Sous la houlette de la délégation régionale de la culture, de la jeunesse et des sports, cet évènement qui s’est étalé sur 5 journées (18 au 22 novembre 2022) , a comme objectifs principaux suivants selon la note de présentation :
– Mobiliser les jeunes de la wilaya autour de l’importance de l’école républicaine, l’importance de l’agriculture, renforcement de la citoyenneté, culture de la paix et la cohésion sociale;
– Redynamiser les activités culturelles et sportives de la jeunesse et encourager les jeunes à participer dans les efforts de développement de leurs wilayas et moughataas;
– Diffuser les messages de sensibilisation liée à la cohésion et le renforcement de l’unité nationale et la lutte contre l’extrémisme ;
– Découvrir et développer les talents ;
– Encourager l’excellence en milieu scolaire ;
– Susciter et développer la culture du volontariat chez les élèves ;
– Créer un cadre de communication et de dialogue entre les jeunes.
Les 4 départements (Selibaby, Ould Yengé, Ghabou et Wompou) de la région ont été représentés pour chacun par une délégation d’une soixantaine de personnes.
Les hauts représentants administratifs et civils (Gouverneur et autres) ont été de la partie pour superviser les activités qui se sont déroulées dans la Maison des jeunes et au sein du stade de la ville de Selibaby. Diverses disciplines ont fait l’objet de compétitions entre les participants. Ainsi l’enseignant et le communiquant natif du village de Boully (département de Ould Yengé), monsieur Bakary Doulo Fofana a remporté brillamment le premier Prix du meilleur poète en langue sooninké.
Nos chaleureuses félicitations à lui et nous lui adressons nos vifs encouragements pour la poursuite de son génie poétique très inspirant.
Bonjour, mesdames et messieurs, chers participants !
Citoyen de la République Islamique de Mauritanie, je viens du Sahel, une contrée de l’Afrique qui a hérité, depuis avant l’islamisation et la colonisation, de communautés structurées sur l’inégalité de naissance, l’endogamie et l’esclavage. Dans les sociétés du Sahel-Sahara post-islamisation, les groupes dominants fondèrent leurs règles de préséance sur l’esclavage et transposèrent les textes, de droit « musulmans », à leurs modes de vies, bien antérieurs à l’Islam; néanmoins, l’adaptation de la nouvelle religion, aux rapports de supériorité, engendrera la légalisation des pratiques d’inégalité de naissance, qui connaîtront, alors, un essor historique, géographique et culturel. Le commerce négrier vers les Amériques est venu, dans la foulée, pour enraciner et figer, jusqu’à nos jours, un lien de domination où s’insinue le racisme anti-noir ; l’hémorragie du Continent, à travers les pistes des traites transsahariennes ainsi que celles d’Afrique du Nord, du littoral Swahili et de la mer Rouge, se trouva renforcée et dépassée par la version atlantique et triangulaire. Le déplacement forcé des populations jeunes devient plus actif et massif, renforçant davantage l’impact de l’esclavage et de ses manifestations dans les sociétés du Sahel-Sahara. La colonisation française utilisera deux procédés différents face à la persistance du problème en Afrique. Le premier procédé s’adresse, d’abord, aux autochtones subsahariens et adopte le choix de la répression, quoique de manière souvent molle. Le deuxième vise plutôt les groupes Arabe, Touareg et Maures, des peuples que la littérature coloniale sublimait et appelait « les hommes bleus ». L’esclavage en leur sein a été largement toléré et même concédé par l’administration coloniale. Ainsi, les responsables de l’occupation niaient l’existence d’esclaves et préféraient parler de « captifs » : aujourd’hui, la ligne politique et diplomatique de négation de l’esclavage qu’adopte la Mauritanie et d’autres pays du Sahel est un héritage du colonialisme français. Tous les dirigeants de l’Afrique indépendante sont tombés dans le travers du négationnisme, attitude qui fera, des esclaves chez nous, les vrais laissés-pour-compte de la colonisation et de la décolonisation, dans le même temps. Plus que tous les pays sahéliens dont les sociétés vivent l’esclavage coutumier et de castes comme un trait culturel, la Mauritanie, continue de fonder le mode de vie d’une importante partie de l’élite arabo-berbère dominante, sur l’exploitation de l’homme par l’homme, notamment le travail non-rémunéré et indécent, sans omettre la séparation des familles serviles, le trafic des enfants et des femmes; le droit de s’approprier le corps d’une esclave et la légitimation du viol ancillaire ponctuent la déshumanisation des victimes. Aussi, devant le caractère scandaleux de la question, l’oligarchie esclavagiste qui dirige la Mauritanie, adopte, désormais, la duplicité de sa diplomatie, à l’endroit du droit international public. La ruse consiste à ratifier toutes les conventions possibles et imaginables sur l’esclavage et les trafics des personnes, édicter des lois nationales de coercition, capter les fonds destinés aux colloques, ateliers et autres programmes de prévention et formation, voire créer des tribunaux ad-hoc. A un autre niveau de traitement oblique du phénomène, il s’agira de nommer des cadres ou personnalités issus des milieux serviles, au sein du gouvernement et de la haute administration, en leur assignant la mission de témoigner contre le réel ; in fine, des institutions comme la Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh), le Commissariat éponyme et le Mécanisme national de prévention de la torture (Mnp) bénéficient de financements, en vue de saturer la sensibilisation contre l’esclavage, au détriment de la sanction pénale; certains diplomates, représentants des pays du monde libre ou des institutions internationales, accompagnent parfois ce carnaval d’enfumage. Cependant : 1– L’Etat mauritanien assure l’impunité totale dans tous les dossiers de crimes avérés d’esclavage : Les plaintes de la petite Ghaya Maiga, Mariem Cheibani et ses filles, deux exemples parmi plusieurs, qualifiés de contrainte esclavagiste par le Parquet et la police, sont sabotées, sur injonction du pouvoir ; juges d’instruction, messieurs Outhmane Mohamed Mahmoud, Moctar Ahmed Dah et Moulaye Ahmed Mohamedhen s’abstiennent d’appliquer la loi, en dépit même des insuffisances de celle-ci. De surcroît, les autorités se gardent de porter assistance matérielle et psychologique, aux personnes à présent émancipées, d’où le retard de leur réinsertion dans une société de normalité moderne. Aucun bourreau n’est exproprié au profit de ses esclaves, malgré des siècles d’humiliation et de violence, y compris le viol des servantes et des cas de mutilations parmi le cheptel masculin.
2. Le gouvernement exerce l’ostracisme contre l’Ong Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) ; la punition survient en réaction à notre volonté de ne pas accepter de compromission avec les violations de la dignité minimale des gens : depuis le passage du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de l’esclavage, à Nouakchott et sa rencontre avec nous, les proches du Président de la république islamique de Mauritanie ont enclenché la diabolisation de l’Ira-M et de ses dirigeants ; nous voici sanctionnés au motif d’avoir livré, à notre interlocuteur onusien, notre part de vérité, en somme un diagnostic sévère mais fidèle quant aux discriminations envers les noirs de Mauritanie. Celles-ci se manifestent encore dans la rue, visibles à l’œil nu, à tous les échelons de la vie civile et à l’intérieur de l’appareil d’Etat. Justice, commandement militaire et de sécurité, économie, banques, tenure des terres de culture, diplomatie et office religieux illustrent la vivacité et la permanence de la ségrégation.
3. Le seul parti capable de créer l’alternance dans mon pays, le parti pour la Refondation et une action globale (Rag), est interdit parce qu’il projette, en vertu du vote libre et de la non-violence, le démantèlement du système d’hégémonie raciale et l’instauration d’un État de droit où la citoyenneté égale et unique, la pluralité ethnique et linguistique, le bannissement de l’obscurantisme et la gouvernance économique transparente sont parmi les orientations principales. Mesdames et Messieurs, honorable assistance, je vous invite à davantage suggérer aux organismes gouvernementaux et non gouvernementaux accrédités en Mauritanie d’être plus vigilants aux fins de mieux s’imprégner du scandale de l’impunité et de la duplicité et d’en documenter le fil et les manifestations. Nous comptons sur vos observations et propositions pour notre action en vue du règlement définitif, au nom du devoir de solidarité universelle, en face de l’ignominie que je viens de décrire. Je vous remercie.
Qatar est un émirat religieusement encarté d’obédience salafo-wahabite si je ne me trompe pas. Quand on voit ce que les Qataris osent franchir en matière d’ouverture par rapport aux rigidités quasi anathèmiques attribuées à certaines visions et compréhensions du prêche salafo-wahabite, on peut dire que l’espoir est permis. Ainsi au sein de nos milieux indigents intellectuellement et économiquement, il est temps de revoir les prêt-à-penseés qui sont diffusées par un apprentissage sournoisement belliciste. Cet apprentissage se reclamant « salafi » n’est rien d’autre q’un abrutissement certain qui se développe à terme parmi nos masses populaires. Quelle tristesse de constater qu’on fasse l’apologie d’un fatalisme braqué là où on a soif et faim…!?
À la place de la promotion de l’intelligence, ce courant salafo-wahabite nègre qui gesticule dans nos communautés, prêche un suivisme obsessionnel quasi maladif. Une police psychologique s’installe peu à peu et les vocations pour des grandes visions de développement multidimensionnel se trouvant brimées, certains prêcheurs répètent les textes et font fi des contextes. Schizophrènes, ils deviennent socialement et religieusement, la société en pâtit affreusement. Le dénuement matériel suit en toute logique le vide intellectuel construit par une pâle répétition. Les petits gourous répétiteurs se font dans leurs imaginaires, leur îlot émirat chariatique 2.0. Quand ça prêche, ils jugent, indexent, condamnent, refoulent, étiquetent, excluent et lancent l’anathème sur toute autre voi(x)e de compréhension.
Dans le discours d’ouverture, l’officiel Qatari a fait référence au monde arabe juste après le Qatar, et ça a du sens profond pour lui et normalement ça devrait avoir un autre sens alerte pour le monde musulman non arabe surtout du côté africain. Pour lui, la fierté liée à la nation arabe n’est pas la fierté liée à l’oumma islamique, et il n’a pas tort. Aux autres nations musulmanes non arabes de se raviser sur certains paradigmes existentiels. À chacune de s’organiser selon ses priorités sur Terre, chez nous, certains lettrés sous cette même coloration salafo-wahabite sont en furie d’excitation pour contrer certains de nôtres qui refusent la soumission sociale dans l’esclavage par ascendance intra-muros. Un vrai questionnement civilisationnel est à relever en l’occurrence, le saoudien wahhabite ne dirait pas qu’un houthi « chiite » saoudien serait un descendant d’esclaves qui se rebelle. Les nations dotées d’une certaine dignité peuvent durement s’affronter en guerres intestines (civiles, politiques, confessionnelles…) mais ils s’évitent en interne l’asservissement esclavagiste.
Qu’on arrête nos éléments porteurs du prêche vide intellectuellement dans nos communautés. J’avais lu une fois sur la famille Al-Saoud, notamment sur l’actuel prince M Ben Salman qui aurait 2 frères hautement diplômés (haute technologie et finance). Chez nous, certains qui se réclament de leur obédience salafo-wahabite, veulent qu’on rase les murs intellectuellement et économiquement dans nos enclos d’imaginaire puritanisme miséreux.
AMI – La ministre de l’environnement et du développement durable, Mme LalyaKamara, a réaffirmé le soutien de la Mauritanie aux initiatives sur le genre et la gestion des déchets lancées, hier, par l’Egypte au cours de la COP 27.
Ces initiatives visent à assurer la participation des femmes dans les politiques africaines dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques, l’augmentation de la gestion et du taux d’utilisation des déchets solides de 10 à 50% en Afrique à l’horizon, avec la réduction des émissions de carbone et l’encouragement des opportunités d’investissements favorisant l’emploi vert au niveau continental.
La ministre de l’environnement et du développement durable a également participé à une présentation faite par le Royaume Uni sous le thème : « renforcement de l’adaptation et opportunités climat en faveur des femmes ».
Elle a également pris part à une réunion ministérielle de haut niveau sur le dialogue autour des objectifs à l’horizon 2030 et sur le financement climat avant de tenir une réunion bilatérale avec la vice-présidente du Fonds international pour le développement agricole.
Les activités de la ministre de l’Environnement et du Développement Durable, en marge de la 27ème session de la Conférence des Parties sur le Climat à Charm El-Cheikh, ont été marquées, lundi par sa réception au pavillon mauritanien du Secrétaire Exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, M. Ibrahim Thiaw, et sa présence au lancement du Réseau des femmes africaines pour l’action climatique lors d’un dîner organisé par le ministère de l’Environnement Égyptien en l’honneur des femmes ministres participant à la 27ème session de la Conférence des Parties sur le climat dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh.
• Initiative de Résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)
La police d’Akjoujt intimide le candidat du parti non-reconnu, Rag
Le 11 novembre 2022, le député Biram Dah Abeid et trois de ses compagnons arrivent dans la ville d’Akjoujt, à l’invitation de Hamoud Ould Mane, cadre de la Société des Mines de cuivre de Mauritanie (Mcm). A 21h, l’équipe – visiteurs et amphitryon réunis – atteint Tabronkout, localité du désert, 45 km plus à l’est du chef-lieu de la région de l’Inchiri. Mu par les usages de l’hospitalité, Hamoud Ould Mane, dresse une tente, au milieu de la steppe inhabitée, afin d’y accueillir ses invités, lesquels reçoivent, alors, un accueil des plus chaleureux. Le lendemain, 12 novembre, le leader de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M), Biram Dah Abeid et ses amis, quittent Tabronkout en fin d’après-midi, vers le domicile de Hamoud Ould Mane, représentant de Réforme et action globale (Rag) dans le département d’Akjoujt et son candidat à la mairie éponyme, en 2023. Faut-il le rappeler, le député Biram Dah Abeid est titulaire du Prix des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme, en 2013. Il arrivait deuxième, en nombre de voix, lors des élections présidentielles de 2014 et 2019. De tels résultats furent authentifiés selon les critères de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et du Conseil Constitutionnel (Cc), en dépit de leur alignement sur le pouvoir du moment. A peine à l’intérieur de la maison de Hamoud Ould Mane, Biram Dah Abeid est sollicité par un officier de police qui frappe à sa porte : « je suis envoyé par mes supérieurs pour vous signifier qu’il vous est strictement interdit de tenir des meetings ici à Akjoujt et je suis chargé avec mes éléments de faire respecter cette consigne ». Le député répliqua sa surprise, protesta de son statut d’élu de la république et rassura quant à ses intentions initiales ; il ne venait pas à Akjoujt en vue d’y tenir un rassemblement mais devait juste s’y laver et changer de vêtements, avant de regagner Nouakchott, la capitale, le même soir. Manifestement pas assez rassuré, le chef de l’unité de police renforça le blocus de la maison : il disposait, devant le logis, plusieurs véhicules d’intervention anti-émeute où veillaient des dizaines d’agents lourdement armés. Ces derniers se mirent à menacer et harceler les citoyennes et citoyens venus saluer le candidat aux élections présidentielles de 2024. Assez vite, les forces de l’ordre procèdent, dans la nuit du 12 au 13 novembre, à l’évacuation, manu militari, des sympathisants de l’Ira et de Rag. Le parlementaire se permit de demander, à ses détracteurs, la cause d’autant de zèle et de provocations délibérés ; l’interlocuteur officiel rejeta la responsabilité sur ses supérieurs – le préfet et le gouverneur d’Akjoujt – auteurs de du commandement ferme d’importuner Biram Dah Abeid. Il ne s’agit, ici, que d’une entrave supplémentaire au travail de Rag, dans un contexte de pénurie organisée de partis politiques, afin d’exclure, de la compétition, les entités dont la popularité et le sens de la mobilisation constituent le principal contrepouvoir à la domination ethno-tribale. Or, avec une démocratie ainsi malmenée et des règles du jeu instituant le monopole au détriment de la diversité, la Mauritanie s’éloigne de la paix, consacre l’impunité et s’ouvre la voie à un regain de toutes les formes d’extrémisme. La présente note d’alerte veut empêcher la poursuite du verrouillage de l’émulation et souhaite prévenir les fraudes obliques qui tendent à restreindre l’expression du suffrage universel, au profit de la coalition de la Majorité. Nous, Ira, Rag et autres alliés voulons, contre la contestation du verdict des urnes, un scrutin de vérité, de transparence et de libre concurrence des projets. Notre victoire ne nous sera pas volée.
Nouakchott le 13 novembre 2022 La Commission de la Communication
Mon premier voyage dans la capitale anglaise a lieu en octobre 2017. Une visite fraternelle et amicale auprès d’un frère originaire du village de Danguerimou (Guidimagha, Mauritanie). Nous avons fait connaissance il y’a 18 ans aux environs de la ville de Barcelone, et nous nous étions retrouvés dans une large communauté de vue sur différents sujets abordés (les études, notre situation sociale aléatoire de migrants en Europe, les problématiques liées aux coutumes soninkés, les tabous…). Depuis nous avons tissé des liens amicaux solides et connu ensemble le militantisme droit-de-lhommiste notamment contre les injustices liées au régime féodalo-esclavagiste au sein du corps communautaire sooninké. En mai 2011 à Paris, il m’avait été d’une grande assistance lors d’une cérémonie sociale pionnière (baptême organisé sans le laadalenmaxu). Et il avait prouvé qu’il tenait courageusement à nos convictions anti-féodales.
Ainsi il m’a accueilli déjà à Londres en 2017 et cette année aussi avec égards et gentillesse. Et l’occasion ici pour moi de lui exprimer à travers ce billet ma reconnaissance fraternelle et amicale.
Le Royaume-Uni de 2017 était sous contrôle politique du parti conservateur avec madame Theresa May comme Première ministre. Le Brexit était en mouvement turbulent vers sa finalisation, la reine Élisabeth II régnait. La sortie de l’UE a été menée à terme sous la gouvernance d’un autre leader conservateur, le tonitruant BorisJohnson. En novembre 2022, les conservateurs britanniques dirigent toujours avec un jeune Premier ministre de 42 ans, Rishi Sunak (Premier chef du gouvernement non blanc de l’histoire du pays). Un richissime homme politique ayant des origines indiennes, il confesse la religion hindouiste. Le trône royal est passé au prince Charles devenu CharlesIII après le décès de la reine Élisabeth II le 8 septembre 2022.
• Ci-joint mon post écrit à mon arrivéece 2 novembre 2022 :
🔵🇬🇧 Londres | Me voilà 5 après mon premier voyage.
Ici je retrouve mon diatigui (hôte), monsieur Samba Diallo , un ami et frère révolutionnaire anti-féodal résolu. Ainsi je ne serais pas tenté de me convertir en sujet dans un pays où règne un très vieux régime féodalo-monarchique. Ce génie britannique qui a su marier Liberté « Libre » (Terreau pionnier de diverses pensées ayant marqué l’histoire politique, économique et sociale du monde) et Norme constitutionnelle monarchique (sous une démocratie représentative puissante).
L’homme connu sous le pseudo SKD a été du premier sérail dans les RS (2010-2014) du militantisme droit-de-lhommiste qui dénonce le régime féodalo-esclavagiste négro-mauritanien. Cet angle couvert et sciemment ignoré trop longtemps dans l’engagement abolitionniste en Mauritanie.
Il a acquis naturellement son exemplaire de notre livre 📖 Mes Écrits Osés. Merci et reconnaissance à toi cher frère.Top👍🏿.
Ces deux grandes villes européennes sont distantes de 342 kilomètres. En 2017, j’avais emprunté le Bus (flixbus) en aller-retour avec un coût très abordable environ 70€ . Cette année, le parcours a été via Eurostar avec un prix aller-retour s’élevant à 97€. Londres, une ville et ses environs, reflète le monde en miniature quand on se réfère à l’ancien empire britannique.
Le tunnel de la manche (50 km) qui relie les 2 pays est un ouvrage de génie technique réalisé et en fonction depuis bientôt 30 ans :
Une voix autorisée et reconnue sur les problématiques liées à l’esclavage par ascendance en Afrique de l’ouest notamment au Mali, avec différentes interventions médiatiques et d’études comme Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo .
Notre 📖 Mes Écrits Osés qu’elle a acheté il y’a quelques jours déjà lui a été dédicacé.
~Avec un oncle londonien depuis plusieurs décennies, Koly Dicko (photos 2017 et 2022)~Avec l’oncle Diallo Baré Dicko après la prière du vendredi à Tottenham
Cridem Culture – La 8e édition du Galsen HIP HOP Awards s’est déroulée ce samedi 5 novembre, au Théâtre Daniel Sorano de Dakar, dans la capitale sénégalaise. L’artiste mauritanien Adviser a reçu le trophée le trophée du «Meilleur artiste africain 2022» lors du Galsen HIP HOP Awards.
Pour rappel, le rappeur mauritanien était en compétition avec Kaligraph Jones (Kenya), Didi B (Côte d’Ivoire), Iba One (Mali), Ish Kevin (Rwanda), Djiani Alpha (Guinée Conakry) et Young Lunya (Tanzanie).
Adviser a été plébiscité pour sa chanson «Volume». Sortie en juillet 2021, elle a connu un succès fou en dehors de la Mauritanie.
L’ex-sidérurgiste de 77 ans, qui avait connu la prison pour corruption (2018-2019) avant de voir ses condamnations annulées par la justice, effectue un spctaculaire retour au sommet de l’Etat.
Au terme d’une campagne d’une tension extrême, les Brésiliens vont connaître le verdict du second tour de l’élection présidentielle. Le président sortant d’extrême droite, Jair Bolsonaro, est opposé à Lula, déjà élu deux fois à la tête du pays et icone de la gauche brésilienne. Les sondages en font le favori, mais pas le vainqueur certain. Les bureaux de vote, qui avaient ouvert à 8 heures, ont fermé à 17 heures (heure locale, soit 21 heures à Paris). Le dépouillement, qui a débuté, devrait durer deux à trois heures. Suivez l’attente des résultats dans notre direct.
Le camp Lula accuse la police de perturber le vote. La présidente du parti de Lula a demandé l’arrestation du chef de la police routière fédérale, partisant revendiqué de Jair Bolsonaro, qu’elle accuse d’avoir mis en place des contrôles routiers en violation d’une décision de justice, en vue de compliquer l’accès aux urnes d’électeurs de gauche. Le Tribunal supérieur électoral a ordonné, à quelques heures de la fin du vote, la levée de barrages filtrants, qui ont « retardé l’arrivée des électeurs » dans les bureaux. Les témoignages proviennent notamment du Nord-Est, fief de la gauche : « C’est inadmissible ce qui se passe en ce moment dans le Nord-est », a déploré Lula sur le réseau social Telegram.
L’écart s’est resserré ces dernières semaines. Si les sondages prédisent depuis des mois un troisième mandat de quatre ans à Luiz Inacio Lula da Silva, après ceux de 2003-2010, Jair Bolsonaro, 67 ans, peut encore y croire. Selon l’ultime enquête Datafolha samedi soir, l’écart s’est resserré, avec une victoire de Lula à 52%-48%. La marge d’erreur est de +/- 2 points et les sondages avaient lourdement sous-estimé le score de Bolsonaro au 1er tour.
Une campagne de « fake news » et de désinformation. S’accusant mutuellement de mentir, Bolsonaro et, dans une moindre mesure Lula, ont alimenté la machine à désinformation, qui a fonctionné comme jamais au Brésil. Les réseaux sociaux, unique source d’information de la majorité des 170 millions d’utilisateurs brésiliens, ont véhiculé une masse inédite de fausses informations.
Un événement organisé à Paris ce samedi 29 octobre 2022, par l’association Avenir vivable http://www.avenirvivable.ouvaton.org/. Au sein de la Halle Saint Pierre dans le 18ème arrondissement à quelques pas du touristique Sacré Cœur.
Avant la projection, un fils de monsieur Hoare nous a servis une brève présentation de 3 artistes peintres mauritaniens . Il s’agit d’Amy Sow, d’Oumar Ball et de Saleh Lo. Il a annoncé un chiffrage donnant que la Mauritanie compterait autour de 100 artistes peintres et que le domaine n’est pas assez valorisé.
L’épisode du film retrace une partie tumultueuse de l’histoire politique mauritanienne. Le réalisateur précise que d’autres épisodes ont été diffusés et en accès libre via sa plateforme YouTube https://youtube.com/user/HoareMichael. Et d’autres vont suivre prochainement.
Le titre de l’épisode du jour est « Des années 70 à la rédaction du Manifeste du Négro-mauritanien opprimé » devant le public d’une vingtaine de spectateurs, il retrace un pan de l’historique politique mauritanien. Archives télévisuelles et des témoignages d’acteurs de l’époque, le film est très instructif et donne un aperçu fouillé sur cette période politique tumultueuse dont les répercussions restent marquantes dans les enjeux tendus d’aujourd’hui. Notamment ceux qui sont liés à la problématique de la cohabitation entre communautés ethno-raciales en Mauritanie. La question sur l’identité du pays a surgi dès sa naissance, et j’ose remarquer qu’il n’a pas eu de baptême consensuel pour la jeune personnalité « Mauritanie ». Son premier président feu MoktarOuld Daddah opta pour un forcing unilatéral vers l’arabité au profit de son ensemble ethno-racial d’origine (arabo-berbère). En face l’ensemble negro-africain (hors haratines) se sentant piégé par un processus d’arabisation de la personnalité politique et culturelle « Mauritanie », a réagi avec de groupes contestataires qui émergent contre l’ordre étatique en déséquilibre progressif entre les 2 ensembles. Ainsi on notera l’affaire des dix-neuf du Manifeste de 1966, par la suite la composition clandestine des Flam (Forces de libération africaines de Mauritanie) en 1983. En 1986, le Manifeste du Négro-mauritanien opprimé est sorti et non signé selon les propos de monsieur Ibrahima Abou Sall (co-rédacteur du Manifeste). Intervenant principal dans le film, monsieur Sall était présent physiquement dans la salle et ses réponses et explications ont été édifiantes avec quelques détails poussés. D’ailleurs j’ai des regrets de n’avoir pas filmé son intervention après le visionnage du film. Dans le documentaire, j’ai observé une analyse clinicienne dans certains propos du Chercheur mauritanien Abdel WedoudOuld Cheikh. En substance dans un propros, il laissait entendre qu’à la genèse de cette Mauritanie au départ, il y’a eu affrontement pour le pouvoir (sources de richesses et de puissance) entre les milieux élitistes et lettrés issus des aristocraties ethno-raciales de deux ensembles (arabo-berbère et negro-africain).
À titre informatif, on apprend que le Manifeste d’avril 1986 est composé de 46 pages et a été traduit en arabe et en langue pulaar. Monsieur Sall, secrétaire des Flam au premier congrès (13-14 mars 1983) assure qu’ils ne trouvaient pas de traducteurs sooninké et Olof en qui ils ont confiance vu la situation de clandestinité de la mission.
L’Authentique – L’Association de Défense des Droits des Femmes (ADDF) que préside Mme Oumoulkheiry Kane a déposé, le jeudi 27 octobre 2022, ses valises à Nouakchott-Nord qui couvre Dar-Naïm, Teyarett et Toujounine.
Objectif, sensibiliser les populations sur les dangers de l’excision et promouvoir les droits des filles et des femmes. Cette campagne couvrira les trois Wilayas de Nouakchott.
Le quartier Teyssir, aux confins de la Moughataa de Dar-Naïm, zone excentrée sur la route d’Akjoujt, a été le théâtre, jeudi 27 octobre 2022, d’une campagne de sensibilisation contre l’excision et pour la promotion des droits des filles et des femmes.
Cette activité, menée par l’ONG ADDF avec le soutien du gouvernement allemand, a été marquée par la tournée en caravane menée dans la journée au niveau des trois Moughataas de Nouakchott-Nord, Dar-Naïm, Teyarret et Toujounine. La soirée, une tente dressée dans la cour d’une école dans le quartier Teyssir a accueilli une cérémonie officielle.
L’occasion pour la présidente de l’ONG ADDF, Mme Oumoulkheïry Kane, d’annoncer le lancement d’une série de caravanes qui vont sillonner les trois Wilayas de Nouakchott dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet de promotion et de protection des droits des femmes en Mauritanie, avec le soutien de la République Fédérale d’Allemagne.
« Notre pays a réalisé des progrès importants en matière de développement humain, de promotion des droits humains et d’égalité de sexe » a-t-elle souligné. Elle a ajouté que « ces progrès témoignent d’une volonté politique réelle, car la Mauritanie a ratifié les principales conventions internationales en faveur des droits humains et de l’équité genre ».
Seulement, selon la présidente de l’ADDF, le pays reste confronté à des défis sociaux à caractère culturel et traditionnel, mais aussi des défis économiques traduits par un manque d’opportunités pour les femmes, sans compter les défis législatifs liés à l’absence de protection spécifique des droits des filles et des femmes.
C’est ainsi que la contribution de l’Allemagne à notre pays se traduit, selon elle, par le projet « Promotion des Droits des Filles et des Femmes et de lutte contre l’excision en Mauritanie », dont l’objectif est de protéger l’intégrité physique de ces deux franges contre toutes formes de pratiques traditionnelles néfastes, comme les Mutilations Génitales Féminines (MGF) en particulier, et à promouvoir leurs droits. Un projet porté par l’ADDF sur le terrain de la sensibilisation.
Selon la présidente de l’association, « la sensibilisation pour le changement de comportement est une activité pertinente qui prend du temps, mais reste le moyen le plus efficace pour la lutte contre l’excision et toute pratique traditionnelle contraire aux droits humains. »
La caravane sur les trois Wilayas de Nouakchott, lancée à partir de Dar-Naïm, seront ainsi l’occasion, selon Mme Oumoulkheïry Kane, de vulgariser la Fatwa que des Ulémas mauritaniens avaient émis en 2010 sur le caractère non religieux de l’excision, ainsi que la déclaration signée par le corps médical sur les dangers médico-sanitaires liés à cette pratique traditionnelle néfaste.
La soirée s’est achevée en beauté par des sketchs sur l’excision, l’humour avec Big Baba et la musique avec des artistes rappeurs.
A souligner que la rencontre s’est déroulée en présence du conseiller politique de l’Ambassade d’Allemagne, de deux représentants de la Coopération allemande (GIZ), d’un représentant du Commissariat aux Droits de l’Homme, de la présidente de l’Observatoire national des droits des femmes et des filles, ainsi qu’un nombreux public, dont un grand nombre d’adolescentes et adolescents, ainsi que des mères de familles.
Il faut rappeler que la cérémonie qui vient d’être organisée marque en principe la deuxième phase du projet dont le lancement officiel a eu lieu le 28 juillet 2022 à l’hôtel Azalaï à Nouakchott.
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