● Mauritanie : traque de 4 terroristes évadés de prison (Ministère de l’Intérieur)


ALAKHBAR (Nouakchott) – Le Ministère mauritanien de l’Intérieur a annoncé, lundi, la traque de « quatre terroristes évadés de prison », dimanche soir.

Le Ministère a indiqué dans un communiqué :« Le 05 mars 2023, vers 21h00, quatre terroristes ont réussi à s’évader de la Prison centrale de Nouakchott, après avoir agressé les gardes pénitentiaires. Cela a entraîné un échange de coups de feu au cours duquel deux gardes nationaux sont morts en martyr. Que Dieu leur accorde sa miséricorde. Deux autres ont été légèrement blessés. Que Dieu les guérisse. »

Selon le communiqué : « La Garde nationale a renforcé le contrôle de la prison et lancé immédiatement la traque des fugitifs pour les arrêter au plus vite ».

Le Ministère a demandé aux citoyens de rapporter toute information pouvant aider à l’arrestation des fugitifs.

©️ via http://fr.alakhbar.info/16840-0-Mauritanie-traque-de-4-terroristes-evades-de-prison-Ministere-de-lInterieur.html

● Ganbanaaxun Fedde en Mauritanie renforce ses membres en plaidoyer [Lecalame]

L’organisation abolitionniste soninké ‘’Ganbanaaxun Fedde’’ en Mauritanie engage un vaste programme de Formation Plaidoyer contre l’esclavage au profit de ses membres et sympathisants. Il s’agit de permettre aux acteurs de la lutte anti-esclavagiste à l’échelle régionale de l’association de bénéficier d’un renforcement de leurs capacités. Cet atelier qui s’est ouvert, ce vendredi 3 mars à Nouakchott, est organisé par Ganbanaaxun Fedde avec l’appui de EMiFoc(Esclavage et Migrations Forcées ). Cette activité allie un volet formation et un volet sensibilisation afin ‘’ d’optimiser la diffusion du message promouvant la fin des pratiques d’esclavage par ascendance et le respect des droits humains. »Des représentants de l’association malienne de lutte contre l’esclavage par ascendance ‘’Donko Sira’’(Chemin de la connaissance) prennent part à cet atelier.

Cette rencontre s’inscrit dans la  » continuité des actions de sensibilisation et de formation déjà menées par le projet EMiFo.

Procédant à l’ouverture de l’atelier, M.Ladji Traoré député a salué la tenue de cette session en cette journée historique de la lutte contre l’esclavage. Il a remercié les organisateurs et leurs partenaires pour s’être associés dans cette lutte continue contre les pratiques esclavagistes. ’’Il n’y a pas de progrès pour l’humanité sans liberté et sans développement’’, a déclaré Ladji Traoré. Le dirigeant de l’Alliance Populaire Progressiste a évoqué les grands dangers actuels relatifs à l’émigration soldant le plus souvent sur des drames, l’humiliation et les expulsions s’appesantissant sur les derniers développements en Tunisie. Il a exhorté les participants à plus d’assiduité et à s’engager dans la lutte en mesurant l’importance et la noblesse du combat.

Quant au Dr Lotte Pelckmars, chercheuse belge, elle a insisté sur la nécessité d’un réseautage entre les organisations mauritanienne et malienne espérant des échanges fructueux et espérant.

Prenant la parole à l’ouverture, Mme Aminetou Mint Moctar, présidente de l’Association des Femmes Cheffes de Famille (AFCF) a abondé dans le sens de la mise en place d’une force de lutte commune contre l’esclavage en Mauritanie et au Mali.

S’adressant aux participants, M. Abdoulaye Sidi Traoré, président du mouvement ‘’Ganbanaaxun Fedde’’ a souhaité à ce que chacun d’entre eux comprenne que la lutte contre l’esclavage est ‘’un combat noble des droits humains’’.’’ J’ai souhaité m’adresser aux militants des droits humains ce jour tant attendu d’une manière solennelle et exceptionnelle, à travers ses représentations que sont les présidents, les membres de l’association. Vous êtes l’espoir et les représentants de notre communauté soninké dans nos pays respectifs’’, a-t-il ajouté.

Par la suite, Traoré a justifié la tenue de cet atelier par ‘’les enjeux qui sont les nôtres, dans ce monde en perpétuelle mutation et dans une communauté en mouvement. Ces enjeux sont économiques, sociaux, environnementaux mais également la consolidation de la cohésion sociale et l’unité nationale’’, a-t-il précisé. Avant d’entrer dans le vif du sujet, les participants, sous la houlette de Baliou Coulibaly, modérateur, ont notamment réfléchi collectivement à leurs attentes et à leurs besoins en matière de plaidoyer, qui guideront les discussions des prochains jours, avant de se scinder en groupes de travail.

Signalons que l’atelier se clôturera le 6 mars, Journée nationale de lutte contre l’esclavage en Mauritanie, avec une conférence ouverte au public sur la question de l’esclavage par ascendance.

©️ Via http://lecalame.info/?q=node/14333

● QUI POUR SAUVER LA BARQUE SONINKARA ? Par le journaliste Seyré SIDIBE [OndeInfo]


Notre force est dans notre capacité à nous unir, le FISO l’a démontré. Combien sont-ils, parmi nous à comprendre l’impérieuse nécessité de dépasser nos contradictions et différends.

La force et le respect d’une communauté résultent dans sa capacité à se remettre en cause; à rassembler lorsque la graine de la division est semée par quelques oiseaux de mauvaises augures.

La société Soninké a visiblement manqué de résilience et de ressort pour juguler les revendications d’une partie de son être, une partie non négligeable d’elle-même.
Qu’elle ne peut abandonner, troquer ou trahir, et dont elle ne peut se passer.

La crise qui traverse la société Soninké est aggravée par le succès fulgurant des « grandes gueules », de nouveaux troubadours et courtisans qui ont investi l’espace public virtuel, les réseaux sociaux et qui se donnent à coeur joie à l’injure publique, proférant sans retenue et sans conscience, ni état d’âme des propos grotesques et haineux.

Ceux-là entendent se substituer aux sages du village, aux facilitateurs assermentés d’antan de la communauté.
Ceux qui n’étaient ni récipiendaires d’un Master ou d’un doctorat mais avaient le bon sens en alerte, le flair « aiguisé » et ultra sensible, capable d’anticiper et d’annihiler, toute chose qui peut sonner le glas de l’harmonie du groupe. Harmonie au sens de consensus et de compromis pour préserver l’équilibre du groupe.

On nous raconte ( source tradition orale et histoires récentes qu’au Guidimakha ) qu’il est arrivé à plus d’une fois, qu’un chef de village en vient à prendre une décision impopulaire, sous le mode de la colère ou de l’émotion. Mais les sages intervenaient ou parfois même son épouse pour l’en dissuader.

Une fois raisonné, le chef perçoit l’impertinence et l’imprudence de sa décision et cède à la volonté populaire exprimée à travers les sages.
Ce faisant, il n’hésitait guère de présenter ses excuses. Ce sont ce genre notabilités qui manque aujourd’hui dans le Soninkara. Notre crise est celle des valeurs, de la gouvernance et même des hommes. Reconnaissons-le pour avancer !

Cette façon de régler les différends du village était, plus portée sur la recherche de la cohésion et l’équilibre de la communauté que la « vérité ».

Le grand peuple Soninké est en train de se ridiculiser par son refus de s’adapter aux injonctions d’une ère nouvelle.
Il doit se surpasser et se poser les bonnes questions. Une partie de nos intellectuels et la jeunesse censées être les porte- étendards d’une nouvelle configuration sociale, en vue de garantir l’égalité et la fraternité réelle, se sont laissés influencés pour défendre des postures indéfendables.

Les Soninké ont visiblement opté pour le pourrissement. Une stratégie qui n’arrange personne, si ce n’est le mal qui ronge et désagrège notre communauté: le temps joue en faveur du mal et nous fragilise davantage.

Et pourtant, à observer de près, les Soninké n’ont jamais été des va-t-en guerre, les peuples qui ont cohabité avec eux, leur reconnaissent cette qualité: ils ont toujours mis en place des forces dissuasives, disposées à défendre plutôt qu’à envahir ou conquérir.

Quelle « vérité » ou valeur peut-elle se prétendre plus noble, et au dessus de la paix sociale ? Je n’en connais point !

Faut-il sacrifier une société née à la suite de sacrifices et de pérégrinations périlleuses de nos aïeux, qui ont enduré les affres de l’existence pour exister ?
Quelle société allons-nous, léguer à nos enfants, aux futures générations ?

La responsabilité de chacun et de tous est engagée .Tous ceux qui ont une influence, une audience, une tribune si minime soit elle, et ce quel qu’en soit sa nature doivent l’exploiter à bon escient, au service de la paix, pour rapprocher les deux parties d’un même corps en conflit.

La 7ème édition du Festival International Soninké (FISO) a été incontestablement un succès, au regard de la mobilisation, et la démonstration culturelle et artistique. Cependant, chacun d’entre nous dans son for intérieur, et loin de tout orgueilleux a dû regretter l’absence d’une partie de la communauté.

Et pourtant, l’histoire serait belle à écrire si la réconciliation entre les Soninké avait été scellée depuis Nouakchott à l’occasion du FISO.

Mais, nous avons préféré éviter ce sujet, ou disons ne pas en faire une priorité, pour sa complexité de crainte que ça ne dégénère ou encore de gâcher la fête.

Il n’y a pas échappatoire, de subterfuge, la réconciliation des Soninké est devenue » l’outre de l’éléphant » pour reprendre l’un de nos proverbes . Si tu la portes, tu risques d’être à la traine du peloton, et si tu décides de ne pas le porter, tu risques la mort certaine due à la soif.
« Tuure sumalle Ji ndande angana wutu an kunke na xose angana wara daqu na ankari »

Seyré SIDIBE

©️ Via https://ondeinfo.com/qui-pour-sauver-la-barque-soninkara/

● Bye-bye FISO, bonjour divergences! | Par monsieur Lamine Fofana



Phénomène devenu presque récurrent, à chaque fois que les rideaux du Festival International Soninké tombent, c’est manifestement le même sentiment de culpabilité qui m’envahit, et ce, depuis presque bientôt une décennie.

En revanche, cette année encore, je replonge dans la même amertume de ne pouvoir, voir mes vœux les plus ardants se réaliser.

Ces vœux sont partagées, ils sont, aussi, ceux des milliers des Soninké qui aspirent à l’avènement d’une réelle fratrie au sein d’une communauté fissurée et fragmentée malgré les apparences qui s’y prêtent.

Le FISO s’est allé sur la pointe des pieds, il est parti comme, on s’y attendait. Il reviendra peut-être un jour sous un soleil plus éblouissant, et des nuits plus sereines et moins railleuses pour honorer la communauté de destin forgée depuis des lustres au gré des alliances sacrées et loin des feux d’artifice et des projecteurs impudiques.

Quel impact pour une thématique du FISO 2023, au moment où la Communauté Soninké est incapable de se comprendre, malgré qu’elle conjugue le même verbe?
La solution, ne faut-il pas la chercher ailleurs?
Le coupable, l’élément perturbateur est pourtant bien identifié. Il est accusé et n’a point besoin de présomption d’innocence : le verdict du procès est tombé de lui-même!

Ô mon Dieu! Encore une énième occasion ratée pour décréter une « paix des braves ».

Quand est- ce les Soninko comprendront la même langue puisqu’ils la parlent déjà?
Et quand regarderont ils dans la même direction pour s’intéresser plus aux maux plutôt qu’aux mots?

Tendons nous les mains, faisons du FISO une opportunité pour solder le bilan et le passif qui opposent les enfants du grand Kumbi et non un caravansérail où chaque deux ans des chameliers viennent se livrer à une espèce de carnaval aux masques carnassier.

Lamine Fofana

©️ Crédit via Facebook de l’auteur https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1299409510606770&id=100016132004058

● Mauritanie : violation du principe d’égalité des citoyens mauritaniens devant la loi par la CENI sous l’autorité du ministère de l’intérieur | Par Dr Ba Boubou

Depuis le 27 janvier 2023 le recensement administratif à caractère électoral que certains appellent le « RAVEL » a été commencé dans tout le territoire national mauritanien jusqu’à l’heure où j’écris ces lignes aucun bureau n’est ouvert et aucune équipe n’ est sur place à l’étranger pour recenser les mauritaniens résidant à l’étranger particulièrement dans la circonscription Europe. Ce qui constitue une violation manifeste du principe d’égalité des citoyens mauritaniens devant la loi garanti par la constitution mauritanienne et les conventions internationales dont la RIM est signataire. Cette situation crée deux catégories de citoyens : une première, qui est celle des mauritaniens résidant sur le territoire national et la seconde est celle de mauritaniens résidant à l’étranger. Ce qui est inadmissible et illégal.

Une rupture d’égalité devant la loi par définition c’est lorsque un texte juridique place les citoyens dans des situations identiques et sous le même regime juridique mais ces dernièrs ne sont pas traités de la même façon; les uns sont discriminés ou privilégiés par rapport les autres.

Le préambule de la constitution mauritanienne proclame son attachement à l’islam et aux principes de la démocratie tels qu’ils ont été définis par la DUDH du 10 décembre 1948 et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples du 28 juin 1981. Eut, pourtant toutes ces institutions internationales et africaines garantissent l’égalité des citoyens devant la loi.

Au terme de l’article premier de loi fondamentale mauritanienne  » la Mauritanie est une république islamique, indivisible, démocratique et sociale. La république assure à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de condition sociale l’égalité devant la loi… » . Je suis toujours surpris jusqu’ici le gouvernement ne réagit pas sur cette question même apres la déclaration ecrite de la section RAG en Europe ( un parti dirigé par le leader de l’opposition mauritanienne Birama O. Abeid.. Celui qui était arrivé 2eme lors de dernières élections présidentielles ) qui a dénoncé un silence assourdissant de la ceni sur le recensement des mauritaniens résidant à l’étranger. A quoi sert un texte juridique si les décideurs publics qui étaient eux-mêmes à l’origine de ce texte à l’assemblée nationale ne le respectent plus ?

Dr BA

©️ Source crédit Facebook https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10221949179054817&id=1119985342

● Mauritanie | Précamapgne électorale : grand rassemblement de la jeunesse du Pôle de l’alternance à Nouakchott.

Dimanche 26 février 2023 à l’ancienne Maison des jeunes, un grand rassemblement initié par la jeunesse du pôle politique dénommé Pôle de l’alternance a eu lieu dans une ferveur populaire. Prestations artistiques et speechs politiques de motivation de plusieurs intervenants dans toutes les nationales, l’événement se veut marquant une grande rentrée dans la capitale mauritanienne pour le député Biram Dah Abeid et ses partenaires après le périple marathon à l’intérieur du pays durant plusieurs semaines.



Lors de sa prise de parole, le leader abolitionniste et député national depuis 2018 à fait appel au peuple pour un vote massif pour les listes du pôle de l’alternance lors des élections du mois de mai prochain. À tous les niveaux : municipal, régional et législatif, il faut engranger un maximum d’élus pour donner force à la voie de l’alternance au sein des instances de gouvernance démocratiques.

À ce jour le Pôle de l’alternance est composé comme suit : Rag – Sawab – Manifeste Haratines – Afcd – Fnc – Afmfa – Al Assala. Le Parti RAG (Refondation pour une Action Globale) l’aile politique d’IRA-Mauritanie, n’est pas toujours reconnu par les autorités mauritaniennes. Pourtant il est porteur d’idéaux et porté par aura sociale et militante de la personnalité de Biram dans l’opinion publique à travers l’ensemble du pays.

Le député BDA arrivé deuxième aux présidentielles de 2014 et 2019, se positionne pour l’échéance de 2024.



✍️🏿KS pour le BLOG

● Artiste en milieu soninké, quel rôle ? | Par Mohamed Camara

En milieu soninké (sooninkara), on a connu de nombreux courageux chanteurs, chantres, rhapsodes et rappeurs qui ont fait triompher, magnifié et représenté la communauté soninké (sooninkaxu) partout dans le monde. C’est un plaisir pour moi, à travers ces lignes, de leur rendre un vibrant hommage.

Cependant, le travail qu’ils abattent pour la communauté ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur le rôle des artistes soninkés (sooninka sugaano) dans l’éveil des jeunes sur la question de l’hérédité ascendante, un fléau souvent décrié dans la communauté.

Dans ce contexte, en Mauritanie, on peut constater qu’il existe deux à trois catégories de chanteurs, chantres, rhapsodes et rappeurs.

La première catégorie est celle que nous aimons tous : les pionniers. L’histoire les nomme, dont Yimbi Kuma. À notre époque, il a été l’un des initiateurs du rap soninké sur la scène mauritanienne et a été parmi les premiers à prendre position contre ces organisations macabres (esclavagisme). Actuellement, cette place est détenue par Linky LK, un rappeur tantôt chantre et rhapsode.

La catégorie suivante est celle qui nous inquiète le plus : le silence. Nombreux sont les chanteurs et rappeurs qui optent pour la neutralité. Comme le dit Desmond Tutu, « Si l’on est neutre en situation d’injustice, alors on a choisi le côté de l’oppresseur. » Alors, sont-ils des oppresseurs ? On peut être tenté de répondre « oui », car lorsque des milliers de personnes les suivent, leur position a une forte influence sur l’éveil et la sensibilisation de la communauté. Malheureusement, ces derniers ont choisi la visibilité et veulent éviter les « critiques ».

La dernière catégorie a opté pour l’intangible « popularité » et les miettes. Ce sont ceux qui se présentent comme étant les courageux en continuant à lancer des attaques et à vociférer sur les autres. On peut se demander ce que la dignité signifie pour eux, car pour cette dernière catégorie, accepter un statu quo même si cela les dénude de toute existence humaine est préférable. Ils préfèrent les miettes que leur donnent les organisateurs en échange d’une mission qui peut prendre diverses formes, comme des chants à caractère apologétique.

En conclusion, je voudrais citer « La Peste » de Camus, qui souligne qu’il y a plusieurs choses à aimer chez les hommes plutôt que de les mépriser. On ne peut pas détester indéfiniment les personnes qui ont pris position contre l’évolution sociétale de la communauté, car elles peuvent apporter d’autres variables évolutives. Cependant, il est important de noter que ces personnes ne contribuent pas activement à l’amélioration de la situation de la communauté et qu’elles peuvent, en fin de compte, ralentir son évolution.

Par Mohamed Camara

● DÉCLARATION | Kissima Coulibaly : « Je ne suis pas fier de l’état actuel de la Communauté Soninké…»

Nouakchott abrite depuis hier 22 Février, la 7e édition du Festival International de Soniniké (FISO). À cette occasion les acteurs de la société et du développement à l’instar de Kissima Coulibaly, appelle à cultiver la paix sociale et à bannir l’esclavage par ascendance en milieu Soninké.

« Je suis fier d’être soninké et je ne suis pas fier de son état actuel car une partie de cette communauté souffre de l’esclavage par ascendance et sans voix. Je m’excuse mais je ne peux pas rester indifférent face à ce fléau que traverse ma communauté.» a déclaré l’homme.

« Je profite de cette rencontre internationale qui est le FISO (festival international soninké) pour dénoncer les tares sociétales qui nuisent notre bien être.». a-t-il conclu.

©️ Crédit source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2309676849193192&id=1094665940694295

● Communiqué de Presse : le FISO face aux violations de droits humains en milieu Soninké [Ganbaanaxu]

Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, abrite du 22 au 26 février 2023 la 7ème édition du Festival international Soninké communément appelé FISO.

Les activités de cet événement qui regroupe des délégations venues de 6 pays de l’Afrique de l’Ouest et des différentes Diasporas ont été lancées ce mercredi 22 février au niveau du complexe du stade olympique de Nouakchott avec la présence du chef de l’état, son excellence Mohamed Cheikh El Ghazouani accompagné de plus autres personnalités.

Une marque de considération particulièrement louable dont nous nous félicitons en tant que membre de la communauté Soninké.

Dans sa prise de parole, le président de la république a salué l’image de la diversité culturelle et l’esprit de brassage entre les peuples, et exprimé la volonté de son gouvernement à y contribuer prioritairement.

Le Mouvement Ganbaanaxu, en tant que composante de la société Soninké, se félicite de cette haute marque de considération que son excellence le Président Mohamed Cheikh El Ghazouani a manifesté à l’endroit du peuple Soninké du monde entier.

Au-delà du caractère festif de cette manifestation, le Mouvement Ganbaanaxu saisit l’occasion de cet événement pour attirer l’attention des pouvoirs publics Mauritaniens à leur tête le Président de la république et l’ensemble des forces vives africaines éprises de paix et de justice sur la situation de violations continue des droits humains en rapport avec les discriminations basées sur l’esclavage par ascendance qui sévissent de manières violente et récurrente au sein de l’ensemble des villages de la communauté Soninké à travers tous les états de la sous régions y compris la Mauritanie.

Nous , militant abolitionnistes sommes convaincus que si le Président disposait de toute la bonne information sur la communauté Soninké ainsi que les tensions et les clivages qui la secouent violemment ces dernières années et dont le seul mobile n’est autre que la survivance des pratiques ancestrales néfastes , aucun autre lieu , ni audience ne serait plus propice pour rappeler les sages et courageux propos qu’il avait tenus dans la cité mythique de Ouadane.

Le Mouvement Ganbaanaxu constate avec regret que les pontes des lobbies tribalo féodaux qui ont pignon sur rue en haut lieu, usent de tous les moyens pour cacher le véritable visage de la communauté Soninké loin de l’image glorieuse et fascinante des occupants authentiques du grand Wagadu.

Le mouvement Ganbaanaxu comme son nom l’indique a toujours milité pour un vivre ensemble harmonieux sur la base des principes fondamentaux de droits humains conformément aux enseignements de notre sainte religion l’Islam.

Ganbaanaxu est preneur et même acteur de tout rassemblement qui se construit sur cette base quels qu’en soient ses initiateurs, mais malheureusement, la successions des événements violents et particulièrement macabres qui se sont produits dans l’ensemble de la communauté Soninké en Mauritanie, au Mali en Gambie, notamment, nous ont prouvé que les dirigeants du FISO sont tout simplement insensibles pour ne pas dire apathiques aux souffrances et humiliations qu’endure une grande partie jusque-là silencieuse de la communauté Soninké.

C’est à ce titre que nous avons décidé de publier le présent communiqué pour dénoncer cette situation grave et couper court aux manœuvres et aux manipulations des imposteurs de tout acabit. Nous ne pouvons pas continuer à nous réjouir avec des personnes qui sont non seulement insensibles à nos malheurs mais pire qui en sont les principaux instigateurs.

Nous saisissons cette ultime occasion pour adresser nos vives félicitations au gouvernement Mauritanien et plus particulièrement au Président de la république son excellence Mohamed Cheikh El Ghazouani, qui pour la première fois dans l’histoire de la Mauritanie a eu le courage de dénoncer la nuisance de certaines pratiques ancestrales, et déconstruire toutes les formes de discriminations basées sur l’ascendance qui minent le vivre ensemble et plombent le développement socio-économique de notre jeune nation.

Le mouvement Ganbaanaxu renouvelle sa disponibilité et son engagement à accompagner les pouvoirs publics et l’ensemble des détenteurs d’enjeu dans la mise œuvre des sages orientations du chef de l’état et de contribuer ainsi à l’édification d’une nation unie, solide et prospère.

Vive la Mauritanie

Le Collectif des Associations de lutte contre l’esclavage en milieu Soninké

Contacts : 46840073/ 46455504

● Le président mauritanien pourrait dissoudre le Parlement avant mi-mars

Alakhbar – Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani pourrait dissoudre le Parlement avant le 12 mars, ont rapporté, mercredi, des sources d’Alakhbar.

Mercredi 22 février, le Conseil des ministres s’est contenté de convoquer le collèges électoral le 13 mai prochain pour les élections régionales et municipales.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=763517