Guidimagha – la question de l’esclavage coutumier : une mobilisation des militants à Selibaby contre les méthodes de l’administration judiciaire.

Lundi 9 novembre 2020 à Selibaby, la capitale régionale du Guidimagha, plusieurs militants abolitionnistes dirigés par de membres de la commission Droits de l’homme d’IRA-Mauritanie, ont manifesté devant l’enceinte de la Justice régionale.

Des responsables Iraouis comme Moussa Bilal et Abdallahi Abou Diop et d’autres militants anti-esclavagistes issus de la communauté soninké, sont venus de Nouakchott pour dénoncer les pratiques administratives et judiciaires injustes qui frappent des citoyens qui refusent l’esclavage statutaire dans les localités villageoises soninkés . Ainsi plusieurs militants anti-esclavagistes sont partis de différents villages pour participer à cette manifestation de Selibaby.

Pour rappel les coutumes esclavagistes et féodales sont vivaces dans les communautés soninkés notamment dans cette région du Sud mauritanien. Avec l’éveil abolitionniste en cours depuis quelques années, les cercles réactionnaires féodaux s’activent à travers des plaintes fallacieuses auprès de la justice pour contrer les militants abolitionnistes. Tous les citoyens qui osent se défaire du système féodalo-esclavagiste soninké incarné le laada ou ladalenmaxu, sont visés et ostracisés socialement et les autorités publiques régionales laissent faire et prennent même la défense des tenants de la féodalité. Depuis quelques mois 3 militants (2 de Bouanze et 1 de Diogountouro) sont abusivement incarcérés à Selibaby à l’issue de procédures troublantes.

Différentes communications ont été adressées par les ONG aux hautes autorités pour signaler une situation sociale devenue de plus en plus tendue. À lire ce communiqué http://rmi-info.com/lettre-ouverte-au-ministere-de-la-justice-a-la-cndh-et-a-lamdh-sur-la-situation-des-droits-humains-au-guidimagha/ .

Cette manifestation marque une phase dans la défense des Droits humains, surtout contre cet esclavage statutaire qui sévit dans la communauté soninké.

Mention spéciale aux militants abolitionnistes IRA Mauritanie ayant parcouru plus de 800 kilometres depuis Nouakchott pour organiser et assister cet événement historique contre des pratiques injustes.

KS pour le BLOG

L’esclavage par ascendance chez les soninkés : Monsieur Adama Madi waly Bathily ou la voix juste et humaniste d’un avertisseur résolu !

Rendre un Témoignage juste vaut mieux qu’une alliance de circonstance de mauvaise foi !

Il s’appelle Adama Madi waly Bathily, soninké en vrai et originaire de Lany dans le gadiaga (Région de Kayes) au Mali.

L’homme se conjugue au COURAGE ET à la SINCÉRITÉ dans l’éveil GANBANAAXU contre les problèmatiques liées à l’esclavage coutumier dans la communauté soninké. Humaniste convaincu, il s’est libéré de toutes les pesanteurs sociales qui transforment certains lettrés et instruits en tenants de double-discours et d’autres en hypocrites complexés autour de certaines fausses fiertés du système féodalo-esclavagiste intracommunautaire.

Il a le mot percutant qui dévoile et confond les discours gymnastiques des uns et les fuites en avant des autres qui essaient de donner une humanité à des mentalités moyenâgeuses et dépassées par tous les civilisés au 21 ème siècle. Dans ses différentes communications, cet esprit ouvert laisse entendre que l’irruption de cet engagement anti-esclavagiste est venu à point nommé pour démystifier les prétentions trompeuses que la société serait solidaire et fraternelle en état.

On reconnaît en lui un panafricain investi d’une grandeur morale et un visionnaire averti qui explique que les clans féodaux dominants se sont laissés piéger par des ignorants orgueilleux (leurs proches) qui vont les mener dans un gouffre de la déchéance multiforme à la face du monde entier. Et on y est presque… hélas !

Il est un JUSTE..!

KS pour le BLOG

MINISTRE DE LA JUSTICE: L’ENQUÊTE SUR LE « DOSSIER DE CORRUPTION » EST MENÉE AVEC LE SÉRIEUX REQUIS ET NE PEUT ÊTRE ARRÊTÉE..

Le ministre de la Justice Mohamed Mahmoud Ould Cheikh Abdullah bin Beyya a déclaré que l’enquête sur le « dossier de corruption » qui a été renvoyé à la justice par le parlement est menée avec le sérieux requis et ne peut être arrêtée.
Lors de sa réponse hier, au parlement  à une question sur le sort du «dossier de corruption», le ministre  a déclaré que les affaires devant la justice « nécessitent le temps  approprié pour qu’elles soient adaptées et étudiées », ajoutant: « Laissons le dossier entre les mains de la justice ».

Le Ministre de la justice s’exprimait devant des parlementaires lors d’une séance consacrée à l’approbation d’un projet de loi modifiant certaines dispositions de la loi statutaire amendée et complétée, qui comprend la loi fondamentale du pouvoir judiciaire.

Source : https://mourassiloun.com/node/16065

Traduit par adrar info

©️ Crédit source via : http://adrar-info.net/?p=66588

DEVOIR DE MÉMOIRE ET REFUS DE L’OUBLI Par Kaaw Touré

• Jeudi 6 novembre 1986 ma première nuit dans la prison .

Palais de justice de Kaëdi, Jeudi 6 novembre 1986, notre première nuit en prison, une date et une histoire.

Après une semaine de garde à vue, d’interrogatoire et de tortures physiques et morales dans les locaux de la gendarmerie, un matin du 6 novembre 1986, à 5 jours de mon anniversaire de naissance, nous voilà réveillés très tôt menottés et enchainés comme des criminels ou des petits terroristes. Nous sommes embarqués dans des voitures de marque Land Rover et amenés devant le juge d´instruction et le procureur du palais de justice de Kaëdi, tous deux beydanes (maures blancs, un frère musulman et un baathiste) qui n’avaient même pas hésité à nous expédier illico-presto à la prison civile de Kaëdi (camp de la garde) après quelques petites questions sur les PV. Ils nous inculpèrent avec des chefs d’accusation de :
 » trouble à l’ordre public, participation à une manifestation non autorisée et membres d´une association illégale et non reconnue… » (le ridicule ne tue pas).
Dix neuf prisonniers dont une femme notre cousine Ramata Mamadou Siba Sow, seront inculpés et les autres libérés.
Sortis du palais, on voyait tous nos parents, amis, camarades, des ressortissants de Jowol à Kaëdi, élèves et autres Kaëdiens venus nous soutenir devant le batiment et on les saluait de loin par des poignées de main avec des V de la victoire. On voyait de loin des femmes pleurer avant que notre camion militaire ne s´éclipsa en vitesse pour se diriger vers le camp de la garde de Kaëdi, notre futur lieu de détention.

Une fois le portail de la prison civile ouvert et franchi, on est accueilli par des centaines de prisonniers de droit commun, qui nous attendaient apparemment; tous noirs à part deux maures blancs écroués pour vol de chameaux.
Entourés par une vingtaine de gardes pénitenciers bien arméé, ils nous ont souhaité la bienvenue dans cette « maison des Hommes « nous disaient-ils. Saisi par un sentiment de révolte et de colère aussitôt j’ai regardé mon frère, compagnon de fortune et complice Ousmane Toure et j´ai entonné à haute voix notre chant anti-apartheïd écrit par notre poète Amadou Samba Dembele et il a répondu au refrain avec un autre camarade Aliou Mamadou Sow qui était à nos côtés et les autres camarades nous ont suivi en choeur :

1.O dunya jamfiima heewɓe

  1. Won jaloo6e kono won woyooɓe
  2. Aduna jamfiima heewɓe
  3. Nde ƴellitaare roondii boomaare
  4. So gooŋɗi tan ko konngol joom doole
  5. Ndeen goonga jom goonga yoolee
  6. Min cikkatno waawde ko waawande
  7. Min mbaɗno tan baawɗo ko balloowo
  8. ndeke wona ɗum baawɗo ko baroowo
  9. Min njanngiino e defte maɓɓe
  10. Waawi wara ko majjere moƴƴaani
    12.Nanngu- war ina duñtee ñifaani
  11. Gila laamu Wosteer e Botaa
  12. Cañi apartaayd ɓaleeɓe njootaa
  13. To faggudu e dawrugol e janngde
  14. Winndere woytiima, hoohooɓe kaalii
  15. Winndooɓe e yimoove ndeƴƴaani
  16. Nanngu war ina duñtee nyifaani
  17. Jaambareeɓe men njantinaani
  18. Mandela ko yeru burɗo laabde
  19. Mandela ko yeru burɗo laabde
  20. Bikkittooɗo hannde e geƴƴelle
  21. Kalifaandi wonaa ndi callalle
  22. Halfatee ko ɓernde e hakkille
  23. Halfatee ko ɓernde e hakkille
  24. Ɗum noon woori jaambareeɓe.
  25. O dunya jamfiima heewɓe
  26. Won jaloove kono won woyooɓe

TRADUCTION:

  1. Ce monde a beaucoup déçu,
  2. Certains rient tandis que d’autres pleurent
  3. Ce monde déçoit beaucoup
  4. Si le progrès est confondu avec la calamité (le massacre)
  5. Si seuls ont raison les plus forts
  6. Alors le droit des faibles sera à jamais bafoué (noyé)
  7. Pour nous, le plus valeureux est celui qui est plus utile, celui qui donne aux autres ce qu’ils ne peuvent pas avoir.
  8. Dans notre entendement, le plus fort aide les faibles
  9. Or ici, le plus fort est celui qui tue les autres
  10. Nous avons bien lu dans leurs livres, la maxime selon la quelle:
  11. « La raison du plus fort relève de l’obscurantisme. »
  12. Alors que dans la réalité ils attisent le feu du massacre.
  13. Depuis que WOSTER et BOTHA sont au trône (allusion faite au règne de Mouawiya et les siens).
  14. Et ont tissé le système d’apartheid, tout a manqué aux noirs
  15. Dans les domaines économique, politique et éducationnel
  16. L’univers s’est plaint, les personnes de renommé se sont prononcés
  17. Les chanteurs et les écrivains ne se sont jamais tus
  18. Mais eux, ils continuent à attiser le feu du massacre
  19. Nos combattants n’ont jamais baissé les bras
  20. Mandela est l’exemple le plus patent
  21. Mandela est l’exemple le plus patent
  22. Il se débat actuellement dans sa prison
  23. La domination n’est pas engendrée par des chaines
  24. La vraie domination est celle du cœur et de l’esprit
  25. La vraie domination est celle du cœur et de l’esprit
  26. ce ci n’est jamais le cas de nos combattants
  27. Ce monde a beaucoup déçus,
  28. Certains rient tandis que d’autres pleurent.

Ce chant de révolte en pulaar était un réquisitoire contre le pouvoir raciste mauritanien et je me souviens aussi que pendant notre interrogatoire à la gendarmerie, ils m’ont trop demandé sur le sens et la signification de ce poème parce qu´ il a été aussi repris en choeur pendant notre grande manifestation contre le pouvoir de Taya à Jowol dans la nuit du 27 octobre 1986 et c’est moi qui chantait et les autres manifestants le reprenaient appuyés par les échos des collines du village et du fleuve pendant la nuit.
En reprenant ce chant engagé on voulait défier le pouvoir sur son propre terrain (la prison) pour lui dire qu´on était prêts à payer le prix et  » ko kalifaandi wonaa ndi callalle, halfatee ko bernde hakkille » autrement « on ne peut soumettre quelqu´un par des chaînes mais par la domination mentale ». Nos gardes étaient médusés par notre provocation et notre « culot ». Certains de nos geôliers négro-africains ne cachaient pas leur sympathie à notre égard et nous réconfortaient par des mots très encourageants.
 » Wallaahi ko on ngenndiyankoo6e, wallaahi ko on jaambaree6e, woto kulee woto kersee » (.vous- êtes des vrais patriotes, vous- êtes des héros, n’ayez pas peur, ni honte de votre emprisonnement on est ensemble).
C´était une petite page dans cette histoire et dans cette longue lutte contre le Système. 6 novembre, je me souviens toujours, j’avais 18 ans et qui faisait de moi, pour la petite histoire, le premier plus jeune prisonnier politique du colonel ould Taya.
34 ans après nous continuons la lutte avec la même conviction et la même détérmination sans prendre rides.

Nous y reviendrons un jour plus largement avec plus de détail inchaallah dans un livre à paraître. (presque prêt).

LLC!


Kaaw Touré.

©️ Crédit source: post FB reçu de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10157826146735544&id=731995543

Résumé sur le point de presse du député BDA à Nouakchott ce jour (22/10/20) , Par Abdou Babou

Une nouvelle adhésion au projet de société de IRA-RAG s’est déclarée aujourd’hui au siège de Ryad a 18h. Il s’agit d’une forte délégation venant de keur macen plus particulièrement de la commune de Mbalal. Cette délégation a souligné les problèmes qu’elle rencontre au niveau local avant d’affirmer son adhésion a IRA-RAG. A cette occasion, le president Biram Dah Abeid a tenu le discours suivant:

« Je remercie ces jeunes qui ce sont reunis aujourd’hui pour adherer au mouvement IRA et au parti RAG, ces jeunes qui décident d’emboiter le pas aux jeunes qui les ont précédés. Je les remercie d’avoir fait ces pas et je rends hommage a ceux qui les ont précédés et qui ont déjà fait beaucoup de sacrefices pour l’avancée de la cause des mauritaniens par la lutte juste et infatigable des gens de IRA et du parti RAG contre toutes les formes d’injustice et de discrimination. Aujourd’hui, je vous dit bienvenue au sein de IRA-RAG. Vous allez grossir les rangs des combattants pour une Mauritanie meilleure. Je voudrai aussi aborder des points d’actualités parmi lesquels le retour des exilés mauritaniens comme Mohamed ould Bouamatou et Moustapha Limam Chavi qui depuis dix ans leurs sejours sont interdits dans ce pays de mamière injuste. J’ai vu que les mauritaniens ce sont beaucoup rejouis de leur retour. D’ailleurs, nous avons tous reclamer leur retour, nous avons reclamer que justice leur soit rendue par la levée des poursuites judiciaires arbitraires contre eux. J’ai vu aussi les mauritaniens se féliciter du fait que le president Mohamed Cheikh Gazouani a rendu a Biram Dah Abeid son droit injustement spolié par l’ancien regime qui m’a radié de mes fonctions de greffier sans aucune raison et qui m’a privé de mes salaires durant une décenie. Notre devoir de Mauritanien est aussi de continuer a reclamer que cette opération de justice enclachée par la levée des poursuites judiciaires de Ould Bouamatou et Ould Limam Chavi et le retour de BDA de son salaire; cette opération doit se poursuivre pour qu’elle une vraie opération nationale de justice. Il faut qu’elle soit complète. Pour que cela ait lieu, il faut que le president Mohamed Cheikh Gazouani et son gouvernement aillent encore de l’avant en réhabilitant les mauritaniens qui ont été déportés depuis 1989 jusqu’à nos jours au Senegal, au Mali et un peu partout dans le monde. Ces Mauritaniens déportés injustement arrachés arbitrairement et violamment a leur pays ont le droit inaliénable au retour. Ce droit nous devons tous l’appuyer pour que ce droit soit effectif. C’est pourquoi les deportés au Mali et au Senegal a leur tête le doyen Aldiouma Cissokho doit retourner en Mauritanie. Et ceci est le devoir de Mohamed Cheikh Gazouani et son gouvernement d’operer toute action necessaire pour le retour dignement de ces gens et les retablir dans leurs droits: qu’il recouvrent leurs droits, leurs terres et leurs salaires spoliés. Cela est valable aux personnes exilés en Europe et au Etat Unis. Je peux citer quelques uns sans être exhaustif car les cas se compte par millier Je peux nommer le capitaine Boye Harouna, l’officier Ibnou Diagana, l’officier Mamadou Sy, Ibrahima Abou Sall, Ba Mamadou Sidi, Ousmane Abdoul Sarr, Diary Toumbou la veuve d’un officier assassiné a Inaal sans oublier Aissata Niass a New york qui est aussi une veuve d’officier mauritanien assassiné pendant les exécutions extra-judiciaire. Notre fierté ne peut être complète que si le retour complèt de tous ces gens dans leur pays de manière digne soit complèt. Il faut signaler que toutes ces personnes etaient majoritairement des fonctionnaires qui ont perdu leur travail ainsi que leur salaire. Je peut ennumerer le president de l’AJDMR Ibrahima Moctar Sarr et le president du FPC Samba Thiam qui étaient des fonctionnaires des cadres superieurs mauritaniens et qui aussi avaient été brusquement embastillés, privés de leurs droits, de leurs salaires, de leurs fonctions. De la même manière dont ma collègue la vice présidente madame Coumba Dada kane a été radiée en 2016 de sa fonction a la caisse de securité sociale pour ses positions militantes. Ces gens aussi doivent recouvrir leurs droits. C’est ce qui fait que notre enthousiasme sera complèt, ce qui fera la fierté nationale et donnera un sens a la justice. Une justice sans distinction. Je lance un appel a tous les mauritaniens a rejoindre IRA-RAG pour le retour des deportés et la rehabilitation de toutes les victimes d’injustice de 1989 jusqu’à nos jours. »

©️ Crédit source: https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3399936250084817&id=100002054250673

Éditorial : Se dirige-t-on vers un règlement à l’amiable de l’affaire Aziz ?

Initiatives News – L’audience accordée ce mardi par le président de la République à Isselkou Ould Ahmed Izidbih, l’un des rares soutiens de Mohamed Ould Abdel Aziz suscite beaucoup d’interrogations.

Isselkou qui fait figure de véritable faucon au sein du cercle proche de l’ex président aurait eu le feu vert de ce dernier. Que pourrait bien aller faire Ould Izidbih à la présidence à ce moment précis où l’enquête préliminaire sur le dossier de son patron est quasiment bouclée et sur le point d’être transmis au parquet ?

Y aurait-il des pourparlers en coulisses ? Le président Ghazwani serait-il en train de tirer les ficelles pour tenter de sauver la tête de son vieil ami ?

Et l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs dont on parle tant aujourd’hui, ne seraient-elles que de la poudre aux yeux ?

Autant de questions que l’on se pose suite à cette rencontre inattendue. En effet depuis sa démission de son poste d’ambassadeur, cet ancien ponte de l’ancien régime et proche de Aziz, s’était découvert une nouvelle occupation : tirer à longueur de journée, à boulets rouges sur la commission d’enquête parlementaire et sur la procédure judiciaire en cours, déballant au passage au grand jour le contenu de toutes ses auditions.

Et voilà que brusquement, cet homme devient fréquentable par le pouvoir et est reçu avec tous les honneurs au palais présidentiel ? Il y a anguille sous roche. Que s’est-il passé ? On a remarqué que depuis quelque temps, Ould Izidbih qui était devenu le bloggeur N°1 de la République a cessé ses tirs groupés contre le pouvoir.

Il a retrouvé subitement sa sagesse et est devenu du coup fréquentable. Pourquoi ce revirement à180° ? A-t-il conclu un marché avec le pouvoir ? Est-ce une nouvelle stratégie dictée par Aziz qui aurait compris qu’il serait mieux pour lui de mettre de l’eau dans son zrig et prospecter la voie d’un règlement politique, ou politico-judiciaire?

C’est ainsi que Aziz pourrait éviter le bagne en contrepartie de la restitution de l’ensemble des biens mal acquis et d’une mise à la touche sur le plan politique.

Cette option est tout à fait jouable car il convient de se rendre à l’évidence : le président actuel est très lié à Aziz et à ses hommes et il court un grand risque en ouvrant un front contre eux. En effet, en envoyant Aziz en prison, il faudrait logiquement et nécessairement envoyer les centaines de personnes impliquées-et pas les moindres-et là ça risque de créer de gros soucis au président Ghazwani, qui n’a pas besoin de ça.

Ainsi donc, l’entrée en lice de Ould Izidbih préfigurerait la prospection d’une alternative extrajudiciaire qui va couper l’herbe sous les pieds de Dame justice.

Bakari Guèye

©️ Crédit source: https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3193752097420187/?substory_index=0

Ministère de l’Intérieur : L’Etat de droit signifie que tous doivent répondre de l’observation des lois

AMI – Le gouvernement s’est attelé à l’œuvre salutaire de restauration et de réaffirmation des règles et des institutions d’un véritable Etat de droit républicain, pour protéger les libertés individuelles et collectives, et pour promouvoir une plus grande inclusion des citoyens, dans la paix et la concorde.

C’est ce qu’indique un communiqué du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation parvenu, vendredi, à l’AMI.

Le communiqué précise que cette promotion de l’Etat de droit s’inscrit dans un vaste programme de réformes, allant de la rénovation de notre législation en vue de l’adapter aux exigences d’une démocratie moderne fondée sur nos valeurs fondamentales, à la consolidation des institutions publiques, la séparation des pouvoirs et leur coopération dans le respect strict de la constitution, des lois en vigueur et de nos engagements internationaux.

Voici le texte intégral de ce communiqué :

« Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le Gouvernement s’est attelé à l’œuvre salutaire de restauration et de réaffirmation des règles et des institutions d’un véritable Etat de droit républicain, pour protéger les libertés individuelles et collectives, et pour promouvoir une plus grande inclusion des citoyens, dans la paix et la concorde.

Cette promotion de l’Etat de droit s’inscrit dans un vaste programme de réformes, allant de la rénovation de notre législation en vue de l’adapter aux exigences d’une démocratie moderne fondée sur nos valeurs fondamentales, à la consolidation des institutions publiques, la séparation des pouvoirs et leur coopération dans le respect strict de la constitution, des lois en vigueur et de nos engagements internationaux.

Les organes chargés de la sécurité publique jouent un rôle crucial pour assurer le respect des droits et des devoirs de tous les citoyens sans distinction aucune ainsi que la protection scrupuleuse de l’ordre public et des bonnes mœurs.

Il convient à cet égard de rappeler, qu’en tant que principe de bonne gouvernance, l’Etat de droit signifie que tous, institutions autant qu’individus, sans exception, doivent répondre de l’observation des lois, veiller au respect de leurs prescriptions, dans l’équité et la transparence, loin de tout arbitraire et de toute discrimination. Ainsi seulement pourra être durablement établie, la confiance des populations vis-à-vis des politiques publiques, seule gage de leur pleine réussite.

A cet effet, les services publics, en particulier ceux en charge de la sécurité relevant du Ministère de l’Intérieur, s’attachent plus que jamais, à assurer avec fermeté que tous puissent bénéficier de la protection et de la bienveillance qu’accorde la loi aux citoyens, mais aussi que chacun assume la responsabilité pleine et entière de ses actes, en connaissance de cause et sans privilèges d’aucune sorte.

Aucun citoyen ne sera en marge de la loi ni ne se placera au-dessus d’elle. Elle sera appliquée dans toute sa rigueur, mais dans le strict respect des procédures qu’elle définit. Tel est le sens général de l’orientation que le Ministère de l’Intérieur veillera sans relâche et avec détermination, à mettre en œuvre, dans ses missions de défense des libertés, de garantie de l’ordre public républicain et de l’affirmation de l’Autorité de l’Etat, inscrivant ainsi son action dans le cadre du programme stratégique du Président de la République, pour sortir notre pays du sous-développement et assurer sa modernisation complète dans la paix, l’égalité citoyenne et la concorde nationale et sociale ».

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=740851

Mauritanie: les victimes des exactions du passé ne renoncent pas à demander justice

Le360afrique – Plus de 30 ans après les faits, des Mauritaniens ayant souffert d’exactions ou d’atteinte à leurs droits humains fondamentaux, ou leurs ayants droit, ne renoncent pas à obtenir réparation et continuent leur lutte, malgré de nombreux obstacles.

Une importante délégation du Cadre de concertation des victimes des événements de 1989-1992 (CC/VE), conduite par son président, Sylla Samba Demba, s’est rendue en audience à Nouakchott auprès du président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), maître Ahmed Salem ould Bouhoubeini.

L’entretien avec le président de la CNDH, organe consultatif, qui conseille le gouvernement et le parlement dans le domaine des droits humains, a porté sur ce passé, qui, plus près de trois décennies après les faits, est encore ressenti comme « douloureux » par ses victimes, annonce un communiqué de la CC/VE, rendu public, mercredi 23 septembre 2020.

Les exactions et atteintes aux droits humains dénoncés par la CC/VE ont eu lieu sous le régime du colonel Maaouya ould Sid’Ahmed Taya.

Au cours de cette période, qui aura duré trois années, des déportations, des expropriations arbitraires, de multiples violations des droits humains ont été commises, ainsi que des exécutions extrajudiciaires qui ont ciblé plusieurs centaines de militaires issus de la communauté négro-africaine, entre septembre 1990 et février 1991.

«Les échanges ont tourné autour du passif humanitaire, notamment des voies et moyens pour régler ce problème, qui reste une épine au pied de la Mauritanie. La délégation a trouvé une oreille attentive auprès du président de la CNDH. Ce qui a permis de rappeler les morts, les handicapés à vie, la situation des veuves et orphelins, qui reste d’actualité, malgré une amorce timide de règlement», indique un communiqué de la CC/VE.

Comptant dans ses rangs de nombreuses victimes des événements de 1989-1992, la CC/VE est une coalition composée de plusieurs associations les regroupant, dont le Collectif des rescapés militaires (COREMI), l’association Mooyto Koota, l’Union des hommes d’affaires (UHA), l’ONG REVE civile et militaire…

La délégation a sollicité l’implication du président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) dans la recherche d’une solution juste et équitable, fondée sur « quatre devoirs »: le « devoir de vérité », le « devoir de justice », le « devoir de réparation » et le « devoir de mémoire ».

Le président de la CNDH a exprimé la disponibilité de l’institution qu’il dirige pour la recherche d’une solution, et indiqué des pistes à celle-ci.

Il a tenu à rappeler que cette organisation était au service des Mauritaniens, et ne ménagera aucun effort pour contribuer au respect des droits humains et à leur sensibilisation.

De notre correspondant à Nouakchott
Amadou Seck

©️ Crédit source: post page Mauritanie https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3117809578347773/?substory_index=0

L’assassinat de 4 militants antiesclavagistes à Djandjoumé (01/09/20): les témoignages émouvants de leurs familles.

À suivre les éléments médiatiques recueillis par JDX Production à Nioro :

L’âge n’y protège pas quand on décide d’attenter à la vie d’un esclave rebelle !

1 – Tonton Mountakha Diarrisso 73 ans

2 – Tonton Youssou Sissoko 72 ans

3 – Gossi Sissoko 44 ans

4 – Hamet Sissoko 45 ans

Pratiquement tout le village de Djandjoumé y compris certains de leurs proches obligés et courtisans de l’ordre féodalo-esclavagiste, A LAISSÉ FAIRE cet assassinat diaboliquement orchestré sur ces braves gens qui ne voulaient plus des humiliations sociales de cet esclavage coutumier par ascendance dans la communauté soninké.

A Lincoln disait :  » si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais ».

En fait ce consensus explicite sur un pareil lynchage à mort dans un village de plusieurs centaines habitants en pleine soirée, ne peut être ourdi qu’à l’encontre des personnes déjà considérées comme socialement indignes et humainement dévalorisées parce qu’elles sont encartées et castées esclaves.

NOUS NE LES OUBLIONS JAMAIS…JAMAIS.

● La communication d’alerte publiée par des experts onusiens sur la situation : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F

Ci-jointe une pétition à signer pour soutenir cet engagement contre l’esclavage par ascendance https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

©️ KS pour le BLOG

À la mémoire de nos camarades antiesclavagistes tués à Djandjoumé (1/9/20)

Morts libres et dignes.

• Élément média TV5

Dix jours déjà, le lynchage criminel perpétré sur des militants antiesclavagistes Ganbanaaxu de Djandjoumé, Tonton Mountakha, ses camarades et leurs familles. Il y a 2 jours en parlant au téléphone avec une femme ayant perdu son fils dans l’équipée assassine, depuis Nioro, elle m’expliquait que tout le village A LAISSÉ FAIRE tout simplement. Cette dame déjà veuve il y a un mois après le décès de son mari, a déclaré que tout a été prémédité avec une horde d’hommes qui ont commencé par assaillir leurs maisons de projectiles. Par la suite ils se sont acharnés à coups d’armes blanches et de gourdins sur les militants antiesclavagistes et les ont mis dans une moto-charrette. Par la suite, ils ont été achevés près du village dans un cours d’eau. Aux dernières nouvelles plus de 20 personnes parmi les milieux féodalo-esclavagistes sont aux arrêts à Nioro .

À partir de ce jour 10/09/20, je tiens à une modeste initiative d’inclure au slogan du blog les lettres initiales de leurs prénoms et la date de cet événement cruel.

Oui… Morts libres et dignes !

Nous ne vous oublions jamais…JAMAIS !

Des experts des Droits humains de l’ONU commencent à bouger timidement sur cet esclavage par ascendance a été toujours haineux et devient tueur comme il l’a été dans le passé au sein de certaines communautés noires ouest- africaines.

À lire https://cndhmali.com/index.php/2020/09/09/des-experts-des-droits-de-lhomme-des-nations-unies-ont-appele-aujourdhui-les-autorites-maliennes-a-mettre-fin-a-lesclavage-une-fois-pour-toutes/

Par KS pour le BLOG