Communiqué Répression de la marche pacifique d’IRA – Mauritanie

Mercredi 07/02/2018 une marche pacifique des militantes, et sympathisants d’IRA s’est ébranlée à partir du garage « Camara » à destination du préfet de Elmina (gigantesque département périphérique de Nouakchott). Cette marche pacifique organisée par le mouvement abolitionniste visait à exprimer pour les autorités mauritaniennes l’intenable situation des ménages mauritaniens face au dédoublement des impôts et patentes de l’état, la montée vertigineuse des denrées de première nécessité et la chute inox érable de la valeur de la monnaie nationale, l’Ouguiya ; les marcheurs ont buté sur plusieurs unités de la police occupant les principales artères de Elmina. Cette dernière comme à son habitude usa de la brutalité gratuite, de la violence indicible contre des manifestants pacifiques qui furent tabassés, battus avec des matraques et parfois des gourdins, roués de coups de pieds mais toute cette violence et les mauvais traitements n’ébranlèrent pas les militantes et militants abolitionnistes qui continuèrent leur protestation jusqu’aux locaux du préfet du département.
Enfin de compte plusieurs blessés au sein des manifestants ont été dénombrés et sept (7) activistes d’IRA – Mauritanie ont été arrêtés et conduits à une destination inconnue il s’agit de :

1- Sabar Houssein
2- Abdallahi Hindi
3- Abdallahi Homody
4- Amadou Traore
5- Bidine Mechinou
6- Dia Oumar
7- Zeiny Sidi

Face à cette situation IRA – Mauritanie :

– dénonce une fois de plus l’usage de la violence gratuite et disproportionnée contre des citoyens qui usent de leur droit constitutionnel à manifester pacifiquement.

– Rend les autorités responsables de tout ce qui adviendra aux sept militants abolitionnistes arrêtés arbitrairement et disparus depuis lors.

– Appelle la communauté nationale et internationale à se dresser contre cette dérive du régime qui criminalise le droit à manifester pacifiquement.

Nouakchott le 07/02/2018

La commission de communication

Communiqué de presse : le mot de remerciements suite à l’affaire du doyen Demba Diarra

Le mouvement populaire et citoyen GANBANAAXU FEDDE composé de plusieurs associations dont AMEES, UVDS et ARMEPES-France, adresse ses vifs remerciements aux partenaires défenseurs des droits humains et à toutes les personnalités issues de la société civile.
Visé par des plaintes mystérieuses juste après son arrivée de France pour des vacances annuelles auprès de sa famille , le doyen DIARRA a été auditionné au commissariat de police et convoqué par la suite au tribunal de Nouakchott à 2 reprises.
Finalement cette affaire très étrange et inédite à ce niveau concernant la féodalité soninké et les séquelles de l’esclavage, a été classée sans suite.

■ Ainsi nous saluons la lucidité et le discernement mis en avant honorablement par les autorités judiciaires au tribunal de Nouakchott. Rapidement le fond du dossier a été saisi, les allégations d’insultes cachent les problématiques liées à la féodalité et aux vestiges esclavagistes qui secouent la communauté soninké. L’éveil des couches anciennement serviles qui subissent d’innombrables harcèlements très sévères dans la société, irrite les milieux féodaux et réactionnaires.

■ Nos remerciements au mouvement historique antiesclavagiste SOS-ESCLAVES de Boubakar Ould Messaoud qui s’est intéressé de très près au cas du doyen Demba Diarra, par la présence de l’avocat du mouvement jusqu’au dénouement final. Désormais un allié de poids s’est manifesté auprès des lésés du système féodal negro-mauritanien. Nous saluons la présence remarquée et instructive du journaliste Camara Seydi Moussa de la Nouvelle Expression parmi les responsables de la société civile.

■ Également nos remerciements à TOUS nos militants dévoués à Nouakchott et à CEUX de la mouvance abolitionniste (AHME, IRA, ONG contre le discours extrémiste et d’autres) qui s’est impliquée de près comme de loin pour soutenir le doyen Demba Diarra, éminent membre de la communauté GANBANAXU*.

■ Pour finir, nous rappelons pour une énième fois aux autorités publiques et à toutes les organisations défendant les droits humains sur le plan national , que différents cas litigieux relatifs aux mentalités et pratiques féodales sont en suspens dans les localités rurales du Guidimagha depuis plusieurs mois. L’ordre féodal et coutumier foncièrement sévère sévit contre des paisibles gens qui veulent vivre en citoyens dignement. Il faut plus que jamais changer la donne sur cette problématique du régime féodal rétrograde qui est particulièrement nocif et nuisible à la paix sociale dans nos communautés.

*Mouvement pacifique pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées.

Nouakchott 7 février 2018

P/ La communication GANBANAAXU

Flash INFO: le doyen Demba Diarra est sorti libre du tribunal à Nouakchott.

Nouakchott le 6 février 2018

Le doyen Demba Diarra, originaire du village de Coumbadaw dans le Guidimagha, est sorti libre du tribunal ce jour à Nouakchott. Mis en cause par des plaintes mystérieuses introduites à son encontre juste à son arrivée à Nouakchott pour ses vacances annuelles par d’éléments issus de milieux féodaux soninkés. Après son audition au commissariat de police de Sebkha le vendredi dernier, il a été emmené au tribunal dans la matinée d’hier et relâché pour complément d’enquête. Aujourd’hui, avant midi, il a été convoqué au tribunal et finalement libéré avec le classement de son dossier. Ce monsieur approchant les 60 ans, est un prêcheur et militant contre les séquelles de l’esclavage dans la communauté soninké. Il participe courageusement à l’éveil et la conscientisation de la composante sociale dite « esclave statutaire » dans les milieux soninkés. Éminent membre du mouvement citoyen et pacifique de sensibilisation GANBANAAXUN FEDDE*, il lui reprocherait cet engagement inédit en milieu soninké, pour lever les tabous sur une certaine organisation sociétale et coutumière qui discrimine et hiérarchise les citoyens sur le matériel et l’immatériel. On se sert de patronymes d’une manière sélective et déterministe pour nier toute légitimité d’Avoir et d’Être à certaines personnes.

*Mouvement citoyen transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninké.

Ci-après les premiers mots de Mr DIARRA juste à sa sortie du tribunal.

Le témoignage et l’explicatif du journaliste mauritanien Camara Seydi Moussa de la Nouvelle Expression.

À qui profite la création d’un troisième département et d’arrondissements au Guidimakha ? Par Amadou Bocar Ba/Gaynaako

Au cours de son conseil de ministre du jeudi 25 janvier 2018, le gouvernement mauritanien a adopté un projet de décret donnant lieu à un nouveau découpage administratif. Le Guidimakha compte désormais trois départements et connait deux nouveaux arrondissements. Khabou qui était un arrondissement devient le troisième département et regroupe les communes de Gouraye, Baediam Soufi et Khabou. Les nouveaux arrondissements regroupent quant à eux Tachott, Ould Mbony et Hassi Cheggar pour celui de Tachott, Bouanze, Dafford, Lahradj pour celui de Lahradj. Avec ce découpage, les populations se retrouvent encore plus éloignées sur le plan administratif. A titre illustratif des populations qui sont à moins de dix ou à cinq kilomètres de Sélibaby se retrouvent dans l’obligation de se rendre à plus de soixante dix kilomètres ou plus pour régler un quelconque problème. Tel est le cas de Liradi, de Sneiga Sambanel, dans la commune de Gouraye,Soufi ,Beelel Seeno et autres localités de la commune de Soufi, Barelé Thienel Leya dans celle de Baediam pour ne citer que cela. Sur le plan Politique, le rattachement de Gouraye, Soufi et Baediam à Khabou change la donne politique au Guidimakha. Le département de Sélibaby qui s’était retrouvé avec quatre députés lors des législatives et municipales de 2013 se voit ainsi vidé de ses électeurs dont certains soutiens de l’UPR. Bouroudji,Toumbou Mody Bocar ,Goupoudji,Boutanda dans la commune de Gouraye,Melga et Goudiawol dans la commune de Baediam et les localités de la commune de Soufi sur lesquelles a toujours compté la tendance Kane se trouvent détachées du département de Sélibaby qui se retrouve avec sept communes à savoir Sélibaby, Tachott, Hassi cheggar, Ajar, ,Arr ,Ould Mbony et Wompou. Au niveau de ces communes des candidats issus d’autres partis et/ou autres candidats ont été soutenus. Les résultats des élections municipales et législatives de 2013 illustrent cela car la commune de wompou est gérée par le PRDR, Hassi Cheggar par le Sursaut de la jeunesse, Ould Mbony par l’UDP. Les communes de Tachott, d’Ajar et d’Arr et Sélibaby le sont par des maires de l’UPR qui se réclamant de la tendance opposée à celle qui avait nourrit espoir avec l’élection d’Hapsatou Kane comme députée de la circonscription électorale de Sélibaby. Au niveau du département d’ould yengé le changement opéré complique la situation des administrés, dans leur majorité avec la transformation de Lahradj en un arrondissement qui, en son sein se retrouvent les communes de Lahradj, Daffort et Bouanze qui avaient du mal à se rendre à ould yengé. Un nouveau découpage administratif a toujours été revendiqué par les populations du Guidimakha. Mais est ce que de sorte ? à qui profite- t- il ?

Amadou Bocar Ba/Gaynaako

ALERTE INFO: une arrestation arbitraire d’un membre de la communauté GANBANAAXU est en cours à Nouakchott.

Le doyen Demba Diarra , originaire du village de Coumbadaw, se trouve dans un commissariat de police à Nouakchott depuis plusieurs heures. Selon les premiers éléments d’info reçus du terrain, 2 individus auraient introduit une plainte contre lui auprès d’un procureur à Nouakchott. Pour rappel, dans le cadre de la campagne antiesclavagise et de conscientisation contre les séquelles de l’esclavage en milieu soninké, il avait fait une communication très mal interprétée par certains individus détracteurs de notre engagement abolitionniste intracommunautaire et pacifique. Il avait fait une sortie de clarification à l’époque pour taire les rumeurs malintentionnées. Et par son arrestation aujourd’hui, l’association ARMEPES et ses partenaires de la mouvance anti féodalité dans les communautés soninké, s’adressent aux autorités mauritaniennes sur le caractère troublant de cette situation. Ce monsieur, paisible travailleur en France, est rentré au pays récemment pour ses vacances annuelles auprès de sa famille.

Encore une fois, le régime féodal sévit dans la communauté soninkée et il est plus que nécessaire et URGENT pour que les officiels mauritaniens prennent conscience de ce qui se joue en matière de déni de DIGNITÉ pour certains citoyens en milieu soninké.

Nous suivons de près l’évolution de son cas .

Nous sommes mobilisés plus que jamais pour contrer les esprits réactionnaires et moyenâgeux qui utilisent tous les artifices obscures pour nous nous salir et intimider nos familles dans les contrées villageoises du Guidimagha depuis de nombreuses années.

■La CECOM/Mouvance GANBANAAXU FEDDE

2 février 2018

Affaire Ould Bouna : L’insolence de trop

Note de compassion avec le peuple mauritanien

A la fin du mois de décembre 2017, le poète Abdallahi Ould Bouna était interpellé par les autorités des Emirats arabes unis et remis à celles de la Mauritanie. Le détenu, aussitôt transféré à Nouakchott, au motif d’un séjour irrégulier dans son pays d’accueil, comptait parmi les orateurs les plus en vue dans l’entourage de certains émirs et non des moindres.

Auteur de libelles virulents contre le Chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz, il se distinguait par des enregistrements sur l’application WhatsApp où il incitait la population à refuser la libération du blogueur, Mohamed Cheikh Ould Mkheitir. Certains de ces messages constituaient un appel à la haine et une excitation à la sédition. Le gouvernement mauritanien, jouant sur l’hostilité émiratie à toute la nébuleuse islamiste, n’eut trop de mal à obtenir la collaboration souhaitée.

Maintenu au secret depuis son arrivée dans la capitale, Ould Bouna ne donnait plus aucune nouvelle, jusqu’au matin du 30 janvier 2018 ; durant la journée et depuis, les réseaux sociaux s’échangeaient le son de sa voix au timbre singulier, récitant, sans doute de sa cellule, des vers laborieux, à la gloire du Mohamed Ould Abdel Aziz. Le lendemain, il recouvrait la liberté.

L’humiliation et sa finalité ont choqué plus d’un mauritanien ; au-delà de l’instrumentalisation d’un appareil de police et de justice depuis longtemps orphelins de toute crédibilité, la violence symbolique du procédé atteste d’une crise de valeurs et de sens, si caractéristique des veille de rupture dans le temps d’une nation. Le pouvoir du moment, sans doute inconscient des conséquences d’une telle tribulation sur le moral et la pudeur de générations de compatriotes, contribue ainsi à amoindrir, aux confins du suicide, l’estime de soi, que tout peuple porte, même défait sur le champ de bataille.

La libération de Ould Bouna, dans de telles conditions de rapetissement et d’avilissement par la contrainte viennent saturer le cumul des signes de déconfiture d’un pays désormais à genoux, sans honneur ni espoir d’en retrouver. Or, d’où la présente mise en garde, c’est de telles dégradations qu’émerge et se répand la moins contrôlable des colères.

IRA – Mauritanie déplore l’irresponsabilité et l’inhumanité de la méthode et surtout la quasi-impossibilité de la réparer. La brutalité du geste aggrave le potentiel d’une incidence tragique sur le trop plein de frustrations endurées, par la masse de citoyens qui n’ont plus rien à perdre…

Nouakchott, le 1 février 2018
La commission de communication

3ème CONGRES ORDINAIRE d’IRA – Mauritanie DENOMME «Mère HOULEYE SALL » : Résolution finale

Au nom de Mère Houleye SALL, dont le fils unique Lieutenant Abdallahi Moussa Sall a été assassiné en 1990 à Inal ;mère Houleye, âgée aujourd’hui de quatre-vingt-douze ans, mène depuis lors le combat pour rétablir la vérité et la justice non seulement pour son fils unique, mais pour tous les martyrs disparus dans la tentative de génocide qui continue à marquer les mauritaniens.

I. Préambule

Au début de l’année 2018, le contexte international se caractérise par la conjugaison de trois nouvelles menaces à la paix, dont l’impact sur la Mauritanie reste inégal :

1. Après l’élection de Donald Trump à la Présidence des Etats unis d’Amérique, les errements de sa diplomatie en Palestine et sa polémique avec la dictature nucléaire de Corée du Nord, le monde entre dans une phase d’incertitude porteuse d’hypothèques graves sur la stabilité du consensus hérité des deux grandes guerres du 20ème siècle et de la décolonisation. La dissuasion atomique s’effrite au profit d’une prolifération accélérée. Du chantage du fort au faible, la polémologie moderne laisse entrevoir la crédibilité de la destruction réciproque.

2. Le défi du changement climatique, que les Etats Unis s’aventurent à nier, ajoute à la déstructuration des équilibres fondateurs de l’ordre international. L’explosion de la natalité en Afrique accentue les conséquences immédiates de la désertification à laquelle le Continent entier s’expose. Les migrations vers l’Europe résultent, à la fois, de l’attractivité du Monde libre mais aussi de l’échec de la gouvernance vertueuse au sud de la Méditerranée.

3. Le terrorisme islamiste achève de plonger l’avenir de l’humanité dans une logique de la régression, aux nuisances fortement sous-estimées. Le néonazisme de l’intolérance et de la brutalité n’en est qu’à ses prémices ; le monde musulman, gouvernements et praticiens du culte confondus, prétend endiguer le péril par une série d’approches trompeuses où prévaut le déni. La plupart des Etats de la communauté islamique se débattent dans la contradiction d’éradiquer l’extrémisme violent, tout en appliquant ses lois et son programme. Entre autres cas, la persécution des objecteurs ainsi que le calvaire des associations féministes en Afrique du Nord et au Moyen Orient soulignent la distorsion tragique entre les sociétés islamisées et la modernité.

II. La Mauritanie d’aujourd’hui

1. Dans cette configuration aléatoire, la Mauritanie et son environnement régional subissent déjà le faix des deux dernières hypothèques et ne paraissent y opposer une réponse, ni d’anticipation, ni de traitement empirique. Notre pays navigue à vue, faute de vision au sommet de l’Etat et d’alternative parmi sa frange lettrée. Le fatalisme, la souplesse morale et la paresse consumériste maintiennent l’élite d’antan dans une attitude de conservation des acquis, sans élan, dépouillée du rêve et de l’imagination fertile qui alimentaient l’instinct séculaire de survie au milieu d’une nature de désolation.

2. En ce contexte de crise de valeurs et de panne dans la faculté de concevoir un devenir fiable, s’enracine l’impératif de la relève historique. Ira Mauritanie, les organisations de défense de la dignité humaine et la minorité consciente au sein du bloc hégémonique incarnent cette alternance et en promettent l’avènement. Telle évolution équivaut à une fatalité de la physique élémentaire, quasiment de même nature que la loi de la gravitation.

III. Pourquoi la refondation ?

Le troisième congrès d’IRA – Mauritanie, après avoir examiné l’état général du pays, a retenu les principaux enjeux de la lutte, pour une citoyenneté inclusive :

1. Du legs honteux

Le Congrès réaffirme le caractère structurel de la poursuite des pratiques d’esclavage et des discriminations afférentes, en ce sens qu’elles dessinent l’identité intime de la domination. Produit d’une confusion originelle entre raison du plus fort et religiosité du plus retors, le racisme mauritanien crée la violence symbolique, les privations de libertés, l’usurpation de biens, l’humiliation et la torture. L’exclusion matérielle et l’inégalité de naissance en constituent la normalité, le fonctionnement rationnel. Les terres arables ou arides appartiennent toujours aux descendants de maîtres, malgré la réforme foncière et domaniale de 1981. Certes, la législation interne s’améliore dans son énoncé mais l’imposture perdure grâce à la volonté de ne pas appliquer le droit. L’adhésion aux instruments internationaux procède, aussi, d’un calcul de dissimulation. Mieux, lorsque la pression des victimes s’accentue, le pouvoir et les factions où il recrute recourent au bouclier de la religion, pour retarder, du moins intimider l’exigence de mieux-être, celle qui donne sens à l’existence. La posture de l’alibi perpétuel derrière le sacré relève, à présent, du réflexe, d’où son usure imminente sous l’effet de l’excès.

2. De la nationalité au rabais

Le silence de l’Etat persiste, face à l’impunité des auteurs de crimes de sang, déportations et disparitions, exécutés aux motifs de la race et de la culture non-arabes. Le compromis à l’œuvre dans le pays tend à se consolider, sur la foi de cette immunité ; de surcroît, la majorité des forces politiques et religieuses y consent, désormais. Pourtant, au-delà de considérations éthiques, l’histoire de l’espèce humaine nous apprend que rien de stable ne s’élève sur le mal fait aux innocents. C’est cette triple injonction de la mémoire, du rappel et de la réparation qu’IRA – Mauritanie se doit de perpétuer, pour l’ambition de l’unité nationale. Il n’y a pas de cohésion, non plus de fraternité quand l’un opprime l’autre et lui enjoint d’oublier. Aliénés, en voie d’assimilation et leur sol usurpé, les compatriotes négro-africains mettront beaucoup d’années à sortir du statut de citoyens de troisième zone. Dans l’épreuve, leur pays ne sut leur témoigner la solidarité requise par l’âpreté de l’agression.

3. Des violations de l’intégrité du corps

Le recours à la torture – y compris en privé – et la banalisation des mauvais traitements durant la garde à vue et l’emprisonnement, atteignent un niveau tel que la Mauritanie figure en tête de la liste des rapports et enquêtes ad-hoc, d’experts des Nations unies. Le cas récent du dénommé Ethmane Ould Brahim le prouve assez, un noir en conflit avec la loi s’expose davantage aux sévices et lynchage, explicitement accompagnés d’insultes à caractère raciste. Le refus de ratifier des traités permissifs, l’inflation d’articles portant application de la peine de mort et l’aversion à la Cour pénale internationale (Cpi) participent d’un chauvinisme négrophobe, hostile à l’Occident et résolument fécondé par l’inclination à l’extrémisme violent. La Mauritanie d’aujourd’hui s’enfonce dans le fantasme de la pureté essentialiste et y dissout ses traditions, son âme et la tranquillité de ses habitants.

4. De la liberté rudimentaire

Sur un plan plus politique, même si une réelle faculté d’expression semble s’instaurer après des décennies de régime militaire, certaines période de crise favorisent les arrestations arbitraires et les détentions hors procès, de longues durée et au secret ; dans la plupart des situations observées jusqu’ici, le trouble à l’ordre public s’avérait mineur, donc en disproportion au châtiment. Souvent, la sanction visait à restreindre puis punir l’aspiration au droit de manifester. Les prisons de Mauritanie n’offrent, au détenu, fût-il de droit commun, les conditions minimales de salubrité et de santé. La personne s’y dégrade et son humanité s’estompe, pour le restant de ses jours.

A titre d’illustration, la séquestration de nos militants Moussa Bilal Biram, Abdallahi Maatala Saleck, du sénateur Mohamed Ould Ghadda et du sergent Mohamed Ould Mohamed Mbareck, autorise de sérieuses inquiétudes sur la détermination du pouvoir à les briser. Les poursuites, sous le régime de la liberté provisoire, n’épargnent des parlementaires, des journalistes ; des mandats d’arrêts contre des opposants à l’extérieur, tels Mohamed Bouamatou et Moustapha Limam Chafi participent à compromettre le consensus national et la perspective d’une alternance apaisée en 2019, échéance du second et dernier mandat de l’actuel Chef de l’Etat.

5. Du détournement des institutions

La recrudescence des atteintes aux libertés de presse, d’association et de conscience érode la relative crédibilité du modèle de pluralisme en Mauritanie ; de facto, la gendarmerie, la police et le magistrat aux ordres disposent d’une marge de manœuvre en constante extension. A tout moment, ils peuvent interpeller, convoquer et mettre à l’écrou, sur la base d’une présomption à peine étayée. A ce potentiel d’abus s’ajoutent d’autres armes sans recours ni contrepoids ; envers le capital privé, le pouvoir du moment use du redressement fiscal et exerce, contre toute velléité d’indépendance chez le fonctionnaire, la menace du licenciement sec ou du contrôle de gestion. Pour accorder à cette prérogative, l’onction de l’acceptable, le cursus de cooptation ethno-tribale avait prévu le recrutement massif des médiocres et l’abolition conséquente du mérite. Retombée de la faillite de l’enseignement après le triomphe du populisme sous le régime des juntes, la culture du faux n’épargne les diplômes, les curriculum vitae et même la généalogie. Autant la fabrication de pseudo ancêtres infeste le champ du privé, mêmement la contrefaçon imprègne les divers échelons de la fonction publique et s’étend à la médecine. Hubris et trivialité tracent ainsi l’architecture d’un mode de vie sans cesse tiraillé, de la compétition pour l’excellence en tout à l’exercice permanent de la fraude. Le mauritanien contemporain excelle dans l’art de se mentir à lui-même. La schizophrénie devenant sa boussole sur un chemin de perdition dont il ne perçoit l’horizon, il s’adapte à tout, déjoue la rationalité et transmet, à sa progéniture, l’appétence du raccourci et la passion du court terme.

6. De la prévarication

La corruption ronge la sphère de l’Etat, réduisant ainsi l’efficience des politiques publiques mais il s’agit, in fine, d’un ensemble de normes antimorales et de pur ménagement, qu’exige la reproduction de l’hégémonie en cours. Loin de signifier une exception réformable en Mauritanie, voler le bien collectif, récompenser l’incurie et s’assurer une prébende sans effort, ressortissent des mœurs nécessaires à l’allocation préférentielle des ressources. Le dispositif ne saurait perdurer, encore moins continuer à entretenir ses milices gardiennes du statu quo ante, sous les seules auspices d’une République du droit. La paix dans l’injustice se paie en privilège, faveur et dérogation. Déjà, la découverte de gisements d’hydrocarbures en mer aiguise la tentation de s’éterniser au pouvoir et complique le lien avec le voisinage immédiat. La diplomatie de la Mauritanie se résume, maintenant, à une succession hystérique de susceptibilité et de crise de nerfs qu’accentue la propension infantile à changer d’alliance.

7. De l’urgence

Des attendus précédents, le Congrès constate la pertinence et l’utilité d’une rupture radicale d’avec une cité incapable d’assurer, à ses membres, le sentiment de participer à une œuvre commune; il est impensable que la Mauritanie prospère plus longtemps dans un tel degré de mépris à l’endroit de ses ressortissants, voire de l’étranger de passage. La misère, l’obscurantisme, le fanatisme et le repli réfractaire au reste du monde ont façonné une mentalité du pire dont la théocratie liberticide demeure l’unique perspective. Envers et contre la dérive, pour un pluralisme du partage, de l’équité, du bonheur terrestre et de la diversité dans le métissage, le Congrès atteste :

Compte tenu de la censure imposée aux courants de l’audace et du renouveau, Ira accorde, à ses adhérents et sympathisants, le bénéfice – extraordinaire – d’une autorisation à concourir en candidat indépendant, pour incarner une autre Mauritanie, lors des prochaines élections municipales, législatives, régionales et du Président de la république.

– Biram Dah Abeid reçoit mandat délié, aux fins de promouvoir une large concertation avec les partis, la société civile et le commandement des forces armées et de sécurité, en vue d’accélérer la réconciliation des mauritaniens, avant le vote et parvenir à une entente solide, sur les règles de l’impartialité, dans le strict respect de la Constitution.

Votée, à Nouakchott, le 28 janvier 2018

29-01-2018 13:13 – Abidine Ould Merzoug : « Mensonge avéré et falsification des réalités »

Le Calame – Le militant des droits de l’homme, Abidine Ould Merzoug (ancien représentant d’IRA en Europe) a déclaré au cours d’une intervention au siège de la Fondation Sahel que nombre de parlementaires,

de diplomates et des militants des droits de l’homme européens lui ont exprimé leur gêne par rapport à certaines correspondances relatives à la situation des droits de l’homme en Mauritanie qui leur sont adressées par des ambassadeurs de la Mauritanie accrédités en Europe dont les contenus sont truffés de mensonges avérés et fondés sur la falsification des réalités.

Selon Ould Merzoug, certaines représentations diplomatiques basées en Europe essaient d’induire volontairement en erreur des organisations et des militants des droits humains européens à travers la présentation de fausses informations sur la réalité des droits humains en Mauritanie.

Toutes choses de nature à porter un réel discrédit à ces ambassades et qui desservent le pays plus qu’elles ne le servent, confirme Ould Merzoug qui est en plus d’être un militant des droits humains, est ingénieur basé en Allemagne où il travaille à Ford, le célèbre constructeur automobile.

Abidine Ould Merzoug se dit très surpris que les chancelleries mauritaniennes exécutent des instructions provenant de Nouakchott alors qu’elles savent pertinemment qu’elles nuisent dangereusement à la crédibilité du pays. La responsabilité devant alors leur dicter un comportement contraire, dit-il.

Crédit source: cridem.org

28-01-2018 15:10 – Projet de régionalisation du Gouvernement mauritanien; Que faut-il en penser? Par Samba Thiam

Samba Thiam – Ce projet(*) est , manifestement, un plagiat grossier de l’Autonomie des FPC, au moins dans sa forme.

En effet, il retient :

-4 grandes zones à vocation économique spécifique,

– Un statut particulier pour Nouakchott et Nouadhibou,

– 2 organes – législatif et exécutif-, des compétences importantes pour ces régions,

– la dissolution du Sénat (décidée dès 2006 par nos instances ), tel est le format du projet d’Autonomie des FPC ; repris en copié-collé dans ce projet de régionalisation du gouvernement.

Différences, toutefois, dans le redécoupage précis des zones. Pour les FPC, l’Assaba – à vocation pastorale – est rattachée aux deux Hodhs, la vallée du fleuve –à vocation agricole-, constituée du Guidimakha, du Fuuta et du Waalo Barack, et dans le même ensemble le Trarza le Brakna et le Tagant, dernière zone, l’Adrar-Tiris pour le Nord. Le Gouvernement en optant pour l’émiettement de la vallée du fleuve, semble –t-il, c’est -à -dire en ne prenant pas en compte les aires culturelles homogènes, existantes, il se prive, du coup, un bénéfice majeur, entre autres attendus du projet : l’apaisement, voire la réduction complète de la tension ethnique récurrente.

Rappelons le sens du projet des FPC dont le but essentiel vise la résolution d’une double tension : la tension tribale, au travers de la « compétition » entre tribus dans la course au pouvoir ( « chacune » cherchant à entrer au gouvernement ), et la tension ethnique, traduite dans le ressenti des populations négro- africaines de leur exclusion dans tous les domaines.

Une seconde différence existe entre les deux projets qui se situe dans le contenu, les compétences octroyées, le type de relation entre le centre et la périphérie ; alors que les FPC préconisent des compétences réelles, importantes, une relation plus souple, plus flexible avec le Pouvoir central, le Gouvernement, lui, choisit de reconduire la chape d’une Tutelle forte sur la région, et de céder sur des attributions résiduelles, des compétences superficielles ; telle la construction de quelques routes, quelques infrastructures scolaires et sanitaires, le creusement de pare-feux etc …

D’une vision autonome d’un développement choisi, de l’usage et de la gestion libre de la ressource spécifique du terroir, motus ! Du recrutement et de l’emploi prioritaire de la jeunesse locale, de la police et de la justice locales, de l’usage des langues et cultures du Terroir surtout, rien ! En plus de ces défaillances majeures, on ne peut, par ailleurs, ne pas noter, ça et là, certaines Aberrations ; telle la reconduction de la pratique de secrétaires généraux, parachutés, ou la possibilité accordée aux Présidents de Conseil de déléguer leurs pouvoirs, ou encore le quota automatique de « 20* » % de femmes appliqué dans ces conseils, toutes pratiques stupides, prouvées par l’expérience mauvaise ; enfin, dernière absurdité, le statut hybride, sans tête ni queue, de Nouadhibou qui n’est considérée ni comme une région pleine et entière, ni comme un segment de région !!!

Bref avec ces tares grossières on peut dire que nous nous acheminons bien plus vers une Décentralisation, voire une Décentration, que vers une véritable Décentralisation, hélas !

Quelle lecture globale ?

Lorsqu’on parcourt ces projets de loi relatifs à cette régionalisation, on en ressort, globalement, avec l’impression que le Gouvernement cherche à mettre en œuvre une bonne idée, mais qu’il hésite, comme freiné par une sorte de frilosité, de crainte vague ou de défiance à l’endroit de certaines populations.

Ce qui, en partie, explique peut-être cela … Le double standard observé pour la vallée du fleuve ; Nos gouvernants admettent pour l’Est l’évidence de sa vocation « pastorale » , pour le Nord la vocation « minière », mais dénient à la vallée sa spécificité évidente de région « agricole » ! Ils reconnaissent et reconduisent les Identités historiques comme « Adrar », « Trarza », « Brakna », « Tagant » pour le « Trab-el bidhaan », mais se refusent à faire de même pour les appellations historiques de « Fuuta », de « Waalo Barack » ?

Pourtant il nous a toujours semblé, qu’un critère choisi ( ici la vocation économique ) demeurait un critère qui devait le rester, c’est –à-dire applicable partout et pour tous, à l’identique. A tout ceci s’ajoute cette tendance que nous avons à perdre de vue qu’ il n’y a pas de majorité en matière d’Identité- ; tout comme « il n’y a pas de majorité en matière de vérité »…

Au regard de la manière dont ce projet est ficelé, la discrimination à l’égard des populations de la vallée du fleuve, émiettées et diluées à dessein dans des ensembles artificiels, se perçoit, visible, patente …Et cela, au moment même où se votent à l’Assemblée Nationale des lois anti-discrimination !!! Ce qui, du reste, ne surprend guère plus, au vu de cette idéologie suprémaciste régnante –hier enfouie-, qui, maintenant, ne se cache même plus, pour ne pas dire ouvertement s’affiche et se déclare … Et dont les FPC demeurent la victime, dans leur juste lutte pour une reconnaissance légale, officielle, légitime …Discriminations qui continuent de s’étendre à l’université, dans l’Administration, à l’École, dans les forces armées, dans l’emploi, les examens et concours, les médias, l’enrôlement, partout ! Partout L’injustice !

Toutefois, un coté quand même positif de ce projet – il y en a -; à trouver, pensons nous, dans la réduction draconienne de cette pléthore de régions, puis dans l’amorce en elle même … , avec l’espoir nourri que les errements, les défaillances, les couacs constatés seront rapidement redressés, la mouture remise à l’endroit, si toutefois ces idéologies funestes, dont il faut se déprendre, nous en laissent le loisir …Les militants des FPC se seraient si bien réjouis de ce projet n’eussent été ses défauts et déviances majeures…Dernière impression qui laisse sourire , « ON » s’inspire de nos idées mais « ON » nous accuse malgré tout de « sorcellerie » et d’anti-patriotisme… Paradoxe quand tu nous tient !

L’entêtement à nier une réalité qui crève les yeux, à fermer les yeux sur le caractère intensément aigu de la Question de l’unité nationale nous amène à nous interroger sur la volonté du régime du Président ould Abdel Aziz, de la classe politique et de l’élite arabo-berbères – silencieuse pour l’essentiel-, à construire réellement un Etat juste, égalitaire, démocratique, qui accepte sa diversité, cultive l’équité et la solidarité. Cette élite ne semble, apparemment, pas encore prête à déconstruire ce Système pernicieux qui nous gouverne.

Un volcan est sous nos pieds qui – si rien n’était fait – inévitablement va exploser. Quand éclatera-t-il, c’est la question.

Alors prenons garde …

Samba Thiam président des FPC
Nouakchott, 24 janvier 2018

Notes : * c’est une absurdité que de vouloir appliquer automatiquement ce quota de 20% de femmes avec la moitié d’une population qui sait à peine lire ! En plus de ce que nous rapportait O Omer –qui pour une fois met le doigt dans la plaie –sur nos secrétaires – Gent féminine !

Communiqué de presse: L’interdiction frappe les activités à l’intérieur des foyers

Vers la fin de la première journée du congrès de IRA – Mauritanie, les autorités du département de Riyadh où se trouve le domicile du président Biram Dah Abeid, convoquèrent ce dernier et lui signifièrent que le ministre de l’intérieur a envoyé des pelletons de forces de police, lourdement armés, et minus d’un ordre d’attaquer l’assemblée à l’intérieur de la maison et d’exercer un droit de poursuite dans les maisons environnantes. L’utilisation de la violence leur est autorisée contre les personnes rassemblées dans les maisons, notamment l’usage de gourdins et de matraques, mais aussi les bombes assourdissantes ou à gaz lacrymogène. Le président d’IRA – Mauritanie questionna le préfet: est ce que vous avez constaté une occupation de la place publique , un tapage inapproprié, ou une contravention quelconque? Le préfet répondit non, mais ajoute que c’est une décision émanant d’en haut.
Tout de suite après, le président Biram Dah Abeid réunit le bureau exécutif, pour évaluer la situation et celui-ci constata ce qui suit:

1– depuis son retour au pays il y a quatre semaines, BDA a insufflé un espoir nouveau à tous les pôles de l’opposition mauritanienne, en instiguant des rapprochements, des rencontres et échanges, mais aussi en lançant une dynamique de concertation et d’unité qui vise l’éclosion, le raffermissement et la consacration d’un large front englobant classe politique et société civile, visant l’exigence pacifique et démocratique, d’une alternance constitutionnelle et paisible en Mauritanie en 2019. Aussi, la présence de Biram Dah Abeid sur le territoire national, revigore la dynamique des jeunes dans leur contestation pacifique de l’arbitraire à travers marches et sit-in et en guise d’exemples, nous pouvons citer les deux marches des jeunes et femmes qu’IRA – Mauritanie a organisé les 2 et 15 janvier 2018

2– Le pouvoir de Mohamed ould Abdelaziz, est désarmé face à la nouvelle donne qui le met face à une opposition dépassant ses particularités ethniques, sociale ou idéologique pour des objectifs prioritaires, une union autour des principes d’État de droit et de cohabitation, le respect des règles du jeu électoral et des lois constitutionnelles dans le but d’élections libres et transparentes et d’alternance apaisée en 2018-2019.
Le rôle éminent de Biram Dah Abeid dans cette dynamique de changement national, ne sied pas à ould Abdelaziz ce qui l’entraine dans une logique irresponsable de recherche d’une situation de crise capable de justifier sa soustraction à la compétition démocratique et aux respects des textes et délais constitutionnels.

3– IRA – Mauritanie maintient son agenda de dénonciation par le droit, les gestes et la parole pacifique, de la politique dictatoriale, gabegiste, raciste et esclavagiste du régime de ould Abdelaziz.

4– Refuse de céder à la manœuvre ignoble et exécrable du régime qui vise à inonder un quartier déshérité par une armée d’occupation à l’image de la police sous le régime d’Aziz; des enfants, des personnes âgées, des malades qui vont le plus en souffrir et peut-être perdre leurs vies.

5– IRA organisera, comme par le passé, ses marches et sit-in dans les places publiques et grands artères du centre ville, et sans aucun préjudice pour les personnes ou les biens publics ou privés.

6- IRA a déplacé le lieu de la séance de validation des travaux et résolutions de son 3eme congrès et transmettra à l’opinion publique nationale et internationale ainsi qu’aux médias les résolutions et les constitutions des nouvelles structures.

IRA remercie vivement les associations, partis politiques et médias pour avoir participé à la séance d’ouverture, remercie encore autant ceux des dirigeants de l’opposition politique et civile qui se sont déplacés au domicile du président en guise de solidarité suite à cette nouvelle violation de droit que constitue le suprême arbitraire de menacer de mettre tout un quartier déshérité à feu et à sang parce que des citoyens incorruptibles, militants d’une cause juste, sont tranquillement assis pour contribuer de manière pacifique, à l’édification de la justice, de la paix et du bien-être de leur peuple.

Nouakchott le 28/01/2018 La commission de communication