« Notre malhonnêteté n’a d’égal que notre égoïsme… » | Par Pr Mahamadou Sy



Nous sommes quand même une société des plus illogiques et inconséquentes. Nous adorons manifester notre colère quand nous recevons de l’extérieur des attaques discriminatoires ou basées sur un type de racisme ou un autre; ce qui est assez compréhensible. Nous célébrons des éléments extérieurs quand ils défendent notre dignité; nous aimons citer des gens comme Abraham Lincoln et autres personnes qui ont bravé les diktats racistes et discriminatoires imposés par leur propre milieu social sur des individus que nous sommes ou auxquels nous nous identifions. Quand il s’agit de dénoncer l’esclavage et autres torts commis par des maures, nous sommes sans réserve; nous voyons tout de suite de quoi il s’agit, rien ne fait écran alors entre nous et la réaction nécessaire de dénoncer voire d’agir pour que cela cesse. Nous n’allons pas scruter les détails langagiers de celui qui fournit le récit, ni ceux de l’évènement particulier servant de prétexte au soulèvement. Non, nous savons juste qu’il y a un esclavage – ou un suprémacisme tout au moins, et que les évènements en cours ont lieu dans ce contexte révoltant, cela suffit pour dénoncer. Après tout que peut-on faire de pire à l’humain que lui ôter sa dignité sociale?
Que peut-on reprocher à l’Homme qui veut reconquérir sa dignité fondamentale niée par la société qui n’est prête à la lui rendre? Autrefois, loin de tout reproche, on lui chanterait des louanges!


Ce qui s’est passé à Kaédi s’inscrit dans un contexte d’un suprémacisme assez expressif dont notre société n’est pas encore déterminée à se défaire. Nous ne vivons en paix que parce que les dominants ont ce qu’ils veulent sur les dominés: le prestige et les privilèges sociaux qui ont des répercussions économiques. À chaque fois que les dominés s’y opposent alors c’est le choc, c’est l’inconfort, le « déséquilibre » dans la force. Nous ne sommes pas prêts à voir, ni même à imaginer, le choc que cela fut pour eux durant des siècles sous domination sociale, l’inconfort de rester au bas de l’échelle sociale, le déséquilibre dont il s’agit quand on leur inculque socialement un état mental consistant à rationaliser et à digérer avant de faire hériter la condition servile.
Dans quelle de nos localités une prière publique dirigée par un individu issu du groupe dominé ne provoquerait pas de réactions virulentes? S’il voulait devenir imam permanent, ce serait alors la guerre. Et ce peu importe son savoir religieux! Cela est un fait. Donc dénoncer l’affaire de Kaédi c’est s’opposer à tout un système qui, s’il n’est pas éteint par tous les moyens, occasionnera encore et encore des violences. Car, que cela soit clair, aucun humain ne consentira à sa propre mise en servitude, même si celle-ci est soutenue par un dogme religieux farfelu.
Si nous voulons être logiques avec nous mêmes, nous devons compatir avec les victimes de toutes injustices et participer avec toute notre force à ce que celles-ci cessent. Combien de ceux qui se plaignent du système de gouvernance qui sévit en Mauritanie sont, par ailleurs, d’accord qu’on continue à interdir aux dits esclaves – ou descendants d’esclaves – de diriger la prière? Combien des dits esclaves sont d’accord que les femmes restent dominées? Combien de femmes dominées appellent la mort sur les homosexuels? Combien d’homosexuels sont de purs racistes? La façon sincère et optimale de lutter contre l’injustice est de transcender ses motifs d’expression et de saisir sa nature fondamentale qui est le fait d’être un tort profond sur la dignité et la vie d’un être humain. Si nous n’arrivons pas à le faire, alors, en réalité, ce n’est pas l’injustice en elle même qui nous répugne mais bien seulement celle dont nous sommes les victimes. S’il y a une injustice que ton appartenance sociale ou ta religion t’empêchent de combattre, ou, pire, te convainquent de commettre, alors sache quand même une chose: la tienne d’injustice n’est aucunement plus acceptable que les autres en raison des justificatifs en lesquels tu crois. Tu es tout simplement assez faible et corruptible pour t’allier avec des croyances criminelles au meilleur des cas, et au pire des cas tu es un criminel qui avait besoin de motivation ou de caution. Dans un cas ou dans un autre, ce sera extrêmement difficile pour toi de trouver une paix logique si jamais tu y étais un tant soit peu sensible.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=787518572172399&id=100027427912973

Affaire de Kaédi | « C’est une conjonction du féodalisme avec la religion. » Par le mathématicien Sy Mahamadou

L’affaire de Kaédi doit être dénoncée avec toutes nos forces. C’est une conjonction du féodalisme avec la religion. Le féodalisme désigne une catégorie de personnes comme esclave et la loi religieuse finit le travail en prônant l’infériorité religieuse d’une catégorie déclarée de façon inhumaine comme servile. Et le féodalisme et les lois religieuses concernées sont à bannir pour le bien de notre société. Il y a un peu plus d’un an, une conférence d’un marabout de renom au Fuuta avait fait le tour des réseaux sociaux. Conférence dans laquelle ce marabout exposait toute la théorie religieuse prévue par l’islam pour le traitement du dit esclave, allant du rapport entre les dits libres et l’avoir du dit esclave à des restrictions religieuses hautement discriminatoires et humainement rabaissantes. Il faut dire que ce qui s’est passé à Kaédi est une mise en pratique de la même théorie, et il est clair que si la même action de diriger la prière s’était passée dans d’autres localités, on aurait assisté à des réactions similaires. Donc on voit bien le problème. Non à la hiérarchisation des humains, non aux privilèges religieux à caractère discriminatoire. Je réitère mon soutien total à la lutte anti-esclavagiste, en particulier celle qui a lieu au sein de notre société.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur en date 7/4/21 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=786467285610861&id=100027427912973

Mauritanie | Esclavage chez les négros-mauritaniens. Par Thiam Houssein

Aujourd’hui, même si les pratiques ne sont plus les mêmes, l’esclavage reste dans les esprits de certaines personnes, car ses séquelles peuvent être un vecteur de trouble à l’ordre social, à l’instar de ce qu’il s’est passé à Kaédi ce lundi 5 avril 2021 lors d’une querelle opposant les anciens esclaves aux familles qui, traditionnellement, dirigeaient les prières à la chapelle de Mpali Kaba. Cette querelle s’est tristement soldée par un bilan de dix blessés, dont deux graves.

En Mauritanie, le combat du militant Biram Dah Abeid s’est uniquement articulé autour de l’esclavage chez les maures-haratines, passant sous le silence les pratiques aussi esclavagistes qu’anti-républicaine, qui sévissent dans la société des négros-mauritaniens. Cependant que les attitudes esclavagistes, bien que cachées par le déni et l’indifférence, demeurent une monnaie courante au sein de la communauté négro-mauritanienne, d’aucuns n’hésitent d’évoquer la notion des séquelles de l’esclavage en adoptant la posture des négationnistes dans le milieu maure.
Tout acte esclavagiste est mauvais et à bannir. Par contre, l’esprit esclavagiste dans les négros-mauritaniennes est autant violent qu’avilissant .


En effet, il est observable chez les maures qu’un Hartani qui sait lire le Coran peut présider une prière; ensuite quand un Hartani meurt, il est enterré avec les maures.
Aussi les maures et les hartanis se président-ils la prière, se partagent le même cimetière, contrairement aux négros-mauritaniens.

Un intellectuel issu d’une famille anciennement esclave, n’a même pas le droit de porter un brassard dans une équipe au Fouta, présider une prière ou diriger une association du village.
Si une personne issue d’une famille d’anciens esclaves se marie avec une soi-disant noble, ce n’est pas parce qu’elle soit considérée comme un homme vivant dans une république qui fonctionne selon des lois qui ne font aucune différence entre les citoyens, mais c’est parce que cette personne-là a beaucoup d’argent.
Ces pratiques esclavagistes et féodales sont courantes chez les négros-mauritaniens, mais la conscience collective n’est pas encore prête d’en parler en prenant cette question à bras-le-corps.
Or, les soit-disants militants progressistes négro-mauritaniens, quoiqu’ils n’abordent jamais la question de l’esclavage sévissant dans leur propre société, ils sont promptes à sauter sur les cas de l’esclavage que l’on découvre dans la société maure pour en faire un tapage médiatique. Cette hypocrisie doit cesser.

J’accuse ! Oui, J’ACCUSE l’État mauritanien de profiter de ce différend au sein de la communauté négro-mauritanienne pour s’asseoir son pouvoir. Il est à noter que l’élite négro-mauritanienne au POUVOIR est issue d’une seule caste, celle des soi-disants nobles.
Il faut regarder les ministres négro-mauritaniens, les élus et les ambassadeurs pour s’en rendre compte, alors que nous avons des jeunes si brillants, mais également d’intellectuels issus des castes qui sont reléguées au bas le l’échelle sociale, à savoir les castés et les jeunes issus d’anciens familles serviles.
Dans ces conditions, l’État est complice de ces pratiques esclavagistes, féodales dans ce pays, Ce qui, à coup sûr, va compromettre le développement de notre pays en retardant le processus de mise en place d’un ÉTAT de DROIT.

Un pays ne saurait être si bien posé sur la rampe de l’évolution si une partie de ses enfants jouie des priviléges fondées sur la place que chaque individu occupe dans la stratification sociale.
Cette situation qui ressemble à l’organisation de la société française pendant l’ancien régime doit cesser pour laisser la place à une société fondée sur la rationalité sociale, base essentielle du républicanisme.
Nous réitérons que cela doit cesser pour le grand bonheur de notre communauté, pour le bien de la société, pour le bien de notre cher pays.
Plus jamais un Mauritanien, quelle que soit sa classe sociale, n’acceptera de se faire humilier.
Le conflit de Kaedi n’est qu’un avertissement.
Il est temps encore, de bâtir une société saine, un État fort, solide, loin de ses pratiques moyenâgeux.

“Si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais.” dixit Abraham Lincoln. Mettons nos complexes d’à côté, parlons, discutons des choses sérieuses pour le bien de notre cohésion sociale et nationale.

Houssein Thiam alias Grand Thiam
Nouadhibou, Mauritanie

Mauritanie | Les événements du 5 avril 2021 à Kaedi autour de la Zawiya : La communication de Ganbanaaxun Fedde .

Ce lundi 5 Avril 2021, des violents affrontements ont été signalés avec plusieurs blessés à déplorer autour d’une Zawiya dans un quartier de la ville de Kaedi, la capitale du Gorgol (région Sud mauritanien). Selon nos informations recueillies auprès de sources dignes de foi, une affaire pendante déclenchée le vendredi 2 octobre 2020 après un office de prière dirigé par un membre de la communauté en l’absence du titulaire, est à l’origine de ce débordement violent. Ainsi l’imamat de l’occasion assuré par Cheikhna Coulibaly n’avait pas été apprécié par certains éléments de la communauté soufie. Par la suite, les partisans du camp encarté nobiliaire faisaient savoir que sans autorisation, ce lettré Coulibaly appartenant à la couche sociale assignée statutairement esclave , n’avait pas droit à officier comme imam. Le camp de Cheikhna Coulibaly en a conclu une discrimination manifeste avec des penchants féodalo-esclavagistes à son encontre. Au final il y a eu scission de fait dans l’office de prières au sein de l’enceinte de dévotion.
Les rapports devenaient tendus de plus en plus jusqu’à cet éclatement regrettable de violences en début de soirée de ce 5 Avril.

  • Ainsi nous , Ganbanaaxun FeddeArmepes et partenaires, fidèles à nos principes pacifistes, dénonçons toutes les violences quelle qu’en soit l’origine. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.
  • Appelons à l’apaisement et à une concorde retrouvée au sein de cette communauté à la lumière de valeurs d’égalité et de fraternité promues par notre religion.
  • Réitérons notre appel à l’endroit du monde soninké pour une nécessaire réforme intérieure en extirpant certaines coutumes qui humilient humainement et discriminent socialement. Les fuites en avant et le déni des réalités ne servent aucunement l’espoir d’un avenir serein de la communauté dans son ensemble.
  • Demandons l’implication sérieuse de nos autorités étatiques sur les cas litigieux touchant le respect des droits humains notamment les vestiges tenaces de l’esclavage sous toutes ses manifestations. Que la Loi et le Droit s’imposent rigoureusement en recours quand la dignité de certains citoyens est bafouée.
  • Exprimons notre entière solidarité avec les personnes victimes d’un mépris culturel lié à leur ascendance sociale, qui militent pour plus d’équité sociale et d’égalité citoyenne.

Le 7 avril 2021

• Pour la communication GANBANAAXUN FEDDE et Partenaires.

Les événements de Kaedi | « Il faut traiter avec justesse, les contradictions au sein de notre peuple! » Par Lô Gourmo



Les malheureux événements de Kaedi nous interpellent tous et doivent nous inciter à réfléchir sur la réalité des contradictions qui affectent nos communautés comme héritage d’un passé socio-économique dépassé (nous sommes dans un monde dominé par le capitalisme) mais qui continuent à produire des effets pervers à tous les niveaux et bloquent notre développement et notre modernisation. Ces contradictions là ne pourront jamais être réglées par la surenchère verbale ou la violence. Ce sont des contradictions au sein du peuple.  » Les esclaves » et  » les maîtres d’esclaves » d’aujourd’hui ne sont plus des ennemis qui doivent régler leur s differends par la guerre civile (verbale ou réelle) mais par le dialogue, les compromis dynamiques, dans le cadre des lois de la Republique. Ne poussons pas les uns et les autres à adopter des positions extrêmes. Nous ne sommes plus dans des émirats ou des almamiyas d’autrefois. Nous sommes en République. Ce dont il doit donc s’agir c’est de citoyenneté et d’égalité. Il y’ a de bonnes et de mauvaises traditions. Le rôle de l’Etat est d’aligner tout le monde dans le respect des normes. Et celui des démocrates et des progressistes est de combattre pour unir le peuple dans toutes ses compositions, en refusant d’opposer les uns aux autres, tout en restant fermes quant au respect des droits humains dont le premier d’entre eux : celui de chacun d’être traité en égalité avec tous les autres, sans exception ni privileges de quelque nature que ce soit.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=258593695995509&id=100055346415293

Réflexion | Ces freins coutumiers au mariage chez ces Soninkés, Par Bano Coulibaly

Bonjour à tous !

Je voulais poster ce post depuis bien longtemps; depuis que ma chère Mauritanie s’est qualifiée à la CAN pour la deuxième fois de suite. félicitations aux Mourabitounes !!!

Mais je me suis dit que ce n’était pas le moment, vu la ferveur que cette qualification a suscitée.

Bon, maintenant que les choses se sont calmées , je me permets de m’adresser à tous ceux qui veulent se marier avec un(e) soninké, afin de leur donner quelques règles « d’or » avant qu’ils ne s’engagent.

1) D’abord, faites en sorte qu’il ou elle soit du même pays que vous. Et ceci, même si vous êtes à l’étranger et qu’il n’y a qu’une chance sur 1 000 000 que vous alliez vivre dans votre pays d’origine.

2) Ensuite, si vous pouvez avoir le même nom de famille que la/le prétendant(e), vous marqueriez des points (aux yeux des parents et donc de la communauté )

3) Mais attention !!! tous les noms de familles ne se valent point, en fonction de votre pays d’origine; d’où la règle 1. ( ouii ouii je sais que c’est compliqué ) et ce n’est que le début.

4) Si vous êtes sûr de RESPECTER toutes ses règles, alors bravo !

5) Mais gare à vous si vous avez le malheur de ne pas remplir les « critères », alors on dira que c’est la religion qui les guide. Mais si vous poussez le bouchon un peu trop fort, on vous avouera que ça n’a rien avoir avec la religion et l’argument que vous auriez, la voici: « CE N’EST PAS DANS NOS COUTUMES ».

À toi futur prétendant(e), es-tu prêt à relever le défi ?
Si ta réponse est oui alors permets moi de te dire en avance ce invocation prophétique: بارك الله لكما وبارك عليكما وجمع بينكما في الخير !!!

Moralité de l’histoire:

J’aime ma communauté plus que tout; mais quand les règles de ma communauté sont contraires aux règles DIVINES, alors NON.

À toutes ces jeunes filles de France et d’ailleurs (mais surtout de France) qui ont la vingtaine, la trentaine, voir même la quarantaine, prenez votre courage à deux mains ! Sachez faire comprendre à vos parents que dans un mariage, c’est l’intérêt de la fille qui prime.
Bien que les coutumes existent (et toutes les coutumes ne sont pas à bannir , bien au contraire ) mais elles doivent d’être complément de quelque chose et non LA RÈGLE.

À toutes ces jeunes filles (de France) sachez dire à vos parents: Pourquoi accepteriez vous que je j’épouse un portugais ou un souraxé (ce n’est guère péjoratif ) dont vous ignorez tout, plutôt qu’un garçon dont les parents sont « vos amis » et vos connaissances proches dans la communauté ?

À tous ces parents coutumiers, ne voyez vous pas la souffrance de vos filles ? sacrifierez-vous leur vie pour satisfaire un système qui ne dit pas son nom ?

Alors continuons, continuons de défendre l’indéfendable, Allah éclatera la vérité le jour des ténèbres.

• Par Bano COULIBALY

©️ Crédit source : repris de l’auteur via RS.

Débat | Regardez « Muhammad Diakho : l’islam a-t-il aboli l’esclavage ? » sur YouTube

Une interview accordée par cheikh Muhammad Diakho Tandjigora à la chaîne YouTube Mizane TV. Penseur, professeur et écrivain, ce conférencier sénégalais d’ethnie soninké aborde ici la problématique de l’esclavage en islam. Il y expose ses réflexions avec pertinence.

Mauritanie | Le ministère des Affaires islamiques annonce la levée de la suspension de la prière du vendredi

AMI – Le ministère des Affaires islamiques et de l’Éducation a annoncé, dans un communiqué publié aujourd’hui, mercredi, a levé la suspension de la prière du vendredi et des autres prières faites à la mosquée sous réserve des conditions et règles fixées par l’Association des Ulémas de Mauritanie.

Voici le texte de ce communiqué :

« Sur la base des résultats de la réunion consultative du Conseil des Ulémas mauritaniens en date du: 20 Jumada El Awal 1442 AH correspondant au 04/01/2021 au siège de la Conseil concernant la possibilité de la tenue de la prière du vendredi et en groupe à la mosquée dans les conditions sanitaires actuelles, (…) et étant donné que l’honorable institution a conclu que la tenue de ces prières est possible pour peu que l’on respecte les conditions suivantes :

– L’enlèvement des tapis des mosquées ;

– L’engagement à désinfecter chaque mosquée ;

– L’usage par les fidèles des maques ;

– Le respect de la distanciation requise au plan sanitaire ;

– L’allègement de la « Khoutba » (sermon du vendredi) ;

– L’absence des personnes (cas particuliers : les individus âgés, et ceux atteint de maladies chroniques) ;

– L’engagement d’une commission faisant partie de la « Jamaaa » de la Moquée présidée par l’Imam d’appliquer ces mesures sanitaires ;

Le ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel déclare lever la suspension de la prière en commun dans les mosquées et de celle du vendredi conformément aux conditions et règles contenus dans la lettre de l’Association des Ulémas de Mauritanie sur la question.

©️ Crédit source: https://cridem.org/C_Info.php?article=744339

Regardez « TOOBA – SANTE Avec Dr. Sedouma YATERA MÉDECIN GYNÉCOLOGUE OBSTÉTRICIEN » sur YouTube

©️ TOOBA-TV

Nouakchott-Mauritanie : Merkez Mauritania (établissement scolaire et universitaire privé) vient de commencer ses inscriptions administratives pour l’année académique 2020-2021

Né à Coumba N’dao, Arrondissement et Commune de Ghabou, au Sud de la Mauritanie, Abou Abdillah Moussa ben BOULAYE ben TOUGAYE Diarra, a commencé ses études primaires dans l’enseignement du Coran et de la Sunna, au Village de Coumba N’dao en 1989, avant d’aller les finir dans l’une des plus grandes écoles coraniques de la willaya de Guidimakha (école coranique Housseyn Souley Cissé, village de Hachakghar) en 2000. En effet, le Professeur et Imam Diarra, continue ses études secondaires dans un Institut Al faarouq spécialisé dans les études islamiques et la langue arabe sous la direction de l’imam de la mosquée de Qatar à Nouakchott. En 2006, après son Baccalauréat, le Professeur et Imam Diarra s’envole pour le Pays du Prophète Mohamed (PSL), Arabie Saoudite, plus précisément à la Medina (Médine, la ville d’accueil du Prophète PSL) pour la recherche du savoir islamique et la sagesse religieuse.
Par ailleurs, le Professeur Diarra s’inscrit en 2007 à la plus grande université de la Médine et décrocha sa licence (BAC+ 3) en 2012 à l’université islamique de Médine. Trois ans plus tard, en 2015, le professeur Diarra obtenait son Diplôme de Magistère (Master ou BAC+5) en cycle des Hautes Etudes ès Daawa et Cultures Islamique (HEDCI). Ce passionné des études islamiques et de la charia islamique est allé poursuivre sa quête du savoir islamique dans le royaume chérif du Maroc. Depuis 2016, Monsieur Diarra est inscrit en thèse de doctorat en études islamiques à l’Université du Royaume du Maroc.
Ce natif de Coumba N’dao (Guidimakha), animé par le patriotisme et la reconnaissance pour sa patrie, l’imam Diarra après s’être diplômé de l’université de la Médine, il a décidé de rentrer dans son pays natal (Mauritanie) pour s’investir dans la science religieuse malgré les nombreuses opportunités que les Médinois lui avaient proposées depuis la Médine. Il s’est dit que c’est à son tour de venir rendre à la Mauritanie, ce qu’elle avait donné. A son arrivée en Mauritanie en 2015, l’Imam Diarra, créa un grand établissement scolaire et universitaire privé dont il est le directeur pour enseigner la science religieuse. Son établissement compte à ce jour tous les niveaux d’études. Le professeur a également mis à la disposition de ces étudiants un enseignement à distance. L’enseignement dispensé par son établissement est un enseignement de qualité selon les différents témoignages de ces étudiants, voir le lien :
https://www.merkez-mauritania.com/galerie/audio/.

Les professeurs sont tous des diplômés de l’université islamique de Médine et d’autres universités internationales. Les diplômes délivrés par le Merkez Mauritania sont des diplômes reconnus par l’Etat et agréés. Pour plus d’informations sur ce sujet voir ce lien :

http://www.merkez-mauritania.com/.

Au niveau universitaire, il existe des cours en ligne. Le Professeur Diarra, après avoir ouvert une section en ligne pour les étudiants, il a le plaisir de vous annoncer également l’ouverture d’une autre section pour les étudiantes. Les cours se déroulent avec des enseignantes et enseignants expérimentés et diplômés des lijazaates. Les matières étudiées sont : le Coran, le Hadith, la grammaire, le vocabulaire, entre autres. Pour s’inscrire veuillez cliquer sur ce lien :
https://form.jotform.com/193591567553066, ou encore les personnes intéressées, peuvent se présenter au Merkez directement ou par contact :

BA Boubou
Centre Histoire et Anthropologie du Droit (CHAD)-Paris