IRA-MAURITANIE/RAG : COMMUNIQUÉ DE CONDOLÉANCES

Communiqué de condoléances

IRA/RAG MAURITANIE

Nous venons d’apprendre avec tristesse le décès à Nouakchott de Monsieur Gagny DIAWARA, éminent membre de plusieurs mouvements citoyens et politiques en République Islamique de Mauritanie.
L’ensemble des Réseaux-IRA/RAG, le président Biram Dah Abeid, toutes les équipes dirigeantes et l’ensemble de nos membres, militants et sympathisants, présentons nos condoléances les plus attristées et affectueuses à sa famille, ses proches et ses compagnons. Particulièrement le conseil représentatif des soninkos de Mauritanie.

Paix éternelle à son âme.

Nouakchott le 10 décembre 2020

La cellule de communication.

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

COMMUNIQUE N°024-2020/MSDH relation à la Journée Internationale des Droits de l’Homme.


Le Mali à l’instar de la communauté internationale commémore La Journée Internationale des droits de l’homme.

Elle est célébrée chaque année le 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’homme, un document fondateur qui a proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

Cette déclaration est la première reconnaissance universelle du fait que les libertés et les droits fondamentaux sont inhérents à tout être humain, qu’ils sont inaliénables et s’appliquent également à tous, que nous sommes tous nés libres et égaux en dignité et en droits.

Le thème de la Journée des droits de l’homme de cette année est lié à la pandémie de COVID-19 et met l’accent sur la nécessité de reconstruire en mieux, en veillant à ce que les droits de l’homme soient au cœur des efforts de relèvement. Nous n’atteindrons nos objectifs mondiaux communs que si nous sommes capables de créer l’égalité des chances pour tous, de remédier aux échecs qui ont été mis en lumière par la COVID-19 et qui ont favorisé la crise, et d’appliquer les normes relatives aux droits de l’homme pour lutter contre les inégalités, l’exclusion et la discrimination profondément ancrées, systématiques et intergénérationnelles.

Au cours de cette année 2020 près de 720 cas de violations de droits ont été recensés par la mission des nations unies au Mali, chose tout à fait regrettable dans un Etat dit de droit.

Parmi ces graves violations des droits de l’homme on note :

● Les attaques incessantes des villages dans le centre du mali par des groupes armés non identifiés ;

● La prolifération des milices qui constitue la véritable source des violations graves des droits de l’homme au centre du pays ;

● La libération de plusieurs présumés terroristes ;

● la recrudescence des violences basées sur le genre ;

● Les pratiques analogues à l’esclavage en milieu soninké ayant causées plusieurs morts et plusieurs milliers déplacés dans la seule région de Kayes ;

● La faiblesse de l’Etat vis-à-vis de l’Application des Textes et lois de la république.

● Plusieurs disparitions forcées et d’arrestations arbitraires dans tout le Mali.

Respecter les droits de l’homme ne relève pas du choix politique mais d’une obligation juridique et morale. Ce sont des engagements à vocation universelle, des principes de droits garantis par des déclarations solennelles ou des traités juridiquement contraignant.

Fait à Bamako, le 10 Décembre 2020

Le Président N’Djim Boubacar

©️ Crédit source: https://www.facebook.com/102319477828361/posts/467639697963002/

Mauritanie | Écoles : Le gouvernement suspend les cours pour une période de 10 jours à partir de vendredi.

Essahraa – Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Mohamed Salem Ould Merzoug a révélé le train de mesures prises par le Conseil des ministres au cours de sa réunion tenue ce mercredi 2 décembre courant, pour empêcher la propagation de la pandémie du Covid-19 dans le pays.

Le gouvernement a décidé de suspendre les cours pour une période de 10 jours au niveau des établissements scolaires à partir de vendredi prochain et de limiter la permanence des travailleurs publics dans les services gouvernementaux, a-t-il affirmé.

Il a été également décidé la réunion toutes les 48 heures du Comité ministériel chargé du suivi de la pandémie, afin d’évaluer l’évolution de la situation, a-t-il dit, soulignant par ailleurs, l’interdiction des rassemblements publics et la réduction autant que possible des rencontres, tout en privilégiant les réunions virtuelles à distance, a-t-il ajouté.

Le Conseil des ministres a mis en exergue la nécessité de sensibiliser davantage les citoyens sur l’importance de se conformer aux mesures préventives, en particulier dans les marchés et les lieux publics, tout en désinfectant régulièrement les bureaux, a précisé aussi le ministre.

Via Cridem

©️ Crédit source: http://adrar-info.net/?p=67206

HOMMAGE: L’APPEL DE SIDIOCA, JE ME RAPPELLE!

Le 12 mars 2007 la CENI annoncait pour la première fois la tenue d’un 2ème tour qui opposait le candidat Sidi Ould Cheikh Abdallah (SIDIOCA) à Ahmed Ould Daddah de l´UFD/Ère nouvelle. Deux jours plus tard et plus précisement le 14 mars 2007 qui coincidait avec le 24ème anniversaire de notre mouvement les Flam je recois un appel de la Mauritanie et j’entendais au bout du fil une voix suave et chaleureuse qui ne m’était pas familière. Après les salutations d´usage et amabilités, Je demandai à qui avais- je l´honneur et il me répondit calmement : C´est Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Je réponds en pulaar : « Bismilla ma monsieur le président », entendez au nom de Dieu soyez le bienvenu monsieur le président!

Sans tarder il m´exposa l´objet de son appel et me dit que dans son programme il a un volet prioritaire qui lui tenait à coeur à savoir l´unité nationale et la résolution de l´épineuse question nationale et pour cela il pensait qu´il ne pouvait régler ce probleme sans parler avec les concernés et surtout ceux qui ont fait de cette question leur cheval de bataille. C´est pourquoi il tenait à aborder le problème directement avec les FLAM, qui ont payé cher, par leur engagement, pour la résolution de cette question.

Je saluai l´initiative que je trouvais assez courageuse et patriotique. Je revins largement sur notre lutte, nos revendications tout en soulignant que nous avions des réserves par rapport au processus démocratique entamé par les militaires du CMJD, mais que nous ne pouvions qu´apprécier sa démarche et son honnetêté intellectuelle. Il me dit que son initiative n´était pas pour chercher un soutien électoral mais surtout pour connaitre notre revendication et nos propositions de solution et il promet de nous contacter à nouveau une fois élu pour montrer sa bonne foi. Il m´avoua qu´il était choqué par ce qui s´est passé pendant les années de braise et qu´il ne pouvait cautionner une politique à fondement racial en Mauritanie parce qu´il a dans sa propre famille des frères métisses donc des négro-mauritaniens et en plus il a une relation particulière et séculaire avec la communauté noire de Mauritanie et du Sénégal à travers la confrèrie Niassène dont il est un fervent disciple. Je saluais sa disponibilité à discuter et à trouver des solutions avec nous. Je lui proposais de le mettre en contact avec notre camarade Samba Thiam président de notre mouvement pour continuer l´échange. Ce qu´il accepta volontiers.

Le 26 mars les résultats du 2ème tour du 25 mars 2007 tombent Sidioca est élu président de la Mauritanie avec plus de 53% du suffrage exprimé.
Le 27 mars j´appelle le président élu pour le féliciter de sa victoire. Sidioca me réitère son engagement et me met en contact avec quelques membres de son cabinet, pour leur soumettre notre document et nos propositions avant son investiture qui était prévue le 19 avril 2007. Dans la même journée j´accorde deux interviews aux journalistes Olivier Roger de Rfi et Idrissa Fall de la Voix d´Amérique pour exprimer nos attentes auprès du nouveau régime. Quelques jours après je lui envoie notre plate-forme pour une Mauritanie réconcilée.

Le 29 juin 2007 le président Sidi Ould Cheikh Abdallah adressa un message solennel au peuple mauritanien dans lequel il s´engageait à prendre en charge les problèmes liés à l’Unité nationale et à l´esclavage, à réconcilier les Mauritaniens entre eux, et à panser les plaies ouvertes des douloureux évènements du passé. Ce discours répondait en partie à nos préoccupations consignées dans la ”PLATE-FORME POUR L´UNITÉ NATIONALE” soumise au président de la République.
Nous saluâmes cette disposition d’esprit positive du Chef de l’Etat dans une déclaration de presse publiée le 30 juin 2007, qui, non seulement assume pour la première fois dans notre histoire au nom de l´Etat mauritanien les violations massives des droits humains commises contre une partie de nos populations, mais surtout s’engage à les réparer.

Pour nous, le retour organisé sous l’égide du HCR de nos compatriotes déportés suivi de leur rétablissement dans tous leurs droits, le réglement juste et équitable du génocide ainsi que l’engagement à éradiquer toutes les formes d’esclavage représentent un préalable important à la décrispation du climat social nécessaire pour la réconciliation nationale. C’est une avancée notable vers l’instauration des conditions du dialogue interne, franc et sans exclusive, sur le problème politique de fond devant poser les bases de notre unité. Ainsi donc le dialogue est entamé avec les nouvelles autorités.
Le président Sidi prévoit d´envoyer une mission inter-ministérielle au Sénégal pour préparer le retour organisé des déportés il nous contacte à nouveau, nous les mettons en relation avec nos camarades responsables des réfugiés au Sénégal pour préparer la tournée ministérielle dans les camps des déportés de la vallée.
Ces échanges seront maintenus et couronnés par la rencontre historique à New-York entre le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi président de la république islamique de Mauritanie et le président des Forces de libération africaines de Mauritanie Mr Samba Thiam en compagnie du camarade Mamadou Barry Secrétaire général des Flam-Amérique, en marge du sommet annuel des nations unies le 26 septembre 2007. C´est ainsi qu´il nous invita à un retour au pays après plus de 24 ans d´exil et de bannissement pour aider à poser la question et à mobiliser la classe politique autour de la question nationale et sociale.

Sans tarder il passa à l´acte et organisa le premier retour des déportés à la terre natale. Un espoir renait mais les démons de la division se réveillèrent. Les idéologues du Système ethno-génocidaire et autres partisans de l´idéologie raciste, sortirent la grande batterie avec des articles au vitriol sur la toile contre Sidi et certains n´hésiteront même pas à parler du ”retour organisé des Sénégalais”, de ”l´envahissement et repeuplement de la Mauritanie par des étrangers” et du complot des Flam contre l´angélique Mauritanie! Nous réagissons à cette campagne par un article sur CRIDEM et FLAMNET signé le 16 juillet 2007 intitulé : ”Ces Flam qui dérangent les forces du mal”.
Cette campagne malveillante orchestrée finira par le putsch des généraux et la destitution du président Sidioca au mois d´août 2008. Arrestaion, emprisonnement et mise en résidence surveillée du premier président élu démocratiquement de la Mauritanie à Lemden son village natal.
Le peuple mauritanien s´opposa avec véhémence au putsch à travers le FNDD et les forces politiques en exil. Des manifestations seront sévérement réprimées à l´intérieur et fortes mobilisations à l´extérieur. Le putsch sera malheureusement entériné par les fameux accords de Dakar avec ses pièges et zones d´ombre.
Ainsi donc, retour à la case de départ de juillet 1978, fermeture de la courte page civile et maintien des militaires au pouvoir à travers une élection dont l´issue était connue d´avance.
Avec la pression internationale le président est libéré. Je l´appellai; il me salua chaleureusement avec ces mots qui résonnent toujours en moi : « Kaaw, pendant ce putsch, de tous les soutiens, c´est le vôtre qui m’est le plus allé droit au coeur et que je n´oublierai jamais. Vous pouviez dire que vous n´êtiez pas de mon gouvernement, ni de ma majorité comme certains opposants qui ont soutenu le putsch, mais vous avez défendu des principes et des valeurs de justice. Je
n´oublie pas votre patriotisme, pendant ma présidence, nous étions en contact permanent mais vous ne m´avez jamais posé des problèmes personnels seulement l´intérêt national contrairement à mes parents où chacun essayait de caser un fils ou un parent. Vous-êtes des vrais et dignes patriotes ! ».

En moins de 15 mois Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui était considéré par certains comme « le candidat du Système » s´est révélé être comme l´homme anti-Système; il suscita beaucoup d´espoir auprès des exclus et opprimés et essaya de résoudre l´épineuse question de la cohabitation qui demeure toujours actuelle après son éviction. Il a montré qu´avec la volonté on peut réconcilier les Mauritaniens malgré la profonde déchirure.
L´histoire retiendra de cet homme comme étant un homme de paix, pieux, humble, désintéressé, franc, direct et attaché à l´unité du peuple mauritanien. Il fut un homme de Dieu, de foi profonde qui acheve son parcours de président en simple Imam de croyants dans son village, en toute humilité.
Mes condoléances les plus attristées au peuple mauritanien dans son ensemble, à la Oumma islamique, à sa famille, à sa fille adorée – ma complice-, ma soeur de coeur Amal.
Adieu Sidi et paix éternelle à votre âme « mister president », le seul élu démocratiquement et réellement dans l´histoire politique de la Mauritanie.
Sidi est parti mais la lutte continue pour une Mauritanie plus juste, non raciale, égalitaire et réconciliée.

LLC !


Stockholm le 30 novembre 2020


Kaaw Touré

©️ Crédit source: reçu de l’auteur

DÉCLARATION



Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, à Inal, 28 militaires noirs sont pendus par leurs collègues, au nom de l’Etat, en guise de célébration du 3Oème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Ce faisant, le régime sanguinaire du Colonel Maouwiya Ould Sid’Ahmed Taya qui a entamé un génocide contre la communauté négro- africaine du pays, dès l’année 1986, a voulu marquer l’institution définitive d’un Etat mauritanien exclusivement arabe.
La date du 28 novembre, qui devait être le socle symbolique de l’unité de tous les Mauritaniens, est devenue synonyme de division. En effet, pendant que la Mauritanie officielle et des pans entiers de la population paradent pour célébrer l’anniversaire de l’indépendance, une autre grande partie du peuple se recueille dans le deuil et les prières en commémoration de ces crimes qui marquent le point culminant de la page la plus abjecte de l’histoire de notre pays.
Depuis cette sinistre nuit d’Inal, les veuves, orphelins et ayants-droit des victimes expiatoires des purges ethniques, ainsi que toutes les organisations civiles et politiques engagées pour les causes d’équité et de droits, ne cessent de réclamer justice, mais en vain. Cette épuration ethnique, faut-il le rappeler, ne s’est pas limitée à l’armée, mais a transformé la vallée du fleuve et tous les recoins du pays où habitent et travaillent les négro-mauritaniens, en territoires de non droit, de viols, d’humiliations de toutes sortes et d’exécutions sommaires. Les organisations signataires de la présente déclaration :
– expriment leur soutien sans faille et leur solidarité indéfectible avec le collectif des veuves et orphelins
– condamnent avec la dernière énergie la répression de la marche organisée par le collectif des veuves et orphelins, rappellent que les arrestations et les intimidations n’ébranleront en rien leur détermination et exigent la libération immédiate et sans conditions de tous ceux qui ont été arrêtés ;
– exigent le règlement définitif de cette question qui n’a que trop duré et qui envenime la cohabitation et la paix civile, par les mécanismes de la justice transitionnelle qui passe par les quatre devoirs : la vérité, la justice, la réparation et la mémoire, pour que le 28 novembre retrouve sa signification d’antan.


Les Signataires :

Coalition Vivre Ensemble/Vérité-Réconciliation

IRA – Mauritanie/RAG

Union pour la Cohésion Nationale


Nouakchott le 28 novembre 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE/ RAG

Mauritanie 🇲🇷|60 ans d’indépendance ce 28 Novembre 2020

Notre Espoir : Faisons vivre Honneur, Fraternité et Justice

🇲🇷28 NOVEMBRE 1960 – 28 NOVEMBRE 2020🇲🇷 MAURITANIE

OUI, CÉLÉBRATION D’UN DÉPART D’IL Y A 60 ANS QUI NOUS DONNAIT UNE EXISTENCE LÉGALE SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE DANS CE MONDE DE L’APRÈS- 2ÈME GUERRE MONDIALE.

OUI, LA POLITIQUE EXTRÉMISTE AU SENS GLAUQUE ET HÉGÉMONIQUE A CAUSÉ DES ÉNORMITÉS ET DES CRIMES DANS NOTRE JEUNE HISTOIRE, ET IL FAUT VRAIMENT D’AUTRES HORIZONS POLITIQUES DE COURAGE ET D’HUMANISME POUR DIRE OFFICIELLEMENT ET RECTIFIER NÉCESSAIREMENT AU NOM DE NOTRE MAURITANIE COMMUNE.

AU NIVEAU DE LA CONSCIENCE, LE STATUT D’UN BOURREAU EST PLUS PERTURBANT QUE CELUI DE VICTIME.

QU’ON S’ENTRAIDE EN TOUTE FRATERNITÉ, C’EST POSSIBLE…!

L’ÉTAT PROFOND PEUT INITIER L’AFFAIRE ET Y MENER HUMAINEMENT CONCORDE SOCIALE ET COHÉSION NATIONALE…!

BONNE FÊTE D’INDÉPENDANCE À TOUS !

– KS pour le BLOG

PARTIR DU 1ER JANVIER, CE QUI VA CHANGER POUR CERTAINS MAURITANIENS : VOICI LES ANNONCES FAITES PAR GHAZOUANI

Lors de son discours vendredi soir, à la Nation, à l’occasion de l’anniversaire du 60e anniversaire de l’indépendance nationale, le président Mohamed Cheikh El Ghazouani a fait 10 annonces. Ces annonces touchent « les secteurs des services de base » à savoir l’éducation, la santé, la retraite. Le président Ghazouani a expliqué que ces annonces ont pour effet d’« assurer une répartition équitable du revenu national et une mise à niveau des ressources humaines ».
Dans son allocation ce vendredi soir, Mohamed Cheikh El Ghazouani s’est exprimé sur les détails de ces 10 annonces inédites.

À partir du 1er janvier, voici ce qui va changer pour certains mauritaniens.

1 : augmenter la pension de base de cent pour cent pour tous les retraités.


2 : doubler la pension des veuves retraitées et leurs prestations d’assurance maladie.


3 : le paiement mensuel des pensions de retraite.


4 : généraliser l’allocation de craie pour inclure tous les directeurs d’écoles primaires et secondaires et l’octroyer sur une période de douze mois au lieu de neuf mois précédemment,


5 : augmenter la prime d’éloignement,


6 : augmenter l’indemnité d’encadrement des inspecteurs de l’enseignement de base, secondaire et technique d’un montant de 10 000 ouguiyas anciennes.


7 : augmenter les salaires des agents de santé de trente pour cent et généraliser la prime de risque à tous les personnels de santé.


8 : augmenter de cinquante pour cent la prise en charge des patients insuffisants rénaux et des personnes vivant avec handicap et l’octroi à leur profit de transferts mensuels en espèces de 15 000 ouguiyas anciennes,


9 : l’assurance maladie pour les personnes vivant avec handicap,


10 : versement de transferts financiers mensuels d’un montant de 20 000 ouguiyas anciennes pour les enfants polyhandicapés.

Rédaction Cridem

©️ Crédit source: RS

Situation de crise profonde en Mauritanie, Par l’honorable députée Coumba Dada Kane

À la douloureuse occasion du décès de l’ex président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, je présente mes condoléances à la nation mauritanienne, à la famille et aux proches du défunt. Qu’Allah lui accorde le paradis. J’ai connu l’homme et sa famille bien longtemps avant qu’il ne préside aux destinées de la Mauritanie, sa disparition est une grande perte pour la Mauritanie.
Imam, guide religieux, patriote, notre ex président a été rappelé à Allah alors que la Mauritanie traverse une crise multiforme.

En effet, investi à la présidence de la république le 1er août 2019, le chef de l’Etat Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani est au pouvoir depuis bientôt seize mois. Pendant la campagne présidentielle, l’on se rappelle «Mes engagements» – son projet de société pour la Mauritanie. L’on se rappelle également, après son installation, l’euphorie suscitée suite aux rencontres qu’il a eues avec les principaux leaders politiques du pays qui ont apprécié chez lui sa «franchise», son «sens de l’écoute  » et, surtout, ses promesses de rupture avec les anciennes pratiques de gouvernance.

Les mauritaniens ont espéré et attendu ; les cents premiers jours sont passés. Les mois se succèdent et les mauritaniens, las d’attendre les changements tant espérés, expriment de plus en plus leur découragement et même leur inquiétude pour l’avenir.
Bien sûr l’on nous rétorquera que la pandémie du coronavirus est passée par là. Justement, pour commencer, revenons sur un aspect de la gestion catastrophique de la pandémie par les autorités nationales.

En effet, par un formidable élan de solidarité, plus de quinze milliards d’anciennes ouguiya ont été collectés pour alimenter le fonds qui était destiné à aider les plus vulnérables à supporter les conséquences des mesures de restriction prises par le gouvernement pour lutter contre la propagation de la pandémie. Pour parler des seules distributions de denrées alimentaires, nous avons été parmi des populations pauvres à Nouakchott et à l’intérieur du pays et nous avons fini par nous demander à qui les aides alimentaires sont parvenues ? Tout le pays a eu les échos des dérives qui ont été signalées dans l’achat des produits désinfectants, des équipements d’hygiène et matériel roulant (tricycles). L’indignation quasi générale a provoqué une réaction des autorités qui ont annoncé l’imminence d’une inspection par l’IGE (inspection générale de l’Etat) de la gestion des fonds par la commission qui en avait la charge. Qui est ce qui est advenu de cette décision d’inspection ? Plus de nouvelles. Les mauritaniens veulent savoir comment près de quinze milliards d’ouguiya ont été dépensés sans que cela laisse de traces.
Le blocage pendant quelques semaines des importations de fruits et de légumes a mis à rude épreuve le panier de la ménagère mauritanienne et nous a éloquemment montré le niveau de vulnérabilité de notre économie nationale mais aussi l’incapacité des autorités compétentes à venir en aide aux populations dans de pareilles situations.

Les tentatives de création d’emplois pour résorber le chômage qui affectent surtout les jeunes sont à l’état de balbutiement. Ce ne sont pas les micro-projets financés au profit de cinq cents jeunes qui viendront à bout du chômage dont le taux avoisine les 31% de la population active, selon l’organisation Internationale du Travail. Le rythme est bien lent au goût des nombreux jeunes que nous rencontrons.
Les mauritaniens ont de plus en plus peur pour leur santé et sont inquiets pour l’éducation de leurs enfants ; ils ne voient pas de prémisses d’amélioration à l’horizon ; aucun signal positif.
Sur la question de l’esclavage, notre déception en tant que abolitionnistes est grande. Rien n’a changé, les abolitionnistes continuent à être réprimés et emprisonnés alors que les magistrats et les responsables de la police judiciaire se complaisent à décharger les personnes poursuivies pour pratiques esclavagistes ou actes associés. Où sont passées les promesses de rupture ?
Au moment où les organisations de rescapés et d’ayant-droits des massacres extra judiciaires des années 89-91 se préparent à commémorer les 27 et 28 novembre pour dire NON à l’oubli des évènements tragiques de cette nuit de 1990 où 28 jeunes vies ont été arrachées sur l’autel du racisme d’Etat, les autorités nationales restent sourdent aux sollicitations de la veuve, de l’orphelin, du rescapé militaires et du peuple mauritanien. La demande d’audience des représentants des collectifs auprès du cabinet du président de la république est restée encore lettre morte. Pourquoi ?
Que dire du dossier sur les présumés malversations dont l’ex président Mohamed Ould Abdel Aziz et ses proches se seraient rendus coupables pendant une décennie de mal gouvernance ? Que dire encore du maintien à de hauts postes de responsabilité de personnes citées pour des faits de malversation très graves dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire ? Mais surtout, des nouvelles nominations d’anciens hauts responsables accusés par la commission d’enquête parlementaire de malversations de très grandes dimensions ? Le peuple mauritanien a de sérieux doutes sur cette procédure.
A Son excellence Monsieur le président de la République et à ceux qui pensent que sa politique tient la route, je dirais que seize mois sont passés, cela est peut être peu mais très suffisant pour donner des signaux qui rassurent et alimenteraient notre espoir.
Monsieur le président, s’il vous plait, revenez à «vos engagements», revoyez votre copie avant qu’il ne soit trop tard, je pense sincèrement que vous pouvez mieux faire !

Coumba Dada Kane
Vice – présidente d’IRA Mauritanie
Députée à l’Assemblée nationale

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Les mauritaniens rendent un dernier hommage au premier président civil élu du pays

Sahara Médias – Les mauritaniens se sont rendus par centaines, dès les premières heures de la matinée à la mosquée Ibn Abass pour prendre part à la prière mortuaire organisée sur le corps de l’ancien président Sidi Mohamed O. Cheikh Abdallahi, décédé dans la nuit de dimanche à lundi, des suites d’un malaise cardiaque. Des centaines de mauritaniens ont afflué des différents quartiers de la capitale pour rendre un dernier hommage à leur premier président civil élu. Dans l’enceinte de la mosquée il y avait également des membres du gouvernement et des personnalités politiques connues, alors que la sécurité présidentielle et la police fermaient les routes menant à la mosquée. La prière a eu lieu en présence du président de la république Mohamed O. Cheikh Ghazouani et des membres de la famille du défunt. L’enterrement doit avoir lieu dans le cimetière de la famille du défunt dans la localité de LEMDEN, wilaya du Brakna, où il était né et a grandi il y a plus de 80 ans. Un deuil de trois jours a été déclaré par la présidence de la république. Le défunt, né en 1938 dans la wilaya du Brakna, dans le sud de la Mauritanie, est titulaire d’un diplôme universitaire de l’université de Grenoble, en France, et avait occupé d’importants postes de responsabilité, dont le ministre d’état, ministre de l’économie, ministre de l’équipement et de l’énergie puis ministre des pêches et de l’économie maritime, et avait également entrepris une expérience internationale comme conseiller au fonds koweitien de développement. Sidi Mohamed O. Cheikh Abdallahi avait annoncé sa candidature aux élections présidentielles en juillet 2006, puis a été élu à la magistrature suprême au deuxième tour de ces élections avec 52,89% des voix exprimées avant d’être investi président de la république le 19 avril 2007. Il sera mis fin à son pouvoir, après un coup d’état le 6 août 2008, à l’issue duquel le pays entrera dans une crise politique aigue, qui connaitra son épilogue avec l’accord conclu à Dakar en juin 2009, mais signé seulement à Nouakchott. Le défunt avait prononcé son dernier discours politique lors de la signature de cet accord, à l’issue duquel il avait annoncé son retrait de la scène politique et choisi de s’installer à LEMDEN, loin des projecteurs de l’actualité. Il ne se manifestera que l’année dernière quand il adressera un message de félicitation au président élu, Mohamed O. Cheikh Ghazouani, le jour de son investiture, et salué les grandes lignes de son programme électoral. Dans une lettre adressée au président Ghazouani, Sidi Mohamed O. Cheikh Abdallahi s’est déclaré convaincu que « les nobles valeurs que porte celui-ci et qu’il a eu l’occasion de découvrir de près, constitueront un appui important sur cette voie ».

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=742940

Flash info – Mauritanie : le décès de l’ancien président SIDIOCA

Selon plusieurs sources dont la Page d’info Vision FB https://www.facebook.com/207091683265307/posts/707281753246295/, est annoncé le décès de l’ancien président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi dans la nuit du dimanche – lundi.

Âgé de 82 ans, le président Sidioca était le premier Raïs civil élu à la magistrature suprême en Mauritanie en mars 2007 dans l’ère démocratique.

Il avait été évincé du pouvoir après à peine un an de règne par un putsch militaire conduit par le général Ould Abdelaziz le 6 août 2008.

Nos sincères condoléances au Peuple mauritanien et à toute sa famille.

Paix à son âme. Ameen

KS pour le BLOG