● Fusillade à Paris : le suspect confirme l’origine « raciste » de son geste

L’homme de 69 ans a ouvert le feu, vendredi 23 décembre, au niveau d’un centre culturel kurde. Il a tué trois personnes et en a blessé tout autant.

Source AFP

Le caractère raciste de la fusillade qui a endeuillé la rue d’Enghien, dans le 10e arrondissement de Paris, vendredi 23 décembre, se confirme. L’homme âgé de 69 ans, soupçonné d’avoir tué trois personnes près d’un centre culturel kurde à Paris, a indiqué à un policier, lors de son interpellation, avoir agi parce qu’il était « raciste ».

Le suspect,un conducteur de train à la retraite de nationalité française, a fait usage de son arme à plusieurs reprises. Il a été maîtrisé dans un salon de coiffure à proximité avant l’intervention de la police et a été interpellé avec « une mallette » contenant « deux ou trois chargeurs approvisionnés, une boîte de cartouches de calibre 45 avec, au moins, 25 cartouches à l’intérieur », a précisé une source proche du dossier, confirmant une information du JDD. L’arme utilisée est un « Colt 45 de 1911 » de l’armée américaine « d’apparence usée ».

Trois personnes, une femme et deux hommes, ont été tuées, un homme a été sérieusement blessé et deux hommes moins grièvement, selon le dernier bilan.

Des manifestations prévues dans la journée
La femme tuée, Emine Kara, était une responsable du Mouvement des femmes kurdes en France, selon le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F). Elle avait fait une demande d’asile politique qui avait été« rejetée par les autorités françaises », a précisé vendredi devant la presse le porte-parole du mouvement, Agit Polat.

Les deux hommes décédés sont Abdulrahman Kizil, « un citoyen kurde ordinaire » qui fréquentait « quotidiennement » l’association, et Mir Perwer, un artiste kurde reconnu comme réfugié politique et « poursuivi en Turquie pour son art », selon le CDK-F. Une source policière a confirmé à l’Agence Frande-Presse (AFP) les identités d’Emine Kara et d’Abdulrahman Kizil.

L’émotion a gagné la communauté kurde très présente dans ce quartier, qui a évoqué un acte « terroriste » et mis en cause la Turquie. Des incidents ont éclaté vendredi avec les forces de l’ordre.

Le préfet de police, Laurent Nuñez, doit recevoir samedi 24 décembre au matin des responsables de la communauté kurde, qui ont annoncé une manifestation à la mi-journée à Paris.

Le suspect placé en garde à vue
Le suspect a été placé en garde à vue et une enquête, confiée à la police judiciaire, a été ouverte pour assassinat, tentative d’assassinat, violences volontaires avec armes et infraction à la législation sur les armes. La piste d’un attentat terroriste a, elle, été écartée à ce stade des investigations, a précisé vendredi la procureure de Paris, Laure Beccuau.

Il a « voulu s’en prendre à des étrangers » et a « manifestement agi seul », avait estimé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, lors d’un point presse, vendredi, sur les lieux. Le suspect fréquentait un stand de tir, avait-il précisé. « Il n’est pas sûr que le tueur qui a voulu assassiner ces personnes […] l’ait fait spécifiquement parce q’elles étaient des Kurdes », avait-il souligné, alors que des rumeurs d’attaque « politique » étaient relayées par la communauté kurde.

Les « motifs racistes des faits » vont « évidemment faire partie des investigations », avait renchéri Laure Beccuau lors d’un point presse. « Rien ne permet à ce stade d’accréditer une quelconque affiliation de cet homme à un mouvement idéologique extrémiste », avait-elle souligné en fin de journée dans un communiqué.

Il est inconnu des fichiers du renseignement territorial et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et « n’était pas fiché comme étant quelqu’un de l’ultradroite », selon Gérald Darmanin.

Déjà deux mises en examen
Le tireur présumé est mis en examen depuis décembre 2021 pour violences avec armes, avec préméditation et à caractère raciste, et dégradations pour des faits commis le 8 décembre 2021. Il est soupçonné d’avoir blessé à l’arme blanche des migrants d’un campement du 12e arrondissement et d’avoir lacéré leurs tentes, avait relaté à l’époque une source policière. Après un an en détention provisoire, il a été remis le 12 décembre en liberté, comme l’exige la loi, et placé sous contrôle judiciaire, avait indiqué la procureure.

Il a en outre été condamné en 2017 à six mois de prison avec sursis pour détention prohibée d’armes et, en juin dernier, à douze mois d’emprisonnement pour des violences avec armes commises en 2016. Il a fait appel de cette condamnation.

Le matin des faits, « il n’a rien dit en partant […] Il est cinglé. Il est fou », a déclaré à l’AFP le père du suspect, âgé de 90 ans, le décrivant comme « taiseux » et « renfermé ».

©️ via https://www.lepoint.fr/faits-divers/fusillade-a-paris-le-suspect-confirme-l-origine-raciste-de-son-geste-24-12-2022-2502745_2627.php#11

● Mondial 2022 au Qatar | Analyse géopolitique d’un événement. Par Souleymane Sidibé

Le Qatar 🇶🇦 !


L’histoire retiendra des scénarii palpitants par les rencontres autour du football qui dépassent toute attente.

Place à la géopolitique après le sacre de l’Argentine 🇦🇷 face aux Bleus 🇫🇷 à la Coupe du monde.
Le Qatar devient le pays de la péninsule arabique que l’on présente plus à l’échelle planétaire.

Les béni Tamin règne sur cette principauté qu’est le Qatar depuis trois décennies.
La maison Al Thani est la garante de cette notoriété. L’actuel monarque de cette partie de la péninsule arabique dont la capitale est Doha,s’appelle Tamim ben Hamad Al Thani. Près de 3 millions de personnes y vivent. 40 % sont issus de cette région et le reste de pays maghrébins, arabes, asiatiques, etc.

Avec une superficie de 11 400 km et un PIB – selon la Banque Mondiale- de 179, 6 milliards de dollars, le pays dispose de richesses immenses dont les principaux secteurs sont les énergies : gaz et pétrole.
Notre pays, la Mauritanie, contrairement au Quatar, a un PIB de 8,1 milliards d’euros annuel en 2021, toujours selon la Banque mondiale. Elle a actuellement un PIB de 8,21 milliards d’euros annuel. Un pays très pauvre par rapport au Qatar. Ce pays a connu les
premières élections législatives en 2013, pourtant.

Les richesses sont -relativement-bien gérées. Le PIB , indicateur économique -certes incontesté-, mesure la croissance économique d’un pays par rapport à plusieurs approches ou paramètres. La croissance économique, ici, touche des secteurs clefs tels que l’économie au sein d’un État. A cet effet, le pétrole et le gaz sont les « pierres angulaires de l’économie ». En moins d’une décennie, le « pays pauvre » a vu croître de façon exponentielle son économie : il est devenu par la force de la nature et de l’intellect de ses dirigeants une nation de pétrole pour ne pas dire un géant de pétrole.
Sans oublier qu’il est le troisième producteur de gaz au monde.

Deux événements ont poussé le pays de « pauvres pêcheurs » à être un « pays de pétrole ». D’abord, la découverte des gisements qui débouche sur le développement des ressources humaines de tailles en important des écoles prestigieuses et la restructuration politique. L’actuel monarque est le fruit de l’union de Cheikh Hamad ben Khalifa avec la fille de l’opposant à son grand-père qui fut renversé par son père, Khalifa ben Hamad ben Abdallah Al Thani, Moza bint Nasser al-Missned. Ensuite, cette dernière devient la tête pensante d’une modernité inouïe pour le Qatar. Pendant que la plupart des pays arabes ne reconnaissent pas Israël, le monarque a effectué une « visite secrète ». Ce fait politique montre que les États n’ont que des intérêts souvent. Très souvent. L’argent des rentes pétrolières est investi à Londres, aux États-Unis, etc., pour faire agrandir l’influence qataris dans le monde. Une vie saine, à l’abri du besoin, est assurée à l’ensemble des sujets de la principauté.

Le Qatar abrite actuellement le génocidaire mauritanien Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya, ancien chef de l’État mauritanien de 1984 à 2005. Ce dernier est exilé suite à une rupture de « contrat social » occasionnant un putsch militaire. Le pays entretient en parallèle des relations étroites avec des groupuscules extrémistes dans le monde, selon plusieurs organisations non gouvernementales. Le cas des conditions des travailleurs non-qataris inquiètent -également- les défenseurs des droits humains.

Mais sous les bonnes grâces de la Cheikha Moza, à la tête de la Fondation du Qatar qui est de facto un ministère de l’éducation, il n’y a pas seulement l’enseignement en anglais avec des diplômes de prestigieuses écoles, une vision et des écoles de commerce, médecine, etc., dont on peut citer le Weil Cornell Medecine-Qatar, HEC Paris in Qatar, GeorgeTown University Qatar, mais un réseau diplomatique immense et solide qui permet l’organisation du mondial de football. La compagnie Qatar Airlines était un acteur majeur dans cette compétition.

Cette organisation du mondial de football est une réussite, car le pays hôte a dépassé de loin les attentes. En dernier lieu, des sommes colossales auraient été versées selon certains observateurs pour l’organisation de cette compétition mondiale. À nous, pays du tiers monde de tirer les leçons de l’exploitation des ressources naturelles, de la bonne gouvernance et formation. Et aux spécialistes d’éclaircir m nôtre lanterne par rapport à la réalisation de la rencontre la plus suivie au monde autour du ballon et entre les filets de but.

Par Souleymane Sidibé

● Afrique du Sud : au moins 14 morts dans une soudaine crue, plusieurs disparus


Les victimes font partie d’un groupe religieux qui « participait à des rituels religieux dans la rivière quand un orage est tombé ».

Le bilan s’alourdit. Quatorze personnes sont mortes dans la soudaine crue d’un cours d’eau à Johannesburg, en Afrique du Sud, frappée samedi par de violents orages, et les secours doivent se poursuivre pour retrouver plusieurs disparus, a-t-on appris dimanche soir auprès des services d’urgence de la ville.

Le bilan est ainsi passé de neuf à quatorze morts, avec la découverte de cinq corps supplémentaires, a précisé Robert Mulaudzi, porte-parole des services d’urgence de la ville, qui n’était pas en mesure dans la soirée de donner un chiffre précis de personnes restant portées disparues

« Hier (samedi) soir, un groupe participait à des rituels religieux dans la rivière quand un orage est tombé », avait-il expliqué plus tôt, précisant qu’il y avait 33 fidèles présents aux abords de la petite rivière Jukskei, au moment de cette crue spectaculaire. « Quand l’orage a éclaté, beaucoup étaient debout dans le lit de la rivière, menant des rituels, des baptêmes » ou rituels de purification, a-t-il raconté. « Ils ont été emportés par la force du courant », dit-il, précisant que le pasteur présent à ces cérémonies avait survécu.

L’espoir de retrouver des disparus vivants « s’amenuise »


« Deux personnes ont été emportées, leur décès a été confirmé le soir-même sur place », a précisé le porte-parole. Les secouristes, avec l’appui des pompiers, ont repris leurs efforts dimanche, permettant d’identifier douze autres corps. L’espoir de retrouver d’autres disparus « vivants s’amenuise », a-t-il souligné.

Les montées soudaines d’eau sont fréquentes dans ce quartier périphérique de Johannesburg, où les orages, presque tous les soirs pendant l’été austral, sont souvent soudains et violents.

« L’accès aux rivières est libre dans ce pays et les gens pratiquent leur religion où ils veulent », a rappelé Robert Mulaudzi. Et d’ajouter : « Mais nous devons intensifier nos campagnes de sensibilisation » pour éviter que des drames de ce type ne se reproduisent. »

©️ via le Parisien https://www.leparisien.fr/faits-divers/afrique-du-sud-au-moins-14-morts-dans-une-soudaine-crue-plusieurs-disparus-04-12-2022-D6AUOVL3DFAMLMXD3G5U32ZLXA.php#xtor=AD-1481423552

● «La colonisation arabe était pire que la colonisation européenne» | Par l’écrivain Abdelaziz Baraka Sakin


L’auteur du « Messie du Darfour », Abdelaziz Baraka Sakin, revient avec « La Princesse de Zanzibar », un roman éblouissant d’audace sur une période tragique.

Avec Le Messie du Darfour, puis Les Jango, Abdelaziz Baraka Sakin nous a régalés, sur des sujets difficiles, de deux romans sur son Soudan natal, duquel il a dû s’exiler. Il nous emmène cette fois du côté de Zanzibar, dans un périple aventureux aussi palpitant que drôle, même si la toile de fond l’est beaucoup moins. Ce maître ès ironies, à l’imagination ô combien fertile et audacieuse, brode allègrement sur des bases historiques documentées.

Ainsi de sa Princesse de Zanzibar, qui vient de paraître, toujours aussi bien traduit par Xavier Luffin, dont il nous explique, de passage à Paris, l’origine : à l’époque où il s’intéressait à la littérature omanaise, car l’auteur travaille beaucoup à des anthologies, Abdelaziz Baraka Sakin tombe sur deux livres datant de la colonisation des Omanais à Zanzibar. « L’un était les Mémoires de la fille du sultan, l’autre était écrit par un chef militaire qui capturait les esclaves. J’ai été frappé par le fait que la princesse parle de la vie fastueuse des Omanais à Zanzibar, et décrive les Zanzibarites comme des gens qui ne faisaient rien, des paresseux, alors que les Africains faisaient tout, cultivaient la terre, s’occupaient des récoltes, et jusqu’à laver les corps des maîtres. Ce contraste entre ce paradis pour les Omanais et cet enfer vécu chez eux par les Africains m’a interpellé. La vie de l’individu simple, celui dont personne ne se préoccupe, ce qu’on appelle le vide historique a motivé mon roman, qui vient le combler. »

Haro sur Zanzibar

Avec sa verve prodigieuse, Baraka Sakin installe son histoire au cœur d’Unguja, l’île principale de l’archipel, alors aux mains des Omanais, où l’esclavage bat son plein, et les Anglais, Français et Allemands se battent pour coloniser Zanzibar. « Mais qu’est-ce qu’ils nous veulent ces Européens ? L’île nous appartient, […] cette terre est à nous, son peuple aussi, nous sommes ses maîtres », s’étonne le sultan au pouvoir ! La « princesse récemment bénie de dieu », fille du sultan (« récemment béni lui-même », voyez le côté farceur du conteur), est l’unique enfant de ce tyran pourtant hyperactif sexuellement, on ne compte plus le nombre de femmes qui passent par son lit.

Quoique ! L’auteur établit une page de ses records tous secteurs confondus : « Tout au long de sa vie, sans que l’on puisse en délimiter avec certitude la durée, il tua 883 Africains, 7 Arabes omanais et 20 Yéménites. […] Il vendit 2 779 670 esclaves, hommes, femmes et enfants. Il copula avec 300 esclaves, écoulant dans leur vagin environ 15 gallons de sperme […] » La princesse, folle de bijoux (ah, quelle scène avec le bijoutier indien !), mariée à un homme d’affaires qui guigne le sultanat, exige d’être son unique épouse, c’est déjà dire que la jeune femme a du caractère, comme dans tous les romans de l’auteur, marqué par la figure de femme forte de sa mère, nous confiait-il à la sortie de son premier livre.

Mais le couple que l’on suit tout du long du roman est d’un autre genre, si l’on peut dire. Dès la sortie de l’enfance, la princesse a eu pour esclave un eunuque de son âge ou presque. Sundus, émasculé dès sa capture par les Arabes, est aux petits soins pour sa princesse qui ne jure que par lui. Entre eux se noue un amour particulier qui leur permettra de traverser ensemble (presque) tous les obstacles et de vivre une sexualité sans verge mais avec jouissance, c’est d’ailleurs une des dimensions du roman qui résonne de façon très contemporaine au regard des théories, et des pratiques, du genre : « Pour moi, explique l’écrivain, la sexualité n’est pas liée à des organes génitaux, mais à des complicités entre les êtres. Tous deux sont mutilés, puisque la princesse est excisée, mais leur relation va au-delà. » L’amour de ces deux-là est absolu, il est un des chemins tracés tant bien que mal vers la liberté, celle qui est incarnée par ailleurs et totalement par un autre personnage (de femme encore) : Uhuru l’ensorceleuse, qui danse et chante quasi nue, qui n’a peur de rien, mais que tout le monde redoute, c’est par elle que va se bâtir l’émancipation, sur la révolte de la population après 200 ans de domination.

Interdit au Koweït et à Oman

Les épisodes bondissent, suivant les grands chapitres de cette fin du XIXe où tout bouge, autour d’une date que l’histoire a retenue comme la guerre la plus courte : le bombardement de Zanzibar le 27 août 1896 par les Britanniques, dite « la guerre de trente-huit minutes », mais l’auteur fait ici et là des pas de côté à sa guise et toujours en faveur du rythme de la narration, en se démarquant des faits pour décrire, d’une scène à l’autre, l’incroyable violence des Omanais. « Ils se nient en tant que colons alors que la colonisation arabe de l’Afrique était pire que celle des Européens, car ils castraient les hommes », précise Abdelaziz Baraka Sakin.


On en arrive jusqu’à l’abolition de la traite et la fin de l’esclavage, proclamée mais non respectée. Puis l’intégration des libres à une société qui n’a plus ses repères. Pas de tabou ici. Mais une liberté magnifique pour signer avec cette insolence, un conte, roman d’aventures, mais aussi parabole sur le colonialisme, l’esclavage, le statut de la femme, l’indépendance de l’Afrique, les langues, la nature, la religion, la sexualité… Ceux qui rêvent de happy end feraient mieux de jouir de l’écriture tout du long plutôt que d’attendre les dernières pages. Le titre original du roman est Sahamani : pardonne-moi, en swahili. Le sultanat d’Oman et le Koweït n’ont pas pardonné à l’auteur sa vision des choses : ce livre, précise sa maison d’édition française (Zulma), est interdit dans ces pays.

©️ Repris via https://www.lepoint.fr/livres/la-colonisation-arabe-etait-pire-que-la-colonisation-europeenne-01-12-2022-2500120_37.php#11

● À Londres | La participation des cadres Gambanaaxu RMFP à la journée internationale de l’abolition de l’esclavage à l’université SOAS.

La dynamique anti-esclavagiste du mouvement Ganbanaxu Fedde à l’honneur lors de cette journée internationale de l’abolition de l’esclavage. C’est à Londres en Angleterre, où l’universitaire Dr Marie Rodet (Université SOAS) a eu l’initiative de convier 2 cadres de l’association Gambanaaxu RMFP. Ainsi monsieur Salif Ladji Kamara et madame Hassa Konaté, respectivement vice-président RMFP et responsable de l’aile « Femmes » Gambana RMFP, ont été invités à cette importante rencontre pour porter une communication sur les réalités graves de l’esclavage par ascendance au sein de la communauté soninké au Mali et ailleurs. À l’occasion monsieur Samba Diallo, un résident mauritanien de Londres et militant abolitionniste a été présent

« A l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, Dr Marie Rodet a organisé le 2 décembre à l’université de la SOAS à Londres une conférence à laquelle elle a convié Salufu Kamara, Vice-Président de Gambana RMFP et Hassa Konaté Camara, Présidente de la section féminine de Gambana RMFP. La conférence avait pour thème: « L’esclavage en Afrique aujourd’hui: une affaire non réglée ». Salufu Kamara a présenté sur la lutte anti-esclavagiste Gambana en Afrique de l’Ouest tandis qu’Hassa Konaté a présenté sur les violences que subissent les femmes victimes d’esclavage par ascendance et la forte implication des femmes dans le mouvement de lutte contre ce phénomène. La conférence a rassemblé une vingtaine de personne en présentiel et environ 80 personnes en ligne. C’est la première fois qu’une telle conférence a lieu dans le monde anglo-saxon et à Londres sur ce sujet avec des activistes Gambana. Bravo!« 

Par Dr Marie Rodet, l’universitaire historienne, l’organisatrice de l’événement.

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● Burkina Faso : Qui a tenté de faire un coup d’Etat au Capitaine Ibrahim Traoré ?

Les rumeurs ont couru le 27 novembre 2022 sur une tentative de coup d’Etat contre le Capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition. Des manifestants sont d’ailleurs sortis à la place de la nation à Ouagadougou le 28 novembre 2022 pour dénoncer cette présumée tentative de coup d’Etat.
Celle-ci a bel et bien eu lieu, selon les informations de Radio Omega. Le président de la transition a confié à des participants à une rencontre ce jeudi 1er décembre 2022, toujours selon Omega, que des sommes d’argent ont été distribuées et que les auteurs de la tentative de déstabilisation sont connus mais sont laissés en liberté dans un souci de dialogue.

« Des velléités avérées mais connues. La situation est sous contrôle », a confié une source proche du Chef de l’Etat à Faso7. L’identité des auteurs de la tentative de putsch n’a pas été révélée.

Pour rappel, le capitaine Ibrahim Traoré est arrivé au pouvoir après un coup d’Etat perpétré contre le lieutenant-colonel Sandaogo Damiba, le 30 septembre 2022.

©️ via https://faso7.com/2022/12/01/burkina-faso-qui-a-tente-de-faire-un-coup-detat-au-capitaine-ibrahim-traore/

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● Sénégal – Assemblée : Amy Ndiaye giflée par un Député, bagarre dans l’hémicycle [Vidéo]

Seneweb – Encore Amy Ndiaye Gniby ! Alors que l’affaire contre le guide des Moustarchidines n’a pas encore connu une issue heureuse, elle a remis ça.

Tout est parti d’une réaction de certains députés de l’opposition. Après les observations sur la forme du rapport relatif au projet de budget du ministère de la Justice, ce jeudi 1er décembre, ces derniers à savoir Sanou Dione, Guy Marius Sagna et Massata Samb ont demandé au président de l’Assemblée nationale, Dr Amadou Mame Diop de rappeler à l’ordre les députés de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) qui perturbent la séance.


Lors de sa prise de parole, Massata Samb a rappelé l’incident sur les propos « désobligeants » tenus à l’encontre du guide des moustarchidines, Serigne Moustapha Sy lors du passage du ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, dimanche dernier, devant l’Assemblée nationale.



Immédiatement, la parlementaire Amy Ndiaye s’est levée pour crier à tue-tête qu’elle était l’auteure de ces allégations dont il fait allusion. Sans tarder, Massata Samb va se diriger vers elle avant de lui donner une gifle.



Source : Seneweb (Sénégal)

Repris via kassataya https://kassataya.com/2022/12/01/senegal-assemblee-amy-ndiaye-giflee-par-un-depute-bagarre-dans-lhemicycle-video/

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● Arrestation à l’aéroport de New-York d’un mauritanien détenteur d’un faux visa

Sahara Médias – La police de l’aéroport de New-York a arrêté un jeune mauritanien qui tentait d’entrer aux Etats Unis avec un visa falsifié.

Des sources bien informées ont déclaré à Sahara Medias que le jeune mauritanien, arrivé lundi à l’aéroport Kennedy en provenance du Sénégal, a été retenu à l’aéroport après la découverte du visa falsifié.

Les mêmes sources ont ajouté que des membres de la communauté mauritanienne à New-York déploient d’importants efforts pour transférer le jeune homme en zone internationale de l’aéroport de New-York pour lui éviter l’entrée en territoire américain où il sera jugé pour escroquerie, un crime condamné par la loi fédérale américaine.

Nos sources ajoutent que le jeune détenu à l’aéroport de New-York séjournait au Gabon et qu’il était en contact avec un intermédiaire qui lui avait fait croire qu’il travaillait à l’ambassade des USA à Libreville auquel il a payé, avec trois autres mauritaniens des sommes importantes pour obtenir un visa d’entrée aux Etats Unis d’Amérique.

Le nombre de migrants mauritaniens illégaux à destination des USA a considérablement augmenté ces derniers temps, estimé cette année à plus de 3000 personnes dont des femmes et des enfants.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=761276

● À la soutenance de thèse de doctorat de Docteur Ba Boubou | le photo-reportage du Blog

Vendredi 25 novembre 2022, nous sommes à l’Université Paris Nanterre située à une dizaine de kilomètres de Paris. L’emplacement interne est au Bâtiment B – Pierre Grappin – Salle B015 René Rémond, ici vers 14 h 15, tout est en place; les membres du jury, le doctorant et le public.

Dans la foulée, après les salutations et les remerciements d’usage, monsieur BA a fait une présentation de l’environnement complexe en terme de recherches, d’efforts et de temps investis entre plusieurs voyages en Mauritanie pour à aboutir à ce grand jour. Le titre des travaux du doctorat est « Les modes alternatifs de règlement des conflits en Mauritanie : regard anthropologique et juridique. »

Ainsi entre le jury et doctorant, les échanges sur la thèse ont été d’une rigoureuse fouille technique et académique dans la forme comme dans le fond en plus de 2 heures de temps chrono. Par la suite, le public est invité à se retirer pour la délibération. Au retour, le verdict est donné, le grade de Docteur est attribué à monsieur Boubou BA par le jury à l’unanimité. Très heureux, Docteur BA et ses proches ont offert un dîner aux amis et collègues venus assister à cet important évènement d’accomplissement personnel et familial aussi.

À noter que l’ancien ministre mauritanien de la justice Pr Haimoud RAMDAN fait partie du jury comme rapporteur (absent pour motifs de santé), nous lui souhaitons un prompt rétablissement. Par conséquent son rapport rendu a été favorable et lu par une membre du jury.

Ici l’occasion pour moi d’exprimer mes chaleureuses et fraternelles félicitations au frère Dr Ba Boubou. Aussi une reconnaissance de notre Blog à son endroit pour avoir pu reprendre par le passé quelques-unes de ses pertinentes et éclairantes contributions dans le domaine du Droit.

Topo succinct de son parcours scolaire, universitaire et professionnel :

~ Ecole primaire : Diogountouro,

~ College et lycée : Selibaby

~ 2005 – 2009 Université de Nouakchott ( droit privé)
Major de ma promotion avec une bourse de l’état pour paris

~ 2010 – 2011 : Master 2 recherche en droit penal et procedure penale à l’université Paris Nanterre

~ 2014- 2015 : Master 2 recherche en Anthropologie du droit à l’université paris1- Sorbonne

~ 2018- 2019 : Diplôme Universitaire des modes alternatifs de règlement des litiges à l’université Paris Nanterre

~ 2015 – 2022 : thèse de doctorat à l’université Paris Nanterre.

Expérience professionnelle :

~ 2016-2017 : juriste contractuel au tribunal de grande instance de Nanterre

~ 2018-2021 : juriste contractuel à la cour de cassation française au service de coopération judiciaire internationale

~ Depuis septembre 2021 : juriste au palais de justice de pontoise au service de référé civil et familial.

En quelques photos 📷 comme vous y étiez :

Ci-dessous la publication Facebook de remerciements de Docteur Ba Boubou :

« Chers amis,

Des années de travail entre Paris et Nouakchott , des doutes, des migraines et des nuits blanches, j’ai le plaisir de vous annoncer avoir été élevé au grade de docteur en droit privé de l’Université Paris Nanterre hier le 25 novembre 2022. Ma thèse de doctorat porte sur : Les modes alternatifs de règlement des conflits en Mauritanie : regard anthropologique et juridique. Une thèse pluridisciplinaire.

Je tiens avant tout à rendre grâce à Allah (seigneur) de m’avoir accordé la santé et la force tout au long de ce travail. Je remercie infiniment mes parents (mon père, paix à son âme ) de m’avoir inscrit à l’école. Ce diplôme de doctorat, je le dois à un être très cher pour moi qui s’est battu avec âme et corps après le décès de mon père pour financier mes études (primaires, secondaires et universitaires avec ses maigres moyens ). Cet être cher est ma très MAMAN. Celle qui m’a appris depuis tout petit que la vie est un combat éternel ; celle qui dont son rôle d’educatrice première m’a accompagné au jour le jour ma quête pour ma construction personnelle. Merci MAMAN pour tes bénédictions matin, midi, soir et nuit.

Je remercie également mon épouse cherie, pour son soutien indéfectible, son amour et ses encouragements pour aller jusqu’au bout de mon rêve. Je dédie ce diplôme à mon fils, Oumar, qui est né à quelques mois avant ma soutenance.

Je remercie infiniment mon oncle Gaye Soumaré dit Soulé Mina qui a effectué un voyage depuis la Suède jusqu’à paris pour venir me soutenir. Un grand merci pour tonton, pour tout ce que vous avez fait pour moi.

Je tiens également à remercier ma directrice de thèse Mme KERNEIS pour tous les sacrifices consentis durant toutes ses années dans l’objectif de m’aider à réaliser ce modeste travail malgré ses nombreuses contraintes professionnelles. Je remercie mon jury de soutenance, Mme la présidente du jury, mesdames et messieurs les membres du jury d’avoir accepté de participer à ma soutenance de thèse de doctorat. Une pensée à mon professeur de droit et membre du jury Haimoud RAMDAN ( qui n’a pas pu assister à la soutenance pour des raisons de santé. Mais il a déjà rendu un excellent rapport de soutenance favoble avant son hospitalisation ). Je lui souhaite un prompt rétablissement.

Permettez-moi de remercier à tous ceux et celles qui m’ont accordé des entretiens dans mon enquête de terrain ici en France et ailleurs en Afrique particulièrement au professeur Sidi IB Ndiaye , l’ex président de la Cour suprême de Mauritanie OULD NAGI, au professeur Marigatta Mouhamadou Wague , maitre Ahmed Mine, au professeur Bacari Diarra, au président Gaye Tene et à l’ancien ministre de la justice Haimoud Ramdan . Bien évidemment je remercie aussi à tous ceux et celles qui n’ont pas répondu à mes sollicitations d’entretiens pour des raisons que j’ignore.

Enfin qu’il me soit permis de remercier toute ma famille et celles et ceux qui m’ont fait l’amitié et la fraternité de venir assister à ma soutenance de thèse de doctorat en particulier à ma cousine Dialla Sagna, qui m’a offert une pierre précieuse comme cadeau ( une pierre qui coute de millions d’euros à paris ) où il est gravé mon nom et mon prénom avec le titre du docteur en Droit. J’en suis reconnaissant. Merci ma très chère cousine.

Croyez en vous, à vos projets professionnels, en vos compétences, en vos rêves et vos ambitions. C’est cela qui nous fait grandir.

Aussitôt la soutenance terminée, j’ai vite réalisé qu »avec la thèse rien est achevé, tout vient de commencer. Hier j’ai vu le premier jour du reste de ma vie professionnelle. Alors je compte sur vous pour mener ensemble le reste du long chemin de ma vie professionnelle.

Docteur BA
Juriste au palais de justice de pontoise
pôle référé civil et familial« 

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● Forum Régional Africain pour la libération de l’esclavage | Communication de Biram Dah Abeid

Kigali, Rwanda, 21-25 novembre 2022

Bonjour, mesdames et messieurs, chers participants !


Citoyen de la République Islamique de Mauritanie, je viens du Sahel, une contrée de l’Afrique qui a hérité, depuis avant l’islamisation et la colonisation, de communautés structurées sur l’inégalité de naissance, l’endogamie et l’esclavage. Dans les sociétés du Sahel-Sahara post-islamisation, les groupes dominants fondèrent leurs règles de préséance sur l’esclavage et transposèrent les textes, de droit « musulmans », à leurs modes de vies, bien antérieurs à l’Islam; néanmoins, l’adaptation de la nouvelle religion, aux rapports de supériorité, engendrera la légalisation des pratiques d’inégalité de naissance, qui connaîtront, alors, un essor historique, géographique et culturel. Le commerce négrier vers les Amériques est venu, dans la foulée, pour enraciner et figer, jusqu’à nos jours, un lien de domination où s’insinue le racisme anti-noir ; l’hémorragie du Continent, à travers les pistes des traites transsahariennes ainsi que celles d’Afrique du Nord, du littoral Swahili et de la mer Rouge, se trouva renforcée et dépassée par la version atlantique et triangulaire. Le déplacement forcé des populations jeunes devient plus actif et massif, renforçant davantage l’impact de l’esclavage et de ses manifestations dans les sociétés du Sahel-Sahara.
La colonisation française utilisera deux procédés différents face à la persistance du problème en Afrique. Le premier procédé s’adresse, d’abord, aux autochtones subsahariens et adopte le choix de la répression, quoique de manière souvent molle. Le deuxième vise plutôt les groupes Arabe, Touareg et Maures, des peuples que la littérature coloniale sublimait et appelait « les hommes bleus ». L’esclavage en leur sein a été largement toléré et même concédé par l’administration coloniale. Ainsi, les responsables de l’occupation niaient l’existence d’esclaves et préféraient parler de « captifs » : aujourd’hui, la ligne politique et diplomatique de négation de l’esclavage qu’adopte la Mauritanie et d’autres pays du Sahel est un héritage du colonialisme français. Tous les dirigeants de l’Afrique indépendante sont tombés dans le travers du négationnisme, attitude qui fera, des esclaves chez nous, les vrais laissés-pour-compte de la colonisation et de la décolonisation, dans le même temps.
Plus que tous les pays sahéliens dont les sociétés vivent l’esclavage coutumier et de castes comme un trait culturel, la Mauritanie, continue de fonder le mode de vie d’une importante partie de l’élite arabo-berbère dominante, sur l’exploitation de l’homme par l’homme, notamment le travail non-rémunéré et indécent, sans omettre la séparation des familles serviles, le trafic des enfants et des femmes; le droit de s’approprier le corps d’une esclave et la légitimation du viol ancillaire ponctuent la déshumanisation des victimes. Aussi, devant le caractère scandaleux de la question, l’oligarchie esclavagiste qui dirige la Mauritanie, adopte, désormais, la duplicité de sa diplomatie, à l’endroit du droit international public. La ruse consiste à ratifier toutes les conventions possibles et imaginables sur l’esclavage et les trafics des personnes, édicter des lois nationales de coercition, capter les fonds destinés aux colloques, ateliers et autres programmes de prévention et formation, voire créer des tribunaux ad-hoc. A un autre niveau de traitement oblique du phénomène, il s’agira de nommer des cadres ou personnalités issus des milieux serviles, au sein du gouvernement et de la haute administration, en leur assignant la mission de témoigner contre le réel ; in fine, des institutions comme la Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh), le Commissariat éponyme et le Mécanisme national de prévention de la torture (Mnp) bénéficient de financements, en vue de saturer la sensibilisation contre l’esclavage, au détriment de la sanction pénale; certains diplomates, représentants des pays du monde libre ou des institutions internationales, accompagnent parfois ce carnaval d’enfumage. Cependant :
1– L’Etat mauritanien assure l’impunité totale dans tous les dossiers de crimes avérés d’esclavage : Les plaintes de la petite Ghaya Maiga, Mariem Cheibani et ses filles, deux exemples parmi plusieurs, qualifiés de contrainte esclavagiste par le Parquet et la police, sont sabotées, sur injonction du pouvoir ; juges d’instruction, messieurs Outhmane Mohamed Mahmoud, Moctar Ahmed Dah et Moulaye Ahmed Mohamedhen s’abstiennent d’appliquer la loi, en dépit même des insuffisances de celle-ci. De surcroît, les autorités se gardent de porter assistance matérielle et psychologique, aux personnes à présent émancipées, d’où le retard de leur réinsertion dans une société de normalité moderne. Aucun bourreau n’est exproprié au profit de ses esclaves, malgré des siècles d’humiliation et de violence, y compris le viol des servantes et des cas de mutilations parmi le cheptel masculin.


2. Le gouvernement exerce l’ostracisme contre l’Ong Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) ; la punition survient en réaction à notre volonté de ne pas accepter de compromission avec les violations de la dignité minimale des gens : depuis le passage du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de l’esclavage, à Nouakchott et sa rencontre avec nous, les proches du Président de la république islamique de Mauritanie ont enclenché la diabolisation de l’Ira-M et de ses dirigeants ; nous voici sanctionnés au motif d’avoir livré, à notre interlocuteur onusien, notre part de vérité, en somme un diagnostic sévère mais fidèle quant aux discriminations envers les noirs de Mauritanie. Celles-ci se manifestent encore dans la rue, visibles à l’œil nu, à tous les échelons de la vie civile et à l’intérieur de l’appareil d’Etat. Justice, commandement militaire et de sécurité, économie, banques, tenure des terres de culture, diplomatie et office religieux illustrent la vivacité et la permanence de la ségrégation.

3. Le seul parti capable de créer l’alternance dans mon pays, le parti pour la Refondation et une action globale (Rag), est interdit parce qu’il projette, en vertu du vote libre et de la non-violence, le démantèlement du système d’hégémonie raciale et l’instauration d’un État de droit où la citoyenneté égale et unique, la pluralité ethnique et linguistique, le bannissement de l’obscurantisme et la gouvernance économique transparente sont parmi les orientations principales.
Mesdames et Messieurs, honorable assistance, je vous invite à davantage suggérer aux organismes gouvernementaux et non gouvernementaux accrédités en Mauritanie d’être plus vigilants aux fins de mieux s’imprégner du scandale de l’impunité et de la duplicité et d’en documenter le fil et les manifestations. Nous comptons sur vos observations et propositions pour notre action en vue du règlement définitif, au nom du devoir de solidarité universelle, en face de l’ignominie que je viens de décrire.
Je vous remercie.