✓Portrait de Militante | Éléments biographiques de Madame Boye Sagna surnommée « Mama IRA »

• À découvrir un bref élément vidéo : https://youtube.com/shorts/zdVajx_7ZEk?feature=share

Elle est native de Diogountouro, village du Guidimagha (Région Sud mauritanien) situé au bord du fleuve Sénégal. Elle vit en famille à Nouakchott depuis quelques années. Une dame travailleuse et l’une des voix militantes pionnières issues de la communauté soninké engagées au sein du célèbre mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie. Elle fait partie de la très dynamique section IRA – Sebkha. Selon les informations de présentation recueillies auprès d’elle, c’est à partir de courant 2014 qu’elle avait eu des contacts inspirants dans ce militantisme auprès de son oncle monsieur Yakhoub Bakhayokho, président de l’association UVDS (Union des volontaires pour le développement dans Soninkara) et tenant actuellement le poste de secrétaire général du parti RAG. Surnommée et connue sous l’appellation « Mama IRA », Madame Sagna est une militante aguerrie du terrain qui a subi avec tant d’autres de ses camarades IRAOUIS, l’engrenage répressif du pouvoir mauritanien au cours de la décennie passée.

En compagnie des militants anti-esclavagistes d’IRA

Elle a reçu des coups lors des sit-in devant les commissariats à Nouakchott, autour des tribunaux à Rosso ou à Aleg pour soutenir le leader abolitionniste Biram Dah Abeid et ses camarades. Le surnom Mama IRA lui aurait été attribué lorsqu’elle voulait camper avec sa moustiquaire devant un commissariat à Nouakchott pour s’enquérir du sort de militants arrêtés et retenus en lieux inconnus. Sa détermination est à la fois proverbiale et fascinante , je dirais qu’elle s’inscrit symboliquement dans le sillage historique de vaillantes dames comme Rosa Park ou Harriet Tubman.

Elle remet une distinction lors du tournoi foot Uvds-Ganbanaaxu à Nouakchott

Elle nous apprend qu’à cause de son engagement visible, elle faisait l’objet de différentes moqueries et pressions venant de certains milieux de la communauté soninké de Nouakchott. Début Mai 2017 , elle était l’une des rares femmes militantes qui comptaient accueillir et participer au Guidimagha à la visite programmée du leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid. Finalement les forces sécuritaires de la région à l’époque avaient contraint les militants sur les routes à l’isolement avant de procéder à l’expulsion expéditive du président d’IRA du Guidimagha dès son arrivée à la rive mauritanienne à Gouraye venant du côté Sénégalais.

Aujourd’hui cette dame forte à la cinquantaine, est toujours une voix fidèle et forte dans l’engagement abolitionniste et droit-de-lhommiste au sein de sa section IRA Sebkha et dans le mouvement d’éveil antiesclavagiste Ganbanaaxu Fedde dans les communautés Soninkés. Très sûre de la rectitude de son combat, elle dit prête à subir le dénuement matériel par une grande résilience encore et toujours pour le respect des droits légitimes de tous les citoyens sans distinction de races ni de communautés. Elle dit que la vision et le courage de Biram Dah Abeid sont source d’espoir pour tout le Peuple mauritanien, et qu’elle s’y retrouve hier comme aujourd’hui.

En action lors d’un sit-in à Nouakchott juillet 2021

✓Récit par KS (Médias Source : éléments reçus de Madame Sagna)

Baram Dah Abeid, continue sa tournée dans le sud pays. | Par BAYAT TV

C’est sans doute l’un des hommes politiques les plus écoutés ces dernières années en Mauritanie.
L’opposant mauritanien est depuis le début de la semaine à l’intérieur du pays, plus précisément le sud.

Hier à son arrive à Farrala, le chef de file de l’opposition et sa délégation ont été accueillies avec tous les honneurs par les populations de Farrala.

Tour à tour les intervenants se sont succédés pour souhaiter la bienvenue à leur hôte, pour son engagement, sa disponibilité à se déplacer en cette période pas du tout facile du covid 19.

Les habitants de ces villages visités par le député n’ont pas manqué à crier haut et fort leur colère sur les autorités mauritaniennes, plus particulièrement administratives de la localité de Ferrala et environs.
Ils ont détaillé les problèmes fonciers, l’état civil, la discrimination, l’injustice entre autres. A cet égard, ils ont sollicité au président Biram a porté leur combat afin que les autorités fassent quelques choses rapidement sans promesses.



Dans sa prise de parole, le député mauritanien Biram Dah Abeid a remercié les populations de Tekane, de Dar El Barka et Farrela pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé et sa délégation accompagnante.



Selon Biram, il y’a des avancées positives à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion crée par l’ancien régime, mais elles ne répondent pas aux attentes des populations de ces localités visitées.

L’opposant mauritanien a ensuite répondu, ses détracteurs qui, avant son déplacement ont cherché à le diaboliser et le mélanger avec les populations de cette importante partie du pays, en circulant des messages de haines pour empêcher ces derniers à sortir l’accueillir, ce que ce les populations n’ont pas respecté car selon lui, car les habitants sont sortis massivement.



Sans relâche, il a rassuré les populations de ces différentes localités que leurs doléances seront transmises à qui de droit pour une réparation rapide à leurs problèmes.
Le leader abolitionniste a levé sa voix, pour dire au président de la république Mohamed Ould Cheikh El Ghazaouni à prendre les dossiers des déportés vivant au Sénégal et au Mali, les dossiers des problèmes fonciers et les états civils de ces mauritaniens exclus en main.

Rappelons que le président Biram termine sa tournée le jeudi 15 juillet 2021 dans le sud pays.

Babacarnam@bayat TV.

– Éléments médias (photos et vidéos) via réseaux IRA-Mauritanie

©️ Crédit source : Page FB Bayat TV https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=345349310651307&id=104823574703883

✓Édito du Blog | Le député BDA ou une vision portée honorablement pour l’intérêt de la Mauritanie!



Si ce grand monsieur visionnaire, le député BDA avait refusé et rejeté toutes les dispositions de dégel ouvertes par le pouvoir du président Ghazouani, beaucoup l’auraient traité d’être dans une politique politicienne pour sa seule personne. Qu’il serait dans l’exploitation de la défense des sans-voix pour entretenir son aura internationale. Non , le leader abolitionniste mauritanien sait et les petits peuples sans bras-longs dans le « Big Système » savent que sa nouvelle stratégie d’ouverture vigilante fait bouger sensiblement certaines lignes d’étouffement. Ce « Big Système » est transcommunautaire , ainsi certains milieux « favorisés naturels » y profitent la nuit et s’habillent en pourfendeurs le jour. Ils fêtent et jubilent leur part de la POMME en comité tribal et féodal à l’occasion avec les vieux ressorts réflexes et par une fine gymnastique ils se font victimes avec brouhaha via la coloration raciale et communautaire foncièrement trompeuse. Un bref aparté illustratif sur les soubresauts qui traversent les milieux soninkés autour des problématiques féodalo-esclavagistes, nous édifie sur l’étrangeté de la « chose paradoxale » depuis quelques années. Par exemple, certains communautaristes soninkés au temps l’ex-Raïs peuvent se montrer militants dans les rangs de certains mouvements encartés « negro-mauritaniens » contre le système étatique à l’échelle nationale, et être de connivence avec leurs proches bien introduits dans les rouages étatiques pour contrer les engagés contre l’ordre féodal et coutumier dans les villages. Chez ces gens, on voudrait voir et ressasser que tout « le Mal » et les « tous les méchants » sont d’une communauté dite privilégiée, les beydanes, mais dans leur giron communautaire tout éveil pour plus d’égalité sociale et citoyenne est taxé de « rébellion » de lèse-majesté au régime des coutumes discriminatoires et ségrégationnistes . Ainsi incohérences et inconséquences d’un esprit réactionnaire jusqu’à l’extrémisme d’en-bas qui se proclame progressiste et droit-de-lhommiste extramuros. Pratiquement tous les mouvements politiques ou associatifs comptent dans leurs rangs, cette catégorie « d’engagés » qui manipulent les données sociales sur certaines questions comme les hiérarchies sociales, les castes, le foncier rural et autres.

Étrangement certains de ces « favorisés naturels » du « Big Système » qui voyaient Biram Dah Abeid comme populiste, distillent aujourd’hui un autre ton teinté de gêne et de turbulences analytiques.



Le souci de l’intérêt général dans ce pays est une référence indéniable animant le leader du mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie. C’est une certitude pour qui suit objectivement sa trajectoire et les circonstances depuis 2008.

– KS pour le BLOG

Mauritanie | Le premier ministre rencontre le député BDA à Nouakchott.

Ce jeudi 8 juillet 2021 le premier ministre Mohamed Ould Bilal a rencontré le député Biram Dah Abeid. Selon des sources proches du leader abolitionniste d’IRA-Mauritanie , cette rencontre entre l’ingénieur d’État en Hydraulique qui dirige le gouvernement mauritanien et l’ancien candidat à l’élection présidentielle BDA, s’est déroulée au sein de la Primature à Nouakchott. Pour rappel c’est la quatrième entrevue entre les deux hommes depuis l’arrivée de Mr Ould Bilal à la direction gouvernementale.

– KS pour le BLOG

✓Le député BDA reçoit le président de la CNDH Maître Bouhoubeyni Ahmed Salem |Au QG du parti RAG [Riyad PK 10]

Ce samedi 3 juillet 2021, le président des réseaux IRA-Mauritanie et député à l’Assemblée nationale Biram Dah Abeid a reçu la visite du président de la CNDH Mauritanie , Maître Bouhoubeyni et son staff. La rencontre s’est déroulée au QG du parti RAG situé dans le quartier de Riyad PK 10. Au menu entre autres le rapport annuel publié par la CNDH ces dernières semaines sur la situation des droits humains dans le pays. Cette entrevue vient d’une demande du président de l’institution affiliée (CNDH) à l’État comme organe conseiller.

Le leader abolitionniste est entouré par son staff chargé des questions de droits humains , parmi eux monsieur Abdallahi Abou Diop.

Selon des sources proches du leader antiesclavagiste, les échanges ont porté sur les déficits multiples en matière de droits humains. Notamment la question foncière avec les soubassements liés à l’esclavage, l’exclusion des grandes franges de populations des richesses du pays, le passif humanitaire, la loi d’amnistie qui bloque toute ouverture sur les exactions extrajudiciaires des années 1989 – 1991 et d’autres manquements criants qui nuisent à l’avènement d’un véritable État de droit. Le député BDA a rappelé à son hôte du jour que l’institution CNDH se doit d’être plus dans des bonnes dispositions à travailler avec les ONG engagées sérieusement pour la défense des droits humains. Et qu’elle doit se défaire des certaines complicités cooptées parmi le giron droit-de-lhommiste plaidant habituellement le déni à l’international et se montrant foncièrement hostiles aux militants sérieux. Différents transfuges venant de rangs ONG se sont recyclés en « fonctionnaires » depuis quelques années au sein des institutions étatiques comme la CNDH pour mener ce travail de sape qui ne sert aucunement les intérêts et l’image du pays. Selon la même source, le président de la CNDH précise que dans leur rapport publié, plusieurs points importants ont été relevés et exposés aux hautes autorités étatiques. Par exemple 22 cas pendants d’esclavage non résolus, la question du foncier rural et les problématiques liées à l’état civil.

Le président des réseaux IRA-Mauritanie a demandé au dirigeant de la CNDH, qu’il serait urgent pour plaider auprès du gouvernement concernant la la Loi contre les violences faites aux femmes. Ainsi il faut oser affronter les milieux obscurantistes qui freinent l’aboutissement d’un arsenal juridique pour protéger efficacement nos mères, nos femmes, nos filles et nos sœurs.

– KS pour le BLOG (Sources réseaux IRA-Mauritanie)

✓La prise de parole du député mauritanien Biram Dah Abeid | Nouakchott 29 Juin 2021

Crédit photo : Capture photo Bellewarmedia Live

Ce mardi 29/06/2021, le député BDA et président du mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie a tenu une conférence de presse à Nouakchott. Devant les médias, monsieur Dah Abeid, ancien candidat à la présidentielle en Mauritanie (Arrivé 2 ème en 2014 et 2019) a donné quelques éléments de clarification sur la tentative avortée de provoquer une affaire policière autour de lui à Dakar ces derniers jours. Il a rappelé en saluant les rapports solides de longues dates entre les peuples mauritanien et sénégalais. Il précise que la position de IRA-Mauritanie a été toujours de laisser le niveau diplomatique de deux pays d’être l’apanage harmonieux des autorités concernées.

Sur la convocation policière reçue du 26 juin et annulée finalement dans la nuit du 27 juin, il a salué la réaction de hautes autorités sénégalaises et l’expression de la solidarité émanant également du pouvoir mauritanien à son endroit. Il a fait savoir que certains blogueurs et médias nationaux sont à l’origine par une campagne de manipulation, de cette tentative de l’impliquer dans un supposé complot contre la Mauritanie depuis Dakar avec l’aide du Sénégal et des juifs.

Le récipiendaire du Prix Onusien 2013 pour la défense des droits humains, explique en faisant allusion que certains financiers (qu’il identifie comme un acteur non étatique) en Mauritanie aux ambitions politiques démesurées font largesses en manipulant certains faibles (blogueurs et hommes de médias) pour salir et susciter des tensions ici et là. Et c’est pour des sinistres visées hégémoniques.

– Récit résumé par KS pour le BLOG

Urgent | La police sénégalaise annule la convocation du député BDA

Une source proche du leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid déclare dans une brève communication que la convocation émise par la police sénégalaise, a été annulée tard dans la nuit d’hier.

✓Ci-après le contenu du flash info :

« Hier soir, tard dans la nuit, la police sénégalaise de Dakar a appelé le député Biram Dah Abeid pour lui signifier de bien vouloir vaquer à ses besoin comme si de rien n’était et que sa convocation est annulée.
الليلة البارحة و في وقت متأخر من الليل، الشرطة السينغالية في داكار تهاتف النائب البرلماني بيرام الداه اعبيد و تبلغه أنه يمكنه أن يواصل نشاطاته على الأراضي السينغالية كما كان و أن السلطات ألغت الإستدعاء الذي كان مقرارا أن يحضر بموجبه اليوم أمام البوليس. »

– KS pour le BLOG

NOUVELLE FACETTE DU COMPLOT CONTRE LES ESCLAVES D’ASCENDANCE. | IRA-M / Le parti RAG

Les Faits

Au Guidimakha, dans la commune de Ghabou, Mr DIARRA Saje Fodié exploite depuis plusieurs décennies et un lopin de terre pour survivre. descendant d’esclaves, il a décidé de prendre ses distances, sa liberté avec ses anciens maîtres. Ainsi, il s’inscrit dans la dynamique des Hautes Autorités nationales à en finir avec l’esclavage sous toutes ses formes et manifestations.
Cette volonté de rupture pour recouvrer sa dignité d’homme n’a pas plu aux féodaux de la communauté de Coumba daw. Cest ainsi que
Mr DIARRA Saje Fodié est constamment harcele et sommé de quitter le lopin de terre qu’il exploite depuis plusieurs générations.
L’affaire a été portée à la connaissance de l’ autorité administrative locale pour arbitrage.
Mr DIARRA Saje Fodié étant analphabète a sollicité l’aide de Mohamed Jiddou, Coordinateur Régional d’IRA Section Guidimakha pour l’accompagner et l’orienter dans ses démarches.
C’est ainsi qu’hier, 10 juin 2021, les deux hommes se sont rendus à Ghabou pour rencontrer le Hakem, Mr Mohamed Lemine Ould Khadre.
La rencontre a été un fiasco à tous égards. En effet, le représentant de la légalité a été discourtois en chargeant les deux plaignants de manière péremptoire.
Mohamed Lemine Ould Khadre, le hakem de Ghabou n’a pas hésité à proliférer des insultes et insanités dans son bureau à l’endroit des deux plaignants. Et comme si cela ne suffisait pas, il a refusé catégoriquement de recevoir leur demande.
La présence du militant d’IRA dans son bureau venu accompagner Mr DIARRA victime d’un réglement de compte a irrité le préfet. Il a fustigé notre ONG, comme si elle était une organisation criminelle.
Le hakem de Ghabou s’est comporté de manière ridicule en banalisant la fonction honorable de préfet, par son refus de recevoir notre demande et en s’attaquant vertement et non sans haine à l’ONG IRA toujours pas reconnue par l’Etat.

✓Déclarations

Au regard de ce qui précède, des faits avérés et vérifiables, rapportés par manière circonstanciée, IRA ne peut rester spectatrice des injustices et surtout lorsqu’elles sont commises dans le cadre de la féodalité ou de l’esclavage par ascendance.

AUSSI IRA,


1) en appelle au respect de la législation nationale criminalisant les pratiques esclavagistes et aux textes internationaux ratifiés par notre pays dans ce cadre.

2) a le regret de noter que par ce comportement vénal et partial, le hakem de Ghabou a foulé au sol la proximité de l’administration de ses usagers, au cœur de la réforme administrative promise par le Président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

3) exige des explications de la part de l’administration territoriale de Khabou comme elle en appelle au Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, la tutelle pour que la demande de Mr DIARRA Saje Fodié soit de nouveau introduite et étudiée de manière objective.

4) dénonce le manque d’impartialité et de professionnalisme de l’administration territoriale et sa volonté de soutenir la classe féodale au mépris de la loi.

5) ne comprend pas cette arrogance par le comportement d’un commis de l’Etat vis-à-vis de ses concitoyens venus juste introduire une demande, et ne peut plus accepter son instrumentalisation et sa diabolisation , pratiques dignes d’un autre régime.

6) demande aux autorités de confier la gestion de l’administration territoriale à des hommes compétents, clairvoyants, justes, neutre, désintéressés et dotés de capacités de discernements et d’écoute.

7) dénonce la complaisance ou complicité de l’administration territoriale au Guidimakha avec la classe féodale qui continue de déposséder sans aucun procès les descendants d’esclaves du foncier.
8)attend des autorités que des décisions courageuses soient prises incessamment au Guidimakha sur le foncier en faveur des descendants d’esclaves : en effet, la terre est devenue un moyen de pression pour la classe féodale.
Nouakchott le 11 juin 2021

Cellule communication
Ira-M /RAG

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie/RAG

Birame lance un appel pour mettre fin à l’apartheid et à l’esclavage en Afrique

A Bamako où il séjourne actuellement, le député et leader du mouvement IRA et de la lutte anti-esclavagiste, Birame Dah Abeid a lancé aujourd’hui 12 juin un appel pressant à l’endroit des hommes et femmes du monde épris de paix et de liberté pour se lever afin de mettre fin à l’apartheid, à l’esclavage et à toutes les formes d’exploitation de l’homme par l’homme.

Birame qui a tenu une conférence de presse en compagnie de représentants de plusieurs ONG africaines pour dénoncer le phénomène de l’esclavage au Mali et ailleurs sur le continent.

Cette rencontre s’est tenue à « la Cité des Enfants », un bâtiment public scolaire où dit-il se sont réfugiées des populations esclaves (plus de 400 personnes) ou traitées comme telles par les groupes dominants des régions de Kayes et de Koulikoro au Mali.

Il a ajouté que depuis que l’éveil anti-esclavagiste a gagné les populations serviles du Mali, dans ces régions et dans d’autres, les groupes esclavagistes qui ont bâti leur vie sur l’esclavage, ont entamé des vendettas, de répressions et de punitions contre ces populations pacifiques.

Dans son argumentaire le député mauritanien a déploré la mort de 4 personnes tuées dans lesdites régions par ceux qui souhaitent maintenir les chaînes de l’esclavage. Et parmi les bourreaux révèle-t-il il y a des députés et des membres du Conseil National de la Transition (CNT).

C’est dit-il des africains rendus esclaves par des africains ce qui donne une image de ce que nous vivons en Afrique.

Il s’agit poursuit Birame d’un esclavagisme ancestral qui sévit dans toutes la sous-région Ouest-Africaine et du Sahel-Sahara. Dans ces régions, la stratification sociale remonte aux empires du Mali, du Ghana et du Tekrour et des périodes avant l’indépendance, des périodes allant de Soumaoro Kanté, de Soundjata Keita à Modibo Keita, Mok tar Ould Daddah et les périodes qui s’en ont suivies. Toutes ces périodes ont été marquées par la possession d’africains par d’autres et par la chosification des individus, a noté le président du mouvement IRA.

Les pères de l’indépendance n’ont pas balayé devant leurs portes

Selon Birame, les intellectuels africains se sont battus contre la traite atlantique et le commerce triangulaire, le colonialisme, l’apartheid, et contre les travaux forcés orchestrés par l’homme blanc mais ironie du sort aujourd’hui, en juin 2021 s’insurge-t-il, les grands leaders africains ont leurs statues qui côtoient les victimes de l’esclavage, les émigrés de l’esclavage.

Pour lui ces leaders africains qui ont mené des guerres d’indépendance, des révolutions, n’ont pas balayé devant leurs portes et ce qui se passe actuellement sur le continent n’est que la face visible de l’iceberg.

Aujourd’hui dit Birame avec ce qui se passe Mandela, N’Nkrumah… vont se retourner dans leurs tombes.

Pourquoi s’interroge le leader de IRA, ces pères de l’indépendance n’ont pas combattu cette monstruosité qu’est l’esclavage noir, l’apartheid noir que nous continuons à vivre encore aujourd’hui ?

Et de poursuivre qu’il s’agit ainsi d’une véritable déclaration de guerre de tous ces mots au sein des sociétés africaines.

Il faut dit-il que les africains de cette région du Sahel-Sahara commencent à démystifier l’esclavage qui est ancré dans nos sociétés et qui est légitimé par l’histoire, par l’idéologie et par l’instrumentalisation de la religion.

Cet esclavage intra-africain dit-il sévit à grande échelle.

Création prochaine d’une ligue internationale pour la lutte contre l’esclavage

Le chef de file du mouvement IRA a annoncé la création prochaine d’une ligue internationale pour la lutte contre l’esclavage e qui sera constituée des organisations des Droits de l’homme qui travaillent dans ce domaine.

Cette ligue aura pour principal objectif de traquer les dirigeants comme ceux du Mali (juges, députés, hommes politiques, militaires…) qui ont soutenu le génocide contre des populations réduites en esclavage, à Kayes et à Koulikoro.

Au moment où on a les effigies des grands révolutionnaires comme Modibo Keita Sékou Touré, N’Kwamé N’Nkrumah qui ont créé l’OUA, sous leurs yeux et à titre posthume il y a des enfants africains réduits en esclavage par leurs frères parce qu’ils n’ont pas accepté de travailler comme esclaves et d’accepter cette condition inhumaine et dégradante. Quel grand paradoxe quand on sait que l’Afrique a passé des décennies à crier contre le colonialisme et la domination de l’homme blanc. Alors que voilà qu’aujourd’hui on assiste à l’apartheid des noirs contre des noirs, des maliens contre des maliens, des mauritaniens contre des mauritaniens. Et cela se passe aussi au Niger, au Tchad, au Soudan, au Burkina Faso, au Sud de l’Algérie, en Libye et un peu partout en Afrique.

Les auteurs de génocide seront ainsi poursuivis par les tribunaux internationaux.

Birame assure que dorénavant la guerre sera totale contre les esclavagistes au sein des sociétés africaines.

L’Afrique est très malade d’elle même, dit-il, de ses coutumes, de ses idéologies de ses mentalités. Elle est malade de son élite qui a toujours été esclavagiste ou complice de l’esclavage.

Enfin prévient-il, les esclaves sont les plus nombreux, les gens castés sont les plus nombreux, ils vont se réveiller et nous les réveillerons.

Avec la naissance programmée de la ligue internationale pour la lutte contre l’esclavage, le député et leader de la lutte contre l’esclavage Birame Dah Abeid qui a posé des actes indélébiles, a secoué l’establishment et est parvenu à déstructurer le système traditionnel et féodal dans son pays entend dorénavant mettre à contribution son expérience, sa marche à pas forcés et son aura internationale au service du continent.

Bakari Gueye

©️ Source crédit : https://initiativesnews.com/birame-lance-un-appel-pour-mettre-fin-a-lapartheid-et-a-lesclavage-en-afrique/

• Lien youtube sur intervention du président des réseaux IRA-Mauritanie : https://youtu.be/qwkg1wW7SeE

Guidimagha | Les hautes autorités nationales saisies sur le cas du préfet du département de Ghabou

Guidimakha le 11 juin 2021  
 
 
-A son Excellence le premier ministre Mohamed Ould Bilal;
-Son excellence le ministre de l’intérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug;
– Le commissaire aux droits de l’homme et à l’action humanitaire;
 -Le président de la commission nationale des droits de l’homme (C.N.D.H),
 
Objet : Plainte contre le préfet du département de Ghabou Guidimakha.
 
Très chers responsables de l’administration territoriale et des droits de l’homme;
 
Je m’appelle Mohamed Jiddou, Coordinateur régional d’IRA- section Guidimakha.
Par cette présente, je vous informe que hier 10 juin 2021, le préfet (Hakem) du département de Ghabou, M. Mohamed Lemine Ould Khadre nous a traités de tous les mots sales d’impolitesse caractérisée dans son bureau. J’étais  accompagné  d’un compatriote Soninké, ressortissant du village de Coumbandao, répondant au nom de DIARRA Saje Fodie un cultivateur.  Je l’ai accompagné dans ses démarches puisque ne sachant ni lire, ni écrire dans sa demande d’autorisation d’exploitation d’une terre agricole qu’il cultive depuis plusieurs générations selon le décret no 2010-080 du 31 mars 2010. Cette demande devrait commencer dans le bureau  du préfet pour remonter sa hiérarchie administrative. Le préfet refusa catégoriquement de prendre en charge la demande sans raison.
 
 
Lorsque je me suis présenté comme coordinateur d’IRA qui a fait 65 km, rien que pour  assister un compatriote dans ses démarches administratives, le préfet tape une crise, une colère profonde indescriptible l’enveloppe en rétorquant qu’il ne travaille pas avec IRA, comme si notre ONG lui a soumis une pareille demande en aparté. Ainsi, il n’a pas hésité à piéter la loi suprême de notre pays qui garantit à chaque citoyen d’adhérer dans le : parti, syndicat ou association qu’il voudra. Nous avons compris qu’il a des clients féodaux esclavagistes dans la région, politico-associatifs, des élus locaux avec lesquels, il s’associé pour exproprier des terres appartenant à ceux qui refusent l’esclavage coutumier par ascendance dans le milieu Soininké en toute illégalité.
 
Nous demandons votre intervention rapide pour stopper les abus de pouvoir qu’exercent : gouverneur, préfet et forces de l’ordre sur les populations pauvres dans la région du Guidimakha, des abus qui portent atteinte à la cohésion sociale et à l’unité nationale depuis plusieurs décennies.
 
Dans l’attente d’actions concrètes de votre part, chers Messieurs, veuillez recevoir nos salutations distinguées.
 
 
Mohamed Jiddou, Coordinateur IRA- Guidimakha  

©️ Source crédit : réseaux IRA-Mauritanie