début de cette guerre, les USA ont clairement affirmé sans s’embarrasser de circonlocutions « qu’il faut briser les reins de la Russie pour qu’elle ne recommence plus jamais ». On peut ajouter : pour qu’elle échoue en Afrique où elle menace directement leurs intérêts stratégiques.
La guerre en Ukraine c’est l’arbre qui cache la forêt de la guerre en Afrique, une vaste confrontation qui sera autrement plus décisive au plan mondial que la guerre en Ukraine. Un conflit dont les Africains risquent d’être les spectateurs et les premières victimes, s’ils n’y prennent garde.
Pour répandre leur influence culturelle (de domination des têtes) les pays arabes préparent le terrain depuis longtemps à travers les Conférences islamiques jusqu’aux prêts soi-disant sans intérêts, etc. Ils ont opté pour la domination culturelle en agissant par la religion et l’argent et non par la domination politique directe ou indirecte comme le font les Occidentaux…
Les forces extérieures (les prédateurs) sont déjà en place, mais elles ont toutes besoin de chair à canon et de « guides » africains sur le terrain… Les Africains n’ayant pas collectivement esquissé leurs propres projets existentiels, risquent d’être « LES JOUETS SOMBRES AU CARNAVAL DES AUTRES ». Ce sera pire que durant les treize siècles et demi d’esclavage continu.
Nous avons une chance inouïe de nous en sortir face aux guerres politico-religieuses et culturelles encore fomentées de l’extérieur qui s’annoncent. Unissons nos intelligences et nous vaincrons ! Dénonçons toutes les interventions extérieures et tous les facteurs intérieurs de guerre et de troubles, il est encore temps ! Cessons d’être les tirailleurs des uns et des autres ! Cessons d’être les acteurs de notre propre malheur.
L’Afrique ne sera plus jamais le terrain du « jeu de la mort et de la déportation » mais de la vie, de l’espoir et de l’avenir de l’humanité.



le 05/08/2023

Par Yaya SY Anthropologue

● France | « Révolte des banlieues : État des lieux » via le Blog maplumesenmele



Pourquoi ce genre de conflit n’arrive qu’en France ?

Voici une question sur laquelle je suis tombée en picorant l’actualité sur mon fil d’actualité sur les réseaux sociaux. Cette question à la tournure un peu innocente, est pourtant à mon sens, d’une grande pertinence. D’ailleurs, depuis le début des événements, je la trouve la plus pertinente, si ce n’est la question centrale.

Dans cet article, je souhaite donc, avec un peu de recul, partager quelques bribes de réflexions que j’ai pu enrichir au contact de mes fréquentations et de mes échanges depuis le décès du jeune Nahel et le début de la révolte des jeunes des banlieues françaises. Toute ma gratitude et reconnaissance au passage, aux proches, amis et aux collègues avec qui j’ai échangé depuis le début de ces événements malheureux. Merci à chacune et à chacun pour vos éclairages, vos avis et autres points de vue.

Je me sens torturée, pour ne pas dire révulsée par les évènements récents, comme j’ai pu l’être d’ailleurs quand des faits similaires se sont produits dans notre pays. Pour autant je n’arrive pas à cerner véritablement, ce qui me gêne le plus dans tout ce qui se déroule sous nos yeux ces derniers moments. J’ose croire que les problèmes pour ne pas dire « le mal français », sont souvent bien plus profonds qu’on ne veille le reconnaitre. Nous avons juste accès à la partie visible de l’iceberg. C’est la raison pour laquelle ce « mal profond » n’est pas perceptible de prime abord.

Tentons donc de sonder la racine du mal qui touche notre pays et trouble particulièrement notre jeunesse par l’ampleur de ses conséquences.

L’analyse qui suit n’est pas le fruit d’une simple réflexion personnelle mais l’aboutissement de réflexions contradictoires et d’échanges soutenus avec mon entourage proche.

Ces événements récents nous imposent à tous, de répondre ou d’essayer de répondre à plusieurs interrogations. En effet, comment sommes-nous arrivés à une situation aussi explosive et presque ingérable ? Pourquoi nos autorités semblent dépasser par les événements ? Quelles sont les causes profondes de la colère des jeunes de la banlieue ? Que revendiquent-ils au juste ? La colère justifie-t-elle les violences auxquelles nous avons été tous témoins ces derniers jours ? Y’a-t-il possibilité de renouer un dialogue et une relation de confiance entre la jeunesse des banlieues et les autorités notamment la police ?

Il faut reconnaitre d’emblée, qu’il serait prétentieux de répondre à toutes ces problématiques dans le cadre d’un simple article de blog. Toutefois, nous allons tenter de comprendre la situation globale et de proposer des bribes de solution tout en se désolidarisant de tous discours haineux qui n’invitent pas à la réflexion mais l’embolisent.

Pour commencer, rien de mieux que de nous référer au passé pour mieux comprendre le présent. L’histoire a, en effet, beaucoup à nous apprendre. Spontanément je pense à la prise de la Bastille, symbole de la révolution française dont l’histoire nous conte de façon héroïque comment le peuple a su renverser l’ordre monarchique, afin d’arriver à plus d’égalité. En effet, lorsque LOUIS XVI, roi de France accède au trône en 1774, succédant à son grand père LOUIS XV, il a instauré une monarchie absolue, donc une société inégalitaire construite autour de trois ordres : en dessous de la noblesse et du clergé, on avait le tiers état composé des paysans, d’artisans, de bourgeois et de domestiques. Ce tiers Etat ne bénéficiait pas des privilèges des deux autres ordres. Louis XVI tente des réformes, proposées par ses ministres et inspirées de l’esprit des Lumières, mais hésite de les mettre en œuvre. Il butte en réalité devant la résistance des privilégiés, de la cour et du Parlement de Paris. Ainsi, les origines de la révolution française ont été multiples. Elles sont d’ordre social, économique et politique. Les événements de 1789 furent de fait une conjonction de plusieurs facteurs conjoncturels et structurels. Les années qui ont précédé la révolution sont marquées par un climat social tendu ainsi qu’une défiance croissante du peuple à l’égard de la monarchie absolue. C’est, ce à quoi nous assistons aujourd’hui, si l’on ose faire un tel parallèle.

A l’instant où j’écris ces lignes, notre pays va mal économiquement, socialement et politiquement. Les catégories les plus touchées par cette crise généralisée restent celles des zones populaires. Les révoltes violentes que nous avons observées ces derniers temps, sont en partie, le résultat ou les conséquences de la détresse, de la misère et du désespoir incarnés par une inflation galopante qui désoriente chaque jour un peu plus.

Pour autant, tout saccager sans discernement, est-il la solution ou simplement ajoute des maux aux maux ? Même si, au demeurant, on peut comprendre que lorsque la situation devient intenable, le désespoir nous conduit à des actes irrationnels. C’est la seule explication possible à cette violence insensée des jeunes dans la mesure où elle ne fait qu’empirer leur situation déjà déplorable.

En revanche cette fois, nous avons l’impression qu’en plus de la misère aggravée par une conjoncture inflationniste, une crise identitaire vient amplifier le caractère dramatique de la situation à l’image de l’enfant qui se fait remarquer par ses parents en commettant des bêtises. Les enfants de la République rappelle à l’ordre, avec une colère qui s’est muée en violence, la mère patrie à ses responsabilités. En effet, il faut reconnaitre que le passif dure depuis presque trois générations. Ces jeunes des quartiers populaires marginalisés rappellent ainsi à la république, de manière maladroite, qu’ils ne peuvent ou ne veulent plus être considérés comme ses enfants illégitimes.

Il est temps, que tous ensemble, nous déplorons la violence sous toutes ses formes et qu’ensemble nous nous engageons à réparer ce qui peut encore l’être. Nous ne pouvons plus continuer à vivre dangereusement côte à côte, une situation, qui pourra à terme se muer en face à face. Cette frange révoltée de la jeunesse est en quête de reconnaissance. Au même titre que l’on peut être excédé par un enfant turbulant, nous allons utiliser le procédé de l’éducation bienveillante en interrogeant ce que ces actes viennent bouleverser en nous.

Dans une république démocratique, il est inacceptable de tolérer des inégalités injustes. Cette manière de faire met à mal et ébranle l’édifice de notre système de valeurs. Pour ma part, cette incohérence avec les valeurs et les soubassements de la nation est absolument grave. Mon désir d’ordre et de respect de la loi sont bouleversés en profondeur. Cela reste mon ressenti.

Poussons un peu loin notre analyse de la précarité qui touche nos jeunes des milieux populaires et qui les perturbe profondément. Nous pensons que certains de ces jeunes considèrent même leur vie comme sans valeur et sont convaincus qu’ils n’ont aucun avenir dans une république qui ne veut pas d’eux. Nous percevons cette réalité dans certains de leurs discours et de leurs chansons de Rap qui dénoncent pêle-mêle les injustices qu’ils subissent au quotidien.

Quelles sont les moyens et les pistes qu’il faut privilégier pour dénouer les crises qui se suivent et se ressemblent d’ailleurs depuis 2005, et créer un climat d’apaisement dans les banlieues ?
Il est impératif, dans un premier temps de travailler de façon apaisée sur le passé douloureux que nous avons en commun. En effet, il va falloir reconnaitre et accepter que les conquêtes coloniales se sont réalisées dans la violence et parfois, n’ayons pas peur des mots, dans une forme de barbarie. Reconnaitre cela, ce n’est pas humilier la république, c’est un acte de responsabilité et c’est contribuer à pacifier notre passé commun. Reconnaitre ce qui fait mal au concitoyen à travers sa mémoire, c’est une forme de réparation symbolique. Ces descendants de l’ancien colonisé n’ont pas choisi de naitre sur le territoire de la république ; c’est la république qui est allé chercher leurs parents. Il s’agit là d’un fait qu’il ne faille jamais oublier.

La France doit reconsidérer son histoire coloniale. Rouvrir les archives ne se fera pas sans mal, mais il s’agit pourtant d’une nécessité absolue.

Certains se posent la question suivante : « pourquoi la France subit un tel retour de bâton et pas les autres pays comme l’Angleterre, l’Italie, la Belgique, qui eux aussi, ont colonisé » ?

Une réponse possible est que : « peut-être la France est la seule à ne pas avoir quitté véritablement l’Afrique et en profite encore à travers le fameux système de la « françafrique ». Le franc CFA, toujours en vigueur dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest est une belle illustration. Nous n’avons pas connaissance de l’équivalent de cette monnaie dans les autres nations qui ont colonisé par le passé. Avec la France, nous avons l’impression que la colonisation est un passé encore trop présent. Elle se sent toujours en position de force dans certains pays, et est directement encore impliquée dans la politique intérieure de quelques pays dits stratégiques comme le Tchad où le fils Déby a pris la place du père assassiné, et qui s’est vu félicité par le président français actuel, pour ne citer que cette situation. »

Pour conclure, à travers tout ce qui vient d’être relaté, j’oserais parler de mal-être transgénérationnel qu’il va falloir enrailler. A défaut, le conflit larvé restera encore vif dans la mémoire collective et les crispations seront toujours présentes et vivaces. Ce qui ne va guère dans le sens de la cohésion sociale tant souhaitée par nos politiques et d’un mieux vivre ensemble.


L’histoire est un perpétuel recommencement !

THUCYDIDE, Historien grec

Mahany

©️ Source en lien https://maplumesenmele.com/revolte-des-banlieues/

● L’Expo Ramsès | Parc de la villette – Paris

• Paris 27 juillet 2023

Un passage de retour dans le monde antique pharaonique, cette exposition consacrée à Ramsès II, un prodigieux souverain de la 19ème dynastie de l’Égypte d’alors. L’événement culturel titré « Ramsès et l’Or des Pharaons » est en cours au sein de la Grande Halle au Parc de la Villette. Une plongée historique auprès des réalités (objets, momies d’animaux, sculptures, peintures, monuments en virtuel, et diverses reliques…) du vainqueur de la bataille de Qadesh et ses proches. Ici une exposition somptueuse dans un décor labyrinthe à travers lequel chaque objet, chaque tableau, chaque légende ou chaque écriteau, dresse et stimule notre curiosité davantage. Un pan de l’épopée civilisationnelle des Pharaons y est schématisé, et en visiteur observateur déjà « préjugeur », mon regard et mon intime attention comptaient déceler, scruter, imaginer et rapprocher les éléments exposés et sommairement décrits en espérant consolider et dissocier mes maigres savoirs engrangés diversement sur ce monde antique.

Hiéroglyphes, cartouches, sculptures en granit, notices, tout peut être signifiant/signifié et significatif, codé/décodant et décodage, et surtout interprétatif pour les initiés, à nous autres…, surtout moi, j’ose me conforter d’un simple regard empirique qu’à la base de 2 sculptures (abîmées accidentellement ? Visages cassés en partie) de Ramsès et de sa mère Touya, qu’il y a du bien du Négroïde dans les traits. Même si quelques pas après, un extrait vidéo de récomposition faciale numérique du célèbre pharaon lui attribue des traits d’un type oriental-grec avec des ressemblances avec un égyptien aisé cairote de nos jours. Ni un blond caucasien ni un afro… étrangement…

● Ci-après quelques photos prises de visite :

Jeune homme Ramès et sa mère Touya

Une exposition très riche à recommander vivement !

✍️🏿KS pour le BLOG

● Rencontre littéraire avec l’éminent poète, Ethmane Sall. | Par Salihina Moussa KONATE

Ce samedi, 15 juillet 2023, s’est tenue une rencontre littéraire avec l’éminent poète et essayiste mauritanien, Ethmane Sall alias KaÏlcédrat Sall, à la maison Assalam aleykum sise à cité plage. Celle-ci a été organisée par l’inlassable barde et enseignant, Kiiɗe Suleymaani qui ne ménage aucun effort pour faire entrer les mots de ses frères de plume en résonance avec l’esprit et l’intellect de ses élèves. Nous lui devons amitié et reconnaissance !

L’objectif de ce rendez-vous avec Monsieur Ethmane Sall était la présentation de son essai critique intitulé « La transatlanticité francophone » et comme sous-titre : Résilience, solidarité et déterritorialisation chez E. Glissant, M. Condé, D. Laferrière et A. Mabanckou publié chez Harmattan France en avril 2023.

Dans la quatrième de couverture, Ethmane Sall nous rappelle que « si l’espace atlantique est le lieu des souvenirs de la violence de l’esclavage et du bouillonnement du colonialisme, il est aussi un objet d’élaboration théorique et conceptuelle qui met en valeur des cultures politiques transnationales et extracontinentales. »
Pour sa part, la transatlanticité se définit comme l’expression d’une identité résiliente…
Malgré les exactions de l’époque du commerce triangulaire, les abus dans les sordides cales négrières qui étaient alors des geôles à ciel ouvert, malgré toutes ces blessures qu’évoque l’Atlantique, il argumente le fait qu’il y a eu tout de même des résistances culturelles. Ces pratiques spirituelles, congréganistes et autres relatives à la culture des deportés ont survécu au temps et aux douleurs.
Ce sont celles-là qu’il met en évidence en créant ce néologisme “transatlanticité” afin de la conceptualiser, selon ses dires, et la valoriser dans le cadre universitaire.
« La transatlanticité m’a permis d’exprimer à quel point les apports de Senghor, de Césaire et de Damas ont été déterminants sur les questions liées à l’Atlantique », a-t-il déclaré.

Après la présentation brillantissime de chaque point essentiel de l’essai, la discussion portait sur l’œuvre d’E. Glissant.
Sous la croûte épaisse des propos de l’auteur de « Les promesses de folie »nous pouvons en déduire des idées fulgurantes exhortant l’établissement, du point de vue de la Mauritanie, un récit, je dirais même un miroir dans lequel toutes les entités pourront s’y reconnaître ; ainsi nous engage-t-il à œuvrer pour la mise en œuvre d’une « philosophie de la relation », pour reprendre un des titres de Glissant ; et une volonté pure qui sera accompagnée voire propulsée par un pragmatisme qui nous permettra de joindre la parole à l’acte.

Il a démonté par la force de son verbe, ô combien la lecture d’E. Glissant est plus qu’essentielle pour une agglomération aussi plurielle telle que la nôtre dont les politiques s’escriment inutilement à métamorphoser la diversité culturelle en une culture monolithique ; et se battent les flancs pour la démolition de sa forteresse culturelle ! Or Glissant nous met en garde contre ce procédé visant à phagocyter toute différence et en invitant les “ minorités ” à s’intégrer, à se fondre comme glace au soleil dans l’humus d’une quelconque culture qui n’est point la leur ou tout simplement de se dissoudre dans celle du dominant.
Il nous avertit également du danger de l’enfermement identitaire auquel il oppose la créolité, le métissage ; et attire notre attention sur la menace de la “la racine unique”. En ce sens, l’auteur du « Tout-monde », affirme que « la racine unique tue tout ce qu’il y a autour d’elle… et encourage à “remplacer l’idée de racine unique par l’idée de l’identité-relation ou rhizome. ” Nous pouvons en déduire par là à quel point l’arabisation de notre système éducatif et de nos institutions constitue une perdition incommensurable pour notre Patrie. Celle-ci ne peut survivre que grâce à la « politique de la relation », c’est dans cette perspective que le modérateur, le professeur Ndiaye Kane Sarr, grand admirateur d’Edouard, avançait que la cohabitation ne peut pas s’opérer sans « Relation ».

Parler du vivre-ensemble tout en méprisant la culture de l’autre suppose une ignorance absolue. Sans ouverture, aucune cohésion sociale n’est possible. Voilà pourquoi, dans la page 56 de La transatlanticité francophone, Ethmane Sall écrit ce qui suit à propos de la quête d’une nouvelle individuation : « […] il ne s’agira plus de s’enfermer dans les frontières de l’identité substantielle mais de se constituer une identité relationnelle qui s’accomplira dans l’ouverture au monde et dans la relation à l’autre ». Ce sont toutes les sociétés multiculturelles qui en ont besoin pour la maintenance d’un climat fraternel et convivial.

Le poète et essayiste, Ethmane Sall alias Kaïlcedrat Sall, appelle aussi la société mauritanienne à la mise en évidence de la créolisation au sens glissantien du mot.
Si nous prenons en compte la définition du théoricien de ce concept selon lequel « […] la creolisation est le métissage des cultures qui produit de l’inattendu… » compte tenu de notre contexte cela constituerait un rehaut de l’âme de cette patrie qui courbe l’échine sous le faix des morgues identitaires. Oui, triste est de constater que l’écrasante majorité des mauritaniens vivotent dans leur propre patrie tels d’éternels exilés.

Pour finir, je tiens à vous dire sincèrement que la lecture de La transatlanticité francophone est plus qu’absolue pour ceux qui aspirent à un monde sérieux surtout pour les Kumbien.e.s afin de faire renaître Kumbi de ses cendres.
Je vous remercie !

©️ Crédit source – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=6224821927637793&id=100003301423838

● Tournoi Football UVDS – Ganbanaaxu 3ème édition | L’équipe de Diaguily sacrée championne [photo reportage]

Samedi 15 juillet 2023, la finale du tournoi Football organisé par l’association UVDS, a eu lieu au stade PK10 de Nouakchott. Elle opposait l’équipe de Toulel à celle de Diaguily. Cette dernière sort victorieuse par le score de 1 but à 0 dans les prolongations. Pour rappel cette compétition qui s’inscrit dans un engagement humaniste et citoyen, est à sa 3ème édition. Au départ 25 villages-équipes étaient en lice cette année.

Les trophées et récompenses

~Équipe fair-play : GHABOU

~Meilleur entraîneur : MOUSSA LASSANA, l’entraîneur de Toulel

~Meilleur buteur : LASSANA COULIBALY l’attaquant de Diaguily (7 buts)

~Meilleur joueur : ISSAGHA CISSOKHO de Toulel (4 fois l’homme du match)

~Vice-champion : TOULEL

~Champion : DIAGUILY

À suivre ci-dessous en photos les moments forts de cet évènement :

©️ Source : Éléments reçus d’Uvds

● Événement | Remise des Prix par l’association ADVEM

Nouakchott , le 15 juillet 2023

Revivez en images :

Association pour La Défense de la Voix des Enfants en Mauritanie (ADVEM) a organisé une journée de remises des prix aux meilleurs élèves du primaire sous le thème une journée d’excellence samedi le 15 juillet 2023 à l’espace monde Loisir (pk 10) en présence de nos partenaires et les élus locaux .

Nous remercions tous nos partenaires qui ont contribué pour la réussite de cette cérémonie.



#GIFES PARTENAIRE OFFICIELLE
#BS-RIM
#BANOCOULIBALY
#SONINKIDEES.J’OSE
#TDH
#LA MAIRIE DE RIYAD
#MAEJT
#ART GALE

©️ Source crédit – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=809914584024807&id=100050188180885

● Mauritanie – BAC 2023 .. Ceux-ci sont les lauréats de chacune des filières

Le ministère de l’Éducation nationale et de la réforme du système éducatif a annoncé aujourd’hui vendredi 14 juillet courant dans la soirée, les résultats de l’examen national du baccalauréat pour l’année scolaire 2022-2023.

Ci-après la liste des trois premiers de chaque filière :

• Mathématiques :

Cheikhna Lemrabott Beidah, lycée d’Excellence 3, avec une moyenne de 16,91
Eyoub Tewvigh Jerededy, Tevragh Zeina, avec une moyenne de 16.84
Mariem Mohamed Eyaye, lycée d’Excellence 1, avec une moyenne de 16,36


• Sciences naturelles :

Mohamed Moustapha Herim, Lycée d’Excellence 3, avec une moyenne de 17,02
Sidi Mohamed Abdoullah Salem Ahmed, lycée Excellence Kaédi, avec une moyenne de 17
Mohamed Bouye Mohamed Naji Khattary, Islah Ra(id, / Arafat, avec une moyenne de 16,79


• Lettres Modernes:

Yacoub Eleyatt Aheimed, lycée Nouadhibou 3, avec une moyenne de 14,63
Aicha Brahim Soueilem, Lycée de Nouadhibou 3, avec une moyenne de 14,51
Zeinebou Mohamed El Mehdi, Lycée El Veth privé d’Aïoun, avec une moyenne de 14,39




• Lettres Originelles O:

Fatimetout Samba Eleywatt, Boutilimit, avec une moyenne de 14,51,

Aïcha Cheikhani Abdi, lycée arabe, avec une moyenne de 14,34

Mohamed Lemine Moustapha Abderrahmane, Kaédi, avec une moyenne de 14,26


Ils étaient 44 862 candidats dont 24 155 filles (soient 53,84%) à participer à cet examen national au niveau de 147 centres, dont 85 ouverts à l’intérieur et le reste au niveau des trois wilayas de la capitale Nouakchott.

©️ Crédit source : https://essahraa.net/fr/node/11177

● Note de lecture d’un ouvrage marquant | Le Contrat Racial de Charles Wade Mills

Photo illustrative de Charles W Mills reprise via internet.

Paru en 1997 en langue anglaise, il est versé (traduit) sous ce format en langue française par l’histoirien québécois et artiste hip-hop, Aly Ndiaye (métis par son père sénégalais) Alias Webster.

Cette traduction est publiée courant 2023 (février au Canada et mars en Europe).
Le traducteur ambitionne en ces termes : « Mon souhait le plus ardent, c’est que Le contrat racial fasse partie des cursus scolaires, mais que le proverbial monsieur madame Tout-le-monde puisse le lire aussi. » Une citation de Aly Ndiaye, alias Webster.

Ma rencontre avec ce livre s’est faite d’une manière fortuite, c’était à l’occasion du Salon du livre Africain de Paris tenu le 19 mars 2023 à la mairie du 6ème arrondissement de la capitale française. Lors de cet évènement, une conversation était au menu autour de l’ouvrage entre l’éditeur haïtien-canadien de la traduction et l’éminent penseur sénégalais Souleymane Bachir Diagne. Lire le retour écrit sur ce riche rendez-vous littéraire et intellectuel sur notre blog https://soninkideesjose.wordpress.com/2023/03/20/%e2%97%8f-evenement-un-passage-au-salon-du-livre-africain-de-paris-2023/

L’introductif fait de l’ouvrage par ces 2 connaisseurs, m’a intimé plus qu’une incitation à ma curiosité à l’acheter mais une obligation. Aussitôt acquis, les premières lignes lues dans la préface (de l’auteur Charles W Mills à l’occasion du 25ème anniversaire du livre original en anglais), m’ont fait un buzz cérébral. Et il faut y aller vite, l’ouvrage fonce large et profond pour tout lecteur sensible à son monde et à notre Monde avec philosophies. On s’y trouve guidés vers un voyage de dévoilement sans filtres d’un système politique mondial construit à travers des paradigmes clairement visibles et évidents jusqu’à en devenir invisibles (comme le rapport naturel entre l’eau et les poissons). Ces paradigmes assoient et perpétuent le salaire de la blanchitude (privilèges normatifs du fait d’être blanc) au détriment de tous les autres non blancs ou passablement blancs.

Ainsi au cours de ma lecture et mes relectures qui ne cessent, parmi les posts publiés sur les réseaux à propos de l’ouvrage, j’en retiens le suivant : Le Contrat Racial | Cet ouvrage n’est pas un livre qu’on y passe silencieusement…! Non…tu vas te choquer même pourquoi son auteur lit et dit une réalité qui est là tout près parlante et interpellante. On dirait qu’il surprend un monde de ruses qui ne peut éviter de se trahir dans son fonctionnement systémique le temps passant. À recommander encore une fois…!

Un livre très informatif qui nous apprend que le postulat épistémique (donné universaliste) germe d’une vision racialisante des sciences et savoirs. Ainsi violences et régimes oppressifs perpétrés et normalisés par la sphère civilisationnelle Euro-Blanche, en ont tiré légitimité et normalité. Le contrat social (de Jean Jacques Rousseau, et ses camaraderies philosophales) disséqué réellement va accoucher d’un contrat racial selon l’analyse philosophique objectivement sourcée et difficilement contestable de Charles Wade Mills (décédé le 20 septembre 2021) , l’auteur de ce livre.

Pour qui, voulant s’essayer aux interrogations corollaires et subséquentes au sujet des exploitations coloniales (expropriations des espaces, indigenat, travaux forcés, destructions des humanités et civilisations locales…) , de la traite esclavagiste transatlantique, des massacres des amérindiens en Amérique, des aborigènes du monde austral, certaines mobilisations papales pour les croisades, l’apartheid en Afrique du Sud, la furia anti Noir des Ku Klux Klan, le suprémacisme blanc, le racialisme civilisationnel, un certain racisme inconsciemment normalisé, et clichés et réflexes aisément dégainés sur d’autres expressions de vie sociale, spirituelle et civilisationnelle, il faut NÉCESSAIREMENT LIRE CE LIVRE.
Il ose frontalement les questionnements et les réalités de notre Monde qui a besoin des stimulants sincèrement humanistes et moins idéologisés pour CORRIGER et HUMANISER SANS COULEUR notre commune HUMANITÉ INTRINSÈQUE sous le Contrat Humain et même sous le Contrat du Vivant.

11 juillet 2023

• KS pour le BLOG

● Le Grand Entretien du Blog | Avec l’étudiant en philosophie Bacary Cissé

~~~La rubrique Le Grand Entretien du Blog vous propose une interview avec notre jeune compatriote Monsieur Bacary Cissé. Actuellement étudiant en philosophie en Algérie, il nous expose ses analyses en réponse à nos questions. Membre actif de l’association Mohamed Askia Touré, monsieur Cissé est originaire du Guidimagha mauritanien, du village de Hassi Baghra. Notre reconnaissance à lui pour la disponibilité.

Ci-dessous l’intégralité de l’entretien :

● Question 1 : Bonjour monsieur Cissé, nos remerciements pour votre disponibilité, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?


Bacary Cissé : D’emblée, je vous remercie de m’avoir honoré en me donnant l’occasion pour exprimer mes avis sur certaines de vos questions.
Pour faire simple, je suis Muhamad Bacary Cissé ou Bacary Cissé les deux noms sont valables, mauritanien originaire de Guidimagha, village Hasse Baghra, étudiant en études supérieures, en Algérie, spécialité : philosophie.

● Question 2 : Vous êtes un membre actif de l’association Mohamed Askia Touré en Mauritanie, quelle a été la genèse de cette structure? Et aussi quels sont ses objectifs fondamentaux ?

BC : Muhamad Askia Touré est une association des jeunes, créée à partir de plusieurs facteurs, mais la principale motivation était la veille sur la société car nous appartenons à d’autres organismes actifs et nous avons des connaissances et des amis issus d’autres segments membres des associations qui sont au service de leurs sociétés, et nous avons pensé : pourquoi ne pas en faire autant pour la nôtre !
Le but principal de cette association est d’agir à travers trois volets essentiels : la « prédication » compte tenu du fait que la réforme religieuse est l’une des réformes sociales les plus importantes, car si notre religion se porte bien, le reste sera bien.
Le volet « culture » parce que la culture est la figure saillante de chaque société et c’est par la culture que les sociétés se distinguent les unes des autres, raison pour laquelle nous travaillons à faire connaître notre culture qu’est le symbole d’unité sociale mais également à y veiller sans pour autant renfermer sur nous-mêmes vis-à-vis des autres culture, loin de là, nous en prenons ce qui nous sert.
Et enfin le volet « action caritative » c’est-à-dire faire office de médiation entre d’une part, ceux qui sont privilégiés, et d’autre part, ceux qui sont défavorisés.


● Question 3 : La Mauritanie vient de clore une échéance des élections générales (municipales, régionales et législatives), quel commentaire-bilan faites-vous en tant qu’observateur et acteur indirect ?

BC : C’est vrai malgré la nette amélioration que l’on pourrait compter parmi les points positifs de ces dernières élections, sauf que ça a créé une grande polémique chez l’opinion nationale à cause de violations qui ont eu lieu au cours du scrutin et les opérations de falsification dont les résultats ont été contestés. En effet, nous avons suivi la marche de l’opposition pour contester ces résultats, de la même manière que le scrutin a été refait dans six bureaux dans le département de Mbout au niveau de la région Gorgol. Tous ces éléments montrent la non transparence de ces élections. En outre, il n’y a pas un grand espoir de changement dans cette situation, c’est une réalité que j’avais espéré et sur laquelle j’ai écrit un article publié sur le site « akhbar info » dans la foulée de ces élections.

● Question 4 : Ces dernières années, la communauté sooninké vit beaucoup de frictions sociales liées à l’organisation intra-communautaire (féodalisme, discriminations…) et au phénomène de l’esclavage statutaire, comme jeune sooninké lettré en phase universitaire, quelles sont vos réflexions à propos ? Et éventuellement vos visions et solutions d’avenir pour plus d’entente sociale ?

BC : La situation actuelle ou telle que j’appelle « la crise sociale soninké » est une question très complexe qui exige de nous une certaine précaution et de la profondeur. Avec tous mes respects pour toutes les tentatives entreprises jusqu’ici pour y mettre fin, à mon avis, elles ne sont pas suffisantes, que ça soit pour celui qui regarde sous l’angle de la religion seulement. Parce que c’est une question qui contient plusieurs domaines « religieux, social, historique et même économique »
Ni celui qui se révolte contre le social traditionnel avec des moyens inappropriés tels que l’insulte, le dénigrement et souvent avec la violence physique, ni les défenseurs du système ne peuvent résoudre la crise. Ensuite, ma claire position telle que j’ai l’ai écrite est que le changement est inévitable car il s’impose de lui-même, mais est-ce que cela est positif ou négatif ? C’est là que réside le problème et nous ne sommes que devant options : négative parce qu’on a imposé sur la société un changement dans l’anarchie sans une préparation et cela peut faire la victoire de l’une des parties au détriment de l’autre « les conservateurs et révolutionnaires » ensuite on crée un nouveau modèle selon l’intérêt de la partie vainqueur.
L’autre option qui est positive, est qu’il ait un accord social pour moderniser le système social, de telle sorte que, la réalité montre l’incompatibilité de l’ancien système avec le temps, imagine que ce monde qui est perpétuel changement, et que la société demeure cramponnée sur modèle social remonte aux siècles, si tu lis par exemple certains écrits sur l’histoire ancienne de notre société depuis le Royaume de Wagadou jusqu’à aujourd’hui, tu saura que c’est le système aristocratique, et j’avais comparé les deux systèmes, l’ancien et le nouveau, en m’appuyant sur les travaux du professeur Ali Cissé sur la société soninké, mes analyses en sont arrivées en une conclusion : c’est que la différence entre l’aristocratie du Wagadou et celui en vigueur actuellement est seulement historique et social, mais l’architecture est la même. Par conséquent, la solution telle que je la conçoit, consiste à ce que les différentes forces fassent de concertations intensives pour mettre en place un nouveau pacte en vue de moderniser le système de la société. Et le temps cette interview ne me permet pas de parler de tous les détails que j’aurais voulu détailler.

Question 5 : Concernant l’éducation, beaucoup d’initiatives sont prises au sein de communautés villageoises sooninké du Guidimagha (système hybride Mahadra- école) en dehors du cadre de l’enseignement étatique, vous y voyez quoi en terme d’inconvénients et d’avantages ? Et quel regard portez-vous sur l’éducation des jeunes filles dans nos communautés ? Et vos préconisations éventuelles en la matière ?

BC : Nul doute que les écoles religieuses jouent un rôle très important dans la revivication de l’enseignement dans la région en comblant la faible prestation de l’école publique, et grâce à ces écoles le niveau de beaucoup jeunes apprenants filles comme garçons s’est amélioré au moins sur le plan religieux, mais elles souffrent de défauts qui se situent tant au niveau pédagogique qu’au niveau de d’enseignement, de telle sorte que, certaines d’entre elles pour ne pas dire beaucoup, ne s’intéressent beaucoup pas au programme officiel que le ministre en charge de l’enseignement donne aux sciences appliquées et les langues vivantes tel le français et l’anglais. Ceci constitue un obstacle à l’avancement des élèves, de telle sorte, qu’il leur sera difficile d’être performants dans les examens nationaux en particulier l’examen de fin d’études moyennes sans parler du baccalauréat, car la plupart de ces écoles viennent à peine d’être créés dont les salles n’atteignent le niveau du secondaire.
Au niveau du volet de l’enseignement le problème est qu’il est rare de trouver parmi les enseignants celui qui a subit une formation ou qui a une expérience dans le domaine de l’enseignement, il est de trouver faible le niveau de certains académiquement parlant. Telles sont les défaillances des écoles religieuses.
Il est regrettable que la scolarisation des filles est faible comparativement avec les autres sociétés avec qui nous partageons le pays, cela est lié au fait que la femme soninké n’a pas évolué dans le domaine des études et de la culture et s’y ajoute la non évolution de la société de façon complète parce que « la mère est une école » la femme est la moitié de la société comme on le dit. Et il y a un autre problème en ce sens que la plupart des filles soninké scolarisée ne sont pas sérieuses en ce concerne les études, c’est-à-dire qu’elles ne regardent pas les études comme un sauvetage et une garantie noble pour l’homme, mais comme une étape transitoire ou comme une mode, de telle sorte, la majorité d’entre elles croient que le mariage est la garantie de leur avenir et non les études, c’est raison pour laquelle beaucoup font des efforts pour trouver un homme aisé pour construire avec lui un avenir radieux.

Concernant les recommandations : c’est que nous tous, hommes et femmes, Si on ne croit pas aux études et n’y accorde pas attention, on ne peut espérer un changement pour notre situation et trouver une solution à nos crises, on peut être riches mais cela ne peut résoudre nos problèmes et changer nos situations en rien. L’argent peut te construire un château mais non un esprit qui réfléchit.

En conclusion : je vous renouvelle mes remerciements et à la prochaine.

Réalisé par KS pour le BLOG

● Note de lecture d’un ouvrage éducatif | « Concepts religieux et sociaux » de l’écrivain monsieur Malle Ibrahim Soukouna

Ce livre paru (sa version française) en fin d’année 2022 chez l’éditeur Albouraq, est un joyau intellectuel très accessible par son exposé succint et l’agencement intelligible des concepts développés. L’auteur s’appelle Malle Ibrahim Soukouna, natif du Mali et issu de la communauté sooninké. Ayant effectué ses études primaires et secondaires à Bamako, il a obtenu un diplôme universitaire en France (faculté de Jean Monnet à Paris Sud) et y travaille comme guide religieux. Influent intervenant sur diverses thématiques d’intérêt public pour la communauté africaine, et particulièrement pour son groupe sociolinguistique, les sooninkés, il anime régulièrement ses plateformes numériques (Facebook, TikTok…) avec beaucoup de pédagogie. Ainsi dans ce présent ouvrage que j’ai eu la chance de lire, il nous propose avec aisance un concentré valeureux qui englobe divers volets de notre vie contemporaine (la religion, la politique, la famille, l’école, l’immigration, le travail, l’économie, la vie communautaire, l’utilisation des réseaux sociaux…).

Un livre-Message qui appelle à une certaine élévation sociale et intellectuelle pour la jeunesse de notre temps afin de porter le flambeau de la renaissance civilisationnelle parmi les nations. Ce travail instructif de monsieur Soukouna (auteur d’autres ouvrages) est une preuve idoine du potentiel intellectuel existant dans nos milieux dans divers domaines. J’ose croire que « Concepts religieux et sociaux » peut être classé comme un manuel initiatique pour l’éveil social et intellectuel nécessaire à nos cursus d’enseignements (au lycée par exemple) en Afrique et surtout dans nos communautés afro-musulmanes. Et également un imam qui serait à jour de son environnement contemporain peut en tirer facilement 52 sermons (prêches éducatifs) de vendredis durant une année pour éveiller et former les fidèles.

En définitive, l’ouvrage est un stimulant social et pédagogique qui sert et servira tout lecteur attentif .
Ici je réitère mes fraternelles félicitations au frère Malle et recommande vivement ce livre. Lui souhaitant une bonne continuation dans ses projets.

Avec l’auteur , le 13 mars 2023 à Paris

28 juin 2023

✍️🏿KS pour le BLOG