À l’entame de cette nouvelle année 2021, l’équipe animatrice de votre BLOG SONINKIDÉES – J’OSE vous souhaite une heureuse année. Qu’elle soit une année pleine de santé, de réussite et de paix dans votre entourage familial, professionnel et relationnel.
Nous exprimons notre reconnaissance aux auteurs et sources médiatiques (sites internet) des différentes contributions intellectuelles et d’informations qui nous ont été envoyées ou mises à disposition pour publication.
Un grand MERCI à nos visiteurs de par le monde entier. Vous êtes plus de 235 300 à avoir consulté régulièrement ou occasionnellement nos différentes publications depuis Avril 2015 (Date de notre migration sur la plateforme WordPress). Nous comptons tenir avec nos modestes moyens matériels et intellectuels, cette voi(x)e participative d’éveil citoyen et d’information militante.
Le comité ministériel chargé des droits de l’homme a tenu une réunion, aujourd’hui lundi, sous la présidence du Premier ministre M. Mohamed Bilal Messaoud. Au cours de la réunion, le commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, M. Mohamed El Hacene Ould Boukhreiss, a présenté au comité un rapport détaillé sur l’avancement de la mise en application des traités et engagements internationaux signés par la Mauritanie, des mesures qui ont été effectivement prises et celles qui doivent être prises pour compléter le l’arsenal nécessaire pour assurer le respect des droits des individus, en particulier, les enfants et les femmes, pour les protéger contre l’exploitation et le travail forcé; ainsi que le soutien aux tribunaux spécialisés dans les affaires d’esclavage, par le renforcement de leurs capacités humaines et la spécialisation de leurs membres. Le comité a félicité la commission pour le travail qu’elle a accompli au cours de l’année écoulée, en vue d’assurer la mise à jour des textes, l’application des traités et le suivi des rapports périodiques afin qu’ils restent cohérents avec les engagements pris dans ce domaine, étant donné que près de 96% de ces traités ont été mis en application et que le plan national de lutte contre le travail forcé a été mis en route.
Ambassade de France – La France a apporté sa contribution aux mesures économiques, sociales et sanitaires prises par les autorités mauritaniennes pour faire face à la pandémie de la COVID-19 :
1. Contribution au Plan National Multisectoriel de Riposte
En mars 2020, le président Ghazouani a présenté un plan d’urgence comportant une série de mesures sociales d’un montant total de 65 millions d’euros. La France s’est mobilisée pour accompagner la Mauritanie dans la mise en œuvre de ces mesures.
L’Agence Française de Développement (AFD) a mobilisé dans un premier temps une enveloppe de 2,5 millions d’euros en don, pour soutenir très rapidement les actions d’urgence et les actions structurantes du ministère mauritanien de la Santé.
Cette enveloppe est destinée à soutenir le pays dans sa gestion de l’épidémie à travers d’une part le renforcement des capacités de surveillance épidémiologique, de diagnostic et d’examens virologiques et de prise en charge des patients, et d’autre part à travers l’acquisition d’équipements et de matériel médical. L’ensemble des marchés sont en cours d’exécution.
2. Financements visant à atténuer l’impact économique et social de la pandémie
Un financement additionnel d’un montant de 10 millions d’euros a été accordé à l’Agence Taazour. Cette aide répartie en deux volets permettra d’ici à la fin de l’année 2020 de mettre en place un dispositif de filets sociaux et de transferts monétaires destiné à compenser l’absence de revenus d’un grand nombre de mauritaniens (210.000 ménages bénéficiaires).
Par ailleurs, à la demande des autorités, les activités du projet PECOBAT ont été adaptées pour se porter sur la formation de jeunes dans la fabrication de masques en tissus et de dispositifs de lavage des mains à Nouakchott. A ce jour, 50.000 masques et une soixantaine de dispositifs de lavage de main ont été produits localement par les 50 jeunes ayant bénéficié de formations en couture et en soudure à Nouakchott.
3. Suspension du service de la dette
Dans le cadre de l’initiative du G20 approuvée par le Club de Paris et à la demande du gouvernement mauritanien à tous ses créanciers, la Mauritanie a signé avec le club de Paris un accord portant suspension du service de la dette pour la période allant de mai 2020 à décembre 2020. Pour la France, l’accord bilatéral signé le 11 décembre 2020 porte sur un montant de 5,3 millions d’euros.
4. Accès aux vaccins
La France et l’Union européenne soutiennent politiquement et financièrement une initiative multilatérale, la facilité Covax, sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui vise à garantir l’accès équitable dans tous les pays en 2021 à une quantité de vaccins couvrant au maximum 20 % de leur population, comme recommandé par l’OMS. La Mauritanie sera éligible à ce programme. Il est encore trop tôt pour donner une information fiable plus complète à ce sujet.
La présidence de la République a annoncé dans un communiqué rendu public aujourd’hui (dimanche) qu’un certain nombre de nouvelles mesures seront prises pour renforcer l’effort de prévention et de précaution contre la pandémie Covid-19.
Voici le texte de ce communiqué :
« La Présidence de la République annonce qu’au vu de la propagation rapide de Covid 19 et de l’augmentation alarmante du nombre d’infections et de décès qui en résultent et en appui à l’effort général de prévention et de précaution, qui est de loin notre arme la plus puissante face à la pandémie, les mesures suivantes ont été décidées:
1 -Couvre-feu de six heures du soir à six heures du matin sur tout le territoire national, à partir d’aujourd’hui, dimanche 13 décembre 2020.
2– Fin de l’horaire de travail dans les départements et bureaux à quatre heures l’après- midi ;
3 – L’application stricte des procédures prévues pour le transport des personnes dont le nombre maximum est consigné dans les cartes grises pour les voitures en général et les véhicules de transport en particulier, et l’obligation du port de masques aux voyageurs.U
Le ministère de l’Orientation islamique annoncera, après avoir consulté les associations des Ulémas et des Imams, ce qui sera décidé concernant la prière du vendredi.
En outre, toutes les mesures d’accompagnement que pourrait nécessiter l’évolution de la situation seront prises et annoncées consécutivement.
Nous venons d’apprendre avec tristesse le décès à Nouakchott de Monsieur Gagny DIAWARA, éminent membre de plusieurs mouvements citoyens et politiques en République Islamique de Mauritanie. L’ensemble des Réseaux-IRA/RAG, le président Biram Dah Abeid, toutes les équipes dirigeantes et l’ensemble de nos membres, militants et sympathisants, présentons nos condoléances les plus attristées et affectueuses à sa famille, ses proches et ses compagnons. Particulièrement le conseil représentatif des soninkos de Mauritanie.
Le Mali à l’instar de la communauté internationale commémore La Journée Internationale des droits de l’homme.
Elle est célébrée chaque année le 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’homme, un document fondateur qui a proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
Cette déclaration est la première reconnaissance universelle du fait que les libertés et les droits fondamentaux sont inhérents à tout être humain, qu’ils sont inaliénables et s’appliquent également à tous, que nous sommes tous nés libres et égaux en dignité et en droits.
Le thème de la Journée des droits de l’homme de cette année est lié à la pandémie de COVID-19 et met l’accent sur la nécessité de reconstruire en mieux, en veillant à ce que les droits de l’homme soient au cœur des efforts de relèvement. Nous n’atteindrons nos objectifs mondiaux communs que si nous sommes capables de créer l’égalité des chances pour tous, de remédier aux échecs qui ont été mis en lumière par la COVID-19 et qui ont favorisé la crise, et d’appliquer les normes relatives aux droits de l’homme pour lutter contre les inégalités, l’exclusion et la discrimination profondément ancrées, systématiques et intergénérationnelles.
Au cours de cette année 2020 près de 720 cas de violations de droits ont été recensés par la mission des nations unies au Mali, chose tout à fait regrettable dans un Etat dit de droit.
Parmi ces graves violations des droits de l’homme on note :
● Les attaques incessantes des villages dans le centre du mali par des groupes armés non identifiés ;
● La prolifération des milices qui constitue la véritable source des violations graves des droits de l’homme au centre du pays ;
● La libération de plusieurs présumés terroristes ;
● la recrudescence des violences basées sur le genre ;
● Les pratiques analogues à l’esclavage en milieu soninké ayant causées plusieurs morts et plusieurs milliers déplacés dans la seule région de Kayes ;
● La faiblesse de l’Etat vis-à-vis de l’Application des Textes et lois de la république.
● Plusieurs disparitions forcées et d’arrestations arbitraires dans tout le Mali.
Respecter les droits de l’homme ne relève pas du choix politique mais d’une obligation juridique et morale. Ce sont des engagements à vocation universelle, des principes de droits garantis par des déclarations solennelles ou des traités juridiquement contraignant.
Essahraa – Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Mohamed Salem Ould Merzoug a révélé le train de mesures prises par le Conseil des ministres au cours de sa réunion tenue ce mercredi 2 décembre courant, pour empêcher la propagation de la pandémie du Covid-19 dans le pays.
Le gouvernement a décidé de suspendre les cours pour une période de 10 jours au niveau des établissements scolaires à partir de vendredi prochain et de limiter la permanence des travailleurs publics dans les services gouvernementaux, a-t-il affirmé.
Il a été également décidé la réunion toutes les 48 heures du Comité ministériel chargé du suivi de la pandémie, afin d’évaluer l’évolution de la situation, a-t-il dit, soulignant par ailleurs, l’interdiction des rassemblements publics et la réduction autant que possible des rencontres, tout en privilégiant les réunions virtuelles à distance, a-t-il ajouté.
Le Conseil des ministres a mis en exergue la nécessité de sensibiliser davantage les citoyens sur l’importance de se conformer aux mesures préventives, en particulier dans les marchés et les lieux publics, tout en désinfectant régulièrement les bureaux, a précisé aussi le ministre.
Le 12 mars 2007 la CENI annoncait pour la première fois la tenue d’un 2ème tour qui opposait le candidat Sidi Ould Cheikh Abdallah (SIDIOCA) à Ahmed Ould Daddah de l´UFD/Ère nouvelle. Deux jours plus tard et plus précisement le 14 mars 2007 qui coincidait avec le 24ème anniversaire de notre mouvement les Flam je recois un appel de la Mauritanie et j’entendais au bout du fil une voix suave et chaleureuse qui ne m’était pas familière. Après les salutations d´usage et amabilités, Je demandai à qui avais- je l´honneur et il me répondit calmement : C´est Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Je réponds en pulaar : « Bismilla ma monsieur le président », entendez au nom de Dieu soyez le bienvenu monsieur le président!
Sans tarder il m´exposa l´objet de son appel et me dit que dans son programme il a un volet prioritaire qui lui tenait à coeur à savoir l´unité nationale et la résolution de l´épineuse question nationale et pour cela il pensait qu´il ne pouvait régler ce probleme sans parler avec les concernés et surtout ceux qui ont fait de cette question leur cheval de bataille. C´est pourquoi il tenait à aborder le problème directement avec les FLAM, qui ont payé cher, par leur engagement, pour la résolution de cette question.
Je saluai l´initiative que je trouvais assez courageuse et patriotique. Je revins largement sur notre lutte, nos revendications tout en soulignant que nous avions des réserves par rapport au processus démocratique entamé par les militaires du CMJD, mais que nous ne pouvions qu´apprécier sa démarche et son honnetêté intellectuelle. Il me dit que son initiative n´était pas pour chercher un soutien électoral mais surtout pour connaitre notre revendication et nos propositions de solution et il promet de nous contacter à nouveau une fois élu pour montrer sa bonne foi. Il m´avoua qu´il était choqué par ce qui s´est passé pendant les années de braise et qu´il ne pouvait cautionner une politique à fondement racial en Mauritanie parce qu´il a dans sa propre famille des frères métisses donc des négro-mauritaniens et en plus il a une relation particulière et séculaire avec la communauté noire de Mauritanie et du Sénégal à travers la confrèrie Niassène dont il est un fervent disciple. Je saluais sa disponibilité à discuter et à trouver des solutions avec nous. Je lui proposais de le mettre en contact avec notre camarade Samba Thiam président de notre mouvement pour continuer l´échange. Ce qu´il accepta volontiers.
Le 26 mars les résultats du 2ème tour du 25 mars 2007 tombent Sidioca est élu président de la Mauritanie avec plus de 53% du suffrage exprimé. Le 27 mars j´appelle le président élu pour le féliciter de sa victoire. Sidioca me réitère son engagement et me met en contact avec quelques membres de son cabinet, pour leur soumettre notre document et nos propositions avant son investiture qui était prévue le 19 avril 2007. Dans la même journée j´accorde deux interviews aux journalistes Olivier Roger de Rfi et Idrissa Fall de la Voix d´Amérique pour exprimer nos attentes auprès du nouveau régime. Quelques jours après je lui envoie notre plate-forme pour une Mauritanie réconcilée.
Le 29 juin 2007 le président Sidi Ould Cheikh Abdallah adressa un message solennel au peuple mauritanien dans lequel il s´engageait à prendre en charge les problèmes liés à l’Unité nationale et à l´esclavage, à réconcilier les Mauritaniens entre eux, et à panser les plaies ouvertes des douloureux évènements du passé. Ce discours répondait en partie à nos préoccupations consignées dans la ”PLATE-FORME POUR L´UNITÉ NATIONALE” soumise au président de la République. Nous saluâmes cette disposition d’esprit positive du Chef de l’Etat dans une déclaration de presse publiée le 30 juin 2007, qui, non seulement assume pour la première fois dans notre histoire au nom de l´Etat mauritanien les violations massives des droits humains commises contre une partie de nos populations, mais surtout s’engage à les réparer.
Pour nous, le retour organisé sous l’égide du HCR de nos compatriotes déportés suivi de leur rétablissement dans tous leurs droits, le réglement juste et équitable du génocide ainsi que l’engagement à éradiquer toutes les formes d’esclavage représentent un préalable important à la décrispation du climat social nécessaire pour la réconciliation nationale. C’est une avancée notable vers l’instauration des conditions du dialogue interne, franc et sans exclusive, sur le problème politique de fond devant poser les bases de notre unité. Ainsi donc le dialogue est entamé avec les nouvelles autorités. Le président Sidi prévoit d´envoyer une mission inter-ministérielle au Sénégal pour préparer le retour organisé des déportés il nous contacte à nouveau, nous les mettons en relation avec nos camarades responsables des réfugiés au Sénégal pour préparer la tournée ministérielle dans les camps des déportés de la vallée. Ces échanges seront maintenus et couronnés par la rencontre historique à New-York entre le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi président de la république islamique de Mauritanie et le président des Forces de libération africaines de Mauritanie Mr Samba Thiam en compagnie du camarade Mamadou Barry Secrétaire général des Flam-Amérique, en marge du sommet annuel des nations unies le 26 septembre 2007. C´est ainsi qu´il nous invita à un retour au pays après plus de 24 ans d´exil et de bannissement pour aider à poser la question et à mobiliser la classe politique autour de la question nationale et sociale.
Sans tarder il passa à l´acte et organisa le premier retour des déportés à la terre natale. Un espoir renait mais les démons de la division se réveillèrent. Les idéologues du Système ethno-génocidaire et autres partisans de l´idéologie raciste, sortirent la grande batterie avec des articles au vitriol sur la toile contre Sidi et certains n´hésiteront même pas à parler du ”retour organisé des Sénégalais”, de ”l´envahissement et repeuplement de la Mauritanie par des étrangers” et du complot des Flam contre l´angélique Mauritanie! Nous réagissons à cette campagne par un article sur CRIDEM et FLAMNET signé le 16 juillet 2007 intitulé : ”Ces Flam qui dérangent les forces du mal”. Cette campagne malveillante orchestrée finira par le putsch des généraux et la destitution du président Sidioca au mois d´août 2008. Arrestaion, emprisonnement et mise en résidence surveillée du premier président élu démocratiquement de la Mauritanie à Lemden son village natal. Le peuple mauritanien s´opposa avec véhémence au putsch à travers le FNDD et les forces politiques en exil. Des manifestations seront sévérement réprimées à l´intérieur et fortes mobilisations à l´extérieur. Le putsch sera malheureusement entériné par les fameux accords de Dakar avec ses pièges et zones d´ombre. Ainsi donc, retour à la case de départ de juillet 1978, fermeture de la courte page civile et maintien des militaires au pouvoir à travers une élection dont l´issue était connue d´avance. Avec la pression internationale le président est libéré. Je l´appellai; il me salua chaleureusement avec ces mots qui résonnent toujours en moi : « Kaaw, pendant ce putsch, de tous les soutiens, c´est le vôtre qui m’est le plus allé droit au coeur et que je n´oublierai jamais. Vous pouviez dire que vous n´êtiez pas de mon gouvernement, ni de ma majorité comme certains opposants qui ont soutenu le putsch, mais vous avez défendu des principes et des valeurs de justice. Je n´oublie pas votre patriotisme, pendant ma présidence, nous étions en contact permanent mais vous ne m´avez jamais posé des problèmes personnels seulement l´intérêt national contrairement à mes parents où chacun essayait de caser un fils ou un parent. Vous-êtes des vrais et dignes patriotes ! ».
En moins de 15 mois Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui était considéré par certains comme « le candidat du Système » s´est révélé être comme l´homme anti-Système; il suscita beaucoup d´espoir auprès des exclus et opprimés et essaya de résoudre l´épineuse question de la cohabitation qui demeure toujours actuelle après son éviction. Il a montré qu´avec la volonté on peut réconcilier les Mauritaniens malgré la profonde déchirure. L´histoire retiendra de cet homme comme étant un homme de paix, pieux, humble, désintéressé, franc, direct et attaché à l´unité du peuple mauritanien. Il fut un homme de Dieu, de foi profonde qui acheve son parcours de président en simple Imam de croyants dans son village, en toute humilité. Mes condoléances les plus attristées au peuple mauritanien dans son ensemble, à la Oumma islamique, à sa famille, à sa fille adorée – ma complice-, ma soeur de coeur Amal. Adieu Sidi et paix éternelle à votre âme « mister president », le seul élu démocratiquement et réellement dans l´histoire politique de la Mauritanie. Sidi est parti mais la lutte continue pour une Mauritanie plus juste, non raciale, égalitaire et réconciliée.
Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, à Inal, 28 militaires noirs sont pendus par leurs collègues, au nom de l’Etat, en guise de célébration du 3Oème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Ce faisant, le régime sanguinaire du Colonel Maouwiya Ould Sid’Ahmed Taya qui a entamé un génocide contre la communauté négro- africaine du pays, dès l’année 1986, a voulu marquer l’institution définitive d’un Etat mauritanien exclusivement arabe. La date du 28 novembre, qui devait être le socle symbolique de l’unité de tous les Mauritaniens, est devenue synonyme de division. En effet, pendant que la Mauritanie officielle et des pans entiers de la population paradent pour célébrer l’anniversaire de l’indépendance, une autre grande partie du peuple se recueille dans le deuil et les prières en commémoration de ces crimes qui marquent le point culminant de la page la plus abjecte de l’histoire de notre pays. Depuis cette sinistre nuit d’Inal, les veuves, orphelins et ayants-droit des victimes expiatoires des purges ethniques, ainsi que toutes les organisations civiles et politiques engagées pour les causes d’équité et de droits, ne cessent de réclamer justice, mais en vain. Cette épuration ethnique, faut-il le rappeler, ne s’est pas limitée à l’armée, mais a transformé la vallée du fleuve et tous les recoins du pays où habitent et travaillent les négro-mauritaniens, en territoires de non droit, de viols, d’humiliations de toutes sortes et d’exécutions sommaires. Les organisations signataires de la présente déclaration : – expriment leur soutien sans faille et leur solidarité indéfectible avec le collectif des veuves et orphelins – condamnent avec la dernière énergie la répression de la marche organisée par le collectif des veuves et orphelins, rappellent que les arrestations et les intimidations n’ébranleront en rien leur détermination et exigent la libération immédiate et sans conditions de tous ceux qui ont été arrêtés ; – exigent le règlement définitif de cette question qui n’a que trop duré et qui envenime la cohabitation et la paix civile, par les mécanismes de la justice transitionnelle qui passe par les quatre devoirs : la vérité, la justice, la réparation et la mémoire, pour que le 28 novembre retrouve sa signification d’antan.
● Notre Espoir : Faisons vivre Honneur, Fraternité et Justice
🇲🇷28 NOVEMBRE 1960 – 28 NOVEMBRE 2020🇲🇷 MAURITANIE
OUI, CÉLÉBRATION D’UN DÉPART D’IL Y A 60 ANS QUI NOUS DONNAIT UNE EXISTENCE LÉGALE SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE DANS CE MONDE DE L’APRÈS- 2ÈME GUERRE MONDIALE.
OUI, LA POLITIQUE EXTRÉMISTE AU SENS GLAUQUE ET HÉGÉMONIQUE A CAUSÉ DES ÉNORMITÉS ET DES CRIMES DANS NOTRE JEUNE HISTOIRE, ET IL FAUT VRAIMENT D’AUTRES HORIZONS POLITIQUES DE COURAGE ET D’HUMANISME POUR DIRE OFFICIELLEMENT ET RECTIFIER NÉCESSAIREMENT AU NOM DE NOTRE MAURITANIE COMMUNE.
AU NIVEAU DE LA CONSCIENCE, LE STATUT D’UN BOURREAU EST PLUS PERTURBANT QUE CELUI DE VICTIME.
QU’ON S’ENTRAIDE EN TOUTE FRATERNITÉ, C’EST POSSIBLE…!
L’ÉTAT PROFOND PEUT INITIER L’AFFAIRE ET Y MENER HUMAINEMENT CONCORDE SOCIALE ET COHÉSION NATIONALE…!
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