Mauritanie | Les délégations antiesclavagistes américaines et mauritaniennes reçues en audience auprès du Commissaire aux droits de l’homme.

Le Commissaire aux Droits et les délégations antiesclavagistes américaines et mauritaniennes lors de l’audience- Crédit Aidara

Les membres de la délégation de l’ONG américaine « Abolition Institute » ont été agréablement surpris du climat d’ouverture et de dialogue qui prévaut actuellement en Mauritanie. Refoulés en 2017 dès leur arrivée à l’aéroport international Oumtounsy de Nouakchott, ils ont pu cette fois pénétrer dans le territoire mauritanien sans aucune entrave. Mieux, ils ont eu droit au salon d’honneur où des représentants d’ONG antiesclavagistes nationaux, en l’occurrence Boubacar Messaoud de SOS Esclaves et Birame Dah Abeid du mouvement IRA, les attendaient, à leur arrivée le 17 mai 2021.


Mardi 18 mai, la délégation était reçue par le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, M. Mohamed El Hassen Boukhreiss. Entretien cordial au cours duquel, les échanges ont porté sur l’évolution enregistrée dans le domaine des droits de l’homme en Mauritanie, même si certaines pesanteurs persistent.

Les membres de l’ONG «Abolition Institute» qui étaient accompagnés de leurs homologues de « Anti-Slavery » ont été séduits par la franchise du Commissaire qui leur a brossé la réalité des droits de l’Homme en Mauritanie, une situation qui ne diffère guère de celle des autres pays du monde, même les plus réputés pour leur respect pour les droits humains, a-t-il fait remarquer en substance.

S’il y a eu des avancées notoires en Mauritanie sur le plan législatif, avec l’adoption d’un arsenal juridique répressif contre les pratiques esclavagistes, rien n’est encore parfait, reconnaît le Commissaire. «Nous ne sommes pas dans le déni, et nous ne pouvons pas affirmer qu’il n’y pas quelques individus ici ou là qui pratiquent l’esclavage. Comme tout criminel, il y a en effet des esclavagistes comme il y a des voleurs, des trafiquants de drogue et d’autres personnes qui enfreignent la loi et contre lesquelles nous avons pris des lois pour les réprimer » a-t-il précisé.

Le Commissaire a surtout insisté sur la formation et le renforcement de capacité des activistes des droits de l’Homme en Mauritanie, notamment dans le domaine de la documentation des faits d’esclavages avérés ou non. « Beaucoup de dossiers présumés d’esclavagisme se terminent souvent par des acquittements pour faute de preuves ou par des peines légères, du fait du manque de documents convaincants pour les juges » a-t-il soulevé.

A son tour, M. Sean Tunner, Chef de la délégation de l’ONG « Abolition Institut » a remercié le Commissaire aux Droits de l’Homme pour l’accueil, pour sa franchise et les progrès importants réalisés par son département et par le gouvernement mauritanien dans le domaine de la promotion et de la protection des droits humains, y compris la lutte contre l’esclavage et ses séquelles.

Avaient assisté à la rencontre, le Commissaire Adjoint aux Droits de l’Homme, le Conseiller juridique et le Directeur des Droits de l’Homme.

Côté visiteurs, il y avait 7 membres de l’ONG « Abolition Institut » et de l’ONG « Anti-Slavery » dirigée par Mme Sarah Mathewson, ainsi que Bakary Tandia, avocat et droit de l’hommiste mauritanien résident aux Etats-Unis, et Boubacar Messaoud, président de SOS Esclaves.

Cheikh Aïdara

©️ Crédit source : https://aidara.mondoblog.org/2021/05/19/le-commissaire-aux-droits-de-lhomme-a-la-delegation-americaine-en-visite-en-mauritanie-les-esclavagistes-cest-comme-les-voleurs-les-trafiquants-de-droguesdes-crim/

Droits humains | Une délégation d’une ONG américaine « Abolition Institute » arrive en Mauritanie

Ce lundi 17 mai 2021, une délégation de l’ONG Abolition Institute a atterri à l’aéroport Oum Tounsi de Nouakchott. Cette organisation américaine investie dans la défense des Droits Humains compte en son sein, l’avocat droit-de-lhommiste mauritanien Monsieur Bakary Tandia. Ce dernier avait chapeauté comme directeur, la campagne présidentielle de 2019 pour le candidat Biram Dah Abeid. Cet après-midi à l’aéroport, le leader des réseaux IRA-Mauritanie, le président du mouvement anti-esclavagiste SOS Esclaves, le doyen Boubacar Messaoud et d’autres proches militants de la mouvance abolitionniste comme Monsieur Baliou Mamayary Coulibay formaient un comité d’accueil honorable aux invités américains.

Pour rappel en septembre 2017, une délégation similaire de la même ONG avait été expulsée du pays à sa descente à l’aéroport par les autorités mauritaniennes sous le règne de l’ancien Raïs Mohamed Ould Abdelaziz. Lire ce communiqué d’IRA Mauritanie datant du 14 septembre 2017 https://soninkideesjose.wordpress.com/2017/09/14/le-gouvernement-de-la-mauritanie-refoule-des-militants-antiesclavagistes-americains/ .

– KS pour le BLOG

Ghazouani arrive à Paris pour un Sommet sur la relance de l’économie en Afrique

Le président mauritanien Mohamed Cheikh Ghazouani est arrivé lundi 17 mai à Paris pour prendre part, aux côtés d’une quinzaine de dirigeants africains, de hauts responsables européens et représentants d’organisations internationales, à un Sommet sur la relance de l’économie africaine, organisé à l’initiative du président français Emmanuel Macron.

Lors de ce sommet, la question de la dette va être débattue en réunissant autour d’une table à la fois créanciers publics et privés. A plusieurs reprises, le président Ghazouani a appelé à l’annulation de la dette des pays africains notamment des Etats du G5 Sahel et le soutien de leurs différents plans nationaux afin de leur permettre de surmonter les effets de la pandémie du coronavirus.

L’objectif de ce sommet est de mettre en place des moyens financiers capables de relancer l’économie du continent africain, qui a connu moins de 200 000 morts liées au Covid-19 selon les chiffres officiels, mais dont le PIB devrait connaître en 2021 sa première récession depuis 25 ans, avec un recul de 2,1%.

Ce lundi, à la veille de l’ouverture du Sommet, la France a annoncé qu’elle allait aider le Soudan, lourdement endetté et engagé dans une transition démocratique, à solder son arriéré de dette avec le FMI en lui prêtant 1,5 milliard de dollars.

Babacar BAYE NDIAYE – Journaliste à Cridem

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=745104

La paix sans armes à Jérusalem ! | Notre époque le mérite.

Jérusalem Al-Aqsa : Salah ad-Dîn connu Saladin la reprit vers 1187 après 88 ans de domination croisée… Hier comme aujourd’hui tout est rapport de force !


À l’époque, les forces antagonistes se jaugeaient en puissance chevalesque avec épées et boucliers, aujourd’hui nous vivons les conséquences amères des accords Sykes – Picot (courant Mai 1916). Et surtout les forces antagonistes sont dans un déséquilibre abyssal. Il y a d’un côté, de la Nono-science et du nucléaire dans diverses applications Hi Tech, de l’autre côté il y a une vaillante résistance « mains nues » en interne. Après autour, il y a un grand ensemble concerné mais mis au pas. Dans cet ensemble, il y a une élite politico-affairiste vendue dans la géopolitique business, et une autre élite politico-religieuse qui est dans la littérature mélancolique et eschatologique en se lamentant vers les cieux…en attendant le messi éventuellement…! Et nous « Noirs », ça serait mieux qu’on soit témoins justes porteurs de Message de Paix et de Pardon par ce qu’on a enduré historiquement sous le joug idéologique et religieux DÉTOURNÉ des uns et des autres.

#Une_Paix_à_construire_sans_armes

Buisson, Mauriac l’avait dit. | Par Sileye BA

En 1948, paraissait chez Robert Laffont, « La Puissance et la Gloire » de l’écrivain anglais Graham Greene. François Mauriac (1885-1970) a la charge de la préface. Il écrit dès les premières lignes « c’est bien au coeur d’un mystère familer que Graham Greene m’introduit . » Familier certainement car « La Puissance et la Gloire » est l’oeuvre d’un romancier catholique. Donc, Mauriac sentait le réveil d’un enfouissement confessionnel, qui dort chez la majorité de l’élite intellectuelle française. Il n’est pas du tout surprenant d’apprendre la résurgence des discours pondérés à l’endroit des religions. Certains disent que les encyclopédistes avaient congédié Rousseau par infraction confessionnelle. Voltaire écrira pourtant Zadig ou la destinée. Une œuvre fondamentale puisqu’elle reprend furtivement un récit connu : le voyage initiatique de Moussa par Kidr.

Revenons à Mauriac pour comprendre Buisson. Il écrit donc dans sa préface : « un catholique français ne s’introduit dans l’Église que par la porte principale ; il est mêlé à son histoire officielle ; il a pris parti dans tous les débats qui l’ont déchirée au cours des siècles et qui ont surtout divisé l’Église gallicane. Dans tout ce qu’il écrit, on découvre d’abord s’il est du côté de Port-Royal ou des Jésuites, s’il a épousé la querelle de Bossuet contre Fénelon, s’il est du bord de Lamennais et de Lacordaire ou si c’est avec Louis Veuillot qu’il se sent accordé. »

Plus loin, Mauriac suggère  » cet État que vous décrivez, qui traque le dernier prêtre et l’assassine, est bien celui-là même que nous voyons s’édifier sous nos yeux. »

Mauriac nous dit en filigrane que les intellectuels français, du moins de son temps, et par extension ceux de nos jours, sont habitués par les controverses catholiques. Mauriac fixe les intellectuels français entre les vénérations et les exécrations du fait religieux.

Et les Musulmans dans tout cela, me diriez-vous? Les langues se délient à leur propos, notamment concernant la Civilisation de l’Islam. Les orientalistes étaient de fins connaisseurs de l’apport incommensurable de l’Islam à l’Humanité. En France, on trouve de riches bibliothèques. Parmi les références dans ce domaine : Dominique et Janine Sourdel ont produit un classique en 1983 chez Arthaud. Un monument intitulé  » La Civilisation de l’Islam classique »

Un autre grand philosophe anglais, bien qu’il fût un moment « antireligieux », a consacré de belles pages à l’Islam dans son grand ouvrage : Histoire de la philosophie occidentale (Gallimard 1953). D’ailleurs lorsque Buisson parle de « Civilisation et Humanité », ce n’est point-là une réinvention de l’eau chaude. Russel, décédé la même année que Mauriac, écrivait :  » Durant tout le Moyen Âge, les Musulmans se montrèrent plus civilisés et plus humains que les chrétiens qui persécutèrent les Juifs, surtout aux périodes de fanatisme religieux. Les Croisades furent le prétexte de cruels pogroms. Dans les pays musulmans, au contraire, les Juifs ne furent presque jamais maltraités. Ils contribuèrent, tout spécialement par les Maures d’Espagne, à diffuser l’enseignement Maïmonide (1135-1204) qui naquit à Cordoue, et considéré souvent comme la source initiatique de la philosophie de Spinoza (P. 340).

Buisson fut l’un des conseillers les plus influents de Nicolas Sarkozy. Ce dernier n’a jamais été tendre avec les musulmans de France. Il a traité leurs enfants de racaille sous les fenêtres de leurs mères. Le rapport conflictuel est né des injections paternalistes des autorités françaises. Mais souvent du caractère très écolier de la posture française vis-à-vis des citoyens musulmans.

Selon les officiels, l’Islam de France, comme on aime le dire dans les sphères de la bien-pensance, doit impérativement se muer pour devenir Islam des Lumières.

C’est là un paradoxe franco-français, faire la révolution pour la liberté pour contraindre une partie de ces citoyens à un assimilationisme forcené. Nous le voyons bien, c’est la tournure qu’a pris le débat sur la laïcité. Face au refus des injections d’une certaine classe politique, les musulmans se retrouvent accusés de séparatisme. Ici, les musulmans de France tiennent la république française par ses valeurs. Elle ne peut se dérober, elle qui inscrit en lettres d’or au frontispice de ses monuments sa devise : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Hélas, les Lumières semblent éclairer d’autres desseins. En ce sens, écoutons un autre grand ami de la Culture helléniste, Léopold Sedar Senghor (1906-200), le poète président qui disait dans son poème « Prière de paix » ceci de très révélateur sur la France : « Oui, Seigneur, pardonne à la France qui dit bien la voie droite et chemine par les sentiers obliques
Qui m’invite à sa table et me dit d’apporter mon pain, qui me donne de la main droite et de la main gauche enlève la moitié ».

Enfin, sur la femme musulmane, la boutade de Buisson semble plaire à plus d’un. Là encore rien de nouveau sous le soleil. Avant lui encore, Marc Edouard Nabe, et tout récemment Michel Onfray avaient tenu des propos similaires.

C’est qu’en réalité, une certaine classe dirigeante veut imposer la laïcité comme une nouvelle en France en l’habillant des oripeaux républicains. Seulement, il faut revoir le discours et la méthode. Faire usage du bon sens sans oublier ce précieux conseil de Hamlet à sa mère « Saisis une vertu si tu ne la possèdes pas » .

Sileye BA
Nouakchott, 12 Mai 2021

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://www.facebook.com/1849092691/posts/10215072595128820/

Droits Humains | COMMUNIQUE N002/C.C.E.S/05/2021 RELATIF A L’ORGANISATION DE LA CONFÉRENCE SUR L’ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE DE BAMAKO LE SAMEDI 22 MAI 2021.



Notre coordination, née de la volonté des Organisations Africaines engagées dans la lutte contre l’esclavage et ses séquelles sur l’étendue du continent africain et dans le monde. Nous entendons mener des actions de sensibilisation, d’information sur les conséquences de ces crimes sur le rapport entre les êtres humains et engager des actions judiciaires pour faire condamner , sur la base des instruments juridiques internationaux, les auteurs et les complices de ces crimes contre l’humanité en vertu des articles 2 et 4 de la charte des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage moderne.
Notre coordination a décidé de soutenir la tenue de la conférence sur la problématique de l’esclavagisme en milieu soninké qui aura lieu à Bamako le 22 Mai à la maison des ainés tout en demandant aux organisations membres d’y apporter leurs soutiens.
Nous demandons à toutes les organisations panafricaines de se joindre à cette activité très importante pour les victimes de l’esclavage. Cette rencontre constitue une opportunité pour demander à l’Etat Malien de voter une loi contre cette pratique inhumaine.
Nous rappelons que cette conférence est l’initiative du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) en partenariat avec le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H).
Notre coordination sera représentée par Maitre SAID LARIFOU (Avocat, membre du Conseil de l’ordre , ancien Bâtonnier par intérim, inscrit au Barreau de Moroni , Comores) Président de l’ONG WARABA et membre fondateur de la coordination.

Fait à Paris le 09/05/2021
Ont signé le Présent Communiqué
Pour la Coordination, Me Saïd LARIFOU, Président de l’ONG Waraba Afrique ORGANISATIONS MEMBRES DE LA COORDINATION :

✓WARABA AFRIQUE (Maitre Said LARIFOU)

✓Kane d’Afrique (Doro Traore)

✓Mouvement pour la sauvegarde des Droits de l’homme (Boubacar NDJIM)

✓Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles- France (Gaye Traore)

✓Association des Haratines de Mauritanie en Europe (Diko Hanoune)

✓Rassemblement Malien pour la fraternité et le Progrès (Salif Ladji Camara)

✓ASSEP – Sénégal (Issa Mamado Sidibe)

✓Ganbana International (Malaly Camara)

✓C.S.P/ A.C.D.E (Mahamadi Kanoute)

✓ Initiative pour la résurgence du Mouvement abolitionniste (IRA) (Brahim Ali)

✓G5 Sahel (Ali Bouzou)

ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE AU MALI | Par Monsieur Aguibou Bouare, le président de la CNDH MALI


Crédit photo illustrative : Tirée de son profil FB

Quelle horreur !
L’on se croirait au moyen âge !
Des Maliens traitent et qualifient d’autres Maliens D’ESCLAVE, singulièrement dans la Région de Kayes.
Le drame est qu’il se trouve des « intellectuels  » et des « semi-lettrés » pour tenter d’expliquer ou de justifier ces violences par des US ET COUTUMES (LADA).
C’est tout simplement SADIQUE de parler de COUTUMES, D’USAGES, lorsque des Maliens BATTENT À MORT d’autres Maliens, et jettent les CORPS dans le MARIGOT.
Le seul CRIME des victimes est D’AVOIR REFUSÉ LEUR STATUT D’ESCLAVE.
L’on pousse l’outrecuidance jusqu’à SOUTENIR que les VICTIMES refusent LEUR STATUT D’ESCLAVE parcequ’elles sont manipulées, encouragées par les FONDS D’ORGANISATIONS OCCIDENTALES. Quelle insulte à l’intelligence ! Comme si « les esclaves » n’avaient pas le DROIT DE S’ORGANISER, D’ÊTRE AIDÉES à refuser CES ABUS ET VIOLATIONS IGNOBLES. Comme s’il n’était pas de la responsabilité de l’Etat de respecter et protéger les DROITS INALIÉNABLES de ces personnes à la vie, à l’intégrité physique, à la sécurité, à la propriété etc.
Comme si, comme le prétendent ces « SAVANTS » d’une autre époque, « LES ESCLAVES  » devraient continuer, SANS BRONCHER, SANS PROTESTER, à accepter ce statut indigne et ignoble, sous prétexte qu’avec la RÉSIGNATION à L’ESCLAVAGE, les communautés vivaient en harmonie.
Quelle honte !
Quel cynisme !
Que de soutenir une THÈSE si ignominieuse!
Sans même invoquer les INSTRUMENTS JURIDIQUES RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX, LA LOI FONDAMENTALE DU MALI dispose clairement que « tous les Maliens naissent libres et égaux en droit et en dignité…Toute forme de discrimination est proscrite ».
Face à la recrudescence de ces abus et violations, à leur persistance, les JURIDICTIONS RÉGIONALES ET INTERNATIONALES, y compris la CPI, seront saisies par les ORGANISATIONS DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS, si celles nationales ne veulent ou ne peuvent poursuivre ; « principe de la complémentarité  » OBLIGE.
Encore une fois, l’ÉTAT a l’obligation de veiller au respect et à la protection des droits fondamentaux de toute personne résidant sur le territoire Malien.
De plus, ces VICTIMES abandonnées ou ayant le sentiment de l’être, constituent des PROIES FACILES à être ENRÔLÉES par les TERRORISTES.
Pourquoi assistons- nous toujours, impassibles, au POURRISSEMENT des situations pouvant être circonscrites et maîtrisées avec le MINIMUM D’ANTICIPATION ?
Nous n’avons pas fini de gérer les conséquences des crises du nord, celles du centre, s’il faut laisser éclater un FOYER DE TENSION SUPPLÉMENTAIRE À KAYES !
Quel MALI voudrions-nous AVOIR ?
Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.
La protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée !

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1189423231569306&id=100015049216270

« Il faut arrêter de dire que les Occidentaux sont les seuls responsables, car pour qu’il y ait des acheteurs d’esclaves, il fallait des vendeurs » | Par Romuald Hazoumé, artiste béninois

Une exposition propose deux regards africains, d’un artiste béninois et d’un historien ivoirien, sur les collections du musée d’Histoire de Nantes (ouest) sur l’esclavage, qui fut le premier port négrier de France.

« L’objectif est de porter un regard neuf sur nos collections en décolonisant notre pensée », a expliqué lors d’une visite de presse, Krystel Gualdé, directrice scientifique du musée et commissaire de l’exposition  » Expression(s) décoloniale(s) #2″, qui se tient à partir du 19 mai au château des ducs de Bretagne.

Jusqu’au 14 novembre prochain, la cour du château et les salles du musée accueillent vingt pièces de l’artiste béninois contemporain Romuald Hazoumé, dont les oeuvres réalisées à partir de matériaux de récupération sont exposées dans le monde entier. « J’ai le devoir, comme artiste, de dire aux miens qu’il faut prendre notre part de responsabilité dans l’histoire de l’esclavage pour faire notre résilience et régler les problèmes d’aujourd’hui », a déclaré Romuald Hazoumé. « Il faut arrêter de dire que les Occidentaux sont les seuls responsables, car pour qu’il y ait des acheteurs d’esclaves, il fallait des vendeurs ».

L’historien ivoirien Gildas Bi Kakou a pour sa part été convié à commenter plusieurs pièces du musée à l’aune de ses recherches sur la traite négrière en Côte d’Ivoire, qui préexistait à l’arrivée des Européens. « Cette recherche n’est pas encouragée en Afrique car elle gêne pour des raisons politiques et d’harmonie sociale », a indiqué l’historien, qui a rédigé une série de cartels intitulés « Un autre regard historique ».

L’historien souligne que les esclaves venaient des côtes mais aussi de l’intérieur du pays, via les cours d’eau, avec l’appui de populations locales qui prélevaient un droit de passage, enchérissant le « coût » de l’esclave au fil de son trajet. « Les voix de cet artiste et de cet historien sont encore peu entendues et acceptées sur le continent africain », a précisé Krystel Gualdé.

©️ Crédit source : Post FB NN – https://www.facebook.com/210978968912133/posts/5755900944419880/

L’esclavage par ascendance au Mali | La communication CNDH Mali

COMMUNIQUE N°05-2021-/CNDH-P

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) exprime sa très vive préoccupation par rapport à la recrudescence de la violence liée aux pratiques de l’esclavage par ascendance dans la Région de Kayes, en général, en particulier, dans le Village de Bagamabougou, Commune de Madiga Sacko, Cercle de Diéma.

Sur le fondement de la Loi fondamentale et des instruments juridiques régionaux et internationaux auxquels le Mali a souscrit, la CNDH :
– rappelle les dispositions de l’article 2 de la Constitution du Mali selon lesquelles « Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs. Toute discrimination fondée sur l’origine sociale, la couleur, la langue, la race, le sexe, la religion et l’opinion politique
est prohibée » ;
– condamne avec la plus grande rigueur les violences perpétrées sur des personnes en raison de leur soi-disant statut « d’esclave » ;
– invite le Gouvernement à tout entreprendre pour mettre fin à ces violences ;
– recommande aux autorités compétentes de poursuivre et traduire en justice les auteurs, co-auteurs et complices de ces abus des droits de l’Homme ;
– réitère son appel à l’attention du Gouvernement à l’effet d’initier dans les meilleurs délais un dialogue inclusif en vue de la résolution durable de la question de « l’esclavage par ascendance » au Mali, en général, dans la Région de Kayes, en particulier ;
– appelle les populations concernées à cesser tout acte de violence et, à œuvrer en faveur de la paix et de la cohésion sociale indispensable pour la jouissance effective des droits de l’Homme.
Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée.

Bamako, le 04/05/ 2021
Le Président

Aguibou BOUARE
Chevalier de l’Ordre National

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/1574272752719250/posts/2435626313250552/

Biram invite Ghazouani à tendre la main aux déportés mauritaniens qui ne sont pas encore rentrés


Biram Dah Abeid a invité le président Ghazouani, à tendre la main aux déportés mauritaniens du Sénégal et du Mali qui ne sont pas encore retournés en Mauritanie.

Il a lancé cet appel lundi 3 mai à Dakar lors d’une visite à la famille de feu Aldiouma Cissokho, président de la Coordination des réfugiés mauritaniens au Sénégal, à Diamaguène, dans la banlieue dakaroise.

« Notre engagement avec les déportés mauritaniens au Sénégal et au Mali est reconduit encore. C’est un engagement pour de bon jusqu’au recouvrement de leurs droits. Leur retour au pays, c’est l’une des grandes obligations de notre engagement », a déclaré Biram Dah ABEID. « Nous persisterons jusqu’à la victoire finale de la justice pour honorer la mémoire de Aldiouma Cissokho », a-t-il dit, devant la famille et proches du disparu.

Pour rappel, Aldiouma Cissokho a été expulsé en 1989 dans le sillage des évènements dramatiques qui ont opposé la Mauritanie et le Sénégal. Il est devenu le coordonnateur des organisations de réfugiés mauritaniens au Sénégal. Il est décédé le 1er février 2021 à Matam, dans le nord du Sénégal.

« Il n’a jamais renié à son combat, ni triché, trompé encore moins faibli. Il n’a jamais utilisé ma relation avec lui pour la vendre pour les bienfaits de ce monde comme l’ont fait beaucoup d’autres, des vice-présidents, des porte-paroles, des membres du bureau exécutif, des compagnons qui, chaque jour, renient leur combat avec nous, nous poignardent dans le dos, insultent tout ce qui nous a unit de bon pour vendre leur âme au diable. Cissokho n’en a jamais fait partie. C’est pour cette raison que nous sommes très fiers de lui », a témoigné Biram Dah Abeid.

Selon le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), plus de 60 000 réfugiés mauritaniens vivent au Sénégal et au Mali, depuis 1989, après un différend frontalier entre la Mauritanie et le Sénégal qui avait dégénéré en violences intercommunautaires. En 2007, des opérations de rapatriement pilotées par le HCR et achevées en 2012 ont permis le retour de 24.000 Mauritaniens.

@babacarbayendiaye
Nouakchott – 04/05/2021