Tawary – Selon les résultats et les analyses, le nombre d’admis à la première session du baccalauréat toutes les séries confondues est de 3742 soit 8% sur les 46 537 candidats.
Les résultats annoncés, ce vendredi 20 août 2021, en début de journée donnent 3051 candidats à la session complémentaire soit 7%.
Et le nombre de candidats ayant échoué est de 36790 soit 83 % du total. Pour rappel, la session complémentaire est prévue quelques jours. Ces faibles résultats prouvent que le niveau des élèves est très bas.
Nous avons appris que 767 candidats (2%) ont été exclus au courant de la première session pour avoir introduit le téléphone dans les salles d’examen. Tandis que les absents sont au nombre de 2237 soit 5%.
Le ministre de l’Éducation, Maa El-ainine Ould Eyih, a déclaré que le secteur s’emploie à adopter une nouvelle gouvernance dans le domaine de l’éducation, qui comprend les uniformes scolaires obligatoires, la rationalisation de la cartographie scolaire, le développement des infrastructures, la fourniture de manuels et le lancement d’un projet visant à valoriser la profession de l’enseignant aux fins de résoudre les problèmes soulevés par les enseignants, notamment le problème des prestataires de services éducatifs, en organisant un concours conforme à la loi sur la fonction publique.
Le ministre a fait cette déclaration hier en commentant un projet qu’il a soumis au Conseil des ministres concernant les préparatifs de l’ouverture de l’année scolaire.
Le ministre a énuméré ce qui avait été accompli dans le domaine des infrastructures, indiquant que 2 000 classes scolaires avaient été construites, dont 1 000 avaient été réceptionnées à ce jour, en plus de la modernisation d’un système d’information pour la gestion du secteur.
Il a indiqué que le ministère est en train de lancer une consultation pour un nouveau système d’éducation après son élaboration.
Le ministre a reconnu qu’il existe des lacunes – malgré ce qui a été réalisé – résultant d’accumulations antérieures, telles que l’absence d’une politique scolaire et la nécessité de restaurer et de réhabiliter de nombreuses écoles, soulignant que des travaux sont en cours pour résoudre ces problèmes dès que possible.
Dans un hôtel à Nouakchott, ce 18 août 2021 le député mauritanien Biram Dah Abeid (président des réseaux IRA-Mauritanie) a pris part à une conférence de presse auprès de l’association qui défend les droits légitimes de personnes albinos en Mauritanie. Dans une prise de parole, le député BDA a exprimé son soutien résolu à l’association et assurant qu’il va plaider leur cause pour une intégration soutenue et la prise en compte de leurs spécificités dans tous les domaines de la vie sociale et professionnelle.
Mon professeur de philosophie aimait le dire : la crise des valeurs est le mal de notre époque.
Mais cette crise des valeurs est souvent perçue et lue sous un prime réducteur : celui de la déchéance morale, de la dépravation des mœurs, du culte du matériel au détriment « des choses de l’esprit » et bien sûr la banalisation de la vie humaine.
Mais à la suite de mon professeur, quelques années plus tard ayant acquis la maturité, j’ajoute à cette tentative de définition, comme pour le compléter, sans prétention, que la crise des valeurs c’est l’anéantissement de l’humain par l’inhumain.
C’est également la corruption de l’intellectuel, figure emblématique du savoir ; celui-là même qui est censé être au-dessus de la mêlée. Mais hélas.
La crise que traverse nos sociétés, aujourd’hui dans le monde, et plus vrai encore en Afrique au sud du Sahara, peut ainsi être nommée : la déchéance de l’intellectuel.
Une classe devenue maudite, indigne, aphone et atone notamment sur des sujets majeurs qui touchent la société.
Incompréhensible, Inacceptable. Ces avant-gardistes de la société sont « corrompus » jusque dans l’âme au point de devenir lâches, irresponsables et impertinents par leurs prises de positions ambiguës, indignes…
Les intellectuels africains. Pas tous. Heureusement !
Il en existe des perles rares en voie d’extinction, assurément les derniers survivants d’une autre époque.
Ceux-là sont discrets et vivent dans l’austérité mais honorent tout leur contrat avec la société et avec la Communauté scientifique.
Mais ils ne sont pas médiatisés, les cours qu’ils professent n’accrochent pas une société friande de sensationnel. Il y a maintenant, l’image la plus imposante de l’intellectuel africain.
Au plan du casting, l’intellectuel africain a un talent stratosphérique.
C’est souvent quelqu’un qui a fait de « bonnes études » et sortant des grandes universités de ce monde. Il est bardé de diplômes : la tête bien pleine mais loin d’être bien faite. Il est consultant international. Il occupe des chaires universitaires. Il fait la une des journaux et est l’invité favori des plateaux de télévisions.
Il a soutenu plus d’une thèse de doctorats. Il est souvent fonctionnaire international et se permet même de défendre les droits des minorités loin de chez lui, notamment lorsqu’il est avocat.
Mais malgré, ce background impressionnant, tous ces mérites et distinctions, l’intellectuel africain est décevant, par ce qu’investi pour défendre des causes injustes, tribales, claniques, discriminatoires ou despotiques.Son audience et sa notoriété restent cosmétiques, snobs et sans réel intérêt pour la société.
Sans transition, voilà qui m’amène à parler des « intellectuels » soninké qui sont incapables d’avoir de la hauteur et prendre une position honorable par rapport à la problématique de l’esclavage par ascendance qui mine leur société à travers plusieurs territoires de l’Afrique de l’Ouest.
Un intellectuel à quoi ça sert ?
C’est d’abord dénoncer les injustices, les abus.
C’est se mettre du côté des plus faibles et de la vérité.
C’est oser renoncer à ses propres avantages.
C’est s’attaquer aux tares sociales en vue de changer les mentalités et les comportements.
C’est tirer vers le haut la société. C’est adopter en tout temps et en toute circonstance des positions impartiales, courageuses et désintéressées.
C’est déconstruire les dogmes imposés par le poids du temps et de l’ignorance.
Ainsi défini, grâce à la constance et la fidélité à ces valeurs, conduite, attitude et aptitude, l’intellectuel en vient à construire, une légitimité gage de sa crédibilité, plaçant ainsi son art et son éthique au-dessus de tous.
L’intellectuel est partisan du mérite et du surpassement.Il appartient à une communauté élitiste et ouverte, pourvu qu’on fasse ses preuves pour y pénétrer. C’est la seule condition. C’est une espèce de panthéon qui restera fermé devant les apprentis intellectuels.
Les intellectuels, ce sont des hommes et des femmes décomplexés, critiques et débarrassés des dogmes de la pensée dominante.
L’observance de la société Soninké montre avec désolation des attitudes éhontées chez les « intellectuels », notamment du Guidimakha sur la question de l’esclavage coutumier.
Pour la plus part du temps, ils se cachent derrière un silence coupable et lâche. C’est peut-être les moins dangereux.
En revanche, certains se font remarquer tristement en s’affichent avec des propos provocateurs faisant l’apologie de la féodalité, s’ils n’appellent pas à la haine ou à la guerre.
En coulisse, ils participent même dans une certaine mesure, à des cotisations destinées au financement d’activités féodales ou controversées.
La troisième catégorie, optent pour la politique de l’autruche en soutenant honteusement que chez les Soninké, tout va bien. C’est « le meilleur des mondes » : ce sont les négationnistes.
Le quatrième groupe, très minoritaire est blessé dans son orgueilleux soninké, en raison de la bassesse du niveau des débats et essaient de rapprocher les positions en appelant les parties à la raison mais seulement dans des espaces clos et peu fréquentés. Ils ont peur de la sanction de l’opinion, d’être jugé.
Du coup, ils parlent peu. En effet, le contexte est délétère si bien que les propos sont souvent déformés, mal rapportés ou interprétés volontairement pour nuire.
Ces modérés sont souvent les victimes d’un procès d’intention : ils sont traités de « collabos » par les deux bords, notamment les partisans d’un Guidimakha éternellement féodal et ceux d’une rupture quel qu’en soit le prix à payer : la déconstruction à coup de marteau et de bulldozer.
Il y a également les « complexés ». Ces derniers prônent pour le renoncement à tout héritage soninké : la rupture totale. Il faut formater la mémoire sociale de la société par ce qu’à leurs yeux le passé est encombrant et trop gênant.
Ces gens-là n’hésitent pas à changer leur état civil, à opter pour les mariages mixtes afin de se dissoudre dans une autre société, peut-être plus accueillante.
Cette situation a beaucoup fait saigner la société soninké dans un contexte démocratique où la démographie reste un argument concurrentiel.
Une véritable hémorragie qui a affaibli la communauté soninké plus que jamais désunit, incapable de s’entendre même lorsqu’il est question de développement.
Ainsi, les bailleurs ou partenaires au développement préfèrent aller investir dans d’autres territoires où les contradictions sont moins marquées.
Au plan politique, ces adversités sont un atout pour les autres concurrents politiques qui en profitent pour se positionner : conséquence, les soninkés essuient souvent des revers politiques déconcertants dans leurs propres fiefs.
Les soninkés n’ont jamais cherché à évaluer ou à faire le bilan des dommages qu’engendre cette déchirure, une opération d’exsanguination qui fragilise davantage la communauté soninké dans un pays où les places sont marquées ethniquement autour de la mangeoire : le gâteau national.
Par ailleurs, la communauté soninké a souvent perdu des hommes et de femmes dotés de qualités exceptionnelles et de moyens incommensurables capables de tirer vers le haut la société, s’ils étaient acceptés avec plus de dignité et de respect.
La dernière catégorie d’intellectuels soninkés a mal dans son âme et dans sa chair car résignés au silence et au statut de spectateur par ce que tenus par le devoir de réserve. Ce sont-là les profils les plus marquants des intellectuels soninkés. Beaucoup se reconnaitront dans ces portraits.
L’intellectuel soninké est dès lors ambigu, insondable, perfide, sournois et irrationnel.
J’en ai connu admirateurs inconditionnels du leader abolitionniste Biram Dah Abeid tant qu’il dénonçait la condition de la composante Haratine et négro-mauritanienne.
Désormais rien ne va plus entre ces gens-là et le président d’IRA. Parce qu’il s’est intéressé à ce qui se passe chez les amis Soninkés. Crime de lèse-majesté.
Les Soninkés sont une catégorie intouchable. Eux, peuvent se permettre de parler des autres. Mais le contraire n’est pas toléré. Rire ! Mais on est dans une république.
Permettez-moi, les puristes, de tordre le coup à la définition classique de l’intellectuel, puisse qu’on parle du Guidimakha soninké, empêtré plus que jamais dans une mutation sociale imposée par le temps, pour y intégrer les hommes politiques, les leaders d’opinions, les détenteurs de la science religieuse etc.
Ils ont tous une grande part de responsabilité dans ce chaos, par ce qu’ils n’ont pas su mettre leur science, leur position et leur aura au service de l’intérêt général.
En effet, la science n’est pas complaisante, c’est « le désert des valeurs » disait le philosophe.
Pas besoin d’envoyer des observateurs au Guidimakha. Il y a dans cette société des inégalités et des injustices criantes liées à la naissance. Appelez-les comme vous voulez : esclavage coutumier, esclavage par ascendance, descendants d’esclaves, séquelles de l’esclavage etc. C’est une guerre sémantique sans intérêt. Allons à l’essentiel ! Une chose est sûre. Ces différentes dénominations renvoient désormais à une stigmatisation : elles sont devenues blessantes, dévalorisantes et s’inscrivent dans une volonté de classification et d’hiérarchisation catégorielles basées sur la naissance.
Honte à ces faux intellectuels. Intellectuels d’une classe contre une autre. Intellectuels communautaires, intellectuel pyromane, intellectuel d’une idéologie et d’une tradition affreuse.
Intellectuel du conformisme et du statut quo éternel mais seulement au niveau de leur bled et villages. Alors qu’à l’échelle nationale, ils réclament la démocratie et le changement.
A ceux-là, j’ai envie de dire qu’ils sont pris en otage par les dogmes d’une société frileuse et grincheuse face au moindre changement.
Tout ce qui est obtenu par la voie de la facilité, la tricherie,la tromperie, la malhonnêteté, la force est contestable et finira toujours par être contesté.
C’est un « droit » controversé qui s’étiole avec le changement de contexte et de rapport de force.
Un intellectuel, appartient à l’humanité. Il défend des causes justes. Ils ne dénoncent pas à la carte l’arbitraire, ses humeurs ne sont pas à géométrie variable.
Comment comprendre qu’un « intellectuel » puisse dénoncer sans gêne et sans état d’âme la gestion de la Mauritanie depuis l’indépendance, en parlant d’apartheid et de racisme d’état alors que dans son village, il cautionne et soutien les pratiques esclavagistes sous couvert de respect des traditions ?
Dans ces villages soninkés, les descendants d’esclaves n’ont pas toujours droit à la terre. Désormais l’accès à la terre cristallise tous les différends entre anciens esclaves et anciens maitres, ces derniers continuent de s’accrochant inlassablement à un titre de noblesse évanescent.
L’accès à la propriété foncière, reste désormais l’unique moyen de pression de la classe féodale décadente et en décrépitude pour contraindre « les autres » à accepter le statu quo.
Mais la liberté est le meilleur des pains.
La nature humaine est d’une complexité hallucinante.
On a vu tous ces Noirs, parmi eux les disciples invétérés de l’ordre féodal terrifiés, abasourdis et révoltés par la violence policière aux Etats unis, avec la mort atroce de George FLOYD par un policier raciste blanc.
Ces mêmes « intellectuels » trouvaient insupportable, répugnant et épouvantable le marché aux esclaves en Libye avec les images de populations africaines dans un enclos et vendues comme du bétail.
Ces exemples sont à mon sens suffisants pour expliquer la malhonnêteté déroutante de nos « intellectuels » qui sont prompts à défendre des causes marchandables et vénales comme des tueurs à gage prêts à ouvrir le feu.
Ce n’est vraiment pas le portait de l’intellectuel que mon professeur m’a dressé, il y a trente ans.
Il disait avec éloquence, certitude et suffisance dans une salle de classe acquise et conquise avec sa rhétorique envoutante que l’intellectuel, c’est avant tout un rôle social.
Il n’a pas de passeport. Il n’a pas de nationalité. Il appartient à la terre : C’est un citoyen du monde.
Il ne compare pas les injustices en fonction de leur auteur.
Sa mission est de les combattre d’où qu’elles puissent venir.
Cher professeur, la déchéance que connait notre société est celle de nos élites.
Des élites débauchées, incapables d’anticiper et en mal d’inspiration.
Regardez partout sur le continent, ces « intellectuels » vendus qui tronquent, assassinent et prostituent la démocratie en faisant recours à des discours aux accents maléfiques et artificiels pour justifier le tripatouillage de la Constitution, la loi fondamentale dans nos Etats.
Ces mêmes universitaires s’empressent de défendre les coups d’état, se mettent du côté des militaires qu’ils pérennisent au pouvoir pour défendre des intérêts périssables.
Un intellectuel selon la définition de mon professeur, défend des valeurs et des principes qui sont par essence universels, non périssables et atemporels.
Le constat est sans appel : nos intellectuels ont échoué.
Dès lors, que dire des sages et des justes qui avaient pour cadre l’arbre à palabre : la sagesse africaine.
Pendant longtemps, dans nos cours de littérature orale, nos professeurs vantaient la société traditionnelle africaine qui était à l’écoute des sages. Tout y était rose.
Mensonge et nostalgie. C’était une pure construction théorique. Cher professeur ! Respect.
Je comprends, le contexte de la naissance de cette littérature d’opposition et de résistance à la table rase préconisée par la féodalité des suprématistes blancs.
Elle ne pouvait fonder sa thèse qu’en présentant l’Afrique précoloniale comme un paradis terrestre en minorant ses nombreuses tares.
Pour une fois, cher prof, vous nous avez transmis des recettes. Ce n’est pas grave.
En effet, dans d’autre cours, nous avons été initiés à la critique, à l’analyse scientifique pour ne pas tomber dans le culte et le conformisme : l’ennemi de la culture.
Revenons à notre sujet.
La société soninké est aujourd’hui menacée par son propre monstre qu’elle a enfanté. Un monstre rampant qui a pourtant averti mais personne ne l’a pris au sérieux.
J’ai longtemps compté sur la sagesse de la gérontocratie : dans nos villages, chaque vieillard est une bibliothèque, ne dit-on pas.
Où sont ces justes pour éteindre le feu ?
Ils sont pourtant-là. Mais la sagesse dont ils sont porteurs souffre d’absence de rationalité. C’est une sagesse arrimée à la société féodale : elle est trop légaliste, elle n’est pas discursive et encore moins critique. C’est une sagesse victime de son excès de paternalisme. Elle ne cherche pas à convaincre mais vous amène à accepter même au prix de la compromission.
C’est une sagesse qui n’a de moyens et d’ambitions que d’asseoir, justifier et légitimer l’autorité.
Ses limites sont connues : autoritaire, réfractaire à tout changement et trop idéaliste.
Elle ne peut intégrer, la flexibilité ou encore la tolérance du fait de sa nature et son caractère figée dus à la spécificité de son discours, incapable de s’adapter et de s’ouvrir. Elle se fonde sur des idées reçues et des recettes.
Au Guidimakha pendant que les Soninkés s’entredéchirent, pour « s’anoblir » d’autres acteurs se repositionnent : le territoire est par essence une arène.
La solution, croyez-moi ne viendra pas d’ailleurs.
Aucun élément extérieur ne vous sortira de cette mauvaise pente.
Un jour vous reviendrez honteusement à la raison lorsque vous aurez tout perdu : respectabilité, dignité, honneur, fortune et noblesse. Trop tard. Les blessures seront trop profondes et les plaies difficiles à panser.
Et puis, vos contradictions, adversités absurdes et orgueilleuses vous conduiront vers le chaos en révélant au grand jour vos faiblesses et vulnérabilités : le Talon d’Achille de toute une société.
Sahara Médias – La présidence mauritanienne a adressé une invitation aux partis politiques membres de la coordination des partis représentés au parlement afin d’assister à une réunion avec le président de la république Mohamed O. Cheikh Ghazouani ce mardi au palais présidentiel, selon les sources de Sahara Medias.
Selon nos sources l’invitation a été adressée aux responsables des partis politiques de la coordination : l’UPR, union des forces populaires, (UFP), union pour la démocratie et le progrès, APP, alliance nationale pour la démocratie, RFD, Tewassoul, Al Qarama, le parti du mouvement des jeunes, parti du dialogue, Sawab, et le parti avant-garde des forces de changement démocratique.
Il n’a pas été adressé d’invitation ni au parti rassemblement national pour la réforme et le développement (Tewassoul) ni au parti alliance pour la justice et la démocratie/MR qui se s’étaient retirés auparavant de la coordination.
Les mêmes sources croient savoir qu’au cours de cette rencontre, le président Ghazouani appellera au lancement de la concertation nationale, conformément à la feuille de route approuvée par la coordination des partis politiques représentés au gouvernement en mars dernier.
Le président de l’UFP, Mohamed O. Maouloud, dans une précédente déclaration à Sahara Medias, avait révélé que le président de la république appellera, dans quelques jours, à une concertation nationale à laquelle prendront part tous les acteurs politiques.
L’arrivée au pouvoir de MohamedCheikh Ghazouani en 2019 avait suscité un espoir de renouveau au sein de larges couches populaires comme au sein de la classe politique et de la société civile, éprouvées par dix ans d’une politique de pillage systématique, de répression et de chasse aux sorcières contre les opposants. Les déclarations d’intention généreuses et l’atmosphère propice créée suite au climat d’apaisement politique entre pouvoir et opposition avaient fait espérer un changement dans le traitement des problèmes structurels et d’autres conjoncturels, qui menacent dangereusement l’existence même de la Mauritanie. Après deux ans d’exercice du pouvoir, force est de reconnaitre que les espoirs sont déçus, que la rupture souhaitée n’est pas au rendez-vous, et que la crise multidimensionnelle dans laquelle se débat le pays reste entière. En effet, le Pays demeure confronté à des défis majeurs, au premier rang desquels se situe celui de l’unité nationale qui reste un vœu pieux ; unité nationale mise à mal par des politiques étatiques de discrimination et d’exclusion sur la base de l’appartenance ethnique et raciale. L’exclusion de la composante négro-africaine prend des proportions d’une telle ampleur que la diversité ethnique et culturelle du pays s’en trouve quasiment remise en cause. L’esclavage et ses séquelles, malgré la batterie de lois criminalisant cette pratique d’un autre âge, continuent de gangréner l’ensemble des composantes de la société mauritanienne. La composante haratine, qui n’en est que la face la plus visible, est massivement maintenue dans l’ignorance la plus totale et continue d’être exploitée comme masse laborieuse. Enfin, les couches les plus démunies de la communauté beydane rejoignent peu à peu les exclus du système. De fait, le reflexe du repli identitaire, engendré par les politiques publiques, qui s’est particulièrement illustré avec les dernières élections, est plus exacerbé que jamais, minant ainsi profondément les fondements mêmes du pays. D’autres problèmes, non moins aigus, continuent de freiner le progrès de notre pays. Il en est ainsi du clientélisme et du tribalisme, érigés en mode de gouvernance, de la gabegie et de la corruption dans toute leur ampleur. Les prix des denrées de première nécessité flambent au point que beaucoup de mauritaniens souffrent terriblement et n’arrivent même plus à assurer leur pitance quotidienne. Le système éducatif, en totale déliquescence, attend toujours la réforme devant réhabiliter l’école publique et républicaine. Les rues de nos centres urbains sont devenues des terreaux de la délinquance et du banditisme, livrant le citoyen à l’insécurité la plus totale. Le secteur de la justice, -fléau du pays et symbole par excellence de l’injustice, dans sa composition comme dans son fonctionnement – demeure plus que jamais inféodée à l’exécutif. La gestion de la pandémie de la Covid-19 engloutit des ressources financières énormes dans l’opacité la plus totale. Les experts en matière de changement climatique alertent, en vain, sur les dangers encourus par Nouakchott avec la montée du niveau de la mer. La capitale, qui ploie sous le poids des ordures, souffre également de l’absence d’un réseau d’assainissement digne de ce nom. On assiste, par ailleurs, depuis quelques temps, comme par glissement, à la restriction des libertés publiques et l’étouffement de toute forme de protestation par la répression. Enfin, l’espoir de tenir un véritable dialogue, pour résoudre durablement les questions d’intérêt national, s’envole au vu des déclarations récentes du Président de la République à l’hebdomadaire Jeune Afrique. Face à la gravité de la situation, Nous, coalitions et partis politiques de l’opposition démocratique, nous sommes retrouvés, dans un élan patriotique, pour en faire une appréciation commune en vue d’alerter sur les dangers qui planent sur notre pays. En conséquence de quoi, Nous :
1 – Tirons la sonnette d’alarme et appelons le gouvernement du Président Mohamed CheikhGhazouani à prendre conscience des dérives et dangers qui nous guettent ;
2 – Insistons quant à la prise de mesures urgentes et immédiates pour l’élimination de toutes les formes de discrimination et d’exclusion dans les politiques étatiques ;
3 – Exigeons l’application rigoureuse de la loi dans la lutte contre l’esclavage et ses pratiques associées ;
4 – Invitons le Gouvernement à s’engager dans une lutte volontariste contre la gabegie et la corruption;
5 – Demandons au Gouvernement d’alléger les souffrances des populations en exerçant un contrôle rigoureux sur les prix des denrées de première nécessité;
6 – Appelons le Gouvernement à lutter efficacement contre l’insécurité, neutraliser les réseaux de la drogue et apporter la quiétude aux populations.
Enfin, les Coalitions et partis d’opposition signataires de la présente déclaration, soucieux de l’édification d’un état de droit et attachés à l’ancrage de la démocratie, en appellent à un sursaut patriotique et à la responsabilité de tous pour l’organisation d’un dialogue national inclusif, serein et sérieux permettant de dépasser cette situation porteuse de tous les dangers, en vue de la refondation du contrat national sur la base de l’équité et d’une véritable justice sociale.
Nouakchott le 16/08/2021
✓ Les Signataires : Al Moustaqbel APP CVE CVE/VR Parti Mauritanien pour la Défense de l’Environnement RAG RNRD – Tawassoul
La lutte contre l’esclavage en milieu Soninké n’est pas encore gagnée. Nous n’admettons toujours pas de façon effective qu’il existe. Pouvons-nous résoudre un problème si nous ignorons son existence ? C’est une lutte universelle pouvant impliquer tout le monde. Mais en société soninké, la tendance est à la méfiance manifeste vis-à-vis de ceux qui s’intéressent de façon engagée à la question. On se refuse à croire à l’évidence que certaines bases sur lesquelles notre société repose deviennent obsolètes et qu’elles ne survivront pas longtemps aux changements des mentalités et à la révolte des esprits.
On dit de nous que nous sommes une société solidaire, vivant en harmonie. Je vais être clair. Ce n’est pas vrai. Et c’est le Soninké que je suis qui le défend.
Ce que j’observe m’inquiète profondément, et croyez-moi, ce ne sont pas des paroles en l’air. Nous paraissons inconscients de la situation chaotique que nous créons autour de nous. Pour reprendre Jean-Christophe Grange, nous semons la haine. Nous récoltons la violence, la vengeance, la mort. C’est l’héritage que nous sommes en train de léguer à la postérité. Sommes-nous prêt à endosser cette responsabilité?
Je pense que la haine a atteint son paroxysme chez nous. Je vais citer, et j’en assume la charge, une de ses conséquences à l’origine des derniers évènements violents survenus dans une localité au Guidimakha. Ceux-là m’interpellent.
A en juger par les images y afférentes qui circulent sur les réseaux sociaux ces derniers temps, sans doute, l’esclavage persiste bel et bien en milieu Soninké. En effet, il s’est une fois encore manifesté par des actes d’une violence inouïe, auxquels s’est livré un groupe de personnes dit de famille noble à l’encontre d’un homme d’extraction servile à Dafor pour un problème foncier.
La violence des images est choquante. De prime abord, c’est elle que nous observons et analysons.
Les conséquences d’une telle violence doivent capter notre attention et on se doit d’en prendre conscience.
Un homme a été frappé, blessé, ligoté et filmé en toute liberté dans un champ. Des enregistrements vidéo, j’ai pu observer la formation d’un spectacle passif et insensible autour de la scène et entendre des voix exprimer avec fierté leur consentement pour le traitement humiliant réservé à l’homme. Cet homme a une identité, un nom, et certainement une femme, des enfants et donc une famille partageant le même espace social que les spectateurs. Nous ne sommes pas en Amérique à l’époque de la traite négrière. Nous sommes à Dafor en 2021.
Je dénonce cette violence d’où qu’elle puisse naître et pour quelque raison au nom de quelque principe que ce soit. Nul n’est au-dessus de la loi et nul principe ne peut transcender la vie d’un homme.
Revoyons nos fondements pour aller de l’avant. Changeons-les s’il le faut et avançons avec le monde.
Nous faisons l’objet d’un laisser-aller, d’un abandon et d’un silence manifestes vis-à-vis de nos responsabilités envers la société. Nous avons, chacun, un devoir à son endroit : celui de veiller à la pérennisation du vivre-ensemble. Il n’est pas encore tard. Agissons !
🔴 TOUS CONTRE LES VIOLENCES SUR LES DESCENDANTS D’ESCLAVES DANS NOS VILLAGES AU GUIDIMAGHA (MAURITANIE).
✓Notre Déclaration par Monsieur Samba Fofana , le vice-président Armepes-France
Le 31 juillet 2021 à #Dafort dans la région du Guidimagha, monsieur Samba Moussa Koné (47 ans) militant anti-esclavagiste du mouvement Ganbanaaxu Fedde, a été sauvagement lynché, assommé et ligoté comme un animal dans un guet apens orchestré par un clan familial issu des milieux féodaux défenseurs des coutumes esclavagistes sur place. Les images atroces de ce forfait abject sur lui ont fait le tour du monde entier, prises et diffusées dans les officines des réseaux sociaux notamment WhatsApp proches du camp féodalo-esclavagiste soninké.
Le seul tort de monsieur Koné est d’avoir rejeté les assignations discriminatoires liées à l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Ainsi sa famille et d’autres familles dans différentes localités villageoises sont visées par diverses atteintes à leurs droits fondamentaux de citoyens notamment par des expropriations de terres, des privations de certains services du domaine public, d’autres pressions sociales et d’harcèlements judiciaires.
Aujourd’hui l’objet de notre manifestation se veut une énième alerte destinée aux hautes autorités de notre pays, au président de la République Mohamed CheikhEl-Ghazouani en personne sur une situation sociale d’une extrême gravité autour des problématiques liées à cet esclavage coutumier dans la communauté soninké au Guidimagha. Avant la criminelle agression sur notre frère Samba Moussa Koné, il y’a eu d’autres événements gravissimes comme le tir à fusil sur 2 jeunes d’une vingtaine d’années Diadie AlyTraoré et Bakary Sankhare à Hamedallaye, l’agression violente par Moto sur notre tante MadjiguiMoctar Coulibaly (61 ans) à Hassi-Chaggar et la lâche attaque sur notre sœur Assata Dicko (40 ans) à Danguerimou il y a quelques semaines . Nous dénonçons cette série de violences graves sur nos paisibles parents qui se sont levés pour retrouver leur dignité humaine et sociale dans la communauté. Ainsi nous appelons :
• à une prise en compte sérieuse de la question par les autorités administratives et judiciaires avec l’application effective des lois pour garantir l’état de droit entre tous les citoyens quel que soit l’endroit sur notre territoire, • qu’une attention aiguisée soit portée aux réseaux de soutiens de cette idéologie sociale de l’esclavage par ascendance dans la diaspora notamment en France. Leurs discours de haine et d’incitation à la violence via WhatsApp contre les familles qui rejettent les humiliantes coutumes dans les villages, ont une grande responsabilité dans ce qui se passe dans nos terroirs.
Le Point Afrique – TRIBUNE. Qu’il s’agisse de la Mauritanie ou d’un autre pays africain, aucune excuse ne doit empêcher que la corruption des anciens chefs d’État ne soit sanctionnée.
Mon respect est immense pour l’œuvre de Tierno Monénembo. Mais son récent « plaidoyer pour Mohamed Ould Abdel Aziz » me semble contestable. Il est certain que les périodes autocratiques sont destructrices et difficiles à réparer. Il est vrai aussi que l’alternance pacifique en Afrique doit être à chaque fois saluée parce qu’elle sauve notre continent de dérives qu’il n’a que trop connues.
Mais il est plus vrai encore que la corruption et les détournements de biens publics ont condamné nos pays à la pauvreté et la dépendance extérieure, qu’ils ont interdit tout sursaut, qu’ils ont spolié nos populations et qu’ils ont souvent bradé nos richesses.
La corruption une vraie menace
Contrairement à Tierno Monénembo, je pense que l’essentiel est là. Pour avoir servi l’État à ma modeste échelle, je sais ce que coûtent l’appât du gain, les conflits d’intérêts et les petites corruptions qui se cachent derrière les grandes.
La démocratie ne peut être mature tant que l’économie n’est pas un tant soit peu purifiée, tant que l’État de droit n’est pas respecté, tant que les activités prévaricatrices ne seront pas punies.
Le risque est grand de tendre vers des régimes antidémocratiques La Mauritanie a indirectement hérité d’une Constitution inspirée de celle de la France, pays qui a fait le choix d’un présidentialisme fort, imprégnée d’un esprit de monarchique.
De fait, chez nous, le risque est grand pour nos dirigeants de tendre vers un régime antidémocratique. « Il est nécessaire de préciser qu’il est actuellement en détention, non pas pour les faits qui lui sont reprochés, mais pour avoir refusé de respecter les conditions du contrôle judiciaire que la justice lui a imposé. »
Une précision est nécessaire concernant l’ex-président Aziz
Il ne s’agit pas ici de condamner l’ancien président Aziz ou de l’absoudre. Ce sera le travail des juges. Seulement, il est nécessaire de préciser qu’il est actuellement en détention, non pas pour les faits qui lui sont reprochés, mais pour avoir refusé de respecter les conditions du contrôle judiciaire que la justice lui a imposées.
Pour l’écrivain Mbarek Ould Beyrouk, l’ex-président Mohamed Ould Abdelaziz « est actuellement en détention, non pas pour les faits qui lui sont reprochés, mais pour avoir refusé de respecter les conditions du contrôle judiciaire que la justice lui a imposées ».
L’ancien président, inculpé suite aux accusations d’une commission parlementaire, se défend des faits qui lui sont reprochés. Il s’est d’ailleurs largement exprimé dans les médias nationaux et internationaux. Demain, il devrait bénéficier d’un procès équitable.
La loi doit s’appliquer à tous et la justice équitablement rendue
Quel que soit son verdict, il est donc essentiel que ce procès se tienne, car le peuple mauritanien mérite que la loi s’applique à tous et que justice soit équitablement rendue. La velléité avec laquelle les avocats d’Aziz invoquent la prétendue immunité absolue de leur client montre le chemin difficile qu’il reste à parcourir pour que l’égalité devant la justice s’inscrive comme une évidence dans les mentalités.
En effet, Aziz considère que le procès est nul et non avenu, car l’article 93 de la Constitution garantirait à l’ex-président l’immunité dans l’exercice de ses fonctions. Se faisant, ils admettent indirectement que les faits de corruption dont il est accusé font partie de la « norme » dans le service des plus hautes fonctions de l’État.
Donc, finalement…
Ainsi, je voudrais dire à ce grand écrivain qu’est Tierno Monénembo qu’il n’est pas normal que la corruption soit un phénomène normal ; les intellectuels africains ne devraient pas l’accepter. Non, l’essentiel n’est pas dans les kermesses politiques, même pas dans les douces passations de pouvoir, mais bien dans la volonté d’apporter une éducation de qualité, un système de santé acceptable et un niveau de vie décent. Pour ce faire, on ne peut pas accepter que les fonds destinés à ces grands objectifs soient détournés par les rapaces.
Mali Actu – A la demande du gouvernement américain, le Mali a donné son accord pour l’extradition de deux terroristes vers les USA.
Par deux mandats d’arrêt délivrés le 20 octobre 2020 par le Tribunal du District Est de New York, la justice américaine a demandé au gouvernement du Mali l’extradition vers les USA de Fawaz Ould Ahmed Ould Ahemeid alias Ibrahim Dix, de nationalité mauritanienne, et de Mimi Ould Baba dit Oumar Yanya de nationalité malienne.
Les intéressés sont poursuivis pour avoir participé aux attentats au Mali, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire qui ont fait des victimes américaines.
Fawaz Ould Ahmed Ould Ahemeid, faut-il le rappeler, était recherché par les Américains pour sa participation aux deux attentats terroristes au profit d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) et d’Almourabitoun. Ces attentats ont eu lieu successivement le 7 août 2015 à l’hôtel Byblos de Sévaré entraînant la mort de treize personnes dont cinq employés des Nations unies et le 20 novembre 2015 à l’hôtel Radisson Blu de Bamako où 22 personnes ont perdu la vie, dont une ressortissante américaine.
Avant sa comparution le mardi 27 octobre 2020 devant la Cour d’assises de Bamako qui l’a condamné à mort, plusieurs sources avaient annoncé son élargissement avec la libération de 204 personnes arrêtées pour faits de terrorisme en échange de Soumaïla Cissé, Sophie Pétronin, Pier Luigi Maccalli et Nicolas Chiacchio.
Cet ancien lieutenant de Mokhtar Belmokhtar est une figure du jihadisme en Afrique. Il est soupçonné d’avoir kidnappé deux Canadiens dans le Centre de Niamey au Niger fin 2008.
Le surnommé “Colosse” en raison de sa construction physique a été arrêté par la Sécurité d’État du Mali en avril 2016 à Baco-Djicoroni en Commune V du district de Bamako après une chasse à l’homme effrénée dans l’ensemble du pays.
Quant à Mimi Ould Baba, sa demande d’extradition a été motivée pour sa participation à l’exécution de deux attentats terroristes le 15 janvier et le 13 mars 2016 successivement à Ouagadougou au Burkina Faso où un citoyen américain a perdu la vie et à Grand-Bassam Côte d’Ivoire au profit d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’Almourabitoun. Ces attentats ont fait 49 morts au total.
Originaire de Tarkint dans la région de Gao, Mimi Ould Baba est décrit par la justice américaine comme un support logistique qui facilite le recrutement et la fourniture des armes.
Pour sa participation à ces deux attaques, Mimi Ould Baba aurait touché 11 millions et demi de Fcfa d’après une source policière.
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