Ganbanaaxun fedde : Mots de remerciements par le Président Gaye Tene Traoré

Fraternité Justice Developpement

Paris le 06 Septembre 2020

Mots de remerciements


Chers militantes et militants du réseau Ganbanaaxun fedde .
Je vous remercie d’être venu nombreux à Métro Duroc pour vous incliner devant la mémoire de nos vaillants et valeureux militants suite leur assassinat par la féodalité locale. Nos vaillants et valeureux militants lâchement lynchés , tués et découpés. Ici à travers ma voix c’est tout le réseau Ganbanaaxun fedde qui présente ses condoléances à vous et aux familles des victimes assassinés ainsi qu’aux blessés, aux veuves et orphelins .
Puisse Allah ouvrir les portes de sa miséricorde aux âmes de nos défunts père feu Mountaga Diarisso président de Ganbanaaxu Diandioumé , à notre père feu Oussy Cissokho , à celles de nos frères feu Gaoussou Cissokho et de feu Hamet Cissokho .
Diarisso Mountagha a été agressé plusieurs fois et sa maison saccagée , sa dernière agression meurtrière date du premier septembre 2020 , il a été assassiné parce qu’il voulait vivre libre ,être libre de toute assignation coutumière . Quant à la famille cissokho , elle a subi la haine des miliciens de kingui suite à leur victoire judiciaire après un litige foncier, l’imam de Diandioumé a déclenché les hostilités en défiant le procureur de la république de NIORO du SAHEL . Son interpellation a été déclencheur d’une furie meurtrière de la milice locale de Kingui contre nos militants et soutenu par des funestes réseaux à travers la Diaspora . A ces adversaires meurtriers nous leurs disons que la mort n’a jamais empêché le triomphe de la vérité , et cette réforme sociale que nous voulons s’est imposée en nous , on peut vivre en paix et en harmonie sans esclavage statutaire cela exige d’autres codes de valorisations sont à inventer . A ces adversaires meurtriers nous leurs disons que nous sommes dans une république , les lois fondamentales de la république l’emporte sur les coutumes et les pactes en cas de conflit . Et quand on est pas d’accord avec une décision judiciaire les voies de recours existent en république. Nous avons en notre disposition des messages vocaux des extrémistes féodaux se réjouissant de ces assassinats, nous avons aussi un message vocal qui incitait au meurtre de ces quatre personnes citées ci-dessus de manière nominative à travers l’audio d’un certain LASSANA DIABY résident dans la région ile de France . IL est temps de montrer les visages de tous ces extrémistes féodaux aux autorités françaises et aux chancelleries des pays où ils résident . Depuis 2018 l’ostracisme dont est victime les militants de Ganbanaaxu au Mali n’a pas alerté à suffisance les autorités locales du cercle de NIORO et cela pas faute de communiquer et d’alerter pourtant , les verdicts ont été toujours en deçà de la gravité des délits même pour un profane en droit. Le procureur de NIORO DU SAHEL de l’époque aurait dû donner l’exemple depuis la première agression de feu MOUTAGHA DIARISSO 65 ans bastonné par un jeune de 35 ans parce que de statut esclave, article paru dans le journal Mali SADIO numéro 073 Du vendredi du 18 Mai 2018. Malgré ces assassinats Ganbanaaxun Fedde reste et restera constant dans sa lutte pour éradiquer l’esclavage statutaire et toutes formes d’inégalités dans la communauté SONINKE dans un esprit républicain et pacifique, nous déplorons ce silence complice de ceux qui se veulent hérauts de la communauté quand il s’agit des folklores . Une société doit se réformer pour sa survie et la paix sociale .

D’autre part je soutiens que cette milice de kingui épouse une certaine vision religieuse d’un érudit SONINKE pour qui l’esclavage dans le milieu soninke se justifie religieusement et traduire cela dans les faits ne peut que donner violences et meurtres .Nous avons manifesté par le passé contre le discours de cet érudit devant la chancellerie de l’ARABIE SAOUDITE quand il a renouveler ce même discours et nous sommes disposés à refaire cette même démonstration de force. Que ces assassinats n’entament point votre conviction et votre constance dans la lutte , l’histoire retiendra qui voulait la paix sociale en demandant une réforme au sein de SONINKAARA au nom de la cohésion sociale, le temps des grandes conférences , des cours magistraux devant acquis à sa cause est révolu . On ne réforme pas une communauté par des invocations stériles qui ne sont pas suivis d’actions , une réforme est douloureuse , elle cisaille et je l’avais écrit par le passé d’où une exigence de lucidité commune.

Chers militants de Ganbanaaxun fedde le nom de chacun d’entre nous est lié à ce mouvement historique et la postérité ne peut retenir de vous que des abolitionnistes réformateurs peu importe le procès de nos détracteurs , la violence subie ainsi que les assassinats . Le temps , meilleur juge a montré que les alertes données par Armepes-France depuis dix ans étaient fondées , et que la crainte évoquée était justifiée . Nous n’avons pas été pris au sérieux , l’indifférence et l’indignation sélectives de certains intellectuels de la communauté relèvent d’une trahison et d’un mépris envers leur propre communauté . Le temps , meilleur juge a montré que les laada , ces coutumes forcées , peuvent être aussi meurtrières et sources de tensions sociales en portant atteinte à la dignité humaine . L’Etat malien plus précisément les autorités sécuritaires , administratives et judiciaires du cercle de NIORO devraient faire en sorte que la république triomphe en tout lieu, la décision d’un chef coutumier ne vaut pas arrêté préfectoral ou communal.
Nous remercions cet élan de solidarité et de secours de tout le réseau malien des défenseurs des droits humains suite à ces assassinats , la répétition des assassinats est imminente car certains miliciens du réseau ayant massacré nos vaillants militants n’ont éprouvé aucun regret et sont prêts à récidiver. Une pensée aux veuves et au orphelins de nos vaillants et précieux militants morts pour la défense leur dignité, la dignité humaine . Nous continuerons à dénoncer les coutumes barbares et meurtrières : le slogan qui consiste à dire « PAS D’ESCLAVAGE CHEZ NOUS C’EST JUSTE LA COUTUME » est un argument insultant qui ne tient plus dans l’argumentaire des féodaux de SONINKAARA au près l’administration locale. Le premier septembre 2020 est une date à retenir dans l’histoire de la communauté SONINKE .

Salutations militantes

TRAORE GAYE alias GAYE TENE ,

Président Armepes-France et Initiateur de Ganbanaaxun fedde

Mail : Ganbanaa@hotmail.com

Suivre Lien média : https://www.ganbanaaxufedde.com/mots-de-remerciements-aux-militants-et-sympathisants-de-ganbanaaxun-fedde

L’esclavage est à criminaliser dans son essence pratique ou statutaire : chez certains africains, le compte n’y est pas !

Extrait Conférence de presse ONG sur les assassinats des antiesclavagistes à Djandjoumé au Mali.



En copie Communiqué de la CNDH Mali

Pour celles et ceux qui se sentent surpris et d’autres semblant de l’être par la cruauté qui a frappé les abolitionnistes soninkés avec les 4 militants sauvagement assassinés dans la localité soninké de Djandjoumé au Mali !

Certaines communautés noires en Afrique de l’ouest sont castées et on y entretient et maintient une caste particulière qui est de celle des Esclaves. Dans la communauté soninké, l’esclavage par ascendance y sévit avec des violences symboliques et parfois physiques dignes du moyen-âge.

Ainsi on naît et on meurt esclave statutairement et socialement générations après générations. Et de cette réalité connue et magnifiée par certains, parmi les milieux castés esclaves et humiliés en symboles, des gens se sont engagés pour enrayer un fatalisme socialisé insidieusement prêché par les clans féodalo-esclavagistes et suprémacistes dont les religieux coutumiers.

Pour comprendre le processus d’une équation qui mène à la destruction physique de l’autre (cet esclave rebelle) en 7 points :

1 – si vous en (l’anomalie sociale de l’esclavage) parlez, on (les tenants privilégiés du système) vous indexe et encarte comme PEU SOCIABLE à ÉVITER.

2 – si vous persistez à en parler, on vous dira que vous êtes dans des FAUX DÉBATS et des FRUSTRÉS qui ne seraient pas fiers de leur origine ancestrale (s’accepter comme esclaves statutaires continuellement). Et on vous lynche par des railleries.

3 – si vous osez vous organiser pour prêcher l’éveil et une démarche de réformes d’une donnée sociale discriminatoire et humiliante, on vous DIABOLISE et vous traite des HAINEUX qui créent les problèmes à la communauté et la divisent .

4 – si votre appel commence à prendre auprès des couches castées esclaves. Et si ces dernières s’affirment antiesclavagistes et abolitionnistes ouvertement, on va vous HAÏR par les mensonges, les manigances, les amalgames, les médisances hypocrites et sarcastiques et des manœuvres auprès des autorités étatiques pour appui.

5 – si l’éveil s’amplifie dans la communauté, on va commencer à vous COMBATTRE par la promotion et le soutien aux éléments autoproclamés défenseurs du statu- quo sociétal. Via les réseaux sociaux (Fb et whatsapp surtout) et certains médias communautaires (Webradios, qui n’ont rien à envier à la sinistre radio mille collines au Rwanda), on va passer à l’apologie cet esclavage par ascendance avec INJURES et CALOMNIES. Ainsi vous verrez votre mémoire ancestrale déjà blessée par l’accident de la barbarie esclavagiste, rappelée, narguée et souillée par les discours.

6 – si les couches sociales assignées comme esclaves persistent et osent poser des actes sociaux (nouvelles caisses, refus de ladalenmaxu, autogestion sociale) d’émancipation, on va vous INTIMIDER, EXPROPRIER , BOYCOTTER, EXPULSER et AGRESSER PHYSIQUEMENT pour certains. En plus dans ce « ON » , les indifférents ou supposés comme tels d’affichage sont les plus impliqués dans la « chose« . Leurs coups sont inaudibles et invisibles mais vous les sentez ici et là.

7 – s’il s’avère que votre résilience et votre patience ont droit sur leurs provocations récurrentes (en actes et en discours), on va essayer et encourager implicitement de vous ÉRADIQUER PHYSIQUEMENT… comme ce qui s’est passé à Djandjoumé ce 1 septembre 2020. Les 4 militants abolitionnistes Ganbanaaxu sont morts libres et dignes à jamais.

Paix éternelle à leurs âmes. Ameen

En gros, l’affaire tourne sur les problématiques liées à L’ESCLAVAGE entre membres d’un même groupe sociolinguistique, ici le cas des soninkés . Dans nos communautés, nos mentalités féodalo-esclavagistes sont haineuses et tueuses. Et le Mal est dans la donnée COMMUNAUTÉ au sein de laquelle les Hommes ne se valent pas en DIGNITÉ.

• Je mets en lien, mon dernier billet sur la polémique Obono/Valeurs Actuelles concernant l’esclavage : https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/08/29/lesclavage-polemique-et-si-le-journal-valeurs-actuelles-savait-nos-actualites/

Nos prières aux martyrs de Djandjoumé.

©️ Par KS pour le BLOG

🛑Flash- info : 4 militants abolitionnistes et antiesclavagistes assassinés dans la localité villageoise soninké de Diandioumé au Mali

Dans la soirée du 1 septembre à la nuit du 2 septembre 2020, les féodaux esclavagistes dans ce village soninké dans la zone de Nioro, ont attaqué plusieurs familles de la communauté antiesclavagiste Ganbanaaxu. Une descente criminelle qui s’est soldée par 4 tués et des blessés graves dont des femmes. D’après les premiers éléments recueillis du terrain, les hommes assassinés ont été lynchés, ligotés et abandonnés dans les eaux de pluies en pleine nuit.

Ils sont;

▪︎Monsieur Mountaga Diarrisso, un doyen âgé d’une soixantaine d’années, pilier de la communauté Ganbanaaxu de Diandioumé. Un vaillant membre qui avait été violemment agressé courant 2018 par les miliciens féodalo-esclavagistes de kingui.
▪︎Monsieur Diani hamet Sissoko
▪︎Monsieur Gossi Sissoko
▪︎Monsieur Issou Sissoko

Ils sont tombés dignement pour avoir voulu vivre Libres sans les humiliations sociétales de l’esclavage coutumier par ascendance dans la communauté soninké. À rappeler nécessairement, le laxisme ahurissant des autorités publiques maliennes, indexé à plusieurs reprises sur cette problématique de l’esclavage dans certaines zones notamment au sein des communautés soninkés. Aujourd’hui dans différentes localités soninkés en Afrique de l’ouest (Mali , Mauritanie, Gambie et Sénégal) , tout individu qui se réclame antiesclavagiste et refuse les assignations sociétales et statutaires de l’esclavage coutumier, est honni et visé par d’innombrables agissements agressifs. Certains cercles de pouvoirs publics dans nos pays sont dans le déni et l’indifférence face à ce phénomène qui cause des violations récurrentes des Droits humains.

Un énième signalement est urgent sur des commanditaires de ces actes criminels dans nos contrées villageoises. Ils sont ces cotisants de la diaspora soninké notamment en France, qui sont maliens, mauritaniens, sénégalais, gambiens et français ou double-nationaux . Leur activisme via différents groupes whatsapp d’appel à sévir contre les personnes qui rejettent les coutumes esclavagistes dans la communauté, porte une responsabilité évidente dans ces assassinats odieux à Diandioumé.

Nos condoléances attristées à toute la communauté Ganbanaaxu à travers le monde.

Paix à leurs âmes.

©️ Sources : Réseaux GANBANAAXU Mali RMFP

Par KS pour le BLOG

Réflexion : Chassons l’ombre qui nous hante pour mieux vivre ensemble. Par Salihina Moussa, étudiant biologiste.

L’ignorance gagne jour après jour du terrain dans le milieu soninké.
Les frangins, les frangines se déchirent pour des insanités.
Parfois, je ne suis pas fier d’appartenir à cette communauté.
Dans laquelle l’althéa est fané
Où l’absinthe mine les cœurs des gens de bonne foi.
Qui s’évertuent pour clouer le bec des sans foi ni loi,
Les marchands de la haine
Au sein de l’espèce humaine
Chantons paix et aise à chaque lever de l’astre.
Et travaillons fort et dur pour soigner les balafres.
Enfin, il faut se battre les flancs pour sauver l’âtre.
Car celui/celle qui souille la terre de Dieu
Sans l’ombre d’un doute mourra sans aveu.

Nul ne naît avec des chaînes au cou ni d’étoile jaune sur la poitrine.
Nous sommes tous nés libres.
Antan, les forts se croyaient Dieu, esquissaient le sort des faibles et les maintenaient en servilité.
Aujourd’hui, la reine des ombres a dispensé sa lumière sur tous et l’homme a compris que la meilleure chose à conquérir sur ce plancher des vaches, c’est sa dignité. En effet, l’homme devrait être sans cesse en sempiternelle transformation puisque qu’il le veuille ou pas, il est en perpétuelle création. Déplorablement la société soninké est allergique au changement.
Cependant, les gens de bonne foi doivent faire cause commune pour sarcler les absinthes qui minent le cœur de la société soninké.
L’air de l’autarcie est révolu, nous sommes tous des électrons alors il faut se tendre la main et semer du chèvrefeuille et de la nigelle pour couler des jours heureux d’auspices et vivre dans la paix, la convivialité sous un climat qui favorise un vivre ensemble.

Ne nous attribuons pas de diplômes de vertus, Allah sait mieux celui qui est digne et noble.

• Par Salihina Moussa, Étudiant en Biologie à la FST Nouakchott.

©️ Crédit source: Reçu de l’auteur – 26 juillet 2020.

Mauritanie : le père fondateur de la fonction publique nous a quitté…



Sahara Médias – On a annoncé mercredi le décès à Nouakchott de l’un des pionniers de la génération de l’indépendance de la Mauritanie, l’un des pères fondateurs du pays : Kamara Seïdi Boubou.

Celui qu’on appelait le père fondateur de la fonction publique est décédé à l’âge de 89 ans qu’il a consacré en très grande partie au service du pays, dont il a été l’un des premiers cadres.

Le défunt, né en 1931 dans la localité de Dafor, moughata d’oulyengé, wilaya du Guidimakha, fréquentait l’école de Sélibabi (1938-1945) alors que la deuxième guerre mondiale faisait rage.

Comme les jeunes enfants du pays, le jeune Kamara Seïdi Boubou ira à Rosso pour ses études secondaires de 1945 à 1949 et rencontrera la majorité des cadres du futur état.

En 1951, alors qu’il avait 20 ans, Kamara Seïdi Boubou intègre l’administration française à M’Bout, avant de se rendre à Dakar en 1955 où il servira dans les postes et télécommunications (PTT).

A l’approche des indépendances des colonies africaines, le défunt occupera des postes dans le gouvernement de l’Afrique occidentale française où se fera distinguer pour sa franchise et son dévouement dans le travail, ce qui amènera les autorités maliennes à lui proposer la nationalité de leur pays, une proposition qu’il refusera préférant rentrer dans son pays.

En 1960, alors qu’il bouclait ses 29 ans et à quelques mois de la proclamation de l’indépendance de la Mauritanie, Kamara Seïdi Boubou adresse une lettre au président fondateur de la Mauritanie, Mokhtar O. Daddah, pour lui proposer ses services et contribuer à la construction de l’état naissant.

Mokhtar O. Daddah demandera au ministre chargé de la tutelle des postes et télécommunications d’intégrer Kamara dans les PTT, un domaine dans lequel il avait fait ses preuves.

Il sera d’abord contrôleur, puis inspecteur des PTT, fonctionnaire au cabinet du ministre de l’intérieur, des postes et télécommunications, avant d’être nommé haut-commissaire chargé de la fonction publique en 1966.

Il commencera dès lors à mettre en place les fondements de la future fonction publique du jeune état, des fondements dont les contours sont perceptibles aujourd’hui.

L’homme qui nous a quitté mercredi est demeuré, tout au long de sa vie, un modèle d’honnêteté de probité et de dévouement.

La direction et le personnel de Sahara Medias, en cette triste occasion, adressent leurs sincères condoléances aux proches du défunt et au peuple mauritanien tout entier.

©️ Crédit source : //cridem.org/C_Info.php?article=738439

Sport/Football : Djeidi GASSAMA, l’épopée d’une famille Mauritanienne ! Par Lassana Camara (MauritanieFootball)

● De Niéleba au Parc des Princes


C’est au coeur de la jungle tropicale, dans le sud de la Mauritanie à Niéléba (60 km de Sélibaby), que commence l’histoire de la famille de Djeidi Gassama. A une journée en 4×4 de Nouakchott . Mauritaniefootball.com vous fait découvrir l’histoire de sa famille et de l’enfant prodige qui pourrait porter un jour la tunique tricolore des Mourabitounes.

Son père Hamara Silly Gassama est née à Niéléba ,une petite bourgade entre Dafort et Artoumo dans le Guidimakha, est arrivé en France en 2000 avant de finir par rejoindre ses frères et cousins au Foyer 24 rue de Rochebrune à « Bamako-sur-Seine », le surnom de Montreuil. À côté de son aîné, qui nettoie des vitres à Paris, il a trouvé un matelas dans une des chambres qui comptent six lits et quelques couchages de fortune au sol en attendant des jours meilleurs ,des lendemains qui chantent une vie paisible.

Travailleur acharné, Hamara Gassama s’est construit ,connait un parcours de réussite, malgré des chemins parsemés d’embûches et a dompté les pièges de la langue de Molière, décroché un logement et un travail.

Une trajectoire heureuse par la suite avec l’arrivée en 2009 de sa femme Kany , elle aussi née à Niéléba et ses enfants dont Djeidi Gassama (née en 2003 à Niéléba), la famille s’installe dans les Yvelines.

Djeidi Gassama intègre centre de formation du FC Mantois à Mante la Jolie dans les Yvelines, à 14 ans , il s’engage avec Brest (Ligue 2). Domicilié à Carrières-sous-Poissy, l’attaquant avait alors paraphé un contrat de 4 ans, évolue en U15 R1, vite répéré par ses prouesses 17 buts avec les U17 nationnaux du Stade Brestois , retrouve la région parisienne et depose ses valises chez le PSG, l’attaquant de 16 ans, s’est engagé sur le long terme à Paris après une première saison très intéressante. En effet, le Titi parisien qui a été un joueur important des U17 parisiens (leaders du championnat) avec 8 buts et 3 passes décisives en 20 matchs, a signé son premier contrat professionnel jusqu’en 2023. Le club parisien l’a annoncé ce jeudi.

Passionné de football, le père Hamara Gassama l’encourage , le reste appartient à l’histoire « Je remercie le tout puissant, seul Dieu est au contrôle, tout ce qu’il fait, est bien. Mon fils a signé son premier contrat professionnel hier , je souhaite la même chose à tous les parents mauritaniens, j’espère qu’il y aura beaucoup de jeunes mauritaniens qui réussiront dans le football. Si l’histoire de mon fils peut changer les mentalités, Dieu merci. Nous cherchons tous la bonne publicité de la Mauritanie ».

Par Lassana Camara

©️ Crédit source: post FB de l’auteur du 24 juillet 2020 – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10222586519035380&id=1343830013

Tribune – Médias audiovisuels en Mauritanie (public et privé): GANBANAAXUN FEDDE est-il frappé d’une censure ourdie ?

Le mouvement citoyen et humaniste connu sous le vocable GANBANAAXUN FEDDE qui milite pour des réformes sociales dans la communauté soninké, a été initié par des ressortissants mauritaniens. Il comprend plusieurs associations dont 3 composées principalement des mauritaniens soninkés (Amees, Uvds et Armepes). Depuis de nombreuses années, l’engagement de ce mouvement populaire vise l’éradication des coutumes féodalo-esclavagistes qui nuisent à la cohésion communautaire et même nationale. Aujourd’hui il n’y a quasiment aucune famille soninké où le débat GANBANAAXUN ne s’est pas introduit d’une manière ou d’une autre. Ainsi les clivages qui en découlent ne sont que logiques et inévitables à cause de la sensibilité de la question abordée ayant trait à L’ESCLAVAGE et ses séquelles. De mon constat sur la médiatisation de ce phénomène inédit de masse, je dirais que les médias classiques de certains pays (le Mali, le Sénégal et la Gambie) ont été jusqu’à là plus accessibles aux activités de sensibilisation de GANBANAAXUN FEDDE. Du côté mauritanien, pourtant où cet éveil citoyen et humaniste a prouvé à plusieurs occasions une force mobilisatrice sans précédent chez les soninkés autour d’un IDÉAL pour l’égalité citoyenne et contre les hiérarchies sociales discriminatoires, le compte n’y est pas médiatiquement. À dire que certains milieux médiatiques se seraient passés le mot d’ordre d’une censure systématique contre le Message porté par les membres de GANBANAAXUN FEDDE. D’ailleurs lors d’une interview sur notre plateforme whatsapp Ganbanaaxu il y a quelques mois, le journaliste soninké de radio Mauritanie Gorgol, Issa Ndongo en répondant à nos remarques à ce sujet, avouait courageusement à demi-mot qu’il y aurait un lobbying anti Ganbanaaxu au sein des milieux médiatiques officiels. Pas très surprenant, on verrait très difficilement que certains soninkés accepter que le président Yakhoub Bakhayokho trouve l’occasion médiatique à ce niveau d’expliquer les objectifs louables et clairs du mouvement. Cet ordre de censure peut être considéré comme un parti pris et participe à l’entreprise de diabolisation de mauvaise foi. Si certains peuvent dire qu’ils évitent d’alimenter les tensions, on leur répondra qu’ils le font d’ailleurs en procédant par cette indifférence qui rime clairement complicité. À observer depuis quelques années, les invités et les contenus des émissions des uns et des autres, on se rend compte que l’évitement est savamment orchestré. On préférerait réaliser un élément médiatique sur l’odeur de l’eau du fleuve, que d’oser braquer les projecteurs sur les remous sociaux liés à cet esclavage coutumier par ascendance dans la communauté. Ce silence audiovisuel classique s’apparente même à une couverture des actes illégaux commis (Expropriations, embargo social, plaintes fallacieuses et diverses intimidations) par les milieux féodaux à l’encontre de personnes castées esclaves qui s’affirment abolitionnistes et se sont libérées du joug social des coutumes rétrogrades et discriminatoires (ladalenmaxu) dans nos contrées villageoises. Pourtant il est fréquent d’entendre sur les antennes de certains de ces médias en émissions soninké, que l’actuel Président Ghazouani est engagé à corriger les injustices sociales dans le pays, mais ils ne nomment jamais les injustices sociales qui sévissent dans la communauté soninké. Comme s’il y a des injustices sociales acceptables et d’autres inacceptables, et nous espérons que les hauts responsables de ces entités audiovisuelles (public et privé) s’intéressent davantage aux contenus médiatiques notamment en langues nationales (soninké surtout) , pour qu’ils ne soient pas l’expression exclusive d’une catégorie privilégiée de citoyens au détriment d’une autre. Et surtout la déontologie et le professionnalisme qui devraient y présider face aux actualités et aux maux de la Nation. Je finirais par l’exemple parlant d’une censure évidente, le président Gaye Traoré, l’initiateur du Forum Ganbanaaxu FEDDE venait de passer plusieurs mois en Mauritanie, et il n’a été invité par aucun média. Alors que nous avons vu passer des émissions soninké où il y a divers invités ici et là même parfois un artiste batteur de djembé au nom de la promotion d’une certaine vision réactionnaire de soninkaxu. Le danseur et chanteur folklorique qui fera l’éloge des coutumes féodales est mieux loti qu’un intellectuel visionnaire qui défend l’ordre citoyen et les valeurs d’égalité et d’équité sociales. Heureusement que les voi(es)x libres des réseaux sociaux existent, et notre Message y passe amplement et pacifiquement auprès du Peuple . L’objet de ce mot consiste à indexer une situation pas anodine qui mérite remarques pour l’Histoire . Notre crédo: Persévérance et Patience.

KS

Cri Osé : l’ordre féodalo-esclavagiste soninké, ces logiques qui s’affrontent en nous !

L’irruption de l’éveil antiesclavagiste #GANBANAAXUN_FEDDE dans #soninkara ne pouvait ne pas survenir un jour !

Sur l’esclavage coutumier par ascendance et les mentalités féodales chez les #soninkés, certains milieux associatifs de la communauté l’avaient socialisé insidieusement sous couvert « culture et traditions » jusqu’à le rendre acceptable pour les nouvelles générations dans la diaspora en France notamment. Par l’instruction et la conscientisation politique et géopolitique, ce jeune originaire d’Afrique s’insurge contre les conséquences des traites esclavagistes occidentales ou orientales et la colonisation, et en même temps au sein de son foyer communautaire , des mentalités féodalo-esclavagistes sont magnifiées, soutenues et banalisées dans les discours et les comportements. Aujourd’hui dans d’innombrables foyers #soninkés en France notamment, s’incrustent amèrement ces contradictions troublantes autour cette problématique de l’esclavage coutumier et posent la question sur une certaine légende civilisationnelle prêchée ici et là. T’as cet oncle qui craint les thèses xénophobes et racistes de l’extrême droite ici en Occident mais par ailleurs il est très actif avec ceux qui ostracisent, terrorisent et expulsent les membres de la communauté qui refusent le statut d’esclave au Bled. La seule logique argumentative qu’il avancera, c’est te dire que les ancêtres de ces gens étaient des esclaves de nos familles et ils nous doivent obéissance sociale perpétuelle par héritage PARTOUT et en TOUT . Autrement qu’ils quittent nos villages et nos terres. C’est ainsi l’inconscience ambiante qui couve aujourd’hui au sein de la communauté difficilement avouable hors murs.

GANBANAAXU #SONINKARA_AUTREMENT

KS pour le BLOG

Tribune: les velléités dominatrices de l’ordre féodal soninké, sources de tous les remous sociaux. Par CISSOKO Souleymane

JE NE SAVAIS PAS QUE LE FAIT QU’ON IGNORE LES FÉODAUX ET L’ORDRE FÉODAL (CHEFFERIE TRADITIONNELLE), ÇA LES DÉMANGER AUTANT.

Un titre qui était censé être que symbolique ou honorifique (dans mon subconscient en tout cas) s’avère être un leurre et vouloir imposer des diktats.
Ce n’est pas comme s’il n’y aurait une absence d’autorité puisqu’il y a l’Etat qui est là pour assurer l’autorité, ce à quoi on se réfère et on reconnaît comme seule entité détentrice d’autorité. Dès lors on admet que ce n’est pas pour prôner L’ANARCHIE dans la société que de dire qu’on ne veuille plus de cet ordre féodal discriminatoire et arrogant. D’ailleurs à y voir de près, c’est à se demander si ce n’est pas eux (les féodaux) qui veulent créer ce désordre en niant non seulement l’autorité de l’Etat qui est le seul qui doit jouer pleinement son rôle et par conséquent l’application pure et simple des lois sur l’étendu du territoire. C’est que les féodaux veulent s’arroger tous les privilèges tout en méprisant les autres….

Encore Heureux qu’on ait recours aux plaintes quand on s’estime léser. Par ce que c’est comme ça que ça devrait se faire dans toute société civilisée, on ne doit se faire justice soi même.
Là aussi on peut réitérer qu’on est plus que déterminé à conquérir sa liberté et se libérer de cette joug de l’ ORDRE FÉODAL SOUS TOUTES SES FORMES jusqu’à « ce que justice jaillisse comme l’eau et le droit comme un torrent. »
Le tempo dynamique d’une aspiration à la dignité bien ancré dans toutes les contrées fait entendre son battement au cœur d’une recherche de valeurs humaines universelles chez bien des gens victimes de cet ostracisme aux antipodes de nos VALEURS contrairement aux (VA) LEURRES que les féodaux véhiculent et veulent mettre dans nos têtes comme des libellules.

Quand au Monsieur, qui clame sa féodalité pleinement assumée, nous lui disons, a lui et à la commission chargée par le Président de la République que cette lutte a pris lentement forme et n’est pas prête de s’arrêter du jour au lendemain. Pour la simple raison qu’on est unanime et déterminé à le mener jusqu’au bout et que les privilègiés, comme ils se vantent d’être propriétaire du foncier, « cèdent rarement leurs privilèges sans une forte résistance. »
Quand on s’estime lésé par un système qui annihile et ostracise, on ne s’arrête pas en chemin avant d’avoir obtenu une dignité pleine et entière dont nous jouissons naturellement sauf dans nos organisations sociales…

©️ Crédit source: post FB de l’auteur (9/7/2020)

Système de castes en Mauritanie : du tribunal privé à la torture en public

Note d’interpellation


La victime de maltraitances infligées devant témoins et sans le secours d’aucun, est de nationalité malienne ; elle se nomme Modiba Doumbia, marabout-féticheur de son état, installé depuis 11 années dans le village de Dafort; il étendait aussi ses exploits discrets à l’intérieur du département de Ould Yengé, région du Guidimakha, au sud-est de la Mauritanie. Son premier hébergeur, à la fois tuteur et garant, serait Salou Fodié Camara. Le sieur Doumbia, négociant en services occultes, profitait de la tolérance par les dignitaires autochtones. Sollicité pour ses services à équidistance de la magie et de l’intercession des saints de l’Islam, il bénéficiait d’une rémunération plutôt enviable.
Or, la contestation des ordres statuaires qu’entretient la mémoire de l’esclavage en milieu Soninké, vient s’insinuer dans le métier du susdit et l’expose à perdre sa neutralité, au fil des conflits et règlements de comptes entre les deux camps. Les nobles reprochent, au médecin des âmes, sa proximité avec Gambanaxu, le courant hostile aux privilèges et inégalités de naissance. Le penchant indélicat indignait les tenants de l’autorité selon la tradition et le vote, alors réunis en la personne de Diadié Gagny Camara, édile de Dafort depuis 1988 et doyen des maires de Mauritanie.
Il accuse, le marabout, de charlatanisme et le met en demeure de quitter les lieux. Doumbia exclut de déguerpir avant d’empocher des montants, à lui dus, par certains villageois, en contrepartie de son magistère obscur. Face au refus relativement inédit ici, l’élu de la localité organise et conduit, le 18 juin 2020, une expédition punitive vers la demeure du rebelle, un domicile locatif. Diadié Gagny Camara, accompagné de son fils Mohamed Silly, se met-il à la tête de la foule armée de gourdins et d’une corde à bétail, comme en attestent les images. La meute humaine appréhende Doumbia, à proximité de la mosquée. Plusieurs hommes le maîtrisent, là, presque tous issus de la famille de l’ex-ministre Amédi Camara, proche collaborateur de l’ancien président de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz et toujours membre du parti au pouvoir, l’Union pour la république (Upr). Le déchainement de violence en bande, tel que constaté, de jour, implique plusieurs notables, dont un conseiller de commune, Kolly Mamady Camara, frère de Amédi, précité. Hadiétou Camara, meneur du comité de village et Demba Diani Camara, identifiables sur la vidéo, tenaient, chacun, un bout de la corde de fibre végétale qui entravait le marabout ; le second est aussi le cousin de Mohamed Silly et de leur parent commun, Ali Bakary Camara.
Ligotée, battue, humiliée et filmée, la victime n’a eu droit à aucun secours, parmi la foule présente. Son supplice s’est prolongé jusqu’à l’arrivée des éléments la police judiciaire, grâce aux instances du maire, auteur des représailles. Il leur remit le corps malmené de Doumbia. Ce dernier, quoique supplicié, continua de demander, au village, la restitution de l’argent saisi sur lui, d’un montant de 53700 ouguiyas nouvelles. La maréchaussée lui répliquait que la réclamation de sa créance doit se faire à Ould Yengé, chef-lieu du département. Or, il s’agissait d’une promesse de circonstance : Doumbia, les mains vides, blessé et dépossédé de tout, se retrouve, à la frontière du Mali, où le jettent les gendarmes.
Il importe de souligner l’enchainement des conséquences et demander, aux autorités, d’y remédier sans délai :

  1. Au travers de leur comportement, les citoyens et gendarmes incriminés engagent la responsabilité du gouvernement de la République islamique de Mauritanie, en violation des articles 3 et 4 de l’Acte constitutif de l’Union africaine (Ua) et de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, de 1984 ; notre pays a signé et ratifié les deux instruments de droit international et fut condamné, au titre du second, le 1er juillet 2005, lors du procès du capitaine Ely Ould Dah, devant la Cour d’appel de Nîmes. Jusqu’à ce jour, l’Etat mauritanien s’abstient d’exécuter, aux pénal et civil, l’un des arrêts pionniers de la compétence universelle en Europe. Ainsi, convient-il de rappeler à quel degré de causalité, l’impunité favorise-t-elle la récidive.
  2. La somme des preuves disponibles, enregistrements audio et image animée inclus, n’autorisent aucun doute quant à l’identité des commanditaires de l’infraction ; certains se vantent de leur forfait, au cours d’échanges sur des groupes électroniques de discussion. La population civile est passible d’une incrimination de délits de non-assistance, d’apologie de l’esclavage et d’incitation à la haine.
  3. Il appartient, au gouvernement et à la magistrature, d’entamer, vis-à-vis des parrains, exécutants et complices du crime, l’ensemble des mécanismes disciplinaires et de poursuites en justice. Un tel niveau de brutalité n’échapperait à la rigueur des lois que dans une cité disposée à se reconnaitre la distinction de l’amoralité. Le présent appel s’adresse, surtout, aux institutions locales en charge de défendre la dignité de l’individu, lui porter assistance et obtenir réparation, de la pression physique, de l’intimidation et des atteintes à l’intégrité du corps.
  4. A la lumière de l’évènement susrelaté, le Parlement est désormais tenu de produire une législation explicite en matière de protection de l’étranger, sur le sol de la Mauritanie ; en vertu du principe de réciprocité, l’adoption de cette norme éthique constitue une mesure de prudence qui contribuera – d’où l’urgence de l’anticipation – à préserver la sûreté et les biens de nos compatriotes expatriés.
    Initiative de résurgence abolitionniste en

Mauritanie (Ira-M)
Nouakchott, le 5 juillet 2020

Lien connexe : cliquer, et visionner les séquences de sévices, perpétrés, le 18 juin 2020, au milieu de la localité.

Ampliation : Haut-commissariat des Nations unies aux droits l’Homme, bureau de Nouakchott, Délégation de l’Union européenne et représentations diplomatiques en Mauritanie, Assemblée nationale, Commissariat aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile (Cdhahrsc), Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh), Mécanisme national de prévention de la torture (Mnp).

Initiative de Résurgence Abolitionniste en Mauritanie
(Ira-M)


Nouakchott, 5 juillet 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE