Le décryptage de la tournée de Biram Dah Abeîd au Guidimakha | Par Abdalahi Sassine

Le mensonge est séduisant et fascinant. Il est également brillant et éloquent mais seulement de manière éphémère comme une mauvaise herbe dans un verger.

Aidez-moi à me retrouver. Je n’en peux plus. On m’a toujours fait comprendre qu’il n’y a pas d’esclavage chez les soninkés au Guidimakha. Il y a juste ces dernières années un mouvement extrémiste qui s’emploie à créer la zizanie au sein de la société. J’y ai cru bêtement.

Désormais, je renonce à cette assertion. Et pour cause, j’ai suivi sur Facebook la visite du député et président du mouvement abolitionniste, IRA chez les Soninkés dans la wilaya du Guidimakha.

Les images forcent l’estime de l’homme qui a changé de discours et trouvé un interlocuteur attentif, en la personne du président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Au Guidimakha, ces cinq dernières années sont marquées par une espèce de big bang social caractérisé par le réveil de la majorité silencieuse appelée esclaves. Au début, l’Etat a fait semblant de ne rien entendre. Ensuite, elle a essayé de faire l’arbitrage en faisant fi des lois du pays pourtant particulièrement sévères sur les pratiques esclavagistes. Et après, il mord à l’hameçon des soninkés : la corruption. Conséquence le droit ne sera jamais dit. Les pauvres populations s’entredéchirent et s’organisent à soudoyer l’administration locale qui trouve la situation « appétissante ».

Contre toute attente.

Voilà un député qui fait cavalier seul en allant à la rencontre des populations pour les entendre sur une problématique devenue sérieuse du fait qu’elle impacte négativement un segment du vivre-ensemble et l’unité nationale : l’esclavage coutumier.

Dans d’autres démocraties, c’est l’assemblée nationale forte de sa légitimité et de sa stature de conglomérats de représentants du peuple qui se saisit de cette question aux relents de défense des droits humains puisse qu’il s’agit de la dignité humaine dont il s’agit. Mais hélas !

Je disais alors que j’ai été roulé dans la farine, en croyant naïvement à ce que me disaient mes amis soninké du Guidimakha sur la question de l’esclavage.

Mais quand, je regarde l’aura de l’accueil réservée à Biram Dah Abeîd, je comprends aisément là où se situe la vérité.

Cet accueil est digne de celui d’un chef de l’Etat. Celui qui a brigué au chiffrage universel. Celui qui gouverne et dirige le pays. Il offre les postes ministériels et est dépositaire de la force publique et de tous les avantages y afférents : il tient les cordons de la bourse.

Un président de la république avec sa position jouit de tous les pouvoirs. Ainsi ses partisans peuvent mobiliser les foules par les mécanismes que nous connaissons tous. Mais la conviction et la sincérité ne sont pas là : C’est le piège de la mise en scène.

En revanche, les images que j’ai vues montrent des populations déchainées et libérées accueillant Biram Dah Abeîd comme un libérateur. Elles traduisent la vérité et le mal être des populations victimes de l’arbitraire.

Pendant les réunions aux allures d’audiences foraines, les anciens esclaves se relaient devant le député : chacun raconte son histoire et son calvaire lié au foncier.

C’est ahurissant ! Mais où est la république ? A quoi servent toutes nos lois votées contre l’esclavage ? Le silence de l’Etat est coupable et complice. C’est le moins qu’on puisse dire.

En revanche, la démarche du Président du mouvement abolitionniste est salutaire et constitue un cours magistral dispensé pour servir la démocratie et l’Etat de droit.

Abdallahi Sassine

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/le-decryptage-de-la-tournee-de-biram-dah-abeid-au-guidimakha/

✓VACCIN OBLIGATOIRE CONTRE LE CORONAVIRUS IMPOSÉ AUX CHAUFFEURS DE TRANSPORTS EN COMMUN

L’Autorité de régulation des transports routiers en Mauritanie a rendu une décision obligeant les chauffeurs des transports publics en Mauritanie à se vacciner contre le coronavirus.
L’autorité a déclaré que les chauffeurs doivent exhiber leurs cartes de vaccination corona au niveau de chaque poste de sortie à partir du 16/08/2021.
L’autorité a averti qu’aucune autorisation de sortie ne serait délivrée à aucun chauffeur qui ne détiendrait une carte de vaccination, après la date spécifiée.

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=71261

« ✓Quelques moments forts de la visite du député #Biram #Dah #Abeid au #Guidimagha (Août 2021) » [Vidéo] sur YouTube

Le député mauritanien Biram Dah Abeid et sa délégation composée de cadres du mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie et du parti RAG effectuent une visite de prise de contact dans 2 régions du Sud mauritanien (Gorgol et Guidimagha). Ces dernières heures , quelques rencontres chaleureuses ont eu lieu de Tachott à Selibaby. Séances d’accueil du public en liesse , de rencontres d’explications et d’écoute, et prise en charge des doléances à l’occasion. Ce matin du 10 août 2021, il a rendu visite à Selibaby au militant anti-esclavagiste soninké Samba Moussa Koné lâchement lynché et assommé par des extrémistes féodaux dans le village de Dafort le 31 juillet 2021, lire https://cridem.org/C_Info.php?article=747569 .

Pour rappel, le leader abolitionniste avait été empêché par l’ancien pouvoir mauritanien en mai 2017 d’entamer une visite similaire dans la région du Guidimagha où couvent d’innombrables problématiques criantes liées à l’esclavage par ascendance dans les villages soninkés.

✓ Suivre quelques photos de la visite :

✓Le paradoxe mauritanien | Par Boulaye Diakité



Il y’a quelque chose d’assez paradoxal en Mauritanie, faire plaisir à des tribus, des structures sociales traditionnelles, des familles, des clans, etc… ; au détriment de l’idée de l’Etat-Nation, de la liberté et de l’égalité. Et c’est ce paradoxe que s’il n’est pas résolu continuera d’alimenter le système tribal, familial, ethnique, esclavagiste et clanique et encouragera la gabegie et le pillage mais aussi et surtout la continuité de l’injustice, de la discrimination et du racisme. En effet, beaucoup plus que de se soucier d’une idée de nation, l’ensemble des dirigeants mauritaniens et les oppositions répètent inlassablement qu’ils veulent démocratiser le pays alors même que le fondements sociaux politiques exclus une partie très importante de la population.

Aucun dirigeant ou opposant n’a osé affronter ces structures sociales traditionnelles de manière frontale. Sous prétexte à chaque fois de démocratiser donc il faut maintenir la paix sociale. Il n’y aura de démocratie que sur la construction nationale, juste et réaliste c’est-à-dire basée sur la liberté et l’égalité. Au lieu d’affronter cette réalité dirigeant et opposition, cultive et développe de plus en plus la conscience ethnique, familiale, clanique, esclavagiste, raciste, discriminatoire et tribale. Quant aux dirigeants, ils s’assurent à chaque fois de l’hégémonie de la famille, de la tribu, de l’ethnie, et du clan empêchant toute idée de construction nationale, de liberté et justice. Disait Ernest Renan « Une nation est un plébiscite de tous les jours ». Le droit national est au-delà d’un simple faire plaisir à une quelconque ethnie, tribu, clan, communauté ou encore moins une famille.

La construction nationale mauritanienne fait face à cette réalité laissant la place aux structures sociales traditionnelles. Cette réalité a embrouillé beaucoup de génération et laissé place à des formes d’idéologie qui ont embrasé et peuvent toujours embraser le pays à tout moment pour un oui ou un non. Dans le cas mauritanien, l’ETAT et ses institutions sont là ; l’Etat-Nation n’existe pas. Ce pays est devenu le royaume d’une minorité qui justifie leurs actions impunies par les institutions de l’Etat. Des groupes d’intérêts qui collaborent et maintiennent les structures sociales traditionnelles fabricant toutes sortes d’idéologie et conflits dans le seul but de se maintenir au pouvoir. Bennedict Anderson dans livre, (L’imaginaire national, 2000) : Qu’est-ce qu’une nation ? « La nation comme une communauté politique imaginée, réunissant des gens qui ne se connaissent pas, qui ne se croiseront jamais mais qui éprouvent un fort sentiment d’appartenance à une communauté car ils partagent les mêmes idées, les mêmes croyances ».

Une nation ; Etat- Nation ?

C’est une conscience collective, une unité nationale et des liens sociaux ;

C’est une école républicaine et l’armée républicaine ou tout le monde se reconnait ;

Ce sont ces filles et fils de Mauritanie qui vivent et meurent pour la nation avec la certitude que chacun fera de même ;

C’est la lecture du journal quotidien représentant l’incarnation de la communauté imaginée, aussi le regard sur la télévision et des institutions nationales ;

Ce sont des évènements sportifs et culturels représentant ce sentiment d’appartenance à cette communauté imaginée.

L’Etat-Nation, liberté, égalité, impunité, personne au-dessus des lois et le pouvoir du peuple ; et le seul pouvoir reconnu celui choisi par le peuple.

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10209061957621848&id=1705378100

ANNONCE D’UNE CAMPAGNE POPULAIRE POUR RECONSIDÉRER L’ARABE ET DÉVELOPPER LES LANGUES NATIONALES

Il a été annoncé , aujourd’hui, dans la capitale Nouakchott, le lancement d’une campagne populaire visant à autonomiser la langue officielle de la République islamique de Mauritanie et développer les langues nationales.



Cela se fera en travaillant avec tous les moyens disponibles pour activer l’article VI de la constitution mauritanienne, qui stipule : « Les langues nationales sont l’arabe, le pular, le soninké et le wolof. La langue officielle est l’arabe ».

Lors de l’assemblée constitutive , il a été convenu du nom, du logo et de la répartition des tâches entre les membres fondateurs.

Les activités de terrain de la campagne commenceront ,dés que notre pays ait passé la troisième vague de la pandémie de Corona.

Appellation : « Campagne populaire pour l’autonomisation de la langue arabe et le développement de nos langues nationales »

Devise : « Ensemble pour activer l’article VI de la Constitution mauritanienne.

structuration :

Directoire : Sow Abou Demba (Ancien Ministre et Député)

Vice présidents : – Dr. Néma Ahmed Zeidan (professeur universitaire et avocat, Secrétaire général de l’Observatoire mauritanien de la langue arabe),Al-Mokhtar Mohamed Moussa (ambassadeur, député et ancien ministre), Babah Ould Tourad (Professeur et écrivain), Aicha Mint Ahmed (employée à l’office mauritanien des Musées),

Bureau exécutif :

Secrétaire général : Mohamed Lemine Ould El Fadel (activiste de la société civile)

Adjoints : Abou Bakr Al-Haj Mahmoud Ba (Directeur adjoint des écoles Al-Falah), Ahmed Yacoub Ould Sidi (journaliste), Mohamed Lemine Ould Dah (Professeur) Boubacar Sylla (professeur et militant des droits humains) .

Coordinateurs :

Coordinateur en charge du dossier de l’enseignement supérieur : Dr. Sadaf El-Sakhawy (professeur d’université) – coordinateur en charge du dossier de l’enseignement secondaire : Al-Moustafa Kleib (Professeur d’Enseignement Secondaire) – Coordinateur en charge du dossier de l’enseignement fondamental : Mahfoudh Mahfoudh (conseiller pédagogique et chercheur en sciences de l’éducation)

– Coordinateur en charge de l’enseignement originel : Abderrahmane Mohamed Haddan (fondateur de l’Institut pour l’enseignement de l’arabe aux non arabisants et la diffusion des sciences islamiques en Mauritanie) – Coordinateur en charge des affaires juridiques : Mohamed El-Mami Moulay Ely (avocat) – Coordinatrice en charge du Parlement : Zenabou Mint Taki (Députée à l’Assemblée Nationale)

– Coordinateur en charge des communes, conseils régionaux, syndicats et fédérations professionnelles : Mohamedn Ould Rabbani (inspecteur de l’enseignement secondaire et militant syndical) – Coordinateur en charge des partis politiques : El Qotob Mohamed Mouloud (ancien sénateur) – Coordinatrice en charge des corps diplomatiques et des organisations internationales : Fatimetou Mint Ely Mahmoud (Députée à l’Assemblée Nationale)

– Coordinateur en charge des organisations de la société civile : Memmeu Al-Kharach (professeur et activiste communautaire) – Coordinateur chargé des études et activités intellectuelles : Mohamed Abdel-Jalil Cheikh El-Qadi (Responsable du Centre d’études juridiques et sociales de Nouakchott) – Coordinateur en charge du secteur privé : Yehdih Ould Ebnou (ingénieur) – coordinateur en charge du dossier syndicat étudiant, Mohamed Mahfoudh Al-Mokhtar (blogueur et journaliste écrivain)

– Coordinateur en charge du dossier administratif et des documents administratifs : Baba Ould Tam (Secrétaire Général de l’Ecole Supérieure de Santé) – Coordinateur en charge de l’information : Mohamed El Mokhtar Ould Mohamed Vall (journaliste) – Coordinatrice en charge des concours et recrutements : Fatimetou Mint Mohamed Najim (militante du mouvement de la jeunesse)

– Coordinateur en charge des sites de réseaux sociaux : Hammadi Achour (blogueur et activiste communautaire) – Coordinateur en charge du suivi et de l’évaluation : Dr. Mohamed Anas Mohamed Fal (Avocat).

Porte-parole de la campagne : Dr. Mohamed Koréra (Directeur du Centre du défunt Hajj Fodé Buobou Koréra).

Nouakchott le : 08-08-2021

Source : https://www.zahraainfo.com/node/27590
Traduit par adrar info

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=71229

Mauritanie | Un décret accordant aux ministres 60 000 MRO par jour pendant leur mission à l’intérieur du pays


Alakhbar – Le Premier ministre Mohamed Ould Bilal a signé un décret accordant aux ministres ou ceux qui ont rang de ministre, une indemnité quotidienne pouvant aller jusqu’à 60.000 ouguiyas anciennes, pendant leur mission à l’intérieur du pays.

Les secrétaires généraux bénéficieront en vertu dudit décret de 30 000 ouguiyas anciennes, tandis la rémunération quotidienne des chargés de mission, des conseillers, des inspecteurs généraux, des directeurs généraux et des directeurs généraux adjoints, a été fixée à 25 000 ouguiyas anciennes.

Les directeurs, directeurs adjoints, inspecteurs ou assimilés percevaient quant à eux une indemnité journalière de 20 000 ouguiyas anciennes.

Le montant de 15 000 par jour est le plancher de cette prime et revient selon le décret aux chefs de service, aux attachés au cabinet des ministres, aux chefs de départements, ou assimilés, aux cadres au niveau sectoriel, et aux travailleurs de soutien.

Les missions des fonctionnaires et agents de l’État dans lesquelles ils se trouvent à l’intérieur du pays sont justifiées par le besoin de service, indique ledit décret, selon lequel, le séjour maximal par mission est de 15 jours.

Il stipule également que toute mission devait être autorisée par le Premier ministre aux ministres et leurs semblables, et par le ministre compétent ou son équivalent aux fonctionnaires et agents subordonnés à son autorité.

L’article 5 du décret précité prévoit également que les frais de mission ne seront pas versés aux fonctionnaires qui bénéficient d’une tierce prise en charge.

Traduit de l’Arabe par Cridem

alakhbar info

©️ Source crédit : Post FB https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3993725827422806/

Le porte-parole du gouvernement : La vaccination sera obligatoire pour les fonctionnaires de l’État

Nouakchott, 04/08/2021

Le ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. Moktar Ould Dahi, a commenté, mercredi après-midi, les résultats du conseil des ministres, tenu plus tôt dans la matinée.



Le porte-parole du gouvernement a indiqué que le conseil a examiné et adopté plusieurs projets de loi, de décret et des communications. Il a ajouté que l’accent a été mis sur la situation épidémiologique du pays. Au vu de l’augmentation constante des nouveaux cas de contamination, le Président de la République a instruit le comité interministériel chargé du suivi de l’évolution du covid-19, de se réunir d’urgence afin de prendre les mesures qui s’imposent, a précisé le porte-parole du gouvernement.

Au cours de la réunion du comité interministériel, il a été constaté que le nombre de nouveaux cas positifs est en hausse. Le nombre de cas positifs enregistrés est passé de 1420 la semaine dernière à 2206, cette semaine.

A cela s’ajoutent un pic de cas graves, 99 au total et le faible taux de vaccination, a déclaré le porte-parole. Pour toutes ses raisons, des mesures ont été prises par le comité interministériel, a-t-il précisé.

Ainsi, il a été décidé de démarrer une campagne intensive de vaccination pour préserver au maximum les citoyens, a souligné le porte-parole. Des centres de vaccination de proximité seront installés dans les quartiers périphériques ainsi que dans les zones où une augmentation de nouveaux cas est constatée. Au niveau, des entrées et sorties des grandes villes, des centres de vaccination seront également installés afin que les voyageurs, entrants ou sortants puissent prendre leur première ou seconde dose, selon leur situation, a-t-il précisé.

En outre, un train de mesures draconiennes a été annoncé, afin d’augmenter le nombre de personnes vaccinées. Le porte-parole a souligné que la vaccination sera rendue obligatoire pour tous les fonctionnaires et pour toutes les personnes qui travaillent dans des établissements publics. Les personnes réfractaires s’exposent à des sanctions, a affirmé le porte-parole, qui n’a pas cependant précisé leur nature.

Par la suite, M. Ould Dahi a annoncé que le port du masque sera obligatoire dans tous les lieux publics.

Interpellé sur la légalité de certaines mesures, le porte-parole du gouvernement a indiqué que la Mauritanie est un État de droit et qu’une circulaire du ministère de l’Intérieur est déjà en vigueur; il a précise que le nécessaire sera fait, afin de mettre en œuvre les nouvelles mesures, dans le respect strict de la loi et pour l’intérêt général.

Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement a indiqué que des instructions ont été données pour renforcer les contrôles, notamment en ce qui concerne le port du masque, le respect du couvre-feu et l’interdiction des rassemblements.

Poursuivant son intervention, le porte-parole a attiré l’attention sur la dégradation de la situation épidémiologique des pays voisins. Pour lui, il est important qu’il y ait une synergie des efforts, pour se prémunir contre le coronavirus.

Répondant aux questions des journalistes, le porte-parole du gouvernement a tenu à rassurer sur l’état de préparation du pays. Dans ce sens, il a indiqué que des centaines de milliers de doses de vaccins sont disponibles en ce moment.

A propos de la pénurie du vaccin AstraZenca, M. Ould Dahi a déclaré que plus de cent mille doses seront disponibles avant le 16 septembre, avant d’ajouter que le délai pour une seconde dose est de deux mois au minimum et de quatre mois au maximum. Comme les premières doses d’AstraZeneca ont été injectées pour la première fois en Mauritanie, en avril dernier, avec l’assurance que le vaccin sera livré avant le 16 septembre, on reste dans les temps, en a-t-il déduit.

Il a tenu à remercier les États-Unis d’Amérique pour l’octroi de 300 mille doses du vaccin Johnson and Johnson, à travers le dispositif Covax.

Pour ceux qui s’interrogent sur la fiabilité de ce vaccin ainsi que des précédents, le ministre a indiqué que tous les vaccins parviennent à la Mauritanie via le dispositif Covax piloté par l’Organisation mondiale de la Santé, qui assure la qualité des vaccins. Selon lui, il n’y a donc pas de craintes à avoir à ce niveau.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-59739.html

L’ESCLAVAGE PAR ASCENDANCE CHEZ LES SONINKÉS EN MAURITANIE : LETTRE OUVERTE AU MINISTRE DE LA JUSTICE

Monsieur le Ministre,


Nos salutations respectueuses.

Dans la région du Guidimagha, une ligne rouge a été franchie dans la matinée du 31 juillet 2021 à Dafor (département de Ould yenge) par l’extrémisme féodalo-esclavagiste soninké. Dans ce village comme dans de nombreuses autres localités villageoises, les litiges fonciers liés à l’esclavage par ascendance ne se comptent plus depuis quelques années. Les autorités administratives et judiciaires sont quasiment mises au pas devant les milieux féodalo-esclavagistes Soninkés qui s’en prennent à des nombreuses familles issues de la composante sociale des descendants d’esclaves qui rejettent les humiliations des assignations coutumières de l’esclavage statutaire. Le 28 juillet dernier, nous avons organisé un sit-in d’alarme devant la Présidence à Nouakchott sur les tensions qui couvent à l’approche des premières pluies. À l’occasion une communication a été adressée au secrétariat de la Présidence au nom de notre mouvement pacifique d’éveil humaniste et citoyen Ganbanaaxu Fedde.

À Dafort, un membre de notre communauté répondant au nom de Samba Moussa Koné a été violemment agressé en brousse par une bande d’éléments issus de l’ordre féodal du village. Un véritable guet apens terroriste orchestré à son encontre quand il est parti visiter la parcelle de terre de sa famille héritée depuis plusieurs générations, suspendue par la justice depuis 2018 par complicité avec les milieux féodaux. Ainsi ce jour monsieur Samba Moussa Koné a été lynché par ce groupe aujourd’hui identifié en grande majorité et dénoncé aux autorités de Ould yenge. Les images choquantes de son agression ont tourné largement sur les réseaux sociaux ces derniers jours, vous le verrez ci-jointe en photo lâchement assommé et ligoté comme une bête par ses assaillants.

Notre présent Sit-in vise un énième signalement auprès des hautes autorités étatiques notamment au département de la Justice, sur les pratiques douteuses voir complices de la justice régionale du Guidimagha. Les graves violations des droits humains se suivent mais les décisions judiciaires ne sont jamais à la hauteur.

Nous sollicitons une audience d’urgence auprès de votre bienveillance monsieur le ministre afin de pouvoir vous édifier davantage avec preuves matérielles à l’appui les graves conditions sociales que vivent nos familles qui refusent la soumission de l’esclavage par ascendance dans les villages soninkés du Guidimagha. Ces derniers mois et semaines, on peut citer plusieurs incidents graves autour cet esclavage statutaire , à Danguerimou, à Hassi-Chaggar, à Tachott (les 2 villages), à Ghabou, à Coumbadaw, à Artoumo et d’autres, et la terrible agression de Dafort suit cette série dans laquelle les milieux féodaux se disent ne reconnaître que leurs coutumes esclavagistes face à l’ordre étatique. Par conséquent des paisibles citoyens paient un lourd tribut dans cette situation infernale de Non-droit.

Notre lettre d’information et d’alerte sera remise à la presse également pour prendre à témoin l’opinion publique nationale et internationale.



✓ Nos contacts : 222 46455504 ou 336951738


Le Collectif des Associations de lutte Contre les Pratiques de l’Esclavage en Milieu Soninké (Ganbanaaxu Fedde et partenaires)


Nouakchott, le 4 Août 2021

©️ Réseaux Ganbanaaxu Mauritanie

✓DÉFENSE DE OULD A.AZIZ : NOTRE CLIENT FAIT L’OBJET D’UNE DÉTENTION ARBITRAIRE , EST INTERDIT DE VISITE ET DE FAIRE DU SPORT

Les avocats de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz ont déclaré que leur client se voit refuser tous ses droits en tant que prisonnier. « Il est soumis à un isolement cellulaire arbitraire, est interdit de visite par les membres de sa famille, parents et amis, et est privé de sport , de soleil, et l’accès aux médias.


Les avocats ont accusé les autorités d’arbitraires et « d’imposer des procédures d’inspection humiliantes aux avocats de la défense, et de les empêcher de rendre visite à leur client, de se faire harceler par le personnel de sécurité et d’entraver leur travail, en violation flagrante des droits , liberté de la défense et communication avocat-client », selon le communiqué.

Les avocats ont déclaré que le ministre de la Justice leur avait promis , lors de sa rencontre avec eux, au cours des deux dernières semaines,une solution à l’affaire, « mais , en fait , rien n’a changé et nous n’avons pas trouvé de réponse ».

Le communiqué des avocats ajoute : : « Malgré les conditions difficiles dans lesquelles nous avons été placés, nous avons décidé -tout de même- de rendre visite à notre client, qui vit un isolement arbitraire au vu de toutes les normes. »



Source : https://mourassiloun.com/node/19738

Traduit par adrar info

©️ Source crédit : http://adrar-info.net/?p=71183

LE PRÉSIDENT DE L’UFP : « LE PRÉSIDENT GHAZOUANI APPELLERA À DES CONCERTATIONS NATIONALES DANS QUELQUES JOURS »

Le président du parti union des forces de progrès (UFP), Mohamed O. Maouloud a révélé à Sahara Medias que le président Mohamed O. Cheikh Ghazouani va appeler, dans quelques jours, à des concertations nationales auxquelles prendront part tous les acteurs politiques mauritaniens.
Ould Maouloud a ajouté, à propos de l’audience que lui a accordée le président Ghazouani, il y a deux jours, qu’il avait évoqué avec lui les dossiers posés sur la scène politique mais qu’il avait axé son entretien essentiellement sur la question du dialogue auquel appelle l’opposition.

Il a encore dit qu’il avait convenu avec le président Ghazouani que celui-ci, appellera, dans peu de jours, sans davantage de précision, à des concertations nationales.

Dans sa déclaration à Sahara Medias, le président de l’UFP a dit qu’il n’y avait pas de différence entre la concertation qui a été convenue et le dialogue auquel appelle l’opposition.

La coordination des partis politiques représentés au parlement et qui regroupe des partis de l’opposition et les partis de la majorité, dont l’union pour la république, était parvenue, en mars dernier, à une feuille de route à propos de cette concertation que lancera le président de la république ou son représentant.



Sahara Médias

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=71178