● Sebkha : suspension du président du Tribunal de grande instance

Le Calame – Les autorités ont suspendu les fonctions du président du tribunal de grande instance de Sebkha et l’ont renvoyé devant le Conseil disciplinaire qui devra se réunir au cours de ce mois d’Avril afin d’examiner son cas.

Une décision basée sur un rapport diligenté par l’Inspection générale de la justice et des prisons qui a effectué une mission au tribunal de Sebkha pour scruter les fonds prélevés en échange de décisions judiciaires relatives à des documents d’état-civil : actes de mariage ou de naissance, certificats de décès ou de divorce…

Le ministère de la Justice avait récemment procédé à l’affectation de tout le personnel du tribunal département de Sebkha.

Ce mouvement avait suscité des grincements de dents du Syndicat national des greffiers (SNG) condamnant ce qu’il qualifiait d‘« affectation arbitraire du personnel du tribunal ». Le SNG avait demandait au ministre de rendre justice à leurs collègues et de corriger leur situation.

Dans un communiqué publié à cet effet, il appelait à l’adoption de critères objectifs dans la mutation des greffiers, afin de préserver leur prestige et leur dignité, au regard de leurs conditions difficiles.

Il se dit « surpris » par le contenu de la note de travail n°45/2024 publiée le 14 Mars 2024 par le secrétaire général du ministère de la Justice, en vertu de laquelle des mutations « arbitraires » avaient été effectuées à l’endroit du président et du staff du greffe du tribunal de la moughataa de Sebkha, et de la manière avec laquelle cette affection a été adoptée, sans justification ni raison claire.

« Le personnel du tribunal de la moughataa de Sebkha n’a rien à voir avec l’incident relatif à l’arrêt de l’état-civil ni avec les violations constatées par l’autorité de tutelle », précise le syndicat.

« Nous ne sommes pas concernés, pour ce qui est de la répartition du travail au sein du tribunal, par la réception ou la signature des actes d’état-civil […] cette vérité blanchit le greffe de tout soupçon s’y rapportant […] toute mutation fondée sur cet aspect est injuste et arbitraire envers les greffiers. […] la note n°45/2024 est une mesure punitive contre un secrétariat de greffe qui n’a commis aucun péché ou erreur professionnelle, mais qui s’est au contraire illustré par son intégrité, son sérieux, son professionnalisme et son dévouement au travail ».

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● Ladji Traore justifie les démissions collectives au sein de l’APP

Le Calame – L’Alliance Populaire Progressiste (APP), le parti de Messaoud ould Boulkheir, vieux leader abolitionniste, ancien président de l’assemblée nationale, est dans la tourmente, suite à une saignée dans ses rangs.

Plusieurs cadres originaires de la vallée du fleuve ont décidé de claquer la porte de l’une des formations historiques de l’opposition, pour protester contre sa nouvelle orientation «contraire au combat en faveur de la justice et de l’égalité de tous les mauritaniens », selon Ladji Traoré, ex-Secrétaire Général.

Parmi les faits reprochés au parti « le rejet de l’idée de l’officialisation des langues nationales : peul, soninké et wolof, la discrimination récurrente au sein du parti, la gestion unilatérale, le choix arbitraire des candidats aux élections, le refus de dénoncer les pratiques néfastes de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS), des divergences au sujet des terres dans la vallée du fleuve…. ».

Ces démissions interviennent après le retrait des nasséristes, et à quelques mois de l’élection présidentielle de juin 2024.

Les personnalités démissionnaires sont Ladji Traoré, ancien Secrétaire Général, Sow Samba Ali, délégué au Congrès National, Touré Mamadou Daouda, ancien maire de Sebkha, Couro Amadou Bâ, première adjointe au maire de la commune d’El Mina, Sarr Mamadou, SG Section Riad, Diallo Cheikh Ahmed, Secrétaire Général Adjoint section El Mina, Bâ Kalidou, responsable DH section Arafat.

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● COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION DES ELUS DU GUIDIMAKHA

Le jeudi 28 Mars 2024, M. le Ministre du Pétrole, des Mines et de l’énergie entouré de ses collaborateurs a reçu les membres de l’association des Elus du Guidimakha (Président Conseil du Régional, Députés et Maires).
Les Elus ont exposé l’ensemble des problèmes d’électrification de leur région, le Guidimakha, et plus particulièrement la mise à leur disposition des listes officielles des localités qui vont être électrifier dans le cadre des projets : de la boucle 33 KW, de la ligne OMVS et la ligne Best.
L’extension du courant aux cartiers périphériques de la ville de Selibaby et son éclairage public, l’électrification rapide de la ville de Ghabou capitale de Moughataa, et aussi le transfert de la gestion des centrales de Techetaye et Arr à la Somelec.
Le Ministre a remercié les Elus pour leur démarche collective et d’intérêt général, il a instruit sur le champ ses collaborateurs à fin de mettre immédiatement à la disposition des Elus les listes de toutes les localités concernées par les trois projets et aussi de diligenter dans les plus brefs délais, une mission conjointe avec la Sonelec au Guidimakha pour étudier et formuler des propositions à l’ensemble des doléances posés par les Elus de la région du Guidimakha.

Cellule de communication d’association des maires de guidimagha

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● Démissions à l’Alliance Populaire Progressiste (APP) : Communiqué de presse

APP – Les différentes raisons de notre démission du parti Alliance Populaire Progressiste (APP):

– Problème d’injustice, de discrimination récurrente au sein du parti ;

– La question foncière n’est plus une préoccupation de la direction du Parti.

– La dégradation des conditions de vie des populations ;

– L’opposition de la direction du parti à l’officialisation des langues nationales (Pulaar, Sooninké et Wolof) ;

– Le refus de dénoncer les pratiques néfastes de l’agence nationale d’enrôlement des populations ;

– Le choix unilatéral des candidats aux postes électifs ;

– La non tenue du congrès du parti depuis 2004 malgré l’organisation des trois campagnes d’implantation.

Signé une cinquante de démissionnaires du parti, le 24 Février 2024, dont les cadres suivants :

1. Ladji Traoré (S.G)

2. Sow Samaba Aly, cadre (Délégué au Congrès National

3. Touré Mamadou Daouda, ancien maire de Sebkha

4. Couro Amadou Bâ, 1ère adjointe au maire d’El Mina

5. Sarr Mamadou, S.G. Section Ryad

6. Diallo Cheikh Ahmed Tidiane, S.G.A. Section El Mina

7. Bâ Kalidou, Responsable D.H. Section Arafat.

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● Ramadan : engagement citoyen, rencontre avec Mountagha Adama Sall président de l’Association pour le défense de la voix des enfants en Mauritanie

L’invité du jour de la plate forme Citizen lab Mauritanie est Mountagha Adama Sall . A 35 ans il est président de l’Association ADVEM (Association pour le défense de la voix des enfants en Mauritanie).
Une organisation qui a comme objectif aussi d’améliorer les conditions de vie des enfants de famille démunis et favoriser, une association mobilisé aussi pour la participation citoyenne aux
efforts de construction des attentes de la communauté.

Citizen lab Mauritanie : Parlez- nous de l’Association pour la défense de la voix des enfants en Mauritanie

MAS : L’Association pour la Défense de la Voix des Enfants en Mauritanie-ADVEM est située à Nouakchott dans la commune de Riyad PK 11. C’est est une organisation à but non lucratif qui s’engage dans la lutte contre la précarité en Mauritanie .

Citizen lab Mauritanie : En tant que jeune quelles sont les actions que vous menez depuis votre création ?

MAS : Elle mène des actions concrètes pour répondre aux besoins essentiels des populations en termes d’accès à l’éducation, à la nourriture et à la santé.


Citizen lab Mauritanie : Quelle est l’importance de la participation citoyenne ?


MAS : Pour nous la participation citoyenne, c’est agir concrètement pour l’avancement des intérêts de
sa communauté en interaction et en collaboration avec tous les acteurs concernés au sein des
processus décisionnel.

Citizen lab Mauritanie : Quelles sont vos zones d’intervention ?


MAS : Nos zones d’intervention sont Riyad, Arafat, El Mina .


Citizen lab Mauritanie : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez en tant que jeune et leader d’association?


MAS : Nous rencontrons comme difficultés, le manque de financement ;
la mobilisation des bénévoles ;un besoin en gestion administrative ; Renforcer La communication et la visibilité de l’Association.


Citizen lab Mauritanie : Comment améliorer les conditions de vie des enfants talibés?


MAS : Pour nous il faut une insertion éducation ou aux métiers adaptés à leur besoins pour leur offrir une seconde chance.


Citizen lab Mauritanie : une loi pour la protection des enfants maltraités en Mauritanie ?


MAS : Oui il y a une loi dans ce sens.


Citizen lab Mauritanie : Quelels sont les actions humanitaires que vous menez durant ce mois du ramadan ?

MAS : Nos actions humanitaires de ce mois béni consistent à offrir durant les ruptures de jeûnes des
repas gratuits dans des écoles coraniques mais faire aussi des distributions de denrées
alimentaires pour des familles vulnérables. Merci à citizenlab Mauritanie.


Propos recueillis par Dialika Sakho

● Lien média https://citizenlabmauritanie.netlify.app/ramadan-engagement-citoyen-rencontre-avec-mountagha-adama-sall-president-de-lassociation-pour-le-defense-de-la-voix-des-enfants-en-mauritanie/

● Mauritanie : 4 policiers condamnés à perpétuité pour le meurtre d’un activiste sous la torture

Sahel-Intelligence – Quatre policiers mauritaniens, dont un commissaire, ont été condamnés à la réclusion à perpétuité pour avoir causé la mort d’un militant des droits de l’homme sous la torture l’année dernière dans un poste de police de Nouakchott, selon des sources judiciaires.

Les condamnés ont été reconnus coupables de « crimes de torture ayant entraîné la mort » d’une personne, « utilisation de la torture sans justification légale » et « altération de preuves pour entraver la justice ». De plus, un cinquième policier a été condamné à deux ans de prison, avec six mois avec sursis, pour avoir tenté de couvrir les auteurs du crime.

Mardi dernier, le procureur mauritanien a requis la peine de mort contre le commissaire Moctar Salem Ould Sidoua et deux de ses subordonnés pour être directement responsables de l’homicide.

Le militant des droits de l’homme Souvi Ould Cheine est décédé sous la torture dans un poste de police du nord de Nouakchott à la mi-février 2023, après avoir été convoqué pour une plainte de non-paiement de dette.

Sa mort a suscité l’émoi dans l’opinion publique mauritanienne et a déclenché des troubles violents pendant plusieurs jours près du poste de police concerné, qui a finalement été fermé en raison de la pression exercée par les manifestants. Il s’agit de l’un des rares cas où un haut fonctionnaire en poste en Mauritanie est publiquement jugé pour des actes commis dans l’exercice de ses fonctions.


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● La supposée fraude informatique à la CENI: un scandale passé sous silence | Par le journaliste Seyré SIDIBE

Le scandale de la manipulation informatique des résultats des élections de 2023 n’est pas une banale affaire.

Si une telle manoeuvre est possible, et venait à être confirmée, c’est un scandale d’État qui montre jusqu’où notre système électoral, démocratique est biaisé, corrompu etc.

Ainsi tout est à refaire. On peut dés lors penser que la plupart des hommes et des femmes qui nous ont dirigés des années durant, sont certainement élus par des méthodes déloyales et anti-démocratiques : mal élus

Les enquêtes, j’en doute si elles ont lieu, démontreront, nous l’espérons, depuis quand, ces pratiques sont en vigueur à la CENI.

D’où la nécessité de s’interroger sur la légitimité de tous ceux qui ont occupé des postes ou mandats électifs dans notre pays, depuis plusieurs décennies. Ne sont-ils pas élus par ces mêmes techniques où pratiques similaires ?

Une affaire aussi sérieuse que cette fraude informatique à la CENI a été, bizarrement, négligée par les autorités . Jusqu’ici aucune enquête n’est ouverte . Elles sont restées atones et aphones sur ce sujet.

Chose quand-même curieuse, surtout quand on voit l’empressement avec lequel, ces mêmes autorités traitent d’autres dossiers moins importants.

Vrai ou faux, toute la lumière doit être faite sur cette fraude informatique. La CENI doit plus que communiquer sur cette affaire.
Et l’informaticien qui a révélé l’existence de la fraude informatique doit être entendu ou auditionné. C’est une accusation grave qui porte atteinte à l’image de l’Etat mauritanien et à celle ses institutions.

D’autre part, au plus haut niveau de l’Etat, ce scandale doit être pris au sérieux. Ce n’est pas seulement, une victoire volée à certains partis politiques, mais c’est un État discrédité et une démocratie écornée.

Autre incompréhension, pour quoi attendre à quelques mois seulement de la présidentielle, soit 3 mois pour ramener au devant de la scène politique ce scandale ?

A qui profite, le retour de cette question de fraude informatique dans le debat national, au moment où les députés, peut être en cause ont déjà voté plus d’une loi à l’assemblée nationale en participant au jeu démocratique ?

Refaire les élections, c’est me semble-t-il, la volonté des certains perdants.
Dans cette logique qu’ en sera-t-il des lois votées par ces mêmes députés dont l’élection, la légitimité est entachée ?
Le gouvernement est-il disposé à reprendre les mêmes textes jusqu’ ici votés, pour les soumettre une nouvelle fois aux députés « élus normalement  » à la faveur d’une élection plus transparente et juste ? Et que dire des maires et conseillers régionaux ?

Dans cette affaire, l’Etat a laissé faire pour des raisons qu’il est le seul à savoir. Or, en politique chacun comprend que rien n’est laissé au hasard, tout est question d’intérêt et de positionnement.

Autre extravagance, cette même CENI accusée d’un tel scandale est toujours en place. Comme si de rien n’était, elle se prépare avec assurance à organiser la présidentielle de juin, alors qu’elle n’est pas lavée de tout soupçon de fraude informatique lors des élections municipales, régionales et législatives de 2023.

Seyré SIDIBE

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● La Mauritanie sera bientôt le 2e producteur ouest-africain d’uranium, un marché qui atteindra des sommets

Tunisie Numérique – Jusqu’ici le Niger est le seul pays ouest-africain qui produit de l’uranium (il est le deuxième plus gros producteur en Afrique et le septième mondial). Il faudra bientôt compter avec la Mauritanie, une manne minière qui viendra s’ajouter aux recettes du gaz et du pétrole dès cette année.

Le FMI avait prédit que Nouakchott afficherait le meilleur taux de croissance sur le continent en 2025, avec 14,3%, l’affaire commence à sentir très bon… Le marché très juteux de l’uranium d’ici 2026, c’est ce qui agite l’australien Aura Energy, propriétaire du projet mauritanien Tiris.

La compagnie a fait savoir ce lundi 18 mars qu’elle a levé 16,2 millions de dollars australiens (10,6 millions $) pour financer les projets précédant construction de la mine. Prochaine étape : Le bouclage de l’investissement cette année pour lancer la production dès 2026.

Pour atteindre ce palier Aura Energy devra collecter 230 millions $, c’est le capital initial déterminé par l’étude d’ingénierie de base (FEED) publiée en février 2024. Le même rapport table sur des recettes de 2,25 milliards de dollars sur 16 ans à Tiris, pour un prix de vente de l’uranium à 80 dollars la livre avec quelque 30,1 millions de livres d’uranium produites durant cette période.

Tous les regards sont tournés vers la demande mondiale, qui enfle déjà et atteindra des sommets dans les prochaines années.

En effet de nombreux pays ont manifesté leur intention de doubler ou tripler leur production d’énergie nucléaire pour fermer progressivement l’ère des énergies fossiles, très polluantes. C’est déjà le cas de la France, depuis des décennies, des pays tels que le Maroc ont fait des annonces dans ce sens…

Pour la Mauritanie l’uranium est une belle à carte à jouer pour gonfler les recettes minières. Le secteur minier est porté par l’exploitation du minerai de fer et de l’or, qui pèsent plus de 70% dans les exportations de la Mauritanie en 2022 et 24% de son PIB.

A noter que le premier producteur africain d’uranium, la Namibie, est le troisième dans le monde (après le Kazakhstan et le Canada). Nouakchott peut rêver du même destin. Tiris est peut-être le début d’une grande histoire dans un pays dont le sol est sous-exploité.

Par Souleymane Loum

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● Le Conseil de la langue arabe organise un séminaire sur le projet du dictionnaire arabo-africain

Le Conseil de la langue arabe de Mauritanie a organisé, jeudi soir à son siège à Nouakchott, un séminaire préparatoire au projet de dictionnaire arabo-africain que le conseil compte publier.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le président du Conseil, M. El Khalil Ennahwi, a indiqué que le Conseil cherche à travers ce dictionnaire à faciliter l’apprentissage des langues locales récemment introduites dans le système éducatif national, car il leur permettra d’utiliser la langue de communication quotidienne pour faciliter la communication des étudiants entre eux.

Il a ajouté que l’idée de ce dictionnaire est venue pour préserver la relation historique entre la langue arabe et les langues locales, ainsi que pour bénéficier de leur histoire écrite, que ce soit en arabe ou dans les langues africaines qui ont toujours eu de larges interactions avec la langue arabe.

Le séminaire s’est déroulé en présence du doyen de la Faculté des lettres et des sciences humaines et de plusieurs professeurs linguistes et hommes de culture.

• Lien source média https://ami.mr/fr/archives/242134

● Selibaby-Mauritanie : Brève chronique d’un feuilleton judiciaire abracadabrant à  deux vitesses…

Une affaire des coups et blessures…après une enquête préliminaire…le juge d’instruction ( JI) est saisi… Le JI est le magistrat du siège désigné dans le cas d’affaires pénales graves ou complexes pour instruire. Il est doté de larges pouvoirs lui permettant d’oeuvrer à la manifestation de la vérité…jusqu’ici rien d’étonnant…

Au cours de l’instruction la victime est décédée…le juge a requalifié les faits en  meutre et  a délivré une commission rogatoire à  la brigade de la gendarmerie chargée des infractions électroniques ( commission d’expertise à  Nouakchott) afin de procéder à une expertise sur le téléphone de la victime et ceux de présumés inoncents saisis et mis sous scellés par les enquêteurs lors de l’enquête préliminaire…jusqu’ici rien d’étonnant…

Dans son rapport d’expertise, la commission, a  precisé en application de l’article 106 de la loi du 15 juillet 2013 qu’elle n’a reçu que les téléphones des mis en cause, celui de la victime a disparu dans la nature ;  qui d’ailleurs constitue un élément essentiel pour la manifestation de la vérité…fait grave et gravissime…

Ainsi les experts concluent qu’ils n’ont trouvé aucun fait dans les téléphones des mis en cause de près ou de loin qui laisse supposer qu’ils ont participé à la commission de l’infraction…

Surprise,  à l’issue de conclusions du commission d’expertise téléphonique, le juge d’instruction à rendu deux ordonnances :

1- une ordonnance de non lieu  pour la personne à  qui on l’a accusé d’être le commanditaire ( en un mot, il est blanchi de tout fait lui concernant ),

2- une ordonnance de renvoi devant la cour pour les personnes accusées d’être les complices ( en un mot pour y être juger)…

Le procureur et la partie civile ont fait  appel de l’ordonnance de non lieu du JI à l’égard du présumé commanditaire devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Kiffa…la Cour d’appel a confirmé l’ ordonnance du juge d’instruction…Par la suite le procureur fait à  nouveau un pouvoir en cassation devant la cour suprême…ainsi la cour suprême a confirmé l’arrêt de la Cour d’appel de kiffa…

En consequence, je laisse a chacun d’entre vous de faire un syllogisme judiciaire et de faire une critique de la raison pure sur cette affaire  rocambolesque…

NB : Sous d’autres cieux, on déclare l’irrecevabilité de la procédure…c’est toute la procédure qui tombe dans l’eau pour cause, la disparition du téléphone de la victime…

Que la justice soit faite au nom de l’état de droit !!!

Par Dr BA Boubouhttps://www.facebook.com/share/p/t7VTvvWRfofmrWKh/