Le Premier ministre, Monsieur Mohamed Ould Bilal Messaoud, a inauguré, mardi à Nouakchott, le nouveau système intégré de gestion du registre des populations et des titres sécurisés.
Après la coupure du ruban symbolique, le Premier ministre a suivi des explications sur les avantages du nouveau programme et ses hautes capacités à sécuriser tous les documents émis par l’agence nationale de du registre des populations et des titres sécurisés (ANRPTS).
Le programme comporte quatre systèmes distincts avec chacun, un rôle spécifique dans le cadre du système intégré global.
Il s’agit du registre national biométrique fondé sur l’insertion des données biographiques, de la biométrie de chaque individu et du système de production des titres sécurisés comme les actes d’état-civil, les passeports, la carte d’identité nationale, la carte de séjour, le livret maritime, les cartes grises des véhicules, les permis de conduire etc.
Le troisième système concerne les vérifications des identités des passeurs et l’enregistrement des étrangers dans un registre spécial, tandis que le quatrième système concerne la délivrance des visas biométriques au niveau de huit points de passage terrestre ou aérien. Il profite actuellement à sept missions diplomatiques et consulaires et sera graduellement appliqué dans l’ensemble de nos missions diplomatiques.
S’exprimant pour l’occasion, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. MohamedSalem Ould Merzoug, a souligné que l’inauguration du système intégré de gestion du registre des populations et des titres sécurisés constitue la preuve éloquente de la bonne marche de son département sur la voie de l’exécution du programme électoral ‘Taahoudaty’ du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh ElGhazouani, surtout son axe relatif à la mise en place des fondements pour la construction d’un État moderne et capable d’affronter les défis de l’avenir avec détermination, à travers des projets structurels comme celui-ci.
Le nouveau système contribuera au renforcement au climat de sécurité aux plans intérieur et extérieur, à travers son registre national biométrique fondé sur l’insertion des données biographiques et la gestion du flux migratoire par le contrôle des points de passage, la surveillance des frontières et la lutte contre la fraude et la falsification des documents nationaux, la lutte contre le terrorisme, le commerce illicite et le crime organisé et transfrontalier.
Pour sa part, le directeur général l’agence nationale de du registre des populations et des titres sécurisés (ANRPTS), Ahmed elMokhtar Bouceïf, a précisé que le système a nécessité un financement de l’ordre de 12.157.616 euros.
Il a ajouté qu’il va également moderniser les applications programmées et rendre les services de l’ANRPTS plus rapides.
M. Bouceïf a enfin indiqué que le nouveau programme permettra la production de passeports spéciaux pour les réfugiés, en application de la convention de Genève, adoptée 1951.
Après les sorties médiatiques du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani, sur des médias internationaux, Jeune Afrique, RFI et France 24, le leader de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), le député Birame Dah Abeid, a réagi sur trois points abordés par Ghazouani lors de ses interviews, notamment le dialogue politique, le retour de l’ancien président en exil Maaouiya Sid’Ahmed Taya et le passif humanitaire. En question subsidiaire, l’esclavage foncier.
Dans une interview qu’il m’a accordée ce dimanche 1er août 2021 à son domicile au P.K 10 de Nouakchott, le président du mouvement IRA, le député Birame Dah Abeid est revenu sur les sorties récentes du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani, notamment sur Jeune Afrique, RFI et France 24. Dans cette interview, Birame déclare être circonspect et opposé aux déclarations de Ghazouani sur trois points, le dialogue politique, le retour de l’ancien président en exil au Qatar, Maaouiya Sid’Ahmed Taya et le passif humanitaire.
Concernant le dialogue national que réclame l’opposition, le Président de la République juge que le fait de parler de dialogue national laisse penser à une situation de crise. Or, ce n’est pas le cas en Mauritanie, selon lui. Il précise qu’une ouverture a été déjà faite en direction de l’opposition et de la société civile et que des échanges peuvent déboucher sur des conclusions positives qu’il n’y aura aucun complexe à mettre en œuvre. Est-ce suffisant selon vous ?
Birame Dah Abeid : en réponse à la déclaration du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani sur la non nécessité d’un dialogue politique, je ne pense pas que cela soit une position judicieuse, car elle n’est pas celle de l’ensemble de la classe politique, notamment l’opposition. Tout le monde apprécie certes l’approche qu’il a initiée, une approche non vindicative. Lui-même n’est pas un insulteur public comme son prédécesseur. Il a été attentif à nos propos, il nous a écoutés et nous avons été sincères avec lui.
Le retour qu’il devait faire, ce n’est pas le déni de la nécessité du dialogue. Cette norme du dialogue nous l’avons apprécié en tant que tel, et le fait que l’homme du dialogue se déclare pas du tout disposé au dialogue, n’est pas constructif.
Nous espérons que le président Mohamed Cheikh Ghazouani sur ce point, puisse comprendre ce que nous avons toujours réitéré. Nous n’avons pas dit qu’il est venu et qu’il a créé une crise, ou que son gouvernement l’ait fait. Mais nous avons espéré et demandé, après ces premières démarches, que c’est lui qui allait mettre fin aux différentes crises qui ont été orchestrées par ses prédécesseurs. Ces crises continuent encore à faire des victimes et à empoisonner la vie nationale, la vie entre les communautés nationales, et entre les citoyens et l’Etat. Il s’agit de crises multiformes qu’il est superflu d’énumérer tous et qui sont connus. Ces crises nécessitent un dialogue, ou appelez-le comme vous voulez, mais quand même, elles nécessitent un dialogue sérieux, approfondi et organisé, avec le parrainage du Président de la République, entre l’opposition et le pouvoir.
Dans son interview à Jeune Afrique, le Président Ghazouani a fait allusion au règlement du passif humanitaire, en évoquant le dédommagement des victimes. Qu’en pensez-vous ?
Birame Dah Abeid : justement parmi les problèmes que j’évoquais, il y a ce qui est appelé pudiquement, passif humanitaire qui n’est pas un problème dépassé. Je serai surpris d’apprendre que le président des la république pense que ce dossier se résume à une question de dédommagement pécuniaire oubliant qu’il y a des aspects beaucoup plus importants comme l’aspect de la cohabitation nationale présente et future et ses ramifications politiques, morales et judiciaires. Tous les Mauritaniens aspirent au règlement définitif de ce dossier qui est une véritable question nationale.
Dans ses interviews, le Président Ghazouani a également évoqué le retour au pays de Maaouiya Sid’Ahmed Taya, quel est votre avis ?
Birame Dah Abeid : Maaouiya Sid’Ahmed Taya, l’ancien président actuellement en exil au Qatar, symbolise le martyre de plusieurs centaines de milliers de mauritaniens. La terreur qu’il a orchestrée au dépend d’une grande partie de la communauté nationale en fait un bourreau dont le retour ne peut pas être un retour normal. Son vécu à côté des Mauritaniens ne peut pas être un vécu normal. Maaouiya s’il retourne au pays, ce sera l’occasion pour la justice, si nous sommes dans un État de droit, d’ouvrir le dossier de la tentative d’épuration ethnique des années 80-90 dont il est le premier responsable
Il s’agit en fait d’un dossier à plusieurs facettes, avec des centaines, voire des milliers de victimes, les disparitions, les déportations, les expropriations, les exécutions extra-judiciaires, la radiation de fonctionnaires civils et militaires. Le retour de Maaouiya ne peut nullement être le retour d’une personne normale.
Beaucoup soutiennent que le mouvement IRA n’est plus aussi présent sur le champ de la lutte contre l’esclavage, quelle est votre réponse ?
Birame Dah Abeid : les gens se trompent quand ils pensent que le mouvement IRA n’est plus aussi présent sur la question des droits de l’Homme ou prennent leurs désirs malsains pour des réalités.. Je réitère ici non sans regret, que pendant les deux années du président Mohamed Cheikh Ghazouani, s’il y a des dossiers sur lesquels il n’y a eu aucune avancée, c’est le dossier de l’esclavage, notamment l’esclavage agricole et foncier qui gangrène la société rurale maure aussi bien que la société négro-africaine.
Il s’agit de deux phénomènes graves qui restent en l’état. Ghazwani n’a pas encore apporté sa pierre dans l’édifice de LUTTE contre l’esclavage domestique et agricole l’esclavage domestique et agricole. C’est pourquoi les féodaux esclavagistes poursuivent leurs forfaits en toute impunité. Parmi ces forfaits, que nous suivons et traitons, tout en apportant appui aux victimes, ce qui vient de se passer à Dafor au Guidimagha où un esclave a été lynché, mais aussi dans un village haratine près de Tamchakett où les habitants subissent un esclavage agricole. Tous ces cas sont suivis par la commission des droits de l’homme d’IRA-Mauritanie, mais aussi par nos militants qui ont relayé ces informations au niveau de réseaux sociaux.
Seulement, deux éléments manquent au dispositif qui faisait que les actions d’IRA sur le terrain occupaient le devant de l’actualité. Premièrement, Aziz et sa machine répressive ne sont plus là. Du coup, la répression des membres d’IRA qui alimentaient l’actualité a disparu. Deuxièmement, les quatre principaux organes de presse francophone, Cridem, Le Calame, L’Authentique, le Quotidien de Nouakchott, qui relayaient les actions d’éclat du mouvement IRA ont été domestiqués par un puissant homme d’affaires, Mohamed Bouamatou, le principal adversaire du mouvement IRA. Il leur a interdit de publier la moindre action d’IRA. Du coup, le monde extérieur ne trouve plus les échos des actions du mouvement IRA. C’est pourquoi les gens pensent qu’IRA ne fait plus d’activités.
Sahara Médias – Le président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani, dans une interview accordée à France 24 et diffusée samedi, a affirmé qu’il tenait à ce qu’autre atteinte aux libertés n’intervienne en Mauritanie, commentant la loi controversée sur la protection des symboles nationaux.
Ould Ghazouani a tenu à rassurer les mauritaniens, « comme il est de mon devoir de le faire qu’il n’y aura aucune atteinte aux libertés en Mauritanie, ni en ce qui concerne les blogueurs, les journalistes ou toute personne qui se serait exprimée même sans écrire ».
Le président mauritanien a encore dit que tout mauritanien a le droit de critiquer tout homme politique, avant d’ajouter que le niveau des libertés dans le pays demeurera au même niveau « et s’améliorera » et qu’il n’ y a aucune intention de toucher aux libertés.
A une réponse relative à l’existence en Mauritanie, de la corruption de façon endémique ou non, le chef de l’état a dit qu’il ne pouvait pas attester l’existence de la corruption endémique mais qu’il ne pouvait pas non plus en nier l’existence.
« La Mauritanie a des richesses et nous devons œuvrer pour en bénéficier et il est inapproprié de dire le pays a des richesses et moi je suis pauvre ».
Il a ajouté qu’il souhaiterait que « le citoyen mauritanien ne réfléchisse pas de cette manière, je voudrai qu’il soit plus réaliste ».
Ould Ghazouani a encore dit qu’il ne s’agit pas là d’un manque d’intérêt pour les opprimés et les pauvres, « tous les mauritaniens savent notre intérêt pour ces couches fragiles et déshéritées et qu’elles figurent en premier dans nos préoccupations.
Nous avons créé pour cela la délégation générale (TAAZOUR) qui entreprend un travail gigantesque et important pour lutter contre l’exclusion et la pauvreté.
Elle a un programme concret qui touche directement le citoyen et qui prenne en compte ses besoins ».
Le président mauritanien a enfin déclaré : « nous entreprenons un travail important qui s’améliorera avec le temps ».
L’enquête se poursuit avec un employé de la société AFROBORT, qui exploite l’aéroport d’Oum Tounsyà Nouakchott, après la découverte d’ un sac plein de devises fortes ,caché dans le pavillon d’honneur, réservé aux hautes personnalités. Il s’agit d’environ un million , 200 mille dollars et d’autres montants inférieurs, en euro et dirham émirati . Selon les informations disponibles, la gendarmerie a appris l’existence du sac dans le salon d’honneur . Leur commandant s’est rendu directement sur les lieux. Il a confisqué le sac et ordonné l’arrestation de l’intéressé. L’enquête est centrée sur la partie qui voulait envoyer ces grosses sommes et la partie à qui elle est destinée. Et est ce que ce sac était prêt à l’expédition ou posé là, en attente d’autres sommes supplémentaires.
Ce 31 juillet 2021 à Dafort dans la commune du même nom (Département de Ould Yenge au Guidimagha) , monsieur SambaMoussa Koné a été violemment agressé par une bande d’éléments féodalo-esclavagistes . Il s’est rendu dans son champ pour s’assurer que le gel judiciaire en cours depuis Avril 2018 est toujours de mise à la tombée des premières pluies de la semaine. Arrivé sur place, il a trouvé un jeune homme en train de semer, et il lui demande ses motivations sur cette situation. Le jeune homme ne voulant rien comprendre, monsieur Samba Kone a essayé d’enregistrer la terre en semence pour preuves destinées au dossier judiciaire. Aussitôt le jeune homme s’attaque à lui et un groupe d’hommes rôdant aux entours se seraient rués sur lui avec machettes et d’autres outils. Il a subi plusieurs blessures sur la tête et au niveau des membres en se défendant vaillamment face à une lâcheté gravissime des assaillants. Selon les dernières nouvelles, les gendarmes sont arrivés sur la place et procèdent aux premières auditions. Le blessé a été pris en charge par le centre de santé local. Parmi les nombreux suspects agresseurs, seuls 3 éléments ont été appréhendés par les gendarmes. Ces derniers affichent une certaine docilité quasiment complice face à la situation d’une telle gravité.
Nous souhaitons prompt rétablissement au blessé . Nous réitérons nos alertes aux hautes autorités mauritaniennes, le président de la République en personne Mohamed OuldEl-Ghazouani sur une situation d’extrême gravité qui couve en milieux soninkés du Guidimagha autour de l’esclavage par ascendance. Les milieux féodaux soninkés du Guidimagha très haineux et agressifs par le discours apologétique jusqu’alors envers les familles qui rejettent les humiliantes coutumes esclavagistes dans les villages, se disent s’inspirer de leurs compères féodalo-esclavagistes du Mali pour passer aux violences physiques. Pour rappel un sit-in avait été tenu auprès de la Présidence à Nouakchott le 28 juillet dernier pour attirer une énième sonnette d’alarme sur les tensions, lire la communication d’alerte https://cridem.org/C_Info.php?article=747470.
Les signalements récurrents auprès des autorités locales sont sans effet conséquent, aujourd’hui une lourde responsabilité concernant la vie de notre frère se porte au niveau des cercles administratifs et judiciaires.
L’opinion publique nationale et internationale est prise à témoin plus que jamais.
Dans une vidéo/interview datant de 2019, accordée à Guiri info, où Biram explique en Hassaniya aux mauritaniens que « s’ils ont envi de continuer à souffrir comme ils ont souffert sous le régime de Aziz, ils doivent voter pour Ghazouani pour 10 ans », quelques petits haineux malins ont fait des coupures dans la vidéo pour faire dire à Biram « Votez pour Ghazouani pour 10 ans ». Et il y a à peine trois jours, le plus grand site d’information mauritanien, Al-Akhbar a carrément inventé de toute pièce des propos qu’il a attribué à Biram, disant que: « La nouvelle loi sur la protection des Symboles est primordiale pour la démocratie ». Et ces deux événements mensongers, mesquins et pitoyables, ont déclenché depuis trois jours, une campagne féroce de diabolisation anti-Biram.
Le Blogueur Taleb Abdel Weddoud, le plus suivi en Mauritanie, avec près de 200 milles abonnées sur sa page Facebook, s’est fait un malin plaisir de diffuser ces deux mensonges sur sa page, d’où des milliers d’autres blogueurs ont pris tout ça pour des « Vérités », et ont commencé à « clasher » Biram.
Les initiateurs de cette campagne de diabolisation vile et vicieuse, savent pourtant que la vidéo est trafiquée (tronquée), et savent aussi que le site d’information Al-Akhbar a menti, mais ils ont tellement envi de voir Biram couler, qu’ils se sont laissé s’adonner au mensonge le plus flagrant, et de façon prémédité, dans leur basse besogne.
La session parlementaire s’est achevée par l’adoption d’une loi très importante pour des milliers de citoyens qui consacre de manière franche et fondamentalement égalitaire le principe de la double nationalité, mettant fin à l’ambiguïté et à l’ambivalence de son application discriminatoire qui règne depuis des années. Des critiques demeurent sur certains aspects liés notamment à l’incompatibilité de certaines fonctions « stratégiques » avec le maintien parallele d’une autre nationalité. Ces critiques ne me semblent pas essentielles pour ma part, aujourd’hui. Plus controversé était le projet de loi dite sur la protection des symboles de l’Etat. Ce qui était prévu dans ce projet pouvait sur de nombreux côtés mettre en danger la liberté d’expression et pouvait même discréditer l’Etat au lieu de le servir dans la lutte légitime contre certaines graves dérives dans le cyberespace ( internet ). Aprés d’âpres débats notamment au sein de la commission parlementaire en charge de la question, les députés de la majorité et de l’opposition, ont également convenu par consens de reporter les discussions sur ce sujet ultra sensible, à la prochaine session en octobre prochain. L’esprit de compromis a également prévalu et les députés, au cours de cette session, comme au cours de la précédente ont fait vivre au pays, l’un de ses plus grands moments de démocratie parlementaire dans notre histoire. Accepter de débattre, demander au gouvernement des explications, donner droit à la minorité de se faire entendre et reculer les échéances de décision pour chercher un accord satisfaisant pour tous est un esprit nouveau. Un espoir d’une démocratie en construction dans le respect de la liberté des uns et des autres. Beaucoup de grandes questions qui affectent la vie de notre nation pourraient ainsi connaître des solutions de compromis acceptables pour les uns et les autres et nous aider à renforcer notre unité et assurer les conditions de notre progrés politique, économique et social.
Lutter pour les mêmes droits et les mêmes devoirs pour les Hommes ; dans l’organisation sociale soninké, la lutte contre l’esclavage par ascendance d’autres te disent il ne faut pas diviser.
De quelle division on nous parle ? L’hôpital se moque encore de la charité. Les études ethnologiques démontrent clairement que la société soninké est divisée à trois niveaux : les Hooro, les Niaxamala et les Komo ; et les individus sont définis par des fonctions sociales précises. De quelle autre division on nous parle encore ?
La lutte contre l’esclavage par ascendance n’est pas un fantasme ni une lutte de division mais une lutte pour l’union et la promotion d’une société soninké égalitaire et digne. Elle n’est pas une lutte pour plaire ou d’être aimé par quelqu’un mais quelque chose de fondamental dont nous sommes obligés de rétablir le respect et la dignité humaine.
L’individu n’est pas être défini et limité par une fonction sociale précise. Nous sommes libres de ce que nous voulons être et devenir. Personne ne peut et n’a le droit de me définir ou de m’imposer qui je dois être ou devenir.
L’Assemblée nationale a approuvé, au cours d’une séance publique tenue mardi matin, sous la présidence de M. Cheikh Ould Baya, son président, un projet de loi modifiant certaines dispositions de la loi n° 112-61 du 12 juin 1961 portant Code de la nationalité mauritanienne, modifié par la loi n°2010.023 du 11 février 2010 .
Le ministre de la Justice, M. Mohamed Mahmoud Ould CheikhAbdallah Ould Boye, dans sa présentation aux députés, a expliqué que la loi n° 61.112 du 12 juin 1961, telle que modifiée par la loi n° 2010-023 du 11 février 2010 contenant la loi sur la nationalité mauritanienne, n’autorise pas la double nationalité, car elle stipule qu’un mauritanien majeur qui acquiert une nationalité étrangère perd automatiquement sa nationalité mauritanienne, s’il n’est pas autorisé à la conserver par un décret.
Il a ajouté que cette situation porte préjudice à de nombreux mauritaniens qui ont réussi de manière remarquable à s’intégrer comme citoyens dans d’autres pays, et sont restés attachés à leur patrie d’origine.
Il a précisé que le projet de loi vise à amender l’article 30 (nouveau) pour prévoir des cas particuliers de perte de la nationalité, et l’article 31 (nouveau), qui consacrera désormais automatiquement le maintien de la nationalité mauritanienne, compte tenu de certains des conflits identifiés dans ce projet. Il vise également à abroger l’article 32 de la même loi relatif à la perte de la nationalité d’une femme mauritanienne mariée à un étranger pour entrer dans le champ d’application du nouvel amendement.
Il a souligné que le projet de loi affirme que le Mauritanien qui acquiert une autre nationalité continuera de jouir des droits liés à la citoyenneté mauritanienne et aux devoirs qui en découlent, et d’être soumis aux dispositions d’éligibilité et de suivi stipulées dans le droit mauritanien.
Le ministre a rappelé que la contradiction inscrite dans l’article 31 (nouveau) est limitée à 200 emplois qui contrôlent le sort et les orientations du pays, et que cela n’a été fait que par précaution par ceux qui ont juré allégeance aux lois des pays qui leur ont accordé leur nationalité.
Dans leurs interventions, les députés ont apprécié le dépôt par le gouvernement du projet de loi permettant la double nationalité, notant que cet amendement était attendu depuis longtemps.
Ils ont estimé que la valeur ajoutée des communautés mauritaniennes à l’étranger ne se mesure pas en raison de leur diversité, et que l’histoire a prouvé l’attachement et la fidélité des expatriés mauritaniens à leur famille et à leur terre, soulignant que l’obtention de la nationalité d’un autre pays ne doit pas être considérée comme un crime qui mérite d’être déchu de la citoyenneté ou qui empêche d’occuper certains postes.
Ils ont exprimé leur compréhension de la contradiction inscrite à l’article 31 (nouveau) entre la double nationalité et certaines fonctions élevées, étant donné leur nature sensible, notant que les textes juridiques sont conçus sur la base de l’intérêt public, et non de l’intérêt privé et sont basés sur la raison et non sur l’émotion.
L’Assemblée nationale a également approuvé les amendements proposés par la commission de la justice, de l’intérieur et de la défense aux articles 30 et 31 du projet de loi, visant dans leur intégralité à clarifier le contenu de ces articles.
✓ALERTE SUR LES VIVES TENSIONS AUTOUR DU FONCIER RURAL DANS LES VILLAGES SONINKÉS DU GUIDIMAKHA
Declaration :
Le Collectif des Associations de lutte contre les Pratiques de l’Esclavage en milieu Soninke , à travers le mouvement Ganbanaaxun Fedde, engagé depuis plusieurs années pour des réformes sociales en milieu soninké, saisit cette manifestation citoyenne pour alerter les pouvoirs publics sur les situations de tensions graves qui couvent dans plusieurs collectivités à l’approche des premières pluies dans au sein des villages Soninké du Guidimagha notamment autour de la question foncière. En effet depuis bientôt quelques années , quand les communautés autrefois traitées comme esclaves ont décidé de rejeter l’ordre féodal qui les assigne un statut inhumain et dégradant contraire aux préceptes de notre sainte religion et aux lois de la république , les lobbies féodaux Soninké se sont ligués pour sanctionner toutes les personnes qui appartiennent à ce mouvement d’émancipation en les empêchant d’d’exploiter les terres que pourtant leurs aïeux ont défriché, entretenu et mis en valeur sans interruption depuis des lustres. Depuis bientôt 3 ans , la plupart de ces braves populations particulièrement vulnérables , qui ne disposent que de ces terres pour leur survie et celle de leur familles , ne peuvent plus exploiter les terres qu’elles ont dument hérités de leur parents pour la simple raison qu’elles ont désormais refusé de faire partie d’un système féodal qui les réduit en sou- hommes sans voix ni droit dans leur propre pays. Malgré les nombreuses plaintes introduites au niveau de l’administration judiciaire, ces braves populations sont aujourd’hui désemparées car les décisions de justices jusque-là rendues sont favorables au lobbies féodaux car elles gèlent les terres et empêchent ces populations nécessiteuses d’y accéder pour leur survie et celle de leur enfant alors que les lobbies féodaux eux n’ont jamais exploités ces terres objet de confit. Ils se plaisent à voir ses terres gelées pour le simple plaisir de faire souffrir d’autres populations pour assouvir leur égos de domination insensé et inhumain . Suite à cette situation inédite dans un pays de droit et de surcoit musulman nous , Mouvement Ganbaanaxu Fedde
Réaffirmons avec un grand regret que l’esclavage coutumier ou dit par ascendance demeure encore une réalité indubitable dans l’environnement et le tissu social et sociétal soninké même en ce début de 21ème siècle. A cet effet , nous rappelons aux pouvoirs publics que nous tenons à nos terres arables héritées de nos ancêtres depuis plusieurs décennies quelque soit les provocations et les intimidations répétitives venant de certains lobbies réactionnaires accrochés aux mentalités moyenâgeuses du féodalisme qui sont parrainés par des responsables politiques de haut niveau. Face à l’éventualité des tensions futures, nous attirons l’attention de nos pouvoirs publics pour qu’ils prennent les mesures préventives nécessaires afin de faire l’économie de situations conflictuelles inutiles.
Le Collectif des Associations de lutte contre les pratiques de l‘esclavage en milieu Soninké considère que les gel des terres de cultures décidé par l’administration compétente constitue une double sanction contre les groupes d’anciens esclaves qui d’une part les prive de leur terres mais aussi accentue leur vulnérabilité et du coup renforce le camp des lobbies féodaux qui se délectent de leur victoire tachée du sang de leur concitoyens sans défenses. Ainsi, nous demandons à nos hautes autorités politiques et judiciaires de bien vouloir :
• Ordonner l’arrêt immédiat du gel de nos terres ancestrales par l’administration et la possibilité de pouvoir les exploiter le plutôt possible pour assurer la sécurité alimentaire de nos familles respectives • S’assurer de l’application stricte et sans partie pris de la loi foncière à travers son ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 et de son décret d’application N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret N° 90.020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 relative à la réorganisation Foncière et domaniale Notamment :
ART.2.- L’Etat reconnaît et garantit la propriété foncière privée qui doit, conformément à la Chariâa, contribuer au développement économique et social du pays.
ART.3.-Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli.
Le Collectif des Associations de lutte Contre les Pratiques de l’Esclavage en Milieu Soninké
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