Samedi 18 septembre 2021, sous la statue de Cicérone dans le cœur de la ville d’Arpino en Italie, le député Biram Dah Abeid en discussion avec le prestigieux professeur émérite de droit public comparé Mario Patrono, sur la crise du droit constitutionnel en Afrique et dans le monde Arabe. Dans quelques instants, les deux hommes monteront sur le podium, avec un troisième conférencier, le professeur de philosophie classique Giorgio Piras, pour animer la conférence de l’année sur l’œuvre de l’homme d’Etat, homme de lettres et juriste romain MarcusTilluis Cicérone (106-43 avant Jesus Christ). La conférence est thématisée sur les droits humains dans le monde et les droits constitutionnels en Afrique, cas de la Mauritanie.
Après l’allocution du député Biram Dah Abeid à la fin de la conférence qui pour titre : « Liberté C’est la Faculté de Vivre Comme On Veut », sous le patronage du maire d’Arpino Renato Réa, la modération de l’assesseur culturel NicoloCasinelli, la présence du vice-président du conseil régional Mauro Bushchini, et une pléthore de professeurs dont les deux conférenciers qui ont pris la parole en plus du président des réseaux IRA-Mauritanie, Monsieur le Maire Réa a remis à BDA le Cicérone du nom de l’éminent homme d’Etat, juriste et homme de lettres romain.
La direction pour la protection du consommateur et la répression de la fraude a procédé ces deux derniers jours à la fermeture de 39 commerces pour n’avoir pas respecté les prix fixés dans l’arrêté publié par le gouvernement.
Dans un communiqué publié vendredi, la direction a précisé que les commerces qui ont été fermés appartiennent à des importateurs mais aussi des distributeurs sur l’avenue appelée communément « avenue ERIZK », le cœur battant de l’activité commerciale à Nouakchott et principal pourvoyeur des marchandises vers l’intérieur du pays.
Le communiqué précise que les commerces qui ont été fermés ont fait l’objet d’amendes qu’ils ont acquitté au trésor public.
Les équipes de la direction poursuivent leurs efforts avec fermeté dans les marchés de la capitale pour veiller à l’application par les commerçants des prix qui ont été fixés
Le Calame – Les préparatifs des concertations politiques entre les acteurs politiques battent leur plein. C’est un moment important mais la société civile semble laissée en marge par les acteurs politiques. Comprenez-vous pourquoi ?
✓Baliou Coulibaly : Effectivement, nous avons fait ce constat regrettable qui a conduit à la mise à l’écart de la société civile. Cela est dû à deux faits. D’abord les acteurs traditionnels considèrent qu’ils sont les principaux acteurs des affaires de la cité. Jusque-là, malgré les injonctions des partenaires au développement, ils continuent à marginaliser la société civile.
C’est là une tendance regrettable et fortement ancrée et qui reste en porte à faux avec les bonnes pratiques en vigueur dans le monde. Dans les pays de démocratie véritable, la société civile est au cœur de toutes les concertations et discussions autour des problématiques des cités.
Le deuxième facteur est lié au fait que la société civile n’a pas encore réussi à s’imposer en tant que partenaire indispensable et incontournable, c’est là également un fait à déplorer. Nous devons au niveau de la société civile pallier cela et nécessairement on doit être impliqué et s’impliquer, puisque pour qu’un dialogue soit franc, crédible et sincère, il doit être inclusif, et la société civile est une partie prenante de toutes les concertations qui engagent l’avenir de sa Nation.
–Vous avez certainement scruté la feuille de route que les acteurs ont concoctée pour le dialogue. Quelle appréciation vous en faites ? Quels sont les thèmes qui ont retenu votre attention ?
✓BC : A propos de la feuille de nous route, nous avons constaté qu’elle s’intéresse beaucoup plus à des questions de calendrier et d’organisation. Certes, les parties ont ciblé quelques axes comme la bonne gouvernance, l’unité nationale… A nos yeux, les thèmes listés demeurent très généraux et vagues.
A notre avis, quand on va à ce genre de débat, on doit mettre l’accent sur l’essentiel et aborder sérieusement les priorités. A mon avis, on doit avoir le courage de s’attaquer aux questions essentielles et urgentes. Nous voulons que les questions de l’unité nationale, du passif humanitaire et de l’esclavage soient posées de manière claire et concrète pour sortir avec des propositions claires, comme au temps de feu le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.
Aussi, la question de l’esclavage doit-elle être traitée, pas seulement sur son aspect juridique mais aussi sur le plan économique et social, avec des mesures d’accompagnement comme la discrimination positive, l’appui et la prise en charge des personnes victimes de cette pratique mais également en termes de partage et de redistribution des richesses.
Aujourd’hui, hélas, il y a beaucoup de gens issus de ces couches qui n’ont aucune chance d’accéder à certaines fonctions, ce qui met un frein à leur émancipation puisqu’ils ne pourront pas poursuivre efficacement leur lutte et leurs enfants n’auront aucune chance de faire des études et partant jouir des richesses de leur propre pays, comme tous les autres, dans un pays égalitaire et juste et pour éradiquer ce phénomène et enfin apaiser les esprits.
« Le 15 septembre 2021 à la place du théâtre pendant la période de l’empire Romain, dans la ville de Terni, centre de l’Italie, une foule immense, constituée d’artistes, d’intellectuels, de défenseurs et défenseuses de droits humains, d’hommes et de femmes politiques, ont attendu des heures et sous une pluie torrentielle, le discours du député Mauritanien, président et co-fondateur des réseaux IRA de par le monde. Le discours de BDA, tant attendu par la communauté Iraouis d’Italie, la plus ancienne d’Europe, ce discours a commencé avec 5h de temps de retard. Un retard qui est dû au vol Paris-Roma (mercredi1 5h), raté par BDA et son épouse et compagne de lutte Leila AhmedHmaida. Le fidèle public Italien a attendu patiemment les invités et le conférencier. Ce dernier a pris la parole après que le public ait visionné le documentaire sur le combat d’IRA et BDA en Mauritanie, docu-film réalisé par l’universitaire et cinéaste Italien natif de la ville de Terni, Marco Piantoni. » Compte rendu Réseaux IRA-MAURITANIE
Il m’a été demandé de réfléchir dans une approche comparative voire dialectique sur les mots racisme et féodalité. J’avoue que j’étais gêné et même quelque peu embarrassé par l’offre. En effet, dans le tréfonds de la sagesse Soninké, il existe une inspiration rationnelle exprimée dans les proverbes et dictons, qui s’est émancipée du primat et diktat de la pensée et de la philosophie dominantes de l’asservissement. Ainsi, on a l’habitude de dire chez les Soninké « qu’il ne faut pas comparer deux grains de sel : la différence est dans le poids et non pas dans la saveur ». N’est-ce pas une sagesse ! Du coup, j’ai trouvé le sujet sans intérêt. Mais au fur et à mesure de la réflexion, il m’est apparu intéressant et à la fois pertinent. Même si la morale soutient qu’il ne faut pas comparer deux maux, il faut plutôt les combattre : ils se valent quel qu’ils soient. Cependant, ce n’est nullement du cynisme que de vouloir mettre en opposition ces deux concepts. J’entends ainsi les combattre en les mettant à nu, comme des voleurs qu’on mettait à poil au milieu de la journée à la place publique, autrefois quand j’étais enfant, au temps où le vol était un acte répréhensible. Appartenant à un pays multi-ethniques et multiculturels, cette comparaison m’est apparue problématique, irrésistible et envoutante à la fois : je suis contrarié et pris dans un dilemme. En effet, il s’agit de parler de deux maux, deux malédictions, deux abominations. A présent, je suis gagné et vaincu par le mal de ma profession : l’autocensure. J’en viens à mesurer aussitôt la « dangerosité » du sujet : deux maux comme deux grenades dans mes mains et qui peuvent être dégoupillées à tout moment. C’est un acte suicidaire. Il faut du courage et beaucoup de courage pour traiter ce sujet. Je prends l’avis d’un camarade de promotion, plus brillant et plus courageux : naturellement sa réponse est un encouragement. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Après moult hésitations, c’est le oui qui finit par l’emporter comme dans un référendum. Et voilà ! Je me décide maintenant, chers compatriotes à livrer ma réflexion sur ce sujet pour servir l’intérêt général et agissant désormais sous la légitimité et la légalité référendaires de la victoire du « oui ».
Le racisme pour faire simple est une idéologie qui repose sur le postulat selon lequel, l’espèce humaine est constituée de plusieurs races ou catégories dont certaines sont intrinsèquement supérieures à d’autres, sur la base d’une différence liée à la couleur de la peau, à la culture, ou encore à l’ethnie etc.
Au regard de cette définition, le racisme reste fondamentalement une façon d’agir et de se comporter, foncièrement nocive, par ce que se fondant sur une idéologie par essence dogmatique, extrémiste, ségrégationniste et intolérante du fait qu’elle refuse et réprouve la différence. Ainsi, le mot racisme traduit avec euphémisme haine, mépris, diabolisation, répugnance et préjugés : toute une construction hégémonique et suprématiste aux relents fascistes ou nazis. La féodalité, qu’est-ce que c’est ? Dans le contexte africain qui nous intéresse, la féodalité résulterait de la division sociale du travail. Dans cet esprit, elle est plutôt perçue comme une stratégie de gouvernance, de gouvernement et de gestion de la collectivité en vue de survivre et de dominer la nature à une époque où « l’homme était un loup pour l’homme ». Expliquée de cette manière, la féodalité découle de la stratification sociale, un mode d’organisation social pyramidal où tous les membres ne sont pas logés dans la même enseigne. Ce qui explique l’existence de plusieurs statuts sociaux à valeurs inégales qu’on peut caricaturer d’ascendants ou descendants, valorisants ou dévalorisants ou encore intermédiaires, médianes auxquels sont affectés des rôles sociaux et des personnalités dans un ensemble territorial, socioculturel et historique cohérent. C’est un système parfaitement adapté au mode de travail, d’organisation et de production des sociétés traditionnelles pour ne pas dire primitives. Ainsi définie, on comprend aisément que la féodalité est historiquement une valeur, une tradition et une coutume qui a fait l’âge d’or des sociétés ancestrales africaines avec ses hauts et bas, comme tout système. Elle est certes inégalitaire du fait que la naissance détermine la trajectoire sociale de l’individu : aucune autre ascension n’était envisageable en dehors du statut hérité et imposé. Cependant avec le temps et les mutations sociales, les velléités de liberté, d’émancipation et de démocratie, de respect de la dignité humaine, la féodalité est passée de valeur à anti valeur ou contrevaleur. Chaque personne entend désormais s’épanouir et chercher lui-même son chemin en dehors du conformisme familial et communautaire : le « père et l’héritage » ne sont plus immuables et vénérés. . Le temps étant plus fort, agissant silencieusement mais sûrement et résolument telle l’action de l’érosion sur la pierre, le système féodal est à bout de souffle et connaît des entailles fatales. Le temps a eu le dernier mot. Conséquence, le conflit des générations est inévitable. C’est une crise que connaissent toutes les sociétés. Mais c’est seulement, les plus fortes et celles qui ont eu la clairvoyance et la lucidité de confier la gestion de cette crise à des dirigeants éclairés qui réussissent en sortir indemnes. Cette comparaison n’est pas terminée ou dit moins, elle est restée jusqu’ici superficielle. En effet, on s’est limité à étudier séparément ou de manière désarticulée nos concepts objet de notre réflexion. Le racisme tant décrier dans le monde semble à nos yeux moins dangereux que la féodalité. C’est presque de la provocation que de soutenir une telle assertion. Mais dépassionnons le débat. Finalement, je présente toutes mes excuses aux racistes que j’ai tant combattus et dénoncés depuis ma tendre enfance. On m’a vite appris à détester l’Afrique du Sud sous l’apartheid, l’Amérique suprématiste blanche, le colonisateur blanc etc.
Dans cette démarche, je n’ai pu m’empêcher d’aller me recueillir sur les hauts lieux de la traite des noirs sur le continent : Gorée au Sénégal et El Mina au Ghana. Mais au fait, l’enfer c’est toujours l’autre disait le philosophe. Nous sommes tendres avec nous-mêmes et trop exigeants avec les autres. Ne me faites surtout pas dire ce que je n’ai pas dit. Ne tronquez surtout pas mes propos. Si vous devriez me reprendre, citez-moi dans le respect des conventions académiques et universitaires. Dans mon analyse, j’en viens à conclure que le racisme est victime de sa surmédiatisation : Il n’est peut-être pas si mauvais qu’on le pense. En effet, il se nourrit en grande partie des préjugés et de la peur de l’autre souvent présenté à tort comme malédiction et démon. L’ignorance aidant, le raciste se croit supérieur et regarde son vis -à- vis avec une certaine condescendance. Cependant, ses idées ou constructions préétablies et préconçues se délitent petit à petit dès qu’il a l’occasion de côtoyer l’autre. Il en vient au regret et même des fois au mea-culpa : on m’a dit. J’ai appris que … Il paraît que etc. On comprend alors que c’est la distance qui nourrit et entretient le racisme. Le refus d’aller à la rencontre et à la découverte de l’autre. Un éloignement qui n’est pas forcément territorial mais lié à la différence de culturel, de couleur etc. Dès lors une méfiance trop exubérante et excessive entretenue avec une autre communauté risque d’être assimilée à du racisme. Or, nous sommes tous des hommes, l’étranger dans la plupart de nos sociétés fait toujours jaser et est objet de suspicion : la peur de l’inconnu. Mais une fois intégré, l’étranger est assimilé, accepté et regardé avec humanité.
C’est le dénouement d’un long processus de schizophrénie basée sur la stigmatisation de l’autre par ce que différent. Pour preuve, tous les systèmes racistes à travers le monde ont fini par se ramollir : les mariages mixtes autrefois impossibles et même regardés comme des liaisons contre-nature sont devenus un phénomène de mode. Une précision me semble essentielle. Le racisme, ce n’est pas toujours la caractéristique du blanc. C’est malheureusement, l’idée qui habite la plus part d’entre nous. Il existe aussi des noirs racistes nourrissant une haine viscérale vis-à-vis de tout ce qui est blanc ou différent. L’antidote du racisme, c’est à mon sens la tolérance.
L’intolérance conduit à tous les excès et abus : égocentrisme, nombrilisme, xénophobie etc. A contrario, le féodal et sa « victime » appartiennent à la même entité géographique et socioculturelle.
Ils parlent souvent la même langue. Ils présentent des similitudes évidentes comme des vrais jumeaux avec des traits physiques et culturels identiques comme deux gouttes d’eau. La nature n’a pas voulu qu’ils soient différents. Mais, ils s’imposent une différence qui n’existe pas. Une différence qu’ils sont les seuls à voir juste pour asseoir des désirs hégémoniques.
A quelque chose, malheur est bon. Heureusement ! Le raciste les ramène toujours à la raison: il les traite et considère de la même manière. Ils sont logés dans la même enseigne pour lui. D’ailleurs, il ne peut s’empêcher d’en rire, tellement c’est absurde pour lui. En effet, “noble et l’esclave ” dans l’empire féodal présentent et dégagent les mêmes visages et ressemblances. Ce sont deux frères sans fraternité, qui se côtoient et occupent le même espace communautaire stratifié et inégalitaire. Ils entretiennent des relations complexes réglées par la naissance valorisante pour l’un et dévalorisante pour l’autre. Ils ne peuvent jamais être des parents. Ils ne se “marient jamais ensemble”. Ce sont deux mondes qui se côtoient mais ne se rencontrent jamais. Les places, les statuts, le rang, le classement, sur l’échiquier communautaire sont du ressort de l’héritage. Aucune perspective de réhabilitation, de reclassement et même de rectification n’est envisageable pour ceux qui sont placés depuis des générations au bas de l’échelle. Tout est fait pour maintenir chacun dans sa classe. Tout est reproductibilité, calque, fidélité et nostalgie du génie ancestral. Imaginez, une société où le travail, la compétence, l’érudition, la réputation, la probité, la vertu et la sagesse par opposition à la « noblesse héritée » ne sont pas considérées comme des vecteurs d’accession au nom du respect d’une tradition. En dépit de leur pluralité et diversité culturelles, les sociétés humaines sont par essence dynamiques. Elles ne peuvent pas être figées. En effet, l’homme est désir de perfectibilité : il cherche toujours à changer de situation, à s’améliorer et à s’adapter. Le temps, l’environnement, le contexte autant d’éléments endogènes et exogènes imposent leur rythme et cadence. Une musique qu’il faut apprendre à danser au risque de disparaitre, d’être frappé d’anachronisme ou de se faire passer pour un plaisantin.
Ainsi, le raciste au contact avec la réalité à mille et une chances de se repentir. Au contact de la vérité, les préjugés s’effondrent et s’écroulent. En revanche, le féodal est partisan de l’éternel statuquo, de la continuité d’un patrimoine tombé du ciel, sans jamais chercher à comprendre l’origine et la source, la moralité ou l’immoralité, la pertinence et la justesse. Je m’en tiens à mon acquis. C’est tout ! C’est de l’égoïsme surdimensionné doublé de narcissisme. Dans le contexte de notre pays, on critique vertement à longueur de journée et ce de manière infatigable « le racisme blanc » qui résulterait de la peur, de la différence et des conflits inhérents à une scène nationale traversée par plusieurs intérêts et parfois des réalités opposés, divergents ou contradictoires qui peinent souvent à s’accommoder. Normal quand on est différent ! Mais comment expliquer qu’un descendant d’esclave noir ait plus de chance à épouser « une blanche » qu’une femme de sa propre communauté au nom d’une tradition ? Sachant qu’ils parlent la même langue, appartiennent à la même entité géographique, socioculturelle et historique. Soyons logique. Arrêtons de jeter la pierre sur l’autre. Le combat pour la liberté est global, systémique et cohérent. Il ne peut intégrer des cas particuliers. C’est une règle qui n’admet pas d’exceptions. La féodalité qui crie au racisme, c’est courant dans mon pays. C’est l’hôpital qui se moque de la charité. A l’école primaire, l’une des nombreuses chansons que j’apprises disait : “Jamais l’on verra la queue d’une sourie dans l’oreille d’un chat». Cette phrase résume à elle seule le conflit sans fin entre chat et sourie. Qui ne connaît pas le malin plaisir du chat à terroriser la sourie? Mais pourtant, ces deux animaux élevés ensemble deviennent des amis et même des complices au point de voir la queue de la sourie dans la gueule du chat sans risquer de se faire manger. Les bêtes arrivent à apprivoiser leur côté grégaire, sauvage et bestial pour s’adapter aux conditions imposées par l’élevage. Or, dans les sociétés féodales, « le noble et l’esclave » ont dans la plus part des cas grandi ensemble. Ils se sont partagés et même échangés” les choses les plus intimes” mais ils ne peuvent envisager une relation plus humaine. Il leur est impossible d’envisager une amitié d’homme à homme, une véritable parenté : leur rapport reste celui de dominant et de dominé, d’inférieur et de supérieur. En effet, dans cette relation l’un des acteurs est incapable de tendre la main à son « alter égo », de se mettre à sa place, de comprendre ses préoccupations, par ce que trop attaché au prestige et à un statut évanescent qui n’est plus que l’ombre de lui-même, dessert la communauté au lieu de la servir. Le dialogue, la concertation ou la consultation entre les leaders politiques en gestation doit intégrer cette question- à mon sens fondamental- afin que ces assises ne soient pas juste une occasion pour certains hommes politiques de se donner une nouvelle virginité politique en vue de revenir au-devant de la scène politique nationale. Je vous en prie. Dans votre déballage des problèmes de notre pays, osez parler de l’esclavage, de la féodalité plus discriminante que le racisme souvent accusé de plomber les ailes de la nation mauritanienne. Cette comparaison, à la limite de la provocation est loin d’être insensée. Elle m’a amené à la conclusion que le racisme et la féodalité sont tous porteurs des germes de divisions : ils n’ont point de place dans notre république islamique.
La coordination du mouvement IRA et du parti RAG a entamé hier des journées de concertations et d’échanges entre la direction e la base. Obectif : évaluer la nouvelle approche menée dans le cadre de l’apaisement avec le pouvoir, un processus enclenché il y a plus de deux ans avec l’arrivée du président Ghazouani aux commandes.
Ces 3 journées dont la première s’est tenu ce mercredi 08 septembre à Nouakchott Nord sont supervisées par le président Birame Dah Abeid.
Dans son mot introductif Birame a salué le « climat de paix et de coopération positive entre IRA-RAG et le pouvoir de Ghazouani. »
Et de rappeler qu’après les élections présidentielles de 2019 et la fraude qui s’en est suivi à son détriment, des branches du pouvoir et de l’opposition basée à l’étranger avaient concocté un plan diabolique ayant pour objectif une confrontation violente et sanguinaire entre mauritaniens. Ce plan dit-il a foiré car nous avons choisi le camp du peuple.
Nous avons donc choisi d’éviter l’effusion de sang et la guerre civile car c’est nous qui détenons la force populaire, la jeunesse dynamique et les deux dernières élections présidentielles l’ont prouvé, ajoute-t-il. Et de poursuivre en affirmant, c’est à nous de protéger les mauritaniens en usant de moyens pacifiques.
Et Birame de saluer la nouvelle atmosphère qui permet à IRA/RAG de consolider son emprise, d’avoir l’oreille du pouvoir et partant de mieux défendre les intérêts des populations.
Ainsi IRA ne fait plus face à la répression à l’emprisonnement et aux procès politiques. Beaucoup d’avantages ont été souligné, des progrès notoires et une scène apaisée. C’est là le point de vue de IRA.
Mais face à cette approche il y a des gens qui disent que IRA a perdu son âme en pactisant avec le diable.
Ces journées de concertations constituent un message pour la classe politique et pour le pouvoir. Et comme ont eu à le souligner les différents intervenants les rencontres avec Birame dans les bureaux sont insuffisants.
Ainsi Mahfoud Habib,Mohamed Samba, Salek Ould Maatala, Hamada Ould Lekhal, Abdallahi Abou Diop, Yeslem Ould Salem, Jibril, Bilal Ould Salem, Amadou Traoré, Salem Ould Sid’Ahmed et bien d’autres cadres et militants de IRA/RAG ont tous salué la main tendue du pouvoir mais l’ont jugée insuffisante.
Les intervenants s’impatientent notamment pour la légalisation du mouvement IRA et du parti RAG. Ils ne comprennent pas pourquoi toutes ces tergiversations de la part du pouvoir.
Ils ont aussi réclamé l’instauration de la justice, l’accès aux centres d’enrôlement, la lutte contre l’esclavage, les inégalités, les prix.
Les cadres et militants ont invité le pouvoir a profiter de l’occasion pur lâcher du lest.
Face à ce qu’ils considèrent comme un immobilisme ils menacent de renouer avec la rue, une menace qui exprime un ras-le-bol et qui sonne comme un avertissement.
Notons qu’une journée de concertation similaire se tiendra cet après midi à Sebkha.
Le Conseil des Ministres du mercredi, 08 septembre 2021 fera date dans la mémoire des habitants du Guidimakha et en particulier ceux de Wompou. En effet, l’arrondissement de wompou vient d’être érigé en Moughata.
A cette occasion, en ma qualité de président du Conseil Régional du Guidimakha et ressortissant de Wompou, je ne peux m’empêcher d’exprimer toute ma gratitude au président de la république, Mohamed Ould Cheikh ElGhazouani pour sa clairvoyance et sa capacité à concevoir des politiques de gouvernance pertinentes et inclusives en vue de mieux servir les citoyens.
En procédant à ce nouveau découpage administratif, monsieur le président de la république, vous veniez de satisfaire une veille doléance des populations du Guidimakha longtemps exprimée mais jamais réalisée.
En érigeant wompou en Moughataa, Monsieur le président de la république, vous amenez nos populations à mesurer la portée de vos politiques d’aménagement territorial arrimées à celles de la décentralisation et de déconcentration dans le but de rapprocher les services publics des citoyens.
Grâce à ce reclassement administratif, Wompou entend devenir un pôle de développement socioéconomique et bénéficiera de tous les services publics inhérents à un département pour le grand bonheur de ses habitants.
Les populations laborieuses et patriotes du Guidimakha et de la Moughataa de wompou, monsieur le président de la république vous seront à jamais reconnaissantes pour cet acte qui ouvrira, assurément de nouvelles perspectives de développement et de progrès pour elles, tout en rehaussant leurs chances et capacités d’implication et de participation à la conception et l’élaboration des politiques publiques plus proches de leurs préoccupations.
Le gouvernement mauritanien a approuvé mercredi une décision créant 6 nouvelles moughatas dans le pays, selon les sources de Sahara Medias.
Selon celles-ci il s’agit de N’Tekane, Lexeïba, Adel Begrou, Touil, Wompou et Maal.
Ces nouvelles moughatas qui étaient auparavant des arrondissements portent désormais à 62 le nombre de moughatas dans le pays, réparties entre les 15 wilayas.
Le gouvernement mauritanien a annoncé mercredi de nouvelles mesures destinées à fixer les prix de certains produits de première nécessité de 10% par rapport aux prix initiaux.
Lors de la conférence de presse des membres du gouvernement le ministre des pêches et de l’économie maritime, ministre du commerce par intérim, Dy O. Zeine, a dit que ces mesures représentent une baisse importante des prix et qu’elles seront applicables dès jeudi, sur l’ensemble du territoire national.
Le ministre a ajouté que la différence des prix à Nouakchott et à l’intérieur du pays va se limiter au prix du transport qui sera extrêmement limité.
Ould Zeine a ajouté que le gouvernement a chargé une commission de suivre les prix, demandant aux citoyens de contribuer à cette opération en informant les autorités chaque fois qu’ils constatent des spéculations sur les prix.
Ci-dessous les anciens et les nouveaux prix des produits concerné :
Sucre : 260 le kg au lieu de 300, soit une réduction de 2000 MRO sur le sac Blé : baisse de 500 MRO ce qui ramène le prix du KG à 145 MRO au lieu de 155 Riz importé 1ère catégorie : réduction de 2000MRO sur le sac ce qui ramène le kg à 360 MRO au lieu de 400 MRO Riz importé 2ème catégorie réduction de 1500 MRO sur le sac, soit 320 MRO le kg au lieu de 350. Riz local 1ère catégorie réduction de 2500 MRO sur le sac soit 300 MRO au lieu de 350 MRO Riz local 2ème catégorie réduction de 2250 MRO le sac soit 275 MRO le kg au lieu de 320 MRO Huile le bidon de 10 passe de 800 MRO à 660 MRO les 3 catégories de lait en poudre : 1100 MRO le kg au lieu de 1600 MRO 800 MRO le kg au lieu de 1400 700 MRO le kg au lieu de 1200 MRO poulet importé (cuisses) 700 MRO le kg au lieu de 800 MRO poulet entier importé 900 MRO le kg au lieu de 1100 MRO La viande rouge : le kg de la viande de caprins 2200 MRO au lieu de 3000 MRO La viande de bœuf et de chameau : 1700 MRO au lieu de 1900 MRO.
Le Conseil des Ministres s’est réuni le mercredi 08 septembre 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.
Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :
– Projet de décret portant création et délimitation de la Moughataa de Adel Begrou dans la Wilaya du Hodh Echragui.
– Projet de décret portant création et délimitation de la Moughataa de Touil dans la Wilaya du Hodh Gharbi.
-Projet de décret portant création et délimitation de la Moughataa Lexeiba dans la Wilaya du Gorgol.
-Projet de décret portant création et délimitation de la Moughataa de Maal dans la Wilaya du Brakna.
-projet de décret portant création et délimitation de la Moughataa de Tekane dans la Wilaya du Trarza.
-Projet de décret portant création et délimitation de la Moughataa de Wompou dans la Wilaya du Guidimagha.
Le Conseil a également adopté un projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n° 2017-132 du 20 novembre 2017 accordant le permis d’exploitation n° 2480 C2 pour les substances du groupe 2 dans la zone de Tijirit (Wilaya de l’Inchiri) au profit de la Société Tijirit Recherche Exploration (TIREX).
Le Conseil a, en outre, adopté des projets de décrets accordant des permis de recherche pour les substances des groupes 1 et 2 au profit de la SNIM-SEM au niveau des Wilayas de l’Adrar et de l’Inchiri.
Il a, enfin, adopté des projets de décrets accordant certains permis de recherche pour les substances du groupe 2 au niveau de la Wilaya de Tiris-Zemour à la Société EMIRAL MINING-SARL.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Le Ministre des Pêches et de l’Economie Maritime a présenté une communication relative aux grands axes de la politique du secteur des pêches et de l’économie maritime.
Cette communication fait le diagnostic des insuffisances de la stratégie du secteur des pêches et de l’économie maritime en vigueur depuis juillet 2020 et esquisse les grandes lignes d’une nouvelle politique tendant à améliorer les performances et l’impact de ce secteur vital, notamment à travers une prise en compte plus effective de ses différentes composantes maritime, continentale et économique.
Le Ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement a présenté une communication sur les principaux aspects du festival des Cités du Patrimoine.
Cette communication vise une refondation du festival des villes anciennes, en tirant les leçons des précédentes éditions et en corrigeant certains dysfonctionnements constatés à ce niveau dans le but de favoriser l’atteinte des résultats stratégiques escomptés en matière de développement culturel.
Pour faire face à l’augmentation récente des prix des denrées de première consommation et atténuer leurs effets sur les populations, le Gouvernement a décidé de mettre en œuvre une série de mesures comprenant l’administration des prix desdites denrées y compris la viande , l’augmentation de l’approvisionnement des boutiques Taazour, l’augmentation et la diversification des variétés de poisson distribuées et enfin la mise en place d’un dispositif rigoureux de suivi pour s’assurer du respect et de l’application effective et permanente de ces mesures.
Par ailleurs, suite à la tendance à la baisse des cas du COVID-19 et dans le souci d’alléger le poids des mesures de restrictions sanitaires sur les populations, le Conseil a décidé de reculer le couvre-feu à minuit, à compter de ce soir, tout en invitant les populations à maintenir les gestes barrières et à se faire vacciner.
Enfin, le Conseil a pris la mesure individuelle suivante:
Ministère de la Transition Numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’Administration
Etablissements Publics
Société Mauritanienne des Postes (MAURIPOST)
Directeur Général: Alioune Ould Issa, précédemment Chargé de mission au Cabinet du Premier Ministre.
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