● Le Grand Entretien du BLOG | Avec la médecin généraliste Mme TRAORE Diamberé Barré.

~~~La rubrique Grand Entretien du BLOG vous propose l’interview accordée par la médecin généraliste Mme TRAORE Diamberé Coumba. Communément appelée Diamberé Barré dont le père (Barré TRAORE), originaire de Dafort (notre cousin et généreux hôte à Nouakchott) a été un responsable de la célèbre boutique d’Optique « Nouakchott Optique » dans le quartier de BMD. Formée à la médecine au Sénégal (UCAD), elle est une figure féminine ayant fait preuve d’une notable détermination dans son parcours d’étudiante menant à un haut accomplissement universitaire en devenant Docteure en Médecine.

À notre questionnaire d’interview soumis le 13 mars 2025, elle a gentiment honoré notre sollicitation en répondant succinctement nos 4 questions ci-après :

● Question 1 : Bonjour Dr Traoré Diamberé Coumba, merci d’avoir accepté notre interview. Pouvez-vous vous présenter sommairement à nos lecteurs ? (Parcours scolaire, académique et professionnel)

Diamberé TRAORE : Bonjour, je suis très honorée de participer à cette rubrique questions/réponses.
Tout d’abord, je me présente. Je m’appelle Diamberé Coumba TRAORE. Je suis soninké, née d’un père mauritanien et d’une mère sénégalaise.
Je suis née et grandis à Nouakchott. J’ai fait mon école primaire à la capitale 7, ensuite j’ai fait le collège et le lycée de jeunes filles de Nouakchott avant d’aller à la fac de Dakar, pour faire mon cursus de médecine à l’UCAD. Actuellement je suis médecin généraliste au centre hospitalier des spécialités de Nouakchott.

● Question 2 : vous avez fait preuve d’une patience louable et d’une grande détermination pour décrocher un diplôme de médecin généraliste, quels conseils pouvez-vous donner aux jeunes étudiant.e.s dans leurs projets ?

DT : Mon conseil serait le même que j’ai donné à ma petite sœur lors de l’obtention de son baccalauréat.
Pour prétendre à l’excellence, il faut être capable de faire des sacrifices. Je dirais en trois mots : « passion, endurance et sacrifices ».
Quelle que soit la profession que vous voudriez exercer plus tard, vous devriez l’aimer avant tout. Prenez le temps de bien réfléchir à la filière que vous allez choisir.
Faites vos investigations, approchez les aînés et n’hésitez surtout pas à vous faire parrainer. C’est des choses qui vont vous aider à comprendre comment travailler, comment réussir vos examens etc.
De mon expérience personnelle, la médecine est une passion, une vocation, c’est depuis toute petite que j’ai voulu devenir médecin, c’était un rêve d’enfant.
Le cursus universitaire est diffèrent du lycée, car il y’a beaucoup plus de cours, les examens sont plus stressants et la plus part du temps vous êtes  livrés à vous-même, c’est trop de pressions pour les étudiants.
La question du logement pour ceux qui ont quitté leur ville ou leur pays, néanmoins, vous allez réussir inchallah avec plus de concentration, le travail acharné et la persévérance.
Je conseille aussi de trouver des loisirs tels que, le sport, la musique, la lecture etc, qui vont vous aider à échapper quand vous êtes trop stressés, c’est important.

● Question 3 : le 8 mars correspond annuellement à la Journée internationale des droits des femmes, quel commentaire faites-vous à propos de cet événement et ses objectifs dans notre pays ?

DT : La journée internationale de la femme est une occasion pour promouvoir et sensibiliser la population  (les soninkés en particulier) sur l’importance de l’éducation des jeunes filles. Les femmes sont les leaders de la communauté, car sans elles, on ne peut pas parler du développement.
Je dirais dans notre communauté, le droit de la femme commencerait par son droit à l’éducation. On a tendance à marier filles très jeunes à l’âge de 13-14 ans, alors que si on leur donne la chance de faire des études supérieures, ça sera un plus pour elles et dans leurs futur foyers, elles seront plus autonomes.
J’aimerais voir plus de femmes avocates, ingénieures, médecins, entrepreneuses etc.
On est en 2025, les mentalités doivent changer.
Sans oublier la lutte contre la violence faite aux femmes (pas que les féminicide).
Toute forme de violence, verbale, physique etc.
Tirer la sonnette d’alarme sur la violence domestique (celles qui sont battues par leurs propres conjoints). Nous voulons plus voir des femmes battues à mort par leurs maris, ça doit cesser.

● Question 4 : le phénomène migratoire est une problématique (notamment les départs massifs et périlleux via des embarcations vers l’Europe) qui touche particulièrement la communauté soninké, avez-vous quelques pistes de réflexion à l’endroit de la population concernée et des décideurs étatiques ?

DT : Le phénomène migratoire clandestin :
C’est une tragédie, tous ces jeunes gens qui disparaissent en mer dans l’espoir d’avoir une vie meilleure en Europe. Je tiens à présenter mes sincères condoléances à toutes les familles endeuillées.
Je pense que plusieurs facteurs doivent être pris en compte, si nous voulons lutter efficacement contre l’immigration clandestine :
Premièrement, le facteur environnemental, en général les jeunes migrants viennent des zones rurales (où la population locale vit grâce à l’agriculture et de l’élevage) du moins la majeure partie.
Ses dernières années, cette population est la plus touchée par le changement climatique : la saison des pluies qui diminue donnant naissance à la sècheresse ou parfois des inondations, ont impacté les récoltes et le bétail qui étaient à la base, leurs seules sources de revenus.
De ce fait, la plus part des villageois ont vu leurs vies basculées du jour au lendemain.
Ces évènements ont entrainé une véritable exode rural, mais aussi les conflits, la guerre, Alhamdoulilah tel n’est pas le cas de la Mauritanie mais d’autres pays de la sous-région sont touchés.
Tout ceci poussant les jeunes à l’immigration clandestine, et parfois ils sont victime de racisme, de maltraitance quand ils arrivent dans les grandes villes pour y gagner leur vie.
À mon avis des campagnes de sensibilisation sur les dangers de l’immigration clandestine doivent être organisées avec les responsables communautaires tels que les Imames, chefs de village etc.
Le gouvernement doit promouvoir l’agriculture et l’élevage en soutenant pas que financièrement sa population mais aussi organiser des ateliers sur l’agriculture et l’élevage, développer l’entreprenariat chez les jeunes.
C’est un schéma qui peut nous mener vers l’autosuffisance alimentaire.

Réalisé par KS pour le BLOG

● Mauritanie | Un après-midi très spécial pour moi : Une rencontre inspirante avec le doyen Mohamed Yahya Ould Ciré

Un savoir sûr est surtout une affaire d’information vraie et sourcée. J’ai eu l’honneur d’une rencontre auprès d’un éminent intellectuel tenant lieu d’une fructueuse source-ressource, en la personne de l’ancien diplomate mauritanien, Docteur Mohamed Yahya Ould Ciré. Notre première rencontre a eu lieu furtivement en 2013 lors d’une conférence qu’il avait co-animée avec le journaliste M. Seydi Moussa Camara à Massy. Et, nos échanges sporadiques ces derniers temps pour les préparatifs de son article https://ecrit-ose.blog/2025/01/01/%E2%97%8F-lesclavage-au-sein-de-la-communaute-soninke-en-mauritanie-analyse-des-resistances-et-des-discriminations-internes-par-dr-mohamed-yahya-ould-cire-a-h-m-e/, ont abouti à cette visite de courtoisie qui a été un grand moment studieux et inspirant pour moi. Très au fait de la substance historique et sociale des problématiques liées à l’esclavage en Mauritanie, l’homme est d’une grande générosité et d’ouverture pour converser et renseigner avec finesse et promptitude sur les données et les nuances qui s’y adjoignent. L’un des membres inspirateurs du mouvement El-Hor dès 1974 et membre fondateur de l’association AHME (Association des Haratines de Mauritanie en Europe).

● Ma brève conclusion : En Mauritanie, nous devons migrer de « chaque communauté, ses abolitionnistes et progressistes en militants reclus vers une forte synergie trans-communautaire à l’échelle nationale pour un engagement global contre toutes les formes d’injustices ».

Longue vie et santé à lui. Ameen.

• Lien vers sa thèse https://theses.fr/112388582

• Lien Amazon de son ouvrage https://www.amazon.fr/Mauritanie-Mohamed-Yahya-Ould-Cir%C3%A9/dp/2343029415

Région parisienne, 15 avril 2025

KS pour le BLOG
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🔴  🇲🇷 #موريتانيا | أمسية خاصة جداً بالنسبة لي!

إن المعرفة السليمة هي قبل كل شيء مسألة معلومات صحيحة ومصدرها المصدر. وقد تشرفت بلقاء مثقف مرموق يمثل مصدراً مثمراً ومورداً مثمراً، في شخص الدبلوماسي الموريتاني السابق، الدكتور #محمد_يحيى ولد #سيري. التقينا لأول مرة لفترة وجيزة في عام 2013 في مؤتمر شارك في استضافته مع الصحفي سيدي موسى كامارا في ماسي. وتوجت تبادلاتنا المتقطعة في الآونة الأخيرة، في إطار التحضير لمقاله https://ecrit-ose.blog/2025/01/01/%E2%97%8F-lesclavage-au-sein-de-la-communaute-soninke-en-mauritanie-analyse-des-resistances-et-des-discriminations-internes-par-dr-mohamed-yahya-ould-cire-a-h-m-e/، بهذه الزيارة المجاملة التي كانت لحظة دراسية وملهمة بالنسبة لي. فالرجل على دراية كبيرة بالجوهر التاريخي والاجتماعي للقضايا المرتبطة بالعبودية في موريتانيا، وهو رجل كريم جدا ومنفتح على الحوار والإحاطة ببراعة وسرعة بالمعطيات والفروق الدقيقة التي تنطوي عليها. وهو أحد الأعضاء الملهمين في حركة الحور منذ عام 1974 وعضو مؤسس لجمعية الحراطين الموريتانيين في أوروبا (AHME).

● استنتاجي الموجز: في موريتانيا، نحن بحاجة إلى الانتقال من « كل مجتمع ومناضليه والتقدميين في موريتانيا من النشطاء المنزوين إلى تآزر قوي عابر للمجتمعات على المستوى الوطني من أجل التزام عالمي ضد جميع أشكال الظلم ».

● Réflexion et Société | La relation « esclave-maître » ne se réforme pas, elle doit être séparée pour une commune utilité publique. | Par KS

L’origine de la relation « esclave-maître » ne s’est rarement tissée par un accord volontaire et équilibré en termes de position politique et d’habillage social dans le temps et dans l’espace. Ainsi, pour corriger valablement et moralement une société à relation esclavagiste, il faut savoir bien séparer le destin organisationnel (Honneurs et Avoirs) de 2 univers (réalité maîtresse et réalité esclavagisée) au moins sur 2 à  3 générations. Et qu’une autre entité régalienne exogène notamment l’État moderne devienne la référence impartiale à tous coûte que coûte à coup de plaidoyer visionnaire et patient et d’activisme résolument réfléchi. À chaud du présent et du court terme, toute tentative de réconciliation de 2 univers en frictions, se heurtera sèchement à la résurgence inévitable des velléités de subordination sociale et politique liée à l’origine. Dans les annales de l’histoire, même les prophètes et les grands sages n’ont pas réussi à « soigner » effectivement sur un temps court les âmes évoluant collectivement dans ces 2 univers interdépendants mais foncièrement déséquilibrés. Par exemple le cas historique du grand Prophète Moussa (psl) et les enfants d’Israël sous l’asservissement en Égypte pharaonique. La Mission de libération que Dieu lui a assignée fut justement une séparation organique nettement actée entre les 2 univers (l’ordre dominant et les dominés). La grande épreuve pour un ordre social ou politique suprémaciste serait d’accepter de faire corps social égalitaire dans le matériel et l’immatériel avec les éléments subalternisés historiquement dans son environnement. Et également, les éléments dominés et relégués statutairement dans l’environnement doivent se libérer de tous les complexes d’infériorité développés et « socialisés » en eux tout au long du processus de domination dont ils furent victimes. Par ailleurs, une nécessité de reconstruction existentielle doit s’amorcer pour eux dans une nouvelle trajectoire dans le temps et dans l’espace avec une vision réfléchie et une structuration sociale innovante. Surtout ne pas reproduire les marqueurs problématiques et conflictogènes subis ailleurs dans l’ancien univers.

KS pour le Blog https://ecrit-ose.blog/

● Mauritanie | Le nouveau wali Dahmane Ould Beyrouk : bienvenue au Guidimakha | Par M. Seyré SIDIBE

Monsieur, le wali

Nous ne pouvons que nous réjouir de votre nomination comme, wali ( gouverneur), le responsable et représentant de l’exécutif, l’administration au niveau territorial.

Cette nomination, exceptionnelle par sa nature, une première dans l’histoire de notre région, est un motif d’espoir pour les populations du Guidimakha.

Cependant, il n’est pas question de jubiler encore; vous serez jugé sur la base de vos résultats et des actes que vous poserez.

En effet, le Guidimakha a toujours été une zone de non droit, échappant au pouvoir central, qui pour s’en débarrasser, a toujours volontairement œuvré pour en  faire un territoire délaissé et livré à lui-même, à la merci et à la convoitise éhontée d’administrateurs corrompus, malhonnêtes, arrogants jusqu’ à la condescendance; et animés par le seul souci de se remplir les poches, en plumant jusqu’à l’os les pauvres populations.

Certains ont fait plus de mal que les différents commandants Blanc de l’administration coloniale, qui se sont succédé alors que ces derniers avaient une mission claire, s’inscrivant dans une logique de domination, d’impérialisme et dans un rapport de colonisateur vs colonisé.

Le paradoxe est que nos compatriotes qui ont remplacé l’homme Blanc ont failli sur tous les plans: la région est devenue une plaque tournante de la drogue, un espace de prise de décisions de justice les plus ridicules et absurdes, une partie de la république où les riches commerçants et quelques dignitaires servent de boussole à la loi : ils orientent, manipulent, valident et invalident les décisions de justice.

Dans cette contrée, la justice se sert de notre origine sociale, de votre couleur de peau, de votre coloration politique, de votre disposition à corrompre pour soit vous condamner ou vous acquitter.

Ainsi, nos fameux administrateurs ne manquent pas d’imagination; ils ont toujours réussi à monter les populations les unes contre les autres, créant les conditions favorables à des conflits interminables et insolubles entre des populations, qui ont pourtant depuis des lustres entretenu d’excellentes relations.

Pour cela, ils peuvent compter sur les intermédiaires, souvent des fils de la région transformés en courtisans, prêts à vendre leurs propres frères pour quelques pièces de monnaie ou un repas.

Approcher, forcer une amitié de façades avec les responsables de l’État ( wali, procureur, commandant de la région militaire, de la gendarmerie, de la garde , et le directeur de la sûreté régionale etc.), c’est désormais une profession, un métier lucratif pour ces individus qui participent à la mise à mort de notre région.

Monsieur le wali

Il y a beaucoup de dossiers qui vous attendent, au premier chef la normalisation des relations entre les populations et les forces de défense et de sécurité, qui usent de leur position pour les terroriser.

La corruption à grande échelle qui gangrène tous les services déconcentrés de l’État, caractérisée par la prise en otage des représentants de l’État par les commerçants, hommes d’affaires et de pseudo dignitaires.

La justice, gros chantier à l’abandon à l’image du pays tout entier est un véritable rouleau compresseur qui broie et suce sans état d’âme les populations.

Monsieur le wali

Votre prédécesseur, n’est certainement  pas le plus mauvais des walis qui ont régné sur le Guidimakha. Seulement, lui a eu la malchance d’être emporté par un fait divers macabre et surmédiatisé grâce aux réseaux sociaux.

N’eût été les réseaux sociaux, aucune sanction ne serait prise . Ould serait encore le wali du Guidimakha. En effet , le Guidimakha n’intéresse personne. C’est une terre d’expérimentation de la terreur, des décisions de justice les plus folles, les plus puériles.

Les représentants de l’État sont investis d’une mission : terroriser, abuser et retarder, différer toutes initiatives de développement dans la région.

Grandir dans une région pareille, ne peut que façonner votre être ; ce qui n’est pas sans influence sur votre façon de voir la Mauritanie, de la comprendre et ainsi de votre appréhension politique.

Seyre Sidibe

● Le Professeur Yahya Michot n’est plus (décédé le 1 avril 2025) | Paix éternelle à son âme.

👉🏿Lire cet élément consacré à sa personne et sa personnalité intellectuelle https://www.saphirnews.com/L-eminent-universitaire-musulman-belge-Yahya-Michot-est-mort-son-fascinant-parcours-retrace_a30712.html

Je me rappelle d’une parole pertinente entendue dans l’interview accordée par le frère et grand promoteur de la lecture M. Marega Muhamad Marega dans le groupe whatsapp de l’Association « Askia Mohamed Touré » du frère Mohamed Boubakar Cissé et ses camarades. M. Marega avait expliqué en substance que la lecture fait voyager et permet de rencontres avec des personnalités qui n’ont pas vécu dans la même période que nous ni dans la même sphère géographique. Ainsi, j’ai compris qu’il a plaidé très justement la lecture qui est profitable et nécessaire pour notre construction intellectuelle multidimensionnelle. Ici, mon expérience personnelle avec cet auteur décédé récemment aux États-Unis, Dr Yahya Michot, m’a fait remémorer de la teneur de ce que M. Marega avait dit.
J’ai découvert la personnalité intellectuelle de M. Michot via un élément vidéo dans lequel il abordait sommairement la vie et la pensée d’Ibn Taymiyya (1263 – 1328). Cheikh Al-islam Ibn Taymiyya qui fait l’objet de nombreuses exploitations plus ou moins controversées notamment sur l’extrémisme violent au nom de l’islam, a été étudié et commenté par Dr Yahya Michot dans plusieurs de ses productions livresques et audiovisuelles.

J’ai lu plusieurs de ses livres (quelques-uns en photo 📸) et visionné quelques vidéos également, j’ai accédé à une certaine familiarité avec ce Professeur à distance. Je ne l’ai jamais rencontré de visu ni de près ni de loin. Et pourtant à travers ses contenus lus et vus, j’ai l’impression de l’avoir côtoyé et connu réellement. Pédagogue et méticuleux avec beaucoup de finesse réservée aux contextes de textes commentés, l’universitaire belge converti à l’islam était d’une éminence intellectuelle qui marque. Il laisse derrière lui un grand patrimoine intellectuel qui continuera d’impacter positivement à coup sûr d’autres esprits qui feront sa rencontre comme ce fut mon cas.


Le lire encore et toujours est l’utile hommage à sa mémoire qu’on puisse se permettre… in sha Allah

Paix éternelle à son âme. 
inna lillahi wa inna ilayhi raji’un

KS pour le BLOG

● Rendons-nous HOMMAGE VIVANT | Notre Seyre « national » : une plume humaniste qui alerte et inspire !

📸-Paris, il y a quelques années, autour de lui, une équipe de l’ancien BE d’Armepes-France

Il s’appelle M. Seyre SIDIBE, une pointure de l’arène journalistique mauritanienne. Natif de Sélibaby et issu de l’ensemble communautaire soninké de la capitale régionale du Guidimagha. Professeur de français de formation de base, il est valablement imprégné en analyste avisé de la vie sociale et politique intra-communautaire soninké et sur les données à l’échelle nationale de son pays, la Mauritanie. Ses différentes contributions sont d’une grande pertinence (fond et forme) et s’inscrivent dans un engagement intellectuel proactif très louable. Le Top responsable du site internet d’information https://ondeinfo.com/, ne cesse d’alerter, d’interpeller, d’interroger et de secouer un magma politico-sociétal qui régit hermétiquement une certaine vie communautaire soninké aujourd’hui. Son plaidoyer est constant et plein de sagesse discursive pour l’avènement d’une société débarrassée de vielles recettes indigestes moralement et socialement de nos jours. Il appelle à une dynamique reformatrice pour consolider et asseoir une véritable cohésion sociale sur la base de la dignité humaine et de l’égalité citoyenne. L’ensemble communautaire a besoin d’une mue pour s’adapter et larguer à un ailleurs loin ses tares foncièrement nuisibles au vivre-ensemble.

Également, concernant la vie publique nationale, il nous sert régulièrement ses analyses riches et interpellatives à l’endroit des décideurs étatiques et autres acteurs sociaux. Les thématiques et les problématiques n’échappent que rarement à son diagnostic lumineux doublé d’une batterie de propositions émises et comprises en filigrane par une habileté textuelle d’une facture proverbiale.

Il incarne la position historique et visionnaire de tant d’intellectuels par le passé qui ont su habiter publiquement cette qualité par de la substance avérée et téméraire. Point d’idéalisme rêveur ni d’encrage prétentieux à partir d’un trône de condescendance d’un lettré incohérent et complexé, M. Sidibe est une source-ressource sociale et intellectuelle qui peut contribuer à l’émergence d’un ordre social et politique JUSTE à l’intérieur de son groupe sociolinguistique ainsi que dans son pays.

Je tiens à lui consacrer ce modeste élément qui ne prétend aucunement de faire intégralement son portrait d’acteur social et intellectuel qui compte positivement dans les débats publics. Par ses sorties médiatiques que notre Blog https://ecrit-ose.blog/ a eu l’honneur de reprendre régulièrement, j’estime qu’il représente une figure inspirante pour les univers mentaux et les engagés investis dans notre écosystème social, politique, éducatif et culturel.

👉🏿Ici un lien de publication choisie arbitrairement parmi ses perspicaces contributions https://ondeinfo.com/quelle-est-la-pigmentation-de-la-mauritanie/

3 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

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● L’éditorial de La Nouvelle Expression : La migration, notre problème… nos autorités… la police | Par M. Camara Seydi Moussa

La Nouvelle Expression – Beaucoup de choses pour un édito : la situation du pays, depuis ma dernière sortie éditoriale, les politiques mauritaniens, Ould Diay d’aujourd’hui et non d’hier, vision et perspective pour quel crédit ? Les gouvernants et la communication, le dialogue politique pour quelle copie ?…

Des sujets qui sont d’un intérêt pour ma modeste contribution par ma plume avec laquelle je viens de renouer malgré ma maladie bizarroïde qui s’active à m’éloigner d’elle. Le site web du journal La Nouvelle Expression a été piraté aussi depuis le mois de novembre 2024, donnant du fil à retordre aux techniciens et l’hébergeur. Cet autre cauchemar sera bientôt fini selon l’ingénieur-développeur qui s’occupe du site.

Alors pour cette première sortie après une longue période d’hibernation, comme une mission pour tout mauritanien concerne l’actualité grandement dominée par la campagne de refoulement des migrants. N’y était la méthodologie, le contexte évolutif des outils de l’information et de communication, surtout le temps choisi par nos autorités pour communiquer sur le sujet, je n’aborderai pas ce sujet.

Historiquement, politiquement voire humainement, l’approche utilisée pour gérer ce phénomène n’est pas digne de cette Mauritanie qui se veut un Etat de droit respectueux de la dignité humaine dans un contexte régional balbutiant. Le redessinement de la géographie politique de notre sous-région avec son lot de turbulence est de nature à édifier nos politiques sur les conséquences de leurs décisions engageant nos relations avec nos voisins.

Les fautes d’un passé récent qui ont endeuillé ou endeuillent encore les Mauritaniens et leurs voisins, avec des larmes qui n’ont pas encore séché, doivent nous interpeler et nous guider pour la gestion des dossiers concernant nos hôtes, même si nous ne les avons pas invités. Mais nous devrons savoir qu’ils le sont par «la nature… ».

Ces pays voisins ne sont autres que le prolongement naturel de cette Mauritanie qu’on pense sécuriser contre le flux migratoire (n’eut était le colonisateur, tous ces pays pouvaient être la Mauritanie) où la géographie et l’histoire ont décidé autrement. Mais le quotidien de nos populations et les liens séculaires sont là, comme des facteurs qui nous interpellent pour plus de retenue et d’humanisme pour notre marche commune. Ces populations ont tout en commun. TOUT. Nous partageons tout, ensemble. Le cas du Sénégal et la Mauritanie, c’est la chambre et l’antichambre. La vie et l’existence de ces deux pays sont intrinsèquement liées ; cela est valable aussi pour le Mali, le Sud-est mauritanien.

Si le redessinement de notre géographie a fait de chaque territoire arbitrairement un Etat entièrement à part, les populations, elles, sont une seule et même nation. Elles ne pensent pas aux frontières. Alors, aux gouvernants de s’y s’accommoder, avec respect et discernement. On ne peut et ne doit continuer à laisser notre police à jeter de l’opprobre sur cette Mauritanie qui a tant souffert de nos turpitudes.

Un pays à coté des autres pays qui a des citoyens dans ces différents pays pour diverses raisons. Notre police a besoin sincèrement d’être éduquée. Elle a besoin de mériter la Mauritanie, terre d’Islam d’où l’intégrité et la dignité humaine ne peuvent, continuellement, être violées, comme nous le rappelle notre histoire récente.

Nous avons beaucoup de linge sale qui nous préoccupe. Cessons donc de triturer, d’humilier cette Mauritanie. Pour une fois que nos responsables font face aux bourdes indignes et incommensurables nées de la gestion calamiteuse du flux migratoire, il est temps qu’ils agissent ou qu’ils démissionnent. Hélas, n’est pas Dafa Bakari qui veut !!

Ces ministres-là nous font honte, avec leurs ridicules pamphlets pour expliquer une situation qu’ils analysent autrement dans leurs salons ou entre amis.

Cette hypocrisie doit cesser, la Mauritanie mérite plus et les étrangers qui vivent parmi nous ont des droits. Ils sont des humains comme nos concitoyens qui sont partout dans le monde. Et qu’on ne s’y trompe pas : nous sommes des Sénégalais, Maliens et Maghrébins d’origines africaines parce que nous sommes des Mauritaniens.

Camara Seydi Moussa

● La Francophonie : héritage colonial ou levier de coopération ? | Par M. Souleymane Sidibé


La Francophonie est née d’un lien historique entre la France et ses anciennes colonies, mais elle dépasse aujourd’hui cette relation héritée du passé. Elle joue un rôle clé dans la culture, l’économie, la diplomatie et l’éducation, promouvant la langue française et des valeurs de solidarité et de diversité. Ainsi, le français n’est plus seulement « un butin de guerre » ou un vestige colonial, mais une langue vivante, portée par des millions de locuteurs à travers le monde.
« C’est notre bien commun, notre maison. Il faut mieux la connaître pour l’aimer », martèle Alain Rey.

Un outil d’émancipation et de coopération

Le français est devenu un espace d’expression culturelle et un outil de transmission des savoirs, permettant aux peuples de revendiquer leur histoire et de bâtir un avenir commun. Il structure les échanges et sert de levier diplomatique et économique, notamment à travers des initiatives favorisant la coopération Sud-Sud. De plus, les pays francophones s’appuient sur cette langue pour renforcer leur souveraineté tout en restant connectés au monde.

Cependant, à l’ère des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle, la prédominance de l’anglais constitue un défi majeur. La révolution numérique privilégie les contenus anglophones, marginalisant les autres langues. Le français doit donc s’adapter et se renforcer dans ces nouveaux espaces pour préserver la diversité linguistique et culturelle.

Un atout diplomatique et économique

Malgré la montée de l’anglais et du mandarin, le français demeure la cinquième langue la plus parlée au monde et reste une langue de travail dans les grandes organisations internationales comme l’ONU et l’OIF. Sur le plan économique, les échanges entre pays francophones sont en moyenne 65 % plus élevés, preuve du rôle stratégique de la Francophonie dans le développement et la coopération.

Dans le domaine scientifique, le français garde une place importante, notamment dans les sciences humaines et sociales. Toutefois, pour éviter un recul face à l’anglais, il est essentiel d’encourager la production et la diffusion des savoirs dans cette langue.

Une Francophonie plus inclusive et tournée vers l’avenir

Malgré ses atouts, la Francophonie reste parfois perçue comme un espace réservé à une élite. Dans de nombreux pays, l’accès au français demeure inégal, limitant son potentiel d’inclusion. Pour évoluer au-delà du cadre postcolonial, il est nécessaire d’adopter une approche plus équitable et ouverte.

Des pays comme le Sénégal, le Canada ou le Rwanda montrent qu’il est possible de concilier multilinguisme et valorisation du français. Par exemple, le Rwanda a intégré l’anglais dans son système éducatif tout en restant un membre actif de la Francophonie, illustrant une approche pragmatique et non dogmatique des politiques linguistiques.

Réinventer la Francophonie : un défi pour le XXIe siècle

Pour que la Francophonie reste pertinente, plusieurs actions sont nécessaires :
• Décoloniser les imaginaires : cesser de voir la France comme le centre de la Francophonie et reconnaître pleinement la diversité des pays francophones.
• Démocratiser l’accès au français : rendre son enseignement plus inclusif et accessible.
• Valoriser la diversité linguistique : promouvoir le français en complément des langues locales et non en opposition à elles.
• Renforcer la coopération Sud-Sud : développer des projets culturels, économiques et éducatifs entre pays francophones indépendamment des anciennes métropoles coloniales.
• Investir dans le numérique et l’intelligence artificielle : assurer une présence forte du français dans les nouvelles technologies pour éviter qu’il ne soit marginalisé.

Cette Organisation ne devrait avoir pour vocation d’être un outil de domination, mais un projet d’avenir fondé sur la coopération et la diversité. Elle peut jouer un rôle clé dans un monde en mutation, où les défis géopolitiques et technologiques redéfinissent les rapports entre nations. Pour cela, elle doit s’adapter, se moderniser et devenir un véritable espace d’échanges équilibrés et inclusifs.

Souleymane Sidibé

● Faut-il sortir des tares (endoctrinement social) pour embrasser l’endoctrinement religieux ? Que faire ? | Par M. Souleymane Sidibé

Dans nos contrées soninkées, une forme « d’extrémisation religieuse » s’installe, non pas par la violence, mais par un enfermement doctrinal rigoriste ou rigide. On voit des dévots et des dévotes, des habits qui rappellent le soleil ardent de l’Arabie, des qamis, des miswaks (cure-dents), des appellations… La foi, qui devrait être une relation intime entre l’individu et son Créateur, devient un marqueur social où l’apparence prime sur l’engagement réel. Cet enfermement réduit la religion à une série d’interdits et d’obligations visibles, oubliant l’essence même de la spiritualité et du vivre-ensemble.

Au moment où on assiste à une citoyenneté de façade, où l’affirmation identitaire l’emporte sur la participation active à la société, il est urgent de se saisir de ce phénomène pour alerter face à cette mode. Pourtant, se couvrir la tête ou porter une barbe ne saurait remplacer l’éducation, la réflexion et l’épanouissement intellectuel. Pendant que certains s’enferment dans des codes religieux, d’autres risquent leur vie en mer, en quête d’un avenir ailleurs. Cette fracture illustre une crise profonde : l’incapacité à proposer des perspectives solides à une jeunesse tiraillée entre traditions figées et aspirations modernes.

Sortir des tares traditionnelles pour tomber dans l’isolement religieux n’est pas un progrès, mais une nouvelle forme d’aliénation. Les vrais combats de société – l’éducation, l’égalité, le développement économique et la lutte contre les discriminations – doivent se mener loin des dogmatismes. La foi peut être un moteur de dépassement de soi, mais elle ne doit ni freiner le progrès ni diviser.

L’urgence est de redonner du sens à l’engagement citoyen et social, de replacer le savoir et l’ouverture d’esprit au cœur de la société. La religion ne doit pas être un instrument de repli identitaire, mais une force d’élévation, au service de l’humain et de son épanouissement. Seule une vision éclairée et inclusive pourra préserver le Soninkara de l’isolement et lui offrir un avenir harmonieux, où spiritualité et progrès avancent ensemble.

Le terrain religieux est souvent utilisé pour justifier des pratiques oppressives à l’égard des femmes, ancrant des inégalités sous couvert de spiritualité. L’excision, bien qu’absente des textes sacrés, continue d’être perpétuée au nom d’une prétendue norme religieuse, privant des millions de femmes de leur intégrité physique et psychologique. De même, le mariage forcé enferme de jeunes filles dans une dépendance totale, sous prétexte de devoir religieux.

L’endoctrinement se manifeste aussi par l’imposition du voile dès l’enfance ou la restriction de l’accès des femmes à l’éducation et à la vie publique, les cantonnant à des rôles domestiques. Pourtant, l’histoire montre que foi et émancipation féminine ne sont pas incompatibles. Nana Asma’u, érudite du XIXe siècle, a œuvré pour l’éducation des femmes en Afrique de l’Ouest. Fatima al-Fihri, au IXe siècle, a fondé l’université Al Quaraouiyine, prouvant que les femmes ont toujours été des bâtisseuses du savoir. Aisha bint Abi Bakr, épouse du prophète Mohamed (SWS), était une autorité en jurisprudence et en théologie.

Voici là des contre-arguments face à cette « soudanisation » du Soninkara. Il est urgent de déconstruire ces discours et de réaffirmer la place des femmes comme actrices libres et éclairées de leur destin. La religion ne doit pas être un instrument de domination, mais une force d’élévation et de justice. Le travail et la transformation doivent guider nos pas.

Souleymane Sidibé

● Et si on mettait en avant la valorisation des cheveux crépus. | Par M. Souleymane Sidibé



« Je ne suis pas esclave de ce que les autres pensent, de ce qu’ils attendent. Je suis libre de définir ma propre beauté. » — Lupita Nyong’o

Aujourd’hui, il est devenu courant d’entendre le mot « sévé », une déformation de « cheveux » dans nos contrées pour désigner aussi bien un tissage que des « cheveux naturels ». Cette évolution linguistique révèle une aliénation culturelle subtile, dissimulée sous des tendances esthétiques perçues comme anodines, mais profondément enracinées dans des dynamiques postcoloniales.

Ce soir, en regardant une émission, j’ai une fois de plus été frappé par ce phénomène. Des présentatrices arborant des perruques ou des tissages, collés sur leur cuir chevelu, comme s’il s’agissait de leurs propres cheveux. Cela traduit un manque d’authenticité, peut-être même un complexe d’infériorité vis-à-vis des standards capillaires dominants, une forme de rejet de soi-même (self-hate, souvent lié à l’intériorisation de normes oppressives). On ne peut dissocier cette question de celle de la dépigmentation de la peau : il faut mener en parallèle la lutte contre la dépigmentation et celle contre le manque d’estime de soi, qui -en plus d’être la raison véritable- pousse à porter des « mèches brésiliennes » comme une condition de beauté ou d’acceptabilité sociale.

Le problème est aussi économique : des femmes en situation précaire dépensent régulièrement plus de 100 euros, parfois bien plus, pour acquérir ces mèches. Pendant ce temps, des milliards s’évaporent dans cette industrie, fragilisant les économies locales. À l’autre bout du fleuve, on se demande même si l’argent des « faux cheveux » ne figure pas dans les 3 500 milliards disparus sous l’ancien régime. Car au-delà du marché des perruques et tissages en fibres plastiques importés, un commerce florissant s’est aussi développé autour des « sévé naturels », cheveux humains donnés pendant des rituels religieux en Inde (temple hair) ou de l’Europe de l’Est, etc., preuve que l’obsession capillaire alimente sous différentes formes une fuite économique (economic drain; argent dépensé qui ne profite pas aux communautés locales) au détriment du développement endogène.

Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de dévalorisation de soi qui touche de nombreux aspects de nos sociétés. Deux phénomènes sont particulièrement pertinents ici : le colorism (discrimination au sein d’une même communauté en fonction de la couleur de peau, souvent au profit des teints plus clairs) et le texturism (valorisation des textures capillaires plus lisses au détriment des cheveux crépus). Ces oppressions, bien qu’intériorisées, s’expriment de manière visible : des femmes – et même certains hommes – se dépigmentent la peau, tandis que le rejet du cheveu crépu s’accentue.

Pourtant, malgré la montée du natural hair movement (mouvement en faveur du port des cheveux naturels crépus), l’influence du beauty privilege (avantage accordé aux personnes correspondant aux standards esthétiques dominants, souvent eurocentrés) reste omniprésente. Le simple fait que le terme « sévé » englobe désormais aussi bien les tissages que les cheveux naturels illustre un cas frappant de code-switching (changement de langage ou d’attitude selon le contexte social, ici pour rendre le concept de tissage plus acceptable). Ce glissement sémantique montre bien que la norme dominante demeure intacte : porter des cheveux naturels ne redevient valorisé qu’à condition d’être inscrit dans une dynamique linguistique qui le rapproche du modèle hégémonique.

Face à cette réalité, il est urgent d’agir. Il ne s’agit pas de tomber dans la culpabilisation excessive d’un individu ou d’un groupe (shaming), mais d’impulser un véritable prise de conscience collective (collective awakening)pour déconstruire ces mécanismes et revaloriser pleinement notre héritage esthétique et culturel. La mise en place d’un comité de sensibilisation apparaît comme une nécessité, non seulement pour lutter contre la dépigmentation, mais aussi contre cette dépendance aux standards capillaires exogènes. C’est ainsi que le véritable Black empowerment (affirmation et autonomisation des communautés noires ; principalement des femmes) pourra se réaliser, non pas comme une simple revendication identitaire, mais comme un processus d’émancipation profond, économique, psychologique et culturel.

● Par M. Souleymane Sidibé